Archive for the ‘Économie’ Category

États-Unis : elle se découvre riche en consultant ses spams

janvier 24, 2022

Laura Spears, 55 ans, est tombée sur un mail lui annonçant qu’elle avait remporté 3 millions de dollars à la loterie, rapporte CNN.

L'Americaine prevoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tot que prevu.
L’Américaine prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu.© SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Promotions de marques inconnues, newsletters insipides, arnaques en tous genres… La rubrique des « mails indésirables » ou spams, pour les anglophones est un véritable cloaque numérique que peu d’internautes daignent consulter. À tort ! Car il peut aussi s’y glisser un mail capable de changer un destin. Laura Spears, une Américaine de 55 ans, peut en témoigner. La quinquagénaire originaire du Michigan a en effet découvert un message lui indiquant qu’elle avait gagné la somme rondelette de 3 millions de dollars à la loterie du 31 décembre 2021, comme l’ont relaté nos confrères de CNN, dimanche 23 janvier.

« Je suis tombée sur une publicité sur Facebook indiquant que le jackpot du Mega Millions devenait assez élevé, donc j’ai aussitôt acheté un ticket », se souvient l’Américaine. Mais les journées passent, l’espoir d’un gain s’amenuise et la routine reprend le dessus. « Quelques jours plus tard, je cherchais un mail introuvable, j’ai donc vérifié le dossier spams dans ma boîte e-mail », poursuit sur CNN Laura Spears. C’est à ce moment-là que le miracle se produit : « C’est alors que j’ai vu un courriel de la loterie m’informant que j’avais gagné le gros lot. »

Retraite anticipée

Laura Spears, qui a réclamé son prix au siège de la loterie la semaine dernière, prévoit de partager ses gains avec sa famille et de prendre sa retraite plus tôt que prévu. Une chose est sûre : elle consultera plus fréquemment ses courriers indésirables.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec/« Fausse route » sanitaire : les quincailleries dévissent l’idée du passeport vaccinal

janvier 20, 2022

« Il faut réapprendre à vivre, à gérer autrement nos entreprises et nos comportements individuels », implore le regroupement des quincailliers dans une lettre ouverte.

L'intérieur d'une quincaillerie.

Environ 120 quincailleries devront demander le passeport vaccinal à leurs clients pour les laisser entrer. Photo: Radio-Canada/Michel Nogue

C’est le coup de massue que redoutait l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT).

Dès lundi, en effet, les grandes surfaces de plus de 1500 m2 devront exiger que les consommateurs présentent leur passeport vaccinal avant d’entrer faire leurs courses. Quincailleries et centres de rénovation compris.

Le président de l’AQMAT, Richard Darveau, craint notamment que les clients non vaccinés, refusés par les grandes enseignes, se ruent vers les plus petits commerces. Où est la logique sanitaire? s’indigne-t-il.

Si vous êtes un entrepreneur en construction, vous allez les prendre où, les matériaux? s’interroge aussi M. Darveau, vent debout face à cette nouvelle mesure pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Le président de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de constructionAQMAT a envoyé une lettre mercredi aux ministres Pierre Fitzgibbon (Économie et Innovation) et Jean Boulet (Travail, Emploi et Solidarité sociale) en leur demandant de revenir sur leur décision.Richard Darveau en entrevue avec Patrice Roy.

Richard Darveau, président de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction Photo : Radio-Canada

Le représentant des quincailliers québécois justifie sa démarche par un sondage express effectué auprès de ses membres.

Pas moins de 69 % d’entre eux considèrent que c’est une mauvaise idée de croire que scinder les commerces en deux catégories réduira la contamination virale et décongestionnera le système de santé, fait valoir M. Darveau dans sa lettre ouverte.

Nos membres appliquent nos gestes barrières, assure-t-il en entrevue avec l’animateur Patrice Roy. Ça se passe très bien. On se demande : pourquoi changer quelque chose qui fonctionne bien?

Deux poids, deux mesures

Sa lettre déroule dix arguments(Nouvelle fenêtre) contre le projet de décret du passeport vaccinal, dont l’application est imminente.

Outre un attirail technique et humain inutilement encombrant, coûteux pour les grands magasins qui n’accueilleront plus de non-vaccinés, la mesure ne fera qu’engorger les petits commerces avec cette clientèle à risque.

