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Covid-19 : Paris suspend «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France

avril 13, 2021

Les craintes liées aux variants brésiliens ont amené la France à suspendre les vols entre les deux pays.

Paris a décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

«Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

La situation sanitaire n’a cessé de s’aggraver au Brésil depuis février en raison de l’émergence d’un variant local du virus, appelé P1, considéré comme plus contagieux et plus mortel, mais encore très minoritaire en France.

Craintes dues au variant P1

Le variant P1 a été observé pour la première fois à la mi-décembre dans la ville de Manaus, dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Il se caractérise par les mutations de la protéine Spyke N501Y et E484K, comme les souches britanniques et sud-africaines, ainsi que K417T. Cela impacte la contagion et la résistance à l’immunité de cette nouvelle variante. Selon la revue médicale MedRxiv , le variant brésilien peut s’avérer jusqu’à 2,5 fois plus contagieux que la souche originelle. Son potentiel de réinfection, soit sa capacité à contaminer des personnes infectées par le passé, est estimé entre 25 à 61%.

Plusieurs indices laissent également croire que P1 touche des patients bien plus jeunes que les autres variants. L’Association brésilienne des soins intensifs(AMIB) a révélé dimanche 11 avril que plus de la moitié des quelque 11.000 malades en réanimation dans le pays avaient moins de 50 ans.

Lundi, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait expliqué que la France avait «gardé quelques lignes» avec le Brésil, en justifiant le maintien des liaisons aériennes par le respect du droit, le Conseil d’Etat ayant disposé que les ressortissants français «au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir».

Critiques de l’opposition

De nombreux responsables de l’opposition, surtout à droite, ont réclamé mardi la suspension des vols avec le Brésil ou une mise en quarantaine plus stricte.

«Nous sommes gouvernés par des irresponsables qui, depuis un an, n’ont rien compris et rien appris. Qu’attendent-ils pour suspendre TOUS les vols en provenance du #Brésil où l’épidémie est hors de contrôle ?», s’est ainsi offusquée la patronne du Rassemblement national sur Twitter. «La fermeture des frontières est utile et absolument nécessaire et je ne vois pas comment au moment où on confine les Français, on puisse maintenir cette liaison aérienne », a affirmé sur la radio RFI le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Damien Abad, quand le communiste Alain Roussel a appelé à «prendre des mesures de fermeture des frontières ou d’isolement strict des personnes qui viennent des pays où il y a un variant dangereux».

Le numéro 2 du Rassemblement national Jordan Bardella a lui estimé que «le gouvernement laisse entrer 1.000 passagers par semaine en provenance du Brésil, où l’épidémie est hors de contrôle avec un variant résistant». «Après tout ce que notre pays a subi, et alors qu’on continue d’enfermer les Français, comment cette dinguerie est-elle encore possible ?», s’est-il demandé.

Mesures mises en place

En France, les mesures prises avant la suspension des vols étaient un peu moins restrictives. Dans le cas du Brésil, les voyages touristiques étaient interdits dans les deux sens, «y compris via un autre pays». Les voyageurs depuis le Brésil devaient présenter un test PCR négatif de moins de 72h et les passagers non-résidents européens ou non européens devaient présenter «une preuve d’un motif impérieux nécessitant une venue en France». À l’arrivée en France, les passagers présentant un «test douteux» étaient testés, et, «dans la majorité des cas, l’ensemble des passagers des vols venant du Brésil sont resoumis à un test antigénique», moins fiable mais plus rapide, précise le ministère de la Transition écologique. Si le test s’avérait positif, la personne devait obligatoirement se placer en quatorzaine et «réaliser au plus vite un test PCR» pour confirmer le résultat.

Face aux critiques de l’opposition, le Premier ministre s’est donc défendu de toute inaction.

Par Le Figaro avec AFPP

France: Les «Rafale Papers», enquête explosive de Mediapart

avril 9, 2021

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros.
Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. AP

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. Entre commissions occultes, documents confidentiels qui ont fuité ou encore clauses anticorruption supprimées, Yann Philippin, le journaliste auteur de l’enquête en trois volets, explique ce que son équipe a découvert. 

RFI : Que dévoile votre enquête en trois volets ?

Yann Philippin : Notre enquête dévoile beaucoup de choses. Mediapart révèle des documents qui montrent que, d’une part, Dassault et son partenaire Thales ont versé des millions d’euros de commissions occultes à un intermédiaire qui était au cœur du contrat Rafale, que cet intermédiaire, dans une note, fait des avertissements très explicites, par exemple, « des gens en fonction demandent de l’argent, si on ne les paie pas, on va aller en prison… »

D’autre part, ce même intermédiaire, trois ans plus tard – en 2015 – en pleine négociation sur le prix des Rafale, a obtenu des documents confidentiels du ministère indien de la Défense, sur l’activité des négociateurs indiens et notamment la manière dont ils calculaient les prix, ce qui est évidemment, dans une négociation, un élément très fort.

Enfin, nous avons découvert que, parallèlement à toutes ces manœuvres que l’on peut qualifier de suspectes, c’est la France et les industriels français, dont Dassault, qui se sont battus pour que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord gouvernemental.

C’est là que c’est embarrassant pour le pouvoir, parce que c’était un contrat d’État à État qui a été signé par Jean-Yves Le Drian, à l’époque ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron. Donc c’est lui qui avait l’autorité sur les négociations et nous aimerions bien savoir s’il a accepté le retrait de ces clauses anticorruption et s’il en a été informé. Il ne nous a malheureusement pas répondu précisément. Tout ce qu’il nous a dit, c’est : « Je ne valide pas vos informations ».

En quoi cette enquête peut-elle être explosive pour le gouvernement français ?

Cette enquête est explosive pour le gouvernement français, d’une part, de par le rôle qu’a joué un éminent ministre, qui est Jean-Yves Le Drian. Et d’autre part, parce qu’il y avait déjà eu des soupçons en 2018 au sujet du partenaire de Dassault en Inde, Reliance, qui aurait été imposé par le gouvernement indien. Ce monsieur est un très proche du Premier ministre indien. Il y avait deux épisodes qui étaient susceptibles de concerner, d’une part l’ancien président François Hollande et d’autre part, l’actuel président Emmanuel Macron, qui était à l’époque du deal, ministre de l’Économie.

Dans votre enquête, vous dites que l’Agence française anticorruption (AFA) a découvert des choses suspectes, mais n’a rien fait ?

C’est vraiment un mystère. Ce que l’on révèle, c’est que l’AFA, lors d’un contrôle de routine de Dassault, a découvert un paiement suspect d’un million d’euros à cet intermédiaire, au cœur du contrat Rafale, pour l’achat de maquettes de Rafale. Et malgré les suspicions, l’Agence française anticorruption n’a pas signalé ces faits à la justice.

De son côté, le Parquet national financier avait reçu un signalement de Sherpa, une ONG anticorruption. Ce que nous révélons dans l’enquête, c’est que cette affaire a été classée dans des circonstances troubles, étant donné que l’ancienne patronne du Parquet national financier a classé l’affaire contre l’avis d’un de ses adjoints en charge du dossier et n’a effectué aucune vérification sérieuse. À tel point que, la seule personne qu’elle a reçue dans son bureau, c’est l’avocat de Dassault et ce, sans qu’aucun procès-verbal de cette rencontre ne soit rédigé.

Éliane Houlette a dit publiquement dans Paris Match que, si elle l’a classée, c’est en partie parce qu’elle jugeait que les soupçons n’étaient pas assez sérieux, mais aussi parce que – dit-elle – il fallait « préserver les intérêts de la France ». Or, c’est une déclaration qui n’avait pas fait beaucoup de bruit à l’époque, mais c’est quand même très étonnant de voir une figure de la lutte anticorruption comme madame Houlette – qui a été la toute première patronne du Parquet national financier – justifier ainsi le classement d’une affaire sensible, au nom de la raison d’État.

À quoi vous attendez-vous suite à vos révélations ?

