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L’Afrique réagit aux événements en cours entre Israël et le Hamas

mai 14, 2021

RÉACTIONS. Capitales et institutions africaines se sont émues de la situation qui prévaut actuellement entre l’État hébreu et le Hamas, ainsi que son cortège de morts.

Avec l'Afrique du Sud en tete, de nombreux pays africains ont reagi aux evenements actuellement en cours en Israel et a Gaza.
Avec l’Afrique du Sud en tête, de nombreux pays africains ont réagi aux événements actuellement en cours en Israël et à Gaza. © RODGER BOSCH / AFP

Les nouveaux affrontements entre Israël et les Palestiniens ont suscité indignation et protestations aux quatre coins du monde. En Afrique : l’Union africaine s’est empressée de réagir en demandant dans un communiqué une désescalade. En Afrique du Sud, la solidarité avec la Palestine s’est exprimée avec une vigueur particulière. En effet, aux yeux de nombreux Sud-Africains, la similitude est vivace entre la situation vécue par les Palestiniens et le régime de l’apartheid : une comparaison loin d’être anodine. Certains critiques, notamment l’ONG Human Rights Watch, ont accusé la politique israélienne à l’égard des Palestiniens d’être une forme d’apartheid, en référence à l’ancien système de gouvernement de la minorité blanche en Afrique du Sud. Une comparaison qu’Israël rejette.

En Afrique du Sud, des manifestants consternés

Mardi, le Cap, deuxième ville du pays, a accueilli une manifestation spontanée de plusieurs centaines de personnes, au lendemain de nouveaux affrontements sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Ils ont comparé l’occupation israélienne au régime honni qu’ils ont connu. Les manifestants ont aussi réclamé la « fin de l’occupation illégale de la Palestine ». Muni de drapeaux palestiniens, le cortège, emmené par une fanfare d’écoliers en uniforme bleu, a scandé « Libérez, libérez la Palestine », « À bas, à bas Israël », rapporte l’AFP.

Dans la foule, plusieurs figures politiques. Ainsi du député de l’ANC, par ailleurs petit-fils de l’ancien président Nelson Mandela, Mandla Mandela. Il a appelé à « la fermeture de l’ambassade d’Afrique du Sud à Tel-Aviv ». « Il a été choquant, mes frères et sœurs, d’être témoin de ce qui se passe à Sheikh Jarrah ainsi qu’à Al-Aqsa. Nous ne pouvons plus nous taire », a-t-il dit dans des propos rapportés par la presse nationale.

Si les Sud-Africains se mobilisent, c’est parce que « ça nous rappelle la brutalité de la police, ça nous rappelle le régime de l’apartheid », explique à l’AFP Kashiefa Achmat, 56 ans, militante associative. Quant à Kauthar Adams, étudiante de 21 ans, elle regarde le conflit israélo-palestinien « à la télé depuis toujours ». Les affrontements sur l’esplanade des Mosquées l’ont choquée : « Je me sens personnellement liée à tout ça. » « Des gens meurent, des gens sont déplacés, des gens sont blessés et sont traités injustement. Nous avons subi la même chose ici », a confié Tasneem Saunders, une prof de 31 ans. « Comment ne pas soutenir, comment ne pas avoir de sympathie pour ces gens ? » souffle Magamat Zain, musulman de 44 ans qui porte le drapeau palestinien autour du cou, précisant que les manifestants viennent d’horizons divers.

D’autres rassemblements, organisés par le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), ont eu lieu le même jour, notamment à Sandton, banlieue aisée de Johannesburg. Mercredi, même effervescence dans les rues du Cap. Cette fois, les partis politiques étaient largement représentés : ANC, le Good Party mais aussi le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), ainsi que des organisations dont la fédération syndicale Cosatu, a constaté le journal Daily Maverick. « Nous sommes solidaires du peuple palestinien. Quand on se tait, on est complice. Quand nous sommes absents, nous sommes complices. Nous ne sommes pas prêts à être complices », a déclaré le député du Cap-Occidental et secrétaire général du Good Party, Brett Herron. « Nous appelons à des sanctions sévères et significatives contre le gouvernement israélien », a-t-il insisté. Quelques heures avant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné, au nom du Congrès national africain (ANC) au pouvoir, « les expulsions illégales de Palestiniens de leurs maisons » ainsi que « les attaques brutales contre les manifestants palestiniens » sur le dôme du Rocher.

