Archive for the ‘Art’ Category

France: Anne Hidalgo demande l’annulation d’un festival en partie réservé aux femmes noires

mai 28, 2017

Le festival Nyansapo, qui se décrit comme un « festival afroféministe militant », prévoit une majorité d’espaces « non-mixtes ».

Condamnant « avec fermeté » le Nyansapo Fest, Anne Hidalgo n’exclut pas d’attaquer les organisateurs de ce festival en justice.

Condamnant « avec fermeté » le Nyansapo Fest, Anne Hidalgo n’exclut pas d’attaquer les organisateurs de ce festival en justice. KENA BETANCUR / AFP-Services
Anne Hidalgo a fait savoir, dimanche 28 mai sur Twitter, qu’elle demandait l’annulation d’un festival décrit par ses détracteurs comme « interdit aux Blancs » et allait « saisir le préfet de police en ce sens ». Condamnant « avec fermeté » cet événement, la maire de Paris n’a pas exclu d’attaquer en justice ses organisateurs « pour discrimination ».

Le festival Nyansapo, prévu du 28 au 30 juillet, se présente sur son site Internet comme un « festival afroféministe militant » organisé en quatre espaces : un « non-mixte femmes noires [80 % du festival] », un « non-mixte personnes noires », un « non-mixte femmes racisées » et un dernier « ouvert à tous ». Le festival doit se dérouler à la Générale, un local situé dans le 11e arrondissement et qui appartient à la Ville de Paris.

L’annonce de la tenue de ce festival a rapidement fait réagir Wallerand de Saint-Just, président du groupe Front national (FN) au sein de la région Ile-de-France. Ce dernier a publié un communiqué vendredi pour dénoncer un « festival interdit aux Blancs dans des locaux publics » et interpeller la maire de Paris :

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a elle aussi pris position contre le festival, déplorant que « le combat antiraciste [soit] devenu l’alibi d’un repli identitaire ». Joint par LCI, le président de l’association Alain Jakubowicz a dénoncé un événement « terrifiant et déséspérant »« des gens qui se sentent victimes de racisme ou de discrimination ne trouvent pas d’autre issue que l’entre-soi ».

Outil des luttes d’émancipation

Dimanche après-midi, à la suite de l’annonce d’Anne Hidalgo de faire interdire le festival, le hashtag #JeSoutiensMwasi (du nom du collectif qui organise le festival Nyansapo), s’est rapidement placé en tête des sujets les plus tweetés. #JeSoutiensMwasi « parce que que nous avons le droit d’exister politiquement et de militer par nous-mêmes et pour nous-mêmes », ou « parce que le “racisme anti-Blancs” est une invention de l’extrême droite et un outil contre la lutte anti-discriminations », ont par exemple réagi des internautes.

Cette polémique n’est pas sans rappeler celle de l’été dernier autour d’un camp d’été « décolonial » organisé à Reims et réservé « aux personnes subissant le racisme » – les non-Blancs. Cette initiative faisait suite à d’autres événements « non mixtes », où ceux qui se nomment les « racisés » entendent se retrouver pour discuter et élaborer leurs outils de lutte.

Cette forme de militantisme n’est pas nouvelle. Il s’agit d’un vieil outil des luttes d’émancipation utilisé dans les années 1960 par le mouvement noir pour les droits civiques aux Etats-Unis, puis, dans les années 1970, par les féministes en France. Plus récemment, des réunions réservées aux femmes et aux minorités de genre avaient divisé au sein du mouvement Nuit debout, place de la République à Paris.

Lemonde.fr

GB: décès de l’acteur Roger Moore à l’âge de 89 ans (famille)

mai 23, 2017

Londres – L’acteur britannique Roger Moore, qui a interprété James Bond à sept reprises au cinéma, est mort en Suisse à l’âge de 89 ans des suites d’un cancer, a annoncé sa famille dans un communiqué mardi.

« C’est le coeur lourd que nous devons annoncer le décès de notre père aimant, Sir Roger Moore, aujourd’hui en Suisse après un court mais courageux combat contre le cancer », ont écrit les enfants de l’acteur.

« L’amour qui l’a entouré pour ses derniers jours a été si grand qu’il est impossible de le quantifier par des mots », ont écrit sa fille Deborah et ses fils Geoffrey et Christian dans un communiqué.

Roger Moore a longtemps vécu à Gstaad (canton de Berne), où vivent de nombreuses célébrités fortunées, avant de déménager dans le canton du Valais, à Crans Montana, une autre station de sports d’hiver réputée pour sa jet-set.

Archétype du gentleman anglais, Roger Moore a été immortalisé par la série télévisée « Le Saint » et surtout par James Bond. Il a incarné 007 dans sept films, de « Live and Let Die » (« Vivre et laisser mourir ») en 1973 jusqu’à « A view to a kill » (« Dangereusement vôtre ») en 1985.

Il avait pourtant été jugé « trop beau » et donc rejeté pour le premier 007, « Dr No » (1962). Il lui aura fallu attendre que Sean Connery soit fatigué du rôle pour prendre le relais.

Son personnage de « Perfect Gentleman », il l’avait auparavant rodé dans la série télévisée « Le Saint » (The Saint) de 1962 à 1969. Le rôle de Simon Templar lui a offert le succès mondial, confirmé par une autre série, « Amicalement vôtre » (The Persuaders!, 1971-1972).

Playboy à l’écran, Roger Moore cumulait également les conquêtes dans la vie. Il s’est marié quatre fois. L’Italienne Luisa Mattioli, sa troisième femme, lui a laissé trois enfants.

Né le 14 octobre 1927 dans le sud de Londres d’un père policier et d’une mère au foyer, il estimait que son plus grand rôle, il l’avait tenu pour le compte de l’Unicef, le Fonds pour l’enfance des Nations unies.

Nommé ambassadeur itinérant de l’Unicef en 1991, il avait depuis parcouru le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 15h40)                   

États-Unis: Chris Cornell, le chanteur de Soundgarden s’est suicidé

mai 18, 2017

Chris Cornell

Chris Cornell Photo : AP Photo/Nam Y. Huh

Le Portugal remporte le concours Eurovision pour la première fois

mai 13, 2017

Kiev – Le Portugal a remporté pour la première fois le concours de l’Eurovision dans la nuit de samedi à dimanche à Kiev, en devançant la Bulgarie et la Moldavie.

Salvador Sobral, crooner de 27 ans en attente d’une greffe de cœur en raison d’une sévère insuffisance cardiaque, a ému les millions de téléspectateurs du show musical européen avec son mélancolique morceau jazzy « Amar Pelos Dois » (Aimer pour deux).

« C’est une victoire pour la musique, pour les gens qui font de la musique qui veut vraiment dire quelque chose », a réagi le jeune artiste aux longs cheveux noirs et à la barbe parsemée.

« La musique, ce n’est pas un feu d’artifices, ce sont des sentiments, essayons de changer cela et de revenir à la musique car c’est ce qui compte », a-t-il ajouté.

Le Portugal n’avait jamais dépassé la sixième place. Il succède à l’Ukraine arrivée première en 2016 à l’issue d’un duel très politique avec la Russie grâce à la chanteuse Jamala et une ballade évoquant les persécutions subies à l’époque soviétique par les Tatars de Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

Les tensions entre Moscou et Kiev s’étaient de nouveau invitées cette année dans la compétition. La candidate russe Ioulia Samoïlova, qui se déplace en fauteuil roulant, a été interdite d’entrée par les autorités ukrainiennes pour avoir chanté en Crimée. Cette décision a conduit au refus de la Russie de diffuser l’événement, et à l’exclusion du pays.

Le candidat de la Bulgarie Kristian Kostov, âgé de seulement 17 ans, a failli créer la surprise en arrivant deuxième. Né à Moscou et ayant participé à des télé-crochets russes, il s’était lui aussi produit en Crimée depuis l’annexion mais il avait été autorisé à concourir car il n’avait alors que 14 ans.

