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Après le Brexit, le Royaume-Uni durcit sa politique d’asile

mars 24, 2021

 APRÈS LE BREXIT, LE ROYAUME-UNI DURCIT SA POLITIQUE D'ASILE

© Reuters/POOL APRÈS LE BREXIT, LE ROYAUME-UNI DURCIT SA POLITIQUE D’ASILE

LONDRES (Reuters) – Le Royaume-Uni va instaurer de nouvelles règles pour les demandeurs d’asile, rendant plus difficile le séjour des réfugiés entrés illégalement dans le pays, a annoncé mercredi la ministre de l’Intérieur Priti Patel, qualifiant cette mesure de ferme mais juste.

Ce « nouveau plan pour l’immigration » (« New Plan for Immigration »), que le gouvernement britannique présente comme la plus grande réforme du système d’asile depuis des décennies, prévoit de réinstaller plus rapidement les réfugiés en situation de risque urgent tout en rendant la tâche plus difficile à ceux qui arrivent clandestinement.

« Dans le cadre de notre nouveau plan (…), les gens arrivent illégalement (…) n’auront plus les mêmes droits que ceux qui arrivent légalement, et il sera plus difficile pour eux de rester », a déclaré Priti Patel dans un communiqué.

Les passeurs seront quant à eux passibles d’une peine maximale de réclusion à perpétuité, a-t-elle ajouté. « Cela ne vaudra plus la peine de profiter de l’immigration illégale vers la Grande-Bretagne », a commenté Priti Patel.

« Je ne m’excuse pas de la fermeté de ces mesures, mais comme elles permettront également de sauver des vies et de cibler les passeurs de clandestins, elles sont aussi indéniablement justes », a-t-elle estimé.

La ministre a ajouté que les personnes arrivant après avoir transité par un pays sûr comme la France ne seraient pas automatiquement intégrées dans le système, et que le gouvernement « empêcherait les personnes les moins scrupuleuses d’abuser du système en se faisant passer pour des enfants ».

Réduire l’immigration était une promesse des partisans du Brexit réunis dans l’organisation Vote Leave, dont l’actuel Premier ministre Boris Johnson était une figure emblématique, lors du référendum de 2016 sur l’appartenance à l’UE.

Les organisations caritatives ont critiqué ces propositions, affirmant qu’elles créeraient un système injuste à deux vitesses. « C’est inhumain », a estimé Mike Adamson, directeur général de la Croix-Rouge britannique.Avec

Avec Reuters par (Elizabeth Piper, version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Amérique du Nord: Alimentation Couche-Tard vend 49 sites et en met 306 en vente

mars 22, 2021

LAVAL, Qc — Alimentation Couche-Tard annonce lundi la conclusion d’une entente visant la vente de 49 sites dans l’État américain de l’Oklahoma à Casey’s General Stores,et son intention de vendre d’autres sites en Amérique du Nord.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La transaction au comptant annoncée lundi, de 39 millions $, comprend 46 sites loués et 3 sites détenus; elle devrait être conclue avant le 31 juillet prochain. 

Entre-temps, Alimentation Couche-Tard a retenu les services d’un cabinet de conseillers immobiliers pour coordonner la vente de 306 sites à travers son réseau nord-américain. Le mandat comprend 269 sites répartis dans 25 États aux États-Unis et 37 sites répartis dans six provinces au Canada.  

Chaque magasin dispose d’une superficie moyenne de 2600 pieds carrés. Sur les 306 sites, 122 sont des propriétés à revenus et 184 sont en location.   

Les manifestations d’intérêt sont attendues pour le début du mois de mai.   

Brian Hannasch, président et chef de la direction de Couche-Tard, explique que la décision de céder certains magasins s’inscrit dans la stratégie d’optimisation du réseau et suit un processus de planification pour l’ensemble du réseau entrepris l’automne dernier.   

La multinationale basée à Laval a identifié des sites qui ne correspondent plus à ses objectifs stratégiques, mais elle a cerné des occasions d’élargir sa présence par la construction de nouveaux magasins, parfaire l’aménagement des magasins et favoriser des initiatives visant à améliorer le service aux clients.  

Alimentation Couche-Tard possède plus de 14 200 magasins dans 26 pays et territoires.  

Entreprise citée dans cette dépêche: Alimentation Couche-Tard.

Avec La Presse Canadienne

France: La crise sanitaire a coûté plus de 160 milliards d’euros à l’État en 2020

mars 17, 2021

Le ministre des comptes publics Olivier Dussopt précise toutefois que ce chiffre n’est pas définitif.

La crise sanitaire a globalement coûté à l’Etat plus de 160 milliards d’euros l’an dernier, a indiqué mercredi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, en précisant qu’étant donnée sa persistance, ce chiffre «n’est pas définitif».

«Entre les pertes de recettes et les dépenses que nous avons engagées pour faire face à la crise, que ce soit pour l’Etat en terme de dépenses, pour la sécurité sociale en terme de pertes de recettes liées à la baisse de l’activité, le coût (…) peut être estimé autour de 160 à 170 milliards d’euros», a déclaré M. Dussopt au Sénat.

«Ce chiffre n’est pas définitif puisque nous sommes encore dans une crise épidémique et une crise sanitaire», et que plusieurs mécanismes de soutien d’urgence aux entreprises et aux salariés sont toujours en place, a-t-il ajouté.

Le détail des comptes

Progressivement, le gouvernement commence ainsi à faire les comptes de cette crise inédite. En janvier, le ministère de l’Economie avait indiqué que l’Etat avait engagé sur son seul périmètre (hors collectivités et sécurité sociale) près de 42 milliards d’euros de dépenses d’urgence en 2020, dont 17,8 milliards pour le chômage partiel (une partie étant financée par l’Unedic), 12 milliards pour le fonds de solidarité, 4 milliards pour financer les exonérations de cotisations sociales et 8 milliards de soutien aux entreprises publiques. A cela s’ajoute un manque à gagner de 37,1 milliards d’euros de recettes fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, etc.) par rapport aux prévisions valables avant la crise.

Dans le champ de la sécurité sociale, il faut compter les dépenses exceptionnelles liées à la pandémie (masques, tests, arrêts de travail) ou encore les pertes de recettes de cotisations sociales par rapport à une situation économique normale.

De nouvelles dépenses à prévoir pour 2021

Cette année, de nouvelles dépenses liées à la crise seront engagées, notamment pour la vaccination, l’indemnisation du chômage partiel ou encore le fonds de solidarité.

C’est pour cette raison que «nous ne pouvons pas répondre à cette question de la date de fin du quoi qu’il en coûte», a estimé M. Dussopt, même s’il a répété qu’il faudra en sortir progressivement à mesure que la crise s’estompe.

Par Le Figaro avec AFP

Or : du Cameroun à la RDC, 4 milliards de dollars d’exportations « à haut risque »

mars 15, 2021
Saisie de lingots d’or à Khartoum, au Soudan, en mai 2019.

Issu de zones de conflits et passé en contrebande, l’or est un métal difficile à tracer. Mais l’harmonisation des taxes entre pays africains pourrait être un premier pas.

Dans un rapport paru en février, l’ONG américaine The Sentry estime à 4 milliards de dollars les transactions annuelles d’or « à haut risque » provenant d’Afrique centrale et d’Afrique orientale sur les marchés internationaux, notamment vers les États-Unis, l’Inde, le Moyen-Orient, l’Europe et la Chine.

L’Ouganda, le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Cameroun sont les États qui ont le plus besoin de s’attaquer à ce problème, juge l’ONG, qui préconise une meilleure collaboration entre les États-Unis, l’UE et les gouvernements africains pour harmoniser les taxes sur les exportations d’or afin de réduire la contrebande et de promouvoir l’or sans conflit.

Car si elle estime que « le commerce de l’or de la guerre ne sera jamais éliminé », l’ONG met en avant des fractures qui incitent à la contrebande : ainsi, l’Ouganda et le Cameroun appliquant des taxes sur l’or nettement inférieures à celles de la RDC ou de la Centrafrique, il est beaucoup plus rentable de faire passer la marchandise d’une zone à l’autre.

À Londres, une liste des « bons fournisseurs »

En outre, le rapport de The Sentry met en évidence un grave manque de financement pour l’exploitation minière artisanale sans conflit en Afrique centrale et en Afrique orientale, laissant la porte ouverte aux sources de financement illégitimes, et une « charge bureaucratique » qui pèse sur les exploitants miniers artisanaux. Un phénomène « exacerbé par la corruption gouvernementale », juge l’ONG.

