Canada: Plus de 10 000 nouveaux cas de COVID-19 en une journée au Québec

D’après nos informations, la barre des 10 000 cas quotidiens de COVID-19 dans la population a été franchie jeudi. Le nombre réel de cas est toutefois encore bien plus élevé, car les nouvelles directives de dépistage tendent à sous-estimer le total.

Une infirmière s'occupe d'un patient atteint de la COVID-19 aux soins intensifs.

Du 20 au 22 décembre, le nombre de travailleurs du réseau de la santé absents en raison de la COVID-19 à Montréal a bondi de 51 %. Photo HOTO : CBC/Evan Mitsui

Les hôpitaux du Québec se vident de leurs soignants de plus en plus vite. Dans les dernières 24 heures, 492 travailleurs de la santé supplémentaires ont contracté la COVID-19. Le gouvernement songe à des solutions, comme l’utilisation de chambres d’hôtel pour les soignants.

En l’espace de deux jours, du 20 au 22 décembre, le nombre de travailleurs absents en raison du virus a augmenté de 51 % à Montréal et dans la Capitale-Nationale. Et de 83 % à Laval.

Plus de 5600 manquent aujourd’hui aux effectifs dans tout le Québec. Le 15 décembre, 3650 travailleurs étaient absents, tandis que le 20 décembre, on en recensait 4223.

Selon nos sources, le ministère réfléchit à l’idée de faire dormir des travailleurs de la santé à l’hôtel, soit pour faciliter leur isolement ou pour les protéger de la contamination dans leur famille afin de les maintenir au travail.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Association des hôtels du grand Montréal n’avait pas été informée d’une réservation de la part du ministère.

Record de 10 000 cas en une journée au Québec

D’après nos informations, la barre des 10 000 cas quotidiens de COVID-19 dans la population a été franchie jeudi. Le nombre réel de cas est toutefois encore bien plus élevé, car les nouvelles directives de dépistage tendent à sous-estimer le total.

C’est dans cette communauté de plus en plus infectée que vivent les médecins, infirmières et préposés aux bénéficiaires.

« C’est assez logique. Les travailleurs de la santé ont aussi des loisirs, de la famille, qui peuvent les contaminer. »— Une citation de  Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a reconnu jeudi avoir vécu des « moments de découragement » au cours de la dernière semaine, entre autres à cause de ces absences des travailleurs de la santé, qui se multiplient.

À propos du délestage de 50 % des chirurgies, M. Dubé a expliqué que ce qu’on est en train de faire, c’est de réorienter des ressources qu’on a déjà dans notre réseau vers la vaccination de la troisième dose et d’intégrer le plus vite possible les volontaires qui s’inscrivent sur le site Jecontribue.

D’autres solutions radicales envisagées

Une directive issue du printemps 2020, mais peu utilisée à l’époque, a été ressortie des tiroirs par le ministère, qui selon nos sources envisage très sérieusement d’affecter à des zones chaudes des travailleurs de la santé infectés à la COVID-19 sans symptômes. Officiellement, le feu vert n’a pas encore pas été donné pour cette pratique.

Le ministère de la Santé tient à rappeler qu’au plus fort de la première vague, le réseau avait dû s’ajuster avec l’absence de 12 000 travailleurs de la santé.

La porte-parole Marie-Louise Harvey explique que le ministère remet en place quelques bons coups lors de cette période, comme par exemple un système de convergence de volontaire de la fonction publique vers le réseau de la santé et des services sociaux.

De plus, un nouvel arrêté ministériel(Nouvelle fenêtre) a été publié mardi afin de permettre aux infirmières de plus de 70 ans en santé et vaccinées de contribuer à l’effort collectif de vaccination.

Selon des sources syndicales, le ministère discute actuellement avec leurs organisations de la possibilité de réintroduire des primes ou de modifier les conditions de certaines primes existantes pour rendre la participation des infirmières encore plus attractive. Cette information n’a pas été confirmée par le ministère.

Le retour des erreurs dans les tableaux d’éclosions en CHSLD

Le ministère de la Santé et des Services sociaux affiche dans son bilan quotidien des cas et des décès en CHSLD un total de 42 décès dans des éclosions encore actives. Or, le CISSS de Laval affirme que les 7 décès qui lui sont attribués n’existent pas.

Par ailleurs, un CHSLD de Louiseville, en Mauricie, est affiché avec un taux d’infection de 350 % de ses résidents, ce qui est impossible.

Lors de la première vague, de nombreuses erreurs dans ce tableau et des retards dans la transmission des données par les établissements avaient faussé la perception de la situation réelle.

À l’automne 2020, de nouvelles erreurs avaient été signalées avec des données en deçà de la réalité. Le CHSLD le plus infecté avait même été « oublié » dans le tableau.

Les données quotidiennes des cas et des hospitalisations de COVID-19 ne seront pas publiées les 24, 25 et 26 décembre ni les 31 décembre, 1er et 2 janvier 2022, a prévenu le ministère de la Santé du Québec, en raison du congé des équipes de communications.

Par Radio-Canda Thomas Gerbet

Thomas Gerbet

Avec la collaboration de Daniel Boily

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