Écoles fermées au Nouveau-Brunswick : une mère dénonce les inégalités et l’impact sur l’apprentissage

Une mère de trois enfants, Lamia Chami, s’inquiète de l’impact des fermetures à répétition dans certaines écoles du Nouveau-Brunswick. Elle croit que le système d’éducation évolue « à deux vitesses » : pendant que certains élèves sont en isolement et se contentent de faire les classes virtuellement, d’autres poursuivent leur apprentissage sur les bancs d’école.

Depuis le retour en classe cet automne et l’arrivée de la quatrième vague au Nouveau-Brunswick, certaines écoles ont été épargnées, tandis que d’autres ont été particulièrement touchées par des éclosions.

© Imgorthand/Getty Images Depuis le retour en classe cet automne et l’arrivée de la quatrième vague au Nouveau-Brunswick, certaines écoles ont été épargnées, tandis que d’autres ont été particulièrement touchées par des éclosions.

Elle demande au ministre de l’Éducation de se pencher sur des solutions rapides pour arriver à un système scolaire équitable dans le contexte de la crise sanitaire, en particulier dans les écoles primaires où les enfants ne sont pas vaccinés.

Lamia Chami, mère de trois enfants et titulaire d'un doctorat en sciences de l'éducation, estime que les élèves du Nouveau-Brunswick ne reçoivent pas tous la même éducation.

© /Radio-Canada Lamia Chami, mère de trois enfants et titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation, estime que les élèves du Nouveau-Brunswick ne reçoivent pas tous la même éducation.

Également titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation, Lamia Chami estime que pour une bonne partie de la pandémie, tous les élèves de la province étaient dans le même bateau ».

Mais depuis le retour en classe cet automne et l’arrivée de la quatrième vague dans la province, certaines écoles ont été épargnées, tandis que d’autres ont été particulièrement touchées par des éclosions.

À son avis, les enseignants doivent également faire du rattrapage avec plusieurs élèves lorsqu’ils peuvent retourner en classe. Les enfants qui sont plus jeunes ont tendance à oublier des choses », explique-t-elle.

Iniquité entre les élèves de la province

Selon la mère de famille, ce ne sont pas tous les ménages au Nouveau-Brunswick qui sont outillés pour l’enseignement à la maison. Dans son cas, il fallait un ordinateur pour chacun de ses enfants, ce qu’elle n’avait pas en sa possession.

Un de mes enfants est à la maison depuis plusieurs semaines et il recevra un ordinateur seulement lundi », se désole-t-elle.

Les enseignants et les écoles vivent beaucoup de stress et de pression, ce que je comprends. Mais le gouvernement devrait pouvoir aider les écoles qui sont aux prises avec plusieurs cas de COVID-19 », juge la mère de famille.

Difficile pour les parents

Mère célibataire avec un emploi, Lamia Chami a de la difficulté à conjuguer l’éducation à distance de ses enfants et son propre travail.

Ce ne sont pas tous les parents qui sont capables ou qui ont le temps d’enseigner aux enfants », déplore-t-elle.

Elle juge également que les communications des écoles pour informer les parents des cas de COVID-19 et des procédures d’enseignement virtuel, le cas échant, arrivent toujours tard le soir, laissant peu de temps aux parents pour s’y préparer.

Le ministre de l’Éducation reconnait les problèmes

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, se dit en faveur de la vaccination obligatoire pour les élèves de la province (archives).

© /Radio-Canada Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, se dit en faveur de la vaccination obligatoire pour les élèves de la province (archives).

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, est d’accord avec Lamia Chami et croit que la hausse de cas dans la province crée des inégalités dans l’enseignement des jeunes Néo-Brunswickois.

Il dit travailler avec les enseignants de la province pour trouver des solutions pour le rattrapage, mais rappelle que cela risque de prendre encore du temps.

S’il estime que l’arrivée des tests rapides dans les écoles contribuera à conserver un plus grand nombre d’écoles ouvertes, Dominic Cardy continue de rappeler l’importance de la vaccination dans l’entourage des élèves qui n’ont pas encore reçu leurs deux doses.

Le ministre espère également voir la vaccination des jeunes de 5 à 11 ans être approuvée et mise en place dès que possible.

Il n’écarte pas la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour tous les élèves de la province pour pouvoir fréquenter les établissements scolaires du Nouveau-Brunswick. Il appelle les élus de la province à se mettre d’accord sur la question.

Depuis le 7 septembre, une centaine d’écoles ont été touchées par des cas de COVID-19.

Avec Radio-Canada par Sarah Déry 

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