Archive for the ‘Cinéma’ Category

Fespaco : le Somalien Ahmed Khadar remporte l’Étalon d’or

octobre 24, 2021
Lors de la cérémonie du clôture du Fespaco, le 23 octobre 2021 à Ouagadougou, au Burkina Faso. © AFP

Le réalisateur somalien Ahmed Khadar a remporté samedi 23 octobre l’Étalon d’Or de Yennenga du 27e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) pour son premier long-métrage, « La femme du fossoyeur ».

Le jeune réalisateur de 40 ans, également de nationalité finlandaise et dont le film est tourné à Djibouti en version originale somali, n’a pas pris part à la cérémonie de clôture du festival dans la capitale burkinabè.

Le président du jury qui lui a décerné le prix, le Mauritanien Abderrahmane Sissako, a déclaré que « pour tout cinéaste africain c’est le plus beau prix qu’on puisse avoir, c’est toute une fierté ».

Né à Mogadiscio, Ahmed Khadar, également écrivain, immigre en Finlande à l’âge de 16 ans avec sa famille et obtient un statut de réfugié. Il réalise son premier court métrage, Me ei vietetä joulua, en 2014, puis deux autres en 2017, Yövaras, et 2018, The Killing of Cahceravga.

Histoire d’amour

Présenté en juillet au festival de Cannes dans le cadre de la Semaine internationale de la critique, « La femme du fossoyeur » avait reçu un bon accueil. Le film traite de l’histoire d’amour d’un couple vivant avec leurs fils dans un quartier pauvre de Djibouti.

Lorsque Nasra, l’épouse – interprétée par la mannequin canadienne née en Somalie Yasmin Warsame – est atteinte d’une grave maladie rénale et doit se faire opérer d’urgence, l’équilibre familial est menacé et son mari Guled, fossoyeur, doit trouver l’argent pour payer la coûteuse opération. Le film a également remporté le prix de la meilleure musique.

L’Étalon d’argent a récompensé « Freda« , de la Haïtienne Gessica Geneus et l’Étalon de bronze va à « Une histoire d’amour et de désir » de la Tunisienne Leyla Bouzid.

Le prix d’interprétation féminine est revenu à la Britannique d’origine sierra-léonaise Zainab Jah pour son rôle dans « Farewell Amor » de Ekwa Msangi (Tanzanie), tandis que chez les hommes Alassane Sy s’est illustré pour son rôle dans « Baamum Nafi » du Sénégalais Mamadou Dia.

Avec son film « Serbi » (Les tissus blancs) qui traite de la dignité de la femme dans une société patriarcale, le Sénégalais Moly Kane remporte le poulain d’or dans la section fiction court métrage. « Amani » de la Rwandaise Alliah Fafin et « Zalissa » de la Burkinabè Carine Bado reçoivent respectivement l’argent et le bronze.

Un festival « malgré l’adversité »

Les trophées ont été remis au Palais des sports de Ouaga 2000 par les présidents burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et sénégalais Macky Sall, dont le pays était l’invité d’honneur de 27è Fespaco.

Se réjouissant d’avoir réussi au cours du festival la projection de « 500 œuvres au profit de 150 000 festivaliers » venus de 64 pays, « malgré l’adversité liée à l’« insécurité et à la Covid-19 », le délégué général du Fespaco Moussa Alex Sawadogo, a donné rendez-vous du 25 février au 4 mars 2023 à Ouagadougou pour la 28e édition du festival.

Un « mini Fespaco » itinérant doit avoir lieu dans le nord du Burkina Faso, région la plus touchée par les attaques jihadistes qui, en six ans, ont fait environ 2 000 morts et 1,4 millions de déplacés.

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis/Tir mortel d’Alec Baldwin sur un tournage: deux personnes au cœur de l’enquête

octobre 23, 2021
Tir mortel d'Alec Baldwin sur un tournage: deux personnes au coeur de l'enquete
Tir mortel d’Alec Baldwin sur un tournage: deux personnes au coeur de l’enquête© AFP/Archives/Angela Weiss

L’enquête sur le décès jeudi d’une directrice de la photographie aux Etats-Unis, tuée par un tir d’Alec Baldwin lors du tournage d’un western, se poursuivait samedi en se focalisant sur deux personnes: l’armurière et l’assistant réalisateur du film.

Touchée au torse, selon un rapport d’enquête préliminaire consulté par l’AFP, Halyna Hutchins avait été transportée par hélicoptère à l’hôpital, où son décès avait été prononcé. Le réalisateur du film « Rust », Joel Souza, a lui été blessé à l’épaule lors du tir et se remet.

Le rôle de l’armurière de cinéma Hannah Gutierrez Reed, 24 ans, est examiné de près par les enquêteurs car c’est elle qui avait, selon le même rapport, préparé l’arme à feu avec laquelle l’acteur a tiré le coup fatal. Elle l’avait placée sur un chariot avec deux autres armes.

L’assistant réalisateur, Dave Halls, décrit comme un professionnel expérimenté, avait ensuite tendu cette arme à M. Baldwin lors de la répétition d’une scène du film, l’informant qu’elle était « froide », c’est-à-dire non chargée d’une balle réelle en jargon cinématographique.

M. Halls ne « savait pas que l’arme était chargée à balles réelles », précise le rapport de l’agent Joel Cano, du bureau du shérif du comté de Santa Fe, dans l’Etat du Nouveau-Mexique.

Après le coup de feu, Mme Gutierrez Reed s’est vue confier l’arme et a collecté la cartouche usagée, avant de les remettre aux agents des forces de l’ordre à leur arrivée, indique le rapport.

Ni l’un ni l’autre ne sont à l’heure actuelle visés par des poursuites, a confirmé vendredi un porte-parole du shérif. La procureure Mary Carmack-Altwies avait aussi indiqué dans un communiqué « ne pas savoir » à ce stade de l’enquête si « des poursuites seraient engagées ».

La thèse accidentelle semblant privilégiée, Alec Baldwin est resté en liberté après avoir été interrogé.

Un mandat de perquisition a été délivré par un juge vendredi, autorisant les forces de l’ordre à saisir le matériel lié au tournage ainsi que les armes et munitions utilisées comme accessoires, et les habits portés par l’acteur et le reste de l’équipe lors du drame.

Retweet

« Les mots me manquent pour exprimer ma stupeur et ma tristesse après l’accident tragique qui a tué Halyna Hutchins », a tweeté vendredi l’acteur de 63 ans, assurant « coopérer pleinement dans l’enquête ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, le comédien a aussi retweeté un article de Variety dont le titre indique qu’il avait été « informé que l’arme-accessoire était sûre avant le tir fatal », sans y ajouter de commentaire.

Le film « Rust », dont le tournage a été suspendu pour une durée indéterminée, est un western écrit et réalisé par Joel Souza.

Alec Baldwin, co-producteur du film, y tient le rôle principal d’un hors-la-loi qui prend la fuite avec son petit-fils de 13 ans lorsque ce dernier est condamné, à la suite d’un homicide accidentel, à la pendaison pour meurtre.

L’appel téléphonique d’une femme membre de l’équipe au numéro d’urgence des services de secours (911) semble par ailleurs confirmer l’existence de tensions sur le site du tournage. Six membres de l’équipe technique du film avaient quitté le plateau, selon le Los Angeles Times, plusieurs heures avant le drame pour protester contre leurs conditions de travail.

« Responsable »

Questionnée par l’opératrice du 911 sur la présence de balles réelles dans l’arme, cette femme non identifiée a ainsi répondu, selon l’enregistrement rendu public par l’Albuquerque Journal: « Je ne peux pas vous dire… Et cet enfoiré d’assistant réalisateur qui m’a crié dessus au déjeuner, (…) il est censé vérifier les armes, il est responsable de ce qui se passe sur le plateau » de tournage.

Mme Gutierrez Reed, qui ne s’est pas exprimée publiquement depuis le drame, avait été interviewée dans un podcast début septembre. Interrogée au sujet d’un précédent western, « The Old Way » avec Nicolas Cage, la jeune femme confiait avoir hésité à travailler sur le film, n’étant « pas sûre d’être prête », mais elle ajoutait que le tournage s’était ensuite « très bien passé ».

Alec Baldwin s’est rendu particulièrement populaire aux Etats-Unis ces dernières années par ses imitations de Donald Trump dans la célèbre émission satirique « Saturday Night Live ».

Sa réputation, ternie par un divorce très acrimonieux au début des années 2000, avait été redorée en fin de décennie par le succès de la série comique « 30 Rock », où il incarnait un patron de studio face à Tina Fey, qui lui avait valu deux Emmy Awards, équivalent des Oscars pour la télévision américaine.

Halyna Hutchins, née en Ukraine et vivant à Los Angeles, était considérée comme une étoile montante du cinéma américain.

Son mari, Matt Hutchins, qui a confirmé à la chaîne CBS qu’Alec Baldwin l’avait contacté et avait fait preuve d’un « grand soutien », a décrit dans un tweet la « perte immense » de son épouse. « Halyna était une source d’inspiration pour nous tous », a-t-il écrit.

Avec Le Point avec AFP

Alec Baldwin ignorait qu’il y avait des balles réelles, selon les documents de cour

octobre 22, 2021

SANTA FE, N.M. — Alec Baldwin s’est vu remettre une arme chargée par un assistant-réalisateur qui a indiqué qu’elle pouvait être utilisée en toute sécurité dans les instants avant que l’acteur ne tue par balle une directrice de la photographie, selon les documents de cour dévoilés vendredi.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’assistant-réalisateur ne savait pas que le pistolet était chargé de balles réelles, selon un mandat de perquisition déposé auprès d’un tribunal de Santa Fe.

