Archive for the ‘Art’ Category

Congo-Art pictural : Dossou Makawu expose à Brazzaville

janvier 25, 2023

Le vernissage de l’exposition d’art contemporain de l’artiste Dossou Makawu a lieu ce 26 janvier à Pefaco hôtel Maya-Maya, sous le parrainage de Laurent Petit et du directeur général dudit hôtel, Alexandre Becher.

Dossou Makawu en plein travail / DR

Plusieurs tableaux mixtes seront exposés dans le hall de Pefaco hôtel Maya-Maya, à l’instar de « Me voici »; « Négociation sur l’environnement d’aujourd’hui » ; « Transmission du savoir » ; « Equilibre » ; … La démarche de Dossou Makawu n’est pas pessimiste. C’est grâce à la science autant qu’à la culture et au dialogue que les hommes seront capables de se dépasser. Il convoque l’histoire et le présent en poussant les amoureux des œuvres d’art à une réflexion joyeuse et grave sur les enjeux brûlants, dans tous les sens du terme, des questions environnementales. Son style unique, sa maîtrise du geste pictural, son talent de composition sont ses armes pacifiques pour secouer les modes de vie et valeurs des amoureux de l’art pictural.

En effet, Dossou Makawu met, dans ses dernières toiles, son talent au service de la protection de l’environnement. Ses compositions sont faites de fourches et de roues de vélo, de guidons, de selles, de pédales, mais aussi de moteurs, de calendres automobiles, de cartes électroniques ou d’autres composants d’appareils électroménagers, ou encore d’objets issus d’un quotidien moderne. Tous ces objets deviennent partie intégrante d’une sorte de paysage réaliste dans lequel la nature qui peine à être présente mais n’est jamais absente. La thématique à laquelle Dossou invite les amoureux de l’art pictural ne saurait être plus pertinente à l’époque actuelle et questionne la responsabilité de l’homme face à son environnement. A la fois réaliste et imaginaire, son art pose des questions très actuelles sur le rapport de l’humain à l’écologie. Son coup de pinceau implacable pousse à prendre position, et ses couleurs réveillent les amoureux des œuvres d’art de leur rêve de toute puissance.

Né en 1980 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où il vit et travaille, Dossou Makawu est détenteur du diplôme de graduat en art plastique, option peinture, obtenu à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa. Il est également diplômé d’Etat en art plastique, option peinture.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

L’acteur britannique Julian Sands porté disparu en Californie

janvier 19, 2023

Julian Sands n’a plus donné de nouvelles à son entourage depuis le 13 janvier. L’acteur britannique était parti randonner dans le sud de la Californie.

Le comedien de 65 ans est notamment connu pour son role dans le film Chambre avec vue.
Le comédien de 65 ans est notamment connu pour son rôle dans le film Chambre avec vue. © Ana M. Wiggins / Avalon / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP

L’acteur britannique Julian Sands, rendu célèbre par des films comme Chambre avec vue et Warlock, est porté disparu depuis près d’une semaine dans une chaîne de montagnes enneigée en Californie, ont indiqué jeudi les autorités, soulignant que la météo freinait les recherches. « Le vendredi 13, vers 19 h 30, un randonneur identifié comme Julian Sands, 65 ans, de North Hollywood, a été porté disparu dans la zone de Baldy Bowl, sur le mont Baldy », a indiqué à l’AFP une porte-parole du bureau du shérif du comté de San Bernardino, Mara Rodriguez.

Des équipes de sauvetage ont entamé des recherches au sol mais ont dû les suspendre samedi soir en raison de l’état des sentiers et du risque d’avalanche dans ces montagnes proches de Los Angeles. « Toutefois, nous continuons à effectuer des recherches par hélicoptère et à l’aide de drones lorsque les conditions météorologiques le permettent », a-t-elle précisé. « Nous lancerons de nouvelles recherches au sol quand la météo s’améliorera et quand la sécurité de nos équipes au sol sera assurée », a noté la porte-parole.

Des conditions météo difficiles

Les autorités du comté de San Bernardino avaient fait état de conditions météorologiques difficiles la semaine dernière sur Twitter et ont alerté mercredi sur la dangerosité des randonnées sur le mont Baldy en cette période à cause des vents violents et de la glace. Âgé de 65 ans, l’acteur britannique Julian Sands a élu domicile en Californie. Après Chambre avec vue, Julian Sands a tourné dans de nombreux autres films et séries télévisées populaires, notamment Warlock (1989), Arachnophobie (1990) et Smallville.

Avec Le Point par AFP

Mort de Gina Lollobrigida : les 5 films qui ont marqué sa carrière

janvier 16, 2023

La star italienne aura baladé son peu farouche caractère partout dans le monde, illuminant de sa charismatique présence le cinéma italien, français et américain.

Gina Lollobrigida, inoubliable Esmeralda.
Gina Lollobrigida, inoubliable Esmeralda.© PANITALIA PARIS FILM PRODUCTIONS / Collection ChristopheL via AFP

Gina Lollobrigida, qui vient de nous quitter à l’âge de 95 ans, fait partie de ces actrices italiennes que l’on n’oublie pas, une fois que l’on a croisé leur regard pénétrant. Dans les années 1950, la comédienne se fait une place à Cinecittà et dans le cœur du public avec des comédies que l’on dit volontiers légères, mais qui la hissent en quelques apparitions au firmament des stars de cinéma. Parfois mésestimée à tort, Gina fait pourtant partie des grandes (en dépit de son petit mètre cinquante-deux), au même titre que Silvana Mangano, dont elle se veut la concurrente à ses débuts, et plus espiègle que la racée Sophia Loren. Une chose est certaine, l’actrice aura réussi à séduire les metteurs en scène du monde entier, de Comencini à John Huston, en passant par Carol Reed ou Jean Delannoy qui, tous, trouveront dans son regard noir et son charisme naturel une source d’inspiration.

Il faut dire que la comédienne ne manque ni de talent ni de caractère. Au début des années 1950, elle est repérée dans un roman-photo par Howard Hughes, célèbre milliardaire, aviateur et producteur dangereusement obsédé par les actrices… Le séjour hollywoodien de la jeune Romaine se passe très mal : horrifiée par les contraintes que son nouveau patron lui impose (il la cloître carrément dans une chambre d’hôtel), elle claque la porte. Retour à la case Europe où sa carrière prend son envol. Où ses passions prennent le dessus. Documentariste le temps d’une interview de Castro (son Portrait de Fidel, en 1972, fut en son temps un vrai scoop), photographe et sculptrice, elle fut aussi candidate malheureuse au Parlement européen en 1999… Mais c’est pour sa carrière d’actrice que l’on se souviendra d’elle.

Fanfan la Tulipe, de Christian-Jacque (1952)

Hasard des coproductions franco-italiennes très en vogue à l’époque, Christian-Jaque réunit à l’affiche de son film de cape et d’épée l’une des rares réussites du genre dans l’histoire du cinéma français, un couple improbable et irrésistible : Gérard Philippe, comédien poétique et cérébral, et Gina Lollobrigida, sex-symbol volcanique. Adeline, le personnage que joue la belle Romaine, feint d’être une diseuse de bonne aventure pour se jouer des hommes (elle est en réalité la fille du sergent-recruteur que joue Noël Roquevert) avant de succomber au charme de l’aventurier Fanfan. Le rôle permet à Lollobrigida de déployer son remarquable sens du tempo comique.

Pain, Amour et Fantaisie, de Luigi Comencini (1953)

Premier d’une série de délicieuses comédies italiennes intitulées Pain, Amour et…, ce film de Luigi Comencini offre à Gina Lollobrigida l’occasion de partager l’affiche avec Vittorio De Sica, irrésistible dans le rôle d’un maréchal des carabiniers séducteur qui a du mal à s’acclimater à son nouveau poste. C’est que le village (imaginaire) de Sagliena est si tranquille qu’il n’y a rien à y faire sinon à marivauder. La jeune Maria dite « La Bersaglière » que joue Gina Lollobrigida est une amoureuse éperdue, une jeune fille pleine de fougue et de malice. Le rôle (qui lui vaut plusieurs récompenses) fait beaucoup pour la réputation d’actrice de Gina Lollobrigida, jusqu’alors réduite par la profession à ses allures de pin-up.

Trapèze, de Carol Reed (1956)

Quatre ans après l’immense succès du Plus grand chapiteau du monde signé Cecil B. DeMille, Trapèze est confié au Britannique Carol Reed (Le Troisième Homme). Le film est tourné en France au Cirque d’Hiver Bouglione. Gina Lollobrigida y incarne l’arrogante Lola qui va faire tourner les têtes de Mike (Burt Lancaster), ancien trapéziste devenu accessoiriste après un grave accident, et le fringuant Tino (Tony Curtis), en passe de devenir la vedette du crirque. Ce long-métrage est produit par Lancaster, ancien trapéziste lui-même, bien décidé à tourner en Europe. Gina Lollobrigida trouve ainsi dans ce film à grand spectacle destiné à un public familial l’occasion d’offrir sa frimousse au grand public américain (trois ans après avoir tourné pour John Huston dans Plus fort que le diable aux côtés de Bogart et de Jennifer Jones), dans un rôle certes un brin ingrat, qui lui permettra cependant de tirer avantageusement son épingle du jeu. 

Notre-Dame de Paris, de Jean Delannoy (1956)

Sur un scénario et des dialogues de Jacques Prévert et Jean Aurenche, l’adaptation en 1956 – et pour la première fois en couleurs – du roman de Hugo par Jean Delannoy aura marqué les esprits. Et pour cause : le couple formé par Anthony Quinn et Gina Lollobrigida fait entrer à jamais dans la légende le couple Quasimodo-Esmeralda. L’actrice italienne offre une prestation prompte à réchauffer un film jugé parfois un peu terne. La séquence dans laquelle la belle brune danse, sensuelle, dans sa robe couleur sang, sur le parvis de Notre-Dame, sur la musique de Georges Auric, reste un moment culte du cinéma français. 

Les Aventures de Pinocchio, de Luigi Comencini (1972)

Les amoureux du roman de Carlo Collodi ne jurent que par cette adaptation très fidèle (un feuilleton pour la RAI en cinq épisodes qui sera remonté en film en 1975) signée du grand cinéaste de l’enfance qu’était Luigi Comencini. Coiffée d’une longue chevelure bleue, Gina Lollobrigida incarne la seule figure féminine de l’œuvre, la Fée, qui peut accorder à la marionnette Pinocchio son souhait de devenir « un vrai petit garçon ». Alors que dans le film, l’actrice est une présence radieuse, elle fut sur le plateau une véritable adversaire pour le petit garçon qui jouait Pinocchio, Andrea Balestri, au point d’échanger avec lui des insultes en dialecte romain.