La Française Alma, 28 ans, est arrivée à la 12e place avec sa chanson « Requiem ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 01h18)                                            

Mort de Jidéhem, précieux artisan de la BD franco-belge

mai 3, 2017

 

Assistant de luxe de Franquin (Gaston, Spirou et Fantasio) et auteur à part entière (Ginger, Starter, Sophie), le dessinateur belge s’est éteint à l’âge de 81 ans

BD

De Mesmaekar, dit Jidéhem D Fouss

Qu’elle soit sportive, familiale ou utilitaire, Jidéhem aimait la voiture sous toutes ses formes. Combien en dessina-t-il tout au long de sa carrière ? Difficile à dire. A celles auxquelles il consacra des illustrations dans les pages du journal Spirou, il faudrait en effet ajouter toutes celles qu’il glissa dans les planches d’autres dessinateurs, tout particulièrement André Franquin, en tant qu’assistant spécialisé dans les décors. Les repérer n’était pas difficile, ceci étant : qu’il s’agisse ou non de modèles existants, les bagnoles « à la Jidéhem » se reconnaissaient immédiatement par leurs courbes élégantes et l’impression de dynamisme qui se dégageait d’elles.

Mort dimanche 30 avril, à l’âge de 81 ans, Jidéhem signait sous ce pseudonyme créé à partir des initiales de son patronyme : Jean De Mesmaeker, un nom bien connu des lecteurs de Gaston Lagaffe. Lorsque Franquin créa le personnage d’un homme d’affaires acariâtre ne parvenant jamais à faire signer ses contrats, il lui donna, en effet, le nom de De Mesmaeker, Jidéhem ayant remarqué qu’il ressemblait à son propre père, qui exerçait le métier de commercial. On aurait tort, toutefois, de résumer à cette anecdote son apport à la bande dessinée franco-belge. Jidéhem fut même davantage qu’un très précieux collaborateur de Franquin : un auteur à part entière.

L’essentiel de sa carrière dans « Spirou »

Né le 21 décembre 1935, à Bruxelles, Jean De Mesmaeker apprend à dessiner, enfant, en recopiant des aventures de Tintin, avant de suivre les cours de l’Institut Saint-Luc, l’une des écoles d’art belges les plus réputées. Très admiratif de Maurice Tillieux, il s’inspire alors de son personnage de Félix pour créer une série policière dont le héros est un détective privé du nom de Ginger. Le premier épisode est publié en 1954, alors qu’il n’a pas encore 20 ans, en quatrième de couverture du journal Héroïc-Albums, dirigé par Fernand Cheneval. La disparition de ce magazine, deux ans plus tard, interrompra par la même occasion les aventures de Ginger. Jidéhem attendra plus de deux décennies pour les reprendre, en 1979, dans Spirou.

C’est d’ailleurs dans Spirou qu’il fera l’essentiel de sa carrière. En 1956, Charles Dupuis, le patron du magazine de Marcinelle (banlieue de Charleroi), l’envoie chez André Franquin qui, débordé par ses multiples séries (« Spirou et Fantasio », « Gaston Lagaffe », « Modeste et Pompon »…), a besoin d’un assistant. Le maître va alors lui confier la chronique automobile qu’il tient dans Spirou avec le journaliste sportif Jacques Wauters à travers le personnage de Starter, un jeune mécano-pilote proposant des « essais voiture » à des lecteurs n’ayant pourtant pas l’âge d’avoir le permis de conduire. Jidéhem animera la rubrique jusque dans les années 1980, dessinant des centaines de véhicules.

