Archive for the ‘Éducation’ Category

La RDC face au défi du coût de la gratuité scolaire

août 25, 2019

Une élève dans une salle de classe le 7 septembre 2016 à Kinshasa. © AFP

 

Les autorités congolaises se retrouvent face au défi écrasant du coût de la gratuité de l’école primaire publique, après l’avoir promise pour la rentrée du 2 septembre.

« Le coût gobal de la gratuité pour l’année budgétaire 2020 est estimé à 4 225,346 milliards de francs congolais (2,64 milliards de dollars) », indique le rapport des experts qui ont bouclé samedi à Kinshasa une deuxième « table ronde sur la gratuité dans l’enseignement de base ».

À elle seule, cette somme représente plus de 40% du budget de l’État pour l’année en cours, chiffré à un peu moins de six milliards de dollars pour 80 millions d’habitants. Ce budget 2019 ne prévoit pas de financer la gratuité de l’enseignement primaire public pour les quatre derniers mois de l’année.

Le rapport suggère une mise en oeuvre « de manière progressive » de la gratuité des frais scolaires dans le primaire.

Mais à dix jours de la rentrée, les autorités congolaises veulent vite matérialiser une mesure prévue par la Constitution, et reprise par le nouveau président de la République Félix Tshisekedi lors de son discours d’investiture le 24 janvier.

« Cette gratuité commence avec l’année scolaire 2019-2020. Je vous le confirme, c’est la volonté du président de la République et cela va se faire. Toutes les dispositions sont prises », a dit à l’AFP le ministre par intérim de l’Enseignement primaire, Emery Okundji.

Pour le financement, le rapport suggère « l’instauration d’une taxe sur les ressources naturelles » en RDC, producteur de cobalt, de cuivre, de coltan…

« Il y a des pistes des solutions que nous allons exploiter », a dit le ministre par intérim (dont nul ne sait s’il figurera dans le gouvernement que le nouveau président Tshisekedi prépare depuis sept mois).

Sur le terrain, les parents sont partagés entre l’espoir et la prudence. En août 2016, la première « table ronde » sur la gratuité de l’enseignement primaire dans les écoles publiques n’avait rien donné.

À Kinshasa, les parents ont reçu pendant les vacances scolaires une demande d’acompte allant de 100 000 à 150 000 francs congolais (62,5 à 90 dollars) pour inscrire leur enfant à l’école primaire du quartier résidentiel de la Gombe, a constaté l’AFP.

Le montant total des frais scolaires demandés s’élève à 220 000 fc (137,5 dollars).

Les experts de la table-ronde demandent aux gestionnaires des écoles publiques de « rembourser immédiatement les frais d’acompte et autres frais perçus auprès des élèves dans les établissements publics d’enseignements concernés par la gratuité ».

« Je doute fort pour cette année »

« Je ne veux pas être pessimiste, mais je doute fort pour cette année », assure Patrick Matebeka, grand frère de deux soeurs inscrites à l’école primaire EP1 Gombe, interrogé sur la gratuité de l’enseignement primaire dans le public.

« Si la décision n’est pas respecté, cela me fait mal », poursuit Matthieu Zola, père de quatre enfants dont un inscrit à l’EP1 Gombe. « On me paye 150 dollars: comment je peux faire étudier les enfants ? ».

Les parents doivent aussi payer les fournitures scolaires. Dans son discours d’investiture du 24 janvier, le président avait dénoncé le fait que les parents d’élèves doivent « payer le salaire des enseignants ».

La RDC « reste l’un des pays avec le plus grand nombre d’enfants non scolarisés », notait en mai le Partenariat mondial de l’éducation (PME).

« On estime que 3,5 millions, soit 26,7 % des enfants en âge de fréquenter le primaire, ne sont pas scolarisés », ajoute cette structure d’aide à l’éducation dans les pays pauvres.

La RDC a tout de même progressé, avec 70% d’élèves achevant le primaire en 2014 contre 29% en 2002, d’après le PME

Jeuneafrique.com avec AFP

Canada/Décrochage universitaire: des étudiants sous pression

août 19, 2019

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© 123RF Phénomène un peu méconnu, le quart des étudiants qui commencent des études universitaires n’obtiendront jamais leur diplôme au Canada.

