Archive for the ‘Économie’ Category

Le Parlement européen valide le budget de l’UE pour 2020

novembre 27, 2019

Le budget est en hausse de 1,5% par rapport à 2019, à 168,7 milliards d’euros.

Le Parlement européen a validé ce mercredi le budget de l’Union européenne pour l’année 2020, après avoir obtenu une hausse des moyens accordés au climat, à la recherche et au programme Erasmus.

A une très large majorité (543 voix pour, 136 voix contre), les eurodéputés, réunis en session plénière à Strasbourg, ont donné l’aval final à ce budget, qui a été promulgué dans la foulée par le président du Parlement européen, l’Italien David Sassoli. Au terme de trois semaines de difficiles négociations, le Parlement européen avait arraché le 18 novembre aux Etats membres une augmentation de 850 millions par rapport à la proposition de la Commission européenne pour financer la lutte contre le réchauffement climatique, la numérisation et les programme Erasmus+ pour les jeunes.

Dernier budget annuel avant le cadre financier pluriannuel 2021-2027 en cours de discussion, le budget de l’année 2020 compte un niveau global de crédits d’engagements pour les dépenses futures de 168,7 milliards d’euros (+1,5% par rapport à 2019). Les paiements à faire au cours de l’exercice augmentent eux de 3,4% à 153,6 milliards d’euros.

Par Le Figaro avec AFP

Le pape admet un scandale de corruption dévoilé en interne

novembre 26, 2019

Le pape François a reconnu mardi l’existence d’un scandale de corruption au sein du Vatican, tout se félicitant du bon fonctionnement des mécanismes d’alertes internes nés de réformes.

Contre toute attente, le pape est entré dans le vif d’un «scandale» qui a conduit début octobre à des perquisitions et à la suspension provisoire de cinq suspects, dont le numéro deux de l’autorité anti-blanchiment (AIF) et un prélat de la Secrétairerie d’Etat, le gouvernement du Vatican. L’enquête menée par la justice vaticane étudie le circuit opaque d’acquisition d’un immeuble de prestige en plein coeur de Londres grâce aux dons faits à l’Eglise, pour traquer de possibles actions de «corruption». «On a fait des choses qui n’étaient pas propres» et «ce n’est pas bien que cela arrive au Vatican», a admis le souverain pontife, au cours d’une conférence de presse dans l’avion le ramenant du Japon. «C’est la première fois qu’au Vatican, une chose est découverte de l’intérieur et non de l’extérieur. C’est arrivé si souvent de l’extérieur, avec beaucoup de honte», a-t-il noté.

«Cela a été mis au jour grâce aux mécanismes internes qui ont commencé à fonctionner et que le pape Benoît XVI avait commencé à mettre en place», s’est félicité le cardinal argentin Jorge Bergoglio, choisi en 2013 pour poursuivre des réformes de transparence des finances vaticanes. «Je rends grâce à Dieu parce que le système de contrôle du Vatican fonctionne bien», a-t-il insisté. Et pour appuyer son propos, le pape a décrit la genèse de la dénonciation. L’affaire, dévoilée par la presse italienne, avait jusqu’alors été commentée à minima par le Vatican. «C’est le réviseur des comptes internes qui a dit: +ici, il y a quelque chose de mauvais+», a raconté le souverain pontife. A ce contrôleur qui lui a livré des noms de suspects, le pape a recommandé de saisir le procureur.

«De cela j’ai été content, parce qu’on voit que l’administration vaticane a maintenant les ressources pour éclaircir les mauvaises choses», a-t-il confié. Le procureur du Vatican tombé sur des éléments «obscurs» lui a ensuite demandé l’autorisation de procéder à des perquisitions dans cinq bureaux. «A ce jour, même si la présomption d’innocence demeure, les capitaux ne sont plus administrés par eux», a stipulé François. Quant aux cinq personnes soupçonnées de corruption, elles seront entendues d’ici un mois. Le pape a laissé entendre que l’acquisition de l’immeuble londonien, en cours d’étude, n’était pas forcément irrégulière.

