Archive for the ‘Éducation’ Category

Bourses d’études à l’Université du Kansas aux Etats-Unis

décembre 15, 2022

Les bourses à l’Université du Kansas permettent aux étudiants internationaux de faire des études en licence aux États-Unis gratuitement. Dans ce qui suit, découvrez toutes les informations sur les conditions exigées pour demander une bourse d’études et les conditions d’admission aux bourses à l’Université du Kansas.

Informations sur les bourses à l’Université du Kansas

  • Pays : États-Unis
  • Année universitaire : 2023-2024
  • Nom de la bourse : bourse d’études à l’Université du Kansas
  • Qui offre la bourse ? Université du Kansas
  • Diplôme à obtenir : licence
  • La spécialité d’études : sciences humaines et sociales, sciences fondamentales, informatiques, sciences de la santé, plusieurs.
  • Groupes cibles : Africain, Européen, Français
  • Date pour postuler : 20-01-2023

Conditions de la bourse universitaire

KU International Admissions offre diverses bourses aux étudiants de premier cycle à la recherche d’un diplôme.

Toutes les bourses sont renouvelables et vont de 3 000 $ par an à une dispense complète des frais de scolarité d’une valeur de plus de 25 000 $ par an.

Les étudiants de première année reçoivent la bourse la plus élevée pour laquelle ils se qualifient.

Ils ne peuvent pas gagner de bourses d’admission internationales KU supplémentaires, mais ils peuvent recevoir des bourses supplémentaires de leur unité académique à KU.

Pour renouveler une bourse d’admission internationale KU chaque année, les étudiants doivent maintenir au moins un 3.0 GPA et s’inscrire à un minimum de crédits 27 à KU.

La candidature au prix d’excellence international KU de l’automne 2023 sera ouverte du 1er décembre 2022 au 20 janvier.

Les étudiants doivent soumettre une demande complète d’admission à KU avec tous les documents requis avant le 10 janvier pour pouvoir postuler pour la bourse.

Le prix d’excellence international KU est une bourse compétitive égale à une dispense complète des frais de scolarité pour les étudiants de première année ou transférés admis à KU pour le trimestre d’automne.

Avec Adiac-Congo par concoursn

Le Canada plus prisé que le Royaume-Uni par les étudiants hongkongais

décembre 12, 2022
Des manifestants participent à une manifestation à Osaka le 27 juin 2019 contre un projet de loi controversé sur l'extradition à Hong Kong, lors du sommet du G20.

Des manifestants de Hong Kong ont appelé les pays du G20 à affronter la Chine au sujet des libertés glissantes du géant lors d’une manifestation en 2019. Photo : Getty Images/Charly Triballeau

Alors que le contrôle de la Chine sur Hong Kong grandit, des milliers d’étudiants hongkongais choisissent le Canada plutôt que des pays comme le Royaume-Uni ou l’Australie pour continuer leurs études.

Après le dépôt d’un projet de loi pour faciliter les extraditions vers la Chine, les manifestations prodémocratie, menées en grande partie par des étudiants, s’étaient multipliées à Hong Kong.

Après l’adoption de la loi, Ottawa a ouvert des voies d’accès à la résidence permanente, en 2021, pour les Hongkongais qui obtiennent un diplôme d’un programme postsecondaire canadien désigné. Ce programme vient à échéance en 2026(Nouvelle fenêtre).

Selon les données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Ottawa a approuvé 7920 permis d’étudiants en 2022. En 2021, le ministère a accepté 6300 demandes, soit deux fois plus que le nombre accepté pendant les années précédant la répression des manifestations à Hong Kong.

En Angleterre, les données démontrent qu’environ 5000 permis d’études ont été octroyés entre janvier et septembre 2022. Plus de 2000 permis ont aussi été délivrés en Australie de janvier à octobre.

D’après Ken Tung, le président de Civic Education Society, en Colombie-Britannique, les Hongkongais choisissent surtout de s’établir dans le Grand Vancouver et la région de Toronto. Selon lui, le programme fédéral attire toutes sortes de personnes de différents âges qui souhaitent approfondir leurs connaissances.

