Archive for the ‘Éducation’ Category

Québec-Tempête hivernale : le CSS du Chemin-du-Roy ferme ses écoles lundi

janvier 16, 2022

Le Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy fermera ses écoles lundi, tandis qu’une tempête hivernale rendra les conditions difficiles sur les routes du Québec. Les écoles primaires, les écoles secondaires, les centres de formation professionnelle et le Centre d’éducation des adultes du Chemin-du-Roy, entre autres, seront fermés, annonce le CSS.Le retour à l'école en personne n'aura pas lieu lundi étant donné la tempête hivernale qui frappera le Québec.

© Jean-Luc Blanchet/Radio-Canada Le retour à l’école en personne n’aura pas lieu lundi étant donné la tempête hivernale qui frappera le Québec.

Les services de garde du Chemin-du-Roy ainsi que la Three Rivers Academy et la Mauricie English Elementary School seront également fermés.

Le CSS de l’Énergie n’avait pas communiqué de fermetures de ses établissements au moment de publier ces lignes. Les CSS de la Riveraine et des Chênes prendront pour leur part une décision très tôt lundi matin, indique-t-on.

Environnement Canada prévoit que la tempête en provenance des États-Unis atteindra le sud du Québec lundi après-midi. Des accumulations de 25 à 35 centimètres de neige sont attendues. La visibilité sera presque nulle, indique l’agence fédérale. Les vents du secteur nord-est souffleront jusqu’à 70 km/h à compter de lundi matin. Ces mauvaises conditions météorologiques persisteront jusqu’en soirée lundi.

Avec Radio-Canada par Marc-Antoine Bélanger

Canada-Québec: La tempête prévue lundi force la fermeture de plusieurs écoles

janvier 16, 2022

La « première grosse tempête de neige » de l’hiver attendue lundi, et qui prévoit de 15 à 30 centimètres de neige, force la fermeture de nombreuses écoles au Québec, ce qui perturbe la rentrée en présence qui était prévue après un début des classes en virtuel.Selon un avertissement de tempête hivernale publié dimanche après-midi par Environnement et changement climatique Canada, la tempête démarrera en force tôt lundi.

© Marie-France Coallier Le Devoir Selon un avertissement de tempête hivernale publié dimanche après-midi par Environnement et changement climatique Canada, la tempête démarrera en force tôt lundi.

Le Centre de services scolaire de Montréal a pris la décision de fermer ses établissements, et aucun cours ni enseignement à distance ne sont prévus. La même décision a été prise au Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île, au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys et au Centre de services scolaire de Laval.

Il n’y aura pas non plus de cours en présence ou à distance au Centre de services scolaire Marie-Victorin, au Centre de services scolaire des Patriotes, au Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries, au Centre de services scolaire des Hautes-Rivières, au Centre de services scolaire de Sorel-Tracy et au Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe.

Ce sera la même chose au Centre de services scolaire des Affluents, au Centre de services scolaire des Laurentides, au Centre de services scolaire des Samares, au Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord, au Centre de services scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, au Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais et au Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy.

Les services de garde de tous ces centres seront aussi fermés.

La Commission scolaire English-Montréal, la Lester-B.-Pearson School Board et la Sir Wilfrid Laurier School Board fermeront également leurs écoles en raison du mauvais temps.

Le Collège de Montréal sera fermé et il n’y aura pas d’enseignement à distance. Les cours seront toutefois donnés en ligne au Collège Jean-Eudes. Le Collège Charles-Lemoyne et l’Académie internationale Charles-Lemoyne, campus Longueuil-Saint-Lambert et Ville de Sainte-Catherine, seront eux aussi fermés lundi, et les examens sont reportés à mardi et mercredi. Le Collège français à Longueuil, au primaire et au secondaire, sera lui aussi fermé, ainsi que le Collège Boisbriand.

En Outaouais, les cours se tiendront à distance au Collège Saint-Alexandre de la Gatineau, au Collège Saint-Joseph de Hull et au Collège Nouvelles frontières.

Neige et vent

Selon un avertissement de tempête hivernale publié dimanche après-midi par Environnement et changement climatique Canada, la tempête devait démarrer en force tôt lundi. « La neige combinée aux vents forts du secteur nord-est réduira la visibilité à presque nulle dans la poudrerie sur ces régions », écrit-on. On prévient que la circulation sur les routes et les trottoirs sera difficile à cause des accumulations de neige.

Des « répercussions importantes » sont ainsi à prévoir sur les déplacements aux heures de pointe lundi dans les zones urbaines de la province, en raison d’une accumulation rapide de neige. « Si les gens pouvaient éviter d’être sur les routes au moment où la neige et les vents seront les plus forts, ce serait une bonne idée », recommande Anna-Belle Filion, météorologue d’Environnement Canada. CAA-Québec s’attend d’ailleurs à recevoir un nombre élevé de demandes de remorquages lundi, notamment en lien avec des enlisements. « C’est ce type de service là qui risque d’être sollicité », entrevoit la porte-parole, Andrée-Ann Déry.

