Canada: Baccalauréat obligatoire pour devenir infirmière : l’OIIQ propose une transition

Des infirmières marchent de dos dans le corridor d'un hôpital.

L’OIIQ franchit une nouvelle étape dans sa volonté de rehausser les conditions d’entrée à la profession d’infirmière. Photo : Getty Images

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) souhaite que les prochaines générations de professionnelles en soins obtiennent obligatoirement un diplôme universitaire, un élément essentiel pour qu’elles aient plus d’autonomie et pour qu’elles puissent par exemple prendre en charge les patients qui n’ont pas de médecin de famille. Or, les cégeps s’y opposent.

L’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec franchit une nouvelle étape dans sa volonté de rehausser les conditions d’entrée dans la profession d’infirmière.

Dans un mémoire de près de 300 pages transmis à l’Office des professions du Québec, l’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec dresse notamment la liste des modifications proposées en plus d’exposer les dangers du statu quo.

Selon ce document, consulté par Radio-Canada, les seuls diplômes donnant accès au permis de l’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec doivent être de niveau universitaire, à l’issue d’un baccalauréat en sciences infirmières ou d’un parcours DECdiplôme d’études collégialesBACbaccalauréat.Un mannequin sur un lit d'hôpital.

Un étage du Cégep de Rimouski a été réaménagé pour permettre aux infirmières de poursuivre leur formation. Photo : Radio-Canada/Julie Tremblay

À l’heure actuelle, une formation collégiale (DECdiplôme d’études collégiales) de 2925 heures et une formation universitaire de 4635 à 4815 heures permettent d’obtenir le même permis d’exercice lorsqu’on réussit le même examen professionnel.

Selon l’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec, la formation collégiale ne prépare pas les étudiantes notamment à intervenir lors de situations cliniques complexes […] et il est insoutenable d’accepter que des infirmières nouvellement diplômées des programmes d’études techniques exercent des activités professionnelles à haut risque de préjudice.

L’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec va jusqu’à citer des études qui font état d’une réduction du taux de mortalité hospitalière lorsque la proportion d’infirmières formées au baccalauréat augmente.

Le Québec compte sur un effectif infirmier en service d’environ 75 000 personnes.

La proportion de titulaires d’un baccalauréat en sciences infirmières s’élève à 50 %, comparativement à 69 % en Ontario.

Une clause de droits acquis

Le mémoire de l’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec propose également diverses mesures d’atténuation ainsi qu’une clause de droits acquis.

Par l’adoption d’une clause de droits acquis […], toutes les infirmières déjà titulaires d’un permis d’exercice demeureront infirmières. [Elles conserveront leur permis] et elles n’auront pas l’obligation de compléter un baccalauréat, indique le document.

L’OIIQOrdre des infirmières et infirmiers du Québec dresse aussi une liste de mesures d’atténuation, notamment des programmes pour soutenir financièrement la poursuite des études, pour optimiser l’enseignement à distance dans toutes les universités ainsi que pour offrir des stages rémunérés et des programmes de résidence dans les milieux cliniques.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Étiquettes : , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :