La Russie veut rapidement un accord avec l’Ukraine, Kiev exige un cessez-le-feu

Deux rangées d'hommes assis en face à face.

Cinq jours après l’arrivée des chars et des soldats russes en Ukraine, la Russie et l’Ukraine ont commencé une première série de discussions pour trouver une sortie de crise.

Si la présidence ukrainienne demande un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes, les représentants du Kremlin restent muets quant à leurs intentions.

Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l’intérêt des deux parties, s’est contenté de dire Vladimir Medinsky, le négociateur russe, à la télévision d’État avant l’ouverture des discussions.

Le porte-parole du Kremlin a toutefois accusé l’Union européenne lundi d’agir de manière hostile à l’égard de la Russie, jugeant que les livraisons d’armes à l’Ukraine étaient dangereuses et déstabilisatrices et prouvaient la légitimité des efforts de Moscou pour démilitariser son voisin.

Encore une fois, cela confirme que la Russie avait raison sur les mesures qu’elle a prises afin d’assurer la démilitarisation de l’Ukraine, a dit Dmitri Peskov.

Zelensky veut une adhésion immédiate à l’UE

Cette première série de pourparlers se déroule près de la frontière entre l’Ukraine et le Bélarus. Je ne crois pas trop à un résultat, avait lancé dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky, mais il faut qu’on essaie.

Lundi matin, M. Zelensky a aussi réclamé une procédure spéciale visant une adhésion immédiate de l’Ukraine à l’Union européenne afin de lui permettre de se défendre face à l’offensive des forces russes.

Notre objectif est d’être avec l’ensemble des Européens et, plus important, d’être à égalité avec eux, a-t-il fait valoir dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.Des hommes descendent d'un hélicoptère.

La délégation ukrainienne, dont le ministre de la Défense Oleksii Reznikov, arrive au Bélarus pour prendre part aux pourparlers avec la Russie, le 28 février 2022. Photo : Belta/AFP via Getty Images/Sergei Kholodilin

La pression internationale sur la Russie pourrait encore grimper

La communauté internationale sera saisie du dossier ukrainien à 10 h, heure de l’Est, lundi, lors d’une assemblée générale des Nations unies à Genève pour débattre d’une résolution condamnant la campagne militaire russe en Ukraine. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a annoncé lundi matin qu’il ne prendrait pas part à cette réunion en raison de sanctions anti-russes.

Le Conseil des droits de l’homme tiendra lui aussi un débat urgent sur l’invasion. En plus des instances onusiennes, les puissances occidentales discuteront aussi de la suite des prochaines étapes dans la gestion de la guerre en Ukraine et de la Russie.

Malgré les représailles diplomatiques et économiques qui se sont multipliées, la Russie ne serait peut-être pas au bout de ses peines, car les pays du G7 ont prévenu dimanche qu’ils prendraient d’autres mesures s’ajoutant aux sanctions déjà annoncées si elle ne cessait pas ses opérations militaires.

Les leaders du G7 doivent par ailleurs tenir une réunion téléphonique à 11 h 15, heure de l’Est, lundi. Cet appel inclura aussi le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN, Jens Stoltenberg, et des dirigeants de l’Union européenne, de même que les présidents de la Roumanie et de la Pologne, où des réfugiés ukrainiens affluent.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

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