Mauricie et au Centre-du-Québec (COVID-19): un rebond de cas à surveiller dans la région

La semaine avait pourtant bien débuté en ce qui concerne la tendance des nouveaux cas de COVID-19. Toutefois, les récentes données indiquent que la région vit un important rebond qui amène la santé publique à surveiller la situation de près, d’autant plus que le variant Delta est bien présent en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le variant Delta prend de plus en plus d'ampleur dans la région.

© Sylvain Mayer Le variant Delta prend de plus en plus d’ampleur dans la région.

Du 3 au 8 septembre, la région affichait une vingtaine de nouveaux cas par jour en moyenne, alors que le bilan dévoilé le 10 septembre fait état de 39 cas. La statistique au sujet des personnes hospitalisées se maintenait, elle aussi, autour de trois. Ce chiffre est maintenant de cinq.

«C’est une tendance à laquelle on s’attend avec la rentrée scolaire, la reprise des activités, et ça se traduit aujourd’hui (vendredi). On va voir ce qui va se passer en fin de semaine pour confirmer s’il y a une hausse. On souhaite toujours atteindre un plateau. Mais entre le début de la semaine et aujourd’hui, c’est une différence d’une vingtaine de cas», déclare la directrice régionale de la santé publique, la docteure Marie-Josée Godi.

Avoir cinq hospitalisations ne crée aucune pression sur le réseau de la santé, précise la directrice régionale de la santé publique, mais une recrudescence du nombre de cas laisse entrevoir un impact sur le nombre d’hospitalisations d’ici une dizaine de jours, d’autant plus que le variant Delta a été confirmé dans plus de 50 cas de contamination dans la région.

«Il faut voir la vitesse à laquelle il prend de la place, explique la spécialiste. Au début du mois d’août, le variant Alpha était prédominant. Depuis deux ou trois semaines, c’est le variant Delta. Ce n’est pas une surprise: on l’a vu dans d’autres régions et dans d’autres pays. Et ça crée une certaine préoccupation. Il y a environ 25 % de notre population qui n’est pas vaccinée. Ce variant touche principalement les gens qui ne sont pas vaccinés. C’est possible de voir une remontée des cas.»

Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

© Stéphane Lessard Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

Ce constat incite la docteure Godi à insister, une fois de plus, sur l’importance de se faire vacciner. Elle s’attend à ce que Santé Canada homologue la vaccination pour les 5-11 ans d’ici quelques semaines, ce qui entraînera le déploiement rapide de plusieurs équipes qui auront la responsabilité d’inoculer cette clientèle.

Les groupes d’âges de 18-29 ans (62,2 %) et de 30-39 ans (64,5 %) affichent toujours les plus faibles taux de vaccination complète dans la région. La mise en place du passeport vaccinal influence toutefois ces clientèles à se faire vacciner.

En outre, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec vit toujours le problème de mauvais comportement au sein de centres de vaccination de la part de personnes qui refusaient le vaccin, mais qui l’acceptent en raison de la contrainte associée au passeport vaccinal.

«Il y a des agents de sécurité pour calmer le jeu. Il y a toujours eu des agents de sécurité qui étaient là pour gérer les files d’attente. On rappelle aux gens de faire preuve de politesse et de courtoisie», indique Catherine Bergeron, agente d’information au CIUSSS régional.

Les propos désagréables prononcés à l’égard d’employés des centres de vaccination n’ont entraîné aucun départ de personnel jusqu’à maintenant.

Vaccination et accouchement

Les visiteurs des centres hospitaliers devront présenter un passeport vaccinal pour pouvoir y entrer d’ici la mi-octobre. Cette situation inquiète des conjoints non vaccinés, dont la partenaire est sur le point d’accoucher. La santé publique assure qu’elle comprend l’inquiétude des parents, mais les recommandations du ministère de la Santé et des Services sociaux en ce sens ne sont pas encore prêtes.

Il est encore trop tôt pour faire des projections concernant l’impact sur les effectifs relié à l’obligation pour le personnel de la santé d’être pleinement vacciné d’ici le 15 octobre. La direction du CIUSSS rappelle qu’il est encore temps pour des employés de recevoir les deux doses du vaccin avant cette date. «On espère que cette mesure soit prise comme une approche bienveillante pour préserver un milieu sain pour offrir des soins», déclare la docteure Godi, en soulignant que le réseau a les ressources nécessaires pour vacciner un grand nombre de personnes.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste 

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