Malgré des trajectoires opposées en apparence, l’Afrique du Sud et Israël ont à certains moments de l’histoire tissé des liens étroits malgré la présence dans le régime raciste du Parti national sud-africain d’antisémites notoires. À ces nombreuses voix s’est aussi ajoutée celle de la Fondation Desmond Tutu. Dans un communiqué, celle-ci a appelé à mettre fin à des décennies de soutien au régime israélien de l’apartheid. « Le gouvernement israélien doit être obligé de respecter le droit international et de cesser immédiatement les expulsions illégales, l’annexion et l’oppression contre le peuple palestinien », peut-on lire dans le texte.

L’Union africaine « condamne fermement »

La réaction est aussi ferme au sein de l’Union africaine, dont le président de la commission, Moussa Faki Mahamat, a « condamné fermement » dès mardi soir les « bombardements » dans la bande de Gaza. « Le président de la Commission réaffirme que les actions de l’armée israélienne, y compris les évictions illégales, continues et par la force de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-Est sont en flagrante violation du droit international », indique le communiqué. Le chef de l’exécutif de l’organisation continentale « réaffirme le fort soutien de l’UA au peuple palestinien dans sa quête légitime d’un État indépendant et souverain avec Jérusalem-Est comme capitale ». Le diplomate tchadien a également appelé « à des efforts internationaux renouvelés et sincères pour trouver une solution juste et durable au conflit, une solution fondée sur l’existence de deux États, Israël et la Palestine ».

Par Le Point

Pour la liberté d’opinions

mai 14, 2021

Pour ta plume et ta liberté

Tu as été froidement assassiné

Pour ton devoir d’informer

Tu as été une cible à museler

Ô monde des tenants des armes

Quand allez-vous respecter l’âme

De tous ceux qui exercent ce métier

Pour le bonheur de leur communauté

Car depuis l’hémisphère de ma résidence

Où je médite instamment sur cet acte crapuleux

Je condamne l’odieuse oppression contre la presse

Pour rendre les journalistes plus libre et heureux

Bernard NKOUNKOU

Pas de livraison d’AstraZeneca pour les prochaines semaines en Mauricie-Centre-du-Québec

mai 14, 2021

Le CIUSSS-MCQ ne recevra pas de doses d’AstraZeneca au cours des prochaines semaines, a confirmé son pdg adjoint Gilles Hudon, à l’émission Toujours le matin.

La santé publique va privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna en Mauricie-Centre-du-Québec.

© Laurent Rigaux/Radio-Canada La santé publique va privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna en Mauricie-Centre-du-Québec.

J’ai le calendrier de livraison jusqu’à la mi-juin, et il n’y a aucune dose d’AstraZeneca qui est prévue pour l’instant», a-t-il précisé.

Dans un courriel, le CIUSSS-MCQ rappelle que le vaccin d’AstraZeneca ne sera plus offert comme première dose. Pour les personnes ayant reçu une première dose de ce vaccin, le même vaccin demeure recommandé pour la seconde pour le moment. Une personne pourrait préférer recevoir une dose de vaccin ARNm (Pfizer ou Moderna) comme deuxième dose, selon les doses qui seront disponibles», indique Catherine Bergeron, porte-parole au CIUSSS-MCQ.

Libérer les arénas?

Gilles Hudon a aussi affirmé à Toujours le matin que ses équipes travaillent à trouver de nouveaux endroits de vaccination, de sorte que la santé publique pourrait libérer les arénas pour les équipes sportives, qui vont entamer leur saison à la fin de l’été.