Or, les petites quincailleries correspondent à 80 % des points de vente. C’est là où vont aller les non-vaccinés [alors que] les allées sont plus étroites, les plafonds plus bas, fait remarquer le président de l’AQMAT.

Non seulement il y a de quoi élever le niveau d’anxiété des employés de ces commerces et des clients vaccinés, assure-t-il, mais cette mesure risque aussi de mettre en opposition les quincailleries entre elles.

Selon lui, le contrôle du passeport vaccinal pourrait tout bonnement finir par encourager le marché noir.

Il y a certains [membres] qui veulent aller vers la désobéissance. Évidemment, le mot d’ordre, c’est : n’allez pas là, restez dans la légalité, implore le président de l’AQMAT en entrevue télévisée.

Avec Radio-Canada par Maud Cucchi

Afrique centrale : Félix Tshisekedi succède à Denis Sassou N’Guesso à la présidence de la CEEAC

janvier 19, 2022

Le président  congolais, Denis Sassou N’Guesso, a passé le 19 janvier à Brazzaville le témoin à son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), à l’issue de la 20e  conférence.

A l’ouverture de la conférence, le président Denis Sassou N’Guesso a réitéré son appel à l’application de la contribution communautaire à l’intégration. Il a encouragé le Tchad et la République centrafricaine à persévérer dans la voie de la sagesse pour la recherche des solutions aux différends politiques.

« Les présentes assises marquent la fin du premier mandat de la présidence tournante de notre communauté régionale. Les actions déjà entreprises, en vue de la mise en œuvre de toutes les décisions adoptées, constituent de réels mobiles de satisfaction légitime », a déclaré Denis Sassou N’Guesso.

Il a lancé un appel aux pays membres de la communauté pour apporter un appui financier et matériel au Tchad. « Quelles que soient nos difficultés internes, nous ne pouvons pas demeurer les bras croisés alors que certains partenaires extérieurs concrétisent déjà leurs promesses en faveur du Tchad », a souligné le chef de l’État congolais. 

Au total, quatre chefs d’État ont pris part au sommet de Brazzaville au côté du président Denis Sassou N’Guesso. Il s’agit des présidents de l’Angola, de la République centrafricaine, de la RDC et de la Guinée équatoriale.

Dans son discours, le nouveau président de la CEEAC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est engagé à promouvoir le capital humain durant son mandat.

Pour lui, l’investissement dans la formation de la population, la santé et la culture, devrait permettre d’accentuer le développement dans la communauté.

Avec Adiac-Congo par Christian Brice Elion

Sénégal : pourquoi le TER doit être réservé à la classe moyenne

janvier 19, 2022
Le TER reliant Dakar à Diamniadio, le 29 décembre 2021. © Erick Ahounou/AID

En inaugurant le Train express régional qui relie Dakar à Diamniadio, et bientôt Mbour puis Thiès, Macky Sall a laissé entendre que ce mode de transport s’adressait à tous. Mais en réalité, seule la classe moyenne pourra l’emprunter.

Le Train express régional (TER), avancée technologique d’importance, a donc été ré-inauguré en grande pompe le 27 décembre dernier par le chef de l’État sénégalais. Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, l’a aidé à tenir le ruban. Cette fois, le TER roulera tous les jours sans s’arrêter, de la gare du port de Dakar à Diamniadio –  en attendant, affirme Macky Sall, de rejoindre bientôt les villes de Mbour et de Thiès.

Tarifs prohibitifs

Dans des accents de Lider Maximo communiste, le président de la République a annoncé qu’une « aube nouvelle [s’était] levée ». Communisme ? C’est bien le mot juste ! On veut en effet faire accroire, en haut lieu, que ce TER est destiné à convoyer  115 000 voyageurs par jour, dont une majorité de pauvres des banlieues paupérisées. La réalité est autre. Ce TER entièrement climatisé, d’un coût de « 780 milliards [de F CFA] hors taxes » – selon le dossier de presse officiel – devrait être destiné à la seule classe moyenne. Cela doit être dit.