Investissements moraux

Et il a expliqué qu’il n’y avait rien de répréhensible à faire fructifier les dons des fidèles à travers de bons investissements immobiliers. Les dons abondent le «Denier de Saint-Pierre» qui alimente ensuite des œuvres de charité et le fonctionnement du Saint-Siège. «Les sommes du Denier de Saint-Pierre: qu’en faire? Je les mets au coffre ? Non, ce serait une mauvaise administration. Je cherche à faire un investissement» pour maintenir ou accroître la collecte annuelle, a décrit celui qui pourfend régulièrement la spéculation financière.

Il a noté que les investissements devaient bien sûr être moraux: «investir le Denier de Saint-Pierre sur une usine d’armement, ça ne va pas!». Mais aussi prudents et diversifiés, ce qu’on appelle en Argentine des investissements «de veuve», a-t-il dit. Le scandale a notamment conduit au départ du président de l’autorité anti-blanchiment du Vatican, le Suisse René Brülhart, juste avant le voyage du pape en Asie. Le responsable avait défendu son numéro deux, inscrit dans la liste des suspects. Il semblerait que l’AIF «n’ait pas contrôlé les délits des autres», a glissé le pape, qui va annoncer le nom du nouveau président dans les prochaines jours, «un magistrat de très haut niveau juridique et économique

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Grève du CN : des pénuries alimentaires dès la semaine prochaine?

novembre 23, 2019

Alors que la grève au Canadien National (CN) se poursuit, des spécialistes du transport et de la distribution alimentaire estiment que des pénuries pourraient survenir dans les magasins dès la semaine prochaine.

© Eva Plevier
 

Vendredi, le conflit du travail au CN, qui détient près de 53 % des voies de chemin de fer au pays selon un document de Transport Canada, est entré dans son quatrième jour. Les effets sur l’approvisionnement de certains magasins commencent à se faire sentir, d’après Sylvain Charlebois, professeur de distribution et politiques agroalimentaires à l’Université Dalhousie à Halifax.

Certains magasins reçoivent moins de conteneurs. Certains Costco qui reçoivent normalement six à huit conteneurs par jour n’en reçoivent plus depuis quelques jours, dit-il.

À ce rythme, et si les activités du CN ne reprennent pas, le spécialiste s’attend à voir de moins en moins de produits dans les magasins. Je ne serai pas surpris de voir certaines tablettes se vider en début de semaine prochaine. Dans le domaine agroalimentaire, ce seront probablement les produits transformés non périssables qui viendraient à manquer en premier. La plupart des produits périssables sont transportés par voie routière, souligne-t-il.

Économie à flux tendu

L’ancien directeur de l’Institut des transports à l’Université du Manitoba, Barry Prentice, anticipe que dix jours après le début de la grève, nous aurons de sérieux problèmes.

Cette situation peut être accentuée par le fait que beaucoup d’entreprises, de magasins et de commerces fonctionnent en flux tendu, ce qui veut dire que les stocks de produits sont réduits au maximum.

Dans notre système économique, personne ne veut avoir de grosses réserves et, par conséquent, on dépend alors beaucoup du système de transport pour déplacer les produits, explique-t-il.

«C’est une stratégie efficace quand tout va bien!» – Barry Prentice, ancien directeur de l’Institut des transports à l’Université du Manitoba

Peu de produits alimentaires transportés par train

Néanmoins, les Canadiens ne devraient pas se retrouver sans nourriture dans les magasins de si tôt. En effet, peu de produits alimentaires sont transportés par train.

Ce sont surtout les produits de gros qui sont acheminés par wagon, relève Barry Prentice. Les produits agricoles bruts comme le blé, ou encore les produits miniers, forestiers et pétroliers sont les principales marchandises transportées par train, selon Statistique Canada.

Mais les volumes sont importants et la plupart sont destinés à l’exportation, ajoute Barry Prentice. Il faut se rappeler que ce n’est pas seulement une usine de transformation du grain à Montréal qui va souffrir, mais c’en est aussi une en Indonésie qui n’obtiendra pas son grain à temps. Cela met à mal la fiabilité canadienne auprès des acheteurs internationaux.

Le Manitoba préoccupé pour l’approvisionnement de Churchill

Du côté du Manitoba, on ne semble pas s’attendre à avoir de pénuries de produits sous peu. Selon un communiqué de la province, l’inquiétude est plutôt du côté des exportations agricoles.

Toute réduction du service ferroviaire du CN aura un impact significatif sur notre économie, particulièrement dans l’agriculture. Le port de Thunder Bay est très important pour le Manitoba et sa fenêtre d’exportation se ferme alors que le gel [du lac Supérieur] approche. Un service maximal est critique pour nous à cette période de l’année, indique un porte-parole provincial.

Le porte-parole ajoute cependant que le Manitoba est préoccupé par le fait que l’approvisionnement des communautés le long de la ligne de chemin de fer allant à Churchill, ainsi que Churchill et son port, soit menacé si la grève se prolonge.

Radio-Canada.ca par Thibault Jourdan

Afrique centrale : sommet extraordinaire de chefs d’Etat sur l’avenir du franc CFA

novembre 22, 2019

Le président camerounais Paul Biya a présidé vendredi à Yaoundé l’ouverture d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), qui regroupe six pays, pour débattre notamment de l’avenir du franc CFA. Après les pays d’Afrique de l’Ouest, c’est au tour de l’Afrique centrale de questionner la pertinence d’une monnaie aux réserves de change déposées en France et convertible en euro, présentée par certains comme «héritée de la colonisation». «Les présentes assises nous donnent à nouveau l’occasion d’échanger et d’arrêter des mesures complémentaires pouvant consolider le redressement économique de notre sous-région», a déclaré Paul Biya.

Le sommet de Yaoundé, qui doit s’achever vendredi, est consacré notamment à la situation économique des pays de la Cémac que sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Dans un dossier de presse transmis à l’AFP, la présidence camerounaise a indiqué que l’avenir du franc CFA faisait aussi partie des thèmes inscrits à l’ordre du jour des travaux des chefs d’Etat qui se déroulent à huis clos.

Frein au développement ?

«La monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’Etat de la zone Franc», a écrit la présidence camerounaise. Cette monnaie «est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement», a-t-elle ajouté. «Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations», a poursuivi la présidence camerounaise, sans préciser quelle était la position du Cameroun.

La zone franc est constituée des pays de la Cémac et de ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), où certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie. En Afrique centrale, les dirigeants sont plus réservés sur la question.

Cinq chefs d’Etat sur les six que compte la Cémac prennent part au sommet de Yaoundé. Il s’agit du Camerounais Paul Biya, du Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, du Congolais Denis Sassou Nguesso, de l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et du Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est représenté par son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

Par Le Figaro avec AFP

La France et l’Italie, toujours mauvais élèves de la zone euro

novembre 20, 2019

Bruxelles épingle les budgets des pays qui ne fournissent pas assez d’efforts pour réduire leurs dettes.

Emmanuel Macron n’avait-il pas désamorcé la critique à l’avance en la qualifiant de « débat d’un autre siècle » ?

La France se retrouve, comme prévu, aux côtés de l’Italie, dans un petit groupe de pays membres de la zone euro épinglés pour leur non-respect des règles du Pacte de stabilité et de croissance dans leurs budgets. Paris se distingue même en étant le seul à afficher cette année un déficit supérieur à la fameuse norme de 3 %, conspuée par le président de la République dans une interview à The Economist il y a quinze jours.

La Commission de Bruxelles ne déterre pas la hache de guerre pour autant. Elle note que la prévision de déficit (3,1 %) est proche du seuil toléré, temporaire et due à l’impact d’une seule mesure (la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse permanente de la con­tribution sociale des employeurs). Pour la première fois depuis la création de l’euro, aucun État membre ne fait l’objet d’une procédure pour déficit excessif.

Bruxelles cherche à se montrer conciliante, tant avec la France qu’avec l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, également tancées car elles n’ont « pas utilisé suffisamment les bonnes conditions économiques pour réduire leurs dettes et ne comptent pas le faire en 2020, ce qui les place en position de risque en cas de choc financier », selon Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission. Contrairement au Portugal, à la Slovénie, à la Slovaquie ou à la Finlande, sur la bonne voie, tout en restant parmi les pays qui risquent d’enfreindre les règles de l’euro l’an prochain.

Révision des règles

Pierre Moscovici, commissaire à l’Économie sortant dans l’équipe de Jean-Claude Juncker, souligne la « flexibilité » adoptée dans « l’application intelligente de nos règles communes en tenant compte des situations nationales ». Cela ne l’empêche pas de regretter « l’absence d’effort structurel » de la France, qui « implique une stabilisation de la dette à un niveau très élevé, proche de 100 % du PIB, mais pas de réduction ». Pire encore pour l’Italie, à 136,8 % l’an prochain et 137,4 % prévus en 2021.

Cela tombe bien: le successeur de Moscovici dans l’équipe d’Ursula von der Leyen n’est autre que l’ancien premier ministre italien Paolo Gentiloni, partisan d’une réforme des critères de Maastricht sur l’euro. La future présidente de la Commission, qui devrait prendre ses fonctions le 1er décembre, s’est toutefois d’ores et déjà targuée d’un « consensus » sur ces règles « claires », offrant suffisamment de marges de manœuvre. Il n’empêche, le débat, dans lequel s’est engouffré le chef de l’État français, fait rage en vue d’une possible révision l’an prochain.

À l’aune de ces critères contestés, neuf pays se classent parmi les bons élèves, dont l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, Malte ou l’Autriche, mais aussi l’Irlande, la Grèce et Chypre, dont ce n’était pas le cas il y a encore peu de temps. Les tout premiers de la classe, Berlin et La Haye, sont une nouvelle fois appelés par la Commission à en « faire beaucoup plus » pour utiliser leurs « excédents absolument gigantesques » dans la relance d’une économie européenne en ralentissement.

Le Figaro.fr par Florentin Collomp

Sept Français sur dix préfèrent avoir froid qu’allumer le chauffage

novembre 17, 2019

 

Une enquête Odoxa révèle que 71% des Français allument le plus tard possible le chauffage, poids lourd dans le budget électricité.

Selon une enquête Odoxa publiée mardi 12 novembre, 71% des Français redoutent l’arrivée de l’hiver, au point de se passer de chauffage. En cause, le montant de la facture qui grimpe, à mesure que les températures baissent.

Le chauffage occupe 62% de la consommation électrique des Français selon EDF.

Les plus précaires sont les premiers à en faire les frais. D’après l’étude, 76% des retraités et 79% des foyers gagnant entre 1500 et 2500 euros mensuels sont les plus poussés à ce «choix» d’économie.

34% des sondés préfèrent en outre ne chauffer que certaines pièces, 8% n’allumer les radiateurs que pendant les heures creuses.

Par Le Figaro.fr

Les Chinois dépensent 1 milliard de dollars en 68 secondes sur Alibaba

novembre 11, 2019

 

Ce cap avait été atteint en 85 secondes l’année dernière, pour la «journée des célibataires» en Chine. 27 milliards d’euros avaient été dépensés en 24 heures.

Un compteur affiche la balance des ventes du 11 novembre en Chine, «journée des célibataires». AFP

Soixante-huit secondes: c’est le temps que les consommateurs chinois ont mis dans la nuit de dimanche à lundi pour dépenser en ligne leur premier milliard de dollars lors de la traditionnelle «Fête des célibataires», considérée comme la plus grosse opération mondiale de soldes, a annoncé le géant du secteur Alibaba.

A 00h00 précises, des millions de consommateurs se sont rués sur leur ordinateur ou leur téléphone portable dans l’espoir de bénéficier d’alléchantes remises sur toute une gamme de produits, de l’électronique au prêt-à-porter, en passant par les chaussures ou l’ameublement.

Alibaba et les autres groupes chinois de commerce électronique ont pris l’habitude depuis 2009 d’annoncer des rabais à chaque 11 novembre, jour surnommé la «Fête des célibataires» en raison de la répétition du chiffre «un» (11/11). Cette frénésie d’achats dépasse en valeur celle du «Black Friday», le vendredi qui suit la fête de Thanksgiving fin novembre aux États-Unis. La Fête des célibataires, qui sont censés disposer d’un fort pouvoir d’achat, est ainsi le plus gros événement mondial du secteur de la distribution.

Sur les seules plateformes d’Alibaba, 7 milliards de yuans (1 milliard de dollars) ont donc été dépensés en l’espace de 68 secondes… encore plus vite que l’an dernier, quand ce cap avait été atteint en 85 secondes. Ce chiffre correspond à la valeur totale des marchandises achetées sur ces plateformes, y compris les frais d’expédition.