Il y a une semaine, des associations de hockey et de patinage artistique de Louiseville s’inquiétaient pour leur saison de l’automne. Elles demandaient à la santé publique de déplacer ses opérations de vaccination dans d’autres lieux.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Pierre-André Cloutier

Canada/COVID-19: Québec rapporte 838 nouveaux cas et une hausse des hospitalisations

mai 14, 2021

MONTRÉAL — Québec rapporte vendredi 838 nouveaux cas de COVID-19 dans la province, de même qu’une hausse des hospitalisations.

© Fournis par La Presse Canadienne

Il s’agit de la troisième hausse d’affilée du nombre des nouveaux cas. Le nombre de cas actifs s’élève à 7653. Les autorités ont identifié 361 820 cas depuis l’apparition de la COVID-19 en sol québécois,

Huit nouveaux décès sont signalés, soit deux survenus dans les 24 dernières heures et six entre le 7 et le 12 mai. On déplore également 11 025 décès depuis le début de la pandémie.

Le nombre d’hospitalisations est passé à 530, une hausse de 10, et 123 personnes se trouvent aux soins intensifs, une augmentation de deux.

Un total de 36 776 prélèvements ont été réalisés le 12 mai.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a mentionné en matinée qu’un nouveau record de vaccination avait été battu jeudi, avec 110 119 doses administrées dans les dernières 24 heures, pour un total de près de 4,13 millions sur près de 4,58 millions de doses reçues.

Selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec, 46,1 % de la population de la province a reçu au moins une dose de vaccin et 2,7 % ont reçu deux doses.

Au Canada

À l’échelle du Canada, 1 315 608 cas de COVID-19 et 24 859 décès ont été rapportés depuis l’apparition du virus au pays.

Voici la distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

— 504 533 cas en Ontario, dont 8431 décès;

— 361 820 cas au Québec, dont 11 025 décès;

— 215 193 cas en Alberta, dont 2132 décès;

— 137 810 cas en Colombie-Britannique, dont 1632 décès;

— 43 926 cas en Saskatchewan, dont 513 décès;

— 43 700 cas au Manitoba, dont 1002 décès;

— 4407 cas en Nouvelle-Écosse, dont 71 décès;

— 2040 cas au Nouveau-Brunswick, dont 41 décès;

— 1173 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont six décès;

— 606 cas au Nunavut, dont quatre décès;

— 188 cas à l’Île-du-Prince-Édouard;

— 115 cas dans les Territoires du Nord-Ouest;

— 84 cas au Yukon, dont deux décès.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars 2020.

Avec La Presse Canadienne

Mali : démission du gouvernement, le Premier ministre Moctar Ouane reconduit

mai 14, 2021

Le Premier ministre Moctar Ouane, le 10 février 2021, lors de la rencontre avec les partis politiques.

Le Premier ministre a présenté sa démission et celle de son gouvernement, ce vendredi 14 mai au président de transition Bah N’Daw. Moctar Ouane a immédiatement été reconduit et chargé de former un nouveau gouvernement faisant plus de place à la classe politique.

La démission du Premier ministre Moctar Ouane et de son gouvernement intervient après une série de rencontres initiée par le président Bah N’Daw en vue de renouer le dialogue politique et social entre les autorités de la transition et les représentants des partis politiques et de la société civile.

Vers un gouvernement « plus inclusif »

Moctar Ouane a cependant été immédiatement reconduit à la primature, et chargé de constituer un gouvernement « plus inclusif » et « faisant plus de place à la classe politique », selon les confidences de l’un des membres du gouvernement sortant à Jeune Afrique.

Selon notre source, cette décision ne serait pas en rapport avec la visite récente de la Cedeao, mais plutôt liée à la rencontre entre Bah N’Daw et les représentants du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le 6 mai dernier.