Déjà, les tarifs pratiqués ne sont pas à la portée du goorgorlou lambda, censé l’emprunter plusieurs fois par jour : 500 F CFA pour rallier Thiaroye, 1 500 F CFA pour atteindre Diamniadio. Ensuite, le véritable défi, c’est de convaincre les ménages qui ont une ou deux voitures de s’en priver en semaine afin de contribuer au nécessaire désengorgement de la capitale sénégalaise. Ils emprunteraient ainsi des transports en commun adaptés à leur standing et répondant à leurs légitimes attentes de confort et de propreté.

Laissez les pékins moyens continuer à monter dans les bus Tata et les Ndiaye Ndiaye à 150 F CFA le trajet. Réservez plutôt le TER aux citoyens de la classe moyenne, dont beaucoup ont d’ailleurs quitté le centre-ville pour s’installer dans les villas cossues des poches prospères de banlieues comme Mbao Villeneuve, Malika, Keur Massar…

LA GRATUITÉ DU TER DURANT LES QUINZE JOURS QUI ONT SUIVI SON INAUGURATION N’ÉTAIT QU’UN LEURRE

Actuellement en cours de réalisation, le Bus Rapid Transit (BRT) pourra, lui, être dévolu aux personnes assommées par la quête journalière de la « dépense quotidienne », la fameuse DQ sénégalaise. Mais le gouvernement refuse de l’admettre et s’installe dans le déni, mettant en avant sa volonté farouche de permettre aux plus pauvres de voyager en TER. Comme pour se persuader d’avoir raison, il a ainsi décidé d’attirer le chaland des couches précaires en décrétant sa gratuité durant les quinze jours qui ont suivi son inauguration. Mais ce n’était qu’un leurre.

Améliorer le bilan carbone du TER

Qu’on se le dise (tout cynisme mis à part), toutes les infrastructures publiques ne sont pas accessibles à tous les citoyens. À chacun son transport en commun. Air Sénégal (« esprit Teranga », es-tu là ?) existe bien grâce aux deniers publics, c’est-à-dire grâce aux impôts de tous les contribuables. Mais voyager sous pavillon national n’est pas donné à tout le monde, pas plus pour aller à Paris ou à New York que pour rallier Ziguinchor.

LA VÉRITABLE AVANCÉE ? PERMETTRE AUX NANTIS DE GARER LEURS 4X4 LES JOURS OUVRÉS POUR LES REPRENDRE LE WEEK-END

Pour en revenir au TER, la véritable avancée – maintenant qu’on a préféré ce train urbain à la réalisation d’un train international allant de Dakar à Bamako –, ce n’est pas de lui faire atteindre Thiès ou Mbour. C’est de créer une ligne Dakar Plateau-Ngor Almadies. Pour que les fonctionnaires onusiens et les Sénégalais nantis garent leurs 4X4 pendant les cinq jours ouvrés de la semaine, et les reprennent le week-end pour sortir de Dakar afin de s’aérer.

Oui, la vraie cible du TER devrait être celle-là. Ce serait en plus une bonne occasion d’améliorer le bilan carbone du TER. « Chacun pour soi et Dieu pour tous » ? Que tout le monde s’assoie et q

Ousseynou Nar Guèye

Par Ousseynou Nar Guèye

Éditorialiste sénégalais, fondateur du site Sentract.sn

Que Dieu nous pousse. Quid des Sénégalais non pourvus matériellement ? Ils pourront prendre le TER les week-ends, et pour les grandes occasions où ils s’endimanchent. Voilà. Et à propos, « bonne année » !

Canada-Québec/Vol de données chez Desjardins : l’ex-employé ne voulait « aucune médiatisation »

janvier 18, 2022
Le logo de Desjardins apparaît sur un édifice.

Desjardins a perquisitionné au domicile de son ex-employé en vertu d’une mesure exceptionnelle. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Sébastien Boulanger-Dorval aurait offert de dévoiler l’identité d’une entreprise à qui il avait vendu des informations en échange d’aucune médiatisation et du « chômage ».

Des documents rendus publics par le tribunal lundi à la demande des médias dévoilent de nouveaux détails sur les intentions de l’ex-employé de Desjardins démasqué par l’institution financière au printemps 2019.

On apprend notamment que le 27 mai 2019, Sébastien Boulanger-Dorval aurait eu une deuxième rencontre en moins de 24 heures avec la direction des enquêtes et des technologies de Desjardins, accompagné au téléphone par son avocat.

Lors de cette rencontre, Sébastien Boulanger-Dorval a imploré d’obtenir du chômage et de ne pas avoir d’accusation au criminel ainsi qu’aucune médiatisation de l’événement en échange du nom de la compagnie à qui il a vendu des informations, peut-on lire dans une demande de mandat de perquisition de la Sûreté du Québec (SQ) chez Desjardins.

La veille, Desjardins avait perquisitionné au domicile de son ex-employé en vertu d’une ordonnance de type Anton Piller, une mesure exceptionnelle s’appliquant dans le cadre d’un recours civil, qui oblige une personne à laisser la partie adverse exécuter chez elle une perquisition et une saisie.

Un montant de 30 100 $ aurait été trouvé chez lui ainsi que de nombreuses cartes Visa prépayées. Tard en soirée, Boulanger-Dorval aurait avoué, lors d’une première rencontrequ’il vend[ait] des informations confidentielles et des bases de données relatives à des clients de Desjardins […] depuis quinze (15) mois à raison d’environ une vente aux deux ou trois mois, sans dévoiler toutefois l’identité de l’acheteur.

Un exercice d’évacuation en cas d’incendie redouté

Plus tôt dans la journée du 27 mai 2019, la direction des enquêtes chez Desjardins a craint un moment que Boulanger-Dorval profite d’un exercice d’évacuation en cas d’incendie prévu ce jour-là pour pénétrer à l’intérieur de l’immeuble sans carte d’accès, révèlent les documents obtenus par Radio-Canada.

Une équipe de filature privée mandatée par Desjardins aurait aperçu Sébastien Boulanger-Dorval se rendre au 150, des Commandeurs, à Lévis, et qu’il a été perdu de vue à cet endroit. La carte d’accès de l’ex-employé au siège social avait été désactivée.

Étant donné le risque de destruction de la preuve, un conseiller en cybermenaces aurait pris place au bureau de Sébastien Boulanger-Dorval afin de protéger les biens à son bureau puisqu’il y avait plusieurs personnes qui rôdaient autour […] et que Sébastien Boulanger-Dorval aurait appelé une personne pour lui demander d’aller à son bureau chercher quelque chose.

Le bureau de travail de l’ex-employé aurait été fouillé par des enquêteurs de Desjardins durant la pratique d’incendie alors que les autres employés n’étaient pas présents.

C’est une transaction suspecte survenue à Laval en décembre 2018 qui a éveillé les soupçons de Desjardins, qui a porté plainte auprès du Service de police de Laval (SPL).

L’enquête de la SQ a commencé en juin 2019. Elle porte sur de possibles infractions de vol d’identité, de trafic de renseignements identificateurs, de fraude de plus de 5000 $ et d’infraction au profit d’une organisation criminelle.

L’ex-employé de Desjardins ne fait encore face à aucune accusation.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily

Congo-Présidence de la République: le chef de l’Etat attendu le 20 janvier à Pointe-Noire

janvier 12, 2022

L’information a été officiellement donnée par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, à l’occasion d’une séance de travail qu’il  a eue   le 11 janvier dans la ville océane avec les autorités civiles et militaires.

Le Premier ministre s’adressant aux autorités civiles et militaires de Pointe-Noire / Adiac

Au cours de son séjour de travail à Pointe-Noire, le président de la République  visitera quelques ouvrages réalisés, notamment le nouveau siège du Port autonome, l’hôpital général du quartier Patra situé dans le sixième arrondissement Ngoyo, les travaux des voiries urbaines au quartier Mboukou dans le troisième arrondissement Tié-Tié, a annoncé le Premier ministre.

En plus de cette séance de travail, Anatole Collinet Makosso  a aussi rencontré, au siège du quatrième arrondissement Loandjili, les membres de son parti, notamment le Parti congolais du travail (PCT), pendant qu’il est allé officiellement déposé sa candidature pour les prochaines  échéances législatives. 

