Archive for the ‘Économie’ Category

Canada, États-Unis et Mexique entament la renégociation de l’Alena

août 15, 2017

La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, à San Diego le 11 mai 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JOHN MOORE

Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique entament mercredi des discussions pour renégocier le traité de libre-échange nord-américain (Aléna), à la demande de Donald Trump qui en a fait une priorité de sa politique.

Les négociateurs des trois pays seront réunis jusqu’à dimanche dans la capitale américaine pour moderniser cet accord commercial, en vigueur depuis 1994 et qui a fait bondir leurs échanges commerciaux.

« Nous sommes en train de renégocier les accords commerciaux pour qu’ils soient bons pour les travailleurs américains. Il était temps », a déclaré Donald Trump à l’avant-veille de l’ouverture des négociations.

Le président n’a eu de cesse de dénoncer l’Aléna, « un désastre », lui attribuant la responsabilité de nombreuses disparitions d’emplois aux Etats-Unis.

Il a sur cette question le soutien d’une partie de l’opposition démocrate. L’une des parlementaires de ce parti, Rosa DeLauro, a affirmé mardi que « l’Aléna est directement responsable de la délocalisation d’un million d’emplois bien rémunérés ».

Washington entend surtout mettre sur la table des négociations le problème du déséquilibre de sa balance commerciale avec le Mexique, qui, depuis la signature du traité, est passée d’un excédent de 1,6 milliard de dollars à un déficit de 64 milliards de dollars.

L’Aléna est devenu vital pour l’économie mexicaine: 80% des exportations mexicaines, essentiellement des biens manufacturiers comme les voitures mais aussi des produits agricoles, sont destinées aux Etats-Unis.

« Le déficit est un problème de taille auquel nous devrons nous attaquer », a fait savoir mardi un responsable du ministère du Commerce américain, sous couvert d’anonymat.

Jaime Zabludovsky, qui avait négocié l’accord original pour la partie mexicaine, a toutefois rétorqué que le problème du déficit américain ne pouvait se résoudre « dans une relation commerciale ».

« Le déficit est lié à une situation macroéconomique: les Etats-Unis sont une économie qui dépense plus qu’elle ne produit », a-t-il fait valoir, relayant les arguments de nombreux économistes.

Le point de départ de la renégociation de l’Aléna est de parvenir à « un accord commercial plus équilibré favorable aux emplois bien rémunérés pour les Américains et contribuant à la croissance économique des Etats-Unis », a insisté le responsable américain du ministère du Commerce.

– ‘Politesse et force’ –

Avec le Canada, à la fois plus grand client et plus grand fournisseur d’énergie des Etats-Unis, le débat devrait être plus apaisé. Car les échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont doublé sous l’Aléna, restent globalement équilibrés.

l’article 19 « Ces négociations marquent un moment très sérieux et lourd de conséquences pour nous tous », a néanmoins relevé lundi la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystie Freeland, qui n’a pas exclu de « vivre des moments dramatiques » lors de cette renégociation.

Les négociateurs canadiens seront à Washington avec une attitude constructive mais ferme, a-t-elle insisté, notant que « la politesse et la force ne sont pas contradictoires ».

« Nous nous engageons à conclure un bon accord, pas n’importe quel accord », a-t-elle également expliqué.

Un point de cristallisation sera sans doute la révision du mécanisme de règlement des litiges commerciaux, connu sous le nom de « chapitre 19 », qui permet d’arbitrer les différends en matière de droits compensateurs et de dumping.

Les Etats-Unis entendent supprimer ce dispositif qui, jusqu’à présent, a été favorable au Canada sur le contentieux du bois de construction.

Ce litige a connu de nombreux rebondissements depuis 1983, les producteurs américains accusant leurs homologues canadiens d’exporter ce bois aux Etats-Unis à un prix de dumping, c’est-à-dire inférieur aux coûts de production.

Sur la question du « chapitre 19 », les Canadiens pourront compter sur le soutien des Mexicains qui souhaitent eux aussi le maintien de ce dispositif.

Ce mécanisme garantit « neutralité et objectivité au moment de résoudre un contentieux et il évite que ces questions ne soient traitées devant un tribunal américain, canadien ou mexicain », a commenté Ernesto Cordero, sénateur mexicain du Parti action nationale (PAN, opposition).

Les discussions de cette semaine constituent le premier round d’une série organisée à tour de rôle dans les trois pays. Le deuxième round aura lieu au Mexique le 5 septembre avant le troisième au Canada à une date non communiquée.

Malgré les nombreux points de divergences, les Américains comptent aller vite. « Nous avons un agenda très agressif pour cette négociation », a dit le responsable américain.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 04h04)                

La dette publique du Congo: pillage à huis-clos!

août 14, 2017

1 euro = 656 francs CFA

Avoirs extérieurs du Congo (en milliards de francs)

2009 = 1740,4 milliards CFA ; 2010 = 2199,7 milliards CFA ; 2011= 2874,7 milliards CFA ; 2012 = 2773,9 milliards CFA ; 2013 = 2509,1 milliards CFA ;

2014 = 2698 milliards CFA ; 2015 = 1380 milliards CFA ;

et mai 2016 = 1130 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Congo au trésor français ( milliards CFA )

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1591 milliards CFA ; 2011 = 2252 milliards CFA ; 2012= 2164 milliards CFA ; 2013 = 1400 milliards CFA ; 2014 = 1185 milliards CFA ; et 2015 = 671 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Cameroun au trésor français

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1317 milliards CFA ; 2011 = 1290 milliards CFA ; 2012 = 1334 milliards CFA ; 2013 = 940 milliards CFA ; 2014 = 768 milliards CFA ; 2015 = 1117 milliards CFA

Avoirs extérieurs de la Guinée équatoriale au trésor français

2009 = 1306 milliards CFA ; 2010 = 845 milliards CFA ; 2011 = 1213 millards CFA ; 2012 = 1722 milliards CFA ; 2013 = 1232 milliards CFA ; 2014 = 699 milliards CFA ; et 2015 = 356 milliards CFA

Avoirs extérieurs du Gabon au trésor français

2009 = 710 milliards CFA ; 2010 = 554 milliards CFA ; 2011 = 790 milliards CFA ; 2012 = 802 milliards CFA ; 2013 = 759 milliards CFA ; 2014 = 546 milliards CFA ; et 2015 = 527 milliards CFA.

La Chine construisait les infrastructures à crédit, le budget était exécuté à hauteur de 30% selon le FMI et la Banque mondiale, où sont passés les 70% des budgets des différentes années non exécutés? Notons que depuis 2003, chaque année le budget du Congo était d’au moins 3000 milliards de CFA . Donc chaque année, au moins 2100 milliards CFA du budget n’étaient pas dépensés. Multiplier ce chiffre par au moins 10 années et nous obtenons 21.000 milliards CFA qui ont disparus des caisses de l’état.

Retenez, c’est la Banque mondiale et le FMI qui disent que chaque année seulement 30% du budget congolais est exécuté. Cette bombe a été lâchée en 2015 sans que l’opposition demande des comptes à ces kleptocrates.

Pire la Chine construit tout à crédit quand le Congo croule sous des excédents budgétaires. Comment comprendre cette absurdité économique? Pire encore, 3 kilomètres de bitume coûtent 10 milliards CFA, soit 3 milliards cfa le kilomètre au lieu d’un milliard. Cette surfacturation est à crédit auprès des entreprises étrangères et au bénéfice des donneurs d’ordre congolais.

Quand la Chine construit à crédit, les avoirs extérieurs du Congo fondent comme neige au soleil. De 2874,7 milliards CFA en 2011, les avoirs extérieurs du Congo sont passés à 1130 milliards CFA en mai 2016, soit une division par plus de 2. Quant aux avoirs extérieurs au trésor public français, ils sont passés de 2252 milliards CFA en 2011 671 milliards CFA en 2015. Où est tout ce pognon?

Comment expliquer cette saignée au moment même où la dette congolaise explose pour atteindre 120% du PIB. On ne peut exécuter le budget qu’à hauteur de 30%, construire à crédit, réaliser des excédents budgétaires, sécher les avoirs extérieurs du pays et endetter le pays à hauteur de 120% du PIB. C’est illogique économiquement. Mais ils l’ont fait!

