Documentaire: « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » projeté à Brazzaville

Dans le cadre de la clôture des activités du mois dédié à la lutte pour les droits de femme, la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM) a projeté, le 30 mars à l’Institut français du Congo, le documentaire « Femmes et science en Afrique, une révolution silencieuse ».

1- Une capture du film « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » lors de sa projection à l’IFC/Adiac

C’est en présence de Kate Thompson-Gorry, Michel Welterlin et de la Pre Francine Ntoumi, respectivement réalisatrice, producteur et l’une des héroïnes du film, que s’est faite la projection du documentaire « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse ». Cette cérémonie s’inscrit dans la vision du programme « Femmes & Sciences » de la Fondation congolaise pour la recherche médicale dont les actions incluent des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire, l’encouragement des femmes engagées dans les sciences par l’attribution du prix d’encouragement scientifique et des bourses aux étudiantes.

« Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » est un documentaire inédit au cœur d’une communauté bouillonnante de femmes du continent, réservoir unique de talents pour la science et l’innovation. Des femmes qui, par leur dynamisme, leur travail acharné et leur implication pour l’égalité des droits, ont réussi à briser les stéréotypes dans le milieu de la recherche, tout en participant aujourd’hui au développement de l’Afrique.

Pre Tebello Nyokong (Chimiste) de l’Afrique du Sud, Pre Francine Ntoumi (Biologiste moléculaire) de la République du Congo et enfin, Zara Randriamanakoto (Astrophysicienne) de Madagascar, sont les trois protagonistes du film. En 51 min, l’œuvre les met en lumière et apporte des réponses aux questions ayant un lien direct avec leurs parcours et leurs exploits : qui sont ces femmes ? Quels obstacles ont-elles dû surmonter pour arriver au sommet de leur art ? Quel impact ont-elles sur leur communauté ? Sauront-elles trouver des solutions concrètes aux défis majeurs du XXIe siècle ? Et si le Einstein de demain était une femme africaine ?

2- Une vue des panélistes durant les échanges/DR

La projection du film s’est suivie d’une causerie-débat avec l’assistance composée, entre autres, des cadres ministériels, scientifiques, enseignants et chercheurs, étudiants, élèves, communicants, cinéastes, etc. « Mon métier de réalisatrice est avant tout de raconter des histoires qui peuvent porter, inspirer et faire découvrir des choses et des personnes qu’on ne connaît pas forcément. En étudiant le sujet de la science, j’ai découvert ces trois femmes exceptionnelles que je ne connaissais pas. Et d’ailleurs, le titre révolution silencieuse, c’est parce qu’il y a des femmes scientifiques en Afrique, mais peu d’entre elles sont connues. A travers ce film, j’ai voulu donner une voix à ces femmes et faire connaître cette révolution », a fait savoir Kate Thompson-Gorry, réalisatrice du documentaire sorti en 2019.

A ce propos, la Pre Francine Ntoumi, engagée dans la lutte contre le paludisme et présidente de la FCRM, a remercié toute l’équipe de production du film d’avoir bien voulu mettre sous les projecteurs les efforts des femmes africaines afin de porter haut cette science qui est importante pour l’avenir du continent. Aux jeunes filles intéressées par les métiers scientifiques, elle les a exhortées à se projeter à grande échelle en vue d’aller le plus loin possible. Ce, en s’appuyant sur la formation comme participation à la construction de ce rêve. « La femme ne doit pas limiter ses ambitions. Ce film est un outil formidable de plaidoyer, d’éducation et d’encouragement pour les filles et les femmes de science en Afrique », a-t-elle indiqué.

De ce temps de partage, Channie Rhonda Kono, étudiante en troisième année de biologie à l’Université Marien-Ngouabi, a exprimé sa satisfaction qu’aujourd’hui la société comprend de plus en plus que la femme est indispensable et qu’elle a beaucoup apporté dans le développement. « C’est juste magnifique de voir toutes ces femmes scientifiques rayonner, elles qui n’ont pas abandonné et qui pour nous jeunes sont de véritables modèles et sources d’inspiration », a-t-elle confié.

Notons que « Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse » a été produit par Michel Welterlin et la compagnie Taxi-Brousse, avec le soutien de Canal + international et de la fondation L’Oréal.

Lien pour suivre gratuitement le film en ligne : https://vimeo.com/418381005.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

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