Archive for the ‘Art’ Category

Congo/Musique: Kévin Mbouandé Mbenga désigné ambassadeur de la marque Primus

mai 25, 2020

 

Le patron de l’orchestre  Patrouille des stars, Kevin Mbouandé Mbenga, a été fait ambassadeur de la marque Primus  le 22 mai, au siège des Brasseries du Congo, à  Brazzaville.

 

 

Photos : l’artiste Kévin Mbouandé et Yves Makaya, secrétaire général de Brasco signant le contrat, Kevin Mbouandé remerciant Primus / adiac

C’est un contrat d’exclusivité de l’image de Kévin Mbouandé et de Patrouille à travers la marque  Primus. Cet accord gagnant gagnant va permettre à l’artiste et à son groupe  d’accompagner  Primus dans différentes activités culturelles et sportives. Pour le responsable marketing des Brasseries du Congo, Ghislain Tchicaya, Kévin est   parmi les artistes  congolais les plus célèbres du pays.   Sa musique et notamment ses deux genres  musicaux,  la rumba et le ndombolo enflamment les Congolais, a-t-il déclaré.

Ghislain Tchicaya a aussi  fait savoir que  ce choix montre également que  l’artiste a du  talent. Il est resté fidèle aux Brasseries du Congo et  a remporté plusieurs prix, entre autres,   le prix Tam-tam d’or  en 2010 avec sa chanson « Tonton partout  partout », meilleur album  en 2016 au Sanza de Mfoa, meilleur artiste Sanza de Mfoa en 2017, meilleur artiste studio 210 de télé Congo 2017 – 2018 , meilleur artiste congolais Pool Malebo 2018, meilleure chanson le papa le papa Pool Malebo la même année.

L’image de Kévin Mbouandé sera  utilisée dans les  campagnes de communication de Primus : posters, affiches publicitaires, télévision et radio.

« Pour nous, c’est l’artiste qui doit nous  accompagner.   Kévin Mbouandé est ambassadeur  officiel mais, de manière ponctuelle, nous continuerons à travailler avec  tous les artistes  en fonction  de notre calendrier d’activités. Nous sommes déjà en pourparlers avec d’autres artistes. », a-t-il indiqué, tout en  annonçant une  chanson que l’artiste va réaliser en partenariat avec  les Brasseries du Congo.

Le secrétaire général de Brasco, Yves Makaya, a signifié que la société  continue  à soutenir la culture congolaise  à travers  ses artistes musiciens,  malgré situation économique difficile  que traverse  le pays .  « Nous devrons marcher dans ce partenariat  main dans la main; c’est un mariage que nous avons scellé », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le patron de Patrouille des stars a  remercié  les Brasseries du Congo  pour cette marque de  confiance. « C’est un partenariat  trop sûr  pour  l’orchestre ; nous  serons fidèles  avec Primus à vie, trois fois filtrée, trois fois goût, trois fois bonne. », a  promis  l’artiste.

Signalons qu’en dehors de Kévin Mbouandé, la Brasco a signé des contrats avec d’autres artistes de la place.   C’est depuis 2002 que les Brasseries du Congo ont choisi  la musique comme vecteur de communication  pour soutenir  les artistes.

 

Avec Adiac-Congo par Bindika Rosalie

Guinée : Mory Kanté, le « griot électrique », est décédé

mai 22, 2020

Le chanteur Mory Kanté à Marrakech, en mai 2011.

Le chanteur Mory Kanté à Marrakech, en mai 2011. © Joel Jean-Pierre/AP/SIPA 

Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté, célèbre pour son tube « Yéké Yéké » dans les années 1980, est décédé vendredi à l’âge de 70 ans à l’hôpital sino-guinéen de Conakry.

Mory Kanté, surnommé le « griot électrique », a contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde. « Yéké Yéké », l’un des plus grands tubes de l’histoire de la musique africaine, sorti en 1987, s’est vendu à des millions d’exemplaires, et a atteint les sommets des hit-parades dans de nombreux pays. Mory Kanté s’est éteint « vers 9h45 ce matin à l’hôpital sino-guinéen » dans la capitale guinéenne, a annoncé son fils, Balla Kanté.

« Il souffrait de maladies chroniques et voyageait souvent en France pour des soins, mais avec le coronavirus ce n’était plus possible », a-t-il ajouté. On a vu son état se dégrader rapidement, mais j’étais surpris quand même car il avait déjà traversé des moments bien pires ».

Né dans une célèbre famille de griots, ces poètes, conteurs, musiciens dépositaires de la culture orale en Afrique, Mory Kanté fut l’un des premiers musiciens, avec le Malien Salif Keïta, à diffuser la musique mandingue loin de ses frontières. Mory Kanté, qui a passé une grande partie de sa jeunesse au Mali voisin de la Guinée, y intégra, au début des années 1970, le fameux Rail Band de Bamako, dont Salif Keïta était le chanteur.

