Archive for the ‘Éducation’ Category

Un étudiant de Sciences-Po Rennes convoqué devant la justice sur fond de harcèlement

juin 5, 2019

 

Un étudiant de Sciences-Po Rennes comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rennes pour «dénonciation calomnieuse» envers un autre étudiant, qui avait fait une tentative de suicide, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet. Le prévenu, âgé de 20 ans et qui nie les faits, avait été placé une première fois en garde à vue le 23 mai pour «harcèlement moral et dénonciation calomnieuse».

Il a été de nouveau entendu ce mardi en garde à vue par les enquêteurs et déféré devant le parquet avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, prévu le 14 novembre, a précisé le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, confirmant une information de Ouest-France.

Une enquête avait été ouverte après la tentative de suicide d’un autre étudiant en mars qui avait fait l’objet d’une campagne de harcèlement. Cette campagne, sous forme d’affiches d’un collectif, placardées près de l’Institut d’études politiques, dans la rue où il habite, l’accusait d’être un «violeur».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Le philosophe Michel Serres est décédé à l’âge de 88 ans

juin 1, 2019

Michel Serre est mort samedi 1er juin à 19h à l'âge de 88 ans.

Michel Serres est mort samedi 1er juin à 19h à l’âge de 88 ans. JOEL SAGET / AFP

Michel Serres était membre de l’Académie française depuis 1990.

Le philosophe Michel Serres, figure intellectuelle familière du grand public, et membre de l’Académie française depuis 1990, est décédé samedi à l’âge de 88 ans, a annoncé à l’AFP sa maison d’édition, Le Pommier. «Il est mort très paisiblement à 19h entouré de sa famille», a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

L’«immortel» comptait parmi les philosophes les plus influents. Auteur de centaines d’ouvrages, Michel Serres était notamment passionné par l’écologie, l’éducation ou encore l’art. L’académicien s’est intéressé à toutes les formes du savoir, anticipant les bouleversements liés aux nouvelles technologies de la communication.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Cannabis: une seule dose pourrait nuire au développement cognitif des ados

mai 29, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

MONTRÉAL — Une seule dose de cannabis pourrait potentiellement nuire au développement cognitif des adolescents, prévient une nouvelle étude réalisée à l’Université de Montréal.

La docteure Patricia Conrod et ses collègues se sont intéressés à la consommation d’alcool et de cannabis de quelque 4000 jeunes qui sont entrés au secondaire dans la grande région de Montréal en 2012 et 2013. Leur consommation a été mesurée et leurs fonctions cognitives évaluées à l’aide de tests informatiques chaque année pendant quatre ans.

La taille de la cohorte a permis aux chercheurs d’utiliser des modèles informatiques très sophistiqués pour étudier la relation entre la consommation de substances et les fonctions cognitives.

Leur conclusion est à la fois simple et effarante: plus un jeune consomme de cannabis, plus ses fonctions cognitives sont diminuées.

«La relation est spécifique au cannabis, a dit la docteure Conrod. Aucun effet supplémentaire relié à l’alcool n’a été détecté sur les fonctions cognitives. En ce moment rien ne porte à croire qu’il existe un niveau de consommation sécuritaire pour les adolescents.»

Plusieurs fonctions cognitives sont affectées par le cannabis, a-t-elle ajouté: le rappel de mémoire, la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur, la logique et la résolution de problèmes étaient tous touchés.

Le niveau de contrôle inhibiteur des jeunes de quatrième secondaire qui étaient des consommateurs habituels de cannabis était le même que celui des jeunes de première secondaire qui n’avaient jamais consommé. «En d’autres mots, les consommateurs habituels de cannabis avaient perdu trois ans de développement cognitif à certains niveaux», a dit la chercheuse.

«Le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail sont des fonctions très importantes qui sont impliquées dans la prise de décision chez les adultes, dans le contrôle de soi et dans le contrôle du comportement, a expliqué la docteure Conrod. Elles sont aussi impliquées dans les comportements de dépendance.»

Les chercheurs ont également détecté un effet à long terme de l’utilisation du cannabis, à savoir qu’une consommation lors d’une année donnée semblait nuire aux fonctions cognitives l’année suivante.

