JO de Pékin : la flamme olympique brillera ce lundi, à huis clos

Avant la crise sanitaire liée au Covid-19, dans toute l’histoire des Jeux de l’ère moderne, la flamme n’avait été allumée à huis clos qu’en 1984.

La flamme olympique sera donc allumee dans un stade antique d'Olympie. (Photo d'illustration)
La flamme olympique sera donc allumée dans un stade antique d’Olympie. (Photo d’illustration)© ARIS MESSINIS / AFP

Pour la deuxième fois d’affilée et la troisième en tout, la cérémonie traditionnelle dans le berceau de l’olympisme se tiendra en l’absence de spectateurs, lundi 18 octobre, à l’instar des Jeux de Tokyo. « À cause de la situation liée à la pandémie de Covid-19, la cérémonie d’allumage se tiendra dans un respect strict du protocole sanitaire local », a fait savoir le Comité olympique hellénique, qui reconduit ainsi les mesures drastiques prises en mars 2020.

La flamme olympique sera donc allumée dans un stade antique d’Olympie, avant d’entamer un voyage écourté vers les Jeux d’hiver de Pékin – qui se tiendront du 4 au 20 février 2022 – en raison de la crise sanitaire.

La flamme sera ensuite emportée par le premier relayeur

Avant la crise sanitaire, dans l’histoire des Jeux de l’ère moderne, la flamme n’avait été allumée à huis clos qu’en 1984, quand les organisateurs grecs avaient voulu protester contre le caractère commercial des Jeux olympiques de Los Angeles. La cérémonie se tiendra devant un parterre limité aux membres du Comité international olympique (CIO) et des comités grec et chinois, en présence de la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou et du président du CIO Thomas Bach.

Traditionnellement, la flamme doit être allumée lundi à 11 h 30 (8 h 30 GMT) par les rayons du soleil sur les ruines du temple d’Hera à Olympie, siège des Jeux de l’Antiquité en Grèce. Dimanche, le soleil n’était pas au rendez-vous pour la répétition sur le temple antique d’Olympie. Mais lundi, un soleil radieux est annoncé, et ses rayons devraient traverser sans encombre le miroir parabolique et enflammer la torche brandie par la prêtresse Xanthi Georgiou. La flamme sera ensuite emportée par le premier relayeur, le skieur grec Giannis Antoniou, suivi du Chinois Li Jiajun, cinq fois champion olympique au patinage de vitesse.

« C’est un des plus grands honneurs pour un athlète que d’être le premier porteur de la flamme olympique », a déclaré Antoniou à l’Agence France-Presse. « Particulièrement pour moi qui tente de me qualifier et de participer à ces Jeux », a-t-il dit dimanche, en marge de la répétition, qui coïncidait avec le 100e anniversaire de la création du bureau exécutif du CIO.

Le Grec Vasilis Papavassiliou – un athlète local – sera le dernier à porter la flamme lundi à Olympie, alors que les organisateurs ont décidé que le relais serait « plus court que dans un passé récent ». Conformément aux mesures drastiques prises à Pékin, sans spectateurs étrangers, le Comité grec a en effet encore renforcé les précautions sanitaires pour ces deuxièmes Jeux sous coronavirus après Tokyo. « Il n’y aura pas de relais de la flamme sur le sol grec », avaient prévenu les organisateurs mi-octobre : une fois allumée à Olympie, la flamme sera transférée pour passer la nuit de lundi à mardi à l’Acropole d’Athènes, où des activistes tibétains, dont trois ont été arrêtés, ont organisé dimanche une brève manifestation contre la tenue à Pékin des Jeux de 2022.

Une nuit à l’ombre du rocher sacré

Après une nuit à l’ombre du rocher sacré, la flamme des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver sera remise en un temps record aux organisateurs chinois : en moins de 24 heures, elle aura été transmise au comité Pékin-2022 lors d’une cérémonie sans public mardi à 12 heures (9 heures GMT) au stade Panathénaïque à Athènes, avant de s’envoler vers Pékin. Habituellement, la flamme parcourt des centaines de kilomètres en plusieurs jours, traverse une cinquantaine de villes et sites archéologiques de Grèce, relayée par des artistes et des sportifs du monde entier.

Mais en mars 2020, avec les premiers cas de coronavirus en Grèce, les spectateurs autorisés à assister au relais de la flamme avaient afflué sans précaution, pour acclamer des acteurs de Hollywood, forçant les organisateurs à arrêter la course. Le parcours avait été interrompu à Sparte, où la foule s’était massée pour acclamer l’acteur gréco-américain Billy Zane, qui a notamment joué dansTitanic, et le comédien britannique Gerard Butler, qui incarna le roi Leonidas de Sparte dans 300.

Par Le Point avec AFP

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