« Un héritage immense »

Après avoir quitté le Rail Band, il révolutionna la musique ouest-africaine dans les années 1980 en électrifiant son instrument et en ouvrant les musiques traditionnelles mandingues villageoises aux beats électroniques et aux grooves plus urbains. Le concept de « World Music » était alors encore balbutiant.

Avec « Yéké Yéké », ce maître de l’instrument traditionnel à cordes qu’est la kora, doté aussi d’une puissante voix de tête, a accédé à la gloire internationale et amené la musique mandingue sur les pistes de danse. L’album « Akwaba Beach », dans lequel figure cette chanson, fut l’une des plus grosses ventes mondiales des musiques d’Afrique noire.

Dans les années 2000, après un certain désamour d’un public lassé, il s’était un temps orienté vers une musique plus acoustique, au sein d’un orchestre où prédominaient les cordes.

Au début des années 2010, dans « la Guinéenne », son premier disque depuis huit ans, enregistré au pays, il choisissait la formule du grand orchestre, celle de l’âge d’or de la musique ouest-africaine dans les années post-indépendances, avec une suite de mélodies mandingues entonnées sur des grooves occidentaux, aux accents funk, reggae, zouk.

La culture africaine est en deuil

Mory Kanté, qui fut ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) et chanta au profit de la lutte contre la fièvre Ebola, qui frappa durement la Guinée entre 2013 et 2016, était une personnalité incontournable dans son pays.

« La culture africaine est en deuil, a tweeté le président Alpha Condé, Merci l’artiste. Un parcours exceptionnel. Exemplaire. Une fierté ».

« Il laisse un héritage immense pour la culture, trop vaste pour qu’on puisse tout citer », a dit son fils. « Il a aussi beaucoup fait pour la culture dans son pays en construisant des studios, des structures culturelles. Mais surtout, il a valorisé la musique guinéenne et africaine en la faisant connaître à travers le monde », a-t-il ajouté.

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada: La comédienne Michelle Rossignol s’éteint à l’âge de 80 ans

mai 18, 2020

 

François O'Neil (Pierre Curzi) avec Véronique O'Neil (Michelle Rossignol) dans une scène du téléroman « Des dames de coeur » en 1988.
© Radio-Canada/Jean-Pierre Karsenty François O’Neil (Pierre Curzi) avec Véronique
O’Neil (Michelle Rossignol) dans une scène du téléroman « Des dames de cœur » en 1988.

Michelle Rossignol, elle qui a été l’une des quatre Dames de cœur du populaire téléroman, est décédée ce matin à l’âge de 80 ans.

La comédienne et grande dame de théâtre souffrait d’un cancer et vivait toujours à la maison.

Née à Montréal le 4 février 1940, Michelle Rossignol a eu une brillante carrière de plus de cinquante ans.

Si elle a fait ses débuts sur scène au théâtre, elle a aussi trouvé sa place tant à la télévision qu’au cinéma. L’un de ses premiers rôles à la télévision était le personnage de Manouche dans Le Survenant de Germaine Guèvremont de 1955 à 1960.

Michelle Rossignol a aussi interprété le personnage de Véronique O’Neil dans Des dames de coeur, le populaire téléroman écrit par Lise Payette et diffusé de 1986 à 1989 à la télévision de Radio-Canada

Le téléroman «Des dames de cœur» est centré sur quatre personnages féminins interprétés par les comédiennes Louise Rémy, Andrée Boucher, Michelle Rossignol et Luce Guilbeault.

 

La comédienne a également créé plusieurs pièces dont Les oranges sont vertes de Claude Gauvreau, Les beaux dimanches de Marcel Dubé, Sainte Carmen de la Main et Les belles-sœurs de Michel Tremblay, Sophie et Léon de Victor-Lévy Beaulieu, de nombreuses pièces de Jean-Claude Germain dont Dédé MesureMaria Agélas d’Antonine Maillet et Émélie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone de Michel Garneau.

Michelle Rossignol a reçu l’Ordre du Canada en 1991 et l’Ordre national du Québec en 2001.

Par CBC/Radio-Canada avec Msn

Congo/Covid-19 : le gouvernement réceptionne plus de 805 mille masques

mai 18, 2020

Les artisans congolais ont livré, le 18 mai, à la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Yvonne Adelaïde Mougany, un dernier lot de 805 mille 949 masques de fabrication locale.

 

La ministre Adélaïde Mougany après avoir reçu l’enveloppe des artisans/Photo Adiac

 

Les couturiers retenus ont tenu le pari en produisant la totalité de la demande du gouvernement. Ils ont livré au total un million cinq cents mille masques. En plus de la commande officielle, ces derniers ont confectionné quatre-vingt-trois mille masques supplémentaires. Ce qui porte le nombre total à un million cinq cent quatre-vingt-trois mille.

