Mauricie et Centre-du-Québec: Vers une modulation des services dans les urgences de la région, dit le pdg du CIUSSS MCQ

Le mot urgence au-dessus de la porte d'entrée de l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières.

L’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières ne serait pas touchée, selon le pdg du CIUSSS MCQ. (Archives)

Photo: Radio-Canada/Luc Lavigne

Avec 187 hospitalisations en raison de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec, alors que les autorités de la santé avaient prévu 140 lits dédiés aux patients qui ont contracté la maladie, le délestage rend de nombreux services désormais presque inaccessibles pour la population. La réduction de services pourrait d’ailleurs se poursuivre, notamment aux urgences de la région.

Selon le président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), Carol Fillion, l’intensité des services à l’urgence pourrait être modulée. Concrètement, cela signifierait que certains services ne se donneraient plus la nuit ou que d’autres urgences pourraient être mises à contribution.

S’il fallait que je prenne ce type de décision, c’est sûr que je me serai pilé sur le cœur. Je vous dis, en toute honnêteté, on fait tout pour ne pas arriver à modifier ce type de service, a affirmé M. Fillion, au micro de l’émission Toujours le matin.

Ce dernier a indiqué que les grandes urgences doivent être protégées, comme celles de Trois-Rivières, où les traumas sont traités, de Shawinigan, de Drummondville, de Victoriaville et de La Tuque.

Pour le moment, le CIUSSS n’envisage pas de transférer des patients vers d’autres régions pour recevoir des soins. Carol Fillion a dit croire en la capacité du système régional à soigner ses patients et estimer que la complémentarité des services offerts dans chacun des établissements est un avantage.

Par exemple, des services en néonatalogie ont dû être donnés à Drummondville dernièrement plutôt qu’à Victoriaville.

Nos installations réussissent présentement et on prend les décisions pour continuer de faire ça de façon à ce que les gens de la Mauricie et du Centre-du-Québec reçoivent leurs soins en Mauricie et au Centre-du-Québec, a poursuivi le pdg du CIUSSS MCQ.Carol Fillion assis dans un bureau.

Carol Fillion, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (Archives) Photo: Radio-Canada/Josée Ducharme

Prêt à faire des choix difficiles

Avec la surcharge du réseau hospitalier et l’absence de centaines de professionnels de la santé, Carol Fillion a indiqué que le CIUSSS était prêt à appliquer le protocole de soins visant à choisir les patients qui recevront des soins au détriment d’autres.

Présentement, on a la capacité de donner les servies à la hauteur des besoins de la population. Ce que les médecins sont à travailler, parce que ce sont nos experts, c’est justement quels seraient les critères que l’on devrait utiliser si on arrive à faire ce choix-là.

« Les choix qu’on a faits en Mauricie et au Centre-du-Québec, avant de parler de trier qui devrait avoir les soins, c’est de déterminer quels sont les soins qui sont essentiels présentement. »— Une citation de  Carol Fillion, président-directeur général du CIUSSS MCQ

Parmi eux, les services chirurgicaux, d’hébergement, de protection de la jeunesse et de traitement de la COVID-19.

Malgré que le CIUSSS MCQ est passé au niveau maximal du plan de délestage, il semble que ce ne soit pas suffisant. Mardi, Radio-Canada rapportait que le ministère de la Santé songe à créer un niveau supérieur, le palier 5. Le CIUSSS a indiqué que les cas les plus urgents sont évalués chaque jour et que les soins psychosociaux, de réadaptation et les soins à domicile sont réévalués.

Le guide ultime, c’est si les conséquences sur notre usager ou la personne qui est là sont irréversibles ou si ça nous permet d’attendre par un soin compensatoire ou par un autre type de soins, a expliqué Carol Fillion.

Des lieux de débordement

Par ailleurs, le pdg a indiqué que des lieux de débordement ont déjà été ouverts pour traiter des patients atteints de la COVID-19 et que d’autres pourraient bientôt ouvrir. Des partenaires privés ont été sollicités comme des résidences pour aînés ou des ressources intermédiaires.

Des discussions sont également en cours avec certains hôtels de la région, mais le problème de main-d’œuvre pour nous assurer de la sécurité et des services aux personnes complique les démarches en ce sens.

Avec Radio-Canada

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