Le mandat a été obtenu vendredi afin que les enquêteurs puissent documenter la scène du ranch où la fusillade a eu lieu. Il note que le costume taché de sang de Baldwin pour le film «Rust» a été pris comme preuve, tout comme l’arme qui a été utilisée.

Les enquêteurs ont également saisi d’autres armes à feu et munitions destinées au film.

Le porte-parole du shérif Juan Rios a déclaré qu’Alec Baldwin était autorisé à voyager. «C’est un homme libre», a affirmé M. Rios.

Au moins un coup de feu provenant d’une arme que maniait le célèbre acteur américain a atteint mortellement une femme et a grièvement blessé un homme sur le lieu de tournage du film, jeudi, dans un site désertique de l’État du Nouveau-Mexique. 

Une enquête policière a été ouverte sur cette tragédie, qui semble être accidentelle. Aucune arrestation n’avait encore été faite vendredi.  

Selon le personnel du shérif du Comté de Sante Fe, la directrice de la photographie du film «Rust», Halyna Hutchins, a été transportée par voie aérienne à l’Hôpital de l’Université du Nouveau-Mexique, où la mort de la dame âgée de 42 ans a été constatée.  

Quant au réalisateur Joel Souza, qui a également été atteint, il a été transporté dans un autre hôpital. L’homme âgé de 48 ans est soigné pour ses blessures. Certains médias rapportent qu’il a obtenu son congé.

Selon le journal Santa Fe New Mexican, Alec Baldwin a été vu en larmes près du bureau du shérif. Les tentatives pour obtenir des commentaires de l’acteur âgé de 63 ans ont été vaines. Un de ses représentants a simplement confirmé qu’un accident s’est produit sur le plateau de tournage.

«Il n’y a pas de mots pour exprimer mon choc et ma tristesse concernant l’accident tragique qui a coûté la vie d’Halyna Hutchins, une femme, une mère et une collège que nous admirions grandement, a dit M. Baldwin sur Twitter, vendredi. Je collabore pleinement avec l’enquête policière. Mon cœur se brise pour son mari, son fils et tous ceux qui connaissaient et aimaient Halyna.»

Les accessoires utilisés lors des tournages sont parfois de véritables armes qui peuvent contenir des balles réelles ou être chargées à blanc.

Chargées à blanc, elles produisent un éclair et une détonation, mais aucun projectile. Toutefois, lorsqu’on appuie sur la gâchette, l’enveloppe de papier ou de plastique de la cartouche peut être éjectée avec suffisamment de force pour être mortelle à bout portant.

Des policiers ont été appelés vers 14 h, heure locale, au ranch Bonanza Creek, a dit M. Rios, après la réception d’appels au service 9-1-1 indiquant qu’une personne avait été atteinte par balle sur le plateau de tournage.

Le lieu de tournage de «Rust» a été utilisé dans le passé pour de nombreux films, dont le récent «News of the World», de Tom Hanks.

Le tournage de «Rust» a été interrompu. L’histoire est celle d’un adolescent de 13 ans et de son frère cadet qui doivent se défendre seuls après la mort de leurs parents au Kansas dans les années 1880, selon le site Internet Movie Database. L’adolescent prend la fuite avec son grand-père (interprété par Baldwin) quand on le condamne à la pendaison pour la mort d’un fermier local.

By The Associated Press

Burkina Faso : le Fespaco, enfin !

octobre 19, 2021
Lors de la cérémonie d’ouverture du 27e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, le 16 octobre 2021. © Issouf SANOGO / AFP

Initialement prévu en février, le Fespaco se tient cette semaine dans un contexte qui fleure bon la nouveauté. Fumet trompeur ou parfum de révolution audiovisuelle ? 

C’est ce 16 octobre que se sont allumés, pour une semaine, les lampions de la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Si les discours « tarte à la crème » de ces grands-messes parfois foutraques ne manquent jamais d’invoquer renouveau et défis inédits, cette biennale est bien celle d’un « Fespaco d’après ».

« Fespaco d’après », l’inventaire du cinquantenaire de 2019. « Fespaco d’après », la crise sanitaire qui perturba tout autant les tournages que les rassemblements consacrés aux œuvres. « Fespaco d’après », les cérémonies populeuses en stade surchauffé, désormais tenues dans la climatisation d’un Palais des sports pour happy few. « Fespaco d’après », l’équipe dirigeante d’Ardiouma Soma, récemment remplacée par celle d’Alex Moussa Sawadogo. « Fespaco d’après », le début de la crise sécuritaire qui transforma le Sahel en « zone géographique déconseillée ». « Fespaco d’après », l’avènement de plateformes de streaming pour consommateurs obèses d’images en colliers. « Fespaco d’après », la glorieuse génération d’un « cinéma calebasse » moins caricatural qu’il n’y paraît… 

Transmission

Après la disparition des bâtisseurs du cinéma made in Africa Djibril Diop Mambéty, Sembène Ousmane ou Idrissa Ouédraogo, l’heure est à la transmission, comme l’a compris l’ancien lauréat de l’Étalon de Yennenga, Gaston Kaboré, qui fonda, dans ce même Faso hôte du festival, l’institut Imagine, consacré à la formation continue et au perfectionnement aux métiers du cinéma. Essentiel, lorsqu’on sait que production audiovisuelle numérique low-cost rime tout autant avec accès simplifié à la création qu’avec approximations dramaturgiques et techniques.

C’est d’ailleurs dans cette logique de transmission que deux sections du Fespaco nouveau s’adressent à la fois aux jeunes créateurs et aux jeunes cinéphiles. La section « perspectives » encourage les réalisateurs « qui sont à leur premier et deuxième long métrage ». Quant à la section « enfants » et son Fespaco Sukabè (« Fespaco enfants »), elle privilégie les films qui traitent des problématiques de cet âge avec « des histoires racontées du point de vue de leurs jeunes protagonistes ». 

TOUT AUTANT DÉVOTION NOSTALGIQUE QUE GLORIFICATION AVANT-GARDISTE, LE NOUVEAU CRU DU FESPACO ENTEND CÉLÉBRER L’ÉCLECTISME

Les anciens au service des jeunes : sept ans après le monumental long métrage Timbuktu, c’est à la tête du jury du Fespaco 2021 que l’on retrouve le plus jeune des aînés de la profession : Abderrahmane Sissako. Dans les couloirs du festival, le sexagénaire mauritanien croisera son conscrit tout aussi médiatisé : le Tchadien MahamatSaleh Haroun qui présente Lingui, les liens sacrés. 

« Cinémas d’Afrique et de la diaspora »

Tout autant dévotion nostalgique que glorification avant-gardiste, le nouveau cru du Fespaco entend célébrer l’éclectisme, « la diversité et la productivité du continent ». En tête de gondole et sur toutes les lèvres, le film d’ouverture, Atlantique, coche toutes les cases de l’ambition du moment : le métissage teinté de diaspora de l’auteure franco-sénégalaise Mati Diop, l’actualité de la thématique des migrations via l’océan et les lauriers internationaux – qui plus est féministes –, la réalisatrice étant la première femme d’origine africaine ayant remporté le Grand Prix du Festival de Cannes.

Autour du thème « Cinémas d’Afrique et de la diaspora, nouveaux regards, nouveaux défis » et sous l’œil de l’invité d’honneur – le cinéma sénégalais –, la biennale (qui a reçu 1 132 œuvres) présente au total 239 films dont 70 en sélection officielle et 15 longs métrages en compétition pour l’Étalon d’or de Yennenga. Des œuvres issues de 50 pays et réparties en six catégories : fiction, documentaires, animation, courts métrages, films d’école et séries.

La ville burkinabè qui se dit toujours capitale du cinéma africain abritera des milliers de projections, mais aussi des colloques, notamment pour approfondir la délicate réflexion sur le financement et la distribution des œuvres cinématographiques africaines.  

L’AFRIQUE EST LA ZONE QUI COMPTE LE MOINS DE SALLES DE CINÉMA PAR HABITANT, AVEC UN GRAND ÉCRAN POUR 787 402 AFRICAINS

Une étude récente de l’Unesco constatait que le potentiel économique du secteur audiovisuel africain restait « largement inexploité sur la quasi-totalité du continent ». L’Afrique est la zone qui compte le moins de salles de cinéma par habitant, avec un grand écran pour 787 402 Africains. La réflexion indispensable doit intégrer les deux extrémités du problème économique actuel : la délicate budgétisation d’œuvres africaines indépendantes et l’émergence de supports plus ou moins bienveillants, comme les plateformes de streaming, qui dissolvent subtilement la frontière entre petit et grand écran, ou des chaînes Youtube gavées de contrefaçons.

Mais si le « Fespaco d’après » est confronté à des opportunités et écueils nouveaux, il ne saurait faire l’économie d’interrogations économiques aussi vieilles que le cinéma lui-même : quelle créativité pour quel public et quelle rentabilité commerciale ? 

Le week-end prochain dira si le « Fespaco d’après » fut réellement un Fespaco nouveau sur l’autel duquel on aura sacrifié les fameux fondamentaux du festival : le désordre joyeux, la galvanisation de la population et le snobisme du snobisme. Les mois qui suivront diront si le cinéma africain, à l’aide ou non du Fespaco, a su résister à l’obsession du regard occidental et aux sirènes des facilités narratives issues de la multiplication des écrans. 