« Le gouvernement, par le bien du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, avait donné mission aux artisans de produire 1,5 million de masques. Je suis contente de ce que les artisans ont réussi à couvrir la commande en si peu de temps, avec un surplus de quatre-vingt mille masques », s’est réjouie Yvonne Adélaïde Mougany.

L’objectif du gouvernement est de permettre à chaque Congolais, surtout les plus démunis, de disposer d’un masque afin de se protéger contre la pandémie du coronavirus. La commande des masques fait partie des stratégies adoptées par le gouvernement pour renforcer la riposte à la pandémie et briser la chaîne de contamination.

En vue de contribuer à la riposte à la maladie, les artisans congolais ont collecté trois millions francs CFA et les ont remis à la ministre des Petites et moyennes entreprises qui a promis de transmettre la somme au gouvernement.

« Je vous dis merci pour avoir remis au gouvernement, ce matin, votre contribution d’un montant de trois millions francs CFA, pour soutenir le Fonds national de solidarité mis en place par le président de la République », a souligné la ministre des Petites et moyennes entreprises.

 

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Michel Piccoli, monument du cinéma français, meurt à 94 ans

mai 18, 2020
Michel Piccoli au Festival de Cannes, en 2011.
© Pascal Le Segretain/Getty Images Michel Piccoli au Festival de Cannes, en 2011.
L’acteur Michel Piccoli, connu notamment pour son rôle dans « Le mépris » de Jean-Luc Godard, est décédé à 94 ans, a annoncé lundi sa famille.

« Michel Piccoli s’est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d’un accident cérébral », indique le communiqué de la famille.

Qualifié par le magazine Le Point de dernier géant du cinéma français et d’incarnation du premier mâle complexe de ce cinéma, Michel Piccoli apparaît à l’écran dès 1945 dans Sortilèges de Christian-Jaque, dans lequel il joue le rôle d’un villageois.

Il consacre cependant ses premières années de comédien à la scène et devra attendre 1962 pour se faire remarquer dans le film Le Doulos de Jean-Pierre Melville.

Michel Piccoli sera véritablement révélé l’année suivante dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, où il forme un couple avec Brigitte Bardot, un rôle qui l’imposera dans un emploi de séducteur.

Ayant tourné dans plus de 150 films, sa carrière est cependant indissociable des réalisateurs Luis Buñuel et Claude Sautet.

L’acteur collabore à six films avec le réalisateur espagnol, dans lesquels il interprète des personnages troubles, notamment dans Le journal d’une femme de chambre, Belle de jour ou Le charme discret de la bourgeoisie.

Il devient ensuite l’acteur fétiche de Claude Sautet dans les années 70 et jouera notamment dans Les choses de la vie, Max et les ferrailleurs et Vincent, François, Paul… et les autres.

L’acteur ne craint pas de jouer l’extravagance ou les délires et de casser son image. Son rôle dans La Grande Bouffe de Marco Ferreri, un des plus gros scandales du festival de Cannes, en 1973, en est la preuve. Il y incarne un participant à un séminaire gastronomique se transformant en orgie scatologique et nihiliste.

Ayant tourné aux côtés des grands réalisateurs du cinéma français, de Jean Renoir, à Alain Resnais, Claude Chabrol, Agnès Varda, Claude Lelouch ou Bertrand Tavernier, Michel Piccoli était aussi très prisé en Italie, même si, de son propre aveu, il parlait très mal italien et était toujours doublé dans cette langue.

Il reçoit d’ailleurs un prix d’interprétation à Cannes en 1980 pour son rôle dans le film italien Le Saut dans le vide, de Marco Bellochio, et ce même si ce n’est pas lui qui parle dans cette langue.

Son dernier film tourné en Italie, Habemus papam, de Nanni Moretti, en 2011, sera également son dernier grand rôle à l’écran et fera partie de la sélection de la Croisette cette année-là. Bien qu’elle ne lui vaudra aucun prix, son interprétation d’un pape dépressif et en proie au doute lui apporte néanmoins les éloges des critiques du monde entier.

Quatre fois nommé aux César, les prix du cinéma français, notamment pour La belle Noiseuse de Jacques Rivette en 1992, il n’a jamais été récompensé par l’Académie.

Il recevra cependant en 1982, au Festival de Berlin, l’Ours d’argent du meilleur acteur pour son rôle de patron manipulateur et dominateur dans Une étrange affaire, de Pierre Granier-Deferre.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: L’actrice Monique Mercure s’est éteinte

mai 17, 2020
La comédienne Monique Mercure a remporté le prix Gémeaux de la meilleure interprète féminine dans un téléroman pour son rôle dans l'émission Providence en 2007.
© PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE / DAVID BOILY La comédienne Monique Mercure a remporté le prix Gémeaux de la meilleure interprète féminine dans un téléroman pour son rôle dans l’émission Providence en 2007.
Monique Mercure, l’une des grandes actrices québécoises, est décédée à l’âge de 89 ans.