Avec Le Point par Florence Colombani et Fabrice Dupreuilh

Congo-Disparition : Ignace Makirimbia conduit à sa dernière demeure

janvier 16, 2023

Décédé le 23 décembre 2022 à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à l’âge de 78 ans suite à un malaise, le percussionniste des Bantous de la capitale, Ignace Makirimbia dit Mignon, a été conduit à sa dernière demeure au cimetière privé Bouka, à Kintélé. Bien avant, une cérémonie de recueillement a eu lieu au siège du cinquième arrondissement de Brazzaville, Ouenzé.

1-Le président du bureau exécutif des Bantous, Maurice Nguesso, déposant la gerbe de fleurs sur la dépouille d’ Ignace Makirimbia / Kinzenguélé

La cérémonie s’est déroulée en présence du président du bureau exécutif des Bantous de la capitale, Maurice Nguesso, des administrateurs maires de l’arrondissement 5, Marcel Nganongo, et de l’arrondissement 9 Djiri, Ida Victorine Ngampolo, du ministre honoraire Alain Akouala Atipault et bien d’autres.

Né en 1944 à Brazzaville de père originaire de la RDC et de mère de la République du Congo, Ignace Makirimbia dit Mignon, l’un des meilleurs percussionnistes des deux Congo jusqu’au dernier jour de sa vie, a passé son adolescence et sa jeunesse à Kinshasa. Après avoir longtemps évolué dans les tam-tam tékés au sein des groupes traditionnels de Brazzaville, il a tenté sa chance dans une carrière professionnelle à Kinshasa puis à Brazzaville, où il a presté dans plusieurs groupes. Moins connu du grand public, comme l’écrit Herman Bangi Bayo, il est considéré comme étant l’un des meilleurs percussionnistes des années 1960 et 1970 des deux rives du fleuve Congo.

C’est dans « Vox Africa » de Jeannot Bombenga qu’il démarre sa carrière musicale en 1966 aux côtés de Sam Mangwana, Ntessa Dalients, Papa Noël Nedule. Sa maîtrise des rythmes rumba et afro-cubains ont fait de lui la perle rare qu’il fallait avoir dans son groupe. Ainsi, après Vox Africa, il se retrouve avec Sam Mangwana dans l’African fiesta national de Rochereau de retour de Montréal, au Canada. Il est entraîné après par Sam Mangwana qui vient de quitter l’African fiesta pour le Festival des maquisards, un groupe qu’il a monté avec ses amis Guyvano, Dalienst, Lokombe, Dizzy Mandjeku, Diana. A la dislocation du Festival des maquisards, Ignace Makirimbia est à la création de l’orchestre Continental de Me Taureau Gombe en compagnie de Josky Kiambukuta, Bopaul Mansiamna, Lokasa ya Mbongo, Wuta Mayi, Tino Mwinkwa, Siran Mbenza, Eddy Mahungu dans lequel il y a joué presque toutes les chansons à succès.

En 1972, il participe à la naissance de l’orchestre Bella Bella des frères Soki et sort la chanson « Emilie Molangi« . Très proche de Sam Mangwana, Makirimbia quitte Bella Bella pour le rejoindre dans l’Afrisa international de Rochereau Tabu Ley qu’il intègre avec le statut de musicien indépendant. Malheureusement, Sam Mangwana n’y reste pas longtemps car, il le quitte pour l’Ok Jazz de Luambo Makiadi Franco. Lors d’un déplacement de l’Ok Jazz au Tchad, Luambo Makiadi Franco va débaucher Ignace Makirimbia pour les accompagner. Il joue pendant un bout de temps dans cet orchestre, avant de regagner Brazzaville où il passe dans les Trois frères avec Locko Massengo, Michel Boyimbanda et Youlou Mabiala qu’il va suivre dans l’orchestre Kamikaze Loningissa où il trouve Souza Vangu. En 2000, il séjourne quelque temps chez les Bantous de la capitale avant d’aller renforcer Bana Poto-Poto de Bienvenu Faignond et Souza Vangu aux côtés des saxophonistes Coplan et Adampot.

Ignace Makirimbia, un artiste qui a partagé sa vie avec les autres

2- L’artiste musicien Michel Boyimbanda s’inclinant devant la dépouille mortelle du disparu / Adiac

En 2012, Ignace Makirimbia regagne les Bantous de la capitale, après la mort de Souza Vangu qui a dirigé Bana Poto-Poto suite au décès de Bienvenu Faignond. Depuis lors, il n’a jamais quitté les Bantous de la capitale jusqu’à sa mort, le 23 décembre 2022 à Kinshasa. « La disparition d’Ignace Makirimbia, surnommé Mignon par sa mère, est une énorme perte pour les Bantous de la capitale et pour la musique des deux rives, lui qui a été considéré comme le digne successeur des grands percussionnistes tels que Dessouin, Pandi Saturnin… », a déclaré le chargé de la communication du bureau exécutif des Bantous, Médard Milandou, dans son oraison funèbre. 

