Archive for the ‘Art’ Category

Art africain : vie, mort et résurrection d’un masque bamiléké

octobre 14, 2021
À l’Institut national du patrimoine (INP), Naomie Kuperholc-Duruel, spécialisée dans les tissus, restaure un masque du XVIIIe s. de l’ethnie bamiléké faisant partie des collections du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, à Aubervilliers, le 1er septembre 2021. © Vincent FOURNIER/JA

La restauration de cet objet rituel provenant du Cameroun a été confiée à Naomi Kuperholc-Duruel, une jeune étudiante de l’Institut national du patrimoine. Un travail qui nécessite, au-delà de la technique, de se plonger dans l’histoire de l’œuvre et d’en retracer le parcours migratoire.

Il avait été créé pour danser, mais depuis de nombreuses années, il dormait dans les réserves du musée du quai Branly sous le numéro de matricule 73.1980.7.2. Une rangée de chiffres austères qui ne disent pas grand chose de ce masque tso bamiléké en tissus et végétaux, décoré de perles et représentant un homme-éléphant. Dans son malheur, cet objet cultuel multicolore et anthropomorphe a croisé la route d’une jeune étudiante de l’Institut national du patrimoine (INP), Naomi Kuperholc-Duruel. Dans le cadre de la préparation de son diplôme de restauratrice du patrimoine, cette dernière a choisi de se pencher sur son sort et de lui redonner, dans la mesure du possible, une nouvelle vie.

Restaurateur, ce chirurgien de l’art

Dans l’introduction du mémoire de plus de 200 pages qu’elle lui consacre, elle écrit ainsi : « Le choix de cet artéfact comme sujet de mémoire est aussi motivé par l’envie de continuer l’apprentissage de la conservation-restauration d’objets ethnographiques, que nous avions commencé au cours de nos études et de nos stages. Cela me conforte quant à l’importance de la pluridisciplinarité de notre métier, et me permet d’aborder des notions culturelles et matérielles très souvent éloignées de notre société. » Le débat nécessaire sur la restitution des œuvres d’art pillées pendant la colonisation a occulté nombre d’autres questionnements liés à la mémoire : comment conserve-t-on ? Comment restaure-t-on ? Comment entretient-t-on ?

En France, l’Institut national du patrimoine forme une vingtaine de jeunes au métier de restaurateur, après un concours exigeant (environ 300 candidats par an) et cinq années d’études. Accompagnés par des professionnels, bénéficiant des 45 000 m2 d’ateliers installés à Aubervilliers (banlieue parisienne), ils peuvent se spécialiser dans les différentes disciplines artistiques et devenir, en quelque sorte, des chirurgiens de l’art luttant contre les ravages du temps. « Le restaurateur n’est pas un artiste, précise Marie-Christine Vigutto, chargée de communication à l’INP, il se place derrière l’artiste et va soigner son œuvre avec beaucoup de précaution pour la ramener à quelque chose de visible, au plus près de son aspect originel. »

LA RESTAURATION D’OBJETS ETHNOGRAPHIQUES NOUS PERMET D’ABORDER DES NOTIONS CULTURELLES ET MATÉRIELLES TRÈS SOUVENT ÉLOIGNÉES DE NOTRE SOCIÉTÉ

Spécialisée dans le textile et intéressée par les œuvres composites complexes, Naomi Kuperholc-Duruel a été orientée vers ce masque de danse tso par le musée du quai Branly – Jacques Chirac lui-même. « Nous avons trois masques éléphants, dont un en très mauvais état, confie Hélène Joubert, responsable de l’unité patrimoniale Afrique. Nous n’avons pas de restaurateurs pour chaque spécialité, c’est pour cela que nous sommes en contact avec des restaurateurs indépendants et des étudiants de l’INP. Mais bien entendu, il faut que ce soit une œuvre intéressante à restaurer pour eux. » Naomi Kuperholc-Duruel a eu un véritable « coup de cœur » quand elle l’a découvert pour la première fois. « Il vaut mieux apprécier l’œuvre sur laquelle on va travailler, parce que l’on va passer beaucoup, beaucoup de temps avec elle », explique-t-elle en souriant, dans les ateliers d’Aubervilliers où elle officie.

Face à elle, allongé sur une table comme sur un lit d’hôpital, posé sur des coussins spécialement conçus pour lui, le masque éléphant s’apprête à sortir de convalescence. Les images affichées au mur permettent de prendre conscience du travail accompli : la coiffe a repris sa forme initiale, des trous ont été réparés, des sutures grossières ont été remplacées par des réparations plus discrètes… Mais pour l’oeil du profane, bien des interventions demeurent invisibles : le travail de restaurateur passe par une multitudes d’étapes, longues et minutieuses. Le sommaire du mémoire rédigé par l’étudiante le montre bien, il faut identifier l’œuvre, la replacer dans son contexte historique, sociologique et géographique, la comparer avec d’autres créations du même genre, comprendre son utilisation et la manière dont elle a été réalisée, analyser en détail les matériaux qui la constituent, lister l’ensemble des altérations, déterminer la manière dont chacune d’elle sera traitée ou pas. Une fois l’ensemble des interventions décidées, il faudra se muer en artisan patient capable de recoudre, dépoussiérer, fixer, teindre, consolider, remplacer, sans jamais dénaturer le propos d’un créateur mort depuis des années. Un travail minutieux exigeant patience, précision, détermination et surtout, modestie.

Itinéraire d’une œuvre

C’est ainsi que Naomi Kuperholc-Duruel a retracé l’itinéraire du masque 73.1980.7.2 depuis les Grassfields du Cameroun jusqu’aux caves du musée du quai Branly. Elle a dû pour cela s’immerger dans les traditions bamilékés. Elle explique :  « Le masque 73.1980.7.2 fait partie de la catégorie des masques cagoules, costume des initiés mkem [sociétés secrètes, NDLR]. Ils sont composés de textile sur lesquels sont cousus des matériaux divers (corne, pelage, cheveux humains, coquillages, perles, plumes) afin de former le décor. Les deux masques cagoules les plus connus sont les masques éléphants et les masques yegué. Ces objets sont produits par des gueva [créateurs] spécialisés parmi les plus importants dans leur catégorie car la production de masques rituels est un acte essentiel pour la transmission de la tradition. Ils véhiculent les valeurs magico-religieuses et la conscience collective des Bamilékés. […] Les masques que portent les membres des mkem prennent des formes spécifiques qui illustrent la vie de leur porteur. C’est pour cela que la plupart du temps, ils ont soit la forme soit les attributs d’un animal, très souvent le pi [double animal] du détenteur, puissant de préférence, car synonyme de force, de pouvoir et de courage. »

Dans ce cas, l’éléphant, appelé « so », symbolise la royauté et la richesse. Le masque représente la trompe de l’animal, sa tête et ses oreilles, le tout agrémenté d’une figure humaine avec le nez, la bouche, les yeux. Les mkem rattachées aux masques éléphants sont « les sociétés Aka et Kuosi qui incluent tout l’entourage du fo [roi] – famille et serviteurs –, les notables (kam) et les individus les plus riches du gung ». Il est porté pour deux danses spécifiques, la danse du tso et celle du nzen qui ont lieu en des occasions bien particulières­ : enterrement du fo, fin de la moisson, rites bisannuels du ké [force spirituelle]…

LA QUESTION DES RESTITUTIONS EST FONDAMENTALE POUR MOI, MAIS ELLE CONCERNE SURTOUT L’INSTITUTION. CE QUI M’IMPORTE AVANT TOUT, C’EST LA CONSERVATION DE L’OBJET

Avant de prendre en main ce masque, désormais bien éloigné de ses racines originelles, Naomi Kuperholc-Duruel a précisé ne pas vouloir travailler sur une œuvre qui ferait l’objet d’un litige. « La question des restitutions est fondamentale pour moi, mais elle concerne surtout l’institution. Ce qui m’importe avant tout, c’est la conservation de l’objet. Je fais mon travail comme s’il s’agissait de n’importe quel artéfact. »

L’histoire de ce masque éléphant Mbap Mten ne prête pas vraiment à controverse : sans doute constitué de deux parties créées à des époques différentes – la trompe serait précoloniale, la coiffe postcoloniale, en raison de la présence de perles vert foncé – il a été acheté à Foumbam, dans les années 1970, par Alain Dufour, actuel directeur de la galerie Afrique ; Alain Dufour, qui l’a rapporté en France. Il a ensuite été exposé par la galerie Bernard, à Ramatuelle (Sud de la France) avec tout un ensemble de masques éléphants. Il aurait dû ensuite rejoindre Heidelberg, en République fédérale allemande, où la galerie l’envoyait. Bloqué en douane le 19 novembre 1980, il a attiré l’attention du directeur du Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie (MNAAO), qui s’est déplacé en personne pour jeter un œil à un ensemble de 177 pièces provenant de la chefferie Bandjoun. Avec quatre autres objets, le masque a été retenu, sur des critères d’ancienneté, et acheté par l’État français pour 1 250 francs. Les collections du MNAAO ont ensuite rejoint celle du quai Branly à sa création. Ainsi est mort le masque éléphant, jusqu’à ce que les doigts et la patience de Naomi Kuperholc-Duruel le ressuscitent.

Exposition hors les murs

Son mémoire détaille l’étude technique des matériaux, l’état de conservation général, l’ensemble des altérations subies et, bien entendu, l’ensemble des interventions de restauration et de conservation effectuées. « C’est un travail que l’on effectue avec l’idée d’exposer un jour l’objet : on le traite dans sa globalité en gardant cet objectif en tête, dit-elle. Il faut retrouver sa forme initiale, sans inventer bien entendu, et stopper sa dégradation. » Dans ce cas précis, l’étudiante s’est concentrée sur la coiffe et les oreilles. Elle a retiré la cage métallique et la mousse de polyuréthane qui avaient été utilisées pour rembourrer la coiffe et lui a redonné une forme plus proche de celle qu’elle avait à l’origine, avec des matériaux pérennes. Elle a remplacé des raccommodages qui tiraient sur le textile et créaient des tensions sur l’objet. Elle a aussi recouvert un morceau de feutre rouge postérieur à sa création, mais sans le remplacer afin de conserver une trace de son histoire.

Tout ce travail de restauration a exigé un équilibre entre respect des intentions de l’artiste et interventions indispensables. « J’ai aussi dépoussiéré les perles, explique-t-elle. Il est possible d’effectuer un décrassage complet, mais le musée du quai Branly n’y est pas favorable, préférant montrer une valeur d’usage. » Pour un masque utilisé lors de danses, le 73.1980.7.2. n’était pas en si mauvais état que cela… Bien sûr, malgré les soins reçus, il ne dansera plus. Mais Naomi Kuperholc-Duruel a imaginé un astucieux système de présentation à base d’aimant qui permettra de le présenter au public. Cette renaissance aura lieu au musée national de Mexico, dans le cadre d’une exposition hors les murs du musée du quai Branly.

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel

Le nouveau gros contrat d’Omar Sy avec Netflix

octobre 12, 2021

La plateforme américaine a annoncé ce mardi avoir signé un important contrat d’acteur et de producteur avec l’acteur français.

Il n’a pas volé ce contrat du siècle ! A l’inverse d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur qu’il incarne à l’écran, Omar Sy est rentré mardi 12 octobre par la grande du cinéma mondial. Nertflix est tellement fan de l’acteur que la plateforme américaine lui confie un nouveau rôle devant et derrière la caméra. 

« Netflix s’est engagé sur un contrat pluriannuel de films avec l’acteur et comédien de premier plan Omar Sy. Cet accord verra la société de production de Sy basée à Paris et à Los Angeles développer des films orignaux pour Netflix, avec Sy comme acteur et producteur exécutif », a indiqué le géant américain dans un communiqué.

Cité dans le communiqué, Omar Sy se dit « très heureux d’avoir l’occasion de poursuivre (sa) relation » avec Netflix et a « hâte de cette prochaine étape dans (leur) aventure commune ».

Déjà connu à l’international et aux Etats-Unis depuis le succès du film Intouchables (2011), Omar Sy a été le héros en 2021 de la série Lupin, premier triomphe français sur Netflix, qui a conquis des dizaines de millions d’abonnés dans le monde.

Mi-septembre, la super star de 43 ans avait été le seul Français à figurer dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de la planète selon le magazine américain Time.

Par Le Point avec AFP

Canada-Festival international de poésie: l’émotion est immunisée contre le virus

octobre 2, 2021

C’est à une autre édition atypique du Festival international de poésie de Trois-Rivières qu’est convié le public depuis vendredi. Une édition qui, pour une seconde année, porte le sceau de la pandémie avec l’absence de poètes étrangers, des lieux de diffusions limités en nombre et quant aux places disponibles et la liste des événements raccourcie par rapport aux sommets de 2019. Malgré le contexte, l’émotion, ingrédient essentiel de l’évènement, est bien là et peut-être plus que jamais.

Le Festival international de la poésie de Trois-Rivières a lancé ses activités vendredi avec l’inauguration du parc Herménégilde Chiasson qui portera le nom de ce poète acadien pour la durée du festival. Sur la photo on reconnaît Gaston Bellemare, président du FIPTR et la directrice générale, Maryse Baribeau.

© Sylvain Mayer Le Festival international de la poésie de Trois-Rivières a lancé ses activités vendredi avec l’inauguration du parc Herménégilde Chiasson qui portera le nom de ce poète acadien pour la durée du festival. Sur la photo on reconnaît Gaston Bellemare, président du FIPTR et la directrice générale, Maryse Baribeau.

«L’atmosphère ne sera pas la même, convient le président et fondateur Gaston Bellemare, mais il est très important qu’on le présente parce que les gens en ont besoin. Le public a compris ce que nous disons depuis le début: l’évènement est à eux. Et disons que dans les circonstances actuelles, la poésie est particulièrement précieuse.»

La gestion du FIPTR a été on ne peut plus complexe et même problématique. Les normes sanitaires ont changé et continuent de fluctuer. «Ce n’est pas compliqué, ça change d’un jour à l’autre. Là, on sait qu’il va nous falloir prévoir du personnel aux portes de chaque établissement pour s’assurer qu’on respecte partout les normes. Encore tout dernièrement, le propriétaire d’un établissement m’expliquait qu’il était heureux d’accueillir un poète dans son restaurant mais que celui-ci devrait rester assis pour lire ses poèmes parce que debout, il serait tenu de porter un masque. Peux-tu imaginer un poète en train de lire sa poésie avec un masque dans la figure?», ricane malgré tout le président.