La comédienne s’est éteinte cette nuit des suites d’un cancer. Sa fille Michèle était à son chevet. Elle a par la suite publié un dessin qu’elle a fait de sa mère avec la mention : « Monique Mercure 1930-2020 ».

Le directeur du Conseil des arts du Canada Simon Brault a écrit ce matin sur Twitter : Monique Mercure est décédée paisiblement cette nuit. Une très grande artiste est disparue. Nous étions des amis fidèles et inséparables depuis 30 ans.

Monique Miller et Monique Mercure étaient de grandes amies. Elles se parlaient toutes les semaines et blaguaient sur le fait que d’aucuns les confondaient, deux actrices prénommées Monique aux initiales M.M.

«Je suis très troublée, surtout cette semaine. Cela a été une très dure semaine. On perd Renée [Claude] et on perd Monique [Mercure]. C’est beaucoup. C’est beaucoup pour nos petits coeurs,» a-t-elle confié en entrevue à RDI.

«Malheureusement, cela fait un moment qu’elle souffrait. Quand j’ai eu le téléphone ce matin, je n’étais pas surprise. On ne pouvait pas la voir à cause de cette pandémie.» – Monique Miller

Mais Monique Miller se console en ayant au moins eu la chance de lui parler ces derniers mois. On s’est tellement parlé au téléphone depuis à peu près trois ou quatre mois. Mon Dieu qu’on s’est parlé au téléphone! […] Dans son petit appartement, c’était ce qu’elle avait, le téléphone, relate-t-elle.

Les deux actrices ont joué ensemble à plusieurs occasions, comme dans le film Saints-Martyrs-des-Damnés de Robin Aubert, où elles interprétaient des sœurs jumelles, et dans la pièce de théâtre Les manuscrits du déluge de Michel-Marc Bouchard.

Quel souvenir garderez-vous de votre grande amie? Sa beauté, sa gentillesse, sa spontanéité, parce qu’au moment où on s’y attendait le moins, on savait à quoi s’attendre après avec Monique, a-t-elle répondu.

L'actrice québécoise Monique Mercure a interprété des rôles dans des pièces autant classiques que contemporaines.

© Archives /Radio-Canada L’actrice québécoise Monique Mercure a interprété des rôles dans des pièces autant classiques que contemporaines.
La comédienne Marie-Thérèse Fortin parle de Monique Mercure comme d’une source d’inspiration

«Monique c’était quelqu’un qui inspirait beaucoup d’admiration. On avait beaucoup de reconnaissance pour tout ce qu’elle avait fait, parce que je pense qu’elle a ouvert beaucoup de portes aux femmes au Québec et particulièrement pour les comédiennes», estime-t-elle.

Marie-Thérèse Fortin a eu le plaisir de jouer avec elle dans le téléroman Mémoires vives dans lequel Monique Mercure incarnait sa mère. Impressionnée par l’actrice, Mme Fortin se rappelle que sur le plateau Mme Mercure imposait « une certaine force de caractère ». Elle dit que la femme était dotée d’un « rire absolument irrésistible » et d’un « regard aiguisé et pénétrant ».

«Monique, elle était d’un tempérament qui n’attendait pas qu’on lui accorde la permission de quoi que ce soit pour être qui elle était et faire ce qu’elle voulait faire. On sentait ça chez elle. Je pense que c’est ce qui a frappé dans les interprétations de tous les rôles qu’elle a abordés. Il y a avait cette force de caractère, cette espèce d’énergie très terrienne, qui faisait qu’elle prenait sa place. Il y avait quelque chose là-dedans de très séduisant, de très moderne, qui nous donnait envie d’en faire autant. Et elle avait un sex-appeal absolument renversant», affirme-t-elle.

«Quand je pense à Monique Mercure, je pense à un sentiment de liberté, de force. C’est ce souvenir que je vais garder d’elle.» – Marie-Thérèse Fortin, comédienne

Monique Mercure et Louise Turcot dans le film Deux femmes en or du cinéaste québécois Claude Fournier.

© France Film/Les films Claude Fournier Monique Mercure et Louise Turcot dans le film Deux femmes en or du cinéaste québécois Claude Fournier.
«Ça m’attriste d’autant que, dans un sens, c’est Deux femmes en or qui a lancé Monique Mercure pour de bon. Elle ne jouait pas beaucoup à l’époque et m’avait dit que si je faisais un film, elle voulait jouer dedans. Avec Marie-Josée Raymond, on a un peu écrit le film pour elle», raconte Claude Fournier, réalisateur de cette comédie culte produite en 1970.

Le cinéaste de 88 ans se rappelle de leur rencontre : J’ai connu Monique quand j’avais 21 ou 22 ans. C’était quelqu’un de clair-obscur, ce n’était pas juste une femme lumineuse, elle était aussi angoissée, comme beaucoup de gens de talent. Ce n’était pas une femme comme les autres.

«Ce qui était le plus remarquable chez Monique, c’est qu’elle donnait toujours son 110 %, comme on dirait au hockey. Je vais me rappeler de sa fougue, de son ardeur, de sa passion. Ce n’était pas une femme à moitié», témoigne-t-il.