Les accumulations de neige sont attendues dans plusieurs régions du Québec situées le long du fleuve Saint-Laurent, dont la Montérégie, le Centre-du-Québec, Lanaudière, les Laurentides et Montréal.

Les mauvaises conditions météorologiques persisteront jusqu’en soirée.

Avec Le Devoir par Anne-Marie Provost avec Zacharie Goudreault

France: Une enseignante menacée après avoir diffusé une photo de Soprano

janvier 16, 2022

Une prof de SVT a utilisé une photo du rappeur pour un cours sur l’évolution. Une collégienne l’a interprété comme un amalgame raciste, relate « Le Parisien ».

« L’enfer est bien plus gros sur Terre. Depuis que les hommes font pire que Lucifer », entonnait Soprano dans son titre à succès « Le diable ne s’habille plus en Prada ». Et c’est bien un enfer qu’a vécu une enseignante de Trappes, dans les Yvelines, lorsqu’elle a choisi de glisser une photographie du rappeur dans un document montrant l’histoire de l’évolution humaine.

Début décembre 2020, cette professeure de SVT (sciences de la vie et de la Terre) au collège a remplacé, dans une frise chronologique, le croquis de l’homo sapiens par un portrait de l’artiste marseillais, rapporte Le Parisien, dimanche 16 janvier. Le début d’un véritable calvaire pour la jeune femme de 34 ans, qui a l’habitude d’utiliser des personnalités comme Kylian Mbappé ou Josiane Balasko pour rendre ludiques ses leçons. Le visage de Soprano se trouvait sur la même ligne que le dessin représentant un Australopithèque, bipède descendant du singe. Une des élèves de troisième y a vu une comparaison allusive entre le primate et le musicien.

Le père de la jeune fille, Kamel, avait décidé d’alerter les réseaux sociaux. « Ma fille, elle m’a dit : “Papa, ce n’est pas normal en cours de SVT”. […] Éducation nationale de merde. Faites tourner, s’il vous plaît. On ne doit pas accepter ! » écrivait-il sur Facebook. Les menaces se sont alors multipliées à l’encontre de l’instructrice, qui a nié toute assimilation et prévenu les services de police. Ces derniers ont attesté des risques courus et lui ont conseillé de s’exfiltrer en dehors de l’Île-de-France.

Le parent d’élève condamné

« Tout de suite, je me suis dit : “Ma vie est finie. J’ai eu peur de mourir” », raconte-t-elle avec émotion au Parisien. Jugé le 15 novembre dernier, le parent d’élève a été condamné à six mois de prison ferme. Le procureur a dénoncé une « fatwa numérique », rappelant le drame de l’assassinat de Samuel Paty. « J’adore mon métier, j’aurais voulu accompagner mes élèves jusqu’au brevet. […] Si l’Éducation nationale ne protège pas ses enseignants, je vais devoir m’autocensurer », conclut avec tristesse l’agrégée.

Par Le Point avec AFP

France : pourquoi les enfants des Congolais font rarement l’université et échouent dans des petits boulots comme leurs parents ?

janvier 15, 2022

Profiter de la vie en France devrait en principe rendre les Congolais ambitieux, mais nombreux se contentent du bien-être minimum et n’aident pas leur progéniture à exceller. Le papa était préparateur de commande et le fils le deviendra, la maman, femme de chambre et la fille aussi. Les enfants congolais nés en France après leu baccalauréat vont rarement à l’université et se contentent des formations pour vite adhérer le marché de l’emploi.

En France, les Congolais n’ont pas pitié des autorités de Brazzaville qu’ils reprochent d’hypothéquer l’avenir de la jeunesse. Selon eux, des jeunes diplômés deviennent des vendeurs dans les marchés et font des petits boulots à cause des mauvaises politiques appliquées par le régime actuel.

Mais bizarrement, eux qui sont en France où toutes les conditions sont réunies pour la réussite reversent le même avenir à leurs enfants. Si au Congo, les jeunes arrivent au moins à arracher des diplômes universitaires, en France par contre, les enfants des Congolais se félicitent juste du baccalauréat et des formations.

Seuls 3 sur 10 enfants des Congolais nés en France ont une licence universitaire et 2 sur 10 un doctorat par exemple. Par contre 8 sur 2 abandonnent les études après le lycée pour se lancer dans la vie professionnelle s’ils ne finissent pas voyous dans le quartier.

Des faits qui montrent que la diaspora Congolaise est la plus inutile et n’apporte aucune valeur ajoutée à leur propre vie familiale. Des parents irresponsables qui font des allocations accordées à leurs enfants leur survie. Un reportage d’une chaîne française lors du grand confinement à confirmer cette réalité.

