Archive for the ‘Économie’ Category

Le Congo et ses terres arables

octobre 15, 2017

Après avoir hypothéqué le pétrole et le bois, l’État congolais est entrain de vendre le pays jusqu’aux Rwandais, Ougandais et Chinois etc

En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale.

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres .

Quant aux Chinois ils prospectent et exploitent le bois dans le massif du Chaillu.

Source (Agence Ecofin) –

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Espagne: Madrie que la crise en Catalogne menace la croissance

octobre 13, 2017

Un couple se promène dans le port de Barcelone le 13 octobre 2017 / © AFP / JORGE GUERRERO

Le gouvernement espagnol a averti vendredi que la crise en Catalogne pourrait l’amener à revoir à la baisse sa prévision de croissance pour 2018, renforçant encore la pression sur le leader séparatiste, Carles Puigdemont, déjà aux prises avec la faction la plus dure de son propre camp.

« Les événements en Catalogne mettent en péril la reprise économique », a déclaré la vice-présidente du gouvernement conservateur, Mme Soraya Saenz de Santamaria, à la sortie d’un conseil des ministres.

Madrid tablait jusqu’à présent sur une croissance de 2,6% en 2018. « S’il n’y avait pas une solution rapide à cette affaire, nous serions obligés de revoir à la baisse » ce chiffre, a averti Mme Santamaria.

« Quand l’incertitude s’installe, la facture est toujours payée par les citoyens de Catalogne, les entreprises et les travailleurs », a-t-elle insisté, appelant les séparatistes à opérer un retour à la « normalité institutionnelle ».

Le leader séparatiste Carles Puigdemont a déclaré unilatéralement l’indépendance de la Catalogne mardi, avant de la suspendre aussitôt pour laisser une chance au « dialogue » avec Madrid.

Rejetant toute médiation, le gouvernement espagnol lui a donné jusqu’à jeudi prochain pour faire machine arrière. Dans le cas contraire, Madrid annoncera les mesures nécessaires pour suspendre l’autonomie de la Catalogne, un acte inédit depuis le rétablissement de la démocratie en Espagne et susceptible de mettre le feu aux poudres.

Depuis cet ultimatum, le leader séparatiste est pris entre deux feux. Avec d’un côté les milieux d’affaires qui prédisent une « catastrophe » en cas de divorce d’avec Madrid. Et, de l’autre, la frange la plus dure des indépendantistes qui réclame un passage en force.

– Mouvement irréversible –

« Nous ne serons capables de respecter ce que la majorité a exprimé dans les urnes qu’à travers une proclamation de la République », a averti vendredi dans une lettre ouverte la CUP, allié d’extrême gauche de l’exécutif catalan, dont certains membres s’étaient sentis « trahis » par le discours ambigu de M. Puigdemont mardi.

Les séparatistes affirment avoir gagné le référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre avec 90% des voix et 43% de participation.

L’influente association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC) a également pressé M. Puigdemont d’aller de l’avant « face au rejet par l’Etat espagnol de toute proposition de dialogue ».

Carles Puigdemont, qui hormis quelques tweets s’est fait discret depuis mardi, n’a pas réagi à ces injonctions. Concernant la situation économique, il avait déclaré mardi que la décision de dizaines d’entreprises de transférer leur siège social hors de Catalogne n’avait « pas un véritable impact sur notre économie ».

Mais du côté des milieux d’affaires, le ton est tout autre. Ils sont nombreux à craindre un mouvement irréversible et une répétition du scénario au Québec lorsque, après l’arrivée au pouvoir des indépendantistes en 1976, plus de 200 entreprises avaient déménagé leurs sièges sociaux en quelques mois, pour ne jamais revenir.

– Le tourisme touché –

« C’est une catastrophe pour la Catalogne et son économie. Je doute fortement qu’une seule entreprise revienne avant au moins trois à cinq ans de stabilité absolue », s’alarme Juan Ignacio Sanz, spécialiste des questions bancaires à l’Ecole de Commerce de Barcelone ESADE.

Jeudi, l’agence de notation Standard and Poors (SP) a même pointé le risque d’une récession en cas de crise prolongée dans cette région qui est, avec 19% du PIB espagnol en 2016, l’une des plus riches d’Espagne mais aussi l’une des plus endettées, à hauteur de 35,4% de son PIB.