« À Hong Kong, la liberté, la démocratie et le système de justice sont en train de s’effondrer. »— Une citation de  Ken Tung, président de Civic Education Society, en Colombie-Britannique

Par Radio-Canada avec les informations de Jon Hernandez

Canada: La santé des jeunes Québécois se dégrade de façon « alarmante »

décembre 7, 2022

Selon une étude, la consommation maximale d’oxygène en aérobie des adolescents a diminué de 20 % depuis le début des années 1980.

Un adolescent regarde une tablette, allongé sur le plancher du salon.

Un adolescent devant un écran Photo : Istock

Des chercheurs de l’Université de Sherbrooke se sont penchés sur la santé cardiométabolique des jeunes Québécois. Ils observent une baisse importante des capacités physiques des enfants et adolescents de 6 à 17 ans.

De 2012 à 2017, le chercheur Mario Leone et son équipe se sont rendus dans six villes du Québec, soit Montréal, Québec, Laval, Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay, pour soumettre 3700 jeunes au test Léger navette, mieux connu sous le nom du test du BIP.

La détérioration de la condition cardiovasculaire des jeunes québécois : entrevue avec Mario Leone

Ce test consiste à faire courir les participants sur une distance de 20 mètres, à répétition, à un rythme qui augmente chaque minute. L’inventeur de ce test reconnu mondialement, Luc Léger l’avait fait passer aux enfants du primaire et du secondaire en 1982.

Il est aussi coauteur de l’étude qui sera publiée dans la revue scientifique Frontiers in Public Health.

On est retournés administrer le test de la même façon, dans les mêmes villes, pour les mêmes groupes d’âge et je vous dirais même que dans certains cas on s’est probablement pointés dans les mêmes écoles. La situation est catastrophique. On s’en doutait, mais là, on en est certains, lance Mario Leone.

Les enfants s'échauffent en cercle au gymnase

Des enfants font des échauffements dans un gymnase. Photo: Radio-Canada/Anthony Azard

Des jeunes moins résistants à l’effort

Comparativement aux données de 1982, les chercheurs observent une diminution de la capacité VO2 max de 20 % à la fin de l’adolescence et une diminution de 30 % de la capacité fonctionnelle, c’est-à-dire la capacité d’effectuer une activité d’intensité modérée à intense.

Ça a diminué de telle sorte que chez les garçons, à 17 ans, tu as 58 % des jeunes qui ont un niveau qui les expose à des problèmes de santé. Chez les filles, c’est encore pire. C’est 70 % des filles qui, à 17 ans, sont exposées à développer des problèmes cardiométaboliques importants dans les années à venir, a affirmé le Dr Mario Leone en entrevue à l’émission Première heure, diffusée sur ICI PREMIÈRE.

Les résultats de la recherche démontrent également que 20 % des garçons et 30 % des filles ont réussi deux paliers ou moins lors du test, ce qui correspond à un effort faible à modéré pendant deux minutes. Et 10 % du groupe est tout simplement incapable de réussir un seul palier.

Des effets sur le réseau de la santé

Mario Leone s’inquiète pour la santé des jeunes, mais aussi pour les répercussions que cette dégradation aura sur le système de santé dans les années à venir.

On regarde beaucoup en avant chez les personnes âgées en se disant : « la population vieillit, ça va coûter plus cher ». Il faut aussi regarder ce qui s’en vient. Ce sont des jeunes qui vont devoir avoir des traitements pendant les 50, 60, 70 prochaines années, estime le professeur associé à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

Un enfant souffrant d'obésité dont on ne voit pas le visage.

Selon l’étude, les adolescents pèsent en moyenne environ 7 kg de plus qu’en 1982, mais leur taille moyenne n’a pas changé. Photo: Radio-Canada

L’augmentation de la sédentarité au banc des accusés

La recherche s’est aussi intéressée au poids, à la taille et à l’indice de masse corporelle des participants. Elle a permis de constater que les adolescents pèsent en moyenne environ 7 kg de plus qu’en 1982, mais que leur taille moyenne n’a pas changé.