Qu’ont-ils fait de tout cet argent? Ohh, ils avaient un plan national de développement à hauteur de 21.000 milliards CFA. Où sont les résultats de ce plan? Zéro tant c’est la paupérisation totale des congolais qui manquent de tout: emploi, nourriture, soins de santé, eau, électricité, habitat, transport, etc. Les salaires et les retraites sont impayés depuis des mois. Les jeunes sont au chômage. L’activité économique est en panne. La croissance de la production est en net recul. Le tissu social est disloqué. Le budget de l’état est déficitaire. L’état, principal employeur et principal client des entreprises et des banques, n’arrive plus à honorer ses engagements vu son insolvabilité. Bref, le Congo est en faillite totale, voir en banqueroute.

Que faire face à un tel diagnostic? Bien malin qui répondra à cette question. À très court terme, il faut arrêter l’hémorragie. Le dialogue doit être amorcée impérativement avec le FMI contrairement à ce que pense mr Maleka. Le Congo n’a pas de marge de manœuvre pour se permettre une alternative au FMI. L’Islande, la Malaisie et l’argentine qu’il nous donne pour exemple ne souffraient pas d’une crise ayant les mêmes origines que celle qui sévit au Congo. Ces pays avaient étaient frappés par une crise monétaire avec une chute de leurs devises (Malaisie et Argentine) et financière pour l’Islande qui a été victime de mauvais placements de l’épargne des déposants.

La crise du Congo est due à la kleptomanie. Ils ont tout volé; tout volé et endetté le pays au même moment. Les chiffres sont là et parlent d’eux mêmes. La solution consisterait donc à remettre dans les coffres de l’état l’argent volé. Cet argent existe.

Les chinois savent où est caché une partie de cet argent. Idem pour la France et le FMI. Ces pays et cette institution sont capables de tordre le coup à ces kleptocrates qui ont tout siphonné. C’est une question de volonté. Pour preuve, le Nigeria vient une grande partie des biens mal acquis de son ancienne ministre du pétrole Alison-Madueke.

La récupération de l’argent volé doit être une condition avant toute aide au Congo. Deuxième piste de solution déjà évoquée, les audits de toutes les sources d’enrichissement illégitime. Il faut tarir toutes ces sources en prenant le contrôle des entrées et sorties d’argent. Les audits ne serviront à rien si ces kleptocrates peuvent toujours contrôler les points d’entrée et de sortie d’argent.

Troisième piste de solution, en plus des audits, il faut mener des revues stratégiques de tous les programmes financés à même le budget de l’état, et ce en questionnant leur pertinence et leur rendement au regard des objectifs escomptés à leur création et par rapport aux besoins continus des congolais. Tous les programmes qui ne répondent pas à un besoin des population doivent être abandonnés; d’autres reformulés ou maintenus tout en tenant compte du contexte budgétaire.

Des cibles doivent fixés pour chaque examen stratégique de programme de façon à rétablir les équilibres macroéconomiques à moyen terme. Un exemple de revue stratégique pourrait être le transfert des puits de pétrole aux individus en lieu et place de l’état congolais. Quelle est la pertinence et le rendement d’une telle politique quand les caisses de l’état sont vides? Qu’est-ce que l’état gagne à offrir des millions à des individus alors qu’il peut bien être le propriétaire de ces puits. Il en va de même du bien-fondé d’avoir une garde républicaine ou un sénat dans un pays où le président a les attributs d’un roi?

Avec Zenga-mambu.com

 

États-Unis: le PDG de Merck démissionne de ses fonctions de conseiller de Trump

août 14, 2017

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, à Washington le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, a annoncé lundi qu’il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre les déclarations de ce dernier après les émeutes de Charlottesville.

« Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a indiqué M. Frazier, qui est noir, dans un tweet diffusé sur le site de Merck.

« En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », ajoute M. Frazier, 62 ans, PDG de Merck depuis 2011.

Des affrontements entre militants d’extrême-droite et des contre-manifestants ont fait une morte à Charlottesville (Virginie, est) samedi. Le président américain a déclenché une polémique en renvoyant à la suite de ces affrontements les deux camps dos à dos.

M. Frazier avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du « conseil des exportations » (President’s Export Council) un cénacle dont la création remonte à 1973 et qui est chargé de le conseiller sur sa politique commerciale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 15h38)

États-Unis: Trump augmente la pression sur Pékin en s’attaquant à la propriété intellectuelle

août 12, 2017

Le président américain Donald Trump à Huntington en Virginie, le 3 août 2017 / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump va augmenter la pression sur Pékin en s’attaquant lundi au dossier de la propriété intellectuelle, au moment où la crise nord-coréenne complique déjà les relations entre les deux pays.

Le président américain va demander dans un mémorandum au représentant pour le commerce américain (USTR), Robert Lighthizer, d’étudier s’il y a lieu d’ouvrir une enquête sur les transferts de propriété intellectuelle imposés par les autorités chinoises aux entreprises américaines, ont indiqué samedi des responsables de l’administration américaine s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Mais ces responsables ont pris soin de souligner que ce dossier et celui de la Corée du Nord ne sont pas liés.

« Les deux évènements ne sont pas liés. Le commerce c’est le commerce et la sécurité nationale c’est la sécurité nationale », ont-ils affirmé.

« La Corée du Nord est une menace contre la sécurité et il est dans l’intérêt tant de la Chine que des Etats-Unis de travailler ensemble pour résoudre ce problème alors que les préoccupations sur les pratiques commerciales chinoises existent depuis longtemps », ont-ils encore assuré.

Cette nouvelle initiative ne va pas contribuer à décrisper des relations commerciales qui se sont tendues depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Le déclenchement d’une telle procédure avait déjà été évoqué la semaine dernière. Cette procédure vient s’ajouter aux nombreuses enquêtes déjà ouvertes contre la Chine dans le domaine commercial, notamment sur l’acier. Washington a également pris des sanctions préliminaires mardi contre les importations de feuilles d’aluminium chinoises.

– ‘Absorber la propriété intellectuelle’ –

Selon les responsables de l’administration américaine, « la politique commerciale Chine a actuellement pour but principal d’acquérir et d’absorber la propriété intellectuelle des Etats-Unis et d’autres pays autour du monde ».

« La plupart des Américains savent que la Chine vole notre propriété intellectuelle, mais ce qu’ils ne savent peut-être pas est que la Chine force les entreprises américaines qui opèrent en Chine à transférer cette propriété intellectuelle ».

Les Etats-Unis visent notamment les « joint-ventures » (sociétés à risques partagés) avec des entités chinoises dont l’établissement est la condition sine-qua-non pour une entreprise étrangère voulant vendre ses produits en Chine. Cela permet également à leurs partenaires chinois de profiter de leur savoir-faire technologique.

Les entreprises américaines, à l’unisson de leurs homologues européennes, dénoncent depuis longtemps cette législation chinoise.

« La Chine finance et facilite également l’achat d’entreprises américaines qui possèdent des technologies innovantes », ont accusé les responsables de l’administration américaine samedi.

« Si les Américains continuent de voir leurs meilleures technologies et leur propriété intellectuelle volées ou transférées de force à l’étranger, les Etats-Unis pourront difficilement maintenir leur rôle dominant et rester l’une des économies mondiales les plus innovantes », ont-ils encore affirmé.

Mais la procédure lancée lundi par Donald Trump ne va pas se traduire immédiatement par des sanctions. Techniquement, la président va utiliser l’article 302b du Code du commerce américain qui charge l’USTR d’examiner s’il y a lieu d’ouvrir une enquête, même s’il n’y a pas de plainte spécifique d’entreprises américaines en la matière.

Les responsables ont indiqué samedi qu’une telle évaluation pourrait prendre jusqu’à un an avant d’ensuite éventuellement déboucher sur des sanctions ou des mesures de rétorsion prises dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), ou en dehors.

Apple, qui réalise un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards de dollars par an en Chine, se retrouve par exemple actuellement soumis à plusieurs mesures des autorités chinoises entravant ses activités dans le pays. Le fabricant des iPhone a été contraint fin juillet de supprimer de son magasin d’applications chinois des logiciels permettant de contourner les vastes restrictions en ligne mises en place par les autorités.

