Conflit russo-ukrainien : le Congo réaffirme sa neutralité

Brazzaville croit en la possibilité de résoudre le conflit entre Moscou et Kiev par le dialogue et l’a réaffirmé, lundi, lors du passage du ministre russe des Affaires étrangères à Oyo.

Photo 1. Jean-Claude Gakosso et Sergueï Lavrov se prêtant aux questions des journalistes à l’issue de l’audience du chef de la diplomatie russe avec le président Denis Sassou N’Guesso, le 25 juillet à Oyo

En marge des entretiens que le ministre russe des Affaires étrangères a eus avec le président Denis Sassou N’Guesso, le 25 juillet, à Oyo, Sergueï Lavrov et son homologue congolais, Jean-Claude Gakosso, se sont exprimés sur le conflit éclaté entre l’Ukraine et la Russie depuis le mois de février dernier. 

« Opération militaire spéciale » pour Moscou, « invasion et agression d’un pays souverain » pour Kiev et les capitales occidentales, la guerre en Ukraine influence les relations internationales et divise les États. Alors que ce conflit dure depuis cinq mois, les belligérants semblent chacun faire le point de ses alliés en scrutant la moindre prise de parole des chancelleries du monde. À Oyo, le chef de la diplomatie russe s’est plutôt félicité de la position de neutralité affichée par la République du Congo depuis lors.

Une position que Jean-Claude Gakosso a expliquée par la volonté de Brazzaville de ne pas  » jeter de l’huile sur le feu  » dans un dossier aussi sensible qu’explosif. « Notre position est adossée à celle de l’Union africaine et n’a pas varié depuis l’éclatement de cette crise « , a insisté le chef de la diplomatie congolaise pour qui dans un contexte comme celui de ce conflit, la voie de la sagesse que prônent les plus hautes autorités congolaises consiste à explorer tous les mécanismes de dialogue susceptibles d’apporter l’accalmie entre les parties. 

 Si l’on est encore loin de l’apaisement souhaité, l’accord signé à Istanbul par la Russie et l’Ukraine sous la médiation de la Turquie et de l’ONU, le 22 juillet, destiné à libérer l’exportation des céréales bloquées depuis plusieurs mois est un signe qu’une lueur d’espoir peut jaillir des ténèbres de la confrontation armée. À condition que la diplomatie prenne le pas sur l’escalade.

Bien que se trouvant très loin de la zone du conflit, Brazzaville œuvre sans triomphalisme, mais avec un large esprit d’ouverture, au rapprochement des vues pouvant aider Kiev et Moscou à dialoguer et mettre un terme à cette guerre épouvantable. Jean-Claude Gakosso a justement situé le séjour de Sergueï Lavrov en terre congolaise dans cette dynamique de concertation porteuse de paix. 

Avec Adiac-Congo par Gankama N’Siah

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