Le cardinal Marc Ouellet « nie fermement » les allégations d’agression sexuelle

Le pape François marche avec le cardinal Ouellet.

Le pape François en compagnie du cardinal Ouellet, lors de la tenue du symposium sur le sacerdoce, à Rome en 2022. Photo : Getty Images/TizianaI Fabi

Le cardinal Marc Ouellet « nie fermement » les allégations d’agression sexuelle à son égard et les qualifie de « diffamatoires ».

Ayant pris connaissance des fausses accusations portées contre moi par la plaignante (F.), je nie fermement avoir fait des gestes déplacés sur sa personne, peut-on lire dans le communiqué de presse publié en italien sur le site Vatican News. Dans ce même communiqué, le cardinal Ouellet qualifie les accusations contre lui de « diffamatoires ».

« Si une enquête civile devait être ouverte, j’entends y participer activement afin que la vérité soit établie et mon innocence reconnue. »— Une citation de  Marc Ouellet, cardinal

Le prélat n’a toutefois pas spécifiquement commenté l’annonce du pape, jeudi, selon laquelle une nouvelle enquête contre lui n’irait pas de l’avant, faute de preuves suffisantes.

De son côté, la plaignante (F.) a dit maintenir sa version des faits et soutient qu’aucune véritable enquête n’a été menée de façon rigoureuse.

Celle-ci a par ailleurs indiqué ne pas se sentir nécessairement libre et en confiance de discuter avec le père Jacques Servais, à qui avait été confié la gestion de sa plainte, puisque ce dernier est un ami du cardinal Ouellet, une situation que la plaignante connaissait.

Il a clairement dit, au début de l’entrevue, que ce n’était pas sa job d’enquêter, qu’il n’avait jamais fait ça… Que lui, il faisait de la catéchèse avec des petits garçons, et qu’il ne savait pas trop quoi faire de ma lettre, a mentionné la plaignante à Radio-Canada.

Ces faits n’ont pu être corroborés par le diffuseur public.

Vaste enquête

Le cardinal est au cœur d’une enquête, rendue publique mardi dans les médias, qui porte sur de nombreux documents, déposés en Cour supérieure dans le cadre d’une action collective, autorisée en mai dernier. Cette dernière vise l’ensemble des agressions sexuelles qui auraient été commises par des personnes sous l’autorité du diocèse de Québec depuis 1940.

Mgr Ouellet est ainsi ciblé par cette requête, en compagnie de près de 80 autres membres du clergé, dont une majorité de prêtres.

Les faits reprochés remontent généralement aux années 1950 et 1960, et toucheraient plus d’une centaine de victimes, dont la plupart étaient mineures au moment des gestes allégués.

Avec Radio-Canada

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