Le cap des 100 milliards de yuans (13 milliard d’euros) a été franchi en une heure, 3 minutes et 59 secondes très exactement, soit 43 minutes de moins que l’an dernier, a assuré Alibaba, qui représente à lui seul la moitié du commerce électronique en Chine. La vigueur des achats du 11 novembre est scrutée par les économistes qui y cherchent des indices quant à la robustesse de l’économie du pays, en proie à la guerre commerciale lancée par les États-Unis de Donald Trump.

L’an dernier, le chiffre d’affaires total de la journée du 11 novembre communiqué par Alibaba faisait état de 213,5 milliards de yuans (27 milliards d’euros) de ventes en l’espace de 24 heures. Il s’agissait d’un ralentissement du rythme de progression d’une année sur l’autre: le chiffre d’affaires avait en effet augmenté de 27% seulement sur 2017, contre +39% l’année précédente.

Le groupe de l’excentrique milliardaire Jack Ma, qui vient de prendre sa retraite, espère lever 15 milliards de dollars US à Hong Kong, lors d’une introduction en Bourse qui pourrait intervenir prochainement, a rapporté vendredi l’agence Bloomberg.

Par Le Figaro avec AFP

Sécheresse en Afrique: 45 millions de personnes menacées d’insécurité alimentaire

octobre 31, 2019

 

Un total de 45 millions de personnes vont se retrouver en situation de grave insécurité alimentaire dans les six mois en Afrique australe à cause de la «pire sécheresse» affectant la région en trente-cinq ans, a annoncé jeudi 31 octobre le Programme alimentaire mondial (PAM).

A ce jour, plus de 11 millions de personnes sont déjà en situation de très grave insécurité alimentaire dans neuf pays de la région (Angola, eSwatini, Lesotho, Madagascar, Malawi, Namibie, Mozambique, Zambie et Zimbabwe), selon un communiqué du PAM. Et la situation devrait se dégrader dans les prochains mois avec un «chiffre record de 45 millions de personnes» qui vont avoir besoin d’aide alimentaire dans l’ensemble de la région, met en garde l’agence onusienne. Au cours des cinq dernières années, l’Afrique australe a connu une seule année de précipitations normales, selon le PAM. La sécheresse persistante, les cyclones et les inondations ont détruit les récoltes, a expliqué l’agence. «Nous avons affaire à la pire sécheresse en trente-cinq ans dans les régions centrales et ouest» de l’Afrique australe, a souligné Margaret Malu, directrice régionale du PAM pour l’Afrique australe.

Cette crise alimentaire est aggravée par un chômage croissant, les pertes de bétail à grande échelle et l’augmentation du prix des denrées alimentaires, selon le PAM. «Des pluies tardives, suivies de longues périodes de sécheresse, deux cyclones majeurs et les défis économiques se sont révélés catastrophiques pour la sécurité alimentaire» en Afrique australe, a ajouté Alain Onibon de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette année, la région – le Mozambique en tête – a été frappée par deux cyclones meurtriers, qui ont fait des centaines de milliers de sinistrés. «Nous devons répondre aux besoins urgents de nourriture de millions de personnes mais aussi investir pour mettre en place des moyens de résilience pour ceux menacés par des sécheresses, des inondations et des tempêtes de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves», a ajouté Margaret Malu.

Les températures en Afrique australe augmentent deux fois plus que la moyenne sur Terre, selon le PAM, qui précise que le Malawi, le Mozambique, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe seront les pays les plus touchés dans la région dans les années à venir par cette crise climatique

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le ralentissement économique se confirme dans la zone euro

octobre 31, 2019

 

La croissance de la zone euro stagne mais reste faible avec une augmentation de 0,2% au troisième trimestre annoncée ce jeudi.

Le ralentissement économique mondial se ressent de plus en plus à travers le continent européen. Au lendemain de la publication des chiffres de la croissance du troisième trimestre, en France, Eurostat vient de dévoiler trois séries d’indicateurs : le taux d’inflation, le taux de chômage et l’évolution du PIB dans la zone euro. La croissance dans la zone euro atteint 0,2%, et 0,3% dans l’Union européenne, selon une première estimation d’Eurostat ce jeudi, signe d’une stagnation de l’activité en Europe.

