Des risques significatifs d’espionnage pendant les JO de Pékin, selon des spécialistes

Une femme photographie une statue de patineurs artistiques surmontée des anneaux olympiques devant un paysage industriel.

La Chine pourrait aller jusqu’à recruter des Canadiens pendant les Jeux Olympiques pour les utiliser comme agents d’influence, selon un ancien cadre du SCRS (archives). Photo: La Presse Canadienne/AP/Mark Schielfebein

La Chine n’hésitera pas à récolter et utiliser toutes les informations possibles sur les visiteurs canadiens lors des Jeux Olympiques de Pékin, selon des experts en sécurité. Elle pourrait même tenter de recruter des agents parmi eux.

Cette pratique, elle est instaurée depuis très longtemps, et les Chinois ne perdront pas une telle occasion, particulièrement dans le contexte politique actuel, a déclaré Michel Juneau-Katsuya, ancien cadre et agent de renseignements senior au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), en entrevue à Les faits d’abord samedi.

Évidemment, on est encore sous tensions avec la Chine, particulièrement parce que le Canada fait maintenant partie du groupuscule qui va boycotter diplomatiquement les Jeux, a-t-il ajouté.

Si on parle juste de téléphones et de portables, sans compromettre physiquement l’appareil, on passe par un réseau qui n’est pas sous notre contrôle une fois qu’on est rendu en Chine, a expliqué Éric Parent, spécialiste en sécurité informatique et président-directeur généralPDG d’EVA-Technologies au même micro.

À partir de ce moment, des vulnérabilités inconnues de manufacturiers pourraient être exploitées. Si on peut lire la mémoire d’un téléphone, par exemple, et aller chercher le carnet d’adresses, on peut voir qu’un athlète a peut-être des contacts parce qu’il est soutenu financièrement par de grandes corporations, alors il peut y avoir une bonne mine d’informations, de courriels et de numéros de téléphone, a détaillé M. Parent.

« Ce n’est pas nécessairement du James Bond, ce sont des choses qu’on voit quasiment toutes les semaines. »— Une citation de  Éric Parent, spécialiste en sécurité informatique et président-directeur généralPDG d’EVA-Technologies

Avec les métadonnées obtenues, on va procéder au retour à d’autres attaques plus ciblées, selon M. Juneau-Katsuya, qui pourraient viser à obtenir des secrets industriels, par exemple. 

La Chine pourrait aussi aller jusqu’à recruter des Canadiens pendant les Jeux Olympiques pour les utiliser comme agents d’influence, avance l’ancien cadre du Service canadien du renseignement de sécuritéSCRS.

Et les moyens de se protéger sont limités, d’après les deux experts. Sur place, n’importe quel système qu’on va utiliser peut quand même être compromis, a déclaré M. Parent. Les communications sont épiées au maximum qu’ils peuvent le faire avec des technologies que même nous peut-être on ne comprend pas.

Par Radio-Canada avec AFP

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