Pointe-Noire/Santé publique: Lambert Chakirou invite la population à fréquenter l’hôpital Adolphe-Sicé

Quatre mois après sa prise de fonctions comme directeur général de l’Hôpital général Adolphe-Sicé de Pointe-Noire, Lambert Chakirou a animé, le 10 décembre, une conférence de presse sur le fonctionnement de cette structure sanitaire et  éclairé l’opinion sur les fausses informations qui circulent sur la toile concernant cet hôpital, le plus grand de la ville en termes d’offres de services et de soins.

1-Lambert Chakirou lors de la conférence de presse / Adiac

D’emblée, Lambert Chakirou a présenté l’hôpital général Adolphe-Sicé créé en 1931 et qui compte actuellement trente-cinq bâtiments, huit cent quarante agents dont cinquante-deux spécialistes. Parmi ce personnel, quatorze sont en formation de spécialité dans le pays et à l’étarnger. Le reste étant constitué du personnel paramédical, a t-il dit. 
Quand au plateau technique, il est constitué des services tels la chirurgie, la neuro-chirurgie, la neurologie (deux nouveaux services), la traumatologie, le service des maladies respiratoires, bref l’HGAS compte toutes les spécialités pour un hôpital digne de ce nom. « … nous avons également des spécialités telles que l’imaginerie médicale, le laboratoire d’analyses médicales… Nous pouvons dire  que l’hôpital général A.Sicé a de la compétence pour agir en cas ou en présence de certaines maladies« , a t-il dit.

Le directeur général a ajouté: « Depuis un certain temps, il circule sur la toile, notamment sur les réseaux sociaux, des documents audiovisuels faisant état d’un  agent  qui s’enorgueillit en donnant délibérement la mort aux patients. Une autre information fausse fait état d’une dame qui aurait donné la mort à vingt-six personnes à raison de 300 000 F CFA la personne tuée et se serait rétirée dans une église de la place après ses forfaits. C’est quand même une aberration pour qu’on ne mette pas la main sur cet individu et qu’il ne soit pas dénoncé ».

Une autre information qui circule sur la toile fait état d’un réseau de prélèvement d’organes (coeur et reins notamment) à A.Sicé, avec l’aide des sujets étrangers, et que l’hôpital aurait signé un contrat avec la morgue. Son directeur général dément avec fermeté.  » Le prélèvement d’un organe obéït à un certain nombre de mécanismes. On ne peut prélever un organe qu’ à une personne qui a fait un accident et quand on est certain qu’elle ne va pas survivre, on demande l’avis de ses parents pour chercher à sauver une autre vie. Au moment où l’on fait le prélèvement, il y a toute une logistique qui est mise en place car quand on commence le prélèvement, il faudra aussi faire l’intervention chirurgicale de l’autre côté. Un avion médicalisé est affrêté pour venir chercher l’organe que l’on amène immédiatement au bloc opératoire. Je ne pense que cela soit possible ici dans les conditions qui sont les nôtres« ,a t-il précisé.  

Concernant le contrat qui serait signé avec la morgue, il a expliqué:  » Jamais on fait la médecine pour apprendre comment tuer les gens mais on apprend plutôt comment sauver les vies humaines. Ce qui est sûr, c’est  qu’il y a des intellectuels qui comprennent que cela n’est pas possible, cependant on peut regretter qu’à côté, il y ait des profanes qui croient que c’est la vérité ». 
Selon lui, ce sont toutes ces raisons aussi qui font que la léthalité soit élevée à Adolphe-Sicé. « Nous avons des chiffres à propos: Concernant les corps en dépôt, c’est-à-dire des gens qui étaient malades ailleurs et qu’on amène à A. Sicé dans un état desesperé, en 2018, on a identifié 1188 corps en dépôt, 1406 en 2019… Ce sont bien entendu des chiffres énormes. A défaut des corps en dépôt, il y a des décédés ici et ce ne sont pas toujours des malades primaires de l’hôpital A.Sicé mais aussi des malades qui reviennent pour la plupart des cas, des autres formations sanitaires, dans un état déjà très avancé… Les causes de décès étant multiples, la rumeur sur la seringue qui se promenerait à l’hôpital et qui tuerait les patients n’est qu’une information erronnée et sans fondement« , a t-il martelé.

2- Des participants à la conférence de presse / Adiac

« Nous sommes conscients que beaucoup d’appareils manquent à l’hôpital général Adolphe-Sicé tels le scanner, l’IRM, par exemple des outils importants pour améliorer la qualité des soins, nous nous évertuons toujours  à donner satisafaction à la population avec les moyens à notre disposition, voilà pourquoi nous sollicitons à tout moment l’apport et l’appui des partenaires. Chaque jour, nous travaillons pour que les conditions d’accueil s’améliorent, cela passe par le changement de la mentalité des agents issus de plusieurs horizons.  Nous travaillons quotidinnement pour que les conditions d’accueil soient humanisées », a assuré Lambert Chakirou.

Après la recudescence de la vague de la pandémie enregistrée ces derniers temps, l’hôpital a pris la mesure des choses à son unité covid 19 qui ne compte à ce jour que six malades pris en charge. » Toutes les rumeurs, les informations diffusées ces derniers jours sur les réseaux socaiux, ne sont que des Fake news. C’est pourquoi nous demandons à la population de renouer avec son hôpital parceque les services, les agents n’ont aucun problème avec elle. Nous sommes un hôpital public et recevons tous les malades  de partout, à qui nous donnons des tratiments selon la pathologie de chacun », a conclu le directeur général d’Adolphe-Cissé.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

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