Faut-il donc en déduire qu’un seul joint fumé cette année pourrait avoir des conséquences jusqu’à l’an prochain?

«Nous ne l’avons pas mesuré, mais en ce moment, ce n’est vraiment, vraiment pas impossible, a dit la docteure Conrod. D’autres études laissent entendre que même une faible exposition au THC pendant l’adolescence peut interférer avec le développement du cerveau.»

Les conclusions de cette étude ont été présentées lors d’un congrès de l’Association canadienne de neuroscience.

La Pressecanadienne.ca par Jean-Benoit Legault

USA: Qui étudie s’appauvrit

mai 24, 2019

 

La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
© Drew Angerer Agence France-Presse La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
 

Marie-Pier Frigon, d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, a 25 ans et une dette étudiante accumulée de plus de 160 000 $US, soit l’équivalent de 210 000 $ dans son Québec d’origine. Son remboursement lui gruge 1400 $US par mois, soit environ la moitié de son revenu de chargée de communications du groupe de pression Voices for Children.

« C’est un gros stress, confie-t-elle au Devoir. C’est extrêmement difficile pour moi. Je me demande si je vais sortir de ça. J’en ai pour encore vingt ans à rembourser cette dette qui va me coûter 350 000 $ au total. Il me reste juste le minimum pour vivre. Je ne pourrai peut-être pas m’acheter de maison. »

Mme Frigon s’exprime en français, sa langue maternelle. Elle est née à Montréal et a déménagé en Californie avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle n’a pas encore demandé sa citoyenneté américaine.

Sitôt ses études secondaires terminées, elle a entamé une formation en photographie à l’Academy of Art, université privée de San Francisco, à plus de 21 000 $ par année. Elle ne se qualifiait pas pour des bourses et ses parents ont endossé ses emprunts à des banques privées. « J’avais 18 ans et je n’avais pas conscience de ce que ça voulait dire, de m’endetter autant avec des paiements qui reviennent chaque mois. »

La coûteuse formation a duré cinq ans, jusqu’en août 2017. Elle a ensuite assez vite quitté San Francisco et son coût de la vie exorbitant. Il y a deux mois, elle a décidé de lancer un appel à l’aide sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe. « Parce qu’un ami m’a dit que parfois du monde riche paie pour ces affaires-là, dit-elle. Je n’espère pas vraiment que ça va marcher. Jusqu’à maintenant, je n’ai reçu que 100 $… »

Un océan rouge 

La recherche « student loan » donne plus de 23 000 dossiers sur GoFundMe et « student tuition », 25 200 pages. Une large majorité semblent en provenance des États-Unis. Le site sert aussi beaucoup, beaucoup à rechercher du financement pour payer les frais médicaux.

Les données du problème global donnent le vertige. La dette des prêts étudiants états-uniens dépasse maintenant les 1500 milliards $US. On répète : plus de 2 billions de dollars canadiens.

La moyenne de l’endettement pour scolarité s’établit maintenant à environ 30 000 $US par étudiant et fait une autre culbute quand on ajoute la part versée par les parents. La moyenne des bourses oscille autour de 15 000 $ par année.

Par comparaison, en 2015, l’emprunt moyen par étudiant universitaire auprès de diverses sources (État, banques ou parents) était de 26 800 $ au Canada, avec de fortes disparités allant de 12 500 $ environ au Québec à 35 200 $ au Nouveau-Brunswick.

Plus de 44 millions d’Américains remboursent des prêts liés à leurs études. Ce découvert dépasse les sommes dues par les détenteurs de cartes de crédit de tout le pays. Des experts redoutent d’ailleurs que la prochaine bulle financière à éclater vienne des dettes d’étude.

Trois facteurs expliquent cette coulée au fin fond du rouge : les droits de scolarité de plus en plus élevés (+ 85 % en 25 ans) ; la faiblesse du système des bourses ; puis la culture nationale qui encourage les étudiants du vaste pays à quitter le nid familial pour entrer dans l’âge adulte en s’installant à gros frais supplémentaires sur un campus, pendant plusieurs années.