Phénomène un peu méconnu, le quart des étudiants qui commencent des études universitaires n’obtiendront jamais leur diplôme au Canada. Une importante proportion d’entre eux ne se rendent d’ailleurs même pas à la deuxième année de leur baccalauréat.

Dans un rapport de 2011, le ministère de l’Éducation du Québec notait que le taux de réussite moyen dans les programmes de baccalauréat avait augmenté de façon importante de 1988 (55,9 %) à 2009 (67,6 %).

Mais c’est encore près d’un étudiant sur trois qui ne termine pas son baccalauréat, dont près de la moitié abandonne avant la fin de leur première année d’études.

« La problématique du décrochage universitaire, c’est complexe. Il y a des variables au niveau institutionnel, des variables personnelles, au niveau familial. C’est extrêmement complexe. », explique Jérôme St-Amand, professeur en éducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Selon M. St-Amand, il est inévitable que certains étudiants ne terminent pas leur parcours universitaire.

Que ce soit une mère monoparentale qui doit travailler pour subvenir aux besoins de ses enfants ou un jeune dans la vingtaine qui, après avoir goûté à la vie universitaire, choisit de se tourner vers une formation professionnelle qui répond mieux à ses intérêts, les facteurs personnels pouvant mener à cette décision sont multiples.

« Je voudrais que tous ceux qu’on recrute, on soit en mesure de les faire graduer, mais il y a plein de choses qui arrivent dans la vie des étudiants qui font en sorte que certains ne restent pas ici après un an, mais ils réussissent peut-être très bien dans un autre parcours de vie aussi », affirme la registraire de l’Université d’Ottawa, Sonia Cadieux.

Jérôme St-Amand ajoute que deux facteurs récents compliquent la lutte au décrochage universitaire, soit la pénurie de main-d’œuvre et l’endettement des étudiants.

« Les étudiants aujourd’hui sont sous pression, ils ont de multiples obligations, explique le professeur de l’UQO. Les étudiants sont endettés, ils veulent travailler, mais en même temps, ils voient les conséquences néfastes sur leurs études, mais ils sont pris dans ce cercle dynamique. »

« C’est très courant qu’il manque des étudiants dans nos classes, puisqu’ils préfèrent faire de l’argent rapide plutôt que de venir en classe. Ce que ça peut causer, ce sont des retards importants sur le plan académique et de diplomation », ajoute M. St-Amand.

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Rôle de l’institution

Bien que des facteurs personnels peuvent mener à l’abandon des études universitaires, les institutions d’enseignement supérieur ont tout de même un rôle à jouer pour favoriser la persévérance, selon la professeur du département des sciences de l’éducation et présidente du Syndicat des professeurs de l’UQO, Stéphanie Demers.

« Une fois que l’offre de programmes est attrayante, que l’étudiant s’est inscrit et qu’il est admis, la prochaine étape en fin de compte c’est : est-ce que son expérience est cohérente avec les attentes qu’il avait de ce programme lorsqu’il a fait sa demande d’admission ? », explique Mme Demers.

« Est-ce que l’institution est capable de donner des services et du soutien suffisant aux étudiants tout au long de leur parcours scolaire ? Est-ce qu’il y a, par exemple, de l’aide psychologique ? Est-ce que les professeurs sont suffisamment disponibles ? Est-ce qu’il y a trop d’étudiants par classe et ça devient extrêmement impersonnel ? », renchérit Jérôme St-Amand.

Julien Paquette – Le Droit

France: Comment est attribuée et versée l’allocation de rentrée scolaire

août 19, 2019

 

Près de trois millions de familles vont bénéficier d’une allocation de rentrée scolaire dès demain, mardi 20 août. À quelles conditions peut-on la toucher? Quel montant puis-je espérer percevoir? Le Figaro vous répond.

Le coût de la scolarité stagne cette année. Comparé à la rentrée 2018, il n’a augmenté que de 0,17%, selon la Confédération syndicale des familles (CSF). Malgré cela, la CSF réclame une revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) qui sera versée à partir de ce mardi 20 août en métropole ainsi que dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique. À Mayotte et à la Réunion, elle l’est déjà depuis le 1er août.

  • À qui est versée l’allocation de rentrée scolaire?

Pour la rentrée 2019, l’ARS est attribuée par la Caisse d’allocations familiales (Caf) pour chaque enfant scolarisé né entre le 16 septembre 2001 et le 31 décembre 2013 inclus. Autrement dit, votre enfant doit être âgé de 6 à 18 ans. Au total, ce sont environ trois millions de familles qui perçoivent cette aide qui a coûté près de deux milliards d’euros par an à l’État depuis 2014 (voir ci-dessous), soit un peu moins de 700 euros par famille.

  • À quelles conditions puis-je la toucher?

Pour toucher l’ARS (instituée en 1974), les revenus de la famille ne doivent pas dépasser un certain plafond. Cette année, il a été fixé à 24.697 euros par an pour un couple avec un enfant à charge, à 30.396 euros si vous avez deux enfants, 36.095 euros pour trois enfants et 5699 euros par enfant supplémentaire. Attention: pour fixer le montant de l’aide, la Caf se base sur les revenus de l’année 2017. Pensez donc à vous munir de votre avis d’impôt 2018.

Par ailleurs, l’enfant doit être scolarisé dans un établissement privé ou public ou suivre des cours via un organisme à distance comme le Cned. En revanche, les familles qui ont choisi l’instruction à domicile, ne pourront pas bénéficier de la prime de rentrée. Pour les élèves de moins de 18 ans qui sont en apprentissage, leur famille pourra toucher l’ARS à condition que leur rémunération ne dépasse pas 55% du smic.

  • Si mes ressources sont légèrement supérieures au plafond, puis-je toucher l’aide?

Lorsque les ressources de la famille dépassent légèrement le plafond, «elle bénéficie alors d’une allocation de rentrée scolaire à taux réduit, dégressive en fonction de ses revenus», selon le ministère des Solidarités et de la Santé. Prenons l’exemple d’une famille avec un enfant à charge, dont les revenus annuels s’élèvent à 25.000 euros. Or, dans son cas, le plafond est fixé à 24.697 euros. Après déduction de la CRDS, elle touchera tout de même une aide de 67,36 euros (au lieu des 368,84 euros prévus – voir la dernière question), selon le simulateur de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole. Le seuil de tolérance, dans ce cas, a été fixé à 25.052 euros par an. Au-delà, vous ne pouvez pas bénéficier de l’aide.

  • L’aide est-elle automatiquement versée ou dois-je en faire la demande?

Tout dépend de votre situation. Si vous avez déjà bénéficié de la prime l’année dernière et si vous remplissez toujours les conditions pour l’obtenir cette année, elle vous sera versée automatiquement. En revanche, si vous ne l’avez pas perçue l’année dernière et que votre enfant a moins de 16 ans, vous devez remplir une déclaration de situation pour les prestations familiales (le document est disponible sur le site de la Caf). Vous devez également joindre une déclaration de ressources 2017 ainsi qu’un certificat de scolarité si votre enfant entre en CP à la rentrée mais n’atteindra ses 6 ans qu’après le 31 décembre 2019. En revanche, pour les enfants, âgés de 16 à 18 ans, les parents n’ont pas besoin de fournir de justificatif de scolarité pour bénéficier de cette aide. Seule une déclaration sur l’honneur «assurant que l’enfant est bien scolarisé, suffit», selon le ministère des Solidarités et de la Santé.

  • Les parents de l’enfant sont séparés. Qui touche la prime?

Votre enfant est âgé de 6 à 18 ans et vous respectez les plafonds de revenus. Mais vous êtes séparé de son père ou de sa mère. L’allocation de rentrée scolaire ne peut être partagée entre les deux parents. L’aide sera accordée en totalité au premier d’entre eux qui en fera la demande auprès de la Caf. S’il n’y a pas de garde alternée, la prime de rentrée est accordée au parent chez qui l’enfant vit la semaine. L’autre parent ne pourra pas toucher l’ARS.

  • Quel est le montant de l’allocation de rentrée scolaire?

Le montant de l’allocation de rentrée scolaire diffère selon l’âge de votre enfant. L’ARS a été augmentée d’environ 0,3% par rapport à l’année dernière. Elle s’élève désormais à 368,84 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, à 389,19 euros pour les 11-14 ans et à 402,67 euros pour les 15-18 ans. Prenons l’exemple d’une famille ayant trois enfants âgés de 8, 13 et 17 ans. Elle touchera, au total, une aide de 1160 euros. À noter qu’à Mayotte, ces montants sont de 370,69 euros pour les enfants inscrits en école primaire, 391,14 euros pour les collégiens et de 404,69 euros pour les lycéens.