Même si le style de Jidéhem est plus proche de celui de Tillieux que du sien, Franquin a acquis une grande confiance en ce collaborateur discret, au point d’envisager de lui abandonner Gaston, ce qu’il ne fera pas. Jidéhem se contentera d’aider son mentor pour les décors, mais aussi dans la mise en place des personnages et dans le scénario. Plus de quatre cents gags de Lagaffe seront ainsi codessinés par Franquin et Jidéhem jusqu’en 1968. Plus indispensable que jamais, l’assistant sera également mobilisé, à la même époque, sur « Les Aventures de Spirou et Fantasio » : il réalisera les décors de nombreux albums cultes de Franquin, tels que Le Nid des Marsupilamis (1960), Le Voyageur du Mésozoïque (1960), Z comme Zorglub (1961) ou QRN sur Bretzelburg (1966).

Sollicité par d’autres dessinateurs, toujours pour des décors, comme Roba pour « La Ribambelle » ou Walthéry pour « Natacha », Jidéhem parviendra malgré tout à dépasser son statut de « super-assistant ». Alors qu’il a beaucoup misé sur Starter, qui vit ses propres histoires en marge de ses chroniques automobiles, celui-ci va se faire voler la vedette par un personnage secondaire, une petite fille prénommée Sophie, comme la propre fille de l’auteur, apparue subrepticement dans l’album L’Œuf de Karamazout (1968).

Son principal trait de caractère, la malice, lui est d’un précieux secours pour déjouer les projets d’affreuses crapules s’intéressant de trop près aux prototypes de son papa inventeur. Vingt et un albums suivront, jusqu’en 1995. Jidéhem s’éloignera alors progressivement d’une BD franco-belge en mal de renouvellement, dont il fut l’un des plus précieux artisans.

Lemonde.fr par Frédéric Potet Journaliste au Monde

« Rendez au Bénin les trésors pillés pendant la colonisation ! »

mars 23, 2017

Un collectif de députés français et béninois, ralliés par les rois du Bénin, s’insurge contre la fin de non-recevoir opposée par Jean-Marc Ayrault à leur demande de restitution.

Statue royale représentant le roi Béhanzin, dernier roi du Dahomey (1890-1894). Crédits : Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Le 26 août 2016, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a pris une décision importante en demandant à la France de bien vouloir restituer les biens culturels qui ont été enlevés pendant la colonisation du Dahomey, l’actuel Bénin. Ces trésors se trouvent dans plusieurs musées, et notamment au Quai Branly, où figurent plusieurs trônes royaux, des récades (sceptres royaux), les portes sacrées du palais d’Abomey, des statues anthropomorphes, etc. Ces objets ont pour le peuple béninois une valeur patrimoniale et spirituelle exceptionnelle.

A notre grande stupéfaction, le ministre des affaires étrangères a répondu par la négative. Dans une lettre datée du 12 décembre 2016, Jean-Marc Ayrault a adressé à son homologue béninois le courrier suivant à propos de ces biens culturels : « Conformément à la législation en vigueur, ils sont soumis aux principes d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité. En conséquence, leur restitution n’est pas possible. » Dans cette missive, le ministre des affaires étrangères propose au Bénin une coopération culturelle plus ou moins renforcée, mais refuse catégoriquement toute restitution.

Ces biens peuvent être déclassés

Certes, ces objets sont classés au patrimoine de la France. Mais il existe en France une Commission scientifique nationale des collections, dont la mission est justement de déclasser les objets soumis à son examen, en vue d’une éventuelle restitution. Le principal critère est le mode d’acquisition. Quand des objets du patrimoine ont été volés, la Commission statue en conséquence, et peut alors les déclasser en vue d’une restitution intégrale. Par conséquent, ces biens qui ont été emportés par les armées coloniales – il n’y a évidemment aucun débat sur leur origine – peuvent être déclassés et restitués.

Le ministère des affaires étrangères ne pouvait guère ignorer l’existence de cette Commission, qui est sous l’autorité du ministère de la culture, avec lequel il a travaillé avant de formuler cette réponse. Par ailleurs, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), qui est à l’origine de la campagne pour la restitution, a longuement discuté avec le cabinet de M. Ayrault et a évoqué avec ses conseillers le principe et le fonctionnement de cette Commission, qui rend la restitution tout à fait possible, sans aucune difficulté.