«Ça entraîne évidemment des situations assez particulières. Au Zénob, espace déjà très restreint mais que les poètes adorent parce que l’atmosphère est toujours exceptionnelle, on va être limité à seulement 15 personnes.»

«C’est évident que tout est compliqué. On ne pourra pas recevoir de poètes de l’étranger. Mais nous, on travaille là-dessus depuis deux ans. Parce que les invités doivent recevoir l’invitation longtemps à l’avance pour être en mesure non seulement d’assurer la logistique mais aussi d’aller chercher l’aide financière de leur université ou d’autres partenaires pour venir. C’est toujours un processus très complexe et en bout de ligne, tout ce travail aura été fait pour rien.»

Par ailleurs, certains invités canadiens ont décliné l’invitation par crainte du virus ou parce qu’ils n’étaient pas adéquatement vaccinés. Il reste qu’en bout de ligne, au dernier décompte officiel, on en recevra 36.

Herménégilde Chiasson à l’honneur

C’est le poète acadien Herménégilde Chiasson qui a été choisi par la direction artistique de l’évènement pour être le poète à l’honneur pour cette 37e édition. L’artiste reçoit l’hommage avec autant de modestie que de plaisir. «J’avoue que je suis toujours mal à l’aise devant ce genre de reconnaissance, dit-il depuis Moncton, mais je suis très heureux que ça me vienne du Festival de Trois-Rivières. C’est toujours très agréable d’y participer. Gaston s’est toujours fait un point d’honneur de présenter des poètes acadiens, ce que j’apprécie vivement.»C’est le poète acadien Herménégilde Chiasson qui est le poète à l’honneur de la 37e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières.© Rachelle Bergeron C’est le poète acadien Herménégilde Chiasson qui est le poète à l’honneur de la 37e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières.

«J’avoue que la première fois que j’y ai pris part, j’ai été très impressionné. Il y avait des poètes de partout dans le monde et j’étais plutôt intimidé mais, on m’a traité comme un écrivain à part entière, sur le même pied que n’importe quel autre invité, Je l’ai beaucoup apprécié.»

Lui qui vit dans une ville, Moncton, dont la population est aux deux-tiers anglophone et où le français n’est peut-être pas toujours reconnu à sa juste valeur, il dit apprécier beaucoup ses séjours trifluviens. À preuve, il calcule être venu une quinzaine de fois au FIPTR. «C’est une grande détente pour moi de me retrouver dans un milieu complètement francophone où la poésie est célébrée. J’ai vécu trois ans à Paris à une certaine époque et le fait d’être replongé dans un milieu où le français a toute la place me fait toujours beaucoup de bien.»

«Non seulement l’accueil de l’organisation est toujours exceptionnel, mais j’aime la chaleur du public de chez vous. Je suis toujours ébloui par la grande écoute dont font preuve les spectateurs lors de nos lectures, par exemple. Ce sont souvent des endroits publics où les gens se retrouvent pour discuter et dès qu’un poète commence à lire ses poèmes, les gens lui offrent un silence et une écoute fabuleuse. C‘est très impressionnant.»

De la poésie d’Herménégilde Chiasson, Gaston Bellemare dit qu’elle part de mots simples pour véhiculer des images qui viennent du cœur et qui s’adressent au cœur. Le poète ne nie pas. «L’accessibilité est quelque chose d’important à mes yeux. Peut-être suis-je inspiré par une certaine poésie américaine qui se veut souvent narrative, qui raconte des histoires ou des moments d’une façon très proches des gens. Je trouve qu’il faut se rendre aussi accessible que possible à ceux qui nous écoutent. Quand le public lit, il peut toujours reprendre des passages à répétition mais à l’oral, on n’a pas ce luxe: il faut établir une connexion immédiate.»

La profondeur émotionnelle de ses écrits est peut-être aujourd’hui accentuée par la pandémie qui nous afflige. «J’ai longtemps eu tendance à écrire sur la politique, le vécu collectif mais la pandémie qui nous a isolés les uns des autres a fait que je me suis tourné davantage vers les petites choses du quotidien. Je suis passé du grand nous au je et j’espère arriver à rejoindre le je de ceux qui vont m’écouter.»

Pendant la durée de l’évènement, du 1er au 10 octobre, la place d’Armes de la rue des Ursulines, devant le Manoir de Tonnancour, portera le nom de parc Herménégilde Chiasson. «C’est un très grand honneur, commente celui qui fut le tout premier poète acadien invité au FIPTR. Il y a tellement d’autres poètes qui écrivent mieux que moi qui l’auraient mérité. Ça m’a fait une drôle d’impression quand Gaston m’a appelé pour me le proposer. J’en suis très fier.»

L’Acadien sera chez nous à partir du 6 octobre pour plusieurs activités de lecture et même un entretien de plus longue durée. On peut savoir où auront lieu ces évènements en consultant la programmation du FIPTR au www.fiptr.com.

