Troquer son psy…contre une intelligence artificielle ?

Aux États-Unis, certains préfèrent discuter avec une intelligence artificielle développée pour entendre leurs problèmes, explique Courrier international.

Aux Etats-Unis, la pandemie a mis en evidence un manque de personnel dans le domaine de la sante mentale.
Aux États-Unis, la pandémie a mis en évidence un manque de personnel dans le domaine de la santé mentale. © EMMA BUONCRISTIANI / MAXPPP / PHOTOPQR/LE BIEN PUBLIC/MAXPPP

Un thérapeute disponible instantanément, chaque jour, à toute heure du jour et de la nuit. Mais comprend-il seulement les problèmes de ceux qu’il écoute ? Aux États-Unis, l’algorithme Woebot a été développé pour aboutir à une application de chatbot à des fins thérapeutiques, pour s’entretenir avec des patients. L’utilisation de l’intelligence artificielle dans ce cas précis est destinée, à l’origine, à permettre à ceux qui n’en auraient pas les moyens de pouvoir consulter en cas de problème. 

Mais, comme l’explique Courrier international, l’opération soulève de nombreux doutes exprimés notamment dans le New York Times. Des spécialistes s’interrogent de concert : « Mais le simple fait de se confier peut-il être assimilé à un suivi psychologique  ? Certes, un robot thérapeute a l’avantage de pouvoir être appelé à toute heure du jour et de la nuit. Mais comprend-il vraiment vos problèmes  ? Quelques questions pointues et des exercices d’introspection peuvent-ils infléchir des schémas comportementaux bien installés ? Une démarche [de consultation] ne nécessite-t-elle pas des interactions humaines pour être efficace ? »

Un manque de thérapeutes aux États-Unis

De fait, la technologie répond ici à la demande. Les États-Unis ont traversé, pendant la pandémie, une véritable pénurie de professionnels de la santé mentale, beaucoup d’Amricains se tournant vers ce genre d’applications par nécessité, mais parfois aussi par choix. « Il n’était pas certain de vouloir dévoiler ses émotions devant une vraie personne, évoque un proche d’un jeune homme de 26 ans. Il ne voulait pas avoir à redouter un jugement, ni à contraindre son emploi du temps pour libérer un créneau pour un rendez-vous. »

Mais l’intelligence artificielle ayant encore ses limites, il n’est pas rare que Weobot se trahisse en apportant une réponse insensée ou étrangement formulée. Difficile, dans ces conditions, d’espérer une thérapie efficace. C’est pourquoi certains scientifiques voient en cette technologie un complément potentiellement précieux à une thérapie, notamment s’agissant des adolescents. Une première étape plus abordable, financièrement et émotionnellement, vers la prise de parole.

Par Le Point avec AFP

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