Sur Twitter, la comédienne Salomé Corbo a rendu hommage à l’artiste avec qui elle a eu la chance de travailler : « J’ai eu l’immense honneur de jouer avec la magnifique Monique Mercure, dans un scénario que j’avais écrit pour elle et moi, dans la série États-Humains. L’épisode avait pour titre Tendresse. Alors c’est avec tendresse et admiration que je vous dit merci pour tout Mme Mercure. »

La comédienne Monique Mercure en 1963

© Henri Paul/Radio-Canada La comédienne Monique Mercure en 1963
La classe politique a également salué la contribution de l’artiste à la société québécoise.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a déclaré sur Twitter : «Une grande actrice canadienne s’est éteinte. Monique Mercure a marqué plus d’une génération de Canadiens. Elle a contribué à faire rayonner le cinéma québécois au-delà de nos frontières, et son héritage se perpétuera à travers son œuvre. Mes pensées accompagnent ses proches».

Pour sa part, le premier ministre du Québec a dit sur Twitter : «Mes pensées vont à la famille et aux proches de l’actrice et grande officière de l’Ordre national du Québec, Monique Mercure, disparue à l’âge de 89 ans. Je vous offre mes plus sincères condoléances».

La ministre québécoise de la Culture Nathalie Roy a quant à elle affirmé : Monique Mercure nous laisse avec d’inoubliables rôles au théâtre, au petit, et au grand écran, et autant de preuves de son immense talent et de son vaste registre. Mes condoléances à sa famille et à ses proches.

Une longue carrière

Monique Émond, alias Monique Mercure, est née à Montréal en 1930. Jeune, elle se destinait à une carrière de musicienne. Violoncelliste, elle est diplômée de l’école de musique Vincent d’Indy en 1949.

Elle s’intéresse par la suite à la danse et au théâtre. Elle s’envole pour Paris afin de parfaire sa formation théâtrale.

Elle épouse le compositeur Pierre Mercure en 1949. Avec lui, elle aura trois enfants : Michèle et les jumeaux Christian et Daniel. Le couple se divorce en 1958.

La comédienne Monique Mercure en 1975 dans la série télévisée « Le Gutenberg »

© André Le Coz/Radio-Canada La comédienne Monique Mercure en 1975 dans la série télévisée « Le Gutenberg »
Au fil des décennies, Monique Mercure est devenue une personnalité incontournable du cinéma, de la télévision et du théâtre au Québec. Son curriculum vitae est impressionnant : elle a notamment joué dans plus de 65 films plus de 100 pièces de théâtre.

En 1960, Monique Mercure, jouait son premier rôle dans la pièce L’Opéra de quat’sous, présentée au Théâtre du Nouveau Monde.

En 1977, elle devient la première Québécoise à obtenir le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour le film J.A. Martin, photographe, de Jean Beaudin.

Au cinéma, l’actrice a collaboré à des films marquants comme Mon Oncle Antoine de Claude Jutra, Le Violon rouge de François Girard, Emporte-moi de Léa Pool, Dans le ventre du dragon d’Yves Simoneau et bien sûr Deux femmes en or du cinéaste Claude Fournier.

Monique Mercure a aussi joué à l’extérieur du Québec avec de grands acteurs et d’éminents réalisateurs de cinéma comme Paul Newman, Robert Altman, Claude Chabrol et David Cronenberg.

La comédienne Monique Mercure

© Édouard Plante La comédienne Monique Mercure
Au théâtre, elle a collaboré à des pièces d’envergure comme Albertine en cinq temps du dramaturge Michel Tremblay, La Mouette d’Anton Tchekhov, L’hiver de force de Réjean Ducharme, Le Tartuffe de Molière ou encore Les Troyennes d’Euripide.

À la télévision, la comédienne a participé à de nombreuses productions comme Sous le signe du lion, Le retour, Innocence, Miséricorde, Monsieur le ministre, L’Héritage et Tout sur moi.

Ces dernières années, on a pu la voir dans des séries de Radio-Canada comme Providence et Mémoires vives.

Monique Mercure s’est également donnée à l’enseignement en 1990 à l’École nationale de théâtre du Canada. De 1991 à 1997, elle en deviendra la directrice générale.

En même temps, elle siège au Conseil des arts du Québec, de 1993 à 1996.

Au cours de sa carrière, elle a remporté plusieurs prix et distinctions.

Elle décroche le prix Gémeaux de la meilleure interprétation pour un premier rôle féminin dans un téléroman en 2007, et en 2009 pour son travail dans Providence.

Elle obtient le prix du Gouverneur général pour les arts de la scène en 1993. La même année, on lui remet l’insigne de Compagnon de l’Ordre du Canada.

L’artiste a reçu la médaille de grande officière de l’Ordre national du Québec en 2010.