Bien auparavant, Horty Mabama, petite fille d’Ignace Makirimbia, a lu le mot de circonstance de la famille. Le soleil se lève chaque matin comme un héros, parcourt la terre et se couche le soir après avoir accompli sa mission, a-t-elle dit … Ta famille, tes amis, tes collègues, tous ceux qui t’ont connu t’appréciaient, tu étais un homme sympa, un homme qui a appris à partager son pain avec l’affamé, son eau avec l’assoiffé et qui donnait son vêtement à celui qui n’en avait pas, bref, tu as partagé ta vie avec les autres, a-t-il ajouté, concluant: « Nous sommes tous là, pour te rendre ce dernier hommage. Tu pars avant nous, bien trop tôt, bien trop vite. Ta disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu des choses et qu’il faut profiter de chaque minute, de chaque seconde ici-bas, sur terre pour être prêt. Tu as été un rassembleur, un pilier pour la famille. Aujourd’hui comme le soleil qui s’est couché, tu te reposes de tous tes labeurs en héros qui a accompli sa tâche. Que tes bonnes œuvres te suivent … »  

A l’issue de l’oraison funèbre, le président du bureau exécutif des Bantous, Maurice Nguesso, a indiqué que la disparition d’Ignace Makirimbia est un regret généralisé pour tous ceux qui aiment la musique que de perdre un homme de valeur. « C’est le regret de tout le monde, il n’y a pas d’autres expressions. En tant que père de famille des Bantous de la capitale, je dis que la perte de Makirimbia est un souvenir de regret, il nous manque. En cas de guerre, ce n’est pas toujours le général qui combat, la victoire du général est couronnée par les militaires et autres. Pour le cas des Bantous de la capitale, Makirimbia nous manque beaucoup », a-t-il déclaré.

Notons que l’esplanade de la mairie de Ouenzé où les orchestres Bantous de la capitale et Mbassi-Ndzoumou ont presté sera désormais dénommé Espace Bantous de la capitale. Chaque dimanche le groupe Bantous de la capitale s’y produira, selon sa disponibilité.  L’administrateur maire de cet arrondissement, Marcel Nganongo, qui a livré l’information au public, prendra assurément une note pour entériner cette décision.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Musique : Zao en voie d’être immortalisé par des artistes musiciens congolais

janvier 12, 2023

Dans le cadre du projet  « Célébrons nos légendes de leur vivant »,  la première édition, consacrée à l’artiste Casimir Zao, réunira  à l’espace Zola, le 25 mars prochain, plusieurs artistes musiciens.

L’affiche du concert

Le concert réunira des artistes musiciens tels Young Ace Waye, Onka, Aristote Mokoko, Fredo le musiquier, la pie d’or, Dalie Dandala, Jada Chief, Nestalia Forest,etc. La grande partie des revenus de ce concert sera remise à l’artiste Zao pour sa prise en charge médicale. Cette grande figure et icône de la musique congolaise et africaine, a dit le comité d’organisation, a œuvré tout au long de sa carrière pour le rayonnement de la musique. Ainsi, de son vivant, il mérite une attention particulière de tous les musiciens congolais. Rendre hommage à Zao, c’est reconnaître sa valeur, son engagement, son influence sur la jeune génération des artistes congolais.

« Je crois que c’est une très bonne initiative parce que Zao est l’un des grands artistes qui s’est battu et qui se bat pour le développement de la musique congolaise. En cette période où il traverse des moments difficiles de sa vie, il a plus que jamais besoin d’un soutien moral et financier. Vous savez comment c’est difficile au Congo de trouver des partenaires ou des sponsors pour accompagner souvent les artistes. Il est une évidence que tout bon Congolais amoureux de la musique en général se souvienne que depuis plus d’une vingtaine d’années, Zao a porté haut la culture congolaise par sa musique unique. Nous avons pensé qu’il faut l’immortaliser de son vivant, que son histoire soit scellée dans les annales car son existence est aujourd’hui une des expressions musicales les plus fortes au Congo et d’Afrique francophone », a expliqué Adonis Gerald K, responsable de programme et communication du Centre culturel Zola 

Par ce concert hommage, les organisateurs entendent non seulement en faire un cadre de consolidation de la cohésion sociale, du vivre-ensemble, un carrefour de rencontres, de brassage, de solidarité culturelle durable, mais aussi une invitation aux autorités publiques, aux mécènes qu’ils aient une attention et un regard différent pour ces icônes de la musique congolaise qui, durant toute leur vie, ont porté haut cette musique hors des frontières. Véritable trait d’union entre la musique d’aujourd’hui et celle d’hier, Zao rappelle avec mélancolie les légendes ou les immortels airs d’un grand kalle Jeff, voir les tubes culte des Bantous de la capitale, l’Orchestre baobab du Sénégal ou du grand Sekouba Bambino. Avant tout, c’est l’humour qui caractérise son style. Mais plus qu’un simple amuseur, Zao est un révélateur des maux et des problèmes de son continent qui, par le biais de l’ironie, fait passer des messages politisés et profondément ancrés dans son époque.

 Casimir Zoba dit Zao a remporté dès ses débuts le prix ACCP pour son titre « Sorcier ensorcelé » qui lui a ouvert les portes pour un parcours musical exemplaire, avec des chansons telles « Ancien combattant », « Soulard », « Moustique » et bien d’autres. En 2017, lors de la célébration de la Journée de la République, il est élevé au grade de commandeur dans l’ordre du mérite congolais par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Avec Adiac-Congo par Cissé Dimi

Congo-Arts de l’oralité : les conteurs en fête le 12 janvier

janvier 9, 2023

A la faveur de la Journée nationale du conte initiée par la compagnie de conte Africa graffitis, plusieurs activités seront organisées le 12 janvier au Centre de ressource du conte et des arts de l’oralité de Côte matève, dans le sixième arrondissement de Pointe-Noire, Ngoyo.