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Le nouveau gros contrat d’Omar Sy avec Netflix

octobre 12, 2021

La plateforme américaine a annoncé ce mardi avoir signé un important contrat d’acteur et de producteur avec l’acteur français.

Il n’a pas volé ce contrat du siècle ! A l’inverse d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur qu’il incarne à l’écran, Omar Sy est rentré mardi 12 octobre par la grande du cinéma mondial. Nertflix est tellement fan de l’acteur que la plateforme américaine lui confie un nouveau rôle devant et derrière la caméra. 

« Netflix s’est engagé sur un contrat pluriannuel de films avec l’acteur et comédien de premier plan Omar Sy. Cet accord verra la société de production de Sy basée à Paris et à Los Angeles développer des films orignaux pour Netflix, avec Sy comme acteur et producteur exécutif », a indiqué le géant américain dans un communiqué.

Cité dans le communiqué, Omar Sy se dit « très heureux d’avoir l’occasion de poursuivre (sa) relation » avec Netflix et a « hâte de cette prochaine étape dans (leur) aventure commune ».

Déjà connu à l’international et aux Etats-Unis depuis le succès du film Intouchables (2011), Omar Sy a été le héros en 2021 de la série Lupin, premier triomphe français sur Netflix, qui a conquis des dizaines de millions d’abonnés dans le monde.

Mi-septembre, la super star de 43 ans avait été le seul Français à figurer dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de la planète selon le magazine américain Time.

Par Le Point avec AFP

France: « Magnifique » hommage de la France à Bébel, son « As des as »

septembre 9, 2021

"Magnifique" hommage de la France a Bebel, son "As des as"
« Magnifique » hommage de la France à Bébel, son « As des as »© AFP/Ludovic MARIN

« Adieu Bébel »: après l’hommage national rendu aux Invalides à Jean-Paul Belmondo, place à son public, venu parfois de loin, pour saluer l’acteur de légende qui a traversé « six décennies de vie française », selon les mots du président Macron.

Les portes des Invalides doivent s’ouvrir à partir de 19H30 à ceux qui souhaitent se recueillir devant le cercueil. Un dispositif exceptionnel qui avait déjà été mis en oeuvre après le décès de Jacques Chirac en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien Président.

Cet honneur fait suite à une cérémonie un peu plus solennelle, mais forte en émotion, avec personnalités du 7e art, membres du gouvernement et la famille de l’artiste.

Marseillaise jouée par la garde Républicaine, revue des troupes par Emmanuel Macron et fans émus étaient au rendez-vous pour saluer l’acteur de « Pierrot le fou ».

« Il n’a cessé de chercher le bonheur mais aussi de le donner »: tels furent les mots de Victor Belmondo, petit-fils de l’acteur, comédien lui aussi, qui a pris la parole, accompagné des autres petits-enfants de l’acteur et de sa petite dernière, Stella.

« Nous aimons Belmondo parce qu’il nous ressemblait », a salué le président Macron dans son éloge funèbre. « Flic, voyou, toujours magnifique », a-t-il poursuivi, en clin d’oeil à sa filmographie, avant de conclure « Adieu Bébel ».

Dans la cour des Invalides, près de 1.000 personnes du public ont pu assister à l’hommage, munies de leur pass sanitaire. « On t’aime Bébel », a crié a plusieurs reprises Denis Vandevyvere, 52 ans, fonctionnaire venu dès le matin de Belgique.

Grand admirateur de l’acteur, il a accumulé depuis ses 12 ans 2.500 pièces (posters, cassettes, DVD), à l’effigie de l’acteur. « C’était un grand Monsieur ».

« Il est immortel »

Pour ceux qui ne pouvaient pas entrer, des écrans géants étaient installés sur l’esplanade où la foule s’était massée. « C’était un bel hommage. Les mots étaient justes, bien choisis. C’est une page qui se tourne en espérant que celle à venir soit meilleure », a déclaré Bernadette Vincent, 64 ans, fonctionnaire à la retraite, la voix étranglée par l’émotion.

Le cercueil de l’acteur est ensuite sorti au son de « Chi Mai », musique d’Ennio Morricone dans « Le Professionnel », jouée par l’orchestre de la Garde républicaine.

Cette cérémonie avait réuni de nombreuses stars, telles Patrick Bruel, Gilles Lellouche, le couple Guillaume Canet et Marion Cotillard, le DJ Bob Sinclar, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, ou encore Cyril Hanouna.

« Il est unique, personne ne remplacera Jean-Paul Belmondo. Comme acteur, on a tous Jean-Paul Belmondo en nous », a déclaré à la presse Jean Dujardin, peut-être un des héritiers à l’écran de Belmondo.