Avec François Houde – Le Nouvelliste

Congo-Pépinière à projets : Julles Ferry Quevin Moussoki Mitchum à Beyrouth

septembre 28, 2021

Le conteur congolais fait partie des dix-huit artistes comédiens, metteurs en scène, auteurs, scénographes, concepteurs sonores bénéficiaires de la bourse Focuna, une bourse de création. Il participe, à partir de ce 28 septembre jusqu’au 10 octobre, à un laboratoire de création artistique dans la région de Hammana, au Liban.

 

L’artiste Julles Ferry Moussoki/ DR

La participation de Jules Ferry Quevin Moussoki au projet fait suite à un appel à candidatures lancé par le Focuna, en collaboration avec Theater federatioun,  soutenu par l’Organisation internationale de la francophonie et l’espace Tiné. Durant deux semaines, le médaillé d’or en contes et les autres artistes choisis par les différents membres de la Commission internationale du théâtre francophone (CITF) vont prendre part à des échanges tant dans des cadres formels qu’informels, avec des artistes et des professionnels de la scène d’autres provenances. Ils rencontreront le public au terme de ces ateliers.

L’artiste assistera aussi à des spectacles programmés par Hammana Artist House (HAH) et des théâtres partenaires à Beyrouth. La pépinière à projets est organisée par la CITF, HAH et Valérie Cachard, artiste indépendante et co-présidente de la CITF.

Le projet pépinière a pour multiples objectifs : susciter le désir de développer des collaborations artistiques et des projets de coproduction théâtrale entre des artistes de la francophonie, contribuer à l’avancement de la pratique théâtrale grâce à des rencontres entre des artistes de la francophonie œuvrant en théâtre et en musique, susciter un échange sur les pratiques respectives de chacun et le partage des connaissances.

Ce projet a aussi entre autres objectifs, favoriser une meilleure connaissance de la création théâtrale libanaise dans toutes ses formes et dans toutes ses langues et du secteur culturel en général au Liban; favoriser une meilleure connaissance des conditions de travail et de production théâtrale dans un pays dit « du sud »; favoriser une meilleure connaissance et un rapprochement entre des artistes du Canada, d’Europe, d’Afrique et des pays du Levant; se retrouver pour pratiquer son métier de manière collective après une période d’instabilité…

Le conteur Julles Ferry Moussoki est directeur artistique du Festival international des rencontres itinérantes des arts de la parole et du langage à Brazzaville, médaillé d’or en contes et conteur aux huitièmes Jeux de la francophonie en 2017. Il participe à plusieurs festivals.

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

IXe Jeux de la francophonie : participation incertaine de la RDC

septembre 22, 2021

La liste des présélectionnés au volet culturel de l’événement tarde à être transmise au comité international faute de paiement des membres du jury

Le dossier de la participation culturelle de la République démocratique du Congo (RDC) aux IXes Jeux de la francophonie s’enlise, au point de susciter des inquiétudes dans le chef des opérateurs culturels. Les récents changements opérés à la tête du ministère de la Culture semblent avoir définitivement annihilé les chances du pays hôte à présenter un dossier conforme dans le délai. Les minutes s’égrainent et le dossier transmis au ministère de tutelle par le comité chargé de la préparation culturelle de la RDC à ces jeux ne connaît aucune avancée significative.

A quelques jours de la fin du délai imparti pour le dépôt des dossiers des présélectionnés, les jurys des différentes épreuves culturelles peinent à siéger faute de moyens. Le budget prévu pour la participation culturelle de la RDC, notamment la présélection des artistes devant représenter le pays n’a jamais été débloqué. Pire encore, aucune rencontre officielle n’a jamais été organisée entre la ministre et le comité chargé de ladite préparation dans un contexte où l’ancien secrétaire général de la Culture, Zapé Kayembe, a été démis de ses fonctions. Il avait en charge la gestion quotidienne du dossier au moment où le gouvernement Ilunkamba était réputé démissionnaire.

Le double changement opéré au ministère de la Culture, c’est-à-dire au cabinet ministériel et au secrétariat général, peut justifier la léthargie qui caractérise le dossier francophonie dans son volet culturel. D’où le cri d’alarme de l’association à but non lucratif Artiste en danger, lancé à la ministre de la Culture, Arts et Patrimoines dans une lettre lui adressée récemment. « Malheureusement, d’après les informations à notre possession, la RDC n’a pas encore envoyé la liste des présélectionnés du côté culturel, alors qu’il reste moins de deux semaines pour que le Comité international clôture cette partie », a relevé Langu Masima Tsaka Kongo, coordonnateur principal de l’association.

Le silence observé dans le chef de la ministre de la Culture et du comité en charge de la participation culturelle de la RDC aux prochains jeux de la francophonie renforce l’inquiétude dans les milieux culturels, surtout parmi les artistes ayant pris part aux épreuves qualificatives. Cela risque de compromettre la participation du pays hôte aux concours culturels. De plus en plus, les espoirs suscités par le lancement des présélections culturelles, en mars dernier, s’estompent et le désarroi gagne les esprits. « …nous sollicitons votre implication afin que notre pays ne donne une piètre image… », a écrit Tsaka Kongo.                          