Faire payer les riches 

La charité et l’entraide prennent plusieurs formes. Le milliardaire Robert F. Smith a profité dimanche de son discours devant 396 finissants de l’université Morehouse à Atlanta, tous des hommes afro-américains, pour annoncer qu’il allait se charger de la totalité de leurs dettes d’étude. En fait, sa richissime famille va créer une fondation qui va prendre en charge les prêts évalués à environ 40 millions de dollars, en récoltant au passage des abattements fiscaux.

Ces comptes établissent donc la moyenne de la dette à rembourser à quelque 100 000 $ par tête à mortier.

Tout en reconnaissant l’indéniable et généreuse contribution du citoyen Smith, un éditorial du New York Times publié il y a quelques jours soulignait à quel point cette situation témoigne d’un système vicié jusque dans sa moelle. La fiscalité des États-Unis ne prélève pas assez d’argent aux riches (16,5 % au fédéral) pour assurer l’école gratuite pour tous et la philanthropie ne règle ce problème qu’à la toute petite pièce.

Le sociofinancement sert d’ailleurs aussi à faire de l’activisme autour du problème social. Sur GoFundMe, le projet Scared to Debt demande 250 000 $ pour réaliser cet été un film sur le sujet de la dette étudiante. Plus de 40 personnes ont déjà donné 22 000 $ en une semaine.

Des candidats démocrates à l’investiture présidentielle promettent de s’y attaquer politiquement. La sénatrice Elizabeth Warren propose d’annuler une partie des dettes étudiantes et de mettre en place un réseau de garderies et de maternelles abordables en prélevant un impôt sur les grandes fortunes.

Marie-Pier Frigon se définit comme « très, très démocrate », même si elle ne peut pas encore voter aux États-Unis. Elle appuie les idées de Bernie Sanders qui veut lui aussi éliminer la dette étudiante et rendre l’éducation gratuite pour ne pas reproduire le cercle infernal. Elle doute cependant que cette utopie concrète se réalise.

« Pour y arriver, il faut un président qui ne fait pas de compromis et un Congrès démocrate, dit-elle en terminant l’entrevue. Je ne sais pas si c’est possible dans le climat politique actuel, mais si ça arrivait, je serais vraiment contente. »

Passer le chapeau 
L’Ontarienne Na’Shantéa Miller prend le problème à rebours en cherchant à financer ses études aux États-Unis avant de s’y engager. Elle a postulé à Oxford, à McGill, à l’Université de Toronto, à la London School of Economics et à Harvard. Elle a été acceptée partout.
Elle souhaite intégrer le programme de maîtrise en politiques publiques de la Harvard Kennedy School. Les charges scolaires et de vie sont fixées à environ 110 000 $CAN par année pour deux ans, disons près d’un quart de million de dollars au total dans une école qui n’offre pratiquement aucune bourse.

« C’est beaucoup d’argent, dit-elle au Devoir. Mais c’est la chance d’une vie, et j’ai décidé de tenter ma chance avec le sociofinancement. J’aime mieux essayer et voir ce qui arrive plutôt que de ne rien faire et de le regretter. »

La jeune femme de 24 ans a jusqu’au 15 juin pour s’inscrire à Boston. Elle a environ 40 000 $ en poche. Elle cherche 75 825 $ par l’entremise de GoFundMe pour boulonner sa première année de formation. Elle en avait amassé un peu moins de la moitié (34 000 $) en date de jeudi.

Pressecanadienne.ca par Stéphane Baillargeon

Le smartphone, maillon faible de la sécurité informatique

octobre 11, 2018

Monaco – Les téléphones mobiles sont omniprésents dans nos vies, mais nous ne sommes pas encore assez conscients de leur vulnérabilité aux attaques des pirates informatiques, préviennent les spécialistes en cybersésurité.

« Il faut imaginer que le risque autour du mobile aujourd’hui, c’est le même que le risque sur l’ordinateur personnel il y a quelques années, quand démarrait toute cette problématique sécuritaire », explique Loic Guezo, de la société spécialisée japonaise Trend Micro, en marge des Assises de la cybersécurité à Monaco.

Les pirates ne font que suivre les internautes, qui privilégient de plus en plus le smartphone à l’ordinateur pour accéder aux services en ligne.

Selon RSA, le bras « cybersécurité » du constructeur informatique américain Dell, 56% des transactions marchandes sur la toile sont désormais réalisées sur téléphone portable.