Par Le Figaro.fr par Guillaume Errard

Étudiants saoudiens : les difficultés de ceux qui sont restés au Canada

août 4, 2019

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© People Images

Un an après la décision de Riyad de rappeler les étudiants internationaux saoudiens au pays à la suite de sa querelle avec Ottawa, des centaines d’entre eux ont tout de même préféré rester au Canada. Ils éprouvent toutefois des difficultés pour poursuivre leurs études postsecondaires.

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE), le coût élevé des frais d’études dans les universités canadiennes est le principal obstacle auquel doit faire face la majorité des étudiants saoudiens restés au Canada.

Entre janvier et mai cette année, le Canada a délivré trois fois moins de permis d’études aux Saoudiens, comparativement à la même période en 2018.

Si plusieurs milliers d’étudiants ont été relocalisés vers d’autres pays depuis l’an dernier, quelques centaines sont restés au Canada et peinent à payer les frais de scolarité, a déclaré Rizki Rachiq, le porte-parole francophone national de la FCEE.

Ils ne touchent plus les bourses d’études qui étaient accordées par le gouvernement saoudien.

Rester et en payer le prix

Les étudiants qui sont restés ont décidé de laisser tomber l’appui du gouvernement saoudien et se sont orientés vers des solutions financières, dont la dette étudiante ainsi que l’appui de la famille, dit Rizki Rachiq.

On les aide à trouver des moyens pour payer le loyer, les frais de scolarité et l’achat des livres.

Rizki Rachiq, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants

Toutefois, les critères d’admissibilité à des bourses et des subventions sont très spécifiques et la plupart sont seulement mis à la disposition des étudiants canadiens, déplore le porte-parole.

Les autorités saoudiennes avaient demandé en août dernier à leurs ressortissants boursiers au Canada de regagner leur pays. Riyad manifestait son mécontentement après un appel du Canada à la libération de militants arrêtés en Arabie Saoudite.

Dans leur demande de permis d’étude au Canada, les Saoudiens doivent désormais présenter une preuve de fonds qui n’inclut pas une bourse du Royaume d’Arabie-Saoudite.

L’Université de Toronto compte 42 étudiants saoudiens cette année comparativement à 65 en 2018, indique sa porte-parole, Elizabeth Church. Elle ajoute que l’institution poursuit son programme en faveur des résidents en médecine.

L’Université de Toronto travaille également avec des partenaires hospitaliers afin d’offrir une formation clinique aux résidents en médecine et aux boursiers de l’Arabie saoudite, dit-elle.

L’Arabie Saoudite a maintenu son appui pour tous les stagiaires en médecine, notamment les médecins, les dentistes et les infirmiers, y compris les personnes à charge.

À l’Université de Regina, en Saskatchewan, où le nombre d’étudiants saoudiens a considérablement baissé cette année, leur départ laisse un trou culturel dans le tissu de notre communauté, regrette la chargée des affaires publiques de l’établissement, Evett Dorma.

Pour la session d’hiver 2019, l’Université de Regina a reçu 66 étudiants de l’Arabie Saoudite comparativement à 152 en 2018.

Les Universités de York, Laurentienne, d’Ottawa et de Waterloo n’ont pas répondu à nos demandes d’entrevues. Il en est de même de l’Association des étudiants saoudiens du Canada.

Radio-Canada.ca par Freddy Mata

Le cancer colorectal de plus en plus fréquent chez les jeunes adultes

août 2, 2019

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© Raycat

De nouvelles données montrent que l’incidence du cancer colorectal a tendance à augmenter chez les adultes dans la vingtaine et la trentaine. Pourtant, le nombre de cas diminue chez les patients âgés, bien que ces derniers demeurent plus susceptibles d’être atteints que les jeunes.

Ce cancer est généralement considéré comme une maladie du vieillissement, la plupart des nouveaux cas étant diagnostiqués chez les personnes de plus de 50 ans. Néanmoins, les scientifiques ont documenté une tendance inquiétante chez des patients plus jeunes.

Aujourd’hui, les données des registres nationaux du cancer au Canada confirment que les taux de cancer colorectal sont en hausse chez les jeunes adultes. Les augmentations pourraient même s’accélérer.

Chaque année, nous constatons une augmentation du cancer colorectal chez les jeunes, et c’est très alarmant.

Darren Brenner, épidémiologiste du cancer moléculaire à l’Université de Calgary

Nous pensions que cette tendance ralentirait ou se stabiliserait après que les gens l’eurent remarquée pour la première fois il y a quelques années, a déclaré Darren Brenner, épidémiologiste et auteur principal de cette nouvelle étude, publiée mercredi dans JAMA Network Open.

Entre 2006 et 2015, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, les taux de cancer colorectal ont augmenté de 3,47 % chez les hommes canadiens de moins de 50 ans, selon le Dr Brenner et ses collègues. De 2010 à 2015, les taux ont augmenté de 4,45 % chez les femmes de moins de 50 ans.

Pourtant, le nombre de cancers du côlon et du rectum ne cesse de diminuer chez les personnes âgées au Canada en raison de la sensibilisation accrue à la maladie et de l’utilisation généralisée de tests de dépistage comme la coloscopie (qui permet d’identifier et d’enlever les polypes du côlon avant l’apparition du cancer).

Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin observent une tendance semblable.

Ils ont rapporté la semaine dernière que la proportion de patients colorectaux de moins de 50 ans nouvellement diagnostiqués est passée de 10 % en 2004 à 12,2 % en 2015. Les patients plus jeunes étaient également susceptibles d’avoir des cas avancés plus fréquemment que les plus âgés.

Dans l’ensemble, le risque de cancer colorectal est encore beaucoup plus faible chez les jeunes adultes que chez les plus âgés. Toutefois, la hausse continue signifie que les millénariaux comporteront très probablement un risque élevé à mesure qu’ils vieilliront.

Les jeunes adultes auront un risque beaucoup plus élevé que leurs parents lorsqu’ils atteindront la cinquantaine et la soixantaine.

Rebecca Siegel, épidémiologiste à l’American Cancer Society

Mode de vie

Les changements récents dans le mode de vie sont peut-être en partie responsables de cette situation. L’obésité et les modes de vie sédentaires, par exemple, sont liés au cancer colorectal, tout comme les régimes alimentaires pauvres en fibres.

On a également constaté que les patients atteints d’inflammation chronique ou de diabète de type 2 présentaient un risque accru de développer la maladie.

Cependant, les tendances de l’obésité chez les personnes d’origines ethniques différentes ne correspondent pas toujours à celles du cancer colorectal, selon Rebecca Siegel, épidémiologiste à l’American Cancer Society.

Certaines études ont montré que l’obésité entraîne un risque accru de cancer du côlon, tandis que d’autres, y compris la nouvelle recherche du JAMA, pointent vers une augmentation plus importante des cancers du rectum.

Tant qu’il n’y aura pas plus de recherche sur les causes de l’augmentation du nombre de cancers colorectaux, la Dre Siegel encourage les jeunes à être plus proactifs dans la détection des signes.

La constipation persistante, les crampes, les ballonnements, le sang dans les selles, la perte de poids inexpliquée et la fatigue peuvent tous être des symptômes.

Les jeunes et leurs médecins négligent souvent les signes avant-coureurs parce que le cancer n’est pas sur leur radar, explique Rebecca Siegel.

L’American Cancer Society recommande maintenant le dépistage du cancer colorectal chez les personnes à risque moyen à partir de 45 ans. Les chercheurs au Canada envisagent également d’apporter des changements aux recommandations en matière de dépistage.

Néanmoins, ces révisions sont peu susceptibles d’aider à prévenir les cancers chez les patients encore plus jeunes. Nous devons comprendre pourquoi cette tendance se produit chez les jeunes afin de la prévenir, a ajouté le Dr Brenner.

CBC/Radio-Canada

Les enfants dès le plus jeune âge consomment trop de sucre

juin 25, 2019

 

Gâteaux, biscuits, bonbons, sirop, sodas: les enfants dès 4 ans, et même avant, absorbent beaucoup trop de sucres, alerte l’agence sanitaire Anses qui dévoile mardi de nouveaux repères alimentaires.

«75 % des 4-7 ans, 60 % des 8-12 ans et 25 % des 13-17 ans» consomment trop de sucres. Ces apports excessifs sont «préoccupants» car c’est dans l’enfance et l’adolescence que s’acquièrent des bonnes ou mauvaises habitudes alimentaires qui risquent d’être conservées à l’âge adulte, et de favoriser l’obésité et le diabète. Mais «attention certains produits trop sucrés pris hors du rayon bébé sont donnés dès le plus jeune âge, avant 4 ans», avertit la professeure Irène Margaritis, cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition de l’agence sanitaire. Elle déconseille, en outre, de se servir des sucreries comme récompense.

L’Anses recommande de limiter les boissons sucrées, jus de fruits compris, et les pâtisseries-biscuits-gâteaux, trop fréquents en particulier au goûter. Des produits laitiers natures, des fruits frais, à coque (noix, amandes…) et de l’eau peuvent les remplacer avantageusement. Pour les jus de fruits, c’est «au maximum un verre par jour et pas tous les jours», dit à l’AFP la spécialiste.

Le fait maison permet de prendre conscience des quantités de sucre. Sinon, il convient de réduire les «sucres ajoutés» des produits industriels cachés dans les céréales du petit-déjeuner, les compotes et certains produits laitiers. Et méfiance: certains produits qui affichent «sans sucres ajoutés» contiennent en fait des ingrédients ajoutés naturellement sucrés – moût de raisin, extraits de jus de fruits concentré par exemple, et raisins secs – qui peuvent apporter au final plus de sucre qu’on ne l’imagine.

Nouveauté: la diversification alimentaire, étape de transition de l’alimentation lactée exclusive vers l’alimentation familiale se situe «entre 4 et 6 mois révolus», stipule l’Anses dans son avis sur les «0 à 3 ans». Avant, elle était souvent recommandée à partir de 6 mois. Il s’agit d’introduire des aliments solides de type purée en variant les goûts et les textures.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un étudiant de Sciences-Po Rennes convoqué devant la justice sur fond de harcèlement

juin 5, 2019

 

Un étudiant de Sciences-Po Rennes comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rennes pour «dénonciation calomnieuse» envers un autre étudiant, qui avait fait une tentative de suicide, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet. Le prévenu, âgé de 20 ans et qui nie les faits, avait été placé une première fois en garde à vue le 23 mai pour «harcèlement moral et dénonciation calomnieuse».

Il a été de nouveau entendu ce mardi en garde à vue par les enquêteurs et déféré devant le parquet avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, prévu le 14 novembre, a précisé le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, confirmant une information de Ouest-France.

Une enquête avait été ouverte après la tentative de suicide d’un autre étudiant en mars qui avait fait l’objet d’une campagne de harcèlement. Cette campagne, sous forme d’affiches d’un collectif, placardées près de l’Institut d’études politiques, dans la rue où il habite, l’accusait d’être un «violeur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Le philosophe Michel Serres est décédé à l’âge de 88 ans

juin 1, 2019

Michel Serre est mort samedi 1er juin à 19h à l'âge de 88 ans.

Michel Serres est mort samedi 1er juin à 19h à l’âge de 88 ans. JOEL SAGET / AFP

Michel Serres était membre de l’Académie française depuis 1990.

Le philosophe Michel Serres, figure intellectuelle familière du grand public, et membre de l’Académie française depuis 1990, est décédé samedi à l’âge de 88 ans, a annoncé à l’AFP sa maison d’édition, Le Pommier. «Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille», a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

L’«immortel» comptait parmi les philosophes les plus influents. Auteur de centaines d’ouvrages, Michel Serres était notamment passionné par l’écologie, l’éducation ou encore l’art. L’académicien s’est intéressé à toutes les formes du savoir, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Cannabis: une seule dose pourrait nuire au développement cognitif des ados

mai 29, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

MONTRÉAL — Une seule dose de cannabis pourrait potentiellement nuire au développement cognitif des adolescents, prévient une nouvelle étude réalisée à l’Université de Montréal.

La docteure Patricia Conrod et ses collègues se sont intéressés à la consommation d’alcool et de cannabis de quelque 4000 jeunes qui sont entrés au secondaire dans la grande région de Montréal en 2012 et 2013. Leur consommation a été mesurée et leurs fonctions cognitives évaluées à l’aide de tests informatiques chaque année pendant quatre ans.

La taille de la cohorte a permis aux chercheurs d’utiliser des modèles informatiques très sophistiqués pour étudier la relation entre la consommation de substances et les fonctions cognitives.

Leur conclusion est à la fois simple et effarante: plus un jeune consomme de cannabis, plus ses fonctions cognitives sont diminuées.

«La relation est spécifique au cannabis, a dit la docteure Conrod. Aucun effet supplémentaire relié à l’alcool n’a été détecté sur les fonctions cognitives. En ce moment rien ne porte à croire qu’il existe un niveau de consommation sécuritaire pour les adolescents.»

Plusieurs fonctions cognitives sont affectées par le cannabis, a-t-elle ajouté: le rappel de mémoire, la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur, la logique et la résolution de problèmes étaient tous touchés.

Le niveau de contrôle inhibiteur des jeunes de quatrième secondaire qui étaient des consommateurs habituels de cannabis était le même que celui des jeunes de première secondaire qui n’avaient jamais consommé. «En d’autres mots, les consommateurs habituels de cannabis avaient perdu trois ans de développement cognitif à certains niveaux», a dit la chercheuse.

«Le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail sont des fonctions très importantes qui sont impliquées dans la prise de décision chez les adultes, dans le contrôle de soi et dans le contrôle du comportement, a expliqué la docteure Conrod. Elles sont aussi impliquées dans les comportements de dépendance.»

Les chercheurs ont également détecté un effet à long terme de l’utilisation du cannabis, à savoir qu’une consommation lors d’une année donnée semblait nuire aux fonctions cognitives l’année suivante.

Faut-il donc en déduire qu’un seul joint fumé cette année pourrait avoir des conséquences jusqu’à l’an prochain?

«Nous ne l’avons pas mesuré, mais en ce moment, ce n’est vraiment, vraiment pas impossible, a dit la docteure Conrod. D’autres études laissent entendre que même une faible exposition au THC pendant l’adolescence peut interférer avec le développement du cerveau.»

Les conclusions de cette étude ont été présentées lors d’un congrès de l’Association canadienne de neuroscience.

La Pressecanadienne.ca par Jean-Benoit Legault

USA: Qui étudie s’appauvrit

mai 24, 2019

 

La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
© Drew Angerer Agence France-Presse La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
 

Marie-Pier Frigon, d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, a 25 ans et une dette étudiante accumulée de plus de 160 000 $US, soit l’équivalent de 210 000 $ dans son Québec d’origine. Son remboursement lui gruge 1400 $US par mois, soit environ la moitié de son revenu de chargée de communications du groupe de pression Voices for Children.

« C’est un gros stress, confie-t-elle au Devoir. C’est extrêmement difficile pour moi. Je me demande si je vais sortir de ça. J’en ai pour encore vingt ans à rembourser cette dette qui va me coûter 350 000 $ au total. Il me reste juste le minimum pour vivre. Je ne pourrai peut-être pas m’acheter de maison. »

Mme Frigon s’exprime en français, sa langue maternelle. Elle est née à Montréal et a déménagé en Californie avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle n’a pas encore demandé sa citoyenneté américaine.

Sitôt ses études secondaires terminées, elle a entamé une formation en photographie à l’Academy of Art, université privée de San Francisco, à plus de 21 000 $ par année. Elle ne se qualifiait pas pour des bourses et ses parents ont endossé ses emprunts à des banques privées. « J’avais 18 ans et je n’avais pas conscience de ce que ça voulait dire, de m’endetter autant avec des paiements qui reviennent chaque mois. »

La coûteuse formation a duré cinq ans, jusqu’en août 2017. Elle a ensuite assez vite quitté San Francisco et son coût de la vie exorbitant. Il y a deux mois, elle a décidé de lancer un appel à l’aide sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe. « Parce qu’un ami m’a dit que parfois du monde riche paie pour ces affaires-là, dit-elle. Je n’espère pas vraiment que ça va marcher. Jusqu’à maintenant, je n’ai reçu que 100 $… »

Un océan rouge 

La recherche « student loan » donne plus de 23 000 dossiers sur GoFundMe et « student tuition », 25 200 pages. Une large majorité semblent en provenance des États-Unis. Le site sert aussi beaucoup, beaucoup à rechercher du financement pour payer les frais médicaux.

Les données du problème global donnent le vertige. La dette des prêts étudiants états-uniens dépasse maintenant les 1500 milliards $US. On répète : plus de 2 billions de dollars canadiens.

La moyenne de l’endettement pour scolarité s’établit maintenant à environ 30 000 $US par étudiant et fait une autre culbute quand on ajoute la part versée par les parents. La moyenne des bourses oscille autour de 15 000 $ par année.

Par comparaison, en 2015, l’emprunt moyen par étudiant universitaire auprès de diverses sources (État, banques ou parents) était de 26 800 $ au Canada, avec de fortes disparités allant de 12 500 $ environ au Québec à 35 200 $ au Nouveau-Brunswick.

Plus de 44 millions d’Américains remboursent des prêts liés à leurs études. Ce découvert dépasse les sommes dues par les détenteurs de cartes de crédit de tout le pays. Des experts redoutent d’ailleurs que la prochaine bulle financière à éclater vienne des dettes d’étude.

Trois facteurs expliquent cette coulée au fin fond du rouge : les droits de scolarité de plus en plus élevés (+ 85 % en 25 ans) ; la faiblesse du système des bourses ; puis la culture nationale qui encourage les étudiants du vaste pays à quitter le nid familial pour entrer dans l’âge adulte en s’installant à gros frais supplémentaires sur un campus, pendant plusieurs années.

Faire payer les riches 

La charité et l’entraide prennent plusieurs formes. Le milliardaire Robert F. Smith a profité dimanche de son discours devant 396 finissants de l’université Morehouse à Atlanta, tous des hommes afro-américains, pour annoncer qu’il allait se charger de la totalité de leurs dettes d’étude. En fait, sa richissime famille va créer une fondation qui va prendre en charge les prêts évalués à environ 40 millions de dollars, en récoltant au passage des abattements fiscaux.

Ces comptes établissent donc la moyenne de la dette à rembourser à quelque 100 000 $ par tête à mortier.

Tout en reconnaissant l’indéniable et généreuse contribution du citoyen Smith, un éditorial du New York Times publié il y a quelques jours soulignait à quel point cette situation témoigne d’un système vicié jusque dans sa moelle. La fiscalité des États-Unis ne prélève pas assez d’argent aux riches (16,5 % au fédéral) pour assurer l’école gratuite pour tous et la philanthropie ne règle ce problème qu’à la toute petite pièce.

Le sociofinancement sert d’ailleurs aussi à faire de l’activisme autour du problème social. Sur GoFundMe, le projet Scared to Debt demande 250 000 $ pour réaliser cet été un film sur le sujet de la dette étudiante. Plus de 40 personnes ont déjà donné 22 000 $ en une semaine.

Des candidats démocrates à l’investiture présidentielle promettent de s’y attaquer politiquement. La sénatrice Elizabeth Warren propose d’annuler une partie des dettes étudiantes et de mettre en place un réseau de garderies et de maternelles abordables en prélevant un impôt sur les grandes fortunes.

Marie-Pier Frigon se définit comme « très, très démocrate », même si elle ne peut pas encore voter aux États-Unis. Elle appuie les idées de Bernie Sanders qui veut lui aussi éliminer la dette étudiante et rendre l’éducation gratuite pour ne pas reproduire le cercle infernal. Elle doute cependant que cette utopie concrète se réalise.

« Pour y arriver, il faut un président qui ne fait pas de compromis et un Congrès démocrate, dit-elle en terminant l’entrevue. Je ne sais pas si c’est possible dans le climat politique actuel, mais si ça arrivait, je serais vraiment contente. »

Passer le chapeau 
L’Ontarienne Na’Shantéa Miller prend le problème à rebours en cherchant à financer ses études aux États-Unis avant de s’y engager. Elle a postulé à Oxford, à McGill, à l’Université de Toronto, à la London School of Economics et à Harvard. Elle a été acceptée partout.
Elle souhaite intégrer le programme de maîtrise en politiques publiques de la Harvard Kennedy School. Les charges scolaires et de vie sont fixées à environ 110 000 $CAN par année pour deux ans, disons près d’un quart de million de dollars au total dans une école qui n’offre pratiquement aucune bourse.

« C’est beaucoup d’argent, dit-elle au Devoir. Mais c’est la chance d’une vie, et j’ai décidé de tenter ma chance avec le sociofinancement. J’aime mieux essayer et voir ce qui arrive plutôt que de ne rien faire et de le regretter. »

La jeune femme de 24 ans a jusqu’au 15 juin pour s’inscrire à Boston. Elle a environ 40 000 $ en poche. Elle cherche 75 825 $ par l’entremise de GoFundMe pour boulonner sa première année de formation. Elle en avait amassé un peu moins de la moitié (34 000 $) en date de jeudi.

Pressecanadienne.ca par Stéphane Baillargeon