Littérature: Mariette Navarro reçoit le Prix Senghor 2022 du premier roman francophone

Le prix de la 17e édition Senghor du premier roman francophone a été attribué, le 20 septembre, à Mariette Navarro, pour « Ultramarins«  (Quidam, 2021). La cérémonie de remise officielle se tiendra à la brasserie La Rhumerie, à Paris, le 28 septembre.

Mariette Navarro

Mariette Navarro

Depuis le 20 septembre dernier, le lauréat du Prix Senghor est connu. À la majorité des voix, le jury, réuni à Paris, l’a attribué à la dramaturge, poétesse et primo-romancière Mariette Navarro pour son premier roman « Ultramarins »  publié par Quidam éditeur.

Ce prix est doté de 1000 euros. Outre l’hommage au célèbre poète-président sénégalais, cette distinction récompense des primo-romanciers, d’expression française, dont les œuvres sont jugées de « beauté et de qualité ».

Également en compétition, Philippe Marczewski, pour « Un corps tropical » Ed. Inculte (Belgique), a obtenu le Prix de la Mention spéciale du jury. Tandis que Doan Bui s’est vu distinguer par le Prix Mention du jury pour son roman « La Tour » Ed. Grasset (Vietnam-France).

L’histoire de « Ultramarins » se passe à bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique où l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

D’un côté, il y a le groupe des marins – personnage pluriel aux visages et aux voix multiples – et de l’autre la commandante, peu sujette aux écarts de parcours. Tous partagent soudain leur difficulté à retrouver leurs repères et à reprendre le voyage tel qu’il était prévu. Du simple voyage commercial, on glisse dans l’aventure. N’y a-t-il pas un marin de plus lorsque tous remontent à bord ? Le bateau n’est-il pas en train de prendre son indépendance?

L’auteure explique: «L’écriture de ce texte est née d’une résidence en cargo à l’été 2012, mais il ne s’agit pas ici de faire le récit de ce voyage ni de tenir un journal de bord. J’ai plutôt essayé, dans les années qui ont suivi, de refaire ce voyage de façon littéraire et subjective, en cherchant la forme d’écriture propre à cette expérience, au trouble physique qu’on peut ressentir sur la mer. Le roman m’a permis d’aller explorer les profondeurs de cette « désorientation » physique et intime. La commandante ne plonge pas avec ses marins, pourtant, elle perd pied tout autant qu’eux au cours de la journée qui suit, et découvre des dimensions insoupçonnées au bateau qu’elle croyait commander.»

Mariette Navarro, déjà récompensée cette année lors du Livre à Metz par le Prix Frontières-Léonora Miano, est née en 1980. Elle est dramaturge et intervient dans les écoles supérieures d’art dramatique. Depuis 2016, elle est directrice, avec Emmanuel Echivard, de la collection Grands Fonds des éditions Cheyne, où elle est l’auteure de « Alors Carcasse » (2011, prix Robert Walser 2012), « Les chemins contraires » (2016). Et chez Quartett, de 2011 à 2020, des pièces de théâtre « Nous les vagues »,« Les célébrations », « Prodiges », « Les Feux de poitrine », « Zone à Etendre », « Les Hérétiques », « Désordres imaginaires ».

Membres du jury international du Prix Senghor

Président d’honneur : Pierre Vanderstappen, responsable littéraire au Centre Wallonie-Bruxelles (CWB) Paris ;

Lise Gauvin: auteure, essayiste et chercheure en littérature francophone (Québec) ;

Isabelle Colin: conservatrice au Réseau des bibliothèques de la ville de Paris ;

Caroline Moulin-Schwartz: bloggeuse littéraire et responsable cyber sécurité ;

Élisabeth Lesne: éditrice, ex-responsable du prix littéraire de la Porte dorée ;

Tchisseka Lobelt: directrice du livre et lecture Guyane, journaliste (Guyane) ;

Anne-Isabelle Tremblay: bibliothèque universitaire Gaston-Miron – Etudes québécoises (Paris 3 Sorbonne) ;

Sonia Dechamps: journaliste, directrice de collection, co-directrice artistique du festival internationale de la bande dessinée d’Angoulême ;

Dominique Loubao: ingénieure Interculturelle, responsable du Prix Senghor ;

Eugène Fresnel: professeur de littérature française ;

Nicolas Forest: bibliothécaire à la bibliothèque Landowski (Boulogne-Billancourt).

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

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