« Saint-Augustin disait, les morts sont des invisibles, pas des absents. Pour moi Jean-Paul, il n’est pas absent. Jean-Paul c’est comme Johnny il est là. Il n’aurait pas voulu qu’on fasse la gueule. Il est immortel, Jean-Paul, il partira jamais », a soufflé Michel Drucker, au micro de BFMTV.

« Belmondo transpirait boxe, (…) il aimait les boxeurs », a glissé de son côté Brahim Asloum, champion du noble art. Le monde sportif était aussi représenté par Luis Fernandez, ancien joueur et entraîneur du PSG.

Vendredi matin, les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront en l’église Saint-Germain-des-Prés, dans le centre de Paris, dans l’intimité de la famille.

Figure de proue de la Nouvelle Vague (« A bout de souffle », « Pierrot le fou »), avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action (comme « Le Marginal »), il a enchanté des générations de Français au fil de quelque 80 films, cinéphiles pointus ou amateurs de cascades spectaculaires.

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de 15 ans, après un AVC aux lourdes séquelles. Mais il était toujours aussi populaire.

Avec Le Point par bur-adm-ram-pgr/may/fmp/cbn

Congo-Distinction : Jean Gabin Ossibi bientôt décoré pour ses œuvres culturelles

septembre 8, 2021

L’organisation non gouvernementale internationale MB production, que dirige Médard Mbongo, va rendre hommage le 17 septembre à Pointe-Noire, au travail de Jean Gabin Ossibi, dans la production cinématographique et musicale.

Jean Gabin Ossibi /DR

Discrétion et efficacité, tels sont les maîtres mots de Jean Gabin Ossibi, homme d’affaires et mécène culturel. Cet homme a tapé dans l’œil de MB production, qui a décidé de faire de lui, dans les tout prochains jours, ambassadeur culturel.

Ayant une dizaine d’années d’expérience dans le domaine de la production,  Jean Gabin Ossibi a notamment produit de nombreux artistes bien connus dans le pays, à l’instar de 100% Setho, Julien Antonio, Davy Kassa, Zaria Umporio et bien d’autres. Mais il doit son succès aussi à son engagement à l’international quand, en 2016, il se lance dans la production cinématographique avec un film africain regroupant des acteurs des deux Congo.

Ce film a été tourné en Angola et lui a ouvert les portes du monde du cinéma  en faisant de lui, l’année d’après, le meilleur producteur de l’année, une récompense qu’il reçoit dans la ville de Kinshasa au cours d’une cérémonie organisée pour la circonstance.

Aujourd’hui, son expérience lui a permis d’asseoir sa zone d’influence sur ces trois pays. Jean Gabin Ossibi sera officiellement décoré lors d’une cérémonie qui devrait avoir lieu à Pointe-Noire. Cette distinction a été créée par MB production et vise à rendre hommage aux femmes et hommes de la communauté culturelle ayant contribué à l’expansion de la culture congolaise dans le monde.

Notons que Jean Gabin Ossibi est également président d’une ONG. Chaque année, il fait des dons aux personnes démunies, notamment les veuves et les orphelins. Cette distinction va le pousser à faire plus pour le bonheur des nécessiteux et des hommes culturels.

Avec Adiac-Congo par Hugues Prosper Mabonzo

France: L’acteur Jean-Paul Belmondo est mort

septembre 6, 2021
L'acteur Jean-Paul Belmondo est mort
L’acteur Jean-Paul Belmondo est mort© AFP/Archives/JOEL SAGE

L’acteur Jean-Paul Belmondo, monstre sacré du cinéma français, est décédé lundi à son domicile à Paris à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué, transmis à l’AFP par leur avocat.

« Il était très fatigué depuis quelque temps. Il s’est éteint tranquillement », a écrit sa famille dans le communiqué, transmis par Me Michel Godest.

Celui qu’on surnommait Bébel a tourné dans 80 films et laisse derrière lui des rôles inoubliables. De « Pierrot le fou » à « L’As des as », l’acteur au charisme exceptionnel a eu l’itinéraire d’un enfant gâté du cinéma, champion du box-office, durant 50 ans de carrière.

Sa mort tourne une page majeure du cinéma français, Belmondo partant après sa bande d’amis du conservatoire, Jean RochefortJean-Pierre Marielle, Bruno Crémer ou encore Claude Rich… Ces dernières années, il avait dû enterrer ses complices, de Guy Bedos au meilleur ami, Charles Gérard, avec lequel il ne cessait de partager fous rires et matchs à Roland-Garros.

Sa carrière commencée sur les planches l’a mené en un demi-siècle aux sommets du box-office français, avec 130 millions de spectateurs cumulés au cinéma.