Parmi les autres grands noms de la technologie américaine, Facebook et Google se tiennent actuellement à l’écart du marché chinois à la fois pour échapper à la censure exercée par les autorités, mais aussi par crainte de voir leurs technologies dérobées.

Mais les constructeurs automobiles n’ont pu s’ouvrir les portes du marché chinois qu’en y créant des joint-ventures tout comme les géants du transport aéronautique Boeing et Airbus, alors même que la Chine tente maintenant de percer sur le marché des avions civils et de l’automobile.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 20h36)                

Selon le FMI, la forte baisse des réserves de change de la CEMAC menace le FCFA

août 7, 2017

Selon le FMI, la forte baisse des réserves de change de la CEMAC menace le FCFA

(Agence Ecofin) – Selon le FMI, la Cemac a perdu 6 milliards de dollars de réserves de change en 2016. Le chef de mission du Fonds monétaire international au Gabon, Alex Segura-Ubiergo, a jeté un pavé dans la mare quant à une possible dévaluation du Franc CFA, lors de la conférence de presse donnée à l’issue de la semaine de travail qu’il a eue avec les autorités et la société civile. 

«Il faut augmenter les recettes d’exportation pour sécuriser les réserves» a-t-il fait savoir selon des propos rapportés par le quotidien pro-gouvernemental « L’Union ». «Car, il faut endiguer et régler définitivement l’érosion des réserves de change des pays de l’espace communautaire, qui souffrent tous ou presque, de la crise pétrolière qui secoue les Etats producteurs, si on veut éviter une dévaluation de la monnaie». 

Aussi, relève-t-il, les fonds affectés aux pays de la Cemac dans le cadre des programmes négociés avec le FMI, doivent-ils «partiellement et impérativement servir à la reconstitution des avoirs extérieurs nets» dont l’érosion manifeste aurait pu «déboucher sur un ajustement monétaire aux conséquences négatives». 

«En 2016, les pays de la Cemac perdaient près de 500 millions de dollars de réserves de change par mois», a fait savoir Mr Segura. Une information conforme à celle fournie par la Banque Centrale, qui dans son rapport annuel 2016, a indiqué une baisse des réserves de l’ordre de 5,7 milliards $ en comparaison au niveau de 2015. Mais le rythme de dégradation de ces réserves à reculé, toujours selon le FMI. Pour les premiers mois de 2017, ces pertes ne représentent plus que 100 millions de dollars par mois.

Avec .com

Congo: Voici le nouveau visage du port d’Oyo

août 5, 2017

Construit sur la rivière Alima, le nouveau port fluvial de la ville d’Oyo (nord) va apporter une bouffée d’oxygène au port autonome de Brazzaville et renforcer la mobilité des populations et des biens, ainsi que les échanges commerciaux entre le département de la Cuvette et d’autres horizons.

Ce port qui constitue l’un des supports importants dans le cadre de la faisabilité du projet de la zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo, facilitera la jonction entre la route nationale n°2 et les localités riveraines du fleuve Congo basées dans la partie septentrionale du pays et celles de la République démocratique du Congo (RDC).

Il va servir de point d’embarquement et de débarquement des marchandises, surtout que l’Alima offre les conditions favorables de navigation en toute saison.

Le port d’Oyo dispose d’un quai de 200m de long, d’un entrepôt de 20x8m et d’un bâtiment administratif de 124m2.

Il a été bâti par la société China road bridge corporation (CRBC) sur un cofinancement de la République du Congo et de la Chine, estimé à plus de 48 milliards de francs CFA.

Lesechosdebrazza.com par Mapanga

En savoir plus sur http://lesechos-congobrazza.com

Vidéo: dans les coulisses de Bayo, la première laiterie du Congo-Brazza

août 3, 2017
Dans une épicerie où sont commercialisés les yaourts de Bayo. © Réussite/Capture d’écran

Lancée il y a un peu plus de 30 ans, l’entreprise Bayo est aujourd’hui présente dans la plupart des magasins d’alimentation du Congo-Brazza, avec ses yaourts et ses jus de fruits. « Réussite », l’émission coproduite par le groupe Jeune Afrique, Canal + et Galaxie presse est partie à la rencontre de Joseph Louvouezo, son fondateur.