Aujourd’hui, on note chez des jeunes de 8, 9, 10 ans, des cas de diabète de type 2 de façon assez régulière, alors que ce n’était pas le cas dans les années 1980. On voit des adolescents qui ont des problèmes d’hypertension artérielle, illustre Mario Leone.

Au banc des accusés, l’augmentation de la sédentarité.

On sait très bien que depuis l’avènement des ordinateurs, des téléphones cellulaires, des jeux vidéo, le nombre de minutes et d’heures dédiées à des activités sédentaires a augmenté de façon exponentielle. Le temps que les jeunes passaient dehors ou dans des activités physiques est maintenant investi dans la sédentarité, se désole Mario Leone.

Le temps passé devant les écrans est sans doute en cause, mais il faut aussi, selon lui, prendre en compte le contexte socio-économique pour expliquer cette tendance.

Une des solutions : ajouter des heures d’éducation physique

Mario Leone estime tout de même qu’il est possible de renverser la vapeur. Il propose notamment d’ajouter des heures d’éducation physique au primaire et au secondaire.

Il faut aussi, selon lui, se doter d’outils de surveillance qui permettent d’enquêter sur la condition physique des jeunes plus souvent qu’aux 40 ans, dit-il.

Par Jean-François Nadeau avec la collaboration de Jean-Philippe Martin

Canada: Des élèves d’une école du Manitoba ont consommé des bonbons au cannabis dans l’autobus

décembre 1, 2022
Des bonbons de cannabis.

Des enfants de Shilo au Manitoba qui se rendaient à l’École La Source auraient consommé des bonbons au cannabis dans l’autobus. ( archives) Photo: Gracieuseté d’un Consommateur

Des enfants d’une école primaire de la Division scolaire franco-manitobaine à Shilo, dans l’ouest du Manitoba, ont été malades, la semaine dernière, après avoir consommé par inadvertance des bonbons au cannabis.

C’est dans un autobus scolaire que des élèves de 5 à 9 ans auraient consommé des bonbons contenant du THC, le principe actif du cannabis, le 23 novembre.

Ces enfants se rendaient en autobus à l’École primaire La Source.

Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine raconte qu’un élève se sentait mal dans la salle de classe et qu’une analyse de la situation a été faite.

On a rapidement vu qu’il y avait seulement 3 ou 4 élèves qui étaient incommodés. On a rapidement fait une vérification de l’autobus. Mais en parallèle on a appelé les ambulances parce qu’une des élèves avait des symptômes de vomissement, de maux de tête, relate Alain Laberge.

Il ajoute que l’école a communiqué avec les parents des autres élèves qui avaient des symptômes plus modérés et leur ont recommandé d’aller à l’hôpital, ce qu’ils ont fait.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Souris a ouvert une enquête sur l’incident. Dans son rapport, la GRC juge qu’il s’agit d’une consommation par inadvertance des bonbons de cannabis.

À ce stade de l’enquête, nous pensons qu’un enfant a apporté ces bonbons au cannabis dans l’autobus et les a partagés avec les autres enfants en pensant que c’était des bonbons ordinaires, affirme la caporale de la GRC Julie Courchaine.

La GRC ajoute continuer d’enquêter et de travailler avec l’école et les parents touchés par cette situation. Mercredi, elle n’avait pas de détails à fournir à savoir si des accusations pourraient être déposées.

Si tous les enfants sont maintenant remis de leur mésaventure, il aurait pu y avoir des conséquences sur la santé des jeunes avec le risque d’une surdose, selon le microbiologiste à l’Hôpital Saint-Boniface, le Dr Philippe Lagacé-Wiens.

Les principaux symptômes d’une surdose chez un enfant peuvent être une somnolence, une léthargie, une difficulté de réveiller un enfant, un comportement bizarre, de la difficulté à marcher, des trébuchements, énumère-t-il.