«Chez nous, au PCT, il y a toujours une discipline qui fait que le candidat à une élection soit choisi et accompagné par la base. Ainsi, il était important pour nous, pendant cette période de dépôt des candidatures, de revenir à la base pour déposer le tablier  et dire que nous restons disponibles au service du parti. En déposant notre candidature, nous exprimions notre intention de continuer à servir le PCT au niveau des instances électives législatives et locales. C’est une question de discipline, c’est un devoir de redevabilité», a-t-il signifié.

Anatole Collinet Makosso est membre du bureau politique du PCT et député de la première circonscription électorale du quatrième arrondissement, Loandjili.  

 Avec Adiac-Congo par Séverin Ibara

Mines : le Congo exportateur de l’or et du diamant

janvier 11, 2022

Les exportations minières représentent 155 millions de dollars, soit environ 91 milliards FCFA, et 0,06% du total des revenus du secteur extractif. Pour la première fois dans son rapport sur la transparence des industries extractives, la République du Congo a précisé le volume de la production artisanale de l’or et du diamant.  

Florent Michel Okoko face aux médias/Adiac

Devant la presse pour présenter les conclusions du rapport 2019 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le 10 janvier à Brazzaville, le secrétaire permanent du comité national, Florent Michel Okoko, a fait état de l’artisanat minier et la nécessité d’en assurer la traçabilité, pour une meilleure transparence du secteur.

Il faut ajouter à cela que le Congo dispose d’un potentiel diamantifère encore sous-évalué qui se trouve essentiellement dans les zones de socle du Kouilou, du Chaillu ou de Kellé Mbomo (département de la Cuvette-Ouest), où le diamant est produit conjointement à l’or. Selon les études officielles, d’autres zones dans la Likouala, la Cuvette-Ouest, le Niari et la Lékoumou sont aussi réputées pour leur potentiel diamantifère. Ces zones couvrent une surface estimée à plus de 26000 km², d’un ordre de grandeur d’environ 8 millions de carats.

En prenant en compte l’artisanat minier dans le périmètre du récent rapport ITIE, à en croire Florent Michel Okoko, le gouvernement congolais veut doper la production de ces minerais et l’exportation des ressources minières, tout en garantissant la transparence des revenus. Pour mémoire, le pays a adhéré au processus Kimberley en 2003 et a été suspendu un an après. Il a été réintégré au processus en 2007 avec depuis une reprise significative des exportations de diamants.

Des gisements d’or sont exploités de façon artisanale dans le bassin côtier du Kouilou, les localités de Kellé, Mbomo et Elogo (Sangha). La production du métal noble est estimée à dix tonnes, de même valeur que des carats connus ailleurs en Afrique centrale et aux « ceintures de roches vertes du panafricain ». Des traces d’or sont aussi signalées à Zanaga (Lékoumou) et à Mayoko (Niari).

En matière d’industrie minière, le Congo est donc toujours en phase de développement avec une seule société en phase de production effective, à savoir la Société de recherche et d’exploitation minière, installée à M’Fouati, dans le département de la Bouenza. La plupart des sociétés minières ont achevé leurs phases de recherches géologiques, ainsi que leurs études de faisabilité identifiant les infrastructures qui devront être construites pour réaliser l’exploitation.

« Le secteur pourrait être amené à tenir une place de tout premier ordre, si toutefois les prix des matières premières (fer, cuivre, potasse et phosphate) remontent à un niveau satisfaisant et que des solutions de financement des infrastructures de transport et d’énergie soient mises en place », conclut le rapport.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

Mali : la junte dénonce des « sanctions illégales et illégitimes »

janvier 10, 2022
Assimi Goïta, ici lors d’une précédente réunion de la Cedeao, à Accra, le 15 septembre 2020. © Reuters/Francis Kokoroko

La réaction de Bamako ne s’est pas faite attendre. Quelques heures après que la Cedeao a brutalement durci sa position vis-à-vis des autorités de transition, le porte-parole du gouvernement a répliqué à la télévision nationale. Il dénonce l’influence de « puissances extrarégionales ».

Entre la Cedeao et les autorités maliennes, le bras de fer, bel et bien engagé, est de plus en plus tendu. La vivacité de la réponse de Bamako est à la hauteur de la dureté des mesures décidées par l’organisation ouest-africaine, le 9 janvier à Accra. « Le gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes », a affirmé le soir-même, à la télévision nationale, le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement.