L’affiche de la journée nationale du conte /DR

«Revaloriser les valeurs ancestrales incarnées par la sagesse des aïeux enfouie dans l’oralité », tel est l’objectif de la journée que la compagnie de conte Africa graffitis organise depuis près de dix ans. Les magiciens de la parole contée, les griots et autres artistes excellant dans les arts de l’oralité vont égayer le public à cette occasion. Ainsi, vont défiler sur les tréteaux le collectif des jeunes conteurs évoluant au Centre de ressources du conte de Côte matève, les joueurs de gonfi, un instrument traditionnel à cordes, les paroliers, pour dire au public que le conte a un avenir au Congo à condition que la jeunesse en général et scolaire en particulier s’implique et s’en approprie.

Selon Jorus Mabiala de la compagnie Africa graffitis, cette initiative qui mérite d’être encouragée et accompagnée a pour objectif, entre autres, de perpétuer la tradition orale contenue dans les contes, car cette journée permet non seulement la transmission de la sagesse ancestrale à la jeunesse, mais elle sert aussi de prétexte à la résurrection de cet art naguère prisé par les Africains.

« Le conte est le premier théâtre pour nous Congolais. Au mbongui à l’époque, les parents racontaient des contes à leurs enfants, qui suivaient religieusement les sages conseils et la morale qui concluaient ces contes. À la radio, des contes et légendes de notre terroir étaient diffusés régulièrement par les tribuns de l’époque. Depuis, plus rien ne se fait ou presque »,  a ajouté Nestor Mabiala de la compagnie Africa graffitis. « On a toujours dit que l’Afrique était le berceau de l’oralité, or curieusement c’est en Afrique où l’on ne fait rien pour perpétuer cette oralité. C’est plutôt en Occident, où le conte occupe une place de choix dans les disciplines scolaires en 6e et en 5notamment », a-t-il ajouté.

avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo-Disparition : l’orchestre Bantous de la capitale pleure MPassi Ngongo Mermans

décembre 29, 2022

Le mi-soliste des Bantous de la capitale, Alphonse Mpassi Ngongo dit Mpassi Mermans, a tiré sa révérence le 28 décembre aux premières de la matinée, au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU), à l’âge de 80 ans. Sa mort intervient cinq jours après celle de son collègue, le percussionniste Ignace Makirimbia, décédé le 23 décembre à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), alors qu’il y était en séjour.

1- Mpassi Ngongo Mermans / DR

Guitariste, auteur-compositeur et arrangeur, Mpassi Mermans a rejoint ses pairs des Bantous de la capitale, comme ce fut le cas pour le percussionniste Ricky Siméon Malonga dit Ricky Siméon “le gardien du temple”, décédé le 1er mai dernier à Brazzaville, à l’âge de 80 ans lui aussi. Né le 25 novembre 1942 à Madzia, département du Pool, Mpassi Ngongo Mermans a été le premier guitariste mi-soliste dans l’histoire de la rumba. En effet, après le départ de Papa Noël, il était devenu le seul soliste des Bantous de la capitale, mais avec la venue de Gerry Gérard, lui aussi soliste, il s’est posé la question du positionnement. Pour ne pas le mettre à l’écart, est ainsi créé le poste de mi-soliste. Du coup Les Bantous sont passés pour le premier orchestre à faire jouer quatre guitaristes. Il s’est agi de la guitare solo, guitare mi-solo, guitare accompagnement et la guitare base.

Amoureux de l’art d’Orphée

Mpassi Mermans a pris goût de la musique alors qu’il était encore à l’école primaire en classe de CE2, à Kibouendé, dans le Pool où il résidait. A l’âge de 16 ans en 1958, il monte son premier orchestre, Syncope Jazz, dans ladite localité. Une année après, il trouve l’emploi à Mfoati, dans le département de la Bouenza. Pendant ce temps, l’orchestre Les Bantous de la capitale voit le jour. En 1960, à l’âge de 18 ans, il quitte Mfoati pour Brazzaville. Amoureux de la musique, il relance avec ses anciens musiciens de Syncope Jazz leur groupe, mais cette fois-ci en changeant d’appellation ; de Syncope Jazz, il devient Mondo Negro Kwala-kwa et il dirige ce groupe pendant trois ans. C’est finalement en juillet 1963 qu’il va intégrer Les Bantous de la capitale dont il était un fanatique fieffé et surtout du brillant guitariste Papa Noël. Il tenait à jouer de la guitare comme lui. Il est admis dans ce groupe le même jour que deux autres artistes de renom, Pamelo Mounka et Samba Mascotte. Après plusieurs mouvements de va-et-vient, Mpassi Mermans va regagner Les Bantous de la capitale en 1997 jusqu’au dernier jour de sa vie, le 28 décembre 2022 ;

Quant à sa discographie, Mpassi Mermans a, à son actif, plusieurs chansons, parmi lesquelles “Libala é keséni”, “Badeti”, “Bu boté mona pelé”, “C’est sérieux tantine”, “A mon avis ». C’est en 1972 qu’il a sorti son premier album en solo. Ceci se passe à l’issue de la première scission de l’orchestre, exclu par Nino Malapé au même moment que Célestin Nkouka, Edo Ganga, Pamelo Mounka, Kosmos Moutouari et Théo Bitcheko. C’est ainsi qu’il va créer avec Ganga Edo et Théo Bitcheko l’orchestre Les Nzoï, avant d’être rejoints par Ange Linaud. Au sein de cet orchestre, Mpassi Mermans lance l’album « Bani-bani » qui connaîtra un grand succès. Malheureusement, l’aventure avec Les Nzoï ne va pas durer longtemps. Mpassi Mermans quitte ce groupe pour créer un autre qu’il va dénommer Lissolo. Le premier 45 tours de cet orchestre est enregistré à Kinshasa. Une autre composition de Mpassi Mermans, “Lemba”, dans l’orchestre National, en 1976, est un disque 33 tours. En 1981, il met sur le marché du disque son premier album en solo « Monia », de quatre titres en France. En 1988, suite à la maladie de Pamelo Mounka, Mpassi Mermans quitte Les Bantous de la capitale pour créer Les Bantous Monuments en 1990. Il sort ensuite un autre album en solo intitulé « Ton ami n’est pas ton ami », en 1992, en France, dans lequel il mettra un titre en hommage à Samba Mascotte.