Même si ces symptômes ne proviennent pas d’une surdose, le Dr Lagacé-Wiens recommande de contacter sans tarder le Centre antipoison ou se rendre aux urgences afin d’éviter des drames.

Un enfant ne va pas nécessairement savoir qu’un bonbon suffit pour avoir un effet et va vouloir en manger considérablement plus, alors on augmente le risque d’une surdose, prévient-il.

La Division scolaire franco-manitobaine tient de son côté à rassurer les parents.

M. Laberge explique que des activités de prévention ont lieu tout au long de l’année, et sont adaptées à l’âge des élèves.

La GRC, de son côté, recommande de garder les produits contenant du THC à l’écart des autres aliments.

Par Radio-Canada avec les informations de Victor Lhoest

Congo: Vers la réhabilitation des campus de l’Université Marien Ngouabi

novembre 26, 2022

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel Adouki, a annoncé ce mercredi 23 novembre, à Brazzaville, l’amélioration des conditions de vie des étudiants de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) dans les campus. 

Les gérants des campus de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) ont eu un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Delphine Edith Emmanuel, ce mercredi 23 novembre à Brazzaville. 

Au centre des discussions qui ont rythmé cet entretien, les différentes problématiques auxquelles les étudiants de ces résidences universitaires sont confrontés. 

L’UMNG, qui regroupe cinq campus universitaires, recense d’innombrables problèmes. On peut citer la difficulté d’accès aux services de base comme l’eau potable, les installations sanitaires et d’hygiène de base qui nécessitent que des solutions urgentes soient trouvées. 

À cela, il faut ajouter entre autres l’insuffisance d’éclairage dans les logements, l’insuffisance de literies, la vétusté des sanitaires, l’insécurité et le manque de matériel de salubrité. 

Face à ces manquements, le gouvernement a réaffirmé son engagement à apporter des améliorations conséquentes au cadre de vie des étudiants de la plus ancienne université de notre pays, par le truchement de la ministre que le processus de réhabilitation de l’ensemble des campus de l’UMNG est amorcé et que plusieurs échéances à venir participeront à moderniser cette établissement.

« Tous les campus doivent avoir le même confort que celui de l’Université Denis Sassou Nguesso », a-t-elle déclaré. 

Cette annonce a été faite dans un contexte qui reste marqué par les manifestations des étudiants de l’UMNG qui réclamaient le paiement chronologique de leurs arriérés de bourse.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

France: Une enseignante menacée après avoir révélé que le Père Noël n’existait pas

novembre 25, 2022

Des mamans n’ont pas aimé que l’enseignante d’une classe de CE2-CM1 affirme que chacun est libre de croire ou non au Père Noël, selon « La Provence ».

Le Père Noël va, les semaines passant, de plus en plus devenir un sujet central dans bon nombre de foyers. À Aubord, dans le Gard, la question risque de devenir épineuse. L’institutrice d’une classe de CE2 et CM1 a préféré répondre à ses élèves que chacun était libre de croire ou non en l’existence du vieil homme en rouge. Un positionnement qui a provoqué la colère de plusieurs parents d’élèves, selon La Provence. Quatre d’entre eux ont insulté l’enseignante sur la conversation WhatsApp de la classe. Deux mamans ont même menacé l’institutrice, âgée de 57 ans.

Une plainte déposée par l’enseignante

Informée de ces messages, l’enseignante a décidé de porter plainte pour « menaces envers un agent chargé d’une mission de service public », « harcèlement » et « outrage ». Les deux mères de famille ont écopé d’un rappel à la loi. L’une des mamans a répliqué avec une autre plainte, pour violences elle, contre l’institutrice. Cette dernière aurait saisi un enfant par le poignet. 

L’affaire remonte au début du mois d’octobre. Depuis, l’enseignante a été placée en arrêt maladie. Celle qui est au sein de l’Éducation nationale depuis 36 ans avait été affectée dans cette école depuis septembre seulement.