L’impact sur le tourisme commence à se faire sentir en Catalogne, qui accueille un visiteur sur quatre en Espagne. Dans certains hôtels de Barcelone, les prix des chambres ont chuté de moitié. La vice-présidente du gouvernement a fait état vendredi d’une « chute spectaculaire » de « 20 à 30% sur les réservations à Barcelone ».

Selon le journal économique en ligne El Confidencial, l’ouverture fin février dans cette ville du Congrès mondial de la téléphonie mobile (MWC), le plus grand salon du genre dans le monde et source majeure de revenus pour Barcelone, est susceptible d’être retardée.

« Nous continuons à surveiller les événements en Espagne et en Catalogne et à évaluer tout impact potentiel », a réagi une porte-parole du Congrès, interrogée par l’AFP, sans démentir l’information.

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 16h06)                

Lagarde exhorte les pays à ne pas céder à la tentation du repli sur soi

octobre 11, 2017

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors d’une conférence à Londres le 29 septembre 2017 / © AFP/Archives / ADRIAN DENNIS

Christine Lagarde directrice générale du FMI, a exhorté mercredi les pays à ne pas céder à la tentation du rejet du commerce international et du repli sur soi, estimant que « tous les citoyens pouvaient tirer profit de la mondialisation ».

« La meilleure réponse politique aux défis (posés par la mondialisation) n’est pas de tourner le dos au commerce », a estimé Christine Lagarde, lors d’une conférence sur la mondialisation en marge de la réunion d’automne du Fonds monétaire international. « Nous devons au contraire redoubler nos efforts pour créer un système de commerce mondial qui profite à tous », a-t-elle ajouté.

Ces remarques interviennent alors que les discussions sur la renégociation du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) ont repris mercredi près de Washington dans un climat de tensions exacerbées entre les Etats-Unis et le Canada. Le président Donald Trump, qui entend résorber le colossal déficit commercial des Etats-Unis avec le Mexique (plus de 64 milliards de dollars), a menacé de quitter purement et simplement le traité.

Christine Lagarde a reconnu que « la crise financière mondiale s’est traduite par une croissance plus faible et un creusement des inégalités dans de nombreux pays, augmentant les doutes sur les bénéfices de la mondialisation, en particulier dans les pays développés ».

Ceux-ci ont dû notamment faire face à la concurrence des pays ayant une main d’œuvre bon marché. Pour le président américain, l’Aléna est responsable de la perte de milliers d’emplois en particulier dans le secteur automobile au profit du Mexique où les entreprises ont massivement délocalisé leurs activités pour bénéficier de salariés à moindres coûts.

Pour autant, la responsable du FMI souligne que la mondialisation, ce « monde interconnecté qui fait circuler les biens, les marchandises, les capitaux, les individus et les idées a conduit à une prospérité formidable dans le monde ».

Pour les pays en voie de développement, le commerce a également eu des effets négatifs avec un accroissement des inégalités de revenus. Pourtant, « une étude récente montre que les 10% plus pauvres consommateurs perdraient plus de 63% de leur pouvoir d’achat si les frontières étaient fermées », a-t-elle fait valoir.

Elle a enfin rappelé que l’une des préoccupations majeures de l’institution était de renforcer le commerce, d’aider les 189 pays membres à profiter de la mondialisation pour dynamiser la croissance, l’emploi et les revenus.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2017 19h45)

Le prix Nobel d’économie à l’Américain Richard H. Thaler

octobre 9, 2017

Le prix Nobel d’économie a été attribué à l’américain Richard H. Thaler, à Stockholm le 9 octobre 2017 / © POOL/AFP / CARSTEN REHDER

Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi à l’Américain Richard Thaler pour ses travaux sur les mécanismes psychologiques et sociaux à l’oeuvre dans les décisions des consommateurs ou des investisseurs.

Professeur à l’université de Chicago, véritable pépinière de lauréats Nobel dans cette discipline, Richard Thaler, 72 ans, s’est spécialisé dans l’analyse des comportements économiques, qu’il s’agisse de faire ses courses au supermarché ou de placer des milliards sur les marchés financiers.

Il a montré comment certaines caractéristiques humaines, comme les limites de la rationalité et les préférences sociales, « affectent systématiquement les décisions individuelles et les orientations des marchés », a expliqué Göran Hansson, le secrétaire général de l’Académie royale des sciences de Suède qui décerne le prix.

Diplômé de l’université de Rochester (Etats-Unis), Richard Thaler a notamment théorisé le concept de « comptabilité mentale » expliquant la façon dont les individus « simplifient la prise de décision en matière financière en créant des cases séparées dans leur tête, en se concentrant sur l’impact de chaque décision individuelle plutôt que sur l’effet global », selon l’académie.

M. Thaler, dont le patronyme est un homophone de « thaler », l’ancienne monnaie européenne qui a donné le mot « dollar », a aussi étudié l’aversion aux pertes ou à la dépossession en mettant en évidence le fait que « les individus accordent une plus grande valeur à une chose s’ils la possèdent que s’ils ne la possèdent pas ».

Joint par l’académie, M. Thaler, qui va toucher 9 millions de couronnes suédoises (944.000 euros), s’est dit « très heureux » d’être récompensé et a promis d’essayer « de dépenser son prix de la façon la plus irrationnelle possible ».

« Je suis ravi, je n’aurai plus à appeler mon collègue Eugene Fama +Professeur Fama+ sur les terrains de golf », a-t-il plaisanté, faisant référence à son ami et collègue de l’université de Chicago lauréat du prix en 2013.

– Domination américaine –

Agé de 72 ans, issu de l’Ecole de Chicago, un courant de pensée libéral porté par Milton Friedman, le lauréat confirme l’écrasante domination des Américains, primés 57 fois sur un total de 78 lauréats. Ce chiffre comprend des binationaux, comme le lauréat de 2015, Angus Deaton, autre Britannique ayant pris la nationalité américaine.

M. Thaler, qui a joué son propre rôle dans le film « The Big Short » sur la crise des subprimes aux Etat-Unis, succède à des spécialistes de la théorie des contrats, l’américano-britannique Oliver Hart et le finlandais Bengt Holmström.

Le « prix en sciences économiques en hommage à Alfred Nobel » a été créé en 1968 à l’occasion du tricentenaire de la Banque de Suède, la plus ancienne banque centrale du monde, et décerné pour la première fois en 1969.

Il clôt une édition Nobel 2017 marquée par le couronnement du britannique d’origine japonaise Kazuo Ishiguro en littérature, et l’attribution du prix de la paix à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), une coalition d’organisations non gouvernementales, pour ses efforts contre les armes nucléaires au coeur de tensions internationales avec l’Iran et la Corée du Nord.

Les Nobel consistent en une médaille d’or, un diplôme et un chèque de neuf millions de couronnes suédoises à partager entre éventuels colauréats.

Les prix de médecine, physique, chimie, littérature et économie sont traditionnellement remis à Stockholm le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de leur fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel (1833-1896). Seul le prix de la paix est remis, le même jour, à Oslo.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2017 13h38)                

Soudan: Trump choisit de poursuivre la politique d’Obama et lève l’embargo

octobre 6, 2017

Washington – L’administration Trump a entériné vendredi la levée formelle de l’embargo économique vieux de 20 ans à l’encontre du Soudan, poursuivant ainsi une politique de détente vis-à-vis de Khartoum amorcée par l’ancien président Barack Obama.

« Les actions du gouvernement du Soudan au cours des neuf derniers mois montrent qu’il prend au sérieux la coopération avec les Etats-Unis », s’est félicitée la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

« Les dirigeants du Soudan, le gouvernement du Soudan et le peuple du Soudan saluent la décision positive prise par le président américain Donald Trump de lever complètement les sanctions économiques », a pour sa part réagi le ministère soudanais des Affaires étrangères.

La levée de cet embargo contre le Soudan est l’un des rares dossiers sur lesquels le président Donald Trump a choisi de poursuivre la politique de son prédécesseur.

Quelques jours avant de quitter la Maison-Blanche en janvier, M. Obama avait levé une partie des sanctions contre le Soudan pour une période probatoire de six mois.

Khartoum s’était engagé en retour sur une feuille de route en « cinq points », parmi lesquels la fin du soutien aux groupes rebelles au Soudan du Sud, la fin des hostilités dans les provinces du Darfour, du Nil-Bleu et du Kordofan-Sud et une coopération avec le renseignement américain contre le terrorisme.

En vertu de cet accord, le Soudan était également tenu d’améliorer l’accès des organisations humanitaires dans le pays et de coopérer davantage à la traque de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, une milice qui s’est rendue coupable d’enlèvements d’enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

A la fin de cette période probatoire, en juillet, M. Trump s’était donné trois mois supplémentaires pour décider de lever ou non de manière permanente cet embargo.

« Toute normalisation ultérieure des liens (avec le Soudan) devra passer par des progrès continus de la part du gouvernement du Soudan », a mis en garde Mme Nauert.

– « Elan » –

Le Soudan demeure toutefois sur la liste noire américaine des « Etats soutenant le terrorisme ». Khartoum fait à ce titre toujours l’objet de certaines sanctions, notamment sur les armes, ainsi que de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies.

« Lever les sanctions de manière permanente envoie le mauvais message alors que le Soudan a fait très peu de progrès en matière de droits de l’homme (…) Un tel gouvernement ne devrait pas être récompensé », a estimé Andrea Prasow de l’organisation Human Rights Watch à Washington, qui rappelle que le président soudanais Omar el-Béchir fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide.

Magnus Taylor, analyste pour l’International Crisis Group, estime au contraire que cette levée de l’embargo constitue un moyen « efficace » de gagner la coopération du Soudan.

« Si les Etats-Unis sont intelligents, ils utiliseront cet élan dans les relations avec le Soudan pour pousser à des progrès supplémentaires dans la conduite de gouvernement soudanais », a-t-il expliqué à l’AFP.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Au fil des années, les administrations américaines ont renforcé ces restrictions, accusant Khartoum de violations des droits de l’homme notamment dans le conflit meurtrier contre des rebelles au Darfour qui a fait 330.000 depuis 2003, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 00h00)                                            

Le Congo et sa dette pharaonique

octobre 5, 2017
Déclaration de la mission des services du FMI en République du Congo

le 4 octobre 2017

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de conclusions préliminaires après un séjour dans le pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du Conseil d’administration du FMI. La présente mission ne fera pas l’objet de délibérations au sein du Conseil d’administration.

Une équipe des services du FMI dirigée par M. Abdoul Aziz Wane a visité Brazzaville du 25 septembre au 4 octobre 2017 pour collecter des informations, notamment sur le niveau de la dette du pays ; discuter de la gestion de la trésorerie avec les autorités et délimiter le cadre d’une étude-diagnostic sur la gouvernance en République du Congo.

À l’issue de la mission, M. Wane a publié la déclaration suivante :

« La mission tient à remercier les autorités pour leur excellente coopération, y compris les efforts soutenus du Comité Technique qui ont permis aux services du FMI d’accéder à l’essentiel des informations demandées. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à travailler de façon diligente pour la mise en place d’un programme soutenu par le FMI. Les résultats de la mission vont guider les prochaines étapes vers un éventuel programme soutenu par le FMI pour rétablir la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance soutenue et inclusive.

« La République du Congo fait face à des déséquilibres macroéconomiques importants. L’activité économique continue de se contracter, tandis que les dépôts du gouvernement diminuent. Dans ce contexte, le gouvernement a accumulé des arriérés extérieurs et intérieurs, malgré un ajustement budgétaire significatif.

« Sur la base des informations fournies par les autorités, les autorités et la mission ont évalué le niveau de la dette publique contractée et/ou garantie par l’Etat à fin juillet 2017 à 5.329 milliards de francs CFA (à peu près 9,14 milliards de dollars américains). En pourcentage du Produit Intérieur Brut, la mission estime cette dette à environ 110 pour cent. Ce chiffre n’inclut ni les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014. La mission s’est félicitée de l’engagement des autorités à prendre des mesures pour rétablir la soutenabilité de la dette à moyen terme avec l’assistance de leurs conseillers financiers et juridiques.

« La mission s’est également félicitée de l’engagement des autorités à mener une étude-diagnostic sur les questions de gouvernance, avec l’assistance du FMI, pour soutenir des mesures visibles et crédibles pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. La mission a pris note de l’intention des autorités d’améliorer la gouvernance des compagnies publiques, y compris les compagnies pétrolières. Elle les a encouragées à renforcer l’intégrité des processus de gestion du budget et de la trésorerie et à prioriser les dépenses afin d’éviter l’accumulation des arriérés.

L’équipe du FMI a été reçue par le Président de la République Son Excellence M. Denis Sassou-Nguesso. Elle a rencontré le Président du Sénat M. Pierre Ngolo, le Premier ministre M. Clément Mouamba, le ministre des Finances, M. Calixte Nganongo ; ainsi que d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également rencontré des représentants de la communauté diplomatique, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: Ismaila Dieng

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.org

De tous ces pays de la CEMAC, le Congo est le plus endetté.

En milliards, les dettes de tous les pays de la CEMAC.

1. Tchad, 837 milliards de dettes
2. Gabon, 856
3. RCA, 28
4. Cameroun, 351
5. Guinée Équatoriale, 1580
6. Congo, 5329…

Avec Congomfoa.com

Équateur/corruption: détention provisoire pour le vice-président

octobre 2, 2017

Quito – La justice équatorienne a ordonné lundi le placement en détention provisoire du vice-président Jorge Glas, mis en cause par la justice dans une affaire de corruption liée au géant brésilien du bâtiment Odebrecht.

Lors d’une audience à Quito, le magistrat Miguel Jurado a également décidé le gel des biens et comptes bancaires de M. Blas.

Le procureur général de l’Equateur, Carlos Baca, avait requis son incarcération plus tôt dans la journée, évoquant « la découverte de nouveaux éléments dans l’enquête pour association de malfaiteurs ».

« Je me plie EN PROTESTANT à cette infâme attaque à mon encontre, j’ai encore foi dans le fait que la justice s’imposera, et face à elle je prouverai mon innocence », a immédiatement réagi sur Twitter M. Glas.

Le vice-président a affirmé que la décision du juge était prise « sans preuves et avec des indices fabriqués », annonçant qu’il saisirait « des instances nationales et internationales » pour se défendre.

Il gardera son titre de vice-président même pendant sa période de détention provisoire – qui peut durer jusqu’à six mois dans son cas – mais le président Lenin Moreno pourra désigner un remplaçant temporaire, parmi ses ministres.

Dimanche, le ministère public a finalisé l’enquête sur le volet équatorien du scandale Odebrecht et devrait, dans les prochains jours, présenter ses éventuels chefs d’inculpation contre Jorge Glas, déjà interdit de quitter le pays.

Le groupe de BTP, l’un des plus grands d’Amérique latine, est au coeur d’un scandale de corruption qui secoue tout le continent, avec la constitution d’un cartel ayant truqué des marchés de sous-traitance de la compagnie pétrolière brésilienne d’Etat Petrobras et distribué des pots-de-vin à des hommes politiques.

Selon un rapport du Département américain de Justice, entre 2007 et 2016, Odebrecht a versé environ 33,5 millions de dollars à des responsables équatoriens.

Le vice-président Glas, allié de l’ex-chef de l’Etat Rafael Correa, est en conflit ouvert avec le président Moreno, en fonctions depuis mai. Début août, M. Moreno, pourtant du même bord et dauphin de Correa, a retiré « toutes ses fonctions » à Jorge Glas sans pour autant le démettre de son poste.

Chargé depuis 2007 des secteurs stratégiques du gouvernement de Correa et vice-président depuis 2013, Jorge Glas clame son innocence.

Romandie.com

Classement: qui sont les 100 leaders africains de demain ?

octobre 1, 2017
La promotion 2016 du classement des leaders de demain de l’Institut Choiseul reçue par Manuel Valls en juin 2016. © DR

Pour la quatrième année consécutive, l’Institut Choiseul, think tank français, a établi un classement des futurs grands décideurs économiques africains. Jeune Afrique vous livre en exclusivité le palmarès 2017, à retrouver intégralement dans notre édition datée du 1er octobre.

Depuis 2014, l’Institut Choiseul établit un classement des 100 premiers décideurs économiques africains de moins de 41 ans.  Jeune Afrique s’est associé au think tank français et livre en exclusivité le palmarès à ses lecteurs.