2 -Ignace Makirimbia / DR

Ignace Makirimbia

Véritable fils de la cité Ngamaba, à Brazzaville, Ignace Makirimbia a longtemps marqué ses connaissances dans les tumbas au sein des groupes traditionnels tékés communément appelés Tékés de Brazzaville. Son savoir-faire va le pousser à tenter une carrière professionnelle à Kinshasa et dans l’orchestre Continental où il s’est fait connaître dans le grand milieu musical, au point où il a joué dans plusieurs groupes, à l’instar du Continental de Me Taureau Gombe en compagnie de Josky Kiambukuta, Wuta Mayi, Tinio Mwinkwa, Siran Mbenza…, d’Afrisa de Tabu Ley Rochereau, … Très proche de Sam Mangwana, Ignace Makirimbia a été dans toutes ses aventures. Ils sont liés dans Vox Arriva de Jeannot Bombenga, ensuite dans Festival de maquisards… De retour à Brazzaville au cours des années 2000, il va passer directement chez les Bantous où il évolue dans un premier temps avec son cadet Robert Massengo, puis va dans Bana Poto-Poto de Bienvenu Rolland Faignand, avant de regagner Les Bantous jusqu’à sa mort le 23 décembre dernier, à Kinshasa.

Notons que Mpassi Mermans est de la deuxième génération après celle des co-fondateurs, à savoir Edo Ganga, Saturnin Pandi, Jean Serge Essous (premier chef d’orchestre), Nino Malepet (deuxième chef d’orchestre), Célestin Nkouka, Daniel Loubelo De la lune. Il est de la génération de Pamelo Mounka, Samba Mascotte, Théo Bitsikou, Michel Boyibanda, Gerry Gérard (qui ont tous tiré leur révérence). Les deuils de MPassi Mermans et Ignace Makirimbia se tiennent respectivement au 17 de la rue Matouba-Abraham, arrêt Mitoko Château d’eau pour Mpassi Mermans, et 20 rue Loubomo, Talangaï, arrêt Ebina, pour Ignace Makirimbia.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Top 10 des albums Afrique de l’année 2022

décembre 28, 2022

Cette année, certains albums ont tourné en boucle à RFI Musique. Voici une sélection des productions qui nous ont réjoui et que nous continuerons donc d’écouter en 2023 ! Des pointures et des révélations à suivre de près.

History de Didi B

Didi B qui s’est imposé comme le parrain incontestable du rap ivoire, d’abord avec Kiff No Beat et maintenant en solo, a dévoilé son premier album History ces jours derniers. Celui qui se fait appeler « Mojaveli » a annoncé la couleur de cet opus le 19 mars dernier lorsqu’il a publié le premier titre, History, produit par Dany Synthé.

Badinyaa Kumoo deSona Jobarteh

Son changement de statut ne fait aucun doute : en quelques années, Sona Jobarteh est devenue une valeur de référence de la musique d’Afrique de l’Ouest, comme en témoigne le nombre de concerts donnés avec son groupe dans le monde entier. Virtuose de la kora, la trentenaire britanno-gambienne et cousine du Malien Toumani Diabaté défend une vision moderne de la tradition mandingue avec son nouvel album Badinyaa Kumoo.

Formule 7 de Fally Ipupa

Septième album de Fally Ipupa, Formule 7 est dédié aux amoureux de la rumba. Fally Ipupa propose un album de 31 titres qui s’écoute comme une longue histoire d’amour racontée à l’oreille, avec toujours cette vision de l’artiste congolais : une rumba ancrée dans ses classiques et tournée vers l’international. Actuellement en tournée africaine, et en concert à Lomé avant de s’envoler pour Yaoundé, puis Abidjan, celui qui est surnommé « l’Aigle » a répondu à nos questions.

Sequana de Souad Massi

Sequana, le dixième album de la chanteuse et compositrice algérienne, est empreint de folk et de chaâbi, mais aussi d’ondes nouvelles venues de Syrie, des Caraïbes, du Chili et du Brésil. Onze chansons somptueuses en algérien, français et espagnol, qui célèbrent avec ferveur la vie et la Nature.

Sese Seko de MPR

Dans le ciel musical congolais, MPR fait figure d’ovni. En trois ans, le duo de rappeurs originaires de Kinshasa est parvenu à s’imposer en sortant des chemins habituels, tant sur le fond que sur la forme : du rap nourri de rumba, qui se plait à raviver le souvenir du Zaïre d’antan et cherche à moraliser la société dans laquelle il vit. Son premier album Sese Seko, d’après le nom du maréchal Mobutu, vient de paraître.

Hals de Oum (avec M-Carlos)

Sa musique planante est très contemporaine et spirituelle. Après Daba (2019) dont l’envol a été stoppé par la pandémie, Oum retrouve la scène avec Hals. La Casablancaise y explore, avec le musicien cubain M-Carlos, sept « hals », des sensations universelles (telles que la peur ou le désir) qui nous ont traversées en mars 2020, lorsqu’une grande partie du monde fut mise sur pause. Un 5e album intime et envoutant.