Dans ces conditions, Français, Béninois, Européens ou Africains, citoyens du monde, tout simplement, nous interpellons le président de la République française. Ce que la France a fait au Dahomey, à l’époque, c’est le passé. La France d’aujourd’hui n’en est pas responsable. Mais si elle refuse aujourd’hui toute restitution de ces biens très mal acquis, elle se rend de fait solidaire et même complice des spoliations du passé. Le dialogue interculturel ne saurait se fonder sur le pillage interculturel.

L’héritage des générations futures

Le Bénin, pays ami de la France, a le droit de jouir de son propre patrimoine. Les enfants du Bénin ont le droit de voir et de connaître l’héritage laissé par leurs ancêtres. Le gouvernement béninois a même entrepris de créer un musée pour accueillir ces biens, et le président du Bénin a décidé de développer le tourisme mémoriel dans son pays. Mais comment faire si les pièces principales du patrimoine sont à l’étranger ? Conscients de tous ces enjeux, nous nous associons à la démarche du président Patrice Talon pour demander à la France de procéder à la restitution de ce patrimoine, symbole de l’histoire d’un peuple soucieux de l’héritage qu’il pourra (ou non) laisser aux générations futures.

Il reste au président Hollande encore quelques semaines. C’est assez pour saisir la Commission, et pour acter la restitution de manière officielle et irréversible, au moins pour les objets royaux, qui ont été clairement acquis à la fin du XIXe siècle. Le Bénin ne demande pas de repentance, le Bénin demande restitution. Si le président Hollande refuse, c’est l’image de la France dans le monde entier qui sera ternie, et ce sera un signe de mépris terrible pour les Français d’origine africaine vivant en France.

En revanche, si le président de la République française accepte cette requête, à l’heure où il quitte le pouvoir, il accomplira ainsi un geste pour l’Histoire, un geste pour l’avenir, un geste pour l’amitié entre les peuples. C’est ce à quoi nous l’exhortons maintenant, par cette pétion en ligne.

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES (PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE) Benjamin Abtan, président d’EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) ; Sa Majesté Adjagnon Honfin II, roi d’Adjahonmè ; Justin Adjovi, député béninois ; Blaise Ahan Hanzo Glèlè, maire d’Abomey ; Norbert Ahivohozin, député béninois ; Marcellin Ahonoukoun, député béninois ; Jean-Roger Ahoyo, ancien ministre du Bénin ; Noël Akissoe, député béninois ; Sa Majesté Akpaki Gobi Yesse Some, roi de Parakou ; Jean-Marie Alagbé, député béninois ; Orden Alladatin, député béninois ; Pouria Amirshahi, député français ; Sa Majesté Athanase, roi de Lokossa ; Maurice Chabi, député béninois ; Sa Majesté Chabi Yataou Tamou, roi de Bouè ; Sergio Coronado, député français ; Sa Majesté Daagbo Hounon To Madje Houna II, pontife du Vaudou ; Sa Majesté Dedjalagni Agoli-Agbo, roi d’Abomey ; Sa Majesté Djagou Agba Kotan II, roi de Dassa-Zoume ; Janvier Donhouahoue, député béninois ; Sa Majesté Gandjegni Awoyo Gbaguidi, roi de Savalou ; Serge Guézo, prince d’Abomey et de Savé ; Razzy Hammadi, député français ; Parfait Houangni, député béninois ; Octave Houdégbé, député béninois ; Amadou Issifou, député béninois ; Sa Majesté Kpodegbe Toyi Djigla, roi d’Allada ; Noël Mamère, député français ; Sa Majesté Oba Adetutu, roi de Savé ; Son Altesse impériale Sabi Naïna III, empereur de Nikki ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Louis-Georges Tin, président du CRAN-France ; Cyprien Togni, député béninois ; Laurent Tonegnikes, président du CRAN-Bénin ; Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Amel Yacef, présidente d’ENAR (European Network Against Racism) ; Sa Majesté Yeto Kandji, roi d’Agonlin ; Edmond Zinsou, député béninois.