Déjà présent dans cette sélection en 2015 et 2016, Basil El-Baz occupe la tête du classement. Après des études à Harvard, ce fils de la bourgeoisie égyptienne a conçu la première usine d’ammoniac de son pays au milieu des années 2000. Aujourd’hui, il travaille au financement d’un complexe pétrochimique dont le coût est estimé à 10 milliards de dollars. En deuxième position, on trouve le Nigérian Kabiru Rabiu, héritier du groupe familial BUA, puis la Sud-Africaine Zukie Siyotula, ex-patronne de Thebe Capital.

Les francophones ne sont pas absents du classement Choiseul. Les Marocains sont les plus nombreux avec 8 représentants, suivis des Algériens et des Ivoiriens (6 chacun), des Gabonais, des Rwandais, des Tunisiens (3), des Sénégalais, des Congolais (RDC), des Camerounais et des Mauriciens (2). Au Total, 32 nationalités sont représentées.

Sans surprise, le secteur financier (banque, société d’investissement, assurance) est le mieux représenté dans cette sélection (18 décideurs sur 100), devant l’énergie (15), l’agrobusiness et les technologies de l’information (13 chacun), puis le BTP (9).

Si, pour beaucoup de personnalités, leur rang évolue peu d’une année sur l’autre, certaines grimpent en 2017 de manière significative, à l’image de l’Algérien Sami Agli dont l’importance du groupe familial a été réévaluée (39ème, +39 places). D’autres au contraire reculent sensiblement. C’est le cas de la Tunisienne Safia Hachicha (71ème, moins 56 places), qui a quitté la société d’investissement Swicorp (plus d’un milliards d’euros sous gestion) et est classée cette année en tant que dirigeante de la société de conseil Abakus Advisors.

Une quarantaine de nouveaux visages fait également son apparition.

Jeuneafrique.com par

Zimbabwe: le grand retour du spectre de l’hyperinflation

septembre 30, 2017

Des unités de la police anti-émeutes dans les rues d’Harare le 29 septembre 2017 après des manifestations contre la situation économique / © AFP / Jekesai NJIKIZANA

Elles avaient disparu des rues d’Harare depuis des années, les voilà de retour. Les files de voitures en quête de carburant s’étirent à nouveau dans la capitale du Zimbabwe et avec elles les craintes d’une nouvelle descente aux enfers de l’économie du pays.

Dennis Zhemi la redoute spécialement depuis la semaine dernière, quand il a trouvé sa station-service déserte, cuves vides.

Et plus encore après être tombé nez-à-nez, dans la foulée, sur une quarantaine de véhicules alignés à l’arrêt devant les pompes d’un autre distributeur pétrolier.

Ce jour-là, Dennis Zhemi a abandonné sa voiture au bord de la panne sèche et sauté dans un minibus pour rejoindre son bureau.

« Ça m’a immédiatement rappelé la crise de 2008, lorsque nous étions obligés de dormir dans nos voitures en faisant la queue pour de l’essence », raconte ce cadre supérieur de 43 ans. « Alors j’ai prié en silence pour ne pas revivre ça ».

Il y a une dizaine d’années, une vague d’hyperinflation sans précédent a balayé le pays, anéantissant les bas de laine des petits épargnants, vidant les rayons des magasins et les stations-service.

L’effondrement de la monnaie nationale a causé une hausse vertigineuse des prix qui a atteint jusqu’à 500 milliards de pour cent et forcé le gouvernement à adopter le dollar américain comme monnaie d’échange.

Chômage de masse, manque de liquidités, l’économie du pays ne s’en est jamais remise. A nouveau menacé d’asphyxie financière, le Zimbabwe a émis il y a presque un an des « bond notes ».

Mais cette nouvelle monnaie n’a jamais eu la confiance des acteurs économiques ni de la population du pays.

– « Premières pénuries » –

Théoriquement de la même valeur que le dollar américain, le cours de ces « billets d’obligation » a vite dévissé. Au marché noir, les revendeurs de la gare routière d’Harare exigeaient cette semaine entre 1,37 et 1,50 « bond note » pour un dollar.

L’effet de cette dévaluation sauvage s’est vite fait sentir. Anticipant une reprise de l’inflation, la population a commencé à se ruer sur les magasins pour constituer des stocks.