Sakidila de Pongo

Pongo, artiste d’origine angolaise, revisite le kuduro, inspirée par son enfance en Angola, après des épisodes intimes éprouvants. La danse et la fête comme des pieds de nez aux écueils de la vie. Portrait de la jeune femme à la faveur de la sortie de son album, Sakidila.

Luuma de Sahad

L’artiste sénégalais Sahad revient avec un nouvel album intitulé Luuma qui signifie le « marché » en wolof. Engagé dans diverses initiatives eco-responsables, il tente de faire exister sa musique dans un projet global où il est question d’éco-village, d’indépendance économique mais aussi et surtout d’identité.

Timbuktu de Oumou Sangaré

À plus de 50 ans, la diva malienne Oumou Sangaré revient avec Timbuktu, un album couleur blues, enregistré à Baltimore. Un disque magnétique qui confirme la puissance de ses engagements et la magie de sa voix.

Braquage de pouvoir de Tiken Jah Fakoly

Pour son onzième album, Braquage de pouvoir, Tiken Jah Fakoly n’oublie aucun des ingrédients phares qui font son succès depuis les années 1990. Un reggae qu’il ancre toujours plus en Afrique et des titres qui résonnent avec l’actualité politique du continent.

Par : RFI Musique

Didi B – Sona Jobarteh – Fally Ipupa – Souad Massi – MPR – Oum – Pongo – Sahad – Oumou Sangaré – Tiken Jah Fakoly

Meghan et Harry sur Netflix : trois heures de pleurnicheries

décembre 8, 2022

Les premiers épisodes du documentaire intime des Sussex n’apportent rien de neuf, glorifient l’histoire du couple et tournent en boucle sur l’apitoiement personnel.

Au royaume des nantis, la vie est parfois bien compliquee...
Au royaume des nantis, la vie est parfois bien compliquée… © HANDOUT / Courtesy of Prince Harry and Meg / AFP

On attendait beaucoup du documentaire de Harry et Meghan : promis, juré, l’heure était venue de rétablir la vérité sur leur histoire, charcutée et déformée, selon eux, par les tabloïds. Le résultat est une longue plainte sur leur histoire d’amour contrariée, une litanie de griefs poussée depuis les canapés moelleux de leur nid d’aigle californien, avec vue sur le Pacifique… Trois heures de pleurnicheries, d’états d’âme et d’explications sommaires, soutenus par les témoignages de proches ou d’amis convoqués devant les caméras de Netflix pour rappeler le contexte ou dire tout le bien qu’ils pensent des exilés outre-Atlantique.

Finalement, le téléspectateur n’apprend pas grand-chose, tant la vie des Sussex est relayée sans cesse dans les médias : le premier chapitre s’intéresse plus à l’enfance et la vie de Harry, le second revient sur celle de Meghan et le troisième épisode se termine juste avant la célébration de leur mariage, en mai 2018 – les trois suivants, proposés le 15 décembre, reviendront sur leur départ de Buckingham. Les amateurs d’histoires people apprécieront les détails de leur rencontre, en 2016, via Instagram, par le biais d’un copain qui a partagé une photo de Meghan déguisée en chien… Harry – qui se faisait appeler à l’époque Prince Haz –, plutôt intrigué, entra alors en contact téléphonique avec l’actrice, et tous deux commencèrent à échanger des textos qu’ils n’hésitent pas à déballer pour la première fois. Ils finirent par se donner rendez-vous un soir dans un pub de Londres, où l’héritier du trône se distingua avec trente minutes de retard – Meghan a failli laisser tomber.

Pour le reste, c’est du réchauffé : l’enfance du prince aux côtés de Diana, mère et modèle, celle de Meghan, première de la classe et déjà l’âme d’une combattante, leurs blessures d’enfants de divorcés qui les ont rapprochés, les problèmes de Meghan avec sa demi-sœur ou encore avec son père Thomas, qui l’a trahie la veille de son mariage en acceptant une séance photo montée avec la presse. « J’étais sidéré que Tom prenne part à tout ce cirque et qu’il en tirerait profit, confie Doria, la mère de la duchesse de Sussex, dans une rare interview qui apporte un peu de fraîcheur au documentaire. En tant que parent, on ne fait pas ça, non. Ce n’est pas ça, être parent. »

«Question de race »

Avec en toile de fond toujours le même ennemi : la presse populaire, les tabloïds et leur armée de paparazzis qui tombent sur Meghan comme un nuage de criquets, la suivant comme une ombre, disséquant ses origines, pointant du doigt son métissage, ses erreurs de protocole… « En vérité, peu importe les efforts que je faisais, explique l’ex-actrice dans le documentaire. Quel que soit ce que je faisais, ils trouvaient toujours un moyen de me détruire. » Harry la croit parfaite pour le rôle, mais il comprend vite que le conte de fées tourne au cauchemar, avec une famille royale plutôt indifférente. « Certains membres de la famille disaient : “Ma femme a dû traverser ça. Pourquoi ce serait différent pour ta copine ? Pourquoi mériterait-elle un autre sort ? Pourquoi serait-elle protégée ?” La différence, c’est la question de la race », juge le prince Harry.

