Archive for the ‘Éducation’ Category

Des lycéens de Parkland entament une tournée aux États-Unis pour le contrôle des armes

juin 16, 2018

Des manifestants marchent dans les rues de Chicago pendant le rassemblement « La route du changement », organisé pour le contrôle des armes, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

Des lycéens de Parkland (Floride), où un ancien élève a tué 17 personnes en février, ont entamé vendredi à Chicago une tournée en autocar à travers les Etats-Unis, pour inciter les jeunes Américains à voter contre le lobby des armes, la NRA.

La tournée nationale, intitulée « Route vers le changement » (« Road to Change » en anglais) doit traverser 20 des cinquante Etats du pays, parmi lesquels le Texas, un Etat conservateur où les armes sont reines et le droit de les porter défendu par les autorités, jusqu’aux scrutins du 6 novembre.

A chacune des 50 étapes, les organisateurs veulent convaincre les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales et les informer sur les candidats locaux qui demandent une réforme des réglementations sur les armes à feu ou ceux qui reçoivent des fonds de la NRA pour défendre le droit constitutionnel de posséder une arme.

Les lycéens ont choisi Chicago comme première étape de leur périple car la 3e ville des Etats-Unis est frappée par une violence endémique: on y a recensé 950 fusillades depuis le début de l’année, et plus de 220 meurtres.

Le musicien américain Chance the Rapper s’adresse à la foule pendant le rassemblement « La route vers le changement », à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

L’idée est d’attirer l’attention non seulement sur les tueries de masse qui font la Une des médias, mais aussi sur les tueries du quotidien, qui contribuent à un bilan annuel de quelque 33.000 morts par armes à feu aux Etats-Unis.

« Nos voix, vos voix unies sont plus fortes que tout », a déclaré l’une des lycéennes de Parkland, Kyrah Simon, devant une foule de plus d’un milliers de jeunes réunis au départ de la tournée.

Les élèves de Parkland sont à l’origine d’une mobilisation pour exiger une régulation plus stricte des armes à feu qui avait conduit plus d’un million de personnes à défiler dans les rues fin mars.

L’activiste lycéenne Emma Gonzales, survivante de la fusillade de Parkland en Floride (au centre), lors du rassemblement « Route du changement » à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

La Floride, un Etat très souple en matière de vente d’armes, a depuis adopté des mesures timides de restriction, notamment en relevant de 18 à 21 ans l’âge limite pour acheter une arme à feu.

Vendredi à Chicago, les lycéens de Parkland ont pris soin de rester en retrait, laissant d’autres jeunes militants prendre la parole devant la foule.

« Des gens sont tués chaque jour à Chicago, et pas parce qu’ils font quelque chose de mal », a souligné Trevon Bosley, dont le frère a été tué sur le parking d’une église.

Des célébrités s’étaient également jointes au mouvement, comme Will.I.Am du groupe The Black Eyed Peas, qui a appelé à « des lois correctes sur les armes » de manière à ce que « les timbrés ne se baladent pas avec des armes militaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 08h44)

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Congo: scandale et mauvaises pratiques à la faculté de droit de Brazzaville

juin 5, 2018

 

La faculté de Doit de Brazzaville : le viol permanent du Droit

 

Il est bien lointain le temps où la faculté de Droit avait pour doyen Zacharie SAMBA, Narcisse MAYETELA, Jean-Claude Mavila et Bernard TCHICAYA. Tous modestes maîtres-assistants, hommes intègres, enseignants par vocation, par prêtrise. Leurs enseignements ne transmettaient pas seulement la connaissance, mais aussi la vie. Ce fut l’âge d’or de la faculté de droit.

Redoutée, élitiste jadis, la faculté de droit ne l’est plus. La déchéance de cette grande école a un nom : MOUDOUDOU-MOYEN-MEBIAMA. Trois amis, trois frères tri-ponctués qui dirigent, à tour de rôle, place pour place la faculté de droit depuis bientôt une dizaine d’années. Dix ans de viol permanent du droit : clientélisme, corruption, trafic d’influence intimidation, harcèlement sexuel, monnayage et trafic de notes. Tout se monnaie, tout peut s’acheter en nature ou en argent. Ils sont parvenus à faire de la faculté de droit un Capharnaüm, l’établissement le plus populeux de l’université Marien Ngouabi, avec un effectif de près de 10.000 étudiants dont plus de la moitié en première année.

La surpopulation et la promiscuité n’étant que la conséquence mécanique de la facilité accordée depuis une décennie pour le passage en classe supérieure. Sans mérite aucun.

Le summum de l’incurie est arrivé le vendredi 1er juin 2018. Guy-Clément MEBIAMA, maitre-assistant, a succédé à Godefroid MOYEN depuis un mois, ce dernier a lui-même succédé à Placide MOUDOUDOU en 2014. C’est l’organisation de l’élection du chef de département des Masters dont MEBIAMA avait la charge en tant que nouveau doyen qui a mis à jour le complot des 3M contre l’institution. La date butoir des candidatures était fixée au jeudi 31 mai à 12 heures précises.

Au vendredi matin, jour du vote, un seul enseignant avait porté sa candidature en la personne d’Aimé BALOKI. Coup de théâtre : en plus d’être forclos, d’autorité MEBIAMA a imposé, sans même aller au vote, la nomination de MOUDOUDOU à la tête du département des Masters. Aux dires du nouveau doyen, MOUDOUDOU (NDLR : professeur plagiaire et très contesté au CAMES) ne peut pas descendre des hauteurs de sa science pour s’opposer par la voie des urnes à BALOKI qui est assistant.

A vrai dire, MEBIAMA a évité la débâcle de son ami et frère car les résultats étaient connus d’avance : BALOKI devrait en faire qu’une bouchée. Le bilan de MOUDOUDOU en tant que doyen ne plaidait pas en sa faveur.

Mais pourquoi diantre cet acharnement à devenir Chef de département pour quelqu’un qui a déjà été doyen ? Cette question a valu des menaces virulentes contre Mesmin KOUMBA, responsable de Parcours. MOUDOUDOU, poussé dans ses derniers retranchements, lui a promis de mettre en péril sa carrière d’universitaire au grand dam du corps électoral.

Pour essayer de comprendre : MOUDOUDOU n’a plus de mandat électif et a été éjecté comme un malpropre des Grands travaux. Il s’acharnerait donc pour arrondir ses fins de mois devenus difficiles.

Une dernière piste pour comprendre, et non des moindres. MEBIAMA a pour secrétaire académique Stani ONDZE. L’arrivée de ce dernier aux affaires académiques est préjudiciable aux entreprises mafieuses organisées pendant longtemps par les prédécesseurs de MEBIAMA. En imposant MOUDOUDOU à la tête du département, MEBIAMA veut protéger ses amis alors que sa nomination était accompagnée d’un immense espoir de renouveau. Le rêve d’une faculté de droit dirigée par des personnes intègres est en train de s’effondrer. En voulant isoler ONDZE pour étouffer ses aspirations de renouveau, MEBIAMA se trompe de combat et se place du mauvais côté de l’histoire.

De toute évidence, tel que se présentent les choses, ce n’est pas par MEBIAMA que la faculté de droit connaitra un renouveau. Le nouveau doyen est en effet pris en otage par MOUDOUDOU et MOYEN qui, en réalité, continuent de violer allègrement jusqu’au saignement la faculté de droit.

Avec Brazzanews.fr

5.000 milliards de sacs par an: le monde malade de sa consommation de plastique

juin 5, 2018

Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018.n / © AFP/Archives / NOEL CELIS

Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur « décourageante ».

Dans ce document rendu public à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, l’ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.

« L’ampleur du défi est décourageante », indique l’ONU. « Depuis les années 1950, la production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux. »

« Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique », déclare dans le rapport le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim.

« Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire. »

L’essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique, comme les bouteilles en plastique, les bouchons en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastique de supermarché, les couvercles en plastique, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaire à emporter, énumère le rapport.

Les chiffres donnent le tournis: on estime qu’environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute.

« S’ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures », avance le rapport.

Seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a jamais produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande – 12% – a été incinérée.

Le reste a fini dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d’années à se décomposer totalement.

En attendant, il contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l’ONU jusque dans le sel de table commercial.

Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastique.

L’ONU salue un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

Mais ce n’est pas suffisant, selon l’ONU qui plaide pour une meilleure gestion des déchets, des mesures d’incitation pour encourager les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation ou encore davantage de recherches sur les matériaux alternatifs.

« Nous avons un besoin urgent de leadership et d’intervention de la part du gouvernement pour faire face à la marée montante des plastiques », indique le rapport.

Romandie.com avec (©AFP / 05 juin 2018 14h54)                  

Cuba: les autorités inquiètes du bas niveau des étudiants congolais

mai 30, 2018
Parte hacia Haití, brigada del Contingente Internacional de Médicos Especializados en el Enfrentamiento de Desastres y Graves Epidemias “Henry Reeve”, por las graves afectaciones ocasionadas en esa nación por el huracán Matthew, está conformada por 38 profesionales con experiencia higiénico-epidemiológica, el Aeropuerto Internacional José Martí, en La Habana, el 8 de octubre de 2016. ACN FOTO/Marcelino VAZQUEZ HERNANDEZ/sdl

Les autorités cubaines ont manifesté leur inquiétude sur le niveau intellectuel des étudiants congolais admis dans leur système éducatif. Contrairement aux équato-guinéens, santoméens ou angolais, les résultats scolaires des congolais sont bas. Les propres étudiants responsabilisent leur gouvernement qui ne leur verse plus de bourse d’études depuis des mois.

Oscar Vargas Lopez, responsable au ministère de l’éducation cubaine, a affirmé être inquiet du bas niveau intellectuel des étudiants originaires du Congo Brazzaville. Cette inquiétude a été transmise aux autorités consulaires dans une note le mois passé, sans qu’une réponse explicative n’éclaircisse cette situation. Plus de 1000 étudiants congolais sont admis dans diverses universités de l’île, grâce à un accord de coopération entre les deux pays. Selon Oscar Vargas Lopez, les professeurs se plaignent du peu d’engouement montré par les congolais pendant les cours.

Du côté des étudiants, on admet les faits tout en responsabilisant le gouvernement qui ne leur verse plus la bourse d’études depuis plus d’une année. Le manque d’argent dans un pays comme Cuba ne favorise pas un climat de sérénité. Ces étudiants sont censés prendre en charge la santé des congolais dans l’avenir, à travers les douze hôpitaux en construction dans les départements du pays. Il est claire que nous sommes en face des personnes mal formées qui causeront du tort demain aux patients.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

France: Mamoudou Gassama, citoyen d’honneur de la ville de Montreuil

mai 28, 2018

 

 

Mamoudou Gassama, le super-héros qui a sauvé un enfant, invité à l’émission – C à Vous –

 

 

Publiée le 28/05/2018

 

France: après le bac général, le bac pro et le CAP vont eux aussi être transformés

mai 28, 2018

Entrée du lycée professionnel Latécoère à Istres en 2012 / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Insérer les lycées professionnels au sein de campus ou de réseaux, revoir la liste des bacs pro et rendre leur intitulé plus compréhensible, remanier les trois années du lycée: avec ces trois axes annoncés lundi, le ministre de l’Éducation entend revaloriser la voie professionnelle à l’école.

Après la réforme du bac général et technologique, Jean-Michel Blanquer s’attaque à la voie professionnelle: éternelle mal-aimée du système éducatif français, elle compte quelque 700.000 élèves, qui préparent un bac pro, un CAP ou une mention complémentaire (formation d’un an après le bac pro ou le CAP).

Cette voie a connu plusieurs réformes au fil des ans, avec notamment la création du bac pro il y a 30 ans. Mais elle reste dévalorisée, contrairement à la situation dans d’autres pays comme l’Allemagne ou la Suisse. Très marquée socialement, elle accueille principalement des enfants des milieux les moins favorisés.

La réforme, qui s’inspire d’un rapport de la députée LREM Céline Calvez et du chef étoilé Régis Marcon, s’appuie sur trois « leviers ». Certaines mesures devraient commencer à être introduites à la rentrée 2019, certaines sous la forme d’expérimentations.

Il s’agit d’abord de renforcer la création de « véritables campus professionnels », conçus avec les régions, a déclaré lundi Jean-Michel Blanquer en conférence de presse.

Ils sont actuellement 78 sur le territoire mais peu existent sous la forme d’un réel campus, avec un lycée pro, un centre de formation des apprentis (CFA), parfois un IUT, un internat, des équipements sportifs et culturels, un incubateur d’entreprises et des lieux de formation continue.

Tous les lycées pro feront partie d’un réseau, thématique (le secteur de l’automobile par exemple) et régional.

Le deuxième axe de la réforme concerne la carte des formations, qu’il faut revoir afin de mieux prendre en compte les métiers de demain et réduire les effectifs d’élèves dans les filières qui insèrent mal sur le marché de l’emploi (par exemple le bac pro gestion-administration, 75.000 élèves).

– Deux modules en Terminale pro –

Le ministre veut aussi rendre plus lisible la liste des 80 bacs pro, dont les intitulés (du type « Industrie des procédés », ou encore « Chaudronnerie ») sont souvent hermétiques.

Les bacs pro seront ainsi regroupés en familles de métiers (métiers du bois, de bouche, de la relation clients, etc.).

Enfin, le parcours des élèves lors des trois années de lycée sera revu. La Seconde restera une Seconde pro mais la formation sera moins spécialisée. L’élève suivra lors de cette première année une formation par famille de métiers (par exemple le bâtiment), avant de se spécialiser en Première.

Cette mesure « impliquera inéluctablement une déprofessionnalisation des formations », s’insurge le Snuep-FSU, un des syndicats de l’enseignement professionnel, farouchement opposé à la réforme. Il y voit « une perte de savoir-faire pour les jeunes ».

Toujours en classe de Seconde, a précisé le ministre, les élèves passeront « un test de positionnement », l’équivalent d’un bilan des acquis. Une évaluation à laquelle seront également soumis les élèves des Secondes générale et technologique.

La classe de Terminale proposera deux modules: un pour les élèves visant l’insertion professionnelle après le bac, l’autre pour ceux qui souhaitent poursuivre en études supérieures (un BTS le plus souvent). La rentrée 2018 verra l’ouverture de 2.000 places en « classes passerelle », sas entre la Terminale et le BTS, afin de mieux préparer les jeunes aux études supérieures.

Tous les lycéens devront aussi réaliser « un chef d’œuvre », nom du projet à construire sur les deux dernières années, application concrète de leurs enseignements.

Pour le CAP, formation actuellement le plus souvent sur deux ans, le ministère veut qu’elle puisse être modulée sur un, deux ou trois ans, en fonction des besoins de l’élève.

Cette « transformation » de la voie pro est complémentaire avec la réforme des deux autres bacs (général et technologique) et s’articule aussi avec celle de l’apprentissage, toutes présentées en février.

Jean-Michel Blanquer veut d’ailleurs que tous les lycées comptent une unité de formation par apprentissage (UFA), afin de « dépasser l’opposition entre apprentissage et enseignement professionnel scolaire ».

Le syndicat SE-Unsa, plutôt favorable à la réforme annoncée lundi, appelle toutefois à « surveiller de très près » le développement de l’apprentissage dans les lycées, craignant une concurrence entre ces deux systèmes.

Romandie.com avec (©AFP / 28 mai 2018 13h55)                

Canada/I.-P.-É: une ado de ado de 13 ans à l’université

mai 3, 2018
© Fournis par thecanadianpress.com
CHARLOTTETOWN – L’école élémentaire était une véritable torture pour Vivian Xie. À l’âge de 7 ans, Vivian savait déjà additionner, soustraire et multiplier des nombres impairs et des décimales, pendant que ses camarades commençaient à peine à maîtriser les formes géométriques de base.«Je les surpassais au chapitre de la quantité de savoir que je possédais», a expliqué l’adolescente lors d’un entretien téléphonique.

Vivian a appris à lire et à écrire en mandarin à l’âge de 2 ans, avant que sa famille ne quitte la Chine à destination de Charlottetown. Aujourd’hui âgée de 13 ans, elle vient de compléter sa première année à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI).

Cette adolescente amicale et mature n’avait que 12 ans lorsqu’elle a entamé ses études universitaires, et si la tendance se maintient, elle pourrait obtenir son diplôme en biologie avant d’avoir le droit de conduire une voiture.

Jusqu’à présent, l’université n’a rien pour lui faire peur: elle a complété son premier semestre avec des notes supérieures à 91 pour cent dans toutes les matières.

«Je m’attendais à un peu plus de stress qu’au secondaire, a-t-elle confié. Des fois, j’ai eu l’impression (qu’à l’université), je n’avais pas assez de travail.»

Quand elle n’étudiait pas pour ses examens, Vivian lisait pour prendre de l’avance. Elle a engrangé quelques crédits avec une mineure en anthropologie. Et elle s’est fait quelques amis en chemin.

Larry Hale, qui enseigne la biologie à l’UPEI et qui a été son professeur au dernier semestre, estime qu’elle n’est en rien différente des autres nouveaux étudiants.

«J’ai un peu été pris par surprise quand je l’ai rencontrée, a-t-il admis. Elle était vraiment comme quelqu’un qui arrive du secondaire. Elle se comporte de manière très mature.»

Même si elle est incroyablement douée pour son âge, Vivian assure que son enfance n’a pas été tellement différente de celle des autres enfants.

Mais au lieu de faire du sport comme ses camarades, Vivian passait ses après-midi à la bibliothèque. Elle aime lire, peindre et dessiner, et aussi jouer au ping-pong. Elle a assisté à des fêtes d’anniversaire et à des événements de financement avec ses amis plus âgés.

Vivian affirme que son amour de l’apprentissage lui vient de sa grand-mère, qui enseignait la biologie au secondaire.

«Elle m’enseignait, quand j’étais très jeune, de la matière de niveau secondaire, a-t-elle dit. Et elle faisait ça à mon insu. On allait au parc et elle inventait un jeu et je ne savais même pas que j’étais en train d’apprendre.»

Elle assure que ses parents n’ont jamais fait pression sur elle pour accélérer ses études.

«Tant qu’elle suit la bonne voie, le reste ne m’intéresse pas. Je veux qu’elle soit en santé, qu’elle soit heureuse et qu’elle contribue à la société», a expliqué sa mère, Hai Yan Jiang, lors d’un entretien téléphonique pendant lequel Vivian a servi d’interprète.

La difficulté de sauter des années scolaires

Ses parents ont toujours appuyé sa quête de savoir. Son seul obstacle: le système d’écoles publiques de l’Île-du-Prince-Édouard.

Même si elle excellait dans toutes les matières, elle explique que les responsables scolaires s’inquiétaient de sa socialisation avec des élèves plus âgés si on lui permettait de sauter plus d’une année.

C’était l’idée de Vivian de sauter des années, mais le directeur de l’école préférait en discuter avec ses parents plutôt qu’avec elle.

«Le directeur préférait vraiment la voix de mes parents à la mienne», a-t-elle expliqué.

Sa frustration demeure palpable. En décembre, elle a écrit au quotidien «Charlottetown Guardian» pour réclamer un système plus flexible.

«Imaginez que vous jouez à un jeu vidéo excitant. Vous avez battu le champion et vous êtes prêts pour l’étape suivante, mais vous découvrez que vous devez d’abord attendre que tous les joueurs aient complété ce niveau. Imaginez l’ennui que vous ressentiriez et la perte de motivation à continuer à jouer, a-t-elle écrit. C’est comme ça que ça fonctionne dans notre système d’éducation actuel.»

Si on veut que les enfants croient qu’ils peuvent décrocher la Lune, poursuit-elle, on doit leur permettre de s’envoler dès qu’ils sont prêts. Le système scolaire, ajoute Vivian, devrait être plus ouvert à la possibilité de faire sauter une ou plusieurs années aux élèves doués.

«Je m’ennuyais profondément pendant mes premières années au primaire, dit-elle dans sa lettre. Je saisissais les concepts plutôt facilement et j’attendais que l’année soit finie au lieu d’apprendre. Même s’il était simple de sauter une classe, aller encore plus loin était pratiquement impossible. Au bout d’un moment, mon intérêt a fondu de manière exponentielle.»

Au moment d’entrer en première année du primaire à Charlottetown, Vivian affirme qu’elle avait une meilleure connaissance d’elle-même que ses camarades et qu’elle comprenait les mathématiques avancées. À la fin de l’année, elle a appris l’anglais à l’école. Elle a commencé à exceller dans tous ses cours et, en deuxième année, elle avait l’impression d’en savoir plus que tous ses camarades.

En quatrième année, elle a décidé qu’elle avait besoin d’accélérer sa scolarité.

Sa famille et elle ont alors déménagé à Halifax pour qu’elle fréquente une école privée où elle pourrait sauter sa quatrième année. Après plusieurs tests, dit Vivian, on l’a classée en deuxième secondaire.

Après un bref passage dans une école secondaire de la Colombie-Britannique, où elle habitait avec sa soeur aînée, Vivian est revenue à l’Île-du-Prince-Édouard pour fréquenter l’université. Elle espère devenir vétérinaire avant l’âge de 20 ans.

Elle a refusé une offre de l’Université de Victoria en raison de la «réputation extraordinaire du programme de médecine vétérinaire» de l’UPEI, explique-t-elle.

Vivian s’accroche encore à quelques souvenirs de son enfance — comme son livre préféré, «Alice au pays des merveilles», et quelques peluches —, mais elle assure n’avoir eu aucune difficulté à s’adapter à ses camarades de classe plus âgés.

Elle a réussi à se faire quelques amis après avoir assisté à des cours avec des jeunes de 18 à 22 ans.

«La plupart d’entre eux ont obtenu leur diplôme et se sont trouvé un emploi, a-t-elle dit. Et ils ne font pas beaucoup la fête, alors je ne me sens pas trop exclue.»

La Presse canadienne

Chine: 7 enfants tués, 12 blessés dans une attaque au couteau

avril 27, 2018

Pékin – Un homme armé d’un couteau a tué sept collégiens et en a blessé 12 autres vendredi alors qu’ils rentraient chez eux dans le nord de la Chine, ont annoncé les autorités locales.

L’homme a été arrêté et les collégiens blessés ont reçu des soins, a indiqué sur son site officiel le département de la propagande du comté de Mizhi, dans la province de Shaanxi, sans plus de détails.

Les faits se sont déroulés vers 06h10 locales, a ajouté le département sans plus de détails. L’âge des enfants n’a pas été précisé mais les collégiens sont généralement âgés de 12 à 15 ans en Chine.

Les attaques au couteau ne sont pas rares dans le pays. En février, un homme armé d’un couteau a tué une femme et blessé 123 personnes dans un centre commercial de Pékin.

L’an passé, un homme armé d’un couteau de cuisine a tué deux personnes et blessé neuf autres dans un supermarché de Shenzen, dans le sud du pays.