« Nous avons déjà noté les premières pénuries de produits de première nécessité », constate Peter Mutasa, le président de la Confédération des syndicats du Zimbabwe.

« Cette situation, c’est à cause du manque de crédibilité des +bond notes+ », explique-t-il. « Nous sommes contraints d’en revenir au troc car il n’y a plus de réserves d’argent dans les banques ».

Dans un petit supermarché de la capitale, chaque produit compte désormais plusieurs étiquettes. Un savon y est vendu un dollar américain. Mais son prix passe à 1,30 s’il est réglé en billets d’obligation ou par carte bancaire.

Pour contrecarrer la valse des étiquettes, les acheteurs multiplient les achats de précaution, les rayons se vident et les prix montent.

Dans le même supermarché de Harare, le prix de 2 litres d’huile de cuisine est passé de 3,18 à 5 dollars en l’espace de quelques jours, et même à 7 dollars si elle est payée par carte bancaire.

Sans surprise, le manque de plus en plus criant de liquidités n’a pas tardé non plus à ralentir l’activité.

Il y a quelques semaines encore, la friperie de Brenda Mpofu lui rapportait jusqu’à 200 dollars les jours fastes. Aujourd’hui, elle s’estime heureuse les soirs où elle en a empoché 20…

– « Fauteurs de troubles » –

« J’avais les moyens de payer mon loyer, d’acheter de quoi manger et m’habiller et d’envoyer mes enfants à l’école sans trop de mal », déplore-t-elle, « mais ces jours-ci, j’y arrive à peine ».

Pour s’en sortir, Brenda Mpofu s’est résolue à quitter la capitale pour la campagne, où elle échange ses fripes contre du maïs, avant de le revendre contre d’autres produits.

Dans les villes comme dans les villages, la colère commence à monter dans la population.

Vendredi, la police a dû user de gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation réunie à l’appel du mouvement Tajamuka (Nous sommes agités), à la pointe de la contestation contre le régime du président Robert Mugabe.

Rendu largement responsable par ses adversaires de la faillite économique du pays à cause de sa réforme agraire du début des années 2000, le chef de l’Etat a reconnu publiquement cette semaine la gravité de la situation. « Certains sont pressés de manipuler le cours des devises de façon à provoquer l’inflation et une ruée sur les achats », a-t-il accusé, en pointant du doigt des « fauteurs de troubles de l’intérieur » qui souhaitent provoquer sa chute.

Malgré une santé déclinante, M. Mugabe, 93 ans, qui règne d’une main de fer depuis trente-sept ans sur le Zimbabwe, a décidé de briguer un nouveau mandat l’an prochain.

A en croire l’économiste Prosper Chitambara, cette élection présidentielle risque fort de peser sur le climat financier. « La situation politique génère beaucoup d’incertitudes, d’où la réémergence des marchés parallèles et d’un système à prix multiples », constate-t-il, « et en se rapprochant du scrutin, cette incertitude ne va qu’augmenter ».

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2017 11h04)                

Bitcoin: la Chine resserre son étau, les investisseurs amers

septembre 29, 2017

Le logo du bitcoin dans un magasin à Hong Kong, le 28 février 2014 / © AFP/Archives / PHILIPPE LOPEZ

« Les autorités ne comprennent rien au bitcoin! », peste Zhang Yanhua, créateur d’un fonds d’investissement tué dans l’oeuf à mesure que Pékin resserrait l’étau sur les crypto-monnaies — sonnant le glas d’un vaste marché, alors que les nouveaux bitcoins sont majoritairement créés en Chine.

Entérinant un tour de vis engagé dès le début du mois par le régime communiste, la banque centrale chinoise (PBOC) a sommé mi-septembre les plateformes d’échanges de monnaies virtuelles basées à Pékin et Shanghai de cesser leurs opérations de marché.

Dans son viseur: le bitcoin ou l’ethereum, ces unités électroniques s’échangeant en ligne sans être régulées par aucun pays. Or, deux plateformes chinoises, Okcoin et BTC China, accaparaient fin août 22% du volume planétaire de bitcoins.