Une maman de deux enfants mineurs étaient incapables de les offrir un ordinateur ou des tablettes, mais s’offraient des vêtements et chaussures de luxe. Avec les aides accordées à leurs enfants, les français ouvrent un compte bancaire et l’épargnent jusqu’à leurs 18 ans afin de les permettre de payer leur université.

Le parent Congolais utilise les aides de leurs enfants pour s’habiller, cotiser sa tontine, envoyer à sa famille en Afrique et faire des folies dans les soirées. Une fois que l’enfant décroche son bac, il ne peut se payer l’université, les parents Congolais étant de nature incapables de le faire.

Automatiquement les enfants se tournent vers les formations professionnelles accélérées afin de faire leur entrée dans le monde du travail comme leurs parents. Il est parfois triste de voir les enfants nés en France finir dans les petits boulots comme leurs parents. Même les Waras qu’on sous estimaient au pays ont plus de visibilité en France que les Congolais.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Canada: Des universités défient Québec en planifiant une rentrée en présence pour février

janvier 15, 2022

Le ministère les appelle à observer ses directives, qui commandent un retour en classe d’ici le 31 janvier.

Le pavillon Henry-F.-Hall de l'Université Concordia, à Montréal.

L’Université Concordia fait partie des établissements d’enseignement ayant décidé de repousser la rentrée en présence au-delà du 31 janvier. Photo: Radio-Canada/Martin Thibault

Des établissements d’enseignement postsecondaire visiblement inquiets de la déferlante du variant Omicron du coronavirus ont décidé unilatéralement d’outrepasser la date limite fixée par le gouvernement Legault pour renouer avec les cours en classe.

En théorie, le retour en présence sur les campus devrait être réalisé d’ici le lundi 31 janvier. Or, certains établissements ont annoncé cette semaine qu’ils entendaient maintenir leurs cours à distance jusqu’en février.

C’est le cas de l’Université Concordia, à Montréal. L’établissement a annoncé sur son site web jeudi que la rentrée en présence n’aura lieu que le jeudi 3 février, soit trois jours après la date limite fixée par Québec.

De même, les étudiants et professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ne devraient pas retourner en classe avant la mi-février. Sur son site web, l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT écrit même que l’enseignement à distance sera privilégié tant que 75 % des étudiants n’auront pas reçu leur dose de rappel contre la COVID-19.L'entrée principale de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda.

Le campus de Rouyn-Noranda de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Photo: Radio-Canada/Andrei Audet

En outre, au moins un établissement d’enseignement collégial, soit le Cégep régional de Lanaudière, a confirmé dans les derniers jours qu’il entendait reporter sa rentrée. Ainsi, les cours reprendront le 7 février, en présence. D’ici là, il n’y aura pas de cours à distance; le calendrier a simplement été décalé.

Québec demande aux établissements de se conformer

Le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, avait pourtant prévu une « période de transition » de deux semaines pour permettre aux cégeps et aux universités de renouer avec les cours en classe au-delà du lundi 17 janvier – date initialement fixée par le premier ministre Legault, le 30 décembre dernier.

Ce sursis avait été décrété le 7 janvier après l’annonce par certains établissements, comme l’Université de Montréal et l’UQAM, d’une rentrée en présence le lundi 24 janvier, voire le lundi suivant, le 31 janvier.

Le gouvernement Legault a tenu à rappeler les règles du jeu vendredi soir. Dans une communication transmise à Radio-Canada, le cabinet de la ministre McCann a appelé les établissements rétifs à se conformer aux directives qui leur ont été communiquées dès le 30 décembre dernier.Gros plan de Danielle McCann en conférence de presse.

La ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann Photo: Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le retour en présence sur les campus devra s’effectuer dès le 17 janvier, a-t-il rappelé, soulignant qu’il avait déjà fait preuve de flexibilité en donnant aux cégeps et aux universités la possibilité de compléter ce retour d’ici le 31 janvier.

En entrevue à l’émission Midi info, sur ICI Première, la ministre McCann avait elle-même rappelé plus tôt dans la journée que le 31 janvier représentait la date ultime pour renouer avec le retour en classe des étudiants dans les établissements d’enseignement postsecondaire.

Des étudiants veulent retourner en classe

Le report de semaine en semaine de la rentrée en présence au cégep et à l’université ne plaît pas à tout le monde.

En Abitibi, par exemple, une lettre ouverte a commencé à circuler vendredi pour demander à l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT de faire marche arrière et d’amorcer un retour en présentiel entre le 17 et le 31 janvier, car de nombreux étudiants préféreraient largement vivre un retour en classe comme les mesures gouvernementales le permettent.

Concrètement, la mesure exigée par l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT ciblant une couverture vaccinale de 75 % pour la troisième dose […] empêcherait des cohortes complètes d’avoir un enseignement en présentiel, et ce, pour encore plusieurs semaines, écrivent ses auteurs, ajoutant que Québec n’a jamais fait mention d’une mesure aussi extrême.

Sans compter qu’il est évident, selon eux, que la qualité de l’enseignement reçu en ligne n’équivaut pas à celle des cours en présentiel.

