Canada-Québec: La santé publique n’écarte pas une recrudescence des cas de COVID-19 cet été

Une femme tient un vaccin entre ses mains avec des gants et porte un masque.

Les nouveaux variants BA.4 et BA.5 de la famille Omicron pourraient relancer la contagion au pays cet été, selon la santé publique. Photo : AP/Matt Rourke

Les indicateurs de transmission de la COVID-19 se stabilisent ou diminuent un peu partout au pays, mais une recrudescence est « possible » au cours de l’été avec l’arrivée des nouveaux variants BA.4 et BA.5 de la famille Omicron, prévient la santé publique fédérale.

Ces variants ont un avantage de croissance par rapport aux autres et semblent avoir un échappement immunitaire, a indiqué l’administrateur adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, en point de presse vendredi, alors qu’il faisait le point sur la situation de la COVID-19 et de la variole simienne.

L’agence fédérale a observé que les BA.4 et BA.5 ont gagné du terrain dans les dernières semaines. Cette tendance se constate aussi en Europe, notamment au Portugal, où le BA.5 est devenu dominant, causant une montée des infections.

Même si l’été est habituellement synonyme de ralentissement pour le virus, c’est possible qu’on ait une recrudescence ici au Canada, a affirmé le Dr Njoo, accompagné de l’administratrice en chef de la santé publique fédérale, la Dre Theresa Tam.

On commence à voir une augmentation du pourcentage des variants BA.4 et BA.5. C’est à suivre, a-t-il ajouté, sans toutefois préciser les régions qui connaissent en ce moment une activité accrue de la COVID-19 au pays.

Les Drs Tam et Njoo ont invité les gens à rester préparés à une résurgence et à prendre des mesures de protection individuelle, comme la vaccination, alors que les occasions de se rassembler seront plus nombreuses pendant la saison estivale.

Par ailleurs, le Dr Njoo a confirmé que Santé Canada analyse actuellement une demande de Moderna pour administrer le vaccin contre la COVID-19 aux enfants de moins de cinq ans. Une réponse devrait venir dans les prochaines semaines.

Les États-Unis ont autorisé vendredi les vaccins de Pfizer et de Moderna chez les tout-petits dès l’âge de six mois.

168 cas de variole simienne

Sur le plan de la variole simienne, le Canada compte en date du 17 juin 168 cas, dont la grande majorité sont au Québec avec 141 infections rapportées. L’Ontario suit avec 21 cas; viennent ensuite l’Alberta et la Colombie-Britannique, avec respectivement quatre et deux cas, ont indiqué les deux médecins en chef.

« Les autorités locales de santé publique nous disent que le taux de croissance semble être en voie de ralentir, mais nous devons surveiller la situation dans les prochaines semaines. »— Une citation de  Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Tous les cas dont des renseignements ont été fournis à l’Agence de la santé publique du Canada sont des hommes âgés de 20 à 69 ans, et plusieurs se rapportent à des contacts sexuels avec d’autres hommes.

Néanmoins, toute personne, quels que soient son orientation sexuelle et son sexe, peut être infectée par le virus ou le propager, ont rappelé les autorités fédérales.

Theresa Tam à Ottawa.

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam Photo: La Presse Canadienne/Sean Kilpatrick

La tenue de nombreux événements et festivals, notamment en lien avec le mois des Fiertés, sera une occasion de sensibiliser la population à la maladie pour briser la chaîne de propagation.

Nous examinons toutes les façons dont on peut freiner la transmission. L’une des choses importantes que l’on fait, c’est d’augmenter la sensibilisation tant dans les communautés touchées que parmi les travailleurs de la santé, a affirmé la Dre Tam.

Les messages pour éviter la stigmatisation d’une communauté seront également importants, a-t-elle précisé.

La transmission peut survenir lors de contacts étroits avec une personne atteinte ou avec des objets personnels qu’elle a utilisés comme de la literie.

Montréal, épicentre de l’épidémie

Au Québec, la santé publique a élargi cette semaine la vaccination aux hommes qui comptent avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Elle était auparavant réservée aux personnes ayant eu des contacts avec des personnes infectées par le virus.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, a mentionné mardi que la métropole québécoise était l’épicentre de la variole simienne en Amérique, alors qu’elle comptait 126 cas.

L’Organisation mondiale de la santé doit convoquer la semaine prochaine un comité d’urgence d’experts pour déterminer si cette épidémie croissante doit être considérée comme une urgence sanitaire mondiale.

Avec Radio-Canada par La Presse canadienne

Étiquettes : , , ,

Une Réponse to “Canada-Québec: La santé publique n’écarte pas une recrudescence des cas de COVID-19 cet été”

  1. Bouesso Says:

    La recrudescence s’invite et la prudence est à nos comportements !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :