Archive for the ‘Économie’ Category

Argentine: le prêt du FMI de 50 mds UDS formellement approuvé (FMI)

juin 20, 2018

Le prêt du FMI de 50 milliards de dollars en faveur de l’Argentine a été formellement approuvé mercredi à l’issue d’une réunion du comité de direction du Fonds monétaire international, a annoncé l’institution dans un communiqué.

Le FMI et l’Argentine avaient annoncé le 7 juin avoir trouvé un accord de principe sur ce prêt en échange d’un engagement des autorités argentines à mettre en place des réformes pour limiter les dépenses de l’Etat. Celui-ci devait toutefois encore recevoir l’aval des membres de la direction du Fonds.

« La décision de la direction permet aux autorités d’obtenir une ligne de crédit immédiate de 15 milliards de dollars. La moitié de cette somme sera utilisée pour soutenir le budget » de l’Argentine, a précisé le FMI.

Le reste du soutien financier sera disponible ensuite et soumis aux examens trimestriels de l’économie argentine. Les autorités argentines ont souligné qu’elles n’avaient pas l’intention pour le moment de recourir au reste du prêt, a en outre précisé le FMI.

Le programme de soutien économique a pour but de renforcer l’économie du pays sur la base de quatre piliers: restaurer la confiance des marchés, protéger les plus vulnérables, renforcer la crédibilité de la banque centrale dans ses objectifs d’inflation, diminuer progressivement la pression de la balance des paiements, a détaillé le FMI.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a une nouvelle fois souligné mercredi que le programme de réformes avait été « élaboré, conçu » par les autorités argentines.

Elle a en outre qualifié de « lucides » les discussions qui se sont déroulées au cours du comité de direction.

« Nous apportons notre soutien avec une grande humilité et une grande attention portée à la situation de la population argentine », a-t-elle également commenté alors que le peuple argentin est globalement hostile à une intervention du FMI.

L’organisme international reste associé dans les mémoires avec la pire crise économique et sociale de l’histoire du pays, qui a culminé en 2001 avec un défaut de paiement national. Pour nombre d’Argentins, cette crise était due au programme du FMI pour le pays.

En janvier 2006, l’Argentine avait remboursé son dernier crédit auprès de l’institution de Washington pour 9,6 milliards de dollars.

Le président argentin de centre-droit, Mauricio Macri, avait, lui-même, sollicité l’aide du FMI et son ministre de l’Economie avait entamé le 8 mai des pourparlers avec le Fonds.

Depuis, l’Argentine a indiqué s’être fixé comme objectif une inflation de 17% pour 2019, 13% pour 2020 et 9% pour 2021.

L’objectif de déficit budgétaire, avant service de la dette, a été révisé à 2,7% du PIB en 2018, contre 3,2% prévu précédemment.

Le programme économique du président argentin doit soutenir les plus vulnérables dans la société argentine avec des engagements concrets, « en préservant le niveau actuel des dépenses sociales et en augmentant des programmes d’aide sociale », rappelle enfin le FMI.

Christine Lagarde a par ailleurs relevé les mesures destinées à accroître la participation des femmes sur le marché du travail.

Signe que ces signaux sont jugés positifs, le pays va revenir dans l’indice MSCI « marchés émergents » à partir de mi-2019 selon un communiqué de la société de services financiers basée à New York.

Les indices MSCI servent de guide aux investisseurs institutionnels pour constituer leur portefeuille d’actions, ce qui est donc synonyme d’investissements.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 01h06)                                                        

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Commerce: escalade Chine-États-Unis après de nouvelles menaces de Trump

juin 19, 2018

Les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping, le 9 novembre 2017 à Pékin / © AFP/Archives / Nicolas ASFOURI

La Chine et les États-Unis étaient mardi plus proches que jamais d’une guerre commerciale, Pékin promettant des « représailles » après des menaces la veille de Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes prohibitives sur les produits chinois importés.

La tension commerciale inquiétait les places boursières mondiales, particulièrement en Chine, où Shanghai a clôturé en repli de près de 4%, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale a chuté de 5,77%.

M. Trump a demandé lundi au représentant américain au commerce Robert Lighthizer « d’identifier 200 milliards de dollars de biens chinois en vue de tarifs supplémentaires de 10% ». Il entend ainsi compenser les mesures de rétorsion « inacceptables » prises par Pékin face à une première série de taxes américaines décidées vendredi.

Et le président américain pourrait aller encore plus loin: il taxera 200 milliards de dollars de biens supplémentaires « si la Chine augmente à nouveau ses tarifs douaniers » en réaction. Ces mesures pourraient porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés — soit la grande majorité des importations venues de Chine.

« Ces pratiques de pression extrême et de chantage s’écartent du consensus auquel les deux parties sont parvenues à maintes reprises durant leurs consultations » ces dernières semaines, a dénoncé le ministère chinois du Commerce mardi, dans un communiqué.

« Si les Etats-Unis perdent le sens commun et publient une liste (de produits visés), la Chine se verra dans l’obligation d’adopter une combinaison de mesures quantitatives et qualitatives en forme de représailles énergiques », a-t-il mis en garde.

En annonçant vendredi des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises, pour compenser selon lui le vol par la Chine de technologies et de propriété intellectuelle américaines, Donald Trump avait déjà prévenu: si Pékin venait à répliquer, il imposerait des droits de douanes additionnels.

Une menace à laquelle le géant asiatique était resté sourd puisqu’il avait annoncé dans la foulée qu’il imposerait des taxes à l’identique sur des marchandises américaines.

– ‘Pas énormément d’options’ –

« Des mesures supplémentaires doivent être prises pour encourager la Chine à changer ses pratiques déloyales et à ouvrir son marché aux biens américains », a justifié lundi soir Donald Trump dans un communiqué.

« Cette escalade dangereuse est l’ultime rappel que le Congrès doit intervenir et exercer son autorité sur la politique commerciale », a fustigé dans un communiqué la National Retail Federation, un lobby américain de la distribution.

Environ 455.000 emplois américains sont menacés par les dernières mesures punitives contre la Chine, a calculé la NRF, qui estime qu’une autre conséquence va être une hausse du prix des produits de base.

Les liens économiques entre la Chine et les Etats-Unis, entre 2007 et 2017 / © AFP / Gal ROMA

En 2017, les Etats-Unis ont exporté pour 130,4 milliards de dollars de marchandises vers le géant asiatique, deuxième puissance économique mondiale. Ils ont importé dans le même temps 505,6 milliards de biens chinois, selon les statistiques du département du Commerce. Soit un déficit de plus de 375 milliards.

Donald Trump entend forcer Pékin à réduire le déficit commercial des Etats-Unis de 200 milliards de dollars.

« La Chine n’a pas énormément d’options. Car elle importe peu des États-Unis et n’a pas davantage de marchandises à taxer », estime Christopher Balding, économiste à l’Ecole de commerce HSBC à Shenzhen (sud de la Chine).

« Elle peut lancer des enquêtes sur toutes les entreprises liées aux États-Unis, mais cela ne ferait que donner raison à Trump. A bien des égards, la Chine n’a pas beaucoup de force de frappe en matière de représailles ».

– Inquiétudes aux Etats-Unis –

« Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine doivent être bien plus équitables », a martelé lundi Donald Trump, qui a imposé dès fin mars des taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium chinois, également au nom de la défense de la sécurité nationale.

Les annonces de vendredi ont mis fin à une trêve entre les deux premières puissances mondiales, qui avait été annoncée le 19 mai à la suite d’âpres discussions entre de hauts responsables chinois et américains, d’abord à Pékin puis dans la capitale américaine.

L’administration Trump doit en outre publier d’ici le 30 juin des mesures de restrictions aux investissements chinois.

Aux Etats-Unis, la politique commerciale américaine suscite des inquiétudes chez les agriculteurs susceptibles d’être les plus durement touchés par les mesures chinoises. Les secteurs automobile et aéronautique redoutent eux aussi les conséquences de ce conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 14h48)

États-Unis: Donald Trump s’en prend à l’Opep à quelques jours d’une réunion stratégique

juin 13, 2018

New York – A l’approche d’un sommet de l’Opep, Donald Trump a accusé le cartel de faire monter les cours du brut et flamber l’essence américaine, même si nombre d’analystes estiment que le président porte sa part de responsabilité.

« Les prix du pétrole sont trop élevés, c’est encore l’OPEP qui est à la manœuvre. Pas bon! », a tweeté le président américain.

C’est la deuxième fois en deux mois que M. Trump attaque les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. En avril, il avait déjà accusé le cartel de maintenir des prix « artificiellement très élevés ».

« Il est surprenant de voir le président chercher des responsables alors qu’un des catalyseurs de la récente forte progression des cours a été sa décision de sortir de l’accord nucléaire iranien » début mai, a noté Matt Smith, de Clipper Data.

« Les accusations de Donald Trump sont parfaitement légitimes dans le sens où, négatif ou non, le but même de l’Opep et ses partenaires (liés depuis début 2017 par un accord de réduction de leur production en vue de faire baisser les stocks mondiaux et soutenir les cours, ndlr) était de faire monter les prix », a affirmé Bart Melek, de TD Securities.

Mais une partie significative de la hausse des cours est liée à la politique extérieure menée par les États-Unis », a-t-il ajouté.

Ce dernier affirme que les critiques de M. Trump sont sans doute destinées à « faire pression » sur les membres du cartel pour qu’ils décident d’augmenter leur production à l’occasion d’une réunion à Vienne le 22 juin, et fassent ainsi reculer les prix du brut et, par la même occasion, de l’essence américaine.

Données très sensibles aux États-Unis dans la mesure où ils influent beaucoup sur le moral de la population, les prix du carburant à la pompe ont fortement progressé ces derniers mois.

Le gallon d’essence ordinaire (environ 3,8 litres) évoluait en moyenne à 2,909 dollars cette semaine alors qu’il était de 2,329 dollars il y a un an, selon les chiffres compilés par AAA, l’association nationale des clubs automobiles.

Aux États-Unis, où les taxes représentent une part moins importante du prix de l’essence qu’en Europe, la hausse des cours du pétrole se répercute plus directement sur le carburant et rogne d’autant sur le pouvoir d’achat des ménages.

« Ce tweet tente de mettre la responsabilité de la hausse des prix de l’essence sur l’Opep plutôt que sur les sanctions iraniennes », a affirmé M. Smith.

La sortie du président américain intervient alors que deux importants producteurs, l’Arabie Saoudite et la Russie, ont déjà dit récemment vouloir mettre sur la table une hausse de leurs seuils de production lors de la réunion de Vienne, et ainsi relâcher un peu les conditions de l’accord pétrolier les liant.

– Plus d’or noir –

Cet accord a semblé porté ses fruits depuis un an et demi: le baril de Brent, référence sur le marché mondial, est passé d’environ 50 dollars fin 2016 à plus de 80 dollars en mai.

Mais certains participants à l’accord préfèreraient voir l’organisation continuer ses efforts pour maintenir le pétrole à des prix élevés, à l’image de l’Irak.

Publié mercredi, un rapport mensuel de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), tout comme celui de l’Opep publié la veille, a déjà fait état d’une hausse de la production du premier exportateur mondial, l’Arabie saoudite.

A 10,02 millions de barils par jour, le pays reste néanmoins en deçà de son objectif de production, fixé fin 2016 par l’Opep et avec dix pays partenaires.

Mais l’AIE a en revanche pointé un autre risque de recul de la production de brut, celui-ci lié au déclin prévisible des productions pétrolières de l’Iran, après la sortie américaine de l’accord sur le nucléaire, et du Venezuela, à cause d’une profonde crise politique, de l’ordre de 1,5 million de baril par jour pour les deux pays.

A l’inverse du cartel, la production américaine a fortement progressé ces derniers mois, poussée par la hausse des prix du brut.

Selon les dernières statistiques hebdomadaires de l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiées mercredi, le pays a extrait 10,90 millions de barils lors de la semaine achevée le 8 juin, un nouveau record historique pour le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 17h16)                                                        

Maroc-Nigeria: Mohammed VI et Muhammadu Buhari font avancer un mégaprojet de gazoduc

juin 10, 2018

Rabat – Un accord de coopération relatif à un mégaprojet de gazoduc à travers l’Afrique de l’Ouest a été signé dimanche à Rabat, à l’occasion d’une visite officielle de deux jours du président du Nigeria Muhammadu Buhari au Maroc, a rapporté l’agence marocaine MAP.

Pour sa première visite officielle au royaume, entamée dimanche après-midi, le président du Nigeria, accompagné d’une importante délégation, s’est entretenu avec le roi Mohammed VI au palais royal de Rabat.

Les deux parties ont signé dans la soirée de dimanche trois accords de coopération, dont un relatif au gazoduc devant relier les deux pays par la façade atlantique de l’Afrique de l’ouest.

Le projet maroco-nigérian consiste en la construction d’une extension vers le Maroc d’un gazoduc en fonctionnement depuis 2010, qui relie les zones gazières du sud du Nigeria au Bénin, au Togo et au Ghana.

« Pour des raisons d’ordre économiques, politiques, juridiques et sécuritaires, le choix s’est opéré sur une route combinée onshore/offshore », ont souligné dimanche des responsables des deux pays.

« Le gazoduc mesure approximativement 5.660 km », la construction devant se faire « en plusieurs phases et répondre aux besoins croissants des pays traversés et de l’Europe au cours des 25 prochaines années », ont-ils ajouté.

La prochaine étape consiste à « impliquer les Etats traversés et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) (…) approcher les clients européens » et entamer des discussions avec des banques internationales de développement pour « tester leur disposition à financer ce projet », selon ses promoteurs.

Les deux autres accords signés dimanche portent sur la construction d’une « plateforme industrielle au Nigeria pour la production d’ammoniaque et des produits dérivés », et la « formation professionnelle agricole ».

L’annonce du projet de gazoduc avait été faite en décembre 2016, à l’occasion d’une visite de Mohammed VI à Abuja où il avait rencontré Muhammadu Buhari, marquant ainsi un net réchauffement des relations entre les deux pays. L’étude de faisabilité avait été lancée en mai 2017.

Le Maroc, qui mène depuis quelques années une offensive diplomatique sur le continent, a réintégré en janvier 2017 l’Union africaine et renoué avec des pays d’Afrique anglophone –dont le Nigeria– avec lesquels les relations étaient distantes.

Dans sa « stratégie africaine », le royaume s’appuie sur les fleurons de son économie dans les secteurs de la banque, l’assurance, les télécommunications ou l’industrie.

Lors de visites inédites de Mohammed VI en Afrique anglophone, de très nombreux accords ont ainsi été signés, dont le plus emblématique est celui du gazoduc.

Jusqu’en 2016, Rabat ciblait essentiellement les pays francophones d’Afrique de l’ouest, sa sphère naturelle d’influence.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2018 23h33)                                                        

Jordanie: aide saoudienne, koweitienne et émiratie de 2,5 Mds de dollars

juin 10, 2018

Ryad – L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont accordé une aide de 2,5 milliards de dollars à la Jordanie, qui traverse une grave crise économique et sociale, a annoncé lundi l’agence de presse saoudienne.

« A la lumière des liens fraternels étroits (…), il a été acté que les trois pays fourniront une aide économique à la Jordanie d’un montant total de 2,5 millards de dollars », a indiqué l’agence SPA.

L’envelope, annoncée à l’occasion du sommet des quatre pays dans la ville sainte de La Mecque, comprend un acompte versé à la banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement, selon l’agence.

La rencontre s’est déroulée à l’invitation du roi d’Arabie Salmane et en présence du roi Abdallah II de Jordanie et des dirigeants des Emirats et du Koweit.

La Jordanie, engagée auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mener des réformes structurelles en échange d’un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros, vient d’être secouée pendant une semaine par d’importantes manifestations contre des hausses de prix à répétition et un projet de loi fiscale.

Le mouvement de protestation populaire a conduit à la démission du Premier ministre. Pour calmer la rue, son successeur, qui doit encore former un gouvernement, a décidé de retirer le projet de loi controversé.

L’économie jordanienne traverse une période difficile –la Banque mondiale évoque une « faible perspective de croissance en 2018 »–, 18,5% de la population est au chômage, et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier.

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a annoncé dimanche une nouvelle aide de 20 millions d’euros à la Jordanie.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 01h21)                                                        

Congo: certains fossoyeurs impénitents de l’économie

juin 10, 2018

Le Peuple Congolais réclame le rapatriement des fonds planqués dans les paradis fiscaux.

Photo de BrazzaNews.
Brazzanews.fr avec Le Troubadour

Le G7 dénonce le protectionnisme mais appelle à réforme l’OMC (communiqué final)

juin 9, 2018

La Malbaie (Canada) – Les dirigeants du G7 ont signé samedi au Canada un texte de compromis sur le commerce négocié de haute lutte, qui ne règle toutefois pas le conflit actuel sur les droits de douane entre les Etats-Unis et ses six partenaires.

« Nous soulignons le rôle crucial d’un système commercial international fondé sur des règles et continuons à combattre le protectionnisme », peut-on lire dans le communiqué final de 28 points et huit pages. La mention de nécessaires « règles » collectives était une exigence des Européens, qui n’ont eu de cesse de dénoncer les menaces de guerre commerciale de Donald Trump.

La partie du texte consacrée au commerce, contrairement à celle sur le climat, a été signée par les sept pays du G7, donc y compris les Etats-Unis de Donald Trump, à la suite de pénibles négociations qui se sont poursuivies jusqu’à samedi.

Le communiqué répond à certaines exigences du président américain. Il reprend le mot de « réciproque » pour le libre-échange, qui se doit d’être également « libre, équitable et mutuellement avantageux ».

Et il précise : « Nous nous engageons à moderniser l’OMC (Organisation mondiale du commerce) afin de la rendre plus juste dès que possible. Nous ferons tout notre possible pour réduire les barrières tarifaires, les barrières non-tarifaires et les subventions ».

Abattre ces obstacles au commerce est l’un des points mentionnés par Donald Trump au cours du sommet.

Mais, signe que les tensions commerciale actuelles ne se sont pas apaisées, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, l’hôte du sommet, a confirmé que son pays appliquerait bien dès le 1er juillet des droits de douane en représailles à ceux imposés par Washington à l’acier et l’aluminium.

« Ces tarifs illégitimes doivent recevoir une réponse équivalente », a-t-il déclaré au cours de sa conférence de presse finale, précisant que ces représailles seraient mises en oeuvre « sans ciller ».

Emmanuel Macron, quant à lui, a également confirmé que les droits de douane décidés par l’Union européenne à l’encontre les Etats-Unis s’appliqueraient à partir de juillet. « Sur ce sujet il n’y a pas de changement, cela dépendra de si les Etats-Unis décident de revenir en arrière », a déclaré le président français au cours d’une conférence de presse.

Donald Trump lui-même, en quittant le sommet samedi matin, n’a pas adouci ses complaintes à l’égard de l’Union européenne et du Canada, tout en saluant les progrès réalisés pendant le sommet. Et il a tweeté plus tard : « Les Etats-Unis ne laisseront pas les autres pays imposer des tarifs massifs et des barrières tarifaires contre leurs agriculteurs, leurs travailleurs et leurs entreprises ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 juin 2018 21h43)                                                        

Aléna: le Canada concentré « pour l’instant » sur un accord à trois

juin 5, 2018

Ottawa – Le Canada reste concentré « pour l’instant » sur une renégociation trilatérale de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna), après l’appel des États-Unis à la conclusion d’un traité commercial direct entre Washington et Ottawa, a déclaré mardi à l’AFP un haut responsable canadien.

