RDC : François Beya remis en liberté provisoire

La Haute Cour militaire a annoncé, ce mardi 16 août, la remise en liberté provisoire de l’ex-conseiller sécurité de Félix Tshisekedi, actuellement jugé pour complot contre le chef de l’État.

François Beya. © Présidence RDC

Pour François Beya, tout s’est accéléré le 5 juillet dernier, avec la désignation de nouveaux juges chargés de statuer sur son dossier. La première composition de la cour avait été récusée par les avocats de l’ancien conseiller sécurité du président congolais, lesquels s’étaient même retirés, estimant que les droits de la défense n’étaient plus garantis.

Évacuation sanitaire

Deux mois après le début de son procès devant la Haute Cour militaire, qui siège exceptionnellement à la prison centrale de Makala, François Beya a donc obtenu une mise en liberté provisoire alors que ses précédentes demandes n’avaient pas abouti. La justice militaire, qui a par ailleurs rejeté celles des coaccusés de Beya, a fondé sa décision sur le rapport de la commission des médecins mandatés pour statuer sur l’état de santé de l’ancien puissant sécurocrate. Dans leurs conclusions, ces derniers avaient recommandé une évacuation sanitaire « urgente ».

Selon nos informations, François Beya avait été « secrètement » emmené à la clinique Ngaliema, où son état de santé avait été examiné. « L’équipe requise par la Haute Cour pour vérifier le dossier médical a déclaré la requête recevable et fondée. Elle juge son état de santé préoccupant et recommande une prise en charge urgente », explique à Jeune Afrique une source proche du dossier.

François Beya était incarcéré à Makala depuis le 4 avril  dernier. Il avait auparavant passé deux mois dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements (ANR), où il avait été conduit après son arrestation surprise, le 5 février. Son directeur du protocole, David Cikapa, son garde du corps, Jean-Pierre Kalenga, et son secrétaire particulier, Guy Vanda, avaient été amenés le même jour à la prison militaire de Ndolo. Le brigadier Tonton Twadi Sekele et le commissaire supérieur principal Lily Tambwe sont aussi sur le banc des accusés.

Tous sont accusés de « complot et offense contre la personne du chef de l’État », de « violation de consignes » et d’« incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline ».

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

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