La candidate russe à l’Eurovision interdite d’entrée en Ukraine

mars 22, 2017

La finale de la 62e édition de l’Eurovision se déroulera le 13 mai en Ukraine / © AFP/Archives / Sergei SUPINSKY

Les services spéciaux ukrainiens (SBU) ont interdit pour trois ans l’entrée sur le territoire ukrainien à la candidate russe à l’Eurovision, dont la prochaine édition se tiendra le 13 mai à Kiev, lui reprochant d’avoir donné un concert en Crimée.

« Les services de sécurité de l’Ukraine ont interdit d’entrée Ioulia Samoïlova pour trois ans. La décision vient d’être prise », a déclaré par téléphone à l’AFP une porte-parole du SBU, Olena Gitlyanska.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mars 2017 14h31)

Décès de l’Américaine Trisha Brown, grande figure de la danse contemporaine

mars 20, 2017

New York – La chorégraphe américaine Trisha Brown, grande figure de la danse contemporaine, est décédée samedi au Texas à l’âge de 80 ans, a annoncé lundi la compagnie qui porte son nom.

« C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons que l’artiste Trisha Brown, née en 1936, est décédée le 18 mars à San Antonio, au Texas, au terme d’une longue maladie », a écrit dans un communiqué la compagnie Trisha Brown.

Sa compagnie salue « une des chorégraphes les plus acclamées et influentes de son époque », dont le travail « avant-gardiste a changé pour toujours le paysage artistique ».

Née à Aberdeen, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), elle est diplômée de la faculté de danse du Mills College en 1958 et arrive à New York en 1961.

Elève de Anna Halprin, elle participe aux ateliers de chorégraphie de Robert Dunn, dans un esprit de « créativité interdisciplinaire », marque de la ville de New York dans les années 1960.

Elle fonde en 1970 sa propre compagnie à partir de laquelle elle va pendant quarante ans explorer toutes les voies de la danse contemporaine, marquée par l’improvisation et les expérimentations.

Elle introduit notamment la danse dans les musées. Elle a aussi peint et dessiné, et a été exposée à de nombreuses reprises.

Trisha Brown a créé plus de 100 chorégraphies et six opéras avant de quitter la scène en tant que danseuse en 2008.

Sa mort suit de quelques mois celle de son mari, l’artiste vidéaste Burt Barr, décédé le 7 novembre.

Elle laisse un fils et quatre petits-enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2017 17h32)                   

États-Unis: Décès du légendaire rocker Chuck Berry

mars 18, 2017

Le guitariste américain Chuck Berry joue en solo lors de son concert le 17 juillet 1998 à Nice / © AFP/Archives / VANINA LUCCHESI

Le guitariste et chanteur américain Chuck Berry, l’un des pères fondateurs du rock and roll, est décédé samedi à l’âge de 90 ans, a annoncé la police du comté de Saint Charles (Missouri, centre).

Charles Edward Anderson Berry Sr a été trouvé inanimé par les secouristes et son décès a été prononcé à 13H26 locales, a précisé la police sur son compte Facebook.

Chuck Berry laisse une oeuvre immense, de « Maybellene » à « Roll Over Beethoven » et « Johnny B. Goode », qui a influencé plusieurs générations de musiciens.

Auteur d’un grand nombre de classiques du rock, il a composé des dizaines de tubes des années 50, 60 et 70, parmi lesquels « Sweet Little Sixteen », « School Days » ou « My Ding a Ling ».

Surnommé « Crazy legs » – pour son jeu de jambes sans égal -, Chuck Berry est né le 18 octobre 1926 à Saint Louis (Missouri).

Le rocker Chuck Berry, le 10 juillet 1981, en concert à Nice / © AFP/Archives / NOVOVITCH

Il apprend la guitare jazz durant son enfance, tout en accumulant les petits boulots et en flirtant avec la délinquance.