Par Le Point

Bourses d’études Prix Louis D’Hainaut en Belgique 2022

novembre 25, 2022

L’université de Mons (Belgique) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), à travers son institut de la Francophonie pour l’ingénierie de la connaissance et la formation à distance (IFIC), s’associent pour décerner le Prix Louis D’Hainaut de la meilleure thèse de doctorat en technologie éducative.

L’AUF regroupe 1007 universités, grandes écoles, réseaux universitaires et centres de recherche scientifique utilisant la langue française dans 119 pays. Elle est l’une des plus importantes associations d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche au monde.

Elle est également l’opérateur pour l’enseignement supérieur et la recherche du Sommet de la Francophonie.

Ce prix est annuel et sera délivré pour la neuvième fois cette année. Il a une vocation internationale et est ouvert à tout chercheur ayant obtenu une thèse de doctorat au sein d’une institution membre du réseau de l’AUF.

Le sujet de cette thèse doit impérativement porter sur l’usage des technologies en éducation, indépendamment de la discipline d’appartenance, et doit constituer un apport à l’évolution des connaissances scientifiques dans le domaine.

Conditions d’éligibilité

  • Être ressortissant d’un pays du Sud (il est possible de résider dans un pays du Nord) ;
  • Avoir défendu avec succès sa thèse entre le 1er janvier 2018 et la date de clôture de cet appel ;
  • Avoir rédigé sa thèse en français.

Comment postuler à la bourse d’étude ?

Avant de postuler à une bourse d’étude, vous devez au préalable bien préparer votre CV et votre lettre de motivation.

En effet, tout dossier de bourse d’étude doit comporter ces deux documents essentiels.

Pour vous aider à bien préparer votre CV et votre lettre de motivation, on vous suggère de lire ces deux articles :

En outre, vous devez aussi présenter les documents suivants :

  • formulaire de candidature dûment rempli ;
  • curriculum vitae détaillé ;
  • résumé de la thèse en trois pages maximum dans laquelle la contribution spécifique à l’avancement des connaissances dans le domaine des technologies en éducation est clairement décrite ;
  • version électronique de la thèse complète (Pdf) ;
  • copie du diplôme sanctionnant l’attribution du titre de docteur, suite à la soutenance de la thèse, un exemplaire de la thèse sous format électronique (Pdf).

Pour postuler à ces bourses d’études, merci de postuler via le lien ci dessous.

Lien pour postuler : postulez à cette bourse d’étude

Avec Adiac-Congo par concoursn

Canada: Les pédiatres révisent leurs recommandations sur le temps d’écran des tout-petits

novembre 24, 2022
Un parent assis par terre essaie d'enlever des mains de son enfant allongé sur le sol sa tablette qu'il retient avec ses deux mains.

Un enfant réclame sa tablette. Photo : Istock/Nadezhda1906

La Société canadienne de pédiatrie a abandonné sa directive d’il y a cinq ans qui limitait le « temps d’écran » pour les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire : elle encourage plutôt les parents à accorder la priorité aux émissions éducatives, interactives et adaptées à l’âge.

Dans de nouvelles directives publiées jeudi, la Société canadienne de pédiatrie déconseille toujours de laisser les enfants de moins de deux ans passer du temps devant des écrans, sauf pour bavarder avec des adultes bienveillants, comme placoter avec les grands-parents.

Pour les enfants de deux à cinq ans, les parents devraient limiter le temps d’écran régulier ou sédentaire à un maximum d’une heure par jour.

Mais la recommandation précédente de la Société canadienne de pédiatrie, qui fixait un plafond ferme d’une heure par jour pour ces enfants de deux à cinq ans, a été assouplie pour conseiller maintenant des formes interactives d’utilisation, comme des émissions éducatives et des soirées cinéma en famille, explique la pédiatre Janice Heard, de Calgary, membre du groupe de travail sur la santé numérique à la Société canadienne de pédiatrie.

La docteure Heard soutient que les parents feraient mieux de réduire l’utilisation passive des écrans et mettre l’accent sur l’utilisation familiale et commune, tout en donnant l’exemple d’une saine utilisation.