Si les Sussex évitent d’évoquer à nouveau un éventuel racisme chez les Windsor, le documentaire met en revanche en avant le long passé colonial de l’Angleterre et explique comment Meghan représentait un symbole très clivant pour une presse présentée comme blanche et conservatrice… Un argument douteux quand on voit l’enthousiasme soulevé par l’arrivée de l’actrice dans la famille royale et les unes souvent bienveillantes qui ont accompagné les fiançailles du couple… C’est surtout après, quand les Sussex commenceront à faire cavalier seul, que la presse basculera d’un seul bloc contre eux, les présentant comme les vilains petits canards de la couronne, jugeant Harry sous l’influence de l’ambitieuse Meghan.

Finalement, il reste ces images inédites intimes des Sussex, les seules exclusivités du documentaire, à Vancouver ou à Montecito, où on découvre un beau portrait de Diana, diadème sur la tête, accroché au mur. Meghan en Afrique, Meghan à la neige, Meghan à l’ONU, en mère attentionnée avec ses enfants Archie et Lili Diana, ou encore Meghan qui coupe des roses dans son jardin, qui essaye des robes de prix ou admire les somptueux couchers de soleil au-dessus du Pacifique. Les Sussex ont-ils vraiment un conseiller en com pour leur expliquer qu’il est préférable qu’ils restent discrets pour éviter d’attirer les paparazzis comme des mouches. Et puis on se souvient de ce contrat à 100 millions signé pour Netflix pour plusieurs documentaires et on se dit qu’au royaume des nantis la vie est parfois bien compliquée…

Par Le Point avec AFP

Congo-Art graphique : la septième édition de « Bilili BD » se tient à Brazzaville

décembre 8, 2022

Placée sur le thème « Transmédia », la septième édition du festival international de bande dessinée du Congo « Bilili BD » a officiellement levé ses rideaux le 6 décembre, à l’Institut français du Congo (IFC) de Brazzaville, en présence d’artistes nationaux et internationaux ainsi que de quelques autorités de la place.

1- Les visiteurs explorant les stands après le lancement officiel de la 7e édition du festival Bilili BD /Adiac

Année après année, le festival Bilili BD est heureux de faire son bout de chemin en se réinventant à chaque édition. « L’IFC de Brazzaville a le plaisir, pour la septième année consécutive, d’accueillir , du 6 au 10 décembre, le festival Bilili. Formidable outil de promotion des arts graphiques, il est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable pour promouvoir les auteurs, créateurs, éditeurs d’Afrique centrale et d’ailleurs. Grâce à la pérennité du festival et à la confiance accordée des partenaires, Bilili réaffirme sa capacité à attirer de plus en plus de visiteurs. Je salue donc la détermination, l’enthousiasme et l’engagement renouvelés chaque année de la directrice du festival, Joëlle Epée », a déclaré Régis Ségala, directeur délégué de l’IFC.

 « Bilili a sept ans. On ne sait pas combien d’années on continuera à fêter de nouvelles éditions. J’aimerai tellement être comme le festival d’Angoulême où on dépasse quarante ans car c’est tellement gratifiant d’avoir un an de plus. Et je suis encore extrêmement reconnaissante envers toutes les personnes de bonne volonté qui me suivent dans cette envie de laisser autre chose que juste des mots et de belles vidéos ; de laisser une mémoire graphique qui rayonnera à partir du Congo vers le reste du monde », a indiqué, pour sa part , la promotrice Joëlle Epée Mandengue. 

C’est donc dans cet esprit d’introspection et de perspectives que la septième édition s’articulera principalement autour des discussions sur le transmédia. Ce terme désigne un processus ou un mode de création dans lequel les éléments d’une fiction sont dispersés sur diverses plateformes médiatiques, dans le but de créer une expérience de divertissement coordonnée et unifiée. Il s’agira, entre autres, de décortiquer comment est-ce qu’un auteur de bande dessinée (BD) s’émancipe des planches et explore d’autres façons de faire de cette BD.

2- Une vue de l’exposition de bande dessinée « Scènes BD africaine »/Adiac

Ainsi, de la BD qui intègre le langage des signes comme « Henri et Bintou » d’Afiri Studio, à la BD uniquement lisible avec un casque de réalité virtuelle, en passant par la BD muette de Wilfrid Lupano ou encore celle lisible uniquement sur des plateformes dédiées en ligne, la BD se décloisonne, se réinvente et s’adapte aux nouveaux médias pour conquérir sans cesse le grand public. « Il y a plusieurs façons de présenter la bande dessinée, même de travailler pour créer des images. D’où les ateliers en intelligence artificielle où les participants vont apprendre des logiciels qui permettent de générer des images juste en tapant du texte », a détaillée Joëlle Epée Mandengue.

Dans cet élan d’émancipation, Bilili BD accueille cette année les artistes de plusieurs pays : Congo, République démocratique du Congo, Cameroun, Centrafrique, Gabon, Zimbabwe, Martinique, France, Belgique, Espagne, Suisse, etc. Parmi les invités, on compte également de grandes maisons d’édition de BD qui tiennent des tables rondes et exposent leurs œuvres dans le hall de l’IFC où le public peut également découvrir l’exposition « Scènes BD africaine » qui était initiée à l’occasion d’Africa 2020. A côté de cela, la septième édition de ce rendez-vous c’est autant de rencontres professionnelles, conférences, ateliers, ventes-dédicaces, projections de films d’animation, spectacles vivants, concours de BD et de cosplay.

Notons que toutes les activités détaillées de cette septième édition de Bilili BD sont à retrouver sur la page Facebook du festival où la participation et la retransmission se font en ligne, en direct. Outre l’IFC, la salle CanalOlympia et le siège de la délégation de l’Union européenne abritent certaines activités du festival.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo