Archive for the ‘Cinéma’ Category

Dix acteurs noirs révélés par les séries

avril 3, 2021
Khalima Gadji, au centre, incarne le personnage de Marème Dial dans la série « Maîtresse d’un homme marié ».

Longtemps boudés par l’industrie cinématographique, certains comédiens ont réussi à percer sur le petit écran. Retour sur les talents d’hier et d’aujourd’hui révélés par les séries.

C’est un temps que les moins de 20 ans peuvent connaître, avant le carton de Black Panther au cinéma. Les productions hollywoodiennes n’étaient alors pas autant obsédées par la couleur des comédiens et réservaient généralement un ou deux rôles secondaires par film aux acteurs dont les peaux étaient d’un ton plus foncé. En Afrique, les films proposaient naturellement des castings noirs à 100 %, mais la faible quantité des productions permettait rarement à la carrière des comédiens de décoller…

Un autre tremplin existait déjà, cependant : les séries. C’est ainsi que la télévision d’abord, et les plateformes de streaming ensuite, ont lancé des acteurs aujourd’hui renommés, tel Will Smith (mondialement connu grâce à la sitcom Le Prince de Bel-Air) ou des scénaristes comme Shonda Rhimes (on lui doit entre autres Grey’s Anatomy et Scandal).

Sur le continent, les séries, moins chères à produire, plus simples à diffuser, ont mis en lumière le talent d’acteurs subsahariens qui sont aujourd’hui au premier plan, comme Michel Gohou, issu du théâtre, révélé par la série Ma Famille.

Petite série non exhaustive d’actrices et d’acteurs révélés par les séries.

• Khalima Gadji

On pourrait citer tous les acteurs de la série sénégalaise Maîtresse d’un homme marié tant elle a connu de retentissement. Mais Khalima Gadji est peut-être celle qui a le mieux tiré son épingle du jeu. L’actrice, qui a grandi dans la communauté marocaine du Sénégal, était déjà apparue dans deux formats télé : Tundu Wundu et Sakho et Mangane, mais c’est le personnage de Marème Dial (avec qui on la confond parfois) qui en a fait une vedette internationale. Scandaleuse, assumant des rapports hors mariage, la séductrice a déclenché un lot de polémiques, avancé sur la place publique des sujets tabous… et donné la fièvre à l’audimat.s habitants du continent »

• Eugène Bayala

Comme beaucoup d’acteurs de télévision reconnus sur le continent, Eugène Bayala a débuté comme comédien dans plusieurs troupes au Burkina Faso. C’est en 2006, à 40 ans, qu’il connaît le succès dans le rôle de l’agent Oyou, un policier limité intellectuellement et constamment ivre… qu’il interprétera encore dans le clip de sa chanson Garde-à-vous, en 2015.

• Aminata Diallo Glez

Comédienne, marionnettiste, maquilleuse et accessoirement compagne du dessinateur Damien Glez qui sévit à Jeune Afrique, Aminata Diallo Glez s’est illustrée dans une série franco-burkinabè au long cours, Kadi Jolie, diffusée sur CFI TV à partir du 7 mars 2000. Elle ne se contente pas d’interpréter le rôle-titre, une trentenaire célibataire qui n’a pas froid aux yeux, mais coproduit le programme via sa structure, Jovial’Productions.

• Akissi Delta

Autodidacte, cette native de Dimbokro, au centre de la Côte d’Ivoire, a multiplié les petits boulots avant de se lancer devant les caméras. Au cinéma, on l’a retrouvée dans plusieurs films du réalisateur ivoirien Henri Duparc, dont la comédie sociale Rue Princesse. Mais c’est surtout la réalisation de la mythique série ivoirienne Ma Famille, dans laquelle elle joue également, qui lui a apporté la célébrité. Elle en a d’ailleurs repris l’histoire dans Ma Grande Famille, diffusée en 2017. À travers les déboires amoureux du couple Delta-Bohiri, elle y évoque encore les grands thèmes que sont la santé, l’éducation ou la sexualité.

• Mahoula Kané

La plupart des spectateurs l’ont découvert dans le rôle d’Hervé, amoureux éperdu de Nafi dans la série éponyme qui raconte les déboires d’une jeune fille « belle, intelligente et surtout ambitieuse », née dans une famille polygame. Mais l’acteur ivoirien a montré d’autres facettes de son talent dans bien d’autres formats télé et cinéma : faux pasteur dans Les Coups de la vie, gendarme mystérieux dans la saga familiale Cacao

• Olivier Kissita

Jeune ambitieux, ce Franco-Gabonais de 34 ans s’est essayé à presque tout : youtubeur, prétendant à « Mister Afrique », documentariste, animateur télé… Mais les téléspectateurs du continent l’ont découvert dans le rôle d’Anthony Desva, le jeune et bel héritier de la fortune familiale dans la série de Canal +, Cacao.

• Michaela Coel

Sa mini-série engagée, I May Destroy You, qui raconte l’histoire d’une jeune victime de viol, a fait forte impression l’année dernière… Michaela Coel y tient le rôle principal, mais elle est aussi réalisatrice et productrice de la série. Autant dans son interprétation que dans son écriture, la trentenaire née à Londres s’évertue à donner de la complexité, de la nuance et de l’épaisseur aux personnages noirs.

• Kerry Washington

Malgré une filmographie bien étoffée (RayLe Dernier Roi d’ÉcosseDjango Unchained…), c’est dans la série Scandal que l’actrice américaine a véritablement percé. Elle y incarne Olivia Pop, une communicante redoutable proche de la Maison Blanche qui a une liaison avec le président des États-Unis. On l’a retrouvée en 2020 au côté de Reese Witherspoon dans la mini-série Little Fires Everywhere.