Le M5 avait alors réclamé, par la voix de Choguel Maïga, président du comité stratégique du mouvement, « la démission du gouvernement » et une « rectification de la transition ». Il avait également rappelé avoir introduit une procédure devant la Cour suprême réclamant la dissolution du gouvernement et celle du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif, réclamant la mise en place d’une instance « plus respectueuse de la loi et plus légitime ».

Avec Jeune Jeune Afrique par Aïssatou et Fatoumata Diallo

Finis le masque et la distanciation sociale pour les Américains entièrement vaccinés

mai 13, 2021

Les responsables fédéraux de la santé publique aux États-Unis ont réservé jeudi une bonne nouvelle pour les personnes vaccinées : les Américains qui ont reçu toutes leurs doses du vaccin contre la COVID-19 n’auront plus besoin de porter un masque ou de respecter la distanciation sociale dans la plupart des environnements intérieurs et extérieurs.

Image symbolique : le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont pour la première fois marché côte à côte, sans masque.

© Evan Vucci/Associated Press Image symbolique : le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont pour la première fois marché côte à côte, sans masque.

Amorçant un virage important, le groupe d’intervention de la Maison-Blanche consacré à la COVID-19 a annoncé ces assouplissements aux restrictions recommandées au cours d’un point de presse.

Le jalon est important pour ce pays qui, en raison de son bilan peu reluisant de l’an dernier, figure toujours au premier rang mondial pour le nombre total de cas recensés et de morts.

Bout de tissu devenu une ligne de fracture politique, le masque est vu depuis l’an dernier comme l’arme de choix pour lutter contre la pandémie.

Malgré les variants, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) vont plus loin qu’au début du mois, alors qu’ils cessaient de préconiser le port du masque à l’extérieur, mais uniquement dans les endroits peu fréquentés.

Plusieurs choses sont survenues dans les deux dernières semaines», a expliqué la directrice des CDC, Rochelle Walensky, mentionnant entre autres la diminution importante des cas, l’extension de la vaccination aux adolescents de 12 à 15 ans, qui a commencé dans la journée, et les résultats d’études.

Sur la base de la trajectoire descendante continue des cas, des données scientifiques sur la performance de nos vaccins et de notre compréhension de la façon dont le virus se propage, ce moment est arrivé pour ceux qui sont entièrement vaccinés», a-t-elle soutenu. Les cas ont chuté d’environ du tiers au cours des deux dernières semaines.

Nous avons tous attendu ce moment où nous pourrons retrouver un certain sens de la normalité», a-t-elle commenté.

La décision s’appuie sur la science, a assuré la directrice des CDC, qui a rejeté tout rôle qu’aurait pu jouer la pression populaire.

Les récentes études ont démontré à la fois l’efficacité des vaccins, entre autres contre les variants, et l’efficacité dans la prévention de la transmissibilité», a-t-elle expliqué. Selon les données scientifiques, le taux d’efficacité des vaccins pour prévenir les symptômes légers et graves, les hospitalisations et les morts est supérieur à 90 %.

L’année dernière nous a montré que ce virus peut être imprévisible. Donc, si les choses s’aggravent, il est toujours possible que nous devions modifier les recommandations», a néanmoins averti la Dre Walensky.

La scientifique a également fait état d’exceptions. Les personnes vaccinées doivent ainsi continuer de se couvrir le visage et de respecter la distanciation sociale dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée.

La même consigne s’applique dans les transports publics, comme l’autobus, le train et l’avion, les aéroports et les gares, ainsi que dans les prisons et les centres pour itinérants.

D’autres pays ayant commencé à alléger leurs restrictions ne sont pas allés aussi loin que les États-Unis. Israël a, par exemple, levé l’obligation du port du masque, mais à l’extérieur seulement.

Les CDC ont opéré un virage radical par rapport à leurs recommandations antérieures sur le port du masque.

© Violeta Stoimenova/Getty Images Les CDC ont opéré un virage radical par rapport à leurs recommandations antérieures sur le port du masque.