« La meilleure chose qu’ils puissent faire pour leur enfant est d’interagir avec eux en tête-à-tête, s’ils le peuvent. »— Une citation de  Janice Heard, pédiatre

Elle est bien consciente que les confinements pandémiques ont probablement inversé les initiatives antérieures visant à freiner l’utilisation des écrans parmi les différents groupes d’âge.

Ensuite, les enfants réduiront naturellement le temps que leurs enfants à eux passent sur les écrans lorsqu’ils reconnaîtront que ça ne leur apprend rien, que ça ne les aide pas d’une manière particulière. Et pour les très jeunes enfants, c’est en fait assez nocif.

La docteure Heard admet que les écrans en eux-mêmes ne sont pas mauvais, mais qu’ils remplacent des activités essentielles au développement de l’enfant. Ainsi, l’utilisation excessive d’écrans pour les jeunes enfants peut interférer avec le développement du langage et le comportement social, selon elle.

Les nouvelles directives mettent l’accent sur quatre principes : limiter le temps d’écran, en atténuer les risques, utiliser les écrans en pleine conscience et donner l’exemple d’une saine utilisation.

Mais c’est l’abandon des limites recommandées qui, espère Mme Heard, encouragera les parents à établir eux-mêmes des limites à la consommation passive et à examiner quand, comment et pourquoi ils autorisent l’utilisation d’écrans aux jeunes enfants.

Et selon la docteure Heard, les mêmes principes peuvent être extrapolés aux enfants plus âgés et même aux adolescents, pour lesquels la Société de pédiatrie avait publié des directives similaires en 2019 : on encourageait de fixer des limites basées sur chaque enfant, sans directives générales.

Stressant pour les parents

Les limites recommandées par la Société canadienne de pédiatrie sont depuis longtemps une source de stress pour de nombreuses familles, qui ne savent pas ce qui est acceptable, déclare Natalie Coulter, directrice de l’Institut de recherche sur la littératie numérique à l’Université York, à Toronto.

Ça suppose qu’il est facile de déterminer ce qui est bien et ce qui l’est moins, mais même essayer [de définir] ce qu’est un « écran » devient plus difficile, estime Mme Coulter, professeure agrégée en communication et études des médias.

« Il y a maintenant une ligne très floue entre le monde réel et le monde numérique, il n’y a plus de définition claire. Si vous allez à l’école par l’entremise d’un écran, est-ce que c’est considéré comme du temps d’écran? »— Une citation de  Natalie Coulter, directrice de l’Institut de recherche sur la littératie numérique, Université York

La professeure Coulter fait partie d’un groupe de recherche qui a interrogé des parents d’enfants de 4 à 12 ans sur l’utilisation des écrans pendant la pandémie. L’étude regroupe 15 familles au Canada, et d’autres en Australie, en Colombie, en Corée du Sud, au Royaume-Uni, en Chine et aux États-Unis.

Le stress face à la manière de respecter les recommandations de temps d’écran était un thème récurrent chez les parents interrogés, dit-elle, et la notion même de limites imposées est aujourd’hui dépassée.

« Les parents subissent tellement de pression et tellement de culpabilité. C’est un peu irréaliste et ça ne fait qu’ajouter à une sorte de sentiment parental de ne pas être assez bon. »— Une citation de  Natalie Coulter, professeure

J’ai deux filles [et] j’ai du mal avec ça, ce n’est pas comme si j’avais des réponses brillantes. Mais je pense que, comme pour tout, dès que vous posez des règles binaires très strictes, ça clôt un peu le dialogue, mentionne Mme Coulter.

Les nouvelles directives encouragent également les pédiatres à discuter de l’utilisation des écrans lors des consultations de routine – la docteure Heard s’inquiète du fait que trop peu de familles avec lesquelles elle a parlé semblent être conscientes des risques liés aux écrans.

Je leur poserais la question : combien de temps d’écran votre enfant a-t-il? Ils me répondront : « Oh, eh bien, probablement une heure avant l’école, quelques heures après l’école, puis le soir… et ils ont la télévision dans leur chambre ». Et je me dirai : aïe, aïe, aïe, on n’a pas fait un très bon travail d’éducation auprès de nos jeunes parents.

