Everest : trois Français portés disparus après une avalanche

Les alpinistes, dont les noms n’étaient pas encore connus dimanche matin, tentaient d’escalader un sommet de 6 000 mètres non loin du mont Everest.

Un responsable du ministere du Tourisme a declare au journal que ces alpinistes n'avaient pas demande d'autorisation, ce qui est obligatoire avant de se lancer dans une escalade.
Un responsable du ministère du Tourisme a déclaré au journal que ces alpinistes n’avaient pas demandé d’autorisation, ce qui est obligatoire avant de se lancer dans une escalade.© PRAKASH MATHEMA / AFP

Trois jeunes alpinistes français engagés dans une expédition de haut niveau au Népal sont portés disparus à la suite d’une avalanche sur un sommet de la région de l’Everest, une équipe de secours a été lancée à leur recherche, a indiqué ce dimanche 31 octobre la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM), témoignant de l’« émotion » de la communauté montagnarde et alpiniste.

Les trois hommes, tous âgés d’une vingtaine d’années, appartiennent au Groupe excellence alpinisme national (Gean), formation d’élite de la fédération. Ils font partie d’un groupe arrivé fin septembre dans la région du Khumbu (région de l’Everest), pour gravir plusieurs sommets entre 5 000 et 6 000 mètres d’altitude situés au sud de l’Ama Dablam (6 814 mètres), précise-t-elle.

Les trois alpinistes préparaient une ascension sur un sommet proche de l’Ama Dablam et le dernier contact téléphonique avec eux depuis leur bivouac remonte au 26 octobre, selon la FFCAM.

Un hélicoptère déployé

Un hélicoptère affrété par la fédération a effectué samedi une reconnaissance et repéré des « traces d’ascension ainsi que les débris d’une avalanche de grande ampleur. Aujourd’hui (…), un hélicoptère avec une équipe de secours sont dépêchés sur place pour tenter de retrouver d’éventuels survivants », ajoute-t-elle.

« Je peux vous dire que les opérations de secours sont lancées, mais je ne peux pas vous dire où elles en sont », a précisé le président de la FFCAM, Nicolas Raynaud, jugeant peu probable qu’on en sache plus avant lundi prochain.

« L’Himalaya, ce n’est pas les Alpes. On n’envoie pas un hélicoptère qui est sur zone en une demi-heure. En plus, on est sur un sommet qui est vierge, qui n’a jamais été gravi, dans un fond de vallée où même les gens du pays ne savent pas comment y aller, ce n’est pas si simple de monter une opération de secours », a-t-il ajouté. « Quoi qu’il arrive, c’est un accident qui laissera des traces et qui sera dramatique. »

Pas d’autorisation préalable

Ces alpinistes « sont des gens qui ne prennent pas les décisions à la légère (…) Il y avait eu un très gros travail de préparation, de repérage sur site » à la jumelle, souligne-t-il. « C’est de l’alpinisme de très haut niveau, donc forcément la part de l’aléatoire est encore plus importante. » L’objectif était de gravir le Mingbo Eiger (6 017 mètres), un sommet proche de l’Ama Dablam. Il s’agit d’« itinéraires d’envergure », même si ce ne sont pas des « sommets prestigieux », note Nicolas Raynaud.

« Nous n’avons pas encore d’information claire sur le nombre de personnes disparues », a déclaré de son côté le président de l’association nationale népalaise des guides de montagne, Ang Norbu Sherpa. « Nous avons envoyé une équipe de cinq guides de montagne très expérimentés. Ils sont en route et démarreront les opérations de recherche demain (lundi) », a-t-il ajouté.

Selon le journal The Himalayan Times, des tentes et du matériel ont été repérés près d’un glacier sous le mont Ama Dablam par une équipe de secours dimanche. Un responsable du ministère du Tourisme a également déclaré au journal que ces alpinistes n’avaient pas requis l’autorisation nécessaire pour se lancer dans cette ascension. Mais selon Nicolas Raynaud, « il n’y a pas d’infraction ». Les alpinistes se trouvent « sur un satellite d’un autre sommet pour lequel nous avions acheté un permis ».

Depuis sa création en 1991, le Gean a formé plusieurs générations d’alpinistes français. C’est de ses rangs que sont sortis Lionel Daudet, qui a gravi certaines des parois les plus difficiles du monde et exploré l’Antarctique avec la navigatrice Isabelle Autissier, ou encore l’alpiniste Élisabeth Revol, rescapée in extremis début 2018 d’une expédition hivernale sur le Nanga Parbat au Pakistan.

Par Le Point avec AFP

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Une Réponse to “Everest : trois Français portés disparus après une avalanche”

  1. Bouesso Says:

    Un accident fâcheux et malheureux !

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