Congo-Disparition: la nation rend un dernier hommage à Justin Koumba

Décédé le 26 août à Brazzaville à l’âge de 74 ans, l’ancien président de l’Assemblée nationale sera inhumé le 16 septembre à Banda, dans le département du Niari. Les corps constitués nationaux lui ont rendu un dernier hommage le 14 septembre au Palais des congrès, en présence du couple présidentiel.

Le couple présidentiel se recueillant devant la dépouille de Justin Koumba/DR

Né le 5 avril 1947 à Gango, dans le district de Kibangou, Justin Koumba a commencé ses études en 1956 à l’école primaire de Mossendjo où il a obtenu son Certificat d’études primaires élémentaires en 1962. Après son Brevet d’études du premier cycle au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire en 1966, il est admis au lycée technique de Brazzaville où il passe avec succès le baccalauréat, série B-Economie en 1969.

Comme la plupart des cadres de son époque, Justin Koumba poursuivra ses études universitaires à l’étranger, notamment à Paris, en France. Titulaire d’une maîtrise en Droit public en 1976 à l’Université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris II-ASSAS, il obtint trois diplômes d’études approfondies (DEA) à Paris V Sorbonne dont un en études politiques entre 1976 et 1980. En 1981, Justin Koumba obtient un doctorat en Economie du développement et un autre en droit public à l’université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris V Sorbonne.

Inspecteur d’Etat en 1980, il a eu une longue carrière professionnelle, administrative et politique. De 1976 à 1987, administrateur puis directeur de division au siège de l’Unesco, à Paris, en France, avant d’être nommé représentant de cette agence onusienne dans les pays des Grands lacs de 1987 à 1991. Député de la circonscription électorale de Banda, dans le département du Niari, depuis 2002, il était membre de la Commission économie et finances de l’Assemblée nationale pendant la 14e législature. Justin Koumba a dirigé la chambre basse du Parlement du 4 septembre 2007 au 19 août 2017, le Conseil national de transition de 1998 à 2002 et la Commission nationale des droits de l’homme de 2003 à 2007.

« Le monde est obscur mais non absurde »

Il fut également ministre de l’Education nationale, de la Science et de la Technologie, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et des Arts de 1992 à 1993 sous la transition, ainsi que maître-assistant à l’université Marien-Ngouabi. Après le recueillement devant la dépouille de l’illustre disparu, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a signé le livre de condoléances et visité l’exposition photos organisée pour la circonstance.

Grand officier dans l’ordre du mérite congolais, Justin Koumba était également Commandeur dans l’ordre de la paix. « … Très regretté camarade et frère Justin Koumba, le monde est obscur mais non absurde. Toute ténèbre a sa part de lumière, tout fini à son déchiffrage, pourtant il n’est pas donné aux finis de comprendre, d’embrasser l’infini. Alors, il ne nous reste plus qu’à proclamer avec Lesage notre éternel avec impuissance. Oh vie tu n’aurais pas dû commencer mais puisque tu as commencé, tu ne devrais jamais finir. Repose en paix Justin Koumba », a écrit le président de la République.

Dans son oraison funèbre, le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Obambi, a rappelé que Justin Koumba était un grand homme d’Etat qui a servi le Congo avec dévouement. Selon lui, l’ancien président de la chambre basse du Parlement rentrera « à jamais au panthéon de notre mémoire collective, comme une lueur qui, à n’en point douter, ensemencera les générations d’après »« L’homme a rejoint la divine providence, mais l’homme restera toujours parmi nous, irradiant de son exemple de bravoure, de fidélité et d’exhortation au combat, notre volonté d’aller plus loin toujours », a-t-il évoqué, précisant que le travail et l’abnégation étaient ses grandes vertus en sus de sa capacité d’écoute.

Avant les adieux de la République, le Parti congolais du travail a aussi rendu un dernier hommage à ce membre du comité d’honneur, en présence de son secrétaire général, Pierre Moussa. Notons qu’après les hommages de la nation, le cortège funèbre s’est ébranlé vers l’aéroport Maya-Maya pour Dolisie, capitale du département du Niari, où deux cérémonies dont un rituel traditionnel des sages et notables de Loango sont prévues ce 15 septembre.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

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