Congo-Art graphique : la septième édition de « Bilili BD » se tient à Brazzaville

Placée sur le thème « Transmédia », la septième édition du festival international de bande dessinée du Congo « Bilili BD » a officiellement levé ses rideaux le 6 décembre, à l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville, en présence d’artistes nationaux et internationaux ainsi que de quelques autorités de la place.

1- Les visiteurs explorant les stands après le lancement officiel de la 7e édition du festival Bilili BD /Adiac

Année après année, le festival Bilili BD est heureux de faire son bout de chemin en se réinventant à chaque édition. « L’IFC de Brazzaville a le plaisir, pour la septième année consécutive, d’accueillir , du 6 au 10 décembre, le festival Bilili. Formidable outil de promotion des arts graphiques, il est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable pour promouvoir les auteurs, créateurs, éditeurs d’Afrique centrale et d’ailleurs. Grâce à la pérennité du festival et à la confiance accordée des partenaires, Bilili réaffirme sa capacité à attirer de plus en plus de visiteurs. Je salue donc la détermination, l’enthousiasme et l’engagement renouvelés chaque année de la directrice du festival, Joëlle Epée », a déclaré Régis Ségala, directeur délégué de l’IFC.

 « Bilili a sept ans. On ne sait pas combien d’années on continuera à fêter de nouvelles éditions. J’aimerai tellement être comme le festival d’Angoulême où on dépasse quarante ans car c’est tellement gratifiant d’avoir un an de plus. Et je suis encore extrêmement reconnaissante envers toutes les personnes de bonne volonté qui me suivent dans cette envie de laisser autre chose que juste des mots et de belles vidéos ; de laisser une mémoire graphique qui rayonnera à partir du Congo vers le reste du monde », a indiqué, pour sa part , la promotrice Joëlle Epée Mandengue. 

C’est donc dans cet esprit d’introspection et de perspectives que la septième édition s’articulera principalement autour des discussions sur le transmédia. Ce terme désigne un processus ou un mode de création dans lequel les éléments d’une fiction sont dispersés sur diverses plateformes médiatiques, dans le but de créer une expérience de divertissement coordonnée et unifiée. Il s’agira, entre autres, de décortiquer comment est-ce qu’un auteur de bande dessinée (BD) s’émancipe des planches et explore d’autres façons de faire de cette BD.

2- Une vue de l’exposition de bande dessinée « Scènes BD africaine »/Adiac

Ainsi, de la BD qui intègre le langage des signes comme « Henri et Bintou » d’Afiri Studio, à la BD uniquement lisible avec un casque de réalité virtuelle, en passant par la BD muette de Wilfrid Lupano ou encore celle lisible uniquement sur des plateformes dédiées en ligne, la BD se décloisonne, se réinvente et s’adapte aux nouveaux médias pour conquérir sans cesse le grand public. « Il y a plusieurs façons de présenter la bande dessinée, même de travailler pour créer des images. D’où les ateliers en intelligence artificielle où les participants vont apprendre des logiciels qui permettent de générer des images juste en tapant du texte », a détaillée Joëlle Epée Mandengue.

Dans cet élan d’émancipation, Bilili BD accueille cette année les artistes de plusieurs pays : Congo, République démocratique du Congo, Cameroun, Centrafrique, Gabon, Zimbabwe, Martinique, France, Belgique, Espagne, Suisse, etc. Parmi les invités, on compte également de grandes maisons d’édition de BD qui tiennent des tables rondes et exposent leurs œuvres dans le hall de l’IFC où le public peut également découvrir l’exposition « Scènes BD africaine » qui était initiée à l’occasion d’Africa 2020. A côté de cela, la septième édition de ce rendez-vous c’est autant de rencontres professionnelles, conférences, ateliers, ventes-dédicaces, projections de films d’animation, spectacles vivants, concours de BD et de cosplay.

Notons que toutes les activités détaillées de cette septième édition de Bilili BD sont à retrouver sur la page Facebook du festival où la participation et la retransmission se font en ligne, en direct. Outre l’IFC, la salle CanalOlympia et le siège de la délégation de l’Union européenne abritent certaines activités du festival.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

Étiquettes : , , , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :