Archive for the ‘Art’ Category

Naomi Campbell et Monica Bellucci en mannequins stars de Dolce & Gabbana

juin 16, 2018

La mannequin Naomi Campbell défile pour la maison italienne Dolce&Gabbana à Milan, le 16 juin 2018 / © AFP / MIGUEL MEDINA

L’actrice Monica Bellucci et la mannequin Naomi Campbell, star des années 80, ont créé la sensation en défilant samedi pour la maison italienne Dolce&Gabbana, qui a offert un show autour des « contraires qui s’attirent », au deuxième jour de la Fashion week de Milan.

Un décor baroque doré, de grands chandeliers, des miroirs ovales, des anges… le duo de stylistes siciliens Domenico Dolce et Stefano Gabbana avaient créé, comme à leur habitude, un décor tout en excentricité pour ce défilé conçu comme un voyage autour de l’ADN « revisité » de leur marque.

Le défilé, mixte, se voulait le reflet de la diversité de la société. Couple hétérosexuel, d’hommes, de femmes, « cougar » avec jeune homme ou quinquagénaire avec jeune femme, sans oublier la famille avec enfant.

La maison, dont les millenials (ces jeunes nés entre 1980 et 2000) sont la cible de choix, a de nouveau fait défiler quelques uns des plus célèbres d’entre eux, comme l’acteur Cameron Dallas, connu grâce à ses vidéos postées sur Vine, le chanteur chinois Karry Wang, ou encore Kailand Wander, le fils du chanteur Stevie Wonder.

Monica Bellucci défile pour Dolce&Gabbana à MIlan le 16 juin 2018 / © AFP / MIGUEL MEDINA

Mais la première surprise est venue avec l’apparition, pour ouvrir le défilé, de Monica Bellucci, dont le dernier défilé remontait à 1992, déjà pour le duo sicilien. Cheveux en un carré long lissé, l’actrice portait un costume noir, sur des talons vertigineux.

Le public a eu droit à deux autres surprises, avec l’arrivée des mannequins Marpessa et Naomi Campbell, toutes deux vêtues de costumes masculins, casquette gavroche pour l’une et chapeau pour l’autre.

Le reste du défilé était beaucoup moins sobre, conformément à l’ADN de la marque: vestes incrustées de pierres précieuses, redingotes noires ou rouges à paillettes, ensemble noir recouvert de pâtes géantes ou tenues à l’inspiration gothique tagué « Devotion », sans oublier un groupe de mamies en goguette vêtues dans un style « rappeur ».

Naomi Campbell (2EG) et Monica Bellucci (c) lors d’un défilé de Dolce&Gabbana à Milan, le 16 juin 2018 / © AFP / MIGUEL MEDINA

– Sensualité chez Versace –

L’autre poids lourd de cette journée était la marque italienne Versace, qui a proposé elle aussi un défilé mixte (co-ed), une tendance de plus en plus prégnante au sein du monde de la mode, avec comme mannequin vedette Bella Hadid.

Chez Versace, hommes et femmes peuvent s’habiller assortis, en motif serpent rouge ou gris, imprimés fleuris, motifs baroques colorés sur fond noir ou pour les plus aventureux en fluo vert ou rose.

Un modèle au défilé Versace à Milan, le 16 juin 2018 / © AFP / MIGUEL MEDINA

Les hommes portent leur costume ou short sur des baskets ou des claquettes revisitées.

Donatella Versace, la directrice créative de la marque, a expliqué avoir conçu sa collection masculine en pensant à trois types d’hommes, la star en « street style », le fashionista et le haut dirigeant, des « hommes qui s’affranchissent des règles » et « font leurs propres choix vestimentaires ».

« L’homme Versace n’est pas ordinaire, il est regardé, on parle de lui », affirme-t-elle. Et la nouvelle collection joue avec ce côté sensuel.

Un modèle au défilé Versace à Milan, le 16 juin 2018 / © AFP / MIGUEL MEDINA

La maison Marni a de son côté remporté la palme de l’originalité du lieu, en organisant son défilé dans un parking souterrain.

Assis sur de gros ballons d’exercice, journalistes, blogueurs et fashionistas ont pu découvrir une collection très inspirée par le sport, du cricket au baseball, avec des pantalons ou bermudas longs souples, des superpositions de tissus. La collection de Francesco Risso faisait aussi la part belle aux imprimés des artistes Betsay Podlach et Florian Hetz.

Dimanche défileront notamment le numéro un du luxe italien Prada, Dsquared2, des jumeaux canadiens Dean et Dann Catten, ou encore la marque montante Isabel Benenato, qui avait séduit en janvier les fashionistas avec son minimalisme sophistiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 19h42)

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Au Nigeria, la ruée vers le Nollywood en ligne

juin 16, 2018

Les monteurs vidéo David Adeoti (gauche) et Jolaosho Oladimeji (droite) dans les locaux de Iroko tv, pionnier de la distribution de contenus en ligne, à Lagos, le 27 mars 2014 / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

La blogueuse glamour Linda Ikeji, la cinéaste Chioma Ude, le startupper Jason Njoku… Ces Nigérians n’ont a priori pas grand chose en commun, si ce n’est la même ambition: devenir le futur Netflix africain en popularisant l’accès aux films de Nollywood en ligne.

Avec près de quatre milliards de dollars de revenus et près de 2.000 films produits chaque année, l’industrie cinématographique nigériane a explosé pour devenir la deuxième au monde après Bollywood et devant Hollywood.

Start-ups locales et stars de Nollywood ont compris l’intérêt de distribuer autrement ces films très populaires sur le continent africain, où les cinémas restent rares. Jusqu’ici, la création nollywoodienne se vend surtout à la sauvette, sur des DVD piratés pour un ou deux dollars, dans les embouteillages des grandes villes.

Face à un marché plein de promesse, les plateformes de vidéo à la demande fleurissent et à Lagos, capitale de la production cinématographique, la concurrence s’annonce déjà féroce.

Linda Ikeji, icone des réseaux sociaux, a lancé ce week-end en grandes pompes LITV (Linda Ikeji Tv), qui propose, pour 1.000 nairas (2,3 euros) par mois, des dizaines de films, séries et shows inspirés d’émissions américaines à la sauce Nollywood.

« Nous espérons être à l’Afrique ce que Netflix est au monde », explique l’ambitieuse blogueuse sur sa page Instagram, qui frôle les deux millions d’abonnés.

Elle promet du glamour, de la provocation et de la comédie, notamment avec des émissions de téléréalité comme « Femmes de footballeurs » ou encore « Highway Girls of Eko », une série sur la « vraie vie des prostituées de Lagos ».

– Forte progression d’utilisateurs –

La femme d’affaire de 37 ans, qui a fait fortune grâce aux revenus publicitaires de son site, où elle commente l’actualité et la vie privée des « people », affirme avoir investi « un demi-milliard de nairas » (1,2 million d’euros) sur fonds propres. Si elle achète une partie des vidéos, elle s’est également lancé la création de contenu original avec ses propres studios à Lagos.

D’ici décembre, la société nigériane Envivo, associée au géant américain des télécoms Cisco, devrait à son tour se lancer avec un projet à plus de 20 millions de dollars, a confié à l’AFP la cinéaste Chioma Ude, directrice du marketing chez Envivo.

« Cisco veut marquer son empreinte en Afrique, et en tant que partenaire technique, ils fourniront le réseau et la technologie nécessaire pour offrir le meilleur service possible », explique la fondatrice du Festival international du film africain (AFRIFF)de Lagos.

Reste à trouver un modèle économique viable pour les promoteurs du Nollywood en ligne, alors que la faible couverture de l’Internet haut débit reste un frein important.

Seuls 34% des Africains ont aujourd’hui accès à Internet, contre plus de 50% dans le reste du monde, bien que l’Afrique soit la région qui a affiché la plus forte progression d’utilisateurs d’Internet l’an dernier, notamment grâce aux téléphones portables (rapport Global Digital 2018).

The co-founder and CEO of Iroko television Jason Njoku, cofondateur et PDF d’IrokoTv, pionnier de la distribution en ligne, à Lagos, le 27 mars 2014 / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

Mais selon Serge

Noukoué, organisateur de la Nollywood Week à Paris, « aujourd’hui, le consommateur (africain) paye au cas par cas pour voir un film, et le moins possible ».

« Même IROKOtv, pionnier sur le continent, ne fait pas véritablement de profits (…). Ils ont eu beaucoup de succès dans les levées de fonds mais ce que rapportent réellement les abonnés est moins probant », assure-t-il.

– « Pari sur l’avenir » –

Fondé par le trentenaire nigérian Jason Njoku en 2010, Iroko a réussi à attirer au départ près de 23 millions d’euros de capital-risque étranger et s’est remplumé il y a deux ans à hauteur de 19 millions de dollars, en s’associant notamment au groupe français Canal+.

Mais il a fait l' »erreur » de miser au départ sur le streaming: « ça ne pouvait tout simplement pas marcher. Les coûts des données étaient prohibitifs tout comme l’accès au haut-débit dans de vastes zones du continent », explique Jason Njoku à l’AFP.

En 2016, la start-up a alors « complètement repensé » son offre, en créant une application moins gourmande en données, et qui permet de télécharger gratuitement des fichiers vidéos sur portable, sans passer par les opérateurs téléphoniques.

Iroko a également sous-titré ses films en français, en swahili et en zoulou, pour les rendre plus accessibles dans les autres pays africains et s’est lancé dans la production de films et d’émissions originaux.

D’autres concurrents aux offres très accessibles ont émergé ces dernières années, avec par exemple le Kenyan BuniTV (5 dollars par mois) ou depuis 2014 le Sud-africain Africa Magic Go (8 dollars par mois).

« Si les plateformes en ligne ne rapportent pas encore d’argent, elles sont un pari sur l’avenir, pour quand les connexions seront meilleures », estime Serge Noukoué. « Beaucoup de projets ont vu le jour, mais il n’y aura pas de place pour tout le monde sur le marché à terme. La concurrence va être terrible »

Les géants du secteur comme l’Américain Netflix, qui s’est lancé dans les 54 pays africains début 2016, pourraient sérieusement faire de l’ombre aux pionniers africains de la vidéo à la demande dans les prochaines années.

« Netflix n’a pas encore pas de véritable stratégie en Afrique, mais s’il se met à produire du contenu africain original, cela va bouleverser la donne », souligne M. Noukoué. « Il a des moyens considérables que les autres n’ont pas ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 10h43)

Royaume-Uni: l’école d’art de Glasgow, bâtiment emblématique, ravagée par un incendie

juin 16, 2018

Des pompiers au travail pour éteindre l’incendie de la prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / Andy Buchanan

La prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, installée dans un bâtiment historique qui est un chef d’oeuvre de l’architecte Charles Rennie Mackintosh, a été ravagée par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi, quatre ans après avoir été déjà victime d’un incendie.

Le feu n’a fait aucun blessé et a mobilisé plus de 120 hommes, ont indiqué les pompiers, alertés vers 23H20 vendredi (22h20 GMT) et qui venaient samedi matin à bout de l’incendie.

« Le feu s’est répandu très rapidement » et « le bâtiment principal est gravement endommagé », a commenté sur place le chef adjoint des pompiers, Peter Heath. Ses équipes ont dû fournir un « énorme effort dans des conditions extrêmement difficiles », a-t-il souligné. L’école se trouve dans le centre de Glasgow qui était très fréquenté vendredi soir. Des riverains ont dû être évacués.

Le bâtiment touché a été conçu il y a plus d’un siècle par l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh (1868-1928), l’un des principaux représentants de l’Art Nouveau, célèbre pour son goût pour les bâtiments aux lignes épurées et les meubles à angles droits. Surnommé le « Mack », c’est l’un des bâtiments les plus connus de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a confié sur Twitter avoir le « coeur brisé ». « C’est une triste matinée pour Glasgow », a-t-elle ajouté un peu plus tard, se disant toutefois « soulagée » qu’il n’y ait pas eu de victimes et « pleine d’admiration » pour les pompiers.

« Mais il est difficile de trouver des mots pour transmettre le sentiment de dévastation totale ressenti ici et partout dans le monde pour l’emblématique bâtiment Mackintosh @GSofA », a-t-elle poursuivi.

Des pompiers travaillent à éteindre l’incendie de l’école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / ANDY BUCHANAN

– Sentiment de perte –

« Nous avons un très fort attachement émotionnel » à ce bâtiment, a déclaré le chef adjoint des pompiers, évoquant « un sentiment de perte », chez les pompiers, mais aussi chez les habitants de Glasgow.

L’école avait déjà été endommagée par les flammes il y a 4 ans. A l’époque, le président de la Société royale des architectes britanniques (RIAS), Iain Connelly, avait qualifié le bâtiment de « trésor international qui reflète le génie d’un de nos plus grands architectes ». Sa valeur « va bien au-delà de Glasgow ou même de l’Écosse », avait-il souligné, « c’est une oeuvre de patrimoine architectural de renommée mondiale et son influence sur l’architecture du 20ème siècle est incommensurable ».

Le « Mack » était en cours de rénovation depuis le dernier incendie survenu en 2014, un projet qui aurait coûté entre 20 et 35 millions de livres (entre 23 et 40 millions d’euros). Le bâtiment est le « plus important architecturalement à Glasgow », « nous ne pouvons pas le perdre », s’est désolé sur Twitter un député local, Paul Sweeney, « dévasté » par la nouvelle de l’incendie.

« Le mieux que nous puissions espérer est un maintien de la structure de la façade et une reconstruction complète de l’intérieur », a-t-il ajouté, constatant l’étendue des dégâts.

GB : incendie à la Glasgow School of Arts / © AFP / -, Mark McLaughlin

L’incendie de 2014, provoqué par un projecteur, avait détruit la bibliothèque du bâtiment, reconnue comme l’un des plus beaux exemples d’Art Nouveau au monde.

Cette fois-ci, l’incendie a été encore plus dévastateur et s’est étendu à des bâtiments voisins, dont une boîte de nuit.

La Glasgow school of arts, une des plus anciennes institutions britanniques dédiées à l’art et au design, a été fondée en 1845 et a formé des artistes contemporains majeurs. Trois de ses anciens élèves ont récemment remporté le prix Turner: Simon Starling en 2005, Richard Wright en 2009 et Martin Boyce en 2011.

Son bâtiment emblématique a été construit entre 1897 et 1909.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 11h48)

Pologne: un festival d’art poursuit en justice le ministère de la Culture

juin 7, 2018

Varsovie – Le Festival Malta a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le gouvernement conservateur polonais pour le non versement d’une dotation, une sanction, selon les plaignants, motivée par la désignation à sa tête du metteur en scène croate controversé Oliver Frljic.

Il s’agit d’une somme de 300.000 zlotys (71.500 euros), soit quelques pour cent d’un budget de près de 100.000 euros que le ministère était tenu de verser pour la 27e édition de ce festival d’art contemporain organisé à Poznan, dans l’ouest de la Pologne, aux termes d’un accord sur trois ans passé en 2016.

Le festival, qui chaque année attire quelque 85.000 personnes, a alors fait appel aux dons pour combler ce manque. L’appel, baptisé Zostan Ministrem Kultury (Deviens ministre de la Culture en polonais), a été largement suivi par des personnes privées et des entreprises.

« Le festival Malta en soi n’était pas sur une liste noire du ministère de la culture. C’est Olivier Frljic qui y était après sa mise en scène provocatrice d’une pièce à Varsovie », a déclaré à l’AFP son directeur Michal Merczynski.

« Le ministère est en droit d’attribuer des aides financières selon ses propres critères mais ce qui nous a été attribué doit être payé. Nous ne pouvons pas accepter ce genre de mauvais précédent », a-t-il ajouté.

Frljic a fait scandale en Pologne avec son spectacle anticlérical « La Malédiction » dans lequel la statue du défunt pape Jean Paul II est pendue et affublée de la pancarte « défenseur des pédophiles ».

La mise en scène a suscité des protestations et des manifestations de représentants de l’extrême droite catholique en Pologne où ce pape polonais, canonisé en 2014, est vénéré par les catholiques.

Le ministre de la Culture Piotr Glinski a justifié son retrait de fonds au festival en argumentant qu’Oliver Frljic « provoquait des conflits profonds et des vagues de protestations » et qu’il « éloignait du théâtre une grande partie de la société ».

Des artistes, dont le compositeur Krzysztof Penderecki, les réalisatrices Agnieszka Holland et Malgorzata Szumowska, ou le groupe slovène Laibach ont mis aux enchères leurs oeuvres ou différents objets précieux, dans le cadre de la collecte de financements participatifs.

Créé en 1991, le Malta Festival s’est imposé comme l’un des événements phares de la scène culturelle en Pologne. D’abord consacré au théâtre d’avant garde, ce festival international réunit aujourd’hui des artistes du monde entier autour des différents arts de la scène.

Dans le domaine de la culture, depuis leur arrivée au pouvoir en 2015, les conservateurs accordent une place particulière aux sujets historiques liés à la Seconde guerre mondiale, mettant en exergue l’héroïsme des Polonais dans leur lutte contre les nazis et les communistes, privilégiant des artistes à perception conservatrice et catholique du monde.

Le réalisateur polonais Pawel Pawlikowski, Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes pour « Cold War », a évoqué l’existence de « listes noires » informelles d’artistes et d’oeuvres depuis l’arrivée au pouvoir du parti conservateur Droit et Justice, sur lesquelles figure son film « Ida », couronné par un Oscar en 2015

Reproche que le ministre Glinski a fermement rejeté en assurant qu' »il régnait en Pologne la plus complète liberté de création ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 juin 2018 15h32)                                                        

Congo-Diaspora: voitures brûlées et cassées avant le concert de Roga Roga à Paris

mai 26, 2018

 

Premier compromis au sein des 28 pour une réforme du droit d’auteur

mai 25, 2018

Bruxelles – Les 28 de l’UE sont parvenus vendredi, malgré l’opposition de l’Allemagne, à un premier compromis en vue de réformer le droit d’auteur, afin que les plateformes rémunèrent mieux les éditeurs de presse et artistes pour leurs productions en ligne.

« Cela a duré longtemps, mais le processus d’adoption de la proposition de directive +droit d’auteur+ vient d’être franchi. La présidence bulgare (de l’UE) a désormais le mandat pour démarrer des négociations avec le Parlement européen », a tweeté une porte-parole de la représentation permanente bulgare auprès de l’UE, Elitsa Zlateva.

Réunis vendredi à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 pays de l’Union ont réussi à s’entendre à la majorité qualifiée sur un texte de compromis présenté par la Bulgarie, qui assure la présidence tournante semestrielle de l’Union.

La Bulgarie a désormais la tâche ardue d’entamer des négociations avec le Parlement européen — autre co-législateur au sein des institutions de l’UE — sur la proposition présentée le 14 septembre 2016 par la Commission européenne, et dont l’objectif principal est la modernisation du droit d’auteur rendue nécessaire par la révolution numérique.

Le Parlement européen n’a cependant toujours pas arrêté sa position en la matière. Il devrait le faire au plus tôt en juin.

Sur les deux points qui achoppaient particulièrement, les représentants des 28 ont dégagé un compromis: tout d’abord, la mise en place d’un nouveau « droit voisin » pour les éditeurs de presse.

Proposé par l’exécutif européen, ce droit voisin devrait permettre aux journaux, magazines, mais aussi aux agences de presse comme l’AFP — qui s’estiment pillés de leurs contenus par les agrégateurs d’information comme Google News — de se faire rémunérer.

L’arrivée d’internet a en effet mis à mal le modèle économique traditionnel de la presse, les éditeurs voyant s’effondrer leurs ventes papier et leurs recettes publicitaires.

Seconde pomme de discorde sur laquelle les 28 ont accordé leur violon: la proposition de la Commission d’obliger les plateformes de partage de vidéos, comme YouTube ou Dailymotion, à déployer des technologies permettant de détecter automatiquement des chansons ou des oeuvres audiovisuelles identifiées par les titulaires de droits et devant être soit autorisées, soit supprimées.

L’objectif étant de renforcer la capacité des titulaires de droits à négocier et à être rémunérés pour l’exploitation en ligne de leurs contenus.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 13h28)                                                        

Congo-Diaspora: le pouvoir de Brazzaville achète 750 billets du concert de Roga Roga

mai 24, 2018

La tenue du concert de Roga Roga à Paris est un défi particulier pour le pouvoir de Brazzaville, qui compte marquer un point au détriment de ses opposants de la place de Paris. Willy Etoka, JDO, Claudia Sassou ont acheté plus de 750 billets, qu’ils offrent aux ressortissants de la RCA, et à d’autres africains.

Si Roga Roga réussi à jouer au palais de congrès de Montreuil, le pouvoir de Brazzaville se lancera dans une compagne de communication le lendemain, contre les combattants et les opposants de Paris. » Peu importe que Roga joue devant même 10 personnes, pour nous, le plus important est qu’il joue » a confié un proche de l’artiste, manifestant par là que ce concert relève bien d’un enjeu politique. C’est dans cette optique que Willy Etoka et autres membres du pouvoir ont acheté plus de 750 tickets d’entrée qu’ils sont entrain d’offrir aux centrafricains, ivoiriens, camerounais, afin de montrer à la face du monde que la salle aura fait le plein.

Mais par ailleurs, la détermination des combattants de Paris à faire annuler le concert, a poussé Jean Dominique Okemba à se payer les services de Rostel Bakwa à coup de millions, pour sécuriser le dit événement. L’organisation de ce concert a été financée intégralement par les membres du pouvoir de Brazzaville, dans le seul but de faire taire les ardeurs des combattants de Paris, qui à leurs yeux en font trop. Rendez- vous le 26 mai au palais de congrès de Montreuil

Sacer-infos.com par Stany Franck

La Chine a désormais son Hollywood

avril 28, 2018

La « cité du cinéma » construite par le conglomérat chinois Wanda à Qingdao dans l’est de la Chine, le 28 avril 2018 / © AFP / WANG ZHAO

La Chine a son Hollywood: une « Cité du cinéma » grande comme 500 terrains de football a été inaugurée samedi, avec l’ambition d’attirer les tournages sur ce site présenté comme « le plus grand investissement de l’histoire mondiale » du secteur.

Cinquante milliards de yuans (6,5 milliards d’euros) ont été dépensés pour construire ce complexe de 376 hectares situé dans la ville balnéaire de Qingdao (est), selon le conglomérat privé chinois Wanda, initiateur du projet.

Trente studios –dont « le plus grand du monde », mesurant 10.000 mètres carrés– ont déjà été construits. Dix autres suivront dans les prochaines années, promet le groupe spécialisé dans l’immobilier, le cinéma et le sport.

Outre des lieux de tournage et de post-production, cette pharaonique « Cité orientale du cinéma » comprend aussi une salle de spectacle, une école, un hôpital, des hôtels de luxe ou encore un yacht club — inspiré par celui de Monaco.

Le grand public est également visé, avec un centre commercial géant de 360.000 mètres carrés. Il comprend des boutiques, des cafés, des restaurants, une patinoire, un parc d’attraction, un parc aquatique et « le plus grand cinéma d’Asie ».

« C’est le plus grand investissement de l’histoire mondiale dans le secteur du cinéma et de la télévision », assure Wanda.

Le groupe, dirigé par l’homme d’affaires Wang Jianlin (4e fortune de Chine selon Bloomberg) n’est pas un novice en cinéma. Il produit des films, a acquis la chaîne américaine de salles obscures AMC en 2012 et a racheté le studio hollywoodien Legendary (Jurassic World, Interstellar, Godzilla) en 2016.

– Sans DiCaprio –

« Ce site va aider le cinéma chinois dans son développement, et promouvoir sa marche vers l’international », s’est enthousiasmé samedi M. Wang. Seul un petit nombre d’oeuvres chinoises parviennent pour l’instant à séduire un public étranger.

Outre quelques films chinois, deux blockbusters sino-américains ont déjà été tournés dans cette Cité du cinéma de Qingdao: « La Grande Muraille » (2016, avec Matt Damon) et « Pacific Rim Uprising » (2018).

Le chantier avait débuté en grande pompe en 2013 lors d’une cérémonie fastueuse en présence de Nicole Kidman, Leonardo DiCaprio et John Travolta.

Mais aucune star étrangère n’était présente samedi lors de la cérémonie d’ouverture, volontairement minimaliste. Un signe que Wanda affiche désormais une certaine prudence.

« A l’origine, ces studios voulaient attirer les grosses productions hollywoodiennes. Mais les Américains ont depuis compris qu’il est compliqué de tourner en Chine: difficultés de communication, méthodes de travail différentes et longueur du processus pour obtenir les autorisations de filmer », note Natacha Devillers, productrice française basée en Chine depuis une dizaine d’années.

« Depuis l’échec relatif de +La Grande Muraille+, le nombre de coproductions prévues ici a considérablement diminué », déclare-t-elle. Ce blockbuster du réalisateur chinois Zhang Yimou s’était avéré rentable, mais avait subi un sévère accueil critique de la part des spectateurs.

– ‘Quelques déboires’ –

Le groupe Wanda entend malgré tout faire de cette Cité du cinéma « la base de production la plus attractive du monde », devant Hollywood.

« L’ouverture de ce site est incontestablement positive pour le secteur. C’est une option supplémentaire pour les tournages », souligne Wang Luna, PDG de la société de production chinoise Juben Pictures. Elle fera tourner ici en 2019 « Le Dernier Loup 2 », la suite d’un film d’aventure franco-chinois réalisé par Jean-Jacques Annaud.

« Après, l’industrie chinoise du cinéma est si énorme que (ces nouvelles infrastructures) n’auront pas un impact énorme. Sans compter que Wanda connaît actuellement quelques déboires », note Mme Wang.

Le groupe est très endetté après une frénésie d’achats à l’étranger. Depuis 2017, il a été contraint par les autorités de céder de nombreux hôtels ou encore la part de 20% qu’il détenait dans le club de football espagnol Atletico Madrid.

Quant aux studios inaugurés samedi, il les a vendus… à un rival du secteur immobilier, se contentant désormais d’en assurer la gestion.

« La Chine voit toujours plus gros, plus grand que tout le monde », souligne la productrice Natacha Devillers. « Le défi sera maintenant d’attirer suffisamment de films par an pour pouvoir faire tourner l’opération ».

Romandie.com avec (©AFP / 28 avril 2018 11h09)                  

Natalie Portman n’ira pas recevoir un prix en Israël à cause d’évènement « pénibles »

avril 20, 2018

Jérusalem – L’actrice Natalie Portman a annulé une visite en Israël où elle devait recevoir un prix doté de deux millions de dollars (1,6 million d’euros) en juin, en raison d’événements récents « extrêmement pénibles » pour elle liés à ce pays, a annoncé l’organisation décernant cette récompense.

La Genesis Prize Foundation, qui dit avoir été informée par un représentant de l’actrice américano-israélienne de 36 ans née à Jérusalem, n’a pas précisé pas les évènements invoqués.

Mais elle a indiqué sur son site internet ne pas avoir « d’autre choix que d’annuler la cérémonie initialement programmée le 28 juin » pour remettre à l’actrice ce qui est parfois appelé le « prix Nobel juif », récompensant le travail et le dévouement d’une personnalité envers la communauté et les valeurs juives.

Israël fait face actuellement à un mouvement de protestation massif de la part de Palestiniens dans la bande de Gaza. Trente-six Palestiniens ont été tués et des centaines blessés par des tirs israéliens depuis le début, le 30 mars, de ce mouvement appelé « la marche du retour ».

Les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent un usage excessif de la force de la part d’Israël. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et l’Union européenne ont réclamé une enquête indépendante.

La Genesis Prize Foundation explique avoir été avisée que « de récents évènements survenus en Israël sont extrêmement pénibles pour (Natalie Portman) » et qu' »elle ne se sent pas à l’aise à l’idée de participer à un quelconque évènement public » dans ce pays. « Elle ne peut pas prendre part la conscience libre à cette cérémonie », ajoute la fondation, citant le représentant de l’artiste.

La fondation considère Mme Portman comme un « être merveilleux » et « respecte son droit d’être publiquement en désaccord avec les politiques du gouvernement » israélien.

Mais l’organisation dit craindre que cette décision « ne politise sa démarche philanthropique » et décide donc d’annuler la cérémonie, sans préciser si l’actrice touchera quand même la dotation, qu’elle avait prévue de reverser à des programmes oeuvrant pour les droits des femmes.

La ministre israélienne de la Culture a accusé Natalie Portman d’avoir adopté l’idéologie du BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), mouvement prônant des sanctions contre Israël pour l’isoler économiquement dans le but notamment de mettre fin à l’occupation des Territoires palestiniens.

« Je suis attristée de voir que Natalie Portman est tombée comme un fruit mûr dans les mains des partisans du BDS », a déclaré Miri Regev dans un communiqué distribué aux journalistes israéliens.

Natalie Portman, mariée au chorégraphe français Benjamin Millepied, ancien directeur de l’Opéra de Paris, a toujours revendiqué avec fierté sa double nationalité, américaine et israélienne.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2018 13h54)                                            

Congo: l’achat forcé de l’effigie de Sassou, une manne pour le protocole présidentiel

avril 4, 2018

 

 

Plus de 60 millions de francs Cfa est le montant que le protocole présidentiel gagne rien que dans le périmètre du marché de Poto Poto avec l’effigie du chef de l’Etat vendu obligatoirement entre 30 et 40 milles francs aux commerçants.

L’effigie du chef de l’État est depuis un moment l’objet d’un juteux business dont quelques membres du protocole présidentiel et de la marie de Brazzaville en tirent bénéfice en toute impunité. Les commerçants étrangers victimes de cette arnaque sont désemparés, et impuissants

Forcer l’amour produit toujours un effet contre productif, bien qu’au Congo tous les moyens valent pour rallonger ses fins du mois. Chaque institution, est dotée d’un budget de fonctionnement qui lui permet d’appliquer son programme annuel. Bien qu’ignorant les fonds alloués à la présidence de la République, on s’imagine, qu’elle dispose d’un budget colossale qui à notre entendement éviterait au service protocolaire présidentiel toute activité parallèle.

A défaut d’arnaquer les Congolais qui heureusement ne dépenseraient aucun franc pour une simple effigie, soit elle du chef de l’État, le service protocolaire s’est tourné vers les sujets étrangers qui tiennent des commerces dans la ville. Au lieu de la distribuer gratuitement pour la grandeur du chef del’État, les agents du service protocolaire obligent les commerçants à l’acheter.

L’absence de celle-ci dans une boutique est sanctionnée par une forte amende pouvant entraîner la fermeture du commerce. Ainsi, l’effigie du président coûte de force 30000frs sans cadre et 40000frsavec cadre. Comptabilisons toutes les boutiques tenues par des étrangers, ce sont des centaines de millions de francs Cfa que le protocole de la présidence se tape sur le dos des étrangers. Le comble est que même les kiosques archaïques, fumoirs de chanvre, sont obligés d’avoir cette effigie pour appartenir à un étranger.

A Poto poto, rien que dans le périmètre du marché, on comptabilise plus de 2000 commerces tenus par les étrangers qui rapporterait une somme de 60000000 frs Cfa au protocole présidentiel. Dans tout Poto poto, on estime à plus de 10000 commerces qui rapporteraient près de 300.000.000 frs Cfa. Brazzaville compte actuellement neuf (9) arrondissements dont certains sont plus grands que Poto poto avec ses plus de 10000 commerces, Moungali par exemple, compterait plus de 20000 commerces tenus par les étrangers qui rapporteraient plus de 600.000.000 frs Cfa au protocole présidentiel et à la mairie.

La mairie de Brazzaville opère des contrôles dans les commerces tenus par les sujets étrangers, afin de s’enquérir de la présence de l’effigie de Denis Sassou Nguesso, qui doit être accompagnée du reçu de paiement. Aboubacar, un sujet Malien qui n’avait pas encore acheté de force cette effigie à 30.000frs Cfa, a vu sa boutique être fermée et lui-même embarqué de force au poste de police, où il a dû s’acquitter d’une somme de 100.000frs pour recouvrir la liberté accusés de Défaut d’effigie du Chef de l’État

Une arnaque officielle qui octroie aussi un statut spécial à ces commerçantsJamais, des reconduites aux frontières les viseraient, car ils sont une source importante de revenues pour certains véreux.Cette situation ramène aux moments forts du parti État où l’effigie du chef était visible partout. Ceux qui tous les jours intoxiquent les oreilles du peuple avec le mot démocratie ont pourtant du mal à se débarrasser des bêtises du monopartisme.

Aux plaintes et grincements de dents de plusieurs étrangers, on est en droit de se poser la question sur la destination finale de ces fonds ?…Mohamed qui tient une boutique sur l’avenue de la paix reconnaîtque cet argent finit dans les poches d’une mafia bien organisée du protocole présidentiel. Pour Daouda qui gère un commerce à Massengo, cette pratique n’est pas surprenante au Congo où ses deux ans de séjour lui ont permis de comprendre assez sur la corruption qui gangrène son administration

Ali le Libanais estime que le chef de l’État congolais cultive trop le culte de la personnalité, oubliant que leurs commerces relèvent du privé. « Nous n’avons même pas le droit de vote dans ce pays, mais on nous oblige d’avoir cette effigie. Le Congo est un pays des voleurs qui sont à la recherche permanente du gain facile ».

Diakité, un vendeur de pièces de rechanges auto à Bacongo affirme n’avoir cette photo parce que se sentant obliger, et chaque fois qu’il la regarde,regrette ses 40000frs. Moussa lui ne cesse de vanter les réalisations du chef de l’État et se réjouit d’avoir cette effigie dans sa boutique, mais regrette la somme déboursée. Sissoko qui vent les grillades « coupé coupé » à Ouenze, lui pense que le président de la République n’est pas au courant de cette arnaque gérée par des malhonnêtes de son protocole. Dans un pays normal où les mots liberté et démocratie n’existent pas que sur parole, l’effigie du chef de l’État n’est visible que dans l’administration Étatique.

Un conseiller municipal du troisième arrondissement Poto poto indexe directement la présidence et la mairie centrale, lesquelles selon lui, ont trouvé aux étrangers un bon filon pour se faire un extra. Sinon, se demande t-il pourquoi n’obligent ils pas les congolais à en avoir ? Des escrocs en cravates qui peuplent le protocole présidentiel.

Star-infos.com par Stany Franck