Ce qui nous a frappés, dans cette enquête, c’est que cette affaire a été enterrée en France, et que – semble-t-il – les autorités indiennes ne se sont pas montrées très diligentes non plus. Je ne suis que journaliste, mais j’ai la conviction qu’aujourd’hui il y a suffisamment d’éléments sur la table, entre les premières révélations de 2018 et ces nouvelles révélations de Mediapart avec les Rafale Papers, pour qu’une enquête soit ouverte.

Avec RFI Texte par :Clea Broadhurst

Niger, Guinée, Côte d’Ivoire : trio de tête de la reprise pour la Banque mondiale

avril 2, 2021
Quartier du Plateau et pont Charles-de-Gaulle à Abidjan

Moins dépendants des matières premières et relativement épargnés par la nouvelle vague de coronavirus, les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest devraient dépasser les 6 % de croissance en 2021.

C’est un rapport 2021 « Africa’s Pulse » sur l’état de l’économie de l’Afrique subsaharienne mi-figue mi-raisin qu’a publié le 31 mars la Banque mondiale. Une fois encore, les pays qui dépendent le moins de l’exportation de matières premières devraient connaître une reprise certaine, à l’image de la Côte d’Ivoire (+6,2%), de la Guinée (+6,6 %) ou du Niger (+6,9 %).

Les pays très dépendants notamment du pétrole comme l’Angola ou confrontés à des difficultés économiques persistantes comme l’Afrique du Sud n’accélèreront guère.

Pour Pulse, la première vague de la pandémie a relativement épargné la région. En revanche, et malgré des programmes de soutien des États, la croissance s’y est évanouie pour la première fois depuis vingt cinq ans et a reculé de 2 % en 2020.

Reprise inégale

C’est moins catastrophique qu’en Europe ou en Amérique latine, parce que le virus s’y est propagé moins vite, parce que l’agriculture y a été porteuse et parce que les prix mondiaux des produits de base se sont redressés plus rapidement que prévu grâce à la reprise des achats chinois.

Reste qu’un champion comme le Rwanda a connu sa première récession en dix ans et que l’Afrique du Sud a plongé à – 7 %. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a calculé que de décembre 2019 à décembre 2020, les arrivées des touristes en Afrique subsaharienne avaient chuté de 78 %, mettant à mal les économies de Maurice, des Seychelles, du Cap Vert ou du Sénégal.

Le rapport estime que le pire est passé et table sur une reprise, mais il pense que celle-ci sera très inégale selon les pays, car l’arrivée de variants du coronavirus a augmenté de 40 % le nombre des infections dans la région.

Cette deuxième vague ne touche cependant pas tous les pays, ce qui explique que les prévisions donnent une fourchette de croissance en 2021 de +2,3 % à +3,4 %. Le Nigeria ou l’Angola risquent de connaître une convalescence molle, quand les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal, le Togo dépasseront les 4 %.

Dépendance aux délais de vaccination

Pour les autres, « une croissance de 4 % est atteignable, note le rapport, si les pays mettent en œuvre un ensemble de mesures favorables à des investissements soutenus et à la création d’emplois et permettent au taux de change de refléter les forces du marché et d’améliorer la compétitivité ».

Cela sera aussi fonction de l’allègement du fardeau de la dette qui se discutera durant la semaine du 5 avril, lors des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Mais la vigueur et la généralisation du dynamisme économique dans toute l’Afrique subsaharienne dépendront surtout de la rapidité de la vaccination des populations qui compensera la fragilité des systèmes de santé et autorisera une franche reprise des activités.

Pour l’instant, les pays riches monopolisent les doses salvatrices qui arrivent au compte-goutte en Afrique. Comme l’a regretté Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dix pays se sont réservé 70 % des vaccins fabriqués dans le monde à ce jour… et ce ne sont pas des pays africains.

Avec Jeune Afrique par Alain Faujas

Colombie: course contre la montre pour sauver 11 mineurs d’or bloqués sous terre

mars 29, 2021

Les services de secours étaient engagés lundi dans une course contre la montre pour sauver 11 ouvriers bloqués depuis trois jours par une inondation dans une mine d’or illégale à Neira, dans le nord-ouest de la Colombie.

Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

© John BONILLA Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

« Nous avons encore 11 personnes disparues (…) nous espérons que dans moins de 48 heures » elles soient secourues, a déclaré à la presse Luis Velasquez, gouverneur du département de Caldas, où se trouve Neira. 

Les mineurs sont bloqués dans un puits de 17 m de fond, inondé vendredi suite à de fortes pluies. Selon l’Agence nationale des mines (ANM), les secours ont activé des pompes pour en évacuer l’eau. 

« Nous avons des problèmes car la communication est très difficile, l’accès à la zone aussi », a admis le ministre des Mines et de l’Energie, Diego Mesa, dans une vidéo transmise aux médias. Il a ajouté qu’il s’agissait d’un mine « non autorisée ».

Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

© John BONILLA Les pompiers et sauveteurs tentent de porter secours aux mineurs disparus de Neira (Colombie) le 27 mars 2021

Les accidents de ce type sont fréquents en Colombie, où les revenus tirés d’exploitations minières clandestines dépassent ceux du trafic de drogue, selon le parquet.

Plusieurs groupes armés de ce pays, confronté depuis près de soixante ans à une guerre interne complexe, se financent essentiellement par ces deux activités.

Depuis le début de l’année, les accidents miniers ont déjà fait 33 morts, selon l’ANM, contre 171 en 2020 et 82 en 2019.

Les minéraux d’extraction légale représentent avec le pétrole les principales ressources d’exportation de la Colombie, 4e économie d’Amérique latine.

Avec AFP par jss/vel/mls/fpp/ybl

Le risque d’une pénurie de papier toilette plane sur le monde

mars 28, 2021

Avec la crise sanitaire, les livraisons de marchandises ralentissent, et notamment celles de pâte à papier.

Un risque de pénurie de papier toilette plane sur la planète. Rien à voir cette fois-ci avec les scènes de panique observées lors des périodes de confinement, lorsque les gens s’étaient rués dans les supermarchés. Cette fois-ci, il est question de fret maritime.

Le géant brésilien Suzano Papel e Cellulose, premier producteur mondial de pâte à papier a alerté, dans un entretien à Bloomberg, que la reprise économique provoquait une pénurie de conteneurs et de cargos, essentiels au transport de marchandises dans le monde. Nul doute que la situation a empiré avec le blocage, cette semaine, du canal de Suez par un porte-conteneurs géant.

Depuis plusieurs semaines les coûts du fret en provenance de Chine ont augmenté en raison de la crise sanitaire. Faute de conteneurs disponibles, les livraisons ralentissent, notamment celles de pâte à papier, indispensables pour fabriquer le fameux papier toilette. Or si les fabricants de rouleaux n’ont pas suffisamment de stocks, ils pourraient être obligés de réduire leur production. «Tous les acteurs sud-américains qui exportent en vrac ont été confrontés à ce risque», alerte Walter Schalka, patron de Suzano Papel e Celullose.

Une bien mauvaise nouvelle pour la France, dont une dizaine de départements sont confinés, et où la menace de fermeture des écoles – et la généralisation du télétravail qui en découle – se précise.

Avec Le Figaro

Confinement : ces commerces « non essentiels » qui s’installent dans la rue

mars 27, 2021

Dans plusieurs villes confinées, les commerces fermés ont été autorisés par la mairie à prendre place sur le trottoir, raconte Europe 1.

A Antibes, les commercants se sont installes devant leur boutique.
A Antibes, les commerçants se sont installés devant leur boutique.© Patrice Lapoirie / MAXPPP / PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Dans des dizaines de milliers de villes en Franceles commerce jugés « non essentiels » ont été contraints de fermer une nouvelle fois leur porte après le semi-confinement décrété dans 19 départements, pour endiguer la troisième vague de Covid-19. Mais les mairies de plusieurs communes ont décidé de passer outre cette interdiction, en autorisant par arrêté municipal les boutiques fermées à s’installer… dans la rue, rapporte Europe 1.

C’est notamment le cas de Cannes, Menton et Antibes dans les Alpes-Maritimes, ou encore de Dunkerque et Boulogne-sur-Mer, dans le nord de la France. Un soulagement pour les commerçants de ces villes, meurtris par la crise sanitaire, qui devrait cependant être de courte durée. Les préfectures pourraient en effet intervenir et sévir face à ce type d’initiative… Celle des Alpes-Maritimes a déjà demandé aux maires de mettre fin à ces pratiques. 

Pas de bénéfices mais le moyen de « payer son loyer »

Pour l’heure, il est donc assez commun de trouver des enseignes installées sur le trottoir dans ces communes. À Cannes, Jessica Lefort a par exemple recréé l’univers de sa boutique dans la rue, avec une penderie garnie de chemises sur cintres et une table recouverte de bijoux, raconte Europe 1. « On respecte toutes les mesures de sécurité, on est masqué et il y a du gel », plaide la commerçante auprès de la radio. Cette autorisation lui permet de limiter la casse, sans néanmoins faire de bénéfices. « Il s’agit seulement de pouvoir payer mon loyer et de travailler dignement », confie-t-elle. 

Pour la directrice du commerce à la municipalité de Cannes Mathilde Bernard, « c’est essentiel de répondre à cette demande de nos commerçants » en cette période de « grosse difficulté ». Son but : faire de Cannes « un marché à ciel ouvert, puisque les activités non alimentaires sont autorisées sur les marchés ». L’initiative plaît en tout cas aux habitants, qui la jugent « indispensable ». « Sinon, où va-t-on ? C’est quand même un palliatif de pouvoir venir en ville et voir les trottoirs un petit peu animés », se réjouit une Cannoise au micro d’Europe 1.

Avec Le Point 

Après le Brexit, le Royaume-Uni durcit sa politique d’asile

mars 24, 2021

 APRÈS LE BREXIT, LE ROYAUME-UNI DURCIT SA POLITIQUE D'ASILE

© Reuters/POOL APRÈS LE BREXIT, LE ROYAUME-UNI DURCIT SA POLITIQUE D’ASILE

LONDRES (Reuters) – Le Royaume-Uni va instaurer de nouvelles règles pour les demandeurs d’asile, rendant plus difficile le séjour des réfugiés entrés illégalement dans le pays, a annoncé mercredi la ministre de l’Intérieur Priti Patel, qualifiant cette mesure de ferme mais juste.

Ce « nouveau plan pour l’immigration » (« New Plan for Immigration »), que le gouvernement britannique présente comme la plus grande réforme du système d’asile depuis des décennies, prévoit de réinstaller plus rapidement les réfugiés en situation de risque urgent tout en rendant la tâche plus difficile à ceux qui arrivent clandestinement.

« Dans le cadre de notre nouveau plan (…), les gens arrivent illégalement (…) n’auront plus les mêmes droits que ceux qui arrivent légalement, et il sera plus difficile pour eux de rester », a déclaré Priti Patel dans un communiqué.

Les passeurs seront quant à eux passibles d’une peine maximale de réclusion à perpétuité, a-t-elle ajouté. « Cela ne vaudra plus la peine de profiter de l’immigration illégale vers la Grande-Bretagne », a commenté Priti Patel.

« Je ne m’excuse pas de la fermeté de ces mesures, mais comme elles permettront également de sauver des vies et de cibler les passeurs de clandestins, elles sont aussi indéniablement justes », a-t-elle estimé.

La ministre a ajouté que les personnes arrivant après avoir transité par un pays sûr comme la France ne seraient pas automatiquement intégrées dans le système, et que le gouvernement « empêcherait les personnes les moins scrupuleuses d’abuser du système en se faisant passer pour des enfants ».

Réduire l’immigration était une promesse des partisans du Brexit réunis dans l’organisation Vote Leave, dont l’actuel Premier ministre Boris Johnson était une figure emblématique, lors du référendum de 2016 sur l’appartenance à l’UE.