« Conséquence de ces nouvelles pratiques, 71% des fraudes et escroqueries diverses ont désormais lieu » sur ces appareils, selon RSA.

Les attaquants cherchent à introduire dans les smartphones des programmes malveillants capables d’intercepter les communications, de voler des identifiants et mots de passe pour les réseaux sociaux et sites de commerce en ligne, de détourner les applications bancaires pour siphonner les comptes des utilisateurs….

« Un +login+ et un mot de passe qui fonctionnent sur des plateformes comme Amazon ou LinkedIn, ça vaut 100, voire 200 euros » sur le « dark web », la face cachée d’internet, relève Matthieu Dierick, un expert de la société de cybersécurité F5.

Parmi les moyens utilisés par les cybercriminels, l’incontournable mail de « phishing » se prévaut d’une fausse identité pour inciter le destinataire à cliquer et télécharger le code malveillant.

Mais les pirates utilisent aussi les réseaux sociaux: détournant l’avatar d’un proche de la cible, ils envoient un faux message sur un réseau social, incitant l’internaute à faire le clic fatal.

« Nous avons un client entreprise qui a interdit à ses collaborateurs d’utiliser les services comme WhatsApp ou Snapchat sur leurs smartphones », indique Bastien Bobe, de Lookout, un spécialiste américain de la sécurité des mobiles.

D’autres attaquants se sont introduits dans des régies publicitaires pour faire passer de fausses pubs, souligne Loïc Guezo.

Les cybercriminels cherchent aussi à introduire des applications « vérolées » qui, sous couvert d’un jeu par exemple, introduisent du code malveillant dans le smartphone.

Le danger vient en particulier des applications téléchargeables sur des magasins d’applications Android moins scrupuleux que le Google Play Store (où les applications sont globalement sûres).

Le lancement de la version Android du jeu vidéo à succès Fortnite a été ainsi l’occasion pour les pirates d’infecter de nombreux smartphones, explique Gauthier Vathaire, de la société de cybersécurité Bitdefender.

Epic Games, l’éditeur de Fortnite, n’a pas voulu mettre le jeu à disposition dans la boutique en ligne de Google, préférant son propre site. Du coup, des indélicats ont créé de faux sites Fortnite et de fausses applications pour attirer les internautes.

– Applications clandestines –

« Il y a beaucoup d’applications vérolées, avec la vraie application Fortnite à laquelle les pirates ont rajouté du code malveillant », indique Gauthier Vathaire. « Epic Game a réagi et essayé de lutter », « mais c’est très difficile de faire bloquer ces sites ».

Les possesseurs d’iPhone peuvent se sentir plus en sécurité, car ils ne peuvent télécharger en principe que des applications disponibles sur l’Apple Store officiel.

Mais il est possible que des pirates réussissent à « jailbreaker » (débloquer) un iPhone à l’insu de son utilisateur, l’ouvrant à toutes sortes d’applications clandestines, avertissent les experts.

Pour certains, les problèmes de sécurité qui se posent aujourd’hui sur les quelques 2,5 milliards de smartphones en circulation dans le monde ne font que préfigurer, à petite échelle, les problèmes de sécurité qui se poseront avec la prolifération des objets connectés.

« Dans un contexte où tous les objets sont connectés ensemble, on ne peut avoir de périmètre de sécurité bien défini », explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Dans une entreprise, « le système informatique ne pourra plus faire confiance à rien et devra tout vérifier: la qualité de l’utilisateur, le contexte dans lequel les informations sont demandées, l’outil qu’il utilise… »

« Si je suis connecté via un PC de l’entreprise, via le réseau de l’entreprise, j’aurai accès à des informations qui me seront peut-être refusées si j’essaie de me connecter avec mon téléphone », explique-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h02)                                                        

Facebook lance « Portal », son écran intelligent pour passer des appels vidéo

octobre 8, 2018

Londres – Facebook a annoncé lundi la commercialisation d’écrans connectés qui permettent de passer des appels vidéo via une caméra grand angle et dotée d’intelligence artificielle (IA), une mutation stratégique pour le réseau social en pleine tourmente.

« C’est un virage », dit à l’AFP Andrew Bosworth, vice-président des équipements de consommation chez Facebook.

Le groupe américain avait racheté en 2014 le fabricant de casques de réalité virtuelle Oculus, mais c’est la première fois que le géant de l’internet développe en interne un produit de grande consommation (« hardware »).

« Les appels vidéo ne cessent d’augmenter, sur Messenger et sur Whatsapp. Or les équipements actuels, sur téléphone ou sur ordinateur, sont trop limités. Nous avons donc réalisé que si nous voulions continuer d’accomplir notre mission, nous devions construire nos propres appareils », explique M. Bosworth.

A partir de lundi aux États-Unis, les consommateurs pourront pré-commander ces écrans HD, conçus pour être posés dans une pièce et passer des appels vidéo.

Le « Portal » existe en deux tailles (10 et 15 pouces, à 199 et 349 dollars) et fonctionne comme une enceinte connectée: l’utilisateur lui demande d’appeler un de ses contacts en commençant sa phrase par « Hey Portal ».

Les écrans permettront aussi de s’adresser à « Alexa », l’interface vocale d’Amazon, pour faire des courses ou contrôler certains appareils électroménagers.

Le « Portal » disposera en outre d’un écosystème fermé d’applications, pour jouer de la musique (Spotify), des vidéos (Facebook Watch), raconter des histoires aux enfants avec des effets de réalité augmentée (Story Time, un nouveau logiciel Facebook), connaître la météo ou les informations.

Grâce aux systèmes d’IA intégrés, la caméra dézoome automatiquement pour inclure un nouvel arrivant, ou, si on clique sur le visage d’un individu, le suit dans ses déplacements et peut favoriser le son de sa voix aux dépens des bruits ambiants.

– « Mission » –

En termes de sécurité, Facebook promet que ses écrans fonctionnent en circuit fermé, d’où un risque de piratage plus faible que sur un smartphone ou un ordinateur.

Un cache permet de bloquer la caméra, et un bouton de la désactiver, ainsi que le micro. Les appels sont cryptés, et les logiciels son et vidéo fonctionnent en local, dans l’appareil. Seuls les échanges vocaux avec « Portal » ou « Alexa » sont enregistrés sur les serveurs de Facebook ou Amazon, avec la possibilité de les consulter et de les supprimer.

Facebook, qui a subi fin septembre un piratage sur 50 millions de comptes, est empêtré depuis plusieurs mois dans le scandale Cambridge Analytica (CA), cette société britannique accusée d’avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles d’utilisateurs à des fins politiques.

Le réseau social est accusé de laxisme et d’opacité dans la gestion des montagnes de données personnelles qu’il détient, et qui alimentent son modèle économique, basé sur la publicité ciblée.

La société veut pourtant s’affirmer comme un garant du respect de la vie privée. « Franchement, je serais inquiet si ce n’était pas nous qui fabriquions ces appareils », affirme Andrew Bosworth.

« Vous devez d’emblée concevoir ces équipements pour les utilisateurs, vous devez intégrer des mesures de sécurité et de prévention des abus dès le tout début », ajoute-t-il. « C’est la mission de notre organisation plus que ça ne l’est pour d’autres. »

Les représentants de Facebook préfèrent parler de « mission » plutôt que de modèle économique et de profits. Les appels vidéo et les enceintes connectées représentent néanmoins un marché en pleine croissance. D’après les données du réseau social, il y a eu 17 milliards d’appels vidéo sur la plate-forme Messenger en 2017, soit le double de 2016. Et pour l’instant, seules deux enceintes de la gamme « Echo » d’Amazon disposent de petits écrans.

« A ce stade, personne ne gagne d’argent avec la vente de ces appareils connectés. Mais ils sont en train de devenir le centre de la vie numérique des consommateurs et du foyer », commente Tom Morrod, directeur de recherches au cabinet IHS Markit. « Stratégiquement, c’est donc important pour Facebook de se positionner. »

Pour l’analyste, cette évolution ne va pas sans poser des questions de concurrence, avec le passage d’un internet ouvert à un monde où les requêtes des consommateurs passent par des filtres biaisés. Pour Facebook et les autres géants d’internet, « il s’agit surtout d’être le point d’entrée à d’autres opportunités de faire des affaires ».

Aux États-Unis, le cabinet eMarketer estime à plus de 60 millions le nombre d’utilisateurs d’enceintes connectées en 2018, et en prévoit 76,5 millions pour 2020.