• Stéfi Celma

Chanteuse (pour le conte musical Sol En Cirque), actrice (premier rôle de Case départ), cette Parisienne est vraiment devenue une figure familière des Français grâce à la série Dix pour-cent. Elle y incarne avec justesse une hôtesse d’accueil pleine de doutes qui rêve de devenir comédienne professionnelle.

• Regé-Jean Page

C’est « le beau gosse » de la série La Chronique des Bridgerton, comme le désigne la presse féminine. Né à Londres d’un père britannique et d’une mère zimbabwéenne, le trentenaire est apparu dans de nombreuses séries auparavant (RacinesFresh Meat). Le succès international de la série Netflix lui ouvre les portes d’Hollywood : il est notamment attendu dans une adaptation cinéma de Donjons et Dragons.

Avec Jeune Afrique par Léo Pajon

Mort de Michael Lonsdale, l’impassible talent

septembre 21, 2020

Lons

DISPARITION – L’acteur français est décédé le 21 septembre à l’âge de 89 ans. Sa présence hiératique et sa diction sans effet lui ont permis de camper avec la même justesse des personnages aussi différents qu’un criminel sadique dans James Bond ou un moine cistercien dans Des hommes et des dieux.

Il était de ces comédiens dont la présence, sans ostentation forcée, est inoubliable. Michael Lonsdale n’est plus. L’acteur français, d’origine britannique, est mort le 21 septembre 2020 à l’âge de 89 ans. Au cinéma, il a joué dans plus de cent films des personnages aussi différents que le pervers psychopathe Drax dans James Bond – Moonraker, le supérieur de l’abbaye dans Le Nom de la rose et plus récemment un moine cistercien dans Des hommes et des dieux.

J’aimais les comédiens et le cinéma, mais je ne m’imaginais pas acteur. J’étais d’une grande timidité

Michael Lonsdale au Figaro en 2015.

Michael Edward Lonsdale-Crouch est né à Paris le 24 mai 1931. Sa mère était française et son père un officier anglais. Après avoir vécu en Grande-Bretagne, sa famille s’installe en 1939 au Maroc. Il y passera toute la Seconde Guerre mondiale. Sa passion pour la comédie naît à son retour en France en 1947. Il se destinait à la peinture, mais une rencontre avec un prêtre a changé son destin. «J’aimais les comédiens et le cinéma, mais je ne m’imaginais pas acteur. J’étais d’une grande timidité. Par une amie de mes parents qui m’emmenait à la messe, j’ai rencontré un père dominicain qui m’a dit ce que je voulais entendre», confiait-il à Armelle Héliot en 2015. Encouragé par Roger Blin, il suit les cours de théâtre de Tania Balachova. Il croisera alors Delphine Seyrig, Laurent Terzieff, Bernard Fresson, Stéphane Audran et Jean-Louis Trintignant.

Très vite, il se fait remarquer au théâtre et au cinéma. Sur les planches, il travaille dès 1955 sous la direction de Raymond Rouleau dans une pièce de Clifford Odets Pour le meilleur et pour le pire. La liste des metteurs en scène de renom qui emploieront sa présence hiératique sur scène ne laisse d’être impressionnante: Laurent Terzieff, Pierre Dux, Jean-Marie Serreau, Claude Régy…

Face à la caméra, on le retrouve en 1962 dans Le Procès, adaptation du roman de Franz Kafka par Orson Welles. À l’affiche : Anthony Perkins, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Madeleine Robinson, Fernand Ledoux… Un demi-siècle avant Des hommes et des dieux, qui lui vaudra un César, Michael Lonsdale joue déjà un prêtre. Un signe qui ne peut être dû au hasard pour cet homme qui a tenu, à 22 ans, à recevoir les sacrements du baptême.

Un César pour Des hommes et des dieux

Après quelques rôles où il fourbit ses armes (notamment dans quelques films de l’inclassable Jean-Pierre Mocky comme Snobs! en 1961, La Bourse et la Vie en 1965, Les Compagnons de la marguerite en 1967), François Truffaut lui donne deux fois de très beaux rôles : dans La Mariée était en noir 1967, puis Baisers volés en 1968.
Sa carrière est lancée et l’acteur va laisser libre cours à son éclectisme, à un tempérament animé par une belle curiosité intellectuelle. On le retrouve en 1974 dans Galileo de Joseph Losey, en 1976 dans Bartleby de Maurice Ronet. L’appétit de jeu de Lonsdale est insatiable. Désormais il est l’acteur, ennemi du superfétatoire, qui peut assumer tous les rôles avec la même sobriété.

Dans cette formidable filmographie (plus de 130 films), on découvre également quelques superproductions qui ont ouvert leurs portes à ce comédien aussi profond que mystérieux. Comment oublier le hiératisme de son abbé dans Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud face à Sean Connery ? Cette majesté parfois glaciale, lui vaut d’aussi de devenir un ignoble rival de James Bond. Dans Moonraker, il est Hugo Drax, un criminel mégalomane digne des pires ordures de la série des 007. Tel était Michael Lonsdale, un saltimbanque comme Louis Jouvet, comme Michel Bouquet, ne craignant pas de jouer les contre-emplois, économe de ses effets, et pourtant toujours inoubliable.

Avec Jeanne Moreau, dans «Bien joué», de Sandrine Veysset en 2008.
Le destin s’écrit parfois très bien pour les grands comédiens. C’est pour son rôle d’homme de foi dans Des hommes et des dieux qu’il aura été le plus récompensé en 2011, à la fin de sa carrière: le César du meilleur second rôle, le Globe de cristal du meilleur acteur, le prix Lumière, le prix Henri-Langlois. Michael Lonsdale trouvait là un aboutissement commencé un demi-siècle plus tôt par des enregistrements de la Passion selon saint Matthieu sous la direction de Raymond Rouleau.

Avec Le Figaro par Bertrand Guyard

Pétitions, censure, menaces : la polémique enfle autour du film « Mignonnes »

septembre 18, 2020
« Mignonnes », de la réalisatrice Maïmouna Doucouré, décrit sans lourdeur deux systèmes antagonistes qui s’imposent aux femmes en devenir : la tradition et les réseaux sociaux.

Le long-métrage de la franco-sénégalaise Maïmouna Doucouré qui dénonce l’hypersexualisation des petites filles est au centre d’une violente controverse. Ses détracteurs, qui se radicalisent, l’accusent de « pornographie » et d’« islamophobie ».

Sur change.org, une plateforme permettant de lancer des pétitions en ligne, plus de 733 000 personnes ont déjà signé. Leur objectif : retirer le film Mignonnes de Netflix, et poursuivre en justice la réalisatrice, l’équipe du film, les parents des actrices, ainsi que le géant du site de streaming pour avoir diffusé du contenu « inapproprié » impliquant des mineurs.

« Film pédo-pornographique », « dégueulasse », « encourageant la pédophilie »… les commentaires accompagnant la pétition sont particulièrement violents. Des comptes Facebook d’homonymes de la réalisatrice fleurissent d’insultes en anglais : « Prostituée ! (…) Tu vas allez en enfer ! » Plus grave encore, selon nos sources, la réalisatrice et ses jeunes actrices auraient subi des menaces personnelles depuis plusieurs semaines.

Hypersexualisation

En Turquie, le film jugé « islamophobe et pédophile » a été purement et simplement interdit de diffusion. En cause, des images et un sujet jugés tendancieux. L’histoire de Mignonnes est celle d’une fillette de 11 ans qui se lance dans le twerk pour intégrer un groupe de danse dans son collège.

Maïmouna Doucouré expliquait lors de l’avant-première de son long métrage, mi-août, vouloir « dénoncer à travers (son) œuvre l’hypersexualisation des petites filles. » Des spectateurs s’étaient déjà sentis gênés, car le film montre ce qu’il dénonce : des gamines dans des poses lascives. Mais aucun ne remettait en cause les intentions de la cinéaste, ou ne percevait une dimension érotique dans le film qui a reçu en janvier le prix de la meilleure réalisation au Festival de Sundance.

Alors qu’en France la sortie de Mignonnes n’a pas vraiment fait de vagues, une communication particulièrement maladroite de Netflix a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux fin août. Pour présenter le film rebaptisé Cuties, la plateforme avait utilisé une image racoleuse et écrit un résumé évoquant une petite fille qui « décide d’explorer sa féminité en défiant les traditions familiales. »

Pro-Trump et afroféministes

La polémique est aujourd’hui récupérée politiquement Outre-Atlantique par les ultraconservateurs proches de Donald Trump… La manipulation est d’autant plus profitable que Netflix, qui diffuse les documentaires du couple Obama, est perçu comme pro-Démocrates.

Le sénateur texan Ted Cruz a même demandé au ministère de la Justice de déterminer « si Netflix, ses dirigeants ou les individus impliqués dans le tournage et la production de Mignonnes ont violé les lois fédérales contre la production et la distribution de pornographie infantile ».

De l’autre côté de l’échiquier politique, les afroféministes américaines se sont également scandalisées. « Qu’il s’agisse d’acteurs ou de musique, une image sexualisée est trop souvent le prix du succès grand public pour les femmes et les filles noires. Honteux. », s’indignait ainsi l’activiste Sister Outrider sur Twitter dans un post partagé près de 2000 fois.

Le monde du cinéma français en soutien

La radicalisation des « contres » a poussé l’industrie du cinéma français à venir à la rescousse de Maïmouna Doucouré. Les membres de l’ARP (Société civile des Auteurs Rélisateurs Producteurs), présidée par Claude Lelouch et Pierre Jolivet a déclaré que ce film était « emblématique de l’indispensable liberté d’expression dont le cinéma (…) a besoin pour aborder des sujets dérangeants, donc nécessaires à l’exercice de la démocratie. » L’association de promotion du cinéma français à l’international Unifrance, a également apporté son soutien.

IL EST NORMAL QU’UN FILM SUSCITE DES RÉACTIONS, UN FILM EST AUSSI LÀ POUR DÉRANGER

De son côté Olivier Zegna Rata, délégué Général du SPI, principal syndicat de la production audiovisuelle française, nous confiait sa sidération face à l’instrumentalisation du film, détourné de son propos, à des fins politiciennes. « Des interprétations extrêmes amènent à stigmatiser un film qui parle avant tout d’émancipation féminine, estime-t-il. Il y a bien sûr une responsabilité de Netflix, qui a volontairement modifié le propos de la réalisatrice à des fins marketing. Il ne faut pas que ce type de plateforme puisse procéder à des interventions éditoriales lourdes sans l’accord de l’équipe du film. »

Le responsable se dit aussi inquiet face à une forme de néo-maccarthysme américain qui cherche à faire peser une chape moraliste sur la création. « Il est normal qu’un film suscite des réactions, un film est aussi là pour déranger. »

Reste à savoir si les cinéphiles africains pourront aussi se faire un avis sur Mignonnes… « Aujourd’hui le planning des festivals est perturbé par le Covid : Durban a été décalé, Carthage sans compétition cette année, le FESPACO dans le flou sur la tenue de l’événement… note la spécialiste du cinéma d’Afrique Claire Diao. Mais si l’on se base sur le bon accueil de Rafiki sur un sujet aussi sensible, une histoire d’amour entre deux jeunes filles, on peut penser que les spectateurs africains pourront se faire leur propre avis. » À l’exception du Kenya, où il a été victime de censure, le film avait été diffusé dans de nombreux pays, de l’Afrique du Sud au Maroc.

Contactés par la rédaction, la réalisatrice et son producteur n’ont pas répondu à notre demande d’entretien

Avec Jeune Afrique par Léo Pajon

États-Unis: Décès de Chadwick Boseman, star « Black Panther », terrassé par un cancer

août 29, 2020
 Chadwick Boseman, en février 2019.

L’Américain Chadwick Boseman, star du succès planétaire des studios Marvel « Black Panther », est décédé à 43 ans, après une bataille contre le cancer menée pendant quatre ans en privé, a indiqué vendredi son agent.

« Incarner le roi T’Challa dans Black Panther avait été le grand honneur de sa carrière », a affirmé sa famille dans un communiqué publié sur les comptes de Boseman sur les réseaux sociaux. « Il est mort chez lui, entouré de sa femme et de sa famille », ajoute le texte.

Diagnostiqué avec un cancer du colon en 2016, Chadwick Boseman n’avait jamais publiquement parlé de son état et avait continué à tourner sur les plateaux des grands films hollywoodiens tout en subissant « d’innombrables opérations et chimiothérapie », a encore précisé sa famille. « C’était un vrai combattant. Chadwick a persévéré à travers tout cela », ont ajouté ses proches dans le communiqué.

Premier super-héros noir

Avec « Black Panther » sorti en 2018, Boseman était devenu le premier super-héros noir à qui un film de la franchise Marvel était entièrement consacré. Réalisé par Ryan Coogler, « Black Panther » avait rassemblé, outre Boseman, un casting d’acteurs noirs parmi les plus prisés de Hollywood (l’oscarisée Lupita Nyong’o, Angela Bassett, Forest Whitaker, Daniel Kaluuya) et bénéficié d’un budget de production et de promotion faramineux.

Adaptation des aventures du premier super-héros noir créé par le studio Marvel Comics en 1966, le film raconte le combat mené par le roi T’Challa pour défendre sa nation de Wakanda, un pays africain prospère, accueillant des réfugiés et étendant sa technologie aux nations plus pauvres. Nominé pour l’Oscar du meilleur film – une première pour une adaptation de bande dessinée – et encensé par la critique, « Black Panther » avait généré plus d’un milliard de dollars de recettes au box-office. Ce film avait été célébré aux États-Unis comme un moment culturel important.

De Jackie Robinson à James Brown

Avant ce rôle, le plus important de sa carrière, Chadwick Boseman avait incarné la légende du baseball Jackie Robinson dans « 42 » de Brian Helgeland en 2013, le plus gros succès de l’histoire d’Hollywood pour un film de baseball. Il avait été loué aussi pour son interprétation du chanteur James Brown dans « Get on Up » de Tate Taylor en 2014.

Plus récemment, il était apparu dans « Da 5 Bloods » de Spike Lee. Il devait en outre reprendre le rôle de T’Challa dans un deuxième opus de « Black Panther » prévu pour 2022.

Né en Caroline du Sud, fils d’une infirmière et d’un petit entrepreneur, Chadwick Boseman avait aussi des origines au Sierra Leone.

« Il a inspiré plusieurs génération »

La nouvelle de sa mort a suscité des réactions émues au-delà d’Hollywood. Le candidat démocrate à l’élection présidentielle Joe Biden a aussitôt salué la mémoire de l’acteur. « Le vrai pouvoir de @chadwickboseman était supérieur à tout ce que nous avons vu à l’écran. De Black Panther à Jackie Robinson, il a inspiré plusieurs générations et leur a montré qu’on pouvait être tout ce que l’on désire – même des super-héros », a tweeté Joe Biden.

Sa colistière Kamala Harris a dit avoir « le coeur brisé » par le décès de la star, qui avait étudié comme elle à l’université Howard à Washington. « Il était brillant, bon, cultivé et humble », a-t-elle tweeté. Le dernier message posté par Boseman sur Twitter était justement, le 12 août, pour féliciter Kamala Harris de sa nomination.

La principale organisation américaine de défense des droits civiques, la NAACP, a félicité Boseman pour « avoir montré comment vaincre l’adversité avec grâce » et « marcher comme un roi, sans perdre le contact commun ».

Martin Luther King III, fils du célèbre militant pour les droits civiques, a salué un homme qui était « un superhéros pour beaucoup », tandis que la présentatrice de télévision Oprah Winfrey voyait en lui « une âme douce et douée » : « Nous montrer toute cette grandeur alors qu’il allait de chirurgies en chimiothérapies. Le courage, la force, le pouvoir qu’il faut pour faire ça. C’est ça, la dignité »

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada/Inconduites: des voix s’élèvent contre le retrait des ondes de La Faille

juillet 16, 2020
Des groupes représentant des travailleurs de l’industrie de la télévision et du cinéma s’opposent au retrait des ondes des séries dans lesquelles figurent des individus qui font face à des allégations d’inconduites, car ces décisions pénalisent toutes les personnes impliquées dans la création de ces œuvres.
L’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS), l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) et la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) ont publié un communiqué jeudi soir dans lequel elles déplorent le retrait des ondes d’oeuvres de fiction comme « La faille », une série dans laquelle Maripier Morin tient un rôle.

Cette décision «pénalise non seulement leur public, mais toutes les personnes impliquées dans leur création, leur production et leur diffusion. De tels retraits sont injustes et disproportionnés», peut-on lire dans le communiqué.

«Les équipes qui travaillent d’arrache-pied sur nos séries et nos films, et leur public, ne doivent pas subir de tels abandons pour les agissements d’un seul individu».

Selon leurs présidents, Dominic Pilon (AQTIS), Gabriel Pelletier (ARRQ) et Mathieu Plante (SARTEC), « le public est en mesure de faire la part des choses entre la réalité et la fiction ».

Dans la foulée des allégations visant la comédienne Maripier Morin, Vidéotron a retiré La faille du Club illico.

La chanteuse Safia Nolin a raconté la semaine dernière sur Instagram une soirée qui s’est déroulée en 2018.

Elle relate que Maripier Morin l’a touchée, lui a mordu une cuisse en plus de lui tenir des propos sexuellement explicites et racistes. Maripier Morin a présenté des excuses pour son comportement, sans reconnaître les faits spécifiques rapportés par l’auteure-compositrice-interprète. Les allégations des deux femmes n’ont pas été testées devant les tribunaux.

Dans leur communiqué, l’AQTIS, l’ARRQ et la SARTEC ont tenu à spécifier qu’elles saluaient  «le courage des victimes qui prennent la parole et dénoncent les actes répréhensibles de certains individus».

Avec La Presse canadienne

Mort de l’acteur shakespearien Ian Holm, éternel Bilbo le Hobbit du Seigneur des Anneaux

juin 19, 2020

DISPARITION – Selon son agent, l’acteur britannique s’est éteint à l’âge de 88 ans. De «Alien» aux «Chariots de feu» en passant par «Greystoke», cet acteur polyvalent savait tout jouer avec beaucoup de finesse.

La communauté de l’Anneau est en deuil. Le comédien britannique Ian Holm qui joua dans Les Chariots de feu de Hugh Hudson, Alien de Ridley Scott, mais qui incarna surtout Bilbon Saquet dans la saga de Peter Jackson Le Seigneur des anneaux est mort à l’âge de 88 ans.

Dans le communiqué rédigé par son agent Alex Irwin, publié par le quotidien The Guardian, on peut lire: « Sir Ian Holm est décédé ce matin à 88 ans. Il est mort en paix à l’hôpital en compagnie de ses proches. Il était charmant, adorable, férocement talentueux. Il nous manquera beaucoup ». Comme le précise également The Guardian, l’acteur souffrait de la maladie de Parkinson.

Né le 12 septembre 1931 à Goodmayes, Essex, le jeune Ian Holm rejoint la Royal Shakespeare Company en 1960. Son rôle dans la pièce de Harold Pinter au théâtre Aldwych de Londres lui vaut le Tony Award du meilleur acteur dans une pièce de théâtre en 1967.

Ses performances à la Royal Shakespeare company lui valent d’être remarqué par le cinéma. Comédien de théâtre confirmé, il fait ses premiers pas devant la caméra en 1966 lorsque la BBC lui propose le rôle de Richard III dans La Guerre des Roses (The War of the Roses). Puis il joue dans la série télévisée The Body snatchers.

Un angoissant androïde dans Alien

Sa carrière à l’écran est lancée. En 1968, il joue dans L’Homme de Kiev de John Frankenheimer, puis ce sera dans Ah Dieu ! que la guerre est jolie de Richard Attenborough. Il apparaît dans une dizaine de films dans les années 1970, dont Les Griffes du lion (1972) de Richard Attenborough, ou Terreur sur le Britannic (1974) de Richard Lester.

Mais c’est le jeune Ridley Scott qui lui offre un rôle décisif. Celui d’un androïde ambigu dans son film de science-fiction horrifique Alien, sorti en 1979, aux côtés de Sigourney Weaver, Tom Skerritt et John Hurt. Dans la peau de l’officier scientifique Ash, lan Holm est criant de vérité, et angoissant en diable. L’image la plus marquante reste le moment où Holm parle très tranquillement de ce «huitième passager» qui va détruire tout le monde dans le vaisseau, tout en laissant suinter de sa bouche un liquide blanchâtre s’apparentant à du sang…

Une première consécration avec Les Chariots de Feu

Mais c’est en 1981 qu’arrive la consécration. Dans Les Chariots de feu de Hugh Hudson, Ian Holm incarne Sam Mussabini, l’entraîneur de deux coureurs de fond anglais en lice pour les Jeux olympiques de 1924. La bande originale belle et lancinante de Vangelis est restée dans toutes les mémoires. Holm est nominé pour l’Academy Award et remporte le Bafta du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation d’entraîneur au grand coeur.

Il apparaît également dans Greystoke en 1984 aux côté de Christophe Lambert, apprenant au futur Tarzan comment bien se comporter en société. Et il joue également dans l’extraordinaire Brazil de Terry Gilliam en 1985.

Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux.

Alex Irwin

Anobli par la reine d’Angleterre en juin 1998, Ian Holm participe à de grosses productions hollywoodienne où il fait souvent figure de sage ou d’érudit. Il incarne un prêtre bouillonnant dans Le Cinquième Élément (1997) de Luc Besson.

Bilbon Saquet, le rôle qui le fait entrer dans la légende

Il est l’aristocrate Sir William Gull dans From Hell (2002) des frères Hughes, adapté du roman graphique d’Alan Moore. Dans Le Jour d’après de Roland Emmerich, il endosse le rôle d’un un climatologue de renommée mondiale. Il sera même un mathématicien dans le biopic de Martin Scorsese, Aviator (2005), dressant le portrait du richissime homme d’affaires Howard Hughes, apparaissant sous les traits de Leonardo DiCaprio.

Mais le grand public se souviendra surtout de son interprétation de Bilbon Sacquet dans la trilogie de Peter Jackson Le Seigneur des Anneaux adapté de la saga romanesque de J.R.R. Tolkien sortie en 2001, avec Elijah Wood dans le rôle de Frodon et Viggo Mortensen en Aragorn. En 2012, il reprend son rôle de Bilbon Sacquet âgé, dans une nouvelle trilogie adaptée de Bilbo, et toujours réalisée par le Néo-zélandais Peter Jackson.

Son agent Alex Irwin ne se trompe pas lorsqu’il écrit: «« Sir Ian était reconnu dans le monde pour sa carrière extraordinairement impressionnante et variée. C’était un génie sur les planches et à l’écran, qui a remporté de nombreuses récompenses et qui était aimé des réalisateurs, du public comme de ses collègues. Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux ».

Avec Le Figaro par Olivier Delcroix

Michel Piccoli, monument du cinéma français, meurt à 94 ans

mai 18, 2020
Michel Piccoli au Festival de Cannes, en 2011.
© Pascal Le Segretain/Getty Images Michel Piccoli au Festival de Cannes, en 2011.
L’acteur Michel Piccoli, connu notamment pour son rôle dans « Le mépris » de Jean-Luc Godard, est décédé à 94 ans, a annoncé lundi sa famille.

« Michel Piccoli s’est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d’un accident cérébral », indique le communiqué de la famille.

Qualifié par le magazine Le Point de dernier géant du cinéma français et d’incarnation du premier mâle complexe de ce cinéma, Michel Piccoli apparaît à l’écran dès 1945 dans Sortilèges de Christian-Jaque, dans lequel il joue le rôle d’un villageois.

Il consacre cependant ses premières années de comédien à la scène et devra attendre 1962 pour se faire remarquer dans le film Le Doulos de Jean-Pierre Melville.

Michel Piccoli sera véritablement révélé l’année suivante dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, où il forme un couple avec Brigitte Bardot, un rôle qui l’imposera dans un emploi de séducteur.

Ayant tourné dans plus de 150 films, sa carrière est cependant indissociable des réalisateurs Luis Buñuel et Claude Sautet.

L’acteur collabore à six films avec le réalisateur espagnol, dans lesquels il interprète des personnages troubles, notamment dans Le journal d’une femme de chambre, Belle de jour ou Le charme discret de la bourgeoisie.

Il devient ensuite l’acteur fétiche de Claude Sautet dans les années 70 et jouera notamment dans Les choses de la vie, Max et les ferrailleurs et Vincent, François, Paul… et les autres.

L’acteur ne craint pas de jouer l’extravagance ou les délires et de casser son image. Son rôle dans La Grande Bouffe de Marco Ferreri, un des plus gros scandales du festival de Cannes, en 1973, en est la preuve. Il y incarne un participant à un séminaire gastronomique se transformant en orgie scatologique et nihiliste.

Ayant tourné aux côtés des grands réalisateurs du cinéma français, de Jean Renoir, à Alain Resnais, Claude Chabrol, Agnès Varda, Claude Lelouch ou Bertrand Tavernier, Michel Piccoli était aussi très prisé en Italie, même si, de son propre aveu, il parlait très mal italien et était toujours doublé dans cette langue.

Il reçoit d’ailleurs un prix d’interprétation à Cannes en 1980 pour son rôle dans le film italien Le Saut dans le vide, de Marco Bellochio, et ce même si ce n’est pas lui qui parle dans cette langue.

Son dernier film tourné en Italie, Habemus papam, de Nanni Moretti, en 2011, sera également son dernier grand rôle à l’écran et fera partie de la sélection de la Croisette cette année-là. Bien qu’elle ne lui vaudra aucun prix, son interprétation d’un pape dépressif et en proie au doute lui apporte néanmoins les éloges des critiques du monde entier.

Quatre fois nommé aux César, les prix du cinéma français, notamment pour La belle Noiseuse de Jacques Rivette en 1992, il n’a jamais été récompensé par l’Académie.

Il recevra cependant en 1982, au Festival de Berlin, l’Ours d’argent du meilleur acteur pour son rôle de patron manipulateur et dominateur dans Une étrange affaire, de Pierre Granier-Deferre.

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: L’acteur Brian Dennehy, le shérif dans «Rambo», est mort

avril 17, 2020
Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
© Kevin Winter/Getty Images Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
Au petit et grand écran, Brian Dennehy jouait les machos, les durs ou les tendres. Il était aussi un grand acteur de théâtre. Il est mort à l’âge de 81 ans.

Sa fille, l’actrice Elizabeth Dennehy a publié un message sur Twitter pour en faire l’annonce, précisant que son père n’était pas mort de la COVID-19. C’est le cœur lourd que nous annonçons que notre père, Brian, est décédé hier soir de causes naturelles, non liées à la Covid. Plus grand que nature, généreux à profusion, père et grand-père fier et dévoué, il manquera à sa femme Jennifer, à sa famille et à de nombreux amis, a-t-elle écrit.

Si Brian Dennehy a joué dans de nombreux films et séries télévisées, il a aussi été reconnu pour ses rôles au théâtre dans des pièces de William Shakespeare, Anton Chekhov, Eugene O’Neill et Arthur Miller.

Brian Dennehy a gagné deux prix Tony et un Golden Globe pour des rôles au théâtre et à la télévision.

Il a été intronisé au Panthéon du théâtre américain en 2010.

Parmi la quarantaine de films dans lesquels il a joué, le rôle du shérif Will Teasle qui a emprisonné Rambo en 1982 est sûrement le plus connu. Il a interprété un tueur en série dans To Catch a Killer et un shérif corrompu abattu par Kevin Kline dans Silverado. Il a également eu quelques seconds rôles : le barman qui console Dudley Moore dans 10 et le chef de file des extraterrestres dans Cocoon et sa suite.

Avec CBC/Radio-Canada

Des célébrités touchées par le Covid-19

mars 23, 2020

Le monde de la musique

Placido Domingo

Le célèbre ténor espagnol de 79 ans Placido Domingo a contracté la maladie le 22 mars

David Bryan

La claviériste du groupe rock Bon Jovi, David Bryan, est infectée au virus depuis le 21 mars

Donovan Mitchell

Un second joueur du Jazz de Utah Donovan Mitchell a aussi été déclaré infecté à la COVID-19.

Lenni-Kim

Le chanteur québécois Lenni-Kim, rendu populaire à la suite de sa participation à «The Voice Kids» en France en 2015, est atteint du coronavirus.

Mwana FA

Le populaire rappeur de la Tanzanie Mwana FA, de son vrai nom Khamis Mwinjuma, a partagé une vidéo sur Instagram annonçant sa contagion à la COVID-19.

Charlotte Lawrence

La chanteuse Charlotte Lawrence (Joke’s On You) a annoncé sur les réseaux sociaux avoir contracté le coronavirus.Le monde du cinéma

Indira Varma

L’actrice britannique Indira Varma est la seconde vedette de la série télé «Game of Thrones» à être atteinte du coronavirus.

Harvey Weinstein

Le tristement célèbre ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein, incarcéré à New York dans l’affaire #Metoo, a testé positif le 22 mars à la COVID-19.

Debi Mazar

L’actrice Debi Mazar (Entourage, Younger) a annoncé être infectée à la COVID-19 le 21 mars.

Linda Lusardi

L’actrice anglaise Linda Lusardi (Loose Women) et son mari Sam Kane ont annoncé être atteints du coronavirus.

Rachel Matthews

L’actrice Rachel Matthews, qui prête sa voix à Honeymaren dans le film «Frozen 2» a annoncé avoir contracté le virus et être en quarantaine.

Kristofer Hivju

L’acteur norvégien Kristofer Hivju (Games of Thrones, The Witcher) est lui aussi atteint de la maladie.

Idris Elba

L’acteur anglais Idris Elba (Luther, Hobbs & Shaw) a annoncé sur Twitter qu’il avait été testé positif à la COVID-19.

Tom Hanks et Rita Wilson

L’acteur Tom Hanks et sa femme, Rita Wilson, sont tous deux porteurs du virus. Le couple se trouvait en Australie pour un film lorsqu’il a annoncé la nouvelle.

Daniel Dae Kim

La vedette des séries télé «Hawaii Five‑0» et «Lost» Daniel Dae Kim est aussi atteint de la maladie. Il se trouvait à New York pour un tournage lorsqu’il a été diagnostiqué porteur du virus.

Colton Underwood

L’ancienne vedette de «Bachelor», l’Américain Colton Underwood a annoncé le 20 mars souffrir de la COVID-19.

Olga Kurylenko

La Bond girl Olga Kurylenko a été testée positif au virus. Elle jouait le rôle de Camille Montes dans le film «Quantum of Solace».

 

Le monde du sport

Marcus Smart

Le joueur des Celtics de Boston de la NBA Marcus Smart est atteint du virus. C’est le premier joueur de cette équipe.

Kevin Durant

La star du basketball de la NBA Kevin Durant des Nets de Brooklyn est atteinte du virus. Trois autres joueurs de l’équipe seraient aussi malades.

Rudy Gobert

Le Français Rudy Gobert du Jazz de Utah de la NBA a été le premier joueur de la ligue à recevoir un diagnostic positif à la COVID-19.

Sean Payton

L’entraîneur des Saints de La Nouvelle-Orléans de la NFL Sean Payton est le premier de ce circuit à être porteur de la COVID-19.

Dmitry Strakhov

Le Russe Dmitry Strakhov roulant pour l’équipe de cyclisme Gazprom–RusVelo a été testé positif au coronavirus.

Fernando Gaviria

Le cycliste colombien Fernando Gaviria, évoluant pour l’équipe Emirates dans le tour des Émirats arabes unis est aussi atteint du virus.

Blaise Matuidi

Le footballeur français Blaise Matuidi, champion du monde avec l’équipe de France en 2018, évoluant avec la Juventus en Italie est atteint de la COVID-19

Daniele Rugani

Daniele Rugani, évoluant pour la Juventus en Série A en Italie, a été testé positif. Tous ses coéquipiers, incluant Cristiano Ronaldo, sont en quarantaine.

Paulo Dybala

Footballeur de la Juventus, l’Italien Paulo Dybala est lui aussi aux prises avec le coronavirus

Christian Wood

Christian Wood est le premier joueur des Pistons de Détroit a avoir attrapé le coronavirus.