Les organisations caritatives ont critiqué ces propositions, affirmant qu’elles créeraient un système injuste à deux vitesses. « C’est inhumain », a estimé Mike Adamson, directeur général de la Croix-Rouge britannique.Avec

Avec Reuters par (Elizabeth Piper, version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Amérique du Nord: Alimentation Couche-Tard vend 49 sites et en met 306 en vente

mars 22, 2021

LAVAL, Qc — Alimentation Couche-Tard annonce lundi la conclusion d’une entente visant la vente de 49 sites dans l’État américain de l’Oklahoma à Casey’s General Stores,et son intention de vendre d’autres sites en Amérique du Nord.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La transaction au comptant annoncée lundi, de 39 millions $, comprend 46 sites loués et 3 sites détenus; elle devrait être conclue avant le 31 juillet prochain. 

Entre-temps, Alimentation Couche-Tard a retenu les services d’un cabinet de conseillers immobiliers pour coordonner la vente de 306 sites à travers son réseau nord-américain. Le mandat comprend 269 sites répartis dans 25 États aux États-Unis et 37 sites répartis dans six provinces au Canada.  

Chaque magasin dispose d’une superficie moyenne de 2600 pieds carrés. Sur les 306 sites, 122 sont des propriétés à revenus et 184 sont en location.   

Les manifestations d’intérêt sont attendues pour le début du mois de mai.   

Brian Hannasch, président et chef de la direction de Couche-Tard, explique que la décision de céder certains magasins s’inscrit dans la stratégie d’optimisation du réseau et suit un processus de planification pour l’ensemble du réseau entrepris l’automne dernier.   

La multinationale basée à Laval a identifié des sites qui ne correspondent plus à ses objectifs stratégiques, mais elle a cerné des occasions d’élargir sa présence par la construction de nouveaux magasins, parfaire l’aménagement des magasins et favoriser des initiatives visant à améliorer le service aux clients.  

Alimentation Couche-Tard possède plus de 14 200 magasins dans 26 pays et territoires.  

Entreprise citée dans cette dépêche: Alimentation Couche-Tard.

Avec La Presse Canadienne

France: La crise sanitaire a coûté plus de 160 milliards d’euros à l’État en 2020

mars 17, 2021

Le ministre des comptes publics Olivier Dussopt précise toutefois que ce chiffre n’est pas définitif.

La crise sanitaire a globalement coûté à l’Etat plus de 160 milliards d’euros l’an dernier, a indiqué mercredi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, en précisant qu’étant donnée sa persistance, ce chiffre «n’est pas définitif».

«Entre les pertes de recettes et les dépenses que nous avons engagées pour faire face à la crise, que ce soit pour l’Etat en terme de dépenses, pour la sécurité sociale en terme de pertes de recettes liées à la baisse de l’activité, le coût (…) peut être estimé autour de 160 à 170 milliards d’euros», a déclaré M. Dussopt au Sénat.

«Ce chiffre n’est pas définitif puisque nous sommes encore dans une crise épidémique et une crise sanitaire», et que plusieurs mécanismes de soutien d’urgence aux entreprises et aux salariés sont toujours en place, a-t-il ajouté.

Le détail des comptes

Progressivement, le gouvernement commence ainsi à faire les comptes de cette crise inédite. En janvier, le ministère de l’Economie avait indiqué que l’Etat avait engagé sur son seul périmètre (hors collectivités et sécurité sociale) près de 42 milliards d’euros de dépenses d’urgence en 2020, dont 17,8 milliards pour le chômage partiel (une partie étant financée par l’Unedic), 12 milliards pour le fonds de solidarité, 4 milliards pour financer les exonérations de cotisations sociales et 8 milliards de soutien aux entreprises publiques. A cela s’ajoute un manque à gagner de 37,1 milliards d’euros de recettes fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, etc.) par rapport aux prévisions valables avant la crise.

Dans le champ de la sécurité sociale, il faut compter les dépenses exceptionnelles liées à la pandémie (masques, tests, arrêts de travail) ou encore les pertes de recettes de cotisations sociales par rapport à une situation économique normale.

De nouvelles dépenses à prévoir pour 2021

Cette année, de nouvelles dépenses liées à la crise seront engagées, notamment pour la vaccination, l’indemnisation du chômage partiel ou encore le fonds de solidarité.

C’est pour cette raison que «nous ne pouvons pas répondre à cette question de la date de fin du quoi qu’il en coûte», a estimé M. Dussopt, même s’il a répété qu’il faudra en sortir progressivement à mesure que la crise s’estompe.