Après une attaque cérébrale pendant un tournage en 2001, il restera fortement handicapé.

Bébel a obtenu un César en 1988 pour « Itinéraire d’un enfant gâté », ainsi qu’un César d’honneur en 2017.

Avec Le Point par jfg-fmp-may-adm/sp

Bourse Sundance Institute et Adobe : Maliyamungu Muhande parmi les lauréats

septembre 1, 2021

La jeune cinéaste congolaise fait partie des dix boursiers et boursières annoncés au mois de juillet dernier.

Photo 1: Les boursiers 2021

Les boursier(e)s de 2021 ont été choisis parmi plus de 1 650 candidats âgés de 18 à 25 ans. Issu(e)s de différents pays et de disciplines créatives diverses, allant du documentaire à la fiction, ces dix artistes émergents, fait-on savoir, bénéficieront pendant un an du mentorat et du soutien du Sundance Institute et d’Adobe, partenaire fondateur du Sundance Ignite, programme créé en 2015 qui identifie et soutient les nouvelles voix ainsi que les nouveaux talents de la prochaine génération de cinéastes et favorise l’émergence de nouveaux publics pour la narration indépendante.

Ces boursiers ont été sélectionnés à partir d’un court métrage d’une à quinze minutes soumis au Sundance Ignite x Adobe Short Film Challenge, hébergé sur la plateforme communautaire numérique de l’Institut, Sundance Collab. Les dix boursiers, expliquent les organisateurs, ont été sélectionnés pour leur voix profondément originale, leur créativité dans la narration et la rigueur de leur art.

Le programme de la bourse, fait-on savoir, est centré sur les artistes et a pour objectif de soutenir chaque boursier dans son développement artistique et professionnel en tant que réalisateur et conteur. Les lauréats ont débuté leur année de bourse par le laboratoire numérique Sundance Ignite x Adobe Filmmakers Lab, qui s’est déroulé du 26 au 30 juillet sur le Sundance Collab, avec un accent particulier sur l’avancement des projets et l’approfondissement des compétences des boursiers en matière de développement de personnages.

En plus de recevoir un abonnement gratuit d’un an à Adobe Creative Cloud et à Sundance Collab au niveau Créateur, chaque boursier est jumelé avec un mentor pour un soutien artistique et professionnel. Les mentors de cette année sont les anciens du festival Andrew Ahn (Spa Night, SFF ’16), Carlos López Estrada (Blindspotting, SFF ’18, Summertime SFF ’20), Jacqueline Olive (Always in Season, SFF ’19), Nico Opper (Try Harder !, SFF ’21) et Hannah Pearl Utt (Before You Know It, SFF ’19).

Talentueuse cinéaste émergente

Photo 2: Mayilamungu Muhande

Maliyamungu Gift Muhande est une cinéaste originaire de la ville de Bukavu et basée actuellement à New York. Son court métrage « Nine days a week » (quinze minutes et vingt-huit secondes), un portrait du photographe de rue emblématique, Louis Mendes, a été sélectionné par le National board of review et projeté à DOC NYC en 2020. En outre, grâce à ce film, la cinéaste a remporté la 41édition du festival étudian «  Fine cuts  », organisé chaque année par la prestigieuse université «  The New School». Maliyamungu Muhande a remporté les trois prix de la compétition  : le prix du jury, le prix du public et le prix décerné par les anciens. Elle crée actuellement un documentaire intime et collaboratif avec un groupe d’étudiants de Monticello, New York, intitulé « Near Broadway ».

Depuis août 2019, Maliyamungu Muhande est également assistante de recherche et d’enseignement à la Parsons The New School for Design, une école de design affiliée depuis 1970 à The New School. Enseignante de français à The New School, elle est aussi membre du conseil d’administration des jeunes leaders de Robert F. Kennedy human rights, une organisation américaine à but non lucratif de défense des droits de l’homme. Elle est aussi la fondatrice de «  Therapeutic creative curriculum for refugee children  », qui vient en aide aux enfants réfugiés. Le projet consiste en un programme de formation thérapeutique pour les enfants réfugiés qu’elle a mis en place en novembre et décembre 2016 en Ouganda. En 2017, en Afrique du Sud, Mayilamungu Muhande a reçu la médaille d’or au Loeries Awards pour son projet «The Dumbest Project», portant sur l’écart salarial des 15% vécu par les enseignants en Amérique. Le Loeries Créative Week Durban est l’un des plus grands rassemblements de créatifs en Afrique et au Moyen-Orient, qui rassemble les meilleurs esprits novateurs de l’industrie. A cette époque, Mayilamungu Muhande était étudiante à Vega School, en Afrique du Sud, où elle a décroché un Bachelor ès arts, communication de marque créative, avec une spécialisation en multimédia.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Kenya : une écolière modèle… de plus de 90 ans

septembre 1, 2021
Ladybirds

À travers le parcours stupéfiant de Priscilah Sitienei, le cinéaste Pascal Plisson évoque dans « Gogo » le combat pour l’éducation des filles.

L’élève Priscilah Sitienei fait tout comme les autres écolières. Dans le petit bâtiment rudimentaire de l’établissement d’enseignement élémentaire de Ndalat, dans l’ouest du Kenya, elle porte l’uniforme de rigueur pour les filles à la Leaders Vision Primary School : chemise et jupe bleu ciel, pull vert, cravate rouge. Après avoir participé dans la cour au lever de drapeau quotidien, elle assiste aux cours assise à un petit pupitre de bois, au milieu d’une trentaine de camarades.

Elle est venue de son village pour rejoindre la classe préparatoire en 2014 et vivre dans l’internat. Afin, avant tout, d’apprendre à lire, à écrire et à compter. Et ce n’est pas toujours facile. La professeure lui reproche d’ailleurs parfois, sinon d’être trop espiègle, du moins de ne pas être assez attentive ou de ne pas travailler suffisamment. Alors qu’elle a atteint le niveau CM2 quelques années après les débuts de son cursus, elle risque donc, lui dit-elle, de rater son examen d’entrée au collège.

Ce qui se produira.

Montrer l’exemple

Une élève comme les autres ? Pas vraiment. Pas du tout même. Le directeur de l’école avait tout fait pour la décourager – il dit le regretter aujourd’hui – quand elle lui avait demandé de l’inscrire dans son établissement. En raison de son âge, peu banal assurément en la circonstance : car Gogo, c’est le surnom de Priscilah Sitienei, avait alors déjà plus de 90 ans !

Elle a aujourd’hui, à en croire sa carte d’identité, 98 ans, alors que sort ce long métrage documentaire qui porte son nom et qui rend compte au jour le jour de son parcours scolaire qui s’est achevé en 2018, l’année du tournage. On la suivra donc en classe dès le matin, penchée le soir sur les devoirs à faire pour le lendemain, en voyage scolaire dans une réserve d’animaux sauvages, chez les Masaï, ou dans le dortoir du pensionnat. Toujours prête à discuter avec ses camarades de classe plus de dix fois moins âgées.

DANS CETTE UNIFORME [D’ÉCOLIÈRE], J’AI PLUS D’ALLURE QU’UNE MAMIE AU VILLAGE

Pourquoi cette villageoise illettrée habituée à garder les vaches avant de remplir le rôle de sage-femme pour les futures mamans des environs a-t-elle décidé subitement, à son âge vénérable, de retourner à l’école ? Parce qu’elle était désolée de constater que les filles, encore maintenant, restaient souvent (comme à son époque) à l’écart de la scolarisation. Outre son envie, jamais assouvie, d’améliorer sa propre éducation, elle a donc voulu montrer l’exemple, en particulier à ses petites et arrière-petites filles. Et peu importe l’aspect incongru de sa décision et de ses conséquences : « Dans cette uniforme [d’écolière], j’ai plus d’allure qu’une mamie au village », dit-elle fièrement.

Le cinéaste, Pascal Plisson, a découvert cette incroyable histoire peu après avoir réalisé au milieu des années 2010 Sur le chemin de l’école, consacré aux difficultés pour scolariser les enfants dans diverses régions du monde et en particulier au Kenya. Bénéficiant de la confiance de ses producteurs après avoir obtenu un César pour ce documentaire attachant, il a donc voulu récidiver dans le même esprit en proposant un portrait de cette dame qui est une publicité vivante et exceptionnelle pour la défense de l’éducation des filles.

UNE HISTOIRE UN PEU TROP LISSE POUR NE PAS PARAÎTRE MISE EN SCÈNE AFIN DE SÉDUIRE LE PUBLIC OCCIDENTAL

Sans grands effets, sans commentaires, car les scènes tournées se suffisent à elles-mêmes, le film propose de belles images sur un parcours édifiant. Des images un peu trop belles sans doute : était-il nécessaire, par exemple, de s’attarder sur la majesté d’un baobab ou sur la découverte des lions par Gogo dans la réserve masaï ? Et une histoire un peu trop lisse pour ne pas paraître mise en scène de façon excessive afin de séduire en premier lieu le public occidental, sensible aux difficultés qu’affrontent les populations des pays du Sud, la gent féminine en tête.

Mais le propos de ce récit sous forme de leçon humaniste est il est vrai assez fort et exemplaire, comme l’est Gogo elle-même, pour qu’on ne critique pas outre mesure un film qui ne cache pas son aspect hagiographique.

« Gogo », de Pascal Clisson, est sorti en France le 1er septembre

Par Jeune Afrique avec Renaud de Rochebrune