Un point tournant

Peu après l’annonce, le président Joe Biden a tenu un point de presse qui n’était pas prévu pour souligner ce changement majeur.

Plus que le contenu de l’allocution, les premiers instants illustraient la teneur de l’annonce des CDC. Pour la première fois, on a pu voir – au 114e jour de leur mandat – Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris, qui l’accompagne toujours lors de ses points de presse, marcher près l’un de l’autre, le visage à découvert, tout sourire.

Le président a souvent été interrogé sur la raison pour laquelle il continue de porter un masque à l’extérieur, puisqu’il est vacciné.

C’est un grand jour pour l’Amérique», s’est réjoui Joe Biden, évoquant une phase décisive de la lutte contre la COVID-19.

Je pense que c’est une étape importante, un grand jour. Cela a été rendu possible grâce au succès extraordinaire que nous avons obtenu en vaccinant autant d’Américains si rapidement», a-t-il affirmé.

Autant le président que les responsables de la santé publique ont cependant insisté sur l’importance pour les personnes qui n’ont pas reçu toutes les doses de leur vaccin de continuer à porter un masque et de garder leurs distances.

Les États-Unis ont autorisé l’utilisation d’urgence de trois vaccins : Pfizer-BioNTech et Moderna, qui comportent deux doses, et Johnson & Johnson, qui n’en compte qu’une seule. Il faut attendre deux semaines après la dernière dose pour qu’une personne soit considérée pleinement vaccinée.

S’il vous plaît, protégez-vous jusqu’à la ligne d’arrivée, car aussi formidable que soit cette annonce aujourd’hui, nous ne voulons pas baisser la garde. Nous savons tous combien ce virus a été difficile à combattre. La chose la plus sécuritaire pour le pays est que chacun se fasse vacciner. Et se faire vacciner est plus facile que jamais», a affirmé le président américain.

Parlant d’un effort de tous les instants», il n’a pas manqué de remercier les chercheurs, les compagnies pharmaceutiques, les médecins, les infirmières, les militaires, les gouverneurs et tous les autres qui ont remué ciel et terre pour administrer des doses dans le plus grand nombre de bras possible».

La Maison-Blanche a par ailleurs rapidement emboîté le pas aux CDC, envoyant aux membres de son personnel, peu après l’annonce, un courriel libérant de l’obligation de porter un masque ceux qui ont reçu tous leurs vaccins.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a toutefois indiqué à CNN qu’elle n’entendait pas changer les règles en vigueur à la Chambre pour le moment. Non. Sont-ils tous vaccinés?», a-t-elle demandé, faisant allusion à une frange réfractaire au vaccin au sein du camp républicain.

Une trentaine de représentants républicains a envoyé une lettre à dirigeante démocrate, la pressant de revenir aux procédures d’avant la pandémie. Les élus réclament le retour des votes en personne et la levée du port obligatoire du masque.

De nombreux républicains ont en outre déploré que les CDC aient tant tardé pour prendre leur décision.

Plusieurs Américains vaccinés se montraient eux aussi frustrés de ne pas bénéficier de davantage de latitude, en dépit du fait qu’ils aient reçu toutes leurs doses.

Un assouplissement assorti d’avertissements

La Dre Rochelle Walensky a assorti les assouplissements annoncés de certains avertissements. (archives)

© Susan Walsh/Reuters La Dre Rochelle Walensky a assorti les assouplissements annoncés de certains avertissements. (archives)

La levée des restrictions s’accompagne toutefois de certaines exceptions et mises en garde.

La Dre Walensky a entre autres recommandé aux personnes dont le système immunitaire est affaibli de consulter leur médecin avant d’abandonner le port du masque.

Les personnes pleinement vaccinées qui développent des symptômes devraient pour leur part le remettre et passer un test de dépistage.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller principal du président sur la COVID-19, a pour sa part appelé les Américains plus prudents à respecter leur rythme.

Il n’y a absolument rien de mal à ce qu’une personne ait un certain niveau d’aversion au risque. Ils ne devraient pas être critiqués», a déclaré le directeur de l’Institut des maladies infectieuses.

Interrogée sur les écoles et les entreprises, la Dre Walensky a indiqué que les CDC publieraient sous peu de nouvelles recommandations pour des contextes spécifiques, comme les camps d’été et les voyages.

Elle a en outre appelé les Américains à s’en remettre aux règles édictées par les autorités locales – États, municipalités et communautés autochtones – et celles mises en œuvre dans les milieux de travail.

Selon le New York Times, les gouverneurs du Massachusetts, de New York, du New Jersey, de la Caroline du Nord et de la Virginie, de même que les maires de la Ville de New York et de Washington – tous démocrates –, ont dit qu’ils évalueraient les nouvelles directives des CDC avant de les adopter.

La moitié des gouverneurs du pays, en majorité des républicains, avaient déjà levé les interdictions à divers degrés.

Un tiers de la population vacciné

Quelque 155 millions d'Américains sont partiellement ou pleinement vaccinés.

© Carlos Barria/Reuters Quelque 155 millions d’Américains sont partiellement ou pleinement vaccinés.

Près de 155 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, mais 119 millions de personnes, soit le tiers de la population américaine, sont pleinement vaccinées, selon le New York Times.

La campagne de vaccination est en outre passée à une autre phase, avec le début de la vaccination, aujourd’hui, des 12 à 15 ans dans quelque 15 000 pharmacies du pays.

En début de semaine, l’Administration des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a étendu la vaccination à cette tranche d’âge, composée de 17 millions de jeunes.

La semaine dernière, le président Biden a défini une nouvelle cible de vaccination pour la date symbolique du 4 juillet, fête de l’Indépendance américaine. L’objectif que vise son administration est d’avoir administré d’ici là au moins une dose à 70 % des adultes américains.

La campagne de vaccination connaît cependant une stagnation.

Selon les données du New York Times, les prestataires de vaccin administrent présentement une moyenne de 2,2 millions de doses par jour. Il s’agit d’une diminution de 36 % par rapport au sommet de 3,4 millions enregistré il y a un mois.

L’administration Biden a donc adapté sa stratégie, misant dorénavant moins sur les centres de vaccination de masse et davantage sur les structures locales. Elle a également conclu une entente avec les deux leaders américains de la réservation de voitures avec chauffeur, Uber et Lyft, pour qu’ils fournissent gratuitement le transport à chaque personne se rendant à un centre de vaccination.

Pour pallier cet essoufflement de la vaccination, certains États rivalisent de leur côté de créativité en offrant des cadeaux. Le New Jersey offre par exemple une bière aux citoyens vaccinés et le gouvernement du Maryland s’est engagé à verser 100 $ à chaque fonctionnaire qui reçoit ses doses.

L’Ohio a même lancé une loterie d’un million de dollars destinée aux personnes qui auront reçu leur vaccin.

Selon un sondage Axios-Ipsos réalisé il y a quelques semaines, un Américain sur cinq n’a pas l’intention de se faire vacciner, une proportion restée constante au cours des derniers mois. La proportion d’Américains récalcitrants montait cependant à plus d’un sur quatre dans un sondage Quinnipiac.

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf 

Coronavirus : l’Algérie accuse Pfizer de chantage

mai 13, 2021
Abderrahmane Benbouzid, le ministre de la Santé algérien, s’explique sur l’absence du vaccin Pfizer dans son pays.

Alors que le pays connaît un léger rebond des contaminations au Covid-19 depuis quelques jours, le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid a déclaré que le géant pharmaceutique aurait imposé des conditions préalables à la fourniture de vaccins « inacceptables » pour l’Algérie.

Interrogé, jeudi 13 mai 2021, sur la campagne de vaccination qui tourne au ralenti en Algérie, le professeur Abderrahmane Benbouzid révèle que Pfizer a posé des conditions pour la livraison des doses de vaccin : « En novembre [2020], nous avons convenu [un accord] avec Pfizer, mais il nous a mis dans une situation que nous ne pouvions pas accepter dans la mesure où il nous a demandé d’acheter un certain nombre de vaccins, de payer en avance et d’exonérer totalement Pfizer de toutes poursuites dans le cas où le vaccin aurait des travers. Nous ne l’avons pas accepté, nous ne l’acceptons toujours pas. »

C’est la première fois qu’un responsable algérien donne des précisions sur l’absence en Algérie de ce vaccin produit par ce laboratoire américain. Contacté par Jeune Afrique, Pfizer France indique qu’elle n’est pas concernée par les propos du ministre algérien.

Sinopharm et Sputnik V

Le ministre de la Santé défend la démarche des autorités dans l’acquisition des vaccins. « Nous avons, dès début août [2020], engagé les prospections en invitant les ambassadeurs d’Angleterre, de Russie, de Chine, ainsi que tous les laboratoires, en signant des mémorandums, ajoute Benbouzid. Pour le reste, nous avons commencé le 20 décembre. M. le président de la République nous a demandé de ramener le vaccin pour janvier. « Nous avons engagé très intensément des discussions avec la Chine pour Sinopharm, avec AstraZeneca, Gamaleya ou le fonds d’investissement direct russe qui fait le vaccin Sputnik V. » L’Algérie a finalement opté pour les fabricants chinois et russes.

Par ailleurs, le pays a reçu un don de 200 000 doses des Chinois (Sinopharm) ainsi que son quota de plus de 300 000 vaccins dans le cadre du système Covax (AstraZeneca).

Par Jeune Afrique

Congo: L’église évangélique est en deuil

mai 13, 2021

Décès ce jeudi après-midi du Pasteur Jacques MIEKOUTIMA, de Covid-19, au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHU-B).

Pour des raisons de sécurité sanitaire, l’enterrement serait prévu demain.

Avec Brazzanews

Diaspora: Décès du président de la communauté congolaise au Ghana

mai 13, 2021

La communauté Congolaise à Accra a le profond regret de vous annoncer le décès inopiné de Monsieur Freddy NGAMBA KAYA, ancien Président de la Communauté Congolaise au Ghana.


Décès survenu le 12 Mai 2021 à Accra.

Avec Brazzanews

Grande-Bretagne: Boris Johnson obtient l’annulation d’une dette réclamée par la justice

mai 13, 2021

Le premier ministre britannique Boris Johnson a obtenu l’annulation d’une dette de 535 livres sterling (624 euros) que lui réclamait la justice britannique, qui faisait mauvais effet au moment où le dirigeant est en cause dans une série de scandales sur son intégrité.

Le bimensuel satirique d’informations Private Eye avait révélé l’existence de ce jugement datant du 26 octobre 2020, trouvé dans une base de données en ligne des tribunaux civils anglais et gallois.

Consultée par l’AFP, la décision de justice ne donnait pas de détails sur la nature de la dette, ni le créancier. Elle désigne en revanche clairement comme débiteur Boris Johnson, inscrit sous la célèbre adresse du 10 Downing Street, résidence des Premiers ministres britanniques depuis 1735.

Downing Street avait indiqué avoir déposé un recours pour annuler cette dette «totalement sans fondement» et le jugement a été retiré dans la journée de jeudi, a indiqué une source judiciaire à l’agence de presse britannique PA.

Selon le quotidien Daily Mail, Boris Johnson devait cette somme à une conspirationniste procédurière qui accuse le chef du gouvernement de «diffamations répétées». Elle lance régulièrement des procédures contre diverses institutions et envoie des copies de ses plaintes à la reine, à la BBC et au Parlement, selon le journal.

Il précise que le jugement en question avait été rendu par défaut car la procédure était restée sans réponse de la part de Boris Johnson. Elle avait été initiée auprès d’un tribunal local, alors que les procédures de diffamation sont normalement traitées par les magistrats de la Haute Cour de Londres.

Par Le Figaro avec AFP