Le réseau social ne voit d’ailleurs pas le « Portal » comme une expérience ponctuelle. « Nous voulons continuer à investir lourdement dans les appareils, non seulement à travers Oculus, mais aussi via Facebook », déclare Andrew Bosworth.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2018 13h00)                                                        

Canada: On peut porter un hijab devant un tribunal du Québec, tranche la Cour d’appel

octobre 4, 2018

 

On peut porter un hidjab devant un tribunal du Québec, tranche la Cour d’appel
© Steve Rukavina Femme portant un hidjab au Québec
Rania El-Alloul, une femme qu’une juge avait refusé d’entendre il y a trois ans parce qu’elle portait un hidjab, avait le droit de porter ce vêtement devant le tribunal, a conclu la Cour d’appel du Québec dans un jugement unanime.
 

Les trois juges concluent que le code vestimentaire des tribunaux québécois n’interdit pas le port du foulard islamique si cela constitue une croyance religieuse sincère et que cela ne brime pas l’intérêt public.

L’affaire remonte à février 2015, alors que Rania El-Alloul s’était présentée au tribunal afin de récupérer sa voiture saisie par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Avant le début de l’audience, la juge Eliana Marengo a demandé à Mme El-Alloul d’enlever son hidjab si elle voulait que sa cause soit entendue.

La juge Marengo a soutenu que la salle d’audience était un espace laïque, comparant le hidjab à un chapeau et à des lunettes de soleil, des articles qui ne sont normalement pas autorisés dans une salle d’audience.

Mme El-Alloul a refusé de retirer son foulard et sa cause n’a jamais été entendue. Elle a par la suite entamé des démarches judiciaires pour obtenir un jugement qui lui permettrait de porter son hidjab en tout temps.

Elle a par la suite entamé des démarches pour qu’un tribunal déclare qu’elle avait un droit constitutionnel de porter le hidjab.

Le juge Wilbrod Claude Décarie, de la Cour supérieure, qui avait entendu la cause, avait conclu que l’interprétation de la juge Marengo était erronée, mais il avait refusé de faire la déclaration que demandait Mme El-Alloul quant à ses droits.

Un comité spécial du Conseil de la magistrature du Québec fera enquête sur la conduite de la juge Marengo à la suite de plaintes déposées par Mme El-Alloul et plusieurs autres personnes.

Radio-canada.ca avec Msn

En 6 ans, les selfies ont tué plus que les requins

octobre 4, 2018
Un touriste prend un selfie avec au large des paquebots de croisière à Palma de Majorque, le 12 août 2017

Un touriste prend un selfie avec au large des paquebots de croisière à Palma de Majorque, le 12 août 2017. afp.com/JAIME REINA

 

Une étude indienne a montré qu’au moins 259 personnes sont mortes en prenant un selfie entre 2011 et 2017.

Vous avez plus de chances de mourir en prenant un selfie que dans une attaque de requin. Cette conclusion étonnante est tirée d’une étude indienne publiée dans le Journal of Family Medicine and Primary Care en juillet 2018.

En effet, entre 2011 et 2017, quelque 259 personnes sont mortes à travers le monde en prenant un selfie. Or, sur la même période, seulement une cinquantaine de personnes sont mortes attaquées par un requin, selon les chiffres recueillies par l’International Shark Attack File.

L’Inde concentre la moitié des morts

Pour arriver à leurs conclusions, l’équipe de chercheurs indiens a compilé les articles d’actualité en anglais en cherchant des mots-clés comme « mort par selfie », « accident de selfie » ou encore « mortalité selfie ». Des critères qui ont tendance à réduire l’importance du phénomène selon les chercheurs, rapporte Slate. « Ce n’est que la partie visible de l’iceberg », écrivent les chercheurs qui rappellent que de nombreux cas ne sont pas médiatisés ou classés comme une mort par selfie.

Néanmoins, l’équipe indienne a pu faire émerger de ses recherches quelques grandes tendances. Elle a notamment constaté une explosion des chiffres ces dernières années. En 2011, seulement trois cas ont été répertoriés, contre 50 en 2015, 98 en 2016 et 93 en 2017. Les pays les plus touchés par ce phénomène sont la Russie, les Etats-Unis, le Pakistan, et l’Inde, qui représente à elle-seule 50% des cas.

Noyades et chutes

Il ressort également de cette étude que les personnes mortes en prenant un selfie sont majoritairement des hommes – environ trois quarts des cas recensés -, souvent jeunes puisque la moyenne d’âge atteint seulement 23 ans.

Les principales causes de décès sont la noyade, les chutes et les collisions avec un véhicule. L’étude pointe notamment une certaine récurrence des cas de personnes tuées alors qu’elle tentait de prendre un selfie parfait devant un train en marche. Sans surprise, les États-Unis sont en tête en ce qui concerne les décès liés à une arme à feu lors d’un selfie.

Dans les conclusions de cette étude, les chercheurs préconisent donc de mettre en place des « no-selfies zones » dans les endroits à risques. Par exemple au sommet des falaises, près de la mer ou en haut d’immeubles. « Les selfies ne sont pas nocifs en soi, ce sont les comportements humains qui les accompagnent qui sont dangereux », conclut l’étude.

Lexpress.fr par Benjamin Rieth

Toulouse veut devenir l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle

septembre 29, 2018

Toulouse (France) – L’Université Fédérale Toulouse-Midi-Pyrénées (UFTMP) veut faire de Toulouse l' »un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle » grâce à Aniti, projet de super-pôle dédié à ce domaine et rassemblant laboratoires et entreprises, déposé vendredi en réponse à un appel de Cédric Villani.

« Avec la création de l’Institut Aniti (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institut), c’est un véritable système d’organisation autour de la recherche en intelligence artificielle » que propose l’UFTMP, selon un communiqué de cette université, transmis samedi.

Le projet, qui répond à l’appel à manifestation d’intérêt impulsé par le député et mathématicien Cédric Villani, regroupe établissements d’enseignement supérieur, organismes de recherches et partenaires industriels.

Alors que Toulouse accueille la 2e plus grande concentration de chercheurs en France (6.800 dans le public), le projet entend s’appuyer sur les « forces en matière d’intelligence artificielle » déjà très développées dans la région, notamment concernant l’intelligence artificielle dite « hybride ».

33 des 143 laboratoires que comptent l’UFTMP sont ainsi déjà impliqués dans des expérimentations sur cette intelligence artificielle qui mêle raisonnement logique et apprentissage classique par déduction, afin de « construire une intelligence artificielle plus fiable ».

Si l’UFTMP compte déjà 23 établissements d’enseignement supérieurs, 1 centre hospitalier universitaire et 7 organismes de recherche répartis sur 11 villes, son ambition avec Aniti est de « doubler le nombre d’étudiants formés à l’IA à l’horizon 2023 » et « d’augmenter significativement le nombre de docteurs » dans ce même domaine.

Ce super-pôle aura pour vocation de mieux « intégrer les besoins de l’industrie » et de renforcer la recherche. « Les résultats en recherche et développement pourront en particulier être exploités dans les domaines des transports, de l’environnement et de la santé », explique l’UFTMP dans son communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2018 16h19)                                                        

États-Unis: deux adultes et 3 bébés poignardés dans une crèche à New York

septembre 21, 2018

Washington – Deux adultes et trois nourrissons ont été blessés à l’arme blanche tôt vendredi dans une garderie d’enfants clandestine à New York, a rapporté la police.

Une femme de 52 ans travaillant dans cette crèche a été arrêtée après l’attaque.

Elle a été retrouvée dans le sous-sol du bâtiment après s’être entaillé les poignets, a précisé à l’AFP un porte-parole de la police new-yorkaise.

La garderie d’enfants à la clientèle d’origine asiatique fonctionnait de façon illégale dans le quartier du Queens, n’étant pas enregistrée auprès des services sociaux, a-t-il précisé sous le couvert d’anonymat.

L’employée est suspectée d’avoir attaqué vers 03H30 du matin trois bébés, deux filles et un garçon. Une des fillettes est gravement touchée, les deux autres bébés le sont plus légèrement.

Les deux adultes blessés sont une salariée de la crèche et le père de l’un des enfants qui était présent à cette heure nocturne.

(©AFP / 21 septembre 2018 12h10)