« Pour certains étudiants, le parcours universitaire tire à sa fin. Malheureusement, pendant les trois dernières années de celui-ci, ils n’ont eu que deux sessions complètes en présentiel, ce qui nuit beaucoup à la qualité de la formation qu’ils ont reçue. Il est assez navrant de sortir avec un diplôme et un titre, mais sans l’intégralité des compétences qui auraient dû être développées pendant cette formation. »— Une citation de  Extrait de la lettre ouverte à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

La lettre avait été signée vendredi soir par plus de 70 étudiants, selon ses auteurs. Ceux-ci font front commun contre la position officielle de l’Association générale étudiante de l’UQATAGEUQAT, l’association étudiante locale, qui a déclaré sur Facebook cette semaine que cette mesure lui semblait satisfaisante.

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue UQAT et Concordia s’expliquent

L’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT s’est justifiée par courriel vendredi soir en soulignant que plusieurs de ses activités de recherche […] se sont poursuivies en présentiel sans interruption aucune et que le retour de l’enseignement en présentiel sera amorcé dès le 24 janvier en commençant par les cours comprenant une composante pratique ou expérientielle.

De plus, l’accès aux campus et centres est possible en suivant les mesures sanitaires et les services aux étudiants, dont le soutien psychosocial, l’aide à la réussite et le soutien technopédagogique, sont disponibles en présence ou à distance, a fait valoir la directrice des communications de l’université, Stéphanie Duchesne.

Celle-ci a également rappelé que des représentants de l’Association générale étudiante de l’UQATAGEUQAT et des quatre syndicats de l’université avaient été consultés. En outre, le ministère est au courant des orientations qui ont été prises par l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT, assure Mme Duchesne.

L’Université Concordia, pour sa part, a précisé vendredi soir par courriel que sa session d’hiver [avait] commencé le 6 janvier, soit un jeudi, et que, pour des raisons de planification, il [était] plus cohérent de reprendre les cours en personne un jeudi afin de faciliter la structure des cours.

Le retour en personne est donc prévu dans la semaine du 31 janvier, a fait valoir sa porte-parole, Vannina Maestracci.

Avec Radio-Canada par

Jérôme Labbé

Jérôme Labbé

Québec-Parents appelés à prêter main-forte dans les classes : les réactions fusent

janvier 14, 2022

Le plan de contingence pour le retour en classe au Québec, dont Radio-Canada a obtenu copie, indique que les directions d’école devront identifier des personnes-ressources, comme des « parents volontaires », pour pouvoir prendre le relais en cas de manque de personnel enseignant ou de remplaçants. Les réactions à plusieurs mesures de ce plan sont nombreuses et critiques dans le milieu scolaire.

Une classe d'école primaire.

Le retour en classe primaire et secondaire prévu pour le 17 janvier au Québec. Photo: AP/Laurent Gillieron

« C’est du jamais-vu! » Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), a été assez surpris, lors de la rencontre préparatoire de différents acteurs du milieu de l’éducation avec des représentants du ministère, hier, d’apprendre que le gouvernement était prêt à aller aussi loin que de permettre à des parents de faire de la surveillance en classe.

Toutefois, l’ampleur de la pénurie de personnel que le milieu éducatif connaît présentement le justifie peut-être, selon lui.

Le document de neuf pages n’a pas encore été diffusé largement au sein du réseau scolaire. On peut y lire que le contexte pandémique actuel fait en sorte qu’un très grand nombre de salariés [du réseau scolaire] devront s’isoler quelques jours dans les prochaines semaines.

Nicolas Prévost confirme d’ailleurs que les taux d’absentéisme et la pénurie de personnel dans les écoles grimpent à des niveaux jamais atteints auparavant.

Puisque la nouvelle recommandation de la santé publique sur la gestion des cas et des contacts vise à éviter les fermetures de classes et d’écoles afin de garder les élèves présents à l’école, le ministère de l’Éducation prévoit donc un plan de contingence qui permettra d’éviter le pire et de poursuivre l’obligation de service aux élèves du Québec.

Ce plan sera déployé lorsque les mécanismes de remplacement prévus aux conventions collectives seront épuisés, précise-t-on.Jean-François Roberge assis à la table de presse.

Le ministre québécois de l’Éducation, Jean-François Roberge Photo: La Presse Canadienne/Ryan Remiorz

Les directions d’école sont invitées à identifier des personnes-ressources à l’intérieur de l’école qui sont disponibles pour prêter main-forte au personnel d’enseignement, au cas où un enseignant doit quitter sa classe pour s’isoler. Il pourrait s’agir de personnel de soutien ou d’étudiants dans un programme d’enseignement (ou connexe à ce domaine).

Les établissements scolaires doivent également, en vertu de ces directives ministérielles, identifier des personnes-ressources à l’extérieur de l’école.

Apparaît ici la possibilité d’avoir recours à des organismes externes comme Alloprof ou encore à des parents volontaires aptes à soutenir les élèves en classe dans leurs apprentissages durant l’absence physique de l’enseignant.

Les qualifications de la personne seront analysées avant de lui confier des responsabilités qui soient davantage du ressort de la surveillance d’un groupe ou encore de l’enseignement.

Appelées à remplacer des enseignants, les personnes-ressources externes ne seront pas soumises à la Loi sur la laïcité de l’État, qui interdit aux employés de l’État en situation d’autorité de porter des signes religieux en milieu de travail.

Une solution moins qu’idéale qui fait réagir

Nicolas Prévost se dit prêt à ce que ses membres aient recours à des parents volontaires pour surveiller des classes s’il le faut. Il évoque comme scénario possible qu’un parent assure la surveillance d’un groupe pendant qu’un enseignant, faiblement malade mais isolé chez lui, assure à distance un enseignement aux élèves en classe.Nicolas Prévost

Nicolas Prévost est président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. Photo: Radio-Canada

« On va le faire si ça nous permet la poursuite des services éducatifs. Mais est-ce que c’est idéal? Clairement, non. On commence à étirer l’élastique loin, très loin! »— Une citation de  Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)

Même si, en point de presse jeudi après-midi, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a bien précisé que le recours à des parents se ferait en dernier recours et de manière temporaire, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), elle, estime qu’ouvrir cette porte trahit l’échec de la stratégie gouvernementale pour limiter la propagation du virus dans les écoles primaires et secondaires, qui rouvriront lundi.

Être parent, c’est pas être enseignant, et être enseignant, c’est pas être parent, lance son président, Sylvain Mallette. Ça pose un problème sérieux sur la qualification des gens à qui on va confier des responsabilités qui, normalement, relèvent des enseignants.

Sylvain Martel, du Regroupement des comités de parents autonomes du Québec, réitère de son côté que les parents sont soulagés du retour en classe et ajoute qu’il est content de connaître enfin les intentions de Québec. C’est un plan qui met les choses au clair, dit-il. C’est agréable qu’on nous dise les vraies choses. Qu’on soit rendus là, c’est triste, mais c’est la réalité, et on est capables de vivre avec ça.

«  Si on a besoin de parents pour prêter main-forte, ils vont comme d’habitude répondre à l’appel. »— Une citation de  Sylvain Martel, du Regroupement des comité de parents autonomes du Québec

Si les enfants se retrouvent à répétition dans une situation où les services éducatifs ne peuvent pas être rendus par du personnel qualifié, il faudra toutefois que leur niveau de progression et d’apprentissage soit évalué pour s’assurer de les amener là où ils devraient être à la fin de l’année, réclame le représentant des parents.Sylvain Martel fait face à la caméra.

Sylvain Martel, porte-parole du Regroupement des comités de parents autonomes du Québec Photo: Radio-Canada

Priorisation des services et réorganisation scolaire permise

Le plan de contingence du gouvernement demande également que les directions d’école et les centres de services scolaires identifient des clientèles à soutenir en priorité, par exemple les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, ou encore les élèves de certains cycles.

On leur exige aussi de réaliser une analyse de faisabilité pour une organisation scolaire différente. On envisage ainsi, par exemple, qu’un enseignant puisse s’occuper de plus d’un groupe d’élèves, avec l’aide d’une autre ressource. Du côté des services de garde, on évoque la possibilité de restreindre l’offre de services en réduisant leurs heures d’ouverture et le soutien de clientèles prioritaires.

Le document enjoint également aux directions d’école d’identifier des services dits complémentaires, par exemple ceux d’orthophonistes ou de soutien pédagogique, qui pourraient être suspendus temporairement dans le but de procéder à un éventuel délestage.

Nicolas Prévost, de la FQDE, y voit certains avantages, dont celui d’avoir des coudées plus franches. D’avoir une certaine marge de manœuvre pour l’organisation scolaire, c’est une bonne chose pour les direction d’école, dit-il. Parce qu’on prévoit déjà devoir le faire à la lumière de la situation actuelle.

Un plan de délestage  comme en santé, selon plusieurs

Voilà un plan de contingence qui fait beaucoup penser à un plan de délestage comme ceux qu’on voit actuellement se déployer dans le réseau de la santé, selon Nicolas Prévost.

Pourtant, questionné en conférence de presse à ce sujet, le ministre Roberge a refusé de parler de délestage, ce qui fâche Sylvain Mallette, de la FAE.Sylvain Mallette, président de la FAE

Sylvain Mallette, président de la FAE Photo: Radio-Canada/Coralie Mensa

« C’est bel et bien un plan de délestage, et quiconque essaie de faire la démonstration du contraire cherche à camoufler la réalité. »— Une citation de  Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement

Ce dernier déplore que ce plan vise à délester certains services auxquels ont accès des enfants parfois vulnérables parce que, selon lui, le gouvernement a fait le choix de laisser les classes ouvertes coûte que coûte.

Les grandes centrales syndicales très critiques

Par voie de communiqué, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’est dite inquiète et sceptique relativement à ce plan de contingence. La FTQ dit craindre que ce dernier provoque une gestion improvisée qui placerait des élèves et le personnel dans des situations inacceptables.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de son côté, déplore l’improvisation d’un plan de dernière minute qui viendra changer du tout au tout l’approche du gouvernement dans la gestion des cas dans les écoles. Des changements qui, selon la CSQ, se feront sur le dos du personnel de l’éducation

Quand on voit les mesures mises de l’avant par le gouvernement, on se demande si l’école ne serait pas devenue une garderie plutôt qu’un milieu de vie au service des apprentissages, déclare Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ.

Avec Radio-Canada par Fannie Bussières McNicoll

Fannie Bussières McNicoll

France-Grève des enseignants : Blanquer va recruter 8 000 renforts

janvier 14, 2022

Pour faire face à la crise sanitaire et pallier les absences de professeurs malades, 8 000 personnes vont être recrutées « dès la semaine prochaine ».

Afin de lutter contre la pandemie et de soulager le corps enseignant, Jean-Michel Blanquer va recruter plusieurs milliers de renforts.
Afin de lutter contre la pandémie et de soulager le corps enseignant, Jean-Michel Blanquer va recruter plusieurs milliers de renforts. © Sébastien Muylaert / MAXPPP

Face à la grève très suivie des enseignants jeudi 13 janvier, Jean-Michel Blanquer a cédé : après avoir annoncé plusieurs modifications de l’actuel protocole sanitaire, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé l’arrivée de renforts dans les tout prochains jours. 8 000 personnes vont être recrutées d’ici la fin de semaine afin de pallier les professeurs absents à cause du Covid-19.

Jean-Michel Blanquer l’avait annoncé jeudi soir, à l’issue d’une réunion avec plusieurs syndicats enseignants, avant de confirmer l’information vendredi 14 janvier au micro de France Info : « Vous avez 3 300 contractuels jusqu’à la fin de l’année scolaire », a-t-il précisé vendredi sur France Info. En outre, « 1 500 assistants d’éducation » (des surveillants) seront mobilisés dans le second degré (collèges et lycées), ainsi que « 1 500 vacataires administratifs », en appui des inspecteurs de l’Éducation nationale dans le premier degré, et « 1 700 médiateurs lutte anti-coronavirus » dans les écoles, a-t-il détaillé.

Ces 8 000 contractuels seront embauchés « jusqu’à la fin de l’année scolaire ». Les recrutements commenceront « dès la semaine prochaine ». Le ministre a par ailleurs indiqué que « plusieurs centaines de personnes » seraient embauchées de façon pérenne, via le recours aux « listes complémentaires » : il s’agit de candidats qui n’ont pas été reçus aux concours de professeurs des écoles mais étaient bien classés et susceptibles d’être finalement appelés pour pourvoir des besoins.

Le ministre avait annoncé jeudi la mise à disposition de « 5 millions de masques FFP2 » pour les enseignants de maternelle sur demande. « On va commencer les livraisons à partir de la semaine prochaine », a-t-il précisé vendredi. Il a par ailleurs répété que les épreuves de spécialité du bac, prévues normalement en mars, seraient peut-être reportées. « Nous allons voir si c’est pertinent de les reporter, je vais écouter aussi le conseil national de la vie lycéenne. »

Interrogé pour savoir s’il reconnaissait des erreurs dans la gestion de la crise, notamment une communication maladroite du dernier protocole scolaire au personnel de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a déclaré : « Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs, c’est le propre de l’être humain. » « C’est important aussi de ne pas être dans des logiques de cristallisation excessive sur une personne », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Canada-Écoles et garderies : la santé publique du Québec change d’approche

janvier 12, 2022
Un élève portant un masque se retourne vers un autre élève dans une salle de classe.

Avec le variant Omicron, la présence d’un seul cas dans une classe ou un groupe suffisait à entraîner l’isolement de tous ses membres. Photo: AFP/Getty Images/Martin Bureau

La santé publique ne veut plus fermer les classes et les groupes de garderies après la découverte d’un cas et l’isolement est réduit à 5 jours en garderie, a appris Radio-Canada.

Le document de la recommandation pour les moins de 12 ans, daté du 10 janvier, obtenu par Radio-Canada, précise en effet qu’un enfant symptomatique, considéré positif, ou un enfant asymptomatique en contact avec un cas à domicile devra s’isoler 5 jours et subir un autotest au jour 5 pour pouvoir revenir.

L’enfant de moins de 12 ans ne devra plus avoir de fièvre depuis 24 heures et il faudra avoir constaté une baisse des symptômes. Et si le résultat de l’autotest se révèle positif, l’isolement devra être prolongé de 5 jours supplémentaires.

Terminée donc la période d’isolement de 10 jours dans les CPE et autres services de garde. Quant à l’obligation d’un résultat d’autotest négatif pour revenir en classe, c’est une nouveauté à l’école.

Ces conditions sont valables quel que soit le statut vaccinal de l’enfant, précise la recommandation de la santé publique du Québec.

Le port du masque n’est pas requis à la garderie ni à la maternelle. En revanche, l’élève du primaire de retour de sa période d’isolement devra porter le masque en continu durant 5 jours et se distancer autant que possible.

Pour le personnel symptomatique ou en contact avec un cas à domicile, l’isolement de 5 jours s’applique, avec deux exceptions :

  • pas d’autotest négatif requis après 5 jours;
  • les adultes non vaccinés devront s’isoler 10 jours.

Rappelons que la santé publique considère une personne avec des symptômes de la COVID-19 comme positive, même si elle n’a pas de résultat de test pouvant le confirmer.

Possible de revenir plus tôt avec deux tests négatifs

La recommandation de la santé publique précise que selon la disponibilité des tests, deux autotests négatifs à 24-36 heures d’intervalle pourraient mettre fin à la période d’isolement.

Les cas contacts, à domicile seulement

La santé publique n’imposera pas d’isolement aux élèves et personnel scolaire pour des cas contacts survenus dans un groupe ou au travail. Seuls les cas contacts au domicile ou avec un partenaire sexuel entraîneront une période d’isolement de 5 jours.

Les enfants de moins de 12 ans devront obtenir un résultat d’autotest négatif, mais pas les adultes.

Comme pour les symptomatiques, considérés positifs, le personnel et les élèves du primaire devront garder le masque pour 5 jours et se distancer des autres, mais pas les enfants de garderies.

Le personnel non vacciné pourra s’isoler 5 jours s’il est cas contact à domicile ou avec partenaire sexuel.

Prenons l’exemple fictif de Julie, 9 ans, à l’école primaire :

Si elle est en contact avec un cas positif à la maison, elle doit d’isoler 5 jours et obtenir un résultat d’autotest négatif au jour 5.

En revanche, si Julie a été en contact avec un autre élève de sa classe déclaré positif, elle peut rester à l’école.

La santé publique justifie ses nouvelles recommandations

Pour justifier ces nouvelles recommandations, la santé publique explique notamment avoir discuté avec des experts médicaux et avoir mené une revue des écrits scientifiques récents sur le variant Omicron.

Il est précisé dans le document qu’ont été prises en compte la faible probabilité des complications chez les enfants infectésla couverture vaccinale en augmentation chez les enfants du primaire, de même que les impacts négatifs cumulés des isolements des enfants sur leur apprentissage, leur développement et leur sécurité personnelle.

Le ministère de l’Éducation a par ailleurs annoncé qu’il distribuera des tests rapides dans les prochains jours dans les écoles primaires et les garderies.

Ouverture des écoles lundi?

Le document ne fait pas mention de la date de retour à l’école. Le nouveau directeur national de santé publique, Luc Boileau, doit faire sa recommandation à ce sujet sous peu. Le premier ministre François Legault a bien fait savoir, en sa présence, mardi, que sa priorité est une réouverture des écoles, comme prévu, le 17 janvier. Une annonce devrait être faite jeudi.

Des médecins et des pédiatres ont déjà réclamé que le retour en classe se fasse dès le 17 janvier, car ils sont inquiets des impacts de la fermeture à répétition des écoles et de l’enseignement à distance sur le bien-être des enfants. Ils demandaient aussi qu’on cesse de fermer les écoles pour tenter de contenir la pandémie.

Les garderies, elles, sont déjà ouvertes. La nouvelle directive doit être envoyée au réseau ce mercredi. Sur les 95 nouvelles éclosions déclarées cette semaine au Québec, 25 sont survenues en milieu de garde.

Avec Radio-Canada par

Thomas Gerbet

Thomas Gerbet

Canada: Un retour en présentiel prévu le 31 janvier à l’UQTR… pour le moment

janvier 10, 2022
La structure des cubes à l'Université du Québec à Trois-Rivières en hiver.

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Photo : Radio-Canada/Joséé Ducharme

L’enseignement à distance a repris lundi pour les élèves du primaire et du secondaire en Mauricie et au Centre-du-Québec en vue d’une rentrée en présentiel le 17 janvier prochain. À l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), la rentrée « essentiellement à distance » aura lieu ce mercredi. L’institution d’enseignement vise le 31 janvier pour un retour de ses étudiants en classe.

Cette date est conditionnelle à la situation épidémiologique. Il n’est donc pas exclu qu’elle soit reportée, a expliqué le recteur Christian Blanchette, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Moi comme vous, on regarde chaque jour les courbes, on les analyse, on a des experts qui nous conseille, on rencontre la santé publique et on a des rencontres à l’échelle du Québec, du Canada et avec le gouvernement pour voir quelles sont les grandes tendances.