Ce haut fonctionnaire est en grande partie revenu, mais sans les démentir, sur des propos précédemment tenus par une source gouvernementale canadienne indiquant que le Canada n’excluait pas de signer un accord commercial bilatéral séparé avec les Etats-Unis face à l’enlisement de la renégociation de l’Aléna.

« Il est hors de question pour l’instant » de conclure un accord bilatéral entre le Canada et les États-Unis, a insisté ce haut responsable canadien.

« On n’est pas rendu à un point où une demande a été faite pour un accord bilatéral. (…) On demeure fortement concentré sur une renégociation trilatérale de l’Aléna » qui lie Washington, Mexico et Ottawa depuis 1994, a souligné cette source.

Canada, Etats-Unis et Mexique n’ont actuellement pas prévu de nouveau cycle de renégociation pour l’Aléna, après l’échec de la semaine dernière, a ajouté ce haut responsable canadien, notant cependant que « le contact » était maintenu entre les trois pays « par téléphone et par courriel ».

Le principal conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow avait indiqué mardi matin avoir informé le Canada de la volonté de Donald Trump de négocier un accord séparé pour remplacer le traité de libre-échange nord américain (Aléna).

« J’attends d’avoir un retour. J’ai discuté hier avec l’un de leurs plus hauts responsables, proche du Premier ministre (Justin Trudeau). Il reviendra sans doute vers moi aujourd’hui », a dit Larry Kudlow, sur Fox News.

Il a souligné avoir, à la demande de la Maison Blanche, informé Ottawa du projet de Donald Trump de négocier des accords séparés avec le Canada et le Mexique.

Il espère en outre avoir « une réponse dès que possible pour faire avancer l’ensemble du processus » vers un nouvel accord.

Donald Trump et Justin Trudeau doivent se retrouver vendredi et samedi au Québec à l’occasion du sommet du G7.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juin 2018 18h28)

Congo: Quand la Banque mondiale jette un regard malicieux sur la gestion de Jean-Jacques Bouya

juin 2, 2018

 

Jean-jacques Bouya recadré par la banque mondiale avec son mensonge du boulevard énergétique imaginaire. Lisons le constat de la banque mondiale sur l’énergie au Congo, un bilan médiocre.

Photo de BrazzaNews.

La Banque mondiale estime que les investissements réalisés par le Congo-Brazzaville dans son secteur électrique, sont insuffisants et doivent être augmentés. Elle incite également le pays à se doter d’une véritable politique nationale dans le secteur électrique afin de résoudre son déficit énergétique.

En effet, révèle l’organisation, entre 2006 et 2013, le pays n’a injecté dans le secteur, qu’environ 1,2 million $. Dans le même temps, les interventions financées par les partenaires ont permis d’augmenter de près d’un tiers, la capacité énergétique nationale. « L’essentiel des investissements depuis 2006 a été financé sur ressources externes en dehors de toute politique énergétique définie», déplore la Banque mondiale. Ce qui rend difficile la coordination des interventions des partenaires extérieurs et l’évaluation des impacts de ces actions.

Si la capacité de production du pays a augmenté, 35% de ces installations ne sont pas disponibles pour production; la faiblesse des investissements ne permettant par une bonne maintenance des infrastructures.

En outre, les coûts d’exploitation et de maintenance dépassent les recettes de la Société nationale d’électricité, ce qui alimente le cercle vicieux du déficit aussi bien financier qu’électrique.

La consommation électrique nationale au Congo-Brazzaville est d’environ 110 kWh par personne par an contre une moyenne africaine de 488 kWh et mondiale de 3 100 kWh par personne.

 

Source Agence ecofin avec Brazzanews.fr

Le G7 Finances d’achève avec des États-Unis plus isolés que jamais

juin 2, 2018

/ © AFP / Delphine TOUITOU

Les ministres des finances du G7 ont achevé leurs débats samedi au Canada avec des Etats-Unis plus isolés que jamais en raison de leur politique commerciale agressive qui suscite indignation et inquiétude pour la croissance mondiale.

« Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales ont demandé au secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin de faire part (à la Maison Blanche) de leur inquiétude unanime et de leur déception », a déclaré le ministre canadien des finances Bill Morneau lors d’une conférence de presse finale.

Au moment où l’économie de la planète affiche un taux de croissance (+3,9%) solide et inédit depuis la crise financière de 2008, Allemagne, Canada, France, Japon, Italie et États-Unis auraient dû plancher, à Whistler (nord de Vancouver), sur les recettes pour faire en sorte que cette croissance soit partagée par le plus grand nombre.

Pour autant, des efforts restent encore à faire pour inclure les pays les plus pauvres ou encore les femmes, ce qui devait être l’autre grande thématique de cette réunion.

« Malheureusement », ont déploré Canada, France et Allemagne, ces discussions ont été largement éclipsées par le spectre d’une guerre commerciale, l’administration Trump étant montée d’un cran dans son offensive contre ses alliés en mettant en oeuvre vendredi de nouvelles taxes douanières sur leur acier et aluminium.

Et le contraste a été saisissant ces derniers jours entre le lieu choisi pour ce G7, une station de ski paisible de l’ouest canadien, et la tension à peine contenue des participants.

Ces tarifs « compromettent un commerce ouvert et sape la confiance en l’économie mondiale », a commenté Bill Morneau qui a exprimé à son homologue américain Steven Mnuchin dans « des mots durs », selon ses propres termes, le « complet désaccord » d’Ottawa avec Washington.

Le G7 a été « tendu et difficile », a résumé de son côté le ministre français Bruno Le Maire estimant que cette réunion avait plutôt été un « G6 + 1 » avec des États-Unis « seuls contre tous, qui font courir le risque de déstabilisation économique à la planète ».

« Nous croyons au G7 », a rétorqué Steven Mnuchin, tout en reconnaissant qu’il y avait eu « un consensus unanime sur l’inquiétude » exprimée par les six autres partenaires de Washington en matière de conflit commercial.

– Washington sommé de faire un geste –

Il a assuré qu’il en avait fait part au président Donald Trump à l’approche du sommet des chefs d’État et de gouvernement qui va se dérouler la semaine prochaine au Québec.

Bruno Le Maire a exhorté l’administration américaine de prendre d’ici là « les bonnes décisions pour apaiser la situation et alléger les difficultés ».

« La semaine prochaine dépendra de la décision que l’administration est prête à prendre dans les prochains jours et dans les prochaines heures, je ne parle pas de semaines à venir », pour éviter une guerre commerciale, a-t-il estimé.

« Les ministres et les gouverneurs se sont mis d’accord sur le fait que la discussions (sur le commerce) devaient se poursuivre au Sommet à Charlevoix où une décision doit être prise », a également expliqué Bill Morneau.

Steven Mnuchin s’est, lui, efforcé de minimiser le rôle que jouerait le commerce à ce sommet, relevant d’autres problématiques importantes comme les sanctions sur l’Iran ou le possible sommet avec la Corée du Nord.

Au moment où les discussions s’achevaient à Whistler, Donald Trump s’est fendu d’un nouveau tweet: « si nous taxons à hauteur de 0 un pays pour qu’il nous vende ses marchandises et qu’en retour, ils taxent à 25, 50 ou 100% les nôtres (…) ce n’est pas un commerce libre et équitable, c’est du commerce stupide! »

Pour l’heure, l’Union européenne et le Canada ont d’ores et déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce tandis que le Mexique a pris des représailles sur des produits américains.

De l’avis de tous, la guerre commerciale n’est toutefois pas encore déclarée, tant que le président américain Donald Trump ne met pas à exécution ses menaces d’imposer des taxes sur l’automobile. Si tel était le cas, les ondes de choc sur l’économie seraient bien plus incontrôlables, le secteur automobile étant au coeur des échanges du commerce mondial.

Reste à savoir aussi comment va évoluer l’autre grand front commercial ouvert contre la Chine par Donald Trump. Son secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, est arrivé à Pékin samedi pour trois jours de nouvelles discussions.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 23h26)