Le Comité international des Jeux de la francophonie fixe plusieurs étapes avant d’avoir les Léopards pour les jeux, dans la partie culturelle dont principalement les présélections (étape en cours) et la préparation des sélectionnés. Cette deuxième phase nécessitera également un accompagnement efficace afin d’atteindre l’un des objectifs majeurs du ministère de la Culture qui consiste à obtenir un minimum de six médailles d’or sur les onze épreuves culturelles enregistrées.

En sa qualité de pays organisateur, la RDC s’est inscrite dans l’ensemble des épreuves culturelles (onze) prévues aux IXes Jeux de la francophonie. Il s’agit du hip hop, marionnette géante, jonglerie avec ballon, peinture, sculpture-installation, photographie, chanson, contes et conteurs, danse de création, littérature nouvelle et création numérique.

Avec Adiac-Congo par Jeannot Kayuba

Congo: Décès de l’artiste musicien Jacques Koyo

septembre 21, 2021

 »La nouvelle vient de tomber Chairman Jacques Koyo, artiste musicien de renom est décédé.

Connu particulièrement grâce à sa dance « ENGONDZA » vient de rendre l’âme  ».

Chairman: repose en paix !

Avec Brazzanews

RDC – Koffi Olomidé : « Je n’adresse d’excuses qu’à mes fans »

septembre 20, 2021
Koffi Olomide au Femua, à Abidjan, le 12 septembre 2021

Après son concert éclair de 18 minutes sur la scène du Femua, le 12 septembre à Abidjan, la star congolaise a choisi de s’expliquer. Jeune Afrique publie son droit de réponse.

« Le Femua est un événement culturel majeur pour l’Afrique et pour la promotion des musiques africaines sur le continent et pour les diasporas. J’ai toujours pris plaisir à y participer et toujours vécu comme un honneur d’y être convié au fil de mes années de carrière. Cependant, cette édition n’a pas eu la même saveur… Dès les prémices, de nombreux problèmes sont apparus. D’abord, d’ordre budgétaire. J’ignore les raisons de ces coupes, mais les conditions de voyage de mon équipe s’en sont ressenties. Puis, d’ordre logistique, ce qui a conduit à cette situation qu’on a choisi d’ériger en polémique. Je tiens toutefois à saluer la détermination des organisateurs qui, en dépit de ces lacunes, ont fait le maximum pour maintenir le festival.

Ce dimanche, le groupe et moi-même étions d’abord programmés à minuit. Je suis un artiste, j’ai l’expérience de la scène et sait que la programmation peut parfois être retardée. Passer une heure plus tard n’aurait pas entraîné de scandale. Mais ce n’est que vers 23 h 45, alors que nous étions prêts à faire le show, que l’on est venu nous prévenir que notre passage avait été décalé à 4 h du matin !

« La déception fut douloureuse »

En 40 années de carrière assidue, rien ne m’a jamais plus meurtri que l’idée de manquer une rencontre avec mon public ; où qu’il se trouve. Nous avons donc pris notre mal en patience et trompé l’attente en profitant de la magie des lieux de fête abidjanaise. De retour sur le festival, en avance pour être à l’heure, comme toujours, on nous annonce encore un report : nous passerons finalement à 6 heures du matin.

IMAGINEZ ENCORE L’ÉTAT DE FATIGUE QU’A DÛ COMBATTRE UN HOMME DE MON ÂGE

Mais à notre arrivée sur scène, alors que nous étions décidés à célébrer cette musique que nous aimons tant, malgré tout, la déception fut douloureuse. Imaginez ce public, mobilisé depuis la veille au soir, épuisé par une succession d’artistes des plus talentueux, qui, au petit matin – et cela est naturel –, commence à ressentir la fatigue et à déserter les lieux. Imaginez l’état de ces jeunes après une soirée enivrée par les basses et les percussions.

Si vous pouvez le ressentir, imaginez encore l’état de fatigue qu’a dû combattre un homme de mon âge après des heures d’attente ; imaginez l’état de lassitude de mes musiciens et danseurs dont on a brutalement fait redescendre l’adrénaline à trois reprises… Imaginez-nous, imaginez-moi, doyen des ambassadeurs de la musique africaine, affronter une poignée d’irréductibles clairsemés dans cet espace. Moi, surplombant l’endroit et capable d’apercevoir le sol et tout cet air rempli par le vide.

« Nous aurons d’autres rendez-vous »

J’ai vécu cet épisode comme un manque de considération envers ma personne, mes musiciens, et en particulier envers mes fans qui en ont fait les frais. Ils sont les seuls à qui j’adresse mes excuses, bien qu’on ait choisi de me jeter en pâture.

Cette affaire n’en n’est pas une mais je vous devais ma version. Abidjan, nous aurons d’autres rendez-vous. Vive la musique et vive l’Afrique. Rendez-vous le 27 novembre à Paris, pour ceux qui pourront y être, afin de partager cette passion que nous avons en commun depuis le début.

Votre Mopao »

Avec Jeune afrique par Koffi Olomidé

500 fausses œuvres de Francis Bacon saisies en Italie

septembre 13, 2021

La police italienne a mis sous séquestre ces contrefaçons de tableaux du peintre britannique, évitant leur circulation sur le marché de l’art.

500 contrefacons du celebre artiste ont ete saisies par les forces de l'ordre transalpines, a Bologne, dans le nord-est de l'Italie, ainsi que de l'argent liquide et des biens dont la valeur est estimee a pres de 3 millions d'euros.
500 contrefaçons du célèbre artiste ont été saisies par les forces de l’ordre transalpines, à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, ainsi que de l’argent liquide et des biens dont la valeur est estimée à près de 3 millions d’euros.© ULF ANDERSEN / Ulf Andersen / Aurimages via AFP

Il compte parmi les artistes les plus cotés du marché de l’art. Son triptyque Trois Études de Lucian Freud peint en 1968 était adjugé 142,4 millions de dollars chez Christie’s à New York en 2013, le classant parmi les dix tableaux les plus chers jamais vendus aux enchères. Aussi, le travail du peintre britannique Francis Bacon, mort en 1992, attire-t-il à lui faussaires et collectionneurs peu scrupuleux.

Cinq cents contrefaçons du célèbre artiste ont ainsi été saisies par les forces de l’ordre transalpines, à Bologne, dans le nord-est de l’Italie, ainsi que de l’argent liquide et des biens dont la valeur est estimée à près de 3 millions d’euros, ont annoncé, vendredi 10 septembre, les autorités italiennes. Cinq personnes ont été inculpées pour association de malfaiteurs ayant pour but « l’authentification et la mise en circulation de fausses œuvres d’art » et « la fraude et le blanchiment d’argent », précise leur communiqué.

Le principal suspect, un collectionneur bolognais, faisait déjà l’objet de deux enquêtes lancées en 2018, par la police et les autorités fiscales, ajoutent les médias italiens. Les carabiniers enquêtaient, en effet, sur le collectionneur, propriétaire de « nombreuses œuvres d’art contemporain, dont deux dessins signés par Francis Bacon ». Et le fisc, sur les « flux financiers [de l’intéressé, NDLR] avec l’étranger, incompatibles avec ses sources de revenus légales ».

« Revendre à des acheteurs peu méfiants »

« À partir d’une reconstitution minutieuse des flux de trésoreries issus de ventes frauduleuses, nous avons vu comment l’organisation […] a utilisé une société domiciliée au Royaume-Uni pour réunir les sommes obtenues qui, une fois blanchies, ont été redistribuées parmi les suspects, directement ou par l’intermédiaire de sociétés nationales et étrangères domiciliées en Espagne et en Pologne », précise le communiqué des autorités.

Le dessein du groupe criminel était ambitieux : « présenter les dessins sur le marché de l’art à travers des expositions nationales et internationales prestigieuses, des catalogues, des sites Internet, des fondations », précise le site d’informations swissinfo, pour augmenter leur prix et « les revendre à des acheteurs peu méfiants ».

Par Le Point avec Alice Pairo-Vasseur

France: « Magnifique » hommage de la France à Bébel, son « As des as »

septembre 9, 2021

"Magnifique" hommage de la France a Bebel, son "As des as"
« Magnifique » hommage de la France à Bébel, son « As des as »© AFP/Ludovic MARIN

« Adieu Bébel »: après l’hommage national rendu aux Invalides à Jean-Paul Belmondo, place à son public, venu parfois de loin, pour saluer l’acteur de légende qui a traversé « six décennies de vie française », selon les mots du président Macron.

Les portes des Invalides doivent s’ouvrir à partir de 19H30 à ceux qui souhaitent se recueillir devant le cercueil. Un dispositif exceptionnel qui avait déjà été mis en oeuvre après le décès de Jacques Chirac en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien Président.

Cet honneur fait suite à une cérémonie un peu plus solennelle, mais forte en émotion, avec personnalités du 7e art, membres du gouvernement et la famille de l’artiste.

Marseillaise jouée par la garde Républicaine, revue des troupes par Emmanuel Macron et fans émus étaient au rendez-vous pour saluer l’acteur de « Pierrot le fou ».

« Il n’a cessé de chercher le bonheur mais aussi de le donner »: tels furent les mots de Victor Belmondo, petit-fils de l’acteur, comédien lui aussi, qui a pris la parole, accompagné des autres petits-enfants de l’acteur et de sa petite dernière, Stella.