Ezequiel Garay

Le footballeur argentin Ezequiel Garay, qui évolue à Valance en Espagne est devenu le premier joueur de la Liga a être infecté.

Mikel Arteta

L’entraineur d’Arsenal en Premier League du football anglais, Mikel Arteta, est atteint du virus. C’était le premier cas dans cette ligue

Callum Hudson-Odoi

Le jeune joueur de Chelsea en Premier League anglaise, Callum Hudson-Odoi, a été déclaré positif à la COVID-19.Le monde de la politique et de la de la royauté

 

Le monde de la politique et de la de la royauté

 

Begona Gomez

Begona Gomez, la femme du premier ministre espagnol Pedro Sanchez, a contracté la COVID-19.

Sophie Grégoire-Trudeau

Sophie Grégoire est porteuse du virus depuis qu’elle est rentrée d’Angleterre. Le premier ministre canadien Justin Trudeau, sa femme et leurs enfants sont en quarantaine.

Prince Albert II

Le Prince Albert II, qui règne sur la Principauté de Monaco, est atteint. Le monarque de 62 ans travaille confiné dans sa résidence.

Charles de Habsbourg-Lorraine

Charles de Habsbourg-Lorraine, prétendant aux trônes d’Autriche et de Hongrie, souffre du coronavirus depuis le 17 mars.

Avec Buzznews

États-Unis: Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison pour viol et agression sexuelle

mars 11, 2020

Harvey Weinstein arrivant au tribunal pénal de Manhattan le 23 janvier 2020, à New York.

Harvey Weinstein arrivant au tribunal pénal de Manhattan le 23 janvier 2020, à New York. TIMOTHY A. CLARY / AFP

Celui qui fut le producteur indépendant le plus puissant du monde encourait jusqu’à 29 ans de prison pour les deux chefs d’accusation dont il a été reconnu coupable.

Harvey Weinstein, reconnu coupable de viol et d’agression sexuelle, a été condamné ce mercredi à 23 ans de prison par le tribunal pénal de Manhattan, un moment très attendu par les victimes du producteur de cinéma

La sentence prononcée par le juge de Manhattan James Burke est proche du maximum prévu, soit 29 ans, pour les deux chefs d’accusation dont Harvey Weinstein avait été déclaré coupable le 24 février. Les avocats de l’ancien magnat d’Hollywood avaient demandé au juge James Burke une peine de cinq ans, soit le minimum légal selon les textes de l’Etat de New York. « Compte tenu de son âge [67 ans] », avaient-ils écrit, « toute peine supérieure au minimum légal […] équivaudrait à une condamnation à perpétuité ».

Il se dit victime de #MeToo

Les avocats avaient fait valoir que, depuis octobre 2017, leur client avait perdu sa femme, qui l’a quitté, son emploi, sa société (The Weinstein Company) et faisait encore face à des manifestations d’hostilité constantes. La défense avait mentionné aussi ses deux jeunes enfants, de 6 et 9 ans. « Il se pourrait que je ne revoie jamais mes enfants », a dit mercredi Harvey Weinstein, qui s’exprimait pour la première fois depuis le début du procès.
Durant son allocution, il s’est présenté en victime du mouvement #MeToo. « J’étais le premier exemple et maintenant, il y a des milliers d’hommes accusés ». « Je suis inquiet pour ce pays », a-t-il expliqué.

En face, il y avait les victimes, les six femmes à avoir témoigné au procès, qui se tenaient côte à côte au premier rang, une image marquante de ce procès. Deux d’entre elles, Mimi Haleyi et Jessica Mann, dont l’agression a mené à la condamnation d’Harvey Weinstein, se sont adressées au juge avant qu’il n’annonce sa décision.

« L’incident avec Harvey Weinstein a changé le cours de ma vie », a expliqué Mimi Haleyi, qui a dû s’interrompre, en pleurs, avant de reprendre son allocution. « Il a détruit une partie de moi. » « J’espère que [la peine] sera suffisamment longue pour qu’il prenne conscience de ce qu’il a fait, à moi et à d’autres, et se repente vraiment », a conclu l’ancienne assistante de production, agressée sexuellement par le producteur en 2006.

Weinstein fera appel

La procureure Joan Illuzzi-Orbon, qui a mené l’accusation durant le procès, n’avait pas demandé de peine précise, sollicitant du juge une peine qui reflète « la gravité des crimes du condamné, son absence totale de remords (…) et la nécessité de le dissuader, lui et d’autres, de commettre de nouveaux crimes ». Harvey Weinstein n’a jamais reconnu publiquement autre chose que des relations consenties avec les femmes qui l’accusent et, de fait, n’a exprimé aucun remord ni présenté d’excuses.

Les avocats d’Harvey Weinstein ont déjà indiqué que leur client ferait appel de la condamnation, ce qui ne l’empêchera pas d’être placé immédiatement en détention.

Nul ne sait, pour l’instant, dans quelle prison de l’Etat de New York le co-fondateur du studio Miramax purgera sa peine, mais sans doute pas à la tristement célèbre Rikers Island, où il est incarcéré actuellement, et plutôt destinée aux accusés en attente de procès.

Pour le mouvement #MeToo, que l’affaire Weinstein a fait naître, la victoire est déjà certaine. Elle s’est jouée avec le verdict de culpabilité, même si le jury l’a disculpé de trois des cinq chefs d’accusation, les plus sérieux. Harvey Weinstein doit encore répondre d’une autre inculpation pour deux agressions sexuelles à Los Angeles, annoncée début janvier.

Par Lexpress.fr avec AFP