Par Le Figaro avec AFP

Or : du Cameroun à la RDC, 4 milliards de dollars d’exportations « à haut risque »

mars 15, 2021
Saisie de lingots d’or à Khartoum, au Soudan, en mai 2019.

Issu de zones de conflits et passé en contrebande, l’or est un métal difficile à tracer. Mais l’harmonisation des taxes entre pays africains pourrait être un premier pas.

Dans un rapport paru en février, l’ONG américaine The Sentry estime à 4 milliards de dollars les transactions annuelles d’or « à haut risque » provenant d’Afrique centrale et d’Afrique orientale sur les marchés internationaux, notamment vers les États-Unis, l’Inde, le Moyen-Orient, l’Europe et la Chine.

L’Ouganda, le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Cameroun sont les États qui ont le plus besoin de s’attaquer à ce problème, juge l’ONG, qui préconise une meilleure collaboration entre les États-Unis, l’UE et les gouvernements africains pour harmoniser les taxes sur les exportations d’or afin de réduire la contrebande et de promouvoir l’or sans conflit.

Car si elle estime que « le commerce de l’or de la guerre ne sera jamais éliminé », l’ONG met en avant des fractures qui incitent à la contrebande : ainsi, l’Ouganda et le Cameroun appliquant des taxes sur l’or nettement inférieures à celles de la RDC ou de la Centrafrique, il est beaucoup plus rentable de faire passer la marchandise d’une zone à l’autre.

À Londres, une liste des « bons fournisseurs »

En outre, le rapport de The Sentry met en évidence un grave manque de financement pour l’exploitation minière artisanale sans conflit en Afrique centrale et en Afrique orientale, laissant la porte ouverte aux sources de financement illégitimes, et une « charge bureaucratique » qui pèse sur les exploitants miniers artisanaux. Un phénomène « exacerbé par la corruption gouvernementale », juge l’ONG.

Selon elle, les gouvernements donateurs devraient collaborer avec les ministères africains de l’exploitation minière afin de créer des politiques visant à formaliser l’activité des mineurs artisanaux. Parmi les mesures qu’elle préconise, la diminution des coûts d’enregistrement et le renforcement des droits de propriété.

En novembre 2020, la London Bullion Market Association (LBMA) a publié des recommandations pour les grandes places d’échange de l’or comme Dubaï, avec trois objectifs principaux : augmenter l’approvisionnement responsable en or recyclé, l’éliminer les transactions en espèces et soutenir l’exploitation minière artisanale et à petite échelle.

L’association a notamment dressé des « Good Delivery Lists » (listes des bons fournisseurs) répertoriant les raffineurs qui respectent les normes de l’OCDE.

Absence de conséquences réelles pour les trafiquants

Pour The Sentry, il s’agit là d’un « premier pas » pour inciter les places commerciales à se conformer aux normes. Mais il reste encore beaucoup à faire pour que les entreprises de joaillerie et d’électronique cessent de s’approvisionner auprès de raffineurs qui ne peuvent pas présenter un audit indépendant crédible.

L’ONG déplore une « absence de conséquences réelles » pour les raffineurs et les négociants d’or impliqués dans des affaires de contrebande, à la différence de ce qui a pu se passer pour d’autres minerais de conflit.

L’or fait en effet partie avec l’étain, le tantale et le tungstène, des quatre principaux « minéraux de conflit », dont une équipe de recherche menée par l’économiste du CNRS Nicolas Berman a montré que l’exploitation augmente les risques de déclenchement de la violence, puis propage et perpétue la violence en renforçant les capacités financières de ceux qui se battent.

Entre 1997 et 2010, montre Berman, jusqu’à un quart des niveaux de violence dans les pays africains s’explique par la hausse des prix de l’or. Or, parmi ces minéraux de conflit, l’or est particulièrement difficile à traiter, car il est facile à passer en contrebande et à vendre pratiquement n’importe où. Lorsqu’il est raffiné, il perd toute trace de son origine et est commercialisé comme un produit standard.

Avec jeune Afrique par David Whitehouse