Selon elle, les gouvernements donateurs devraient collaborer avec les ministères africains de l’exploitation minière afin de créer des politiques visant à formaliser l’activité des mineurs artisanaux. Parmi les mesures qu’elle préconise, la diminution des coûts d’enregistrement et le renforcement des droits de propriété.

En novembre 2020, la London Bullion Market Association (LBMA) a publié des recommandations pour les grandes places d’échange de l’or comme Dubaï, avec trois objectifs principaux : augmenter l’approvisionnement responsable en or recyclé, l’éliminer les transactions en espèces et soutenir l’exploitation minière artisanale et à petite échelle.

L’association a notamment dressé des « Good Delivery Lists » (listes des bons fournisseurs) répertoriant les raffineurs qui respectent les normes de l’OCDE.

Absence de conséquences réelles pour les trafiquants

Pour The Sentry, il s’agit là d’un « premier pas » pour inciter les places commerciales à se conformer aux normes. Mais il reste encore beaucoup à faire pour que les entreprises de joaillerie et d’électronique cessent de s’approvisionner auprès de raffineurs qui ne peuvent pas présenter un audit indépendant crédible.

L’ONG déplore une « absence de conséquences réelles » pour les raffineurs et les négociants d’or impliqués dans des affaires de contrebande, à la différence de ce qui a pu se passer pour d’autres minerais de conflit.

L’or fait en effet partie avec l’étain, le tantale et le tungstène, des quatre principaux « minéraux de conflit », dont une équipe de recherche menée par l’économiste du CNRS Nicolas Berman a montré que l’exploitation augmente les risques de déclenchement de la violence, puis propage et perpétue la violence en renforçant les capacités financières de ceux qui se battent.

Entre 1997 et 2010, montre Berman, jusqu’à un quart des niveaux de violence dans les pays africains s’explique par la hausse des prix de l’or. Or, parmi ces minéraux de conflit, l’or est particulièrement difficile à traiter, car il est facile à passer en contrebande et à vendre pratiquement n’importe où. Lorsqu’il est raffiné, il perd toute trace de son origine et est commercialisé comme un produit standard.

Avec jeune Afrique par David Whitehouse

Cuba autorise ses émigrés à investir dans des petits projets sur l’île

mars 10, 2021

Les émigrés cubains pourront investir dans des petits projets sur l’île, par exemple dans la culture d’oranges, de riz et d’avocats, selon le portefeuille d’opportunités dévoilé ce mercredi par les autorités locales, espérant motiver ainsi sa diaspora.

«Nous misons sur des projets de petite taille», avec des investissements «pouvant aller jusqu’à un million de dollars», dans les secteurs de l’agriculture, la pêche, la manufacture et l’industrie légère, a précisé lors d’une conférence de presse Katia Alonso, responsable des investissements étrangers au sein du ministère du Commerce extérieur. Cuba, pays de 11,2 millions d’habitants, compte 1,5 million de citoyens émigrés dans 40 pays, la majorité aux Etats-Unis. Certains d’entre eux avaient manifesté leur intérêt pour investir sur l’île, mais le montant des projets proposés par le gouvernement communiste les freinait. Ces projets plus modestes visent désormais à les convaincre, alors que Cuba traverse une profonde crise économique, avec une chute du PIB de 11% en 2020, la plus forte depuis 1993. Au total, le gouvernement propose aux investisseurs étrangers 503 projets, pour un montant total de 12,07 milliards de dollars.

Cuba peine à attirer des entreprises étrangères

Cuba a ouvert son économie aux investissements étrangers après la chute de l’Union soviétique, qui avait plongé le pays dans une grave crise économique dans les années 1990, appelée «Période spéciale». Mais le pays peine encore à attirer autant d’entreprises étrangères qu’il le souhaite, pénalisé par l’embargo américain et les lourdeurs bureaucratiques de son système encore largement dominé par l’Etat. Selon Katia Alonso, actuellement environ 280 sociétés étrangères, de 40 pays différents, opèrent à Cuba.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Ontario: Une « année folle » pour la distillerie Rheault de Hearst

janvier 1, 2021

Connue pour sa Loon Vodka, la distillerie Rheault, à Hearst, s’est démarquée cette année par sa résilience. Après avoir pivoté vers la production de gel hydroalcoolique, le fleuron nord-ontarien se tourne maintenant vers le cidre grâce à une nouvelle succursale à Thunder Bay.

Marcel Rheault et Mireille Morin, propriétaires de la distillerie Rheault à Hearst.

© Facebook/Distillerie Rheault Marcel Rheault et Mireille Morin, propriétaires de la distillerie Rheault à Hearst.

«Ça a été une année folle », s’exclame en riant Marcel Rheault, copropriétaire de l’entreprise. Depuis le début de la pandémie, sa conjointe Mireille Morin et lui ont produit environ 750 000 litres de désinfectant à main dans leur maison, soit l’équivalent d’un million et demi de bouteilles d’eau de taille standard.

Il explique avoir été contacté par le gouvernement au printemps passé afin d’obtenir une licence de production et ainsi pouvoir contribuer à renflouer les stocks de gel hydroalcoolique au pays.

Le désinfectant de la distillerie Rheault a notamment été utilisé par le gouvernement ontarien et la Police provinciale, mais aussi par des entreprises minières et des épiceries.

«On était prêt. Je pense qu’être entrepreneur, c’est ça. Quand tu as une opportunité et que le gouvernement te dit « enweille go, commence à produire, on te donne les licences et tu vas aider le monde autour de toi », c’est ça qu’on fait», résume Marcel Rheault.

La distillerie Rheault produit notamment de la vodka, du whiskey et des liqueurs de cerises et de framboises.

© Facebook/Distillerie Rheault La distillerie Rheault produit notamment de la vodka, du whiskey et des liqueurs de cerises et de framboises.

Ce parcours du combattant a d’ailleurs été récompensé ce mois-ci par le prix des juges aux Northern Ontario Business Awards (NOBA).

Le producteur se réjouit de cette reconnaissance de la part du milieu des affaires, mais refuse de la laisser lui «monter à la tête». «Il faut rester terre à terre et avoir du fun avec les gens. Il ne faut pas se prendre pour quelqu’un d’autre» , dit-il.

Marcel Rheault et sa conjointe n’ont toutefois pas dit leur dernier mot : ils produiront encore 250 000 litres de gel hydroalcoolique pour un client américain qui exportera le produit à l’international.

Ruée vers le cidre dans le Nord-Ouest ontarien

Après sa vodka Alpha, qui est distillée au lait, son whiskey et ses liqueurs, la distillerie Rheault met maintenant le cap sur le cidre… et sur Thunder Bay.

Le couple a acheté un édifice bâti dans les années 1920 dans la ville d’un peu plus de 100 000 personnes. L’objectif : y ouvrir une nouvelle distillerie en formule resto-bar, où il produira notamment du cidre.

Marcel Rheault explique que la distillerie de Hearst demeurera la «maison mère » de l’entreprise. L’hiver, les deux entrepreneurs demeureront à Hearst afin de produire de la vodka. L’été, ils se rendront à Thunder Bay, à quelque 500 kilomètres de là, afin de se consacrer au cidre et au whiskey.

Ayant déjà acquis les licences nécessaires à la production et engagé un expert en cidre, le couple espère commercialiser la nouvelle boisson cet été.

 Avec La Presse canadienne par Zacharie Routhier

France/Couvre-feu à 18h : «Beaucoup de commerces sont en danger de mort»

décembre 31, 2020

Le président de la CPME du Grand Est, Stéphane Heit, explique que le couvre-feu avancé dans certains départements pour lutter contre le Covid-19 n’est «pas du tout compris» par les commerçants.

Le couvre-feu sera avancé à 18 heures dans certains départements à partir du 2 janvier. La liste sera officiellement arrêtée le 1er janvier en fonction des dernières données mais une vingtaine de départements sont potentiellement concernés.

Parmi ces départements, neuf se trouvent dans le Grand Est. Interrogé par Le Figaro, le président de la CPME Grand Est, Stéphane Heit, relaie le désarroi des commerçants de terrain. «Nous avons enregistré des réactions très vives de la part des TPE-PME. Il y a un gros ras-le-bol et cette décision n’est pas du tout comprise», explique-t-il. Avant de poursuivre : «Beaucoup de commerçants sont déjà au bord de l’épuisement et nous disent : ‘s’il y a un couvre-feu à 18h, on est mort’».

«Ce couvre-feu va tuer encore un peu plus l’économie», dénonce Stéphane Heit, évoquant également des conséquences humaines et psychologiques dramatiques. «Pour nous les mesures mises en place ne sont pas les bonnes et n’auront aucun impact sanitaire. On a l’impression qu’on assiste à la même chose qu’avec les masques. La priorité devrait être la vaccination», estime-t-il.

«Les commerçants veulent qu’on les laisse travailler»

Le président de la CPME du Grand Est explique que ce couvre-feu va concentrer l’activité sur des horaires encore plus réduits et empêcher les gens qui sortent du travail de faire des achats. Selon lui, environ 25% du chiffre d’affaires des commerçants est réalisé sur le créneau 17h-19h.

«Les gens qui sortent du travail à 17h ou 17h30 ne vont plus du tout aller dans les commerces d’habillement», illustre-t-il. La filière textile est particulièrement en danger car de nombreux commerçants ont encore des stocks d’été sur les bras. Ils redoutent une situation similaire avec leurs stocks d’hiver. Il y a aussi les salons de coiffure qui ont généralement une grosse activité à partir de 17h ou encore les restaurateurs qui avaient mis en place un système de vente à emporter pour limiter les dégâts. «Les commerçants veulent qu’on les laisse travailler», résume Stéphane Heit.

Certes, les dirigeants de petits commerces ont reçu des aides, mais «elles sont insignifiantes à côté des pertes», estime le président de la CPME du Grand Est. «De nombreux commerçants sont déjà lourdement endettés. Ils ont doublé leur endettement avec les PGE (prêts garantis par l’État, NDLR) et ils doivent toujours payer leurs loyers», poursuit-il. «Il faudrait une indemnisation de la perte d’exploitation et une indemnisation du stock à hauteur de 60 ou 65% du chiffre d’affaires (CA). En Allemagne, par exemple, l’indemnisation des restaurateurs est à 75% du CA», enchaîne Stéphane Heit. «En France, une entreprise qui fait 280.000 euros de CA en novembre, en temps normal, reçoit une aide plafonnée à 10.000 euros», déplore-t-il.

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt

Alimentation : la volaille américaine consommée au Congo-Brazzaville est saine et nutritive

décembre 30, 2020

Le Conseil Américain pour l’Exportation de la Viande de Volaille et des Œufs, en sigle en anglais USAPEEC, a rassuré dans un communiqué de presse la population congolaise sur la qualité du poulet américain présent au Congo – Brazzaville. 

Logo Usapec

Essentiellement importée sous la forme de cuisses de poulet, la volaille américaine commercialisée au Congo est saine et de haute qualité. C’est la même viande qui est consommée aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Avant son départ des États-Unis, la viande de volaille est soigneusement contrôlée par le Service d’inspection et de contrôle de la sécurité sanitaire (FSIS, Food Safety Inspection Service) du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA). Ce service s’assure que la viande est salubre, saine et correctement étiquetée. Suite à cette inspection, chaque carton de volaille est estampillé avec le cachet de l’USDA. 

Une volaille de qualité

A son arrivée au Congo, la volaille américaine fait l’objet de nouveaux contrôles effectués par les autorités locales qui doivent confirmer la qualité et la salubrité de la viande avant sa distribution et commercialisation sur le territoire.

Généreuse, tant par sa forme et ses valeurs nutritionnelles, la cuisse de poulet américaine comprend le haut de la cuisse et le pilon. Le poulet américain est élevé selon des normes strictes et rigoureuses.  Il vit dans d’excellentes conditions et reçoit une saine alimentation, sans hormones et des soins vétérinaires appropriés.

La chair du poulet américain est tendre et goûteuse

Elle est riche en nutriments et vitamines essentielles. Elle contient neuf acides aminés indispensables à l’organisme. C’est une excellente source de protéines. Or, les protéines contribuent au renouvellement des tissus musculaires, de la peau et des os. Elles fournissent de l’énergie et boostent la formation des enzymes digestives.

Par ailleurs, la volaille américaine est aussi une viande maigre faible en calorie qui contient peu de lipides et de cholestérol comparé aux autres viandes. Quand on enlève sa peau, le poulet américain est l’allié idéal d’un régime alimentaire équilibré lorsque l’on souhaite perdre du poids. Enfin, il procure aussi une sensation de satiété, un effet rassasiant qui freine les envies de grignotage.