Sanglé dans son uniforme, il a également annoncé le rappel des ambassadeurs accrédités dans les pays membres de la Cedeao ainsi que la fermeture des frontières terrestres et aériennes avec ces pays. « Le gouvernement du Mali regrette que des organisations sous-régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extrarégionales aux desseins inavoués », a-t-il ajouté, sans nommer ces « puissances ».

Grande sévérité

Le 9 janvier, la Cedeao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont adopté toute une série de mesures économiques et diplomatiques à l’encontre du Mali, destinées à sanctionner la junte, qui souhaite se maintenir au pouvoir plusieurs années encore. Alors que le gouvernement de transition s’était, dans un premier temps, engagé à organiser des élections présidentielle et législatives le 27 février 2022, il envisage désormais de ne rendre le pouvoir que dans un délai allant de six mois à cinq ans.

La proposition de la junte malienne d’organiser la présidentielle en décembre 2026 est « totalement inacceptable », estime la Cedeao. Elle « signifie qu’un gouvernement militaire de transition illégitime prendra le peuple malien en otage au cours des cinq prochaines années ».

La Cedeao a aussi décidé de couper son aide financière et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tout en maintenant les échanges commerciaux en ce qui concerne les produits de première nécessité. Les pays membres vont rappeler leurs ambassadeurs au Mali. Ces sanctions prennent effet immédiatement, ont-ils précisé. Elles ne seront levées progressivement que lorsque les autorités maliennes présenteront un calendrier « acceptable » et que des progrès satisfaisants seront observés dans la mise en œuvre de celui-ci.

Ces sanctions sont plus rigoureuses encore que celles qui avaient été adoptées après le putsch d’août 2020 et qui, en pleine pandémie, avaient été durement ressenties. Elles avaient alors forcé la junte à s’engager à rendre le pouvoir aux civils dans un délai de dix-huit mois maximum suivant des élections.

Une « plaisanterie »

Invoquant l’insécurité persistante qui prévaut dans le pays, la junte se dit aujourd’hui dans l’incapacité d’organiser des élections présidentielle et législatives comme prévu à la fin de février 2022. Elle souligne la nécessité de réformes préalables pour que les scrutins ne soient pas contestés, à l’instar des précédents. Pressentant le courroux ouest-africain, la junte avait dépêché le 8 janvier à Accra Abdoulaye Diop, son ministre des Affaires étrangères, ainsi que le colonel Abdoulaye Maïga, les chargeant de soumettre à leurs interlocuteurs un calendrier révisé.

« La contre-proposition malienne est une transition de quatre ans. C’est une plaisanterie », souligne un haut responsable ghanéen, dont le pays assure actuellement la présidence de la Cedeao. Selon les informations de Jeune Afrique, les ministres maliens ont proposé que les cinq années de pouvoir supplémentaires qu’ils demandaient soient ramenées à deux.

Pour l’organisation, dont la crédibilité est en jeu, il s’agit de défendre le principe fondamental de gouvernance, de faire cesser « la contagion du fait accompli » et de contenir l’instabilité régionale. C’était la huitième fois depuis août 2020 (sans compter les sommets ordinaires) que les dirigeants ouest-africains se retrouvaient, en présentiel ou en visioconférence, pour parler spécifiquement du Mali (et de la Guinée, qui, en septembre 2021, a également connu un putsch). La Cedeao avait déjà suspendu le Mali de ses organes de décision. Elle lui avait imposé un gel de ses avoirs financiers et avait édicté une interdiction de voyager à cent cinquante personnalités maliennes, coupables selon elle de faire obstacle aux élections. Ces sanctions restent en vigueur.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : Bingerville en plein boom

janvier 8, 2022
Dans certains quartiers, les nouveaux bâtiments poussent à la vitesse de l’éclair. © Issam Zejly pour JA

L’ancienne capitale du pays (1900-1933) concentre depuis moins de dix ans une activité immobilière intense. Logements sociaux, économiques ou de haut standing foisonnent à la lisière d’Abidjan.

