France/Vendée : un prêtre assassiné, Macron et Castex expriment leur compassion

Lundi 9 août au matin, un prêtre a été assassiné dans la commune de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le chef de l’État a réagi après le drame.

Drame près de Cholet, en Vendée. Lundi 9 août au matin, le corps sans vie d’un prêtre d’une soixantaine d’années a été découvert à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Après que cela a été confirmé par le diocèse et la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’un assassinat et qu’il se rendait sur place. « Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée », a également écrit le patron de la Place Beauvau.

Emmanuel Macron a exprimé « toute sa sympathie » à la communauté religieuse des Montfortains, dont était issu le prêtre assassiné, alors que Jean Castex a fait part de son « profond désarroi » et de sa « vive compassion », ont indiqué l’Élysée et Matignon à l’Agence France-Presse.

Informé lundi matin, le président a également eu de nombreux échanges avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice et fait contacter le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, ainsi que le père de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, a précisé l’Élysée. Le Premier ministre a pour sa part « demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame afin que toutes les conséquences puissent en être tirées », selon Matignon.

De son côté, Christophe Castaner s’est également exprimé sur Twitter : « Tuer un prêtre, c’est s’en prendre à notre République. Laïque. »

Selon les précisions de France 3 Pays de la Loire, un homme se serait déjà rendu auprès des gendarmes. « Un homme s’est présenté en milieu de matinée à la brigade de gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre et a dit avoir tué un ecclésiastique », a précisé une source proche du dossier à l’AFP. L’homme avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, a précisé cette source.

Le mode opératoire du crime n’était pas encore connu dans l’immédiat, mais une source policière a écarté une attaque au couteau. Le prêtre, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait cet homme « depuis plusieurs mois », a indiqué une source policière à l’AFP.

Le suspect, responsable de l’incendie de la cathédrale de Nantes ?

Selon les informations de Valeurs actuelles, l’homme qui s’est présenté aux autorités serait un réfugié rwandais arrivé sur le territoire français en 2012. L’hebdomadaire indique qu’il aurait été hébergé dans la communauté des Montfortains de la commune vendéenne. Le suspect serait connu des autorités : il serait à l’origine de l’incendie subi, en juillet 2020, par la cathédrale de NantesBFMTV précise qu’il aurait par ailleurs reçu une obligation de quitter le territoire français en 2019, mais celle-ci était inapplicable du fait du contrôle judiciaire dont il fait l’objet depuis les faits survenus à Nantes l’été dernier.

Peu de temps après les faits, les réactions politiques ont commencé à arriver. La première à réagir à cet assassinat a été Marine Le Pen, dénonçant sur Twitter une « gravité sans précédent », et « la faillite complète de l’État », s’en prenant directement à Gérald Darmanin. Après avoir annoncé son déplacement, le ministre de l’Intérieur n’a pas tardé à lui répondre : « Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, Mme Le Pen polémique sans connaître les faits. »

La dernière attaque mortelle visant un membre de l’Église catholique en France remonte au 29 octobre dernier, lorsque Brahim Aouissaoui, un Tunisien de 22 ans, avait tué au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, avant d’être grièvement blessé par des policiers municipaux.

En 2019, un prêtre de 90 ans, le père Roger Matassoli, avait été retrouvé mort dans l’Oise, décédé par asphyxie et avec la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage. Le prêtre avait fait l’objet d’une plainte pour « comportements inappropriés sur mineur » commis il y a plusieurs dizaines d’années, avait alors expliqué l’évêque de Beauvais. Le suspect était un homme de 20 ans.

En 2016, le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été égorgé dans son église par Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui avaient été abattus par la police. L’assassinat avait été revendiqué par l’organisation État islamique (EI).

Par Le Point avec AFP

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