Avec radio-Canada par Yannick Donahue

États-Unis: Little Richard, pionnier américain du rock and roll, est mort

mai 9, 2020

Rock

Le chanteur américain Little Richard, sur la scène parisienne de l’Olympia le 7 juin 2005 (archives).afp.com/STEPHANE DE SAKUTIN

Considéré comme le créateur du rock and roll, Little Richard est mort ce samedi aux Etats-Unis à l’âge de 87 ans.

Connu pour ses hymnes entraînants comme Tutti Frutti ou Long Tall Sally et sa présence endiablée sur scène, Richard Penniman, alias Little Richard, est mort samedi à l’âge de 87 ans a annoncé son fils au magazine Rolling Stone.

Les causes de la mort de cette légende de la musique américaine qui, à l’instar de Chuck Berry ou Fats Domino, a permis dans les années 1950 l’émergence d’un genre nouveau, le rock and roll, ne sont toujours pas connues.

Porté par sa voix profonde, Richard a fasciné toute une génération et inspiré d’innombrables artistes. Avec Chuck Berry et Fats Domino, il a contribué à métamorphoser le blues. Mais bien plus que ces deux contemporains relativement sages, Little Richard a contribué à donner au rock and roll un air de scandale, avec ses chemises criardes comme aucun homme n’en portait alors, sa coiffure banane de 15 cm de haut, et sa moustache aussi fine qu’un trait de crayon.

Une influence considérable

Bien avant les rockeurs des années 1960, ses excès firent rimer rock avec décadence : en tournée, ce voyeur assumé parlait ouvertement de ses orgies nocturnes bisexuelles. Mais il s’avéra aussi être une personnalité torturée aux multiples revirements.

Son influence a néanmoins été considérable. Les premiers grands rockeurs blancs – Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Elvis Presley – ont tous repris ses chansons.

Les Beatles comme les Rolling Stones jouèrent, à leurs débuts, en première partie de ses concerts, et le jeune Jimi Hendrix démarra comme musicien dans son groupe. A neuf ans, David Bowie fut fasciné en voyant un film de Little Richard. « Sans lui, je ne serais probablement jamais devenu musicien », admit-il plus tard.

Remarqué par une chanteuse de Gospel

Little Richard était né le 5 décembre 1932 dans une famille pauvre de Macon, en Géorgie, dans le Sud. Dans son autobiographie de 1984, il racontait que son père, qui tenait un bar et a été tué par balle au début de sa carrière, lui avait dit un jour: « Mon père a eu sept fils, et moi aussi je voulais sept fils. Tu as tout gâché, tu n’es qu’une moitié de fils ».

Son surnom de « Petit Richard » était trompeur: l’homme mesurait 1m80. Enfant rebelle, handicapé par deux jambes de longueur différente, il traînait dans les églises, attiré par leur musique, et se distinguait par ses allures efféminées.

Il se fait remarquer en 1947 par une chanteuse de gospel. Il commence alors à chanter professionnellement, notamment dans des spectacles clandestins de drag-queen. Dans un marché de la musique en plein boom, de premières maisons de disques s’intéressent à lui. « Tutti Frutti, » qui évoque le sexe entre hommes, devient un incontournable de ses spectacles.

Mais il n’avait jamais pensé l’enregistrer, jusqu’à ce qu’un producteur chez Specialty Records, un label de Los Angeles spécialisé dans les artistes noirs, entende le titre. Il proposa de l’enregistrer en studio avec des paroles édulcorées pour permettre au titre de passer à la radio.

« Ne force pas »

Au lieu de « si ça ne rentre pas, ne force pas », les paroles, réinventées par une jeune compositrice, disaient désormais: « J’ai une petite amie Sue, qui sait exactement ce qu’il faut faire ».

Ainsi assagie, « Tutti Frutti » fit un malheur. Lors d’un concert à Baltimore en 1956, les femmes se déshabillèrent et jetèrent leurs sous-vêtements sur scène, tandis que la police empêchait des fans euphoriques d’envahir la scène ou de se jeter des balcons.

« On n’avait jamais vu un artiste venu du R&B si extraverti, si sauvage, si bruyant », raconte Chris Morris, un musicologue qui remastérisa son album « Here’s Little Richard » (1957). Viendront ensuite d’autres succès comme « Good Golly, Miss Molly » (1956). Devenu riche, Little Richard achète une villa à Los Angeles et y emménage avec sa mère.

Mais au sommet de sa gloire, en 1957, il annule brutalement une tournée en Australie pour se proclamer missionnaire de la congrégation évangélique « Church of God ». Après sa conversion, il épouse Ernestine Campbell, une secrétaire de cette église, et ensemble ils adoptent un fils. Mais quatre ans plus tard, le mariage tournait court, après que Richard fut arrêté pour comportement indécent avec des hommes dans des toilettes. Ses positions sur la sexualité resteront cependant toujours ambivalentes.

En 1995, il disait au magazine Penthouse: « j’ai été gay toute ma vie, et je sais que Dieu est un Dieu d’amour, pas de haine ». Mais fin 2017, il déclarait, sur une chaîne de télévision religieuse de l’Illinois, l’homosexualité « contraire à la nature ».

Par Lexpress avec AFP

De Dakar à Lagos, les créateurs africains s’engagent dans la fabrication de masques

avril 21, 2020

Dans l’atelier de Touty Sy, à Dakar, qui propose d’offrir des masques en tissus aux personnes vulnérables, le 20 avril 2020.

Dans l’atelier de Touty Sy, à Dakar, qui propose d’offrir des masques en tissus aux personnes vulnérables, le 20 avril 2020. © Sylvain Cherkaoui pour JA

À Dakar, le collectif de créateurs de mode l’Atelier 221 collabore avec l’association Les Racines de l’espoir pour la confection et la distribution de masques en tissu. Et les initiatives se multiplient sur le continent.

« 1 Sénégalais, 1 Masque ». C’est le nom de la campagne citoyenne de distribution de masques en tissu lancée à Dakar, le 4 avril, par l’Atelier 221, collectif de créateurs fondé en mai 2019 par la styliste Touty Sy. Et ce, en collaboration avec l’association sénégalaise Les Racines de l’espoir, présidée par Sophie Gueye.

« L’idée est d’apporter une réponse sociale et économique dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Non seulement l’association s’occupe de distribuer gracieusement « les masques-barrières » lavables et réutilisables en sensibilisant les populations les plus exposées et vulnérables comme les talibés, mais nous, créateurs, avons la possibilité de redonner du travail aux tailleurs avec lesquels nous collaborons en temps normal », explique Touty Sy. Les différents ateliers des stylistes du collectif Atelier 221, dont font notamment partie By Pathé, Sophie Zinga ou Awa Seck (Les Moussors de Awa), sont mis à contribution.

Mille tailleurs volontaires

La créatrice de mode sénégalaise Touty Sy, en avril 2020.
La créatrice de mode sénégalaise Touty Sy, en avril 2020. © © Sylvain Cherkaoui pour JA

Depuis le début de la campagne, 2 500 masques ont ainsi été distribués dans la capitale. « Pour le moment, cela n’est pas encore possible dans les autres régions, pour des raisons sanitaires. Mais, à terme, c’est notre objectif. Ce sont mille tailleurs, dans tout le pays, qui se sont portés volontaires pour nous rejoindre », s’enthousiasme Touty Sy, qui évoque déjà l’exportation du concept au Tchad ou au Niger et espère le voir se propager ailleurs sur le continent. « Tous les pays africains sont appelés à rejoindre le mouvement !

 

L’initiative est soutenue par des ONG telles qu’ONU-Femmes – qui a déjà commandé 10 000 masques (pour une subvention d’une valeur de 10 millions de F CFA, soit 15 000 euros environ, un masque équivalant à 1 000 F CFA) –, des entreprises du secteur privé, des personnalités comme Mohamed Kagnassy, homme d’affaires malien et, accessoirement, conseiller en agrobusiness du président guinéen Alpha Condé, ainsi que par des artistes.

Elle s’ouvrira également à la fabrication de blouses afin de venir en aide au personnel de santé – à l’image de griffes de mode internationales comme Louis Vuitton.

Dans l’atelier de Touty Sy, à Dakar, le 20 avril 2020.
Dans l’Atelier 221 de Touty Sy, à Dakar, le 20 avril 2020. © Sylvain Cherkaoui pour JA

Mais les créateurs de l’Atelier 221 ne sont pas les seuls à se mobiliser dans la fabrication et la distribution de masques au Sénégal. La styliste Adama Paris a, elle aussi, lancé semblable initiative. Ses masques en coton sont fabriqués dans ses ateliers dakarois puis gracieusement distribués à la population de divers quartiers.

Ailleurs, sur le continent, on peut également évoquer les créateurs ivoiriens Ibrahim Fernandez et Loza Maléombho, qui, respectivement, confectionnent masques en coton et visières de protection.

Au Mali, la designeuse malienne Awa Meite fait fabriquer, quotidiennement, 50 à 80 masques à partir de chutes de tissu. « Nous avons commencé à recycler les chutes de tissus de mon atelier, à les laver et à en faire des cache-nez. Puis, j’ai acheté du coton en gros, afin que l’on puisse en confectionner davantage », a-t-elle expliqué à la plateforme Africa Women Experts.

Awa Meite est par ailleurs à l’initiative d’une campagne de sensibilisation citoyenne baptisée So Kadi. « Nous donnons, en plus des masques, du savon et une bouilloire pour permettre de se laver régulièrement les mains. Nous précisons aussi que l’on doit souvent laver son masque à l’eau chaude avant de le réutiliser. »

Masques ultra-branchés

Au Nigeria, la prévention est au cœur des préoccupations de nombreux créateurs de mode. Cela dit, le style également. Dès la fin du mois de mars, la créatrice Tiannah Toyin Lawani a carrément lancé toute une ligne de masques en tissu ultra-branchés (à paillettes, par exemple), non seulement pour lutter contre la maladie mais aussi parce que porter un masque assorti à ses vêtements, voire à son bikini, c’est mieux… Plus sérieusement, « plusieurs maisons de mode nigérianes consultent d’ores et déjà des médecins et se procurent du matériel pour la fabrication de masques (…), souligne-t-elle. La mode peut sauver des vies ».