En janvier 2017, c’est également avec un couteau de cuisine qu’un homme a blessé 11 enfants dans une école maternelle de la région autonome de Guangxi Zhuang (sud).

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2018 13h25)

Congo/fausses bourses Suisses: 320 étudiants Mbochis escroqués par le ministère des Affaires étrangères

avril 26, 2018

Dans un communiqué publié et signé par le secrétaire des affaires étrangères, de la coopération et des congolais de l’étranger Cyprien Sylvestre Mamina, et estampillé « large diffusion », on portait à la connaissance des congolais de l’offre de 500 bourses d’études et emplois de la confédération Helvétique. Comme avec les bourses cubaines, les parents des étudiants Mbochis et même des fonctionnaires se sont taillés la part du gâteau qui s’est avéré être une grande escroquerie. 320 prétendus étudiants ont déboursé chacun 1.000.000 frs pour figurer dans la liste.

Finalement au Congo, certaines autorités ont eu le courage cynique d’arnaquer même les pauvres étudiants, l’avenir de demain. On comprend pourquoi l’éducation dans ce pays jadis un modèle en Afrique Centrale en matière d’éducation est devenu la risée du monde.

   

Ni plus ou moins que le ministère des affaires étrangères, à travers son secrétariat a organisé une arnaque dans un secteur très prisé par les congolais, à savoir quitter ce pays contrôlé par le clan Sassou. Conscient qu’actuellement 6 congolais sur 10 habitants Brazzaville et Pointe-Noire rêverait s’en aller à l’étranger, Cyprien Sylvestre Mamina a «  tapé sur le côté le plus pêté pêté » en inventant une offre de 500 bourses d’études de la Suisse aux étudiants et employés congolais.

Convaincus de la fiabilité de l’information, publiée à travers un communiqué officiel, de nombreux étudiants congolais s’y sont intéressés. Et comme au Congo, dans ce genre de deal, on privilégie d’abord la famille et la contrée, 320 Mbochis sont tombés facilement.

Parmi les conditions d’obtention de cette bourse fantôme, figurait en bonne place le paiement d’une somme d’un million de francs cfa. Somme dérisoire pour tous ses voleurs de la république désireux de placer leurs rejetons hors du pays.

De nombreux fonctionnaires, ont aussi choisi l’occasion, pour réaliser leur rêve de s’éloigner à jamais de Sassou Nguesso et sa famille. Ils ont versé aussi la dite somme pour compléter leurs dossiers.

La Suisse qui a eu vent de cette arnaque organisée par le ministère des affaires étrangères du Congo, a réagi par la publication d’un communiqué qui dément et met à nue les velléités boukoutoires sur les étudiants des autorités diplomatiques congolaises.

Cyprien Sylvestre Mamina qui était pressenti comme ambassadeur du Congo en France, et qui est à la tête de cette grosse arnaque aura-t-il la décence de rembourser les sommes versées par tous ses étudiants, employés et prétendus étudiants ?

Sacer-infos.com par Stany Franck

Pété-pété: mou, crédule, naïf

Boukoutoires: cupides, escroqueries

Zuckerberg au Congrès: des excuses, des promesses maos pas de révolution

avril 11, 2018

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg témoigne devant une commission de la Chambre des représentants le 11 avril 2018 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Pendant dix heures d’auditions mardi et mercredi, Mark Zuckerberg a défendu vigoureusement Facebook et refusé de remettre en cause le modèle économique du réseau social, renvoyant ainsi la balle aux parlementaires qui souhaiteraient imposer une forme de régulation du secteur, que lui-même juge « inévitable ».

Costume et cravate sombres, les yeux rougis par la fatigue, le PDG de Facebook est passé mercredi sur le grill d’une commission parlementaire à la Chambre des représentants qui l’ont assailli de questions. Il a tenté, comme la veille au Sénat, de déminer le terrain après des semaines de critiques violentes.

Au menu essentiellement: la lutte contre la manipulation politique et la protection des données personnelles des utilisateurs après le retentissant scandale Cambridge Analytica, du nom de la firme britannique qui a mis la main à leur insu sur les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs.

Comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises, Mark Zuckerberg, prudent, a fait amende honorable pour les « erreurs » passées, et a écouté sans broncher les remontrances des parlementaires lui demandant des comptes et menaçant de réguler internet et les réseaux sociaux. Il ne s’est pas montré hostile sur le principe, tout en prenant soin d’élargir la problématique au-delà de Facebook.

« L’importance d’internet grandit dans le monde et je pense inévitable une certaine forme de régulation », a-t-il dit, tout en affirmant que celle-ci devait être « étudiée attentivement » pour ne pas entraver les petites sociétés.

Il s’est aussi montré fataliste, prévenant que « même 20.000 personnes » ne peuvent pas regarder tous les contenus sur le réseau pour les filtrer. C’est pour lui une façon de signifier que Facebook fait son maximum mais que la balle est désormais dans le camp des législateurs.

Le représentant Frank Pallone, entre autres, a appelé le Congrès à « prendre des mesures immédiates pour protéger notre démocratie ». « Les avertissements étaient partout, pourquoi personne ne les a vus? », a-t-il demandé.

– « Frankenstein et Peter Pan » –

« Ces auditions sont une étape importante pour l’avenir des réseaux sociaux. C’est une première étape vers l’écriture d’une réglementation indispensable », estime Jennifer Grygiel, spécialiste du sujet à l’université américaine de Syracuse. Mais pour l’association de consommateurs Consumer Watchdog, l’exercice n’était guère motivé que par un problème de « relations publiques ».

Pendant les deux auditions, Mark Zuckerberg a expliqué inlassablement comment fonctionnait le réseau social et affirmé que Facebook « ne vend pas de données » aux annonceurs publicitaires. Il a aussi défendu bec et ongles le modèle économique de son réseau social, qu’il juge « sûr » et qui ne constitue en rien un « monopole » malgré ses plus de deux milliards d’utilisateurs.

Au point parfois de refuser de répondre directement aux questions, comme le lui ont reproché plusieurs élus. A une représentante qui lui demandait s’il était prêt à changer le modèle économique de Facebook, actuellement gratuit car financé par la publicité, « dans l’intérêt de la protection de la vie privée », il a répondu : « je ne suis pas sûr de ce que cela veut dire ».

Il a aussi laissé des questions sans réponse claire, notamment sur le fait de savoir pourquoi il n’avait pas alerté dès 2015 sur Cambridge Analytica. « Nous aurions dû le faire, c’était une erreur », a-t-il dit.

De fait, l’échange entre les parlementaires et le jeune dirigeant a parfois tourné au dialogue de sourds, tant certains élus, en particulier au Sénat mardi, semblaient mal maîtriser les enjeux technologiques et économiques du débat.

« Personne ne pourra réglementer efficacement Facebook tant que les législateurs n’auront pas une connaissance juste de comment il fonctionne », a commenté Danna Young, enseignante en communication à l’université du Delaware.

Quant à M. Zuckerberg, « il est atteint à la fois des syndromes Frankenstein et Peter Pan. Il est dépassé par sa création et fait dans le même temps preuve d’une naïveté, vraie ou fausse qui interroge », résume Olivier Ertzscheid, chercheur en sciences de l’information à l’université française de Nantes.

M. Zuckerberg a aussi pris soin de ménager la Commission européenne en qualifiant « d’étapes positives » le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur le 25 mai. Ce qui lui a valu les remerciements ironiques de Vera Jourova, la commissaire européenne à la Justice et à la Protection des consommateurs: « Je cherchais comment faire campagne pour notre règlement sur la protection des données. Voilà, c’est fait ».

En revanche, la prestation de M. Zuckerberg a semblé satisfaire les investisseurs: l’action Facebook a repris des couleurs mardi et mercredi en Bourse après avoir beaucoup dégringolé depuis la mi-mars.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 01h31)