Le poulet américain contient des vitamines A et E

Enfin, au niveau nutritionnel, le poulet américain contient des vitamines A et E. C’est aussi une bonne source pour les vitamines du groupe B, notamment la niacine (Vitamine B3) et la vitamine B6 qui sont importantes pour le système immunitaire. Elles contribuent à maintenir un taux de glycémie stable tandis que la vitamine B7 aide la croissance des cellules. La vitamine B12, quant à elle, agit au niveau des cellules nerveuses et de la circulation des globules rouges. Associée à la choline, elle favorise le développement neurologique et cérébral chez l’enfant ainsi que les capacités cognitives chez l’adulte. Toutes ces qualités font que le poulet américain est apprécié dans plus de 130 pays dans le monde.

La volaille se conserve 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et 6 à 9 mois au congélateur

Pour bénéficier pleinement de toutes les qualités nutritives de la volaille américaine, la représentante de l’USAPEEC pour l’Afrique Subsaharienne, Mme Zelda Sharp recommande de conserver la volaille fraîche 1 à 2 jours maxi au réfrigérateur et de 6 à 9 mois au congélateur.

Elle ajoute que lorsqu’elle est cuisinée, la volaille se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur et 4 mois au congélateur.  L’organisation recommande aussi de faire décongeler la viande de volaille au réfrigérateur ou dans une bassine d’eau mais pas à l’air libre car cela pourrait entrainer des risques de contaminations. Accessible à toutes les bourses, le poulet américain se cuisine de nombreuses manières. Il épouse parfaitement nos saveurs locales congolaises. Grillée, poêlée, braisée ou en brochettes, la viande de volaille américaine ravit les papilles des petits et des grands. C’est l’aliment idéal pour diversifier l’alimentation quotidienne de toute la famille.

La cuisse de poulet américaine est en vente chez de nombreux importateurs de produits congelés dont CMP et les Ets Guénin

 Elle est aussi certainement vendue dans une chambre froide ou boucherie proche de chez vous. Alors n’hésitez pas à manger plus de poulet américain. Pendant la campagne de promotion qui est actuellement en cours, de nombreux cadeaux sont à gagner grâce à notre sponsor CMP. Pour jouer, il suffit de connaître les bienfaits du poulet américain et de nous suivre sur les réseaux sociaux (Facebook : USAPEEC BZV CG), à la télévision et à la radio sur les chaines locales.

Avec Adiac-Congo par Kriss Brochec

[Tribune] En 2021, la Tunisie face au mur de la dette

décembre 29, 2020
Le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi, lors du vote de confiance du Parlement, le 1er septembre 2020.

Pour l’économiste tunisien Skander Ounaies, un accord avec le FMI est désormais la seule option pour sortir le pays de sa spirale d’endettement. Mais il craint que ce ne soit pas sans conséquence sur la souveraineté.

L’année 2021 verra la Tunisie faire face à trois contraintes économiques majeures. Il s’agit d’une part de l’aggravation du taux de chômage, avec près de 250 000 chômeurs supplémentaires, notamment du fait du taux de croissance négatif du PIB estimé à – 7 % pour 2020 par le FMI et qui pourrait se révéler pire encore.

D’autre part, de l’impossibilité quasi certaine de financer un budget 2021 qui nécessite 4 milliards d’euros de financements extérieurs, une somme très difficilement mobilisable alors que la notation souveraine du pays a été dégradée en novembre par l’agence Fitch Ratings, sa perspective passant de stable à négative.

Une erreur de diagnostic fatale

Enfin, du niveau des dettes publique et extérieure, insoutenable pour l’économie. Cet engrenage de l’endettement a été causé par deux éléments majeurs.

D’abord, une erreur de diagnostic économique : en 2012, le gouvernement issu des élections législatives d’octobre 2011 a considéré que la Tunisie subissait un choc de demande, alors que le pays subissait en réalité un choc d’offre, suite aux différents mouvements sociaux liés à la révolution, nécessitant une action immédiate en faveur des entreprises, comme un report momentané de leurs paiements, pour maintenir leur compétitivité.

À L’ENDETTEMENT DU PAYS, IL FAUT AJOUTER LES PERTES DES ENTREPRISES PUBLIQUES

L’autre élément a été l’emprunt massif, essentiellement extérieur, auquel l’État a recouru pour pour faire face, entre autres, à une explosion de sa masse salariale résultant des différentes augmentations de salaires ainsi que des recrutements aberrants effectués dans la fonction publique ; le tout sur fond de croissance atone et de baisse drastique du taux d’épargne nationale, passé de 23 % du PIB en 2011 à 2 % en 2020.

Il en résulte, selon une étude de l’Institut tunisien des études stratégiques, que l’encours de la dette publique a été multiplié par 3 entre 2010 et 2018, et que sa part dans le PIB a progressé de 40,7 % à 71,7 % sur la même période. En parallèle, la moyenne de la croissance annuelle du PIB était de 1,5 % sur la période 2011-2019, contre près de 5 % pour la décennie précédente.

LE FMI ASSORTIRA CERTAINEMENT SON INTERVENTION DE CONDITIONS DRACONIENNES POUR LE PAYS

Ces chiffres sont à rapprocher de l’envolée de la dette extérieure, dont la part dans le PIB est passée de 37 % en 2010, à 86 % en 2018, selon le FMI, et devrait culminer à 90 % du PIB pour 2021, selon Fitch Ratings.

Le FMI comme dernier recours

À cet endettement, il faut ajouter les pertes des entreprises publiques, ainsi que le montant à payer pour le litige de la Banque franco-tunisienne (BFT), estimé à près de 1 milliard de dollars. Cette pression financière se prolongera jusqu’en 2025, vu les échéances de remboursements qui se profilent.

La crise sanitaire en cours et ses effets à venir poseront certainement des problèmes graves en termes de remboursement des dettes, pour lesquelles, à mon sens, on aurait dû négocier une restructuration dès les années 2015-2016, car la marge de manœuvre était encore possible, et elle ne l’est plus actuellement.

Pour le pays, la seule voie encore possible est donc celle d’un nouvel accord avec le FMI, qui permettrait d’éviter la situation d’un « mur de la dette ». Mais il faut être conscient que l’institution assortira certainement son intervention de conditions draconiennes pour le pays.

L’économiste Michel Aglietta affirme qu’ « il n’y a de monnaie légitime qu’adossée à une souveraineté », pour le cas de Tunisie, à partir de 2021, cette réflexion prend une signification vitale.

Avec Jeune Afrique

Par  Skander Ounaies

Professeur à l’Université de Carthage. Ancien économiste au Fonds souverain du Koweït (KIA)

Brexit : les réactions des responsables politiques après l’annonce d’un accord historique

décembre 24, 2020

Quelques minutes après l’annonce de l’accord commercial tant espéré, les réactions n’ont pas tardé. Tour d’horizon.

«Deal is done!» Plus de quatre ans après le référendum du Brexit le 23 juin 2016, Londres et Bruxelles se sont finalement entendus sur un accord commercial post-Brexit historique à la veille de Noël, et à une semaine de la rupture définitive au 1er janvier 2021.

Les États membres de l’Union européenne devront désormais voter une procédure d’application provisoire de l’accord, afin qu’il entre en vigueur dès le premier jour de la nouvelle année. Le Parlement européen ne se prononcera pas avant 2021. Son feu vert est indispensable pour l’entrée en vigueur officielle de l’accord.

Quelques minutes après l’annonce de l’accord, les réactions des responsables politiques de l’Europe des Vingt-Sept et outre-Manche n’ont pas tardé. Tour d’horizon.

  • Un accord «équitable, équilibré et juste», pour la présidente de la Commission européenne

«Cet accord est équitable, équilibré et juste. Nous pouvons finalement laisser le Brexit derrière nous, l’Europe continue d’avancer», a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse. Le Royaume-Uni restera «un partenaire digne de confiance» de l’Union européenne, a-t-elle ajouté.

  • Le négociateur européen Michel Barnier, entre soulagement et tristesse

Le négociateur européen, Michel Barnier, a exprimé son soulagement, ajoutant en parlant de l’accord dont il s’est occupé qu’il était « teinté d’une certaine tristesse, quand on compare ce qu’il y avait avant et ce qui nous attend désormais ».

«Après quatre ans d’efforts collectifs pour préserver la paix et la stabilité et pour protéger nos citoyens et notre marché, je vous remercie tous. Aujourd’hui, c’est un jour de soulagement avec quelques ombres au tableau si l’on compare ce qu’il y avait auparavant avec ce qu’il y a devant nous», a déclaré le Français.

Les réactions outre-Manche n’ont pas tardé

  • Boris Johnson, premier ministre britannique

Outre-Manche, les réactions des responsables politiques n’ont pas tardé. À commencer par le premier ministre britannique. Quelques minutes après l’annonce de l’accord, Boris Johnson a posté sur Twitter une photo de lui exultant, bras écartés et pouces levés, avec pour légende : « L’accord a été trouvé », ajoutant qu’il s’agissait d’un accord «bon pour toute l’Europe ».

Plus tard lors d’une conférence de presse , le premier ministre a estimé que le Royaume-Uni a repris le contrôle de son destin. «Nous avons repris le contrôle de nos lois et de notre destin», a-t-il martelé. «Nous avons accompli notre plus grand accord commercial», a-t-il avancé, estimant que cet accord post-Brexit est «bon pour toute l’Europe».

La secrétaire d’État au commerce international britannique, Liz Truss, a salué la nouvelle sur Twitter« Nous aurons une relation commerciale solide avec l’UE et approfondirons nos échanges avec nos partenaires dans le monde entier grâce à notre politique commerciale indépendante », a-t-elle écrit.

Par ailleurs, l’ancien premier ministre britannique David Cameron, instigateur de l’organisation du référendum sur le Brexit, a également félicité l’entente entre l’Europe des Vingt-Sept et le Royaume-Uni. «L’accord commercial est vraiment bienvenu», a-t-il écrit.

  • L’Ecosse remet l’indépendance sur la table

De son côté, l’Écosse en a profité pour remettre l’indépendance sur la table. La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, membre du parti indépendantiste, a estimé qu’il était grand temps pour la province britannique de devenir une « nation européenne indépendante », après la conclusion de l’accord.

« Le Brexit arrive contre la volonté du peuple d’Écosse [qui avait voté à 62 % contre la sortie de l’UE] » , a tweeté Nicola Sturgeon, soulignant qu’« aucun accord ne pourra jamais compenser ce que le Brexit nous enlève »« Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante », a-t-elle affirmé, alors que Londres refuse à l’Écosse un nouveau référendum sur l’indépendance.

L’Europe des Vingt-Sept satisfaite

  • Le président français Emmanuel Macron salue «la fermeté européenne »

Emmanuel Macron n’a également pas tardé à réagir. «L’unité et la fermeté européennes ont payé. L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs. Nous nous assurerons que c’est bien le cas. L’Europe avance et peut regarder vers l’avenir, unie, souveraine et forte», a ainsi tweeté le président français.

La ministre française de la Mer, Annick Girardin, très concernée par le dossier ô combien délicat de la pêche entre les deux parties, a également salué l’accord. «Ces négociations ont été dures mais l’accord permet à la Manche de rester un espace pacifié de pêche», a réagi la ministre sur Twitter.

  • La chancelière allemande satisfaite

Outre-Rhin, la chancelière allemande Angela Merkel s’est dite «confiante» dans le fait que l’accord obtenu à l’arraché entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur leur future relation commerciale constituait «un bon résultat».

«Je suis très confiante dans le fait que nous avons ici un bon résultat», a-t-elle indiqué dans communiqué. «Avec cet accord, nous jetons les bases d’un nouveau chapitre dans nos relations. Le Royaume-Uni continuera d’être un partenaire important pour l’Allemagne et pour l’Union européenne en dehors de l’Union», est-il indiqué.

  • La Belgique salue une concurrence loyale

De son côté, le premier ministre belge Alexander De Croo a déclaré que l’accord commercial sur le Brexit conclu avec l’Union européenne jeudi offre la possibilité de maintenir une relation solide avec le Royaume-Uni et «fournit des garanties cruciales pour une concurrence loyale pour nos entreprises».

  • En Irlande, un accord post-Brexit «bienvenu »

Enfin, l’Irlande a estimé que l’accord commercial protège ses intérêts aussi bien qu’on aurait pu l’espérer, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Simon Coveney.

Le premier ministre irlandais, Micheal Martin, a lui salué la conclusion de l’accord, son chef de la diplomatie se réjouissant que soit évité le retour d’une frontière physique sur l’île d’Irlande. « Un accord de Brexit est vraiment le bienvenu après quatre longues années de négociations », a réagi Micheal Martin, estimant qu’un tel accord permettra désormais de se concentrer sur « [leur] gestion d’une bonne relation dans les années à venir ».

avec Le Figaro par Claudia Cohen