La forte congestion et la cherté des logements à Abidjan – la capitale économique – ont favorisé un boom immobilier dans ses banlieues. Bingerville, l’ancienne capitale (1900-1933), bénéficie de ce développement né de la croissance économique soutenue observée au cours des dix dernières années. Une croissance qui a engendré l’émergence d’une classe moyenne saisissant toutes sortes d’opportunités pour acquérir un logement décent. La proximité de cette cité, située à 30 kilomètres du centre-ville d’Abidjan, en fait un endroit prisé par les promoteurs immobiliers et les acquéreurs, au point qu’aujourd’hui ancienne et nouvelle capitale se confondent.

Signalisation et bitumage

Forêts et végétation ont disparu au profit des chantiers à ciel ouvert et de grands terrassements. « Avant, on ne parlait de Bingerville que pour son hôpital psychiatrique. Avec le développement de l’immobilier, tout a changé », explique un habitant de longue date. L’ouverture de l’hôpital Mère-Enfant de la première dame Dominique Ouattara a aussi rendu la cité encore plus attractive. La ville, longtemps confinée autour de l’unique artère qui la traversait de part et d’autre – l’avenue Nampé-Dioulo –, a connu de grandioses extensions. Le bitume cabossé d’autrefois a été remplacé, une « deux fois deux voies » a été construite et quelques rues secondaires ont été reprofilées.

PLUSIEURS PROGRAMMES DE CONSTRUCTION DU GOUVERNEMENT, D’ABORD ANNONCÉS COMME DES LOGEMENTS SOCIAUX, SE SONT MUÉS EN PROGRAMMES ÉCONOMIQUES, VOIRE DE HAUT STANDING

Une signalisation des voies de la ville a même été réalisée pour mieux guider les nouveaux venus. Mais les anciens repères demeurent, comme le carrefour Bandji, ou la rue Poto-Poto. Ce n’est pas par hasard si le gouvernement a décidé de bâtir un tribunal de première instance, financé par la France à plus de 5 milliards de francs CFA, qui sera le troisième dans le district d’Abidjan après celui du Plateau et celui de Yopougon. Un centre d’observation des mineurs y est prévu.

Désenclavement programmé

La disponibilité foncière, malgré quelques litiges, est une motivation supplémentaire. Plusieurs programmes de construction du gouvernement, d’abord annoncés comme des logements sociaux, se sont mués en programmes économiques, voire de haut standing, excluant une partie de la population à faible revenu. Il s’agit souvent de productions en masse des maisons pilotées par des opérateurs qui ont obtenu des contrats de l’État.

AUX HEURES DE POINTE, LES RÉSIDENTS VIVENT UN CALVAIRE POUR ATTEINDRE ABIDJAN ET PASSENT PARFOIS DES HEURES DANS LES BOUCHONS

Et l’attractivité de Bingerville ne devrait pas se démentir au cours des prochaines années : le gouvernement prévoit plusieurs projets de désenclavement de cette zone, qui est une presqu’île. Un projet de pont est sur la table pour enjamber un bras de la lagune Ébrié et rejoindre Grand-Bassam. Cette infrastructure évitera aux riverains de traverser tout Abidjan pour se rendre à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny. Un deuxième pont verra le jour pour relier Bingerville à Bonoua, sur la route d’Assinie ; la cité balnéaire du sud-est étant un haut lieu de villégiature, prisé tant par les grosses fortunes que par les cadres supérieurs.

Loyers et acquisitions à des prix abordables

Le boom de l’immobilier est également favorisé par les prix abordables des loyers ou des acquisitions, dont les résultats sont observables dans les quartiers comme Eloka, Adjamé-Bingerville, Marina, Bregbo résidentiel. Les maisons y poussent à un rythme accéléré, parfois à la vitesse de l’éclair. Autre projet d’envergure : la construction d’une infrastructure initiée par le gouvernement en prélude à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de Football en 2023, dénommée « la voie de contournement », « la Y4 », ou encore « la rocade », qui partira des encablures de l’aéroport d’Abidjan, passera par plusieurs communes et aura une jonction non loin de Bingerville. Un projet financé en partie par la Banque mondiale, et dont les retombées bénéficieront à Bingerville, qui deviendra encore plus attractive.

Car, à l’heure actuelle, et malgré tous les travaux d’infrastructures routières, la ville reste partiellement enclavée. Aux heures de pointe, les résidents vivent un calvaire pour atteindre Abidjan et passent parfois des heures dans les bouchons. La ville continue d’ailleurs de susciter la convoitise des groupes de BTP : actuellement, six promotions immobilières sur dix en cours dans le district d’Abidjan se trouvent à Bingerville.

MALGRÉ LA MULTITUDE DE PROGRAMMES, RIEN N’EST PRÉVU POUR LE MOMENT CONCERNANT L’IMPLANTATION DE CENTRES COMMERCIAUX OU DE LIEUX DE LOISIRS

L’entreprise Opes Holding, fondée par l’homme d’affaires Siriki Sangaré, président de la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agréés de Côte d’Ivoire (CNPC-CI), développe par exemple un projet de 15 000 logements. « Bingerville est une cité pour l’avenir. L’air est encore pur et il n’y a pas d’industrie polluante. Ce sera l’endroit où il faudra être au cours des prochaines années », confie-t-il. Cette explosion de l’immobilier n’a pourtant pas encore atteint les objectifs du gouvernement. Fin septembre, le Premier ministre Patrick Achi a rencontré les promoteurs bénéficiaires des contrats de l’État pour les réalisations des logements, dans le but de faire avec eux un point à mi-parcours et surtout d’évoquer les difficultés du secteur.

« The place to be »

Le développement de l’immobilier présente en effet quelques failles. Malgré la multitude de programmes, rien n’est prévu pour le moment concernant l’implantation de centres commerciaux, qui éviteraient aux résidents de parcourir plusieurs kilomètres pour s’approvisionner. Des lieux de loisirs manquent aussi aux acquéreurs. Issouf Doumbia, le maire de la ville, se veut pourtant confiant : « Bingerville sera bientôt “the place to be”. Des projets de construction de lieux de loisirs, de restauration et de tourisme sont en réflexion, tout le long de la lagune. » Pour le maire, ces transformations permettront à ses concitoyens de ne plus se rendre à Abidjan que pour travailler. Un vrai changement pour celle qui fut longtemps considérée comme une simple cité-dortoir, dont l’unique attraction était le parc botanique et ses nombreuses espèces florales.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Port de Pointe-Noire : Congo Terminal manipule un million de conteneurs en 2021

janvier 5, 2022

Filiale du groupe Bolloré, Congo Terminal, concessionnaire du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire, a traité 1 003 734 conteneurs EVP en 2021.

Un navire au Port de Pointe-Noire

Dans un communiqué publié Le 5 janvier, Congo Terminal explique que cette performance illustre les investissements réalisés dans l’amélioration des installations du Port de Pointe-Noire.

Pour le directeur général de ce port, Séraphin Bhalat, ce résultat témoigne de la réussite du partenariat entre Congo Terminal et le port. « A présent que nous avons franchi ce seuil symbolique, notre ambition est de devenir un hub de transbordement pour favoriser l’essor de l’économie nationale et de la sous-région mais aussi un smart port soucieux de l’environnement », a-t-il déclaré.

Depuis 2009, date de la mise en concession du terminal à conteneurs du port de Pointe-Noire, Bolloré a déjà investi 400 millions d’euros dans l’acquisition des infrastructures et des équipements.

A en croire Congo Terminal, les investissements consentis ont permis d’élargir les quais d’accostage et de porter leur profondeur à 15 m. Dans la même optique, le Port de Pointe-Noire a été équipé de six portiques de quais et de dix-huit portiques de parcs.

Il y a eu aussi l’aménagement des aires de stockage, d’une zone logistique multimodale reliée au réseau du Chemin de fer Congo océan et d’un atelier technique pour les opérations de maintenance.

« Nous avons fait le choix d’étendre nos engagements pour englober toutes les parties prenantes par le biais d’une politique RSE ambitieuse. En témoigne la création du label Green Terminal par Bolloré Ports, une démarche validée par le Bureau Véritas… », a expliqué le directeur général de Congo Terminal, Anthony Samzun.

L’un des ports les plus importants en eau profonde dans le golfe de Guinée, le Port de Pointe-Noire est considéré comme la porte d’entrée de l’Afrique centrale. 

Avec Adiac-Congo par Christian Brice Elion