Après s’être formé dans des établissements en Europe et à Brazzaville, le créateur de Bayo, Joseph Louvouezo, décide de créer Bayo. On est en 1985. À l’époque, l’entreprise produit surtout des yaourts, et une partie seulement de la production était semi-automatisée, l’autre est manuelle.

Aujourd’hui, l’entreprise a industrialisé ses procédés, et a diversifié sa production(eau, jus de fruits…). Elle emploie désormais une centaine de personnes et fabrique trois millions de pots de yaourts par an.

Pour se maintenir au rang de première laiterie du pays, Bayo mise sur les produits locaux, hormis le lait en poudre, qu’elle continue d’importer d’Argentine, de France ou bien de Hollande. Ses prix restent ainsi attractifs, et ses produits étiquetés Made in Congo.

Trente ans après sa fondation, l’entreprise regarde maintenant en dehors des frontières congolaises. Joseph Louvouezo est en train de mettre l’entreprise aux normes internationales, afin de pouvoir exporter.

 

Jeuneafrique.com par

RFI: la dette cachée du Congo-Brazzaville

août 2, 2017

C’est une information RFI. La dette publique du Congo-Brazzaville atteint 120% du Produit intérieur brut. En mars dernier, le FMI qui est en discussion avec Brazzaville sur éventuel programme d’aide budgétaire, avait annoncé un chiffre bien inférieur, 77 %… mais à l’époque, le Fonds monétaire international s’était plaint d’un manque de transparence de la part de Brazzaville sur les transactions liées au pétrole congolais. Une partie de la dette était donc cachée.

C’était un secret bien gardé mais en juin dernier, Brazzaville, affaibli par ses défauts de paiement répétés, a finalement dû révéler au FMI l’ampleur des dégâts: une dette de 120% du PIB, soit presque deux fois le taux autorisé au sein de la zone CEMAC.

En cause : la réalité des comptes du gouvernement congolais en Chine. Brazzaville a signé un partenariat stratégique avec Pékin prévoyant la réalisation d’une vaste série de grands travaux, en échange d’une partie des revenus du pétrole. Un partenariat – opaque -, dont les montants – faramineux – ont longtemps relevé du « secret d’Etat », déplore une source proche du dossier.

Un pari risqué sur un rebond de l’or noir

Mais ce n’est pas tout. Brazzaville avait aussi omis de partager avec le FMI l’existence de certains contrats passés entre la société nationale de pétrole et de grands traders, tels que Glencore et Trafigura qui ont prêté au Congo d’importantes sommes d’argent. Des centaines de millions de dollars en échange de futures livraisons de pétrole.

Des promesses à la Chine, à Glencore, à Trafigura, entre autres, pour une seule et même manne pétrolière, en pariant sur un rebond des cours de l’or noir qui n’arrive toujours.  « Une course folle », résume un observateur,  pour tenter d’apurer une dette qui, finalement, de contrat en contrat, n’a cessé d’augmenter et hypothèque aujourd’hui l’avenir du pays.

Les discussions entre Brazzaville et le FMI  suspendues le temps des élections congolaises devraient se poursuivre. Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé sur un éventuel programme d’ajustement.

 

Paris nationalise provisoirement les chantiers navals STX France, colère de Rome

juillet 27, 2017

Les chantiers navals de STX France à Saint-Nazaire près de Nantes, le 27 juillet 2017 / © AFP / DAMIEN MEYER

Le gouvernement français a décidé jeudi de nationaliser provisoirement les chantiers navals STX France, après l’échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri, une décision rarissime qui a suscité la colère de Rome.

Cette prise de contrôle, la première d’un groupe industriel en France depuis la vague de nationalisations du pouvoir socialiste en 1981, a pour objectif de « défendre les intérêts stratégiques de la France », a assuré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

C’est « grave et incompréhensible », a rétorqué Rome par la voix des ministres des Finances Pier Carlo Padoan et du Développement économique Carlo Calenda.

« Nous voulons avoir toutes les garanties, je dis bien toutes, que ces savoir-faire ne partiront pas un jour dans une autre grande puissance économique mondiale non européenne, pour être très précis », a ajouté M. Le Maire.

Selon M. Le Maire, cette opération de préemption est « temporaire ». « Les chantiers navals de Saint-Nazaire n’ont pas vocation à rester sous le contrôle de l’État », a-t-il assuré.

– Coup de fil Macron-Gentiloni –

Devant la levée de boucliers de l’autre côté des Alpes, où le « nationalisme » et le « protectionnisme » de la France sont fustigés dans la presse, le président français a appelé jeudi le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni pour tenter de « dissiper toute mauvaise interprétation » de cette décision.

Il a assuré que le nouvel accord devait faire « une large place à Fincantieri ».

Le président voulait vérifier que les commentaires sur la France voulant « empêcher un investissement italien » n’étaient « pas la perception qui s’installait dans le gouvernement italien », a fait valoir l’Élysée, assurant que « M. Gentiloni était très apaisé ».

M. Le Maire, qui se rendra à Rome mardi, a dit avoir « bon espoir » de trouver « dans les semaines qui viennent les modalités » d’un « accord industriel européen avec l’Italie dans le domaine de la construction navale ».

MM. Padoan et Calenda se sont dits prêts à le recevoir, mais « en partant de cette base incontournable » qu’est le contrôle de STX France par Fincantieri.

Le ministre de l’Économie avait lancé dès mercredi un ultimatum aux autorités italiennes, les enjoignant d’accepter « un contrôle à parts égales » de STX France. « Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l’État exercera son droit de préemption », avait-il prévenu.

Selon l’accord initial, passé sous le gouvernement Hollande, le constructeur italien devait reprendre d’abord 48% du capital des chantiers et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l’investisseur italien Fondazione CR Trieste à hauteur d’environ 7%. Les actionnaires français, dans cet équilibre, ne disposaient que de 45% du groupe.

Mais le président Macron avait demandé, le 31 mai, que cet accord « soit revu » pour préserver les intérêts hexagonaux. Sa proposition, transmise à Rome par Bruno Le Maire, laissait à Fincantieri 50% du capital, les autres 50% revenant à l’État français (via Bpifrance), Naval Group (ex-DCNS) et aux salariés du groupe.

La France, qui dispose aujourd’hui d’un peu plus de 33% de STX France, avait jusqu’à vendredi minuit pour exercer son droit de préemption sur les 66% restants, détenus par le sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding. C’est en effet samedi que la justice coréenne doit entériner la revente des parts de ce groupe en difficulté.

D’après Bruno Le Maire, la nationalisation de STX France « coûtera environ 80 millions d’euros à l’État » mais celui-ci pourra « récupérer cette mise » dès que le gouvernement aura « trouvé une solution industrielle » pour le groupe naval.

Dans un communiqué, la direction de STX France a estimé que « ce nouveau délai (était) fâcheux car il prolonge une longue période d’incertitude (…) nuisible » à l’entreprise.

La presse italienne se montrait de son côté féroce avec Paris. « Le nouveau locataire de l’Elysée donne une piètre image de lui », écrit La Stampa, qui dit ne pas « comprendre pourquoi les Français considèrent acceptable qu’une société coréenne détienne 66% d’une société française » mais refusent « à une italienne d’en détenir 51% ».

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2017 21h11)                

L’Allemagne frappe la Turquie au portefeuille

juillet 20, 2017

le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel le 20 juillet 2017 lors d’une conférence de presse à Berlin / © dpa/AFP / Kay Nietfeld

L’Allemagne, excédée par l’interpellation de défenseurs des droits de l’Homme à Istanbul, a annoncé jeudi une « réorientation » de sa politique vis-à-vis de la Turquie avec des mesures qui risquent de pénaliser économiquement son partenaire historique.

La première d’entre elles est une mise en garde du ministère des Affaires étrangères pour les voyages en Turquie, destination traditionnellement très prisée des vacanciers allemands. Et ce en pleine saison touristique.