Ces derniers trimestres, la croissance a fléchi, passant de 0,4 point au début de l’année à 0,2 point sur les deux dernières périodes. Dans l’Union, le ralentissement est encore plus sensible : le PIB a augmenté de son côté de 0,4% et 0,5% fin 2018 et début 2019, puis 0,2% et 0,3% sur les deuxième et troisième trimestre de cette année. L’estimation de la croissance au troisième trimestre reste toutefois supérieure au consensus de Factset, qui anticipait une hausse de 0,1% pour la zone euro.

L’inflation et le chômage en baisse

Autre motif d’inquiétude, le taux d’inflation, également annoncé jeudi par Eurostat, a ralenti en octobre à 0,7%, bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise un niveau légèrement inférieur à 2%. En septembre, le taux annuel était estimé à 0,8%. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, mais il s’agit cependant du taux d’inflation le plus bas depuis novembre 2016 (0,6%).

Plus positif, le taux de chômage de la zone euro a poursuivi sa décrue, atteignant 7,5% en septembre, stable par rapport à août, mais en baisse par rapport aux 8% de septembre 2018. Dans l’ensemble des pays membres de l’Union, il s’est fixé à 6,3% à la même date, contre 6,7% un an plus tôt. Ces taux de chômage sont les plus bas depuis respectivement juillet 2008 et janvier 2000. Au total, 15,63 millions de personnes étaient au chômage dans l’Union, estiment les statisticiens.

Dans le détail, les taux les plus faibles sont enregistrés en République tchèque (2,1%), en Allemagne (3,1%) et en Pologne (3,3%), bien en deçà des chiffres français (8,4%), italien (9,9%), espagnol (14,2%) et grec (16,9%). Sur un an, le chômage a baissé dans 22 États sur 28 : la Belgique, le Portugal et la Roumanie ont connu une stagnation, quand la Lituanie, la Suède et le Danemark l’ont vu augmenter.

Les conflits commerciaux, ainsi que l’incertitude liée au Brexit, se répercutent depuis plusieurs mois sur l’activité, en particulier chez les puissances exportatrices comme l’Allemagne, dont l’industrie manufacturière entre dans une phase de récession. La France est moins frappée par ce ralentissement, son activité étant encore soutenue par une consommation accrue des ménages grâce aux gains de pouvoir d’achat décidés fin 2018 par l’exécutif.

Mercredi, la future patronne de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est prononcée en faveur d’investissements renforcés de la part des pays disposant d’un excédent budgétaire, afin de relancer la croissance. Les politiques de relance étaient «bien coordonnées dans l’immédiate après-crise» mais «depuis, les pays et en particulier ceux qui ont de l’espace budgétaire n’ont pas vraiment fait les efforts nécessaires, on pense évidemment à des pays qui sont de manière chronique en excédent budgétaire comme les Pays-Bas, l’Allemagne, un certain nombre d’autres dans le monde», a notamment déclaré la nouvelle patronne de la BCE.

Le Figaro.fr par Vladimir Garin-Berson

Canada: Un homme mise 2,25 $ au Casino de Charlevoix et gagne… 1,2 million $ !

octobre 26, 2019

 

 

Un homme du Saguenay-Lac-St-Jean a remporté un lot record au Casino de Charlevoix, vendredi soir, mettant la main sur 1,2 million $ avec une modeste mise de 2,25 $ sur une machine à sous.

Le Casino de Charlevoix a offert le plus gros lot de son histoire, a annoncé Loto-Québec samedi matin.

La somme exacte remportée par l’homme âgé de la cinquantaine est de 1 196 769 $. Le gagnant était en visite dans la région de La Malbaie avec sa famille, a précisé Loto-Québec.

Ce fut un beau moment avec le gagnant et des membres de sa famille, a rapporté Alain Gobeil, chef des opérations au Casino, par voie de communiqué.

Selon Loto-Québec, le gagnant est un récemment retraité. Ce dernier a préféré conserver l’anonymat. Il a été reçu au salon privé par l’équipe du Casino afin de célébrer son gain historique.

L’homme avait l’habitude de visiter le casino deux à trois fois par année.

CBC/Radio-Canada