BTC China a confirmé qu’il mettrait fin samedi à toutes transactions, cessant les conversions de bitcoins en yuans. Okcoin et Huobi lui emboîteront le pas d’ici fin octobre.

Le coup de semonce a ébranlé les cours mondiaux et fait l’effet d’une douche froide pour la communauté très active des investisseurs locaux.

« Les chances d’un revirement sont minimes », soupire Zhang Yanhua, qui s’est empressé de céder ses bitcoins. Le quinquagénaire avait établi cet été un petit fonds d’investissement consacré aux crypto-monnaies, mort prématurément.

Pour acquérir des monnaies virtuelles, « les canaux d’investissement (en yuans) se raréfient » et l’accès aux plateformes en devises étrangères « va devenir trop compliqué », explique M. Zhang à l’AFP.

D’autres cherchent la parade: les transactions de bitcoins « de gré à gré » entre particuliers prennent leur essor sur les applications de messagerie, où s’aventurent les investisseurs expérimentés. « Trop risqué », tranche Zhang Yanhua.

Pour sa part, Sun Minjie, un investisseur affirmant avoir acheté plus d’une centaine de milliers d’euros de bitcoins, entend les « conserver sur le long terme »: « je n’attends rien du gouvernement (…) Mais la vivacité du marché mondial persiste! Le sort du bitcoin ne dépend pas des autorités chinoises ».

– ‘Instrument criminel’ –

Pourquoi ce durcissement? L’Association nationale de finance internet — émanation de la PBOC — a dressé mi-septembre un violent réquisitoire contre les monnaies virtuelles, accusées d’être « l’instrument d’activités criminelles » comme « le trafic de drogue ».

Par ailleurs, le bitcoin a séduit beaucoup de Chinois ordinaires attirés par l’envolée mirobolante du cours, une popularité qui a généré « des ventes pyramidales, des fraudes financières », regrette Dong Ximiao, économiste à l’Université de Pékin.

Mais la banque centrale, qui a interdit dès début septembre les nouvelles émissions de crypto-monnaies comme moyen de levée de fonds, assure surtout vouloir combattre une « spéculation » qui a « gravement perturbé le système financier ».

« La Chine ne bannit pas le bitcoin, mais les plateformes à fins spéculatives », confirme David Yermack, professeur de finance à l’Université de New York. Pékin s’efforcerait ainsi d’enrayer les « fuites de capitaux », une hémorragie qui pénalise la valeur du yuan.

Quant à l’impact sur les marchés, « on n’observe aucune contagion », assure M. Yermack.

Certes, le cours du bitcoin en dollars avait violemment plongé mi-septembre après l’ultimatum aux plateformes chinoises. Il avait alors glissé sous 3.300 dollars. Mais il s’est repris vigoureusement et avoisinait 4.100 dollars vendredi, selon le Bitcoin Price Index.

– Terrain miné –

Autre sujet d’inquiétude: l’avenir en Chine du « minage », dont les autorités n’ont encore rien dit.

L’expression désigne la création de bitcoins: la devise virtuelle fonctionne selon la technologie du blockchain (« chaînes de blocs »), un protocole informatique dans lequel s’agrègent des blocs de transactions codés et authentifiés.

Un processus long, onéreux, énergivore et exigeant des serveurs puissants. Or, entre 60% et 70% des nouveaux bitcoins sont minés en Chine, où le leader local Bitmain possède d’imposantes infrastructures.

Ces « mineurs » chinois sont dans l’expectative: si le gouvernement s’y attaquait officiellement, « cela réduirait les volumes produits » et déplacerait le minage ailleurs, renforçant le poids d’acteurs occidentaux comme BitFury, observe Greg Revenu, associé du cabinet Bryan, Garnier & Co.

Mais « c’est un sujet distinct des plateformes d’échanges », tempère M. Revenu. « Et à mesure que le spectre des applications du blockchain s’élargit, la Chine aura peut-être un autre regard ».

De fait, le blockchain — une technologie très sécurisée et en principe infalsifiable — se décline déjà dans la sécurité alimentaire, la finance, le fret maritime…

Et Pékin n’entend pas se laisser distancer: le ministère chinois de l’Industrie a annoncé la semaine dernière le lancement d’un laboratoire de recherche… dédié au blockchain.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2017 14h03)