Jane Masisi, Ana Dias Lourenço, Sika Kaboré, Angeline Ndayishimiye, Claudine Talon : ces premières dames africaines qui sont expertes en économie et en business

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Connues généralement du grand public pour leurs actions humanitaires, plusieurs premières dames africaines ont aussi une grande expertise dans l’analyse économique, les stratégies de développement et le secteur privé. Tour d’horizon.

Jane Masisi (Botswana) l’atout new-yorkais

Neo Jane Masisi, née en 1971 à Francistown, est Première Dame de la République du Botswana depuis 2018.

Comptable passée par Debswana Accountancy Training Centre, entreprise d’exploitation minière et un des premiers producteurs de diamants dans le monde. Elle affine son expérience chez De Beers Jwaneng, Bemco et KBL avant de reprendre ses études en 2001 et décrocher trois ans plus tard un MBA à la Montfort University au Royaume-Uni.À LIRE Les secrets des « noces de diamant » entre De Beers et le Botswana

En 2004, elle rejoint les Nations unies, travaillant d’abord au siège de l’organisation à New York, puis à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique à Addis-Abeba. Elle a également travaillé pour l’ONU en République centrafricaine et en Éthiopie.

En 2017, elle retourne à New York pour travailler au service de l’ONU sur Umoja, un système logiciel de planification des ressources d’entreprises qui sera utilisé par les entités des Nations unies dans le monde entier. Elle quitte l’organisation en 2018 lorsque son mari devient président du Botswana.

Ana Dias Lourenço, experte en politique économique mondiale

Ana Afonso Dias Lourenço est née le 13 avril 1957 à Luanda en Angola. Avant de devenir première dame du pays avec l’ascension au pouvoir de son mari en 2017, elle a eu une longue et distinguée carrière dans la conduite des politiques économiques.

Économiste de formation, elle obtient son diplôme à l’Université Agostinho Neto en 1979 et démarre sa carrière en 1983 comme cheffe du département des investissements au ministère du Plan et puis comme responsable des programmes de Développement dans la capitale provinciale de Benguela.

Forte de ces premières expériences dans la planification économique, elle devient présidente du Conseil national des statistiques, puis coordinatrice locale des fonds FED (Fonds européens de développement).

L’Angolaise exerce ensuite pendant de longues années des responsabilités au sein du gouvernement comme vice-ministre et ministre du Plan de 1997 à 2012.

Elle met ensuite son expertise financière au service de la Banque mondiale pendant quatre ans en tant que représentante de l’Angola, du Nigeria et de l’Afrique du Sud.

Autant d’expériences qui font de la première dame angolaise un atout pour son époux confronté à une conjoncture difficile et à sa promesse de réformer l’économie angolaise.

Sika Kaboré, une ancienne de la Chambre de commerce burkinabée

Adjoavi Sika Kaboré (née Vovor) est depuis décembre 2015, Première dame du Burkina Faso. La septuagénaire, née le 20 Octobre 1950 est togolaise d’origine et juriste de formation.

Elle décroche une maîtrise de droit privé à l’université de Lomé puis rejoint l’Université de Bourgogne à Dijon en France où elle obtient en 1980 un certificat en administration des entreprises.

C’est à Dijon qu’elle rencontre son futur conjoint Roch Marc Christian Kaboré.

Tandis que ce dernier commence une carrière à la Banque internationale du Burkina, elle occupe des postes à plusieurs niveaux de responsabilités à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF) du Burkina Faso d’abord comme Chargée d’études juridiques puis conseillère technique du directeur général et enfin chargée de l’administration des commissions consulaires et de l’organisation de la représentation de la Chambre dans les instances nationales et internationales.

Angeline Ndayishimiye (Burundi), spécialiste de l’aéronautique nationale

Angeline Ndayishimiye est née en 1976 et elle est Première dame du Burundi depuis le 18 juin 2020.

Après l’obtention d’un diplôme en économie et gestion en 2003 à l’École technique commerciale et administrative (ETCA) à Kamenge, situé à moins de 100 km de la capitale politique Gitega, elle enchaîne les positions dirigeantes au sein d’entreprises publiques.

Elle travaille d’abord chez la Sobugea (Société burundaise de gestion des entrepôts et d’assistance des avions en escale) de 2005 à 2010 comme responsable du fret, puis elle devient responsable du service administration et ressources humaines.

En 2012 elle est promue directrice administrative et financière et elle occupera le même poste en 2014 chez Air Burundi. Comme plusieurs de ses consœurs, elle a arrêté sa carrière pour se consacrer à l’élection de son conjoint et à son mandat électoral.

Le président burundais Évariste Ndayishimiye et la première dame Angélique Ndayubaha à Gitega, le 18 juin 2020.

Claudine Talon, épouse du président de la République du Bénin, est devenue Première dame en avril 2016. Elle est diplômée d’économie et d’informatique de l’université de Dakar, où son époux a décroché en 1983 un diplôme en maths et sciences physiques.

Leur rencontre se fait en France alors qu’il fait ses premiers pas dans le domaine des exportations à destination du continent.À LIRE Business : les 50 femmes les plus influentes du continent

Leurs ambitions se nourrissant mutuellement, la Béninoise poursuit sa trajectoire professionnelle aux côtés de son mari et l’accompagne dans la création de sa société spécialisée en fourniture d’intrants agricoles aux producteurs du coton.

Selon sa biographie officielle, elle a participé à la construction de l’empire Talon, et elle est une très proche conseillère de celui qui est devenu l’un des plus riches patrons d’Afrique francophone subsaharienne avant de devenir président du Bénin.

Claudine Talon, une partenaire d’affaires

Avec Jeune Afrique par Majda El-Ofairi

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