« Nous aimons Belmondo parce qu’il nous ressemblait », a salué le président Macron dans son éloge funèbre. « Flic, voyou, toujours magnifique », a-t-il poursuivi, en clin d’oeil à sa filmographie, avant de conclure « Adieu Bébel ».

Dans la cour des Invalides, près de 1.000 personnes du public ont pu assister à l’hommage, munies de leur pass sanitaire. « On t’aime Bébel », a crié a plusieurs reprises Denis Vandevyvere, 52 ans, fonctionnaire venu dès le matin de Belgique.

Grand admirateur de l’acteur, il a accumulé depuis ses 12 ans 2.500 pièces (posters, cassettes, DVD), à l’effigie de l’acteur. « C’était un grand Monsieur ».

« Il est immortel »

Pour ceux qui ne pouvaient pas entrer, des écrans géants étaient installés sur l’esplanade où la foule s’était massée. « C’était un bel hommage. Les mots étaient justes, bien choisis. C’est une page qui se tourne en espérant que celle à venir soit meilleure », a déclaré Bernadette Vincent, 64 ans, fonctionnaire à la retraite, la voix étranglée par l’émotion.

Le cercueil de l’acteur est ensuite sorti au son de « Chi Mai », musique d’Ennio Morricone dans « Le Professionnel », jouée par l’orchestre de la Garde républicaine.

Cette cérémonie avait réuni de nombreuses stars, telles Patrick Bruel, Gilles Lellouche, le couple Guillaume Canet et Marion Cotillard, le DJ Bob Sinclar, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, ou encore Cyril Hanouna.

« Il est unique, personne ne remplacera Jean-Paul Belmondo. Comme acteur, on a tous Jean-Paul Belmondo en nous », a déclaré à la presse Jean Dujardin, peut-être un des héritiers à l’écran de Belmondo.

« Saint-Augustin disait, les morts sont des invisibles, pas des absents. Pour moi Jean-Paul, il n’est pas absent. Jean-Paul c’est comme Johnny il est là. Il n’aurait pas voulu qu’on fasse la gueule. Il est immortel, Jean-Paul, il partira jamais », a soufflé Michel Drucker, au micro de BFMTV.

« Belmondo transpirait boxe, (…) il aimait les boxeurs », a glissé de son côté Brahim Asloum, champion du noble art. Le monde sportif était aussi représenté par Luis Fernandez, ancien joueur et entraîneur du PSG.

Vendredi matin, les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront en l’église Saint-Germain-des-Prés, dans le centre de Paris, dans l’intimité de la famille.

Figure de proue de la Nouvelle Vague (« A bout de souffle », « Pierrot le fou »), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action (comme « Le Marginal »), il a enchanté des générations de Français au fil de quelque 80 films, cinéphiles pointus ou amateurs de cascades spectaculaires.

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC aux lourdes séquelles. Mais il était toujours aussi populaire.

Avec Le Point par bur-adm-ram-pgr/may/fmp/cbn

Congo-Distinction : Jean Gabin Ossibi bientôt décoré pour ses œuvres culturelles

septembre 8, 2021

L’organisation non gouvernementale internationale MB production, que dirige Médard Mbongo, va rendre hommage le 17 septembre à Pointe-Noire, au travail de Jean Gabin Ossibi, dans la production cinématographique et musicale.

Jean Gabin Ossibi /DR

Discrétion et efficacité, tels sont les maîtres mots de Jean Gabin Ossibi, homme d’affaires et mécène culturel. Cet homme a tapé dans l’œil de MB production, qui a décidé de faire de lui, dans les tout prochains jours, ambassadeur culturel.

Ayant une dizaine d’années d’expérience dans le domaine de la production,  Jean Gabin Ossibi a notamment produit de nombreux artistes bien connus dans le pays, à l’instar de 100% Setho, Julien Antonio, Davy Kassa, Zaria Umporio et bien d’autres. Mais il doit son succès aussi à son engagement à l’international quand, en 2016, il se lance dans la production cinématographique avec un film africain regroupant des acteurs des deux Congo.

Ce film a été tourné en Angola et lui a ouvert les portes du monde du cinéma  en faisant de lui, l’année d’après, le meilleur producteur de l’année, une récompense qu’il reçoit dans la ville de Kinshasa au cours d’une cérémonie organisée pour la circonstance.

Aujourd’hui, son expérience lui a permis d’asseoir sa zone d’influence sur ces trois pays. Jean Gabin Ossibi sera officiellement décoré lors d’une cérémonie qui devrait avoir lieu à Pointe-Noire. Cette distinction a été créée par MB production et vise à rendre hommage aux femmes et hommes de la communauté culturelle ayant contribué à l’expansion de la culture congolaise dans le monde.

Notons que Jean Gabin Ossibi est également président d’une ONG. Chaque année, il fait des dons aux personnes démunies, notamment les veuves et les orphelins. Cette distinction va le pousser à faire plus pour le bonheur des nécessiteux et des hommes culturels.

Avec Adiac-Congo par Hugues Prosper Mabonzo