Les Allemands votent pour élire le successeur d’Angela Merkel

LES ALLEMANDS VOTENT POUR ÉLIRE LE SUCCESSEUR D'ANGELA MERKEL

© Reuters/WOLFGANG RATTAY 

BERLIN (Reuters) – Les Allemands se sont rendus aux urnes dimanche pour désigner le successeur de la chancelière Angela Merkel et peut-être mettre fin à seize années de pouvoir conservateur.

L’électorat allemand est divisé et les principaux partis devront sûrement s’engager dans des négociations pour former une coalition, ce qui pourrait prendre plusieurs mois, laissant Angela Merkel, qui a 67 ans, assurer l’intérim à la tête du pays.

« Nous réalisons tous que ce sont des élections fédérales importantes (…) Chaque voix compte », a déclaré Armin Laschet, candidat du bloc conservateur constitué par l’Union chrétienne-démocrate (CDU) avec ses alliés bavarois de la CSU, après avoir voté à Aix-la-Chapelle.

Selon la commission électorale, le taux de participation s’élevait à 36,5% à 14h00 (12h00 GMT), en baisse par rapport à 2017 (41,1%). Mais ce chiffre ne prend pas en compte le vote par correspondance, attendu à un niveau élevé cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Face à Armin Laschet, que trois Allemands sur quatre disent ne pas vouloir voir à la chancellerie, l’actuel ministre des Finances Olaf Scholz, âgé de 63 ans, a remporté les trois débats télévisés entre les principaux candidats.

Le dirigeant du SPD a déjà dit sa préférence pour une alliance avec les Verts plutôt qu’une reconduction de la « grande coalition » avec la CDU/CSU.

Olaf Scholz n’a pas exclu non plus de s’allier avec la gauche radicale de Die Linke mais a déclaré qu’une sortie de l’Otan, brandie comme un épouvantail par les conservateurs en cas de constitution d’une coalition de gauche, était une ligne rouge pour son parti.

Après une campagne électorale axée sur les questions intérieures, les partenaires de Berlin devront peut-être attendre des mois avant de voir si le nouveau gouvernement allemand est prêt à s’engager sur les grandes problématiques de politique étrangère.

Dans un Bundestag qui s’annonce une nouvelle fois très fragmenté, une coalition à trois est probable. Les derniers sondages d’opinion donnaient une avance étroite aux sociaux-démocrates, mais les conservateurs ont réduit l’écart ces derniers jours et de nombreux électeurs, près d’un sur trois, étaient encore indécis.

Selon les scénarios de coalition les plus probables, le SPD ou le bloc conservateur CDU/CSU devrait former une alliance avec les Verts et les libéraux du FDP pour disposer d’une majorité de gouvernement.

Une alliance entre le SPD, les Verts et le FDP serait particulièrement délicate à mettre en place, les libéraux divergeant avec les deux autres partis sur de nombreux points clés, comme le financement d’une accélération de la transition écologique par l’émission de dette, la hausse de l’imposition des riches ou celle du salaire minimum.

Avec Reuters par Joseph Nasr et Paul Carrel (Version française Camille Raynaud et Tangi Salaün)

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