C’est ce qu’a assuré Omoyemi Akerele, fondatrice de la Lagos Fashion Week, au Washington Post. Pour prévenir la contamination par le coronavirus, l’efficacité du masque fait maison est loin d’être prouvée. Mais nombreux sont ceux à le voir comme un vecteur de distanciation sociale à l’heure où le masque chirurgical est réservé au personnel soignant, ou est, purement et simplement, devenu une « denrée rare ».

Avec Jeune Afrique par Katia Dansoko Touré

États-Unis: L’acteur Brian Dennehy, le shérif dans «Rambo», est mort

avril 17, 2020
Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
© Kevin Winter/Getty Images Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
Au petit et grand écran, Brian Dennehy jouait les machos, les durs ou les tendres. Il était aussi un grand acteur de théâtre. Il est mort à l’âge de 81 ans.

Sa fille, l’actrice Elizabeth Dennehy a publié un message sur Twitter pour en faire l’annonce, précisant que son père n’était pas mort de la COVID-19. C’est le cœur lourd que nous annonçons que notre père, Brian, est décédé hier soir de causes naturelles, non liées à la Covid. Plus grand que nature, généreux à profusion, père et grand-père fier et dévoué, il manquera à sa femme Jennifer, à sa famille et à de nombreux amis, a-t-elle écrit.

Si Brian Dennehy a joué dans de nombreux films et séries télévisées, il a aussi été reconnu pour ses rôles au théâtre dans des pièces de William Shakespeare, Anton Chekhov, Eugene O’Neill et Arthur Miller.

Brian Dennehy a gagné deux prix Tony et un Golden Globe pour des rôles au théâtre et à la télévision.

Il a été intronisé au Panthéon du théâtre américain en 2010.

Parmi la quarantaine de films dans lesquels il a joué, le rôle du shérif Will Teasle qui a emprisonné Rambo en 1982 est sûrement le plus connu. Il a interprété un tueur en série dans To Catch a Killer et un shérif corrompu abattu par Kevin Kline dans Silverado. Il a également eu quelques seconds rôles : le barman qui console Dudley Moore dans 10 et le chef de file des extraterrestres dans Cocoon et sa suite.

Avec CBC/Radio-Canada

Le saxophoniste camerounais Manu Dibango s’est éteint, victime du coronavirus

mars 24, 2020

Manu Dibango lors d'un concert à Paris, en janvier 2018.

Manu Dibango lors d’un concert à Paris, en janvier 2018. © Christophe Ena/AP/SIPA

 

Âgé de 86 ans, Manu Dibango avait contracté le coronavirus. C’est la famille du légendaire saxophoniste camerounais, figure emblématique de la scène musicale africaine, qui a annoncé la nouvelle.

« Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s’élève au lointain… » Dans un court message publié sur les réseaux sociaux, la famille de la légende camerounaise du jazz a annoncé le décès du musicien. « C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, des suites du Covid-19 », lit-on dans ce texte.

Confinement oblige, les obsèques de l’artiste auront lieu « dans la stricte intimité familiale », mais « un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible », précisent les proches de Manu Dibango, qui incitent les fans à adresser leurs condoléances et messages sur une adresse mail dédiée : manu@manudibango.net.

Manu Dibango avait été hospitalisé plusieurs jours, récemment, après avoir montré des signes de coronavirus. Les tests se ont révélés positifs au Covid-19, mais les proches de l’artiste affirmaient, il y a quelques jours encore, que l’artiste se reposait et « récupérait dans la sérénité ».

Des projets plein la tête

 

« Il se réjouit d’avance de vous retrouver prochainement et vous demande, en cette période troublée que nous traversons tous, de bien prendre soin de vous », concluait le communiqué.

En octobre dernier, cette grande figure de la musique africaine était revenu pour Jeune Afrique sur plus de soixante ans d’une carrière intense et exceptionnelle. Alors qu’il venait de terminer une grande tournée afro-européenne, il avait alors affirmé avoir de nombreux projets en tête.

«  Je veux faire quelque chose avec rien que des instruments africains… J’ai déjà rencontré un jeune homme, Adama Bilorou, qui joue du balafon chromatique et avec qui j’ai envie de mener ce projet. Je souhaite aussi reprendre des standards africains avec un joueur de tam-tam camerounais initié à la transmission de messages… Et un enregistrement audiovisuel du “safari symphonique” doit aussi être réalisé », avait-il alors confié.

Par Jeune Afrique