Devenu coiffeur, marié et père de famille, il arrondit ses fins de mois en jouant de la guitare dans des clubs, lorsqu’il est remarqué par le bluesman Muddy Waters.

En 1955, il enregistre sa première chanson, « Maybellene », qui devient un tube phénoménal et marque pour lui le début de dix années de succès.

Chuck Berry enregistre ensuite « Thirty Days », « No money down » et « Roll Over Beethoven » (1956), avant d’enchaîner les tubes: « School Days » et « Rock and Roll Music » en 1957, « Sweet Little Sixteen », « Carol » et « Johnny B. Goode » en 1958, « Little Queenie », « Memphis Tennessee » et « Back in the USA » en 1959.

Le rocker de légende Chuck Berry en concert, le 11 janvier 2005 à l’Olympia à Paris / © AFP/Archives / BERTRAND GUAY

A la fin des années 50, son succès est gigantesque, ses chansons sont partout et il parvient, avec des thèmes simples et universels exaltant les préoccupations des adolescents – la fête, le flirt, les voitures, l’école – à devenir le héros d’une jeunesse blanche fascinée par le rock.

Sa carrière est ensuite freinée par une condamnation en 1961 et un séjour de deux ans en prison pour une affaire de moeurs. A sa sortie, il traverse une période difficile, tandis que ses standards commencent à être repris par des groupes européens comme les Beatles ou les Rolling Stones.

Chuck Berry ne renoue avec le succès qu’au début des années 70, avec « My Ding A Ling » (1972), qui le replace au sommet des hits parades. Il multiplie alors les tournées, monnayant très cher ses apparitions.

Défrayant à nouveau occasionnellement la chronique par ses démêlés avec la justice, le chanteur se retire ensuite peu à peu, continuant cependant à donner des concerts, de plus en plus espacés.

Le jour de son 90e anniversaire il avait créé la surprise en annonçant la sortie d’un nouvel album, son premier depuis près de 40 ans.

Sobrement intitulé « Chuck », l’album a été enregistré dans des studios près de Saint-Louis et devait sortir dans le courant de cette année.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mars 2017 23h57)

Mort de Derek Walcott, Prix Nobel de littérature 1992

mars 17, 2017

Elevé dans la minorité protestante d’une île à majorité catholique et de culture francophone, son œuvre poétique s’inscrit au cœur de ces confluences et de ces contradictions.

Derek Walcott dans la bibliothèque de l’université d’Oviedo, en mars 2006.

Derek Walcott dans la bibliothèque de l’université d’Oviedo, en mars 2006. © Eloy Alonso / Reuters / REUTERS
Le poète antillais de langue anglaise Derek Walcott, Prix Nobel de littérature 1992, est mort chez lui à Sainte-Lucie, dans les Caraïbes anglophones, a annoncé, vendredi 17 novembre sa famille. Il avait 87 ans.

Pendant de nombreuses années, Derek Walcott se retrouva dans la liste des « nobélisables ». « L’œuvre poétique de Derek Walcott, écrivain métis anglophone, élevé dans la minorité protestante d’une île à majorité catholique et de culture francophone, s’inscrit au cœur de ces confluences et de ces contradictions », écrivait Le Monde en 2012.

Dans son discours de réception du prix Nobel, Walcott célébra la culture multiple des Antilles par une merveilleuse métaphore : « Cassez un vase : l’amour qui en assemble à nouveau les morceaux est plus fort que l’amour qui, lorsqu’il était entier, considérait sa perfection symétrique comme allant de soi. La colle qui en rejoint les morceaux en scelle la forme originale. C’est cet amour-là qui rassemble nos fragments africains et asiatiques, ces legs tout fendus dont la restauration révèle les cicatrices blanchies. »

Le poète est mis à l’honneur dans les écoles de Sainte-Lucie chaque 23 janvier, date de son anniversaire et de celui de l’autre Nobel (d’économie) originaire de l’île, sir Arthur Lewis (1915-1991).

Lemonde.fr avec AP