D’ici là, l’enseignement se fera principalement à distance. Seuls les cours pratiques, les laboratoires et les stages pourront s’effectuer sur le campus.

On doit réduire la densité des présences sur le campus. Cette cinquième vague, elle est pernicieuse, parce qu’elle s’associe à un changement de comportement du virus, et donc on doit être très attentif pour la sécurité de tout le monde, a poursuivi le recteur.

Christian Blanchette debout dans un couloir de l'université.

Le recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Christian Blanchette (Archives) Photo : Radio-Canada/Josée Ducharme

Une année chargée pour l’UQTR

Outre la gymnastique imposée par les changements aux mesures sanitaires, la direction de l’UQTR aura une année 2022 bien remplie. De nombreux projets pourraient connaître un dénouement au cours des prochains mois ou franchir des étapes cruciales. Ce sera une bonne année, a affirmé Christian Blanchette.

En ce qui concerne le nouveau pavillon de recherche et d’enseignement sur les technologies vertes, dont les travaux devraient débuter cette année, le projet est sur la table du gouvernement  et des décisions sont imminentes.

L’institution attend également une décision sur la désignation d’une zone d’innovation Trois-Rivières–Bécancour sur laquelle nos chercheurs ont construit le plan scientifique depuis plus d’une année.

Par ailleurs, l’UQTR inaugurera en septembre le Centre national intégré du manufacturier intelligent à Drummondville. Il s’agit d’un centre de recherche unique au Canada conçu en partenariat avec le Cégep de Drummondville.

L’institution ouvrira également un nouveau campus à L’Assomption à la fin du mois de janvier. Celui-ci accueillera 350 étudiants par année dans trois programmes visant à former de futurs enseignants.

L’UQTR a le vent dans les voiles, a conclu Christian Blanchette.

Avec Radio-Canada

Canada: La rentrée en présence au cégep et à l’université pourra être repoussée au 31 janvier

janvier 7, 2022
Des personnes assises à des tables dans un grand local vitré.

Les étudiants du Québec devront suivre leurs cours en ligne pour les premières semaines de la session d’hiver 2022. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Québec accorde une « période de transition » de deux semaines supplémentaires pour permettre aux cégeps et aux universités de compléter le retour en présence de leur personnel et de leurs étudiants. Ainsi, l’enseignement pourra continuer d’être offert à distance jusqu’au lundi 31 janvier.

Le 30 décembre dernier, le premier ministre François Legault avait annoncé en conférence de presse que la rentrée en présence dans les écoles, les cégeps et les universités ne serait pas permise avant le lundi 17 janvier en raison de la propagation rapide du variant Omicron du coronavirus.

Depuis, plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire ont toutefois annoncé que leurs cours devraient être suivis à distance au-delà de cette date – certains d’entre eux, comme l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), ayant même reporté la rentrée en présence au 31 janvier.

La communication transmise vendredi aux cégeps et aux universités par le ministère de l’Enseignement supérieur – qui avait prévenu plus tôt cette semaine qu’il aurait le dernier mot – vient leur donner une marge de manœuvre.

Cela dit, il n’est pas impossible que certains établissements ayant prévu un retour en classe avant le 31 janvier décident de repousser celui-ci. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait vendredi l’Université Laval, à Québec, et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Entretemps, la formation à distance demeure obligatoire pour les services d’enseignement, à moins que l’acquisition ou l’évaluation des connaissances prévues au programme d’études de l’étudiant nécessite la présence de celui-ci en classe ou en milieu de travail dans le cadre d’un stage, rappelle le ministère.

Dates de reprise des cours en présence dans les universités du Québec (en date du 7 janvier, à 19 h ) :

  • Lundi 17 janvier : Université de Sherbrooke, Bishop’s, UQO, UQAR, Polytechnique, ÉTS
  • Jeudi 20 janvier : Concordia
  • Lundi 24 janvier : UQAM, McGill, UQAT
  • Lundi 31 janvier : Université de Montréal, HEC Montréal, UQTR, Université Laval, UQAC

Cette « période de transition », d’abord révélée par le quotidien Le Devoir, a été confirmée par Radio-Canada vendredi soir.

Par courriel, le porte-parole Bryan St-Louis a fait savoir que le ministère de l’Enseignement supérieur [travaillait] de concert avec les autorités de santé publique afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire et de s’assurer que la reprise des activités sur les campus est sécuritaire.

La session d’automne 2021 s’est bien déroulée et les éclosions dans les établissements d’enseignement supérieur ont été peu nombreuses et contrôlées, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, il n’y a pas qu’au Québec que la rentrée en présence fait débat. Dans plusieurs autres provinces, des universités ont décidé de prolonger l’enseignement à distance pour protéger leurs communautés. C’est le cas en Ontarioen Colombie-Britanniqueen Alberta et en Saskatchewan.

Jérôme Labbé

Par Radio-Canada avec Jérôme Labbé