A Berlin, le chef de la diplomatie Sigmar Gabriel a accusé Ankara de violations systématiques de l’Etat de droit et jugé qu’elles « éloign(ai)ent la Turquie du socle des valeurs européennes » et de celles de l’Otan.

Elle ne peuvent « pas rester sans conséquences », a-t-il dit. Une position qualifiée aussi de « nécessaire et indispensable » par la chancelière Angela Merkel.

« Envoyer un message (aux Allemands) disant que se rendre en Turquie n’est pas sûr relève d’une grande irresponsabilité politique », a réagi en Turquie le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin. « Tenter d’éveiller des doutes dans l’esprit des investisseurs allemands, c’est inacceptable », a-t-il ajouté.

Au-delà, les mesures envisagées à Berlin incluent un réexamen des garanties, prêts ou aides qu’apportent le gouvernement allemand ou l’UE aux exportations ou aux investissements dans le pays.

La décision allemande de frapper financièrement la Turquie intervient en réaction immédiate à la mise en détention d’un défenseur allemand des droits de l’Homme avec cinq autres militants, dont la directrice d’Amnesty International en Turquie.

La justice turque a accusé Peter Steudtner d’avoir « commis un crime au nom d’une organisation terroriste ». Une expression qui désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Gülen, accusé d’avoir fomenté le putsch manqué du 15 juillet 2016, et les séparatistes kurdes du PKK.

– ‘Interférences’ –

Le chef de la diplomatie allemande a jugé ces accusations « injustifiées ». Au total, neuf Allemands, dont quatre ayant également la nationalité turque, sont aujourd’hui détenus en Turquie.

Parmi eux, Deniz Yücel, un journaliste germano-turc, correspondant du quotidien allemand Die Welt, placé à l’isolement depuis près de cinq mois.

Pour Sigmar Gabriel, tout cela ne vise qu’à « réduire au silence toute voix critique en Turquie ».

Selon plusieurs journaux allemands, les personnes incarcérées « servent systématiquement d’otages » à Ankara, qui espère les échanger contre des Turcs réfugiés en Allemagne car soupçonnés par leur pays d’être proches du mouvement Gülen.

Selon Bild, M. Erdogan a même proposé d' »échanger » le journaliste de Die Welt contre deux ex-généraux de l’armée turque réfugiés en Allemagne.

M. Gabriel a aussi confirmé que le pouvoir turc avait remis à Berlin une liste de 68 groupes allemands ou cadres dirigeants d’entreprises, parmi lesquelles Daimler et BASF, qu’il accuse de soutien au « terrorisme ».

L’appel à la vigilance pour les Allemands se rendant en Turquie peut avoir des conséquences économiques directes pour Ankara: l’Allemagne est le plus grand pourvoyeur de touristes dans le pays devant la Russie.

– Fonds européens –

Berlin a aussi laissé planer la menace d’une réduction des fonds européens que perçoit Ankara dans le cadre de ses négociations d’adhésion à l’UE: 4,45 milliards d’euros prévus entre 2014 et 2020.

Mais la marge de manoeuvre de Berlin reste limitée du fait du pacte migratoire qui lie Ankara à l’Union européenne. A deux mois d’élections législatives, les responsables politiques allemands ne veulent pas risquer un nouvel afflux de migrants comme en 2015 et 2016.

Avec plus de deux millions de réfugiés en grande partie syriens qui s’entassent en Turquie, Ankara dispose d’un puissant moyen de pression.

Le durcissement de l’attitude allemande jeudi constitue néanmoins un tournant dans les relations entre deux pays historiquement très proches, en particulier du fait de la présence de la plus grande diaspora turque à l’étranger (3 millions de personnes).

Il constitue l’apothéose d’une détérioration continue depuis plus d’un an, qui a vu M. Erdogan accuser Berlin de pratiques dignes du « nazisme » pour l’avoir empêché de faire campagne au printemps en Allemagne pour sa réforme constitutionnelle visant à accroître ses pouvoirs.

M. Erdogan vient d’interdire aux députés allemands de visiter deux bases militaires dans son pays, où sont déployés des soldats de la Bundeswehr.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 15h13)