Même de petits changements peuvent avoir un effet important sur les familles désireuses de limiter l’utilisation des écrans, dit-elle : prévoir des moments de la journée et des zones sans écran à la maison, ou même ouvrir un livre ou faire du bricolage.

« À la Société canadienne de pédiatrie, on est tous parents, nous aussi. On comprend. On veut pouvoir donner aux gens des choses concrètes qu’ils peuvent faire et qui feront une différence qui ne chamboulera pas complètement toute leur vie. »— Une citation de  Janice Heard, pédiatre.

Avec La Presse canadienne

Réseaux sociaux : alerte sur l’exposition en photo de vos enfants

novembre 17, 2022

Dans son rapport annuel, Claire Hédon, la Défenseure des droits, incite les parents à la prudence en publiant des photos de leurs progénitures.

Les enfants en bas age sont de plus en plus exposes sur les reseaux sociaux par leurs parents.
Les enfants en bas âge sont de plus en plus exposés sur les réseaux sociaux par leurs parents.© FRANK PERRY / AFP

Pour de nombreux parents, publier des photos de leurs enfants en bas âge sur les réseaux sociaux est devenu une pratique courante et banale. Pourtant, dans son rapport annuel sur les droits des enfants publié jeudi 17 novembre, la Défenseure des droits Claire Hédon met en garde contre cette pratique. Le rapport, consulté en avant-première par Le Parisien, rappelle en effet que cette nouvelle visibilité numérique des enfants « les expose à de potentielles violences numériques – cyberharcèlement, cybersexisme, haine en ligne, etc. – et conduit à interroger les moyens de protéger leur image et leur réputation et de garantir leur droit à l’oubli ».

« Tant qu’ils sont petits, ça ne craint rien », assure innocemment Camélia, une trentenaire de Seine-et-Marne, mère de deux enfants, interrogée par Le Parisien. Celle-ci poste régulièrement des photos de ses enfants âgés de six et huit ans sur ses réseaux sociaux, convaincue que « leurs copains d’école n’y ont même pas accès puisqu’ils n’ont pas de compte ». Une preuve, pour la directrice de l’association spécialisée E-Enfance Justine Atlan, que « les parents ne sont pas conscients du tout ». En réalité, signale Justice Atlan, cela pose problème, car les enfants devenus plus grands « ne seront pas libres de créer leur propre identité numérique, ils ne partent pas de zéro ». La directrice d’E-Enfance signale d’ailleurs que le sujet de l’exposition des enfants sur les réseaux sociaux revient souvent au cœur des conflits entre les parents lors des séparations conjugales.

Un « traumatisme » pour certains enfants

Cette exposition non consentie sur les réseaux sociaux, Hector, adolescent de la région lyonnaise (le nom a été changé par Le Parisien), en a fait les frais : sa mère publiait dès sa petite enfance de nombreuses photos de lui sur Facebook. « Pour elle, c’était juste mignon, mes grandes oreilles sur Facebook. Mais pour moi, c’est devenu un surnom : Dumbo, Grandes oreilles… » À sa demande, sa mère a cependant accepté de retirer toutes les photos qui le dérangeaient, mais affirme-t-il, le « traumatisme » est resté.

Alors, que faire ? Dans son rapport, la Défenseure des droits encourage vivement à la mise en place de davantage de formations au numérique, et ce, dès la classe de sixième, mais aussi, dans la mesure du possible, à l’attention des parents, pour mieux sensibiliser aux droits numériques des mineurs. Enfin, « cela peut paraître zélé, mais dans un monde idéal, les parents doivent demander à leurs enfants, même jeunes, s’ils sont d’accord pour qu’on mette leur photo sur Instagram. Les usages d’Internet, cela doit faire partie d’un cheminement éducatif. Comme apprendre à marcher » !

Avec Le Point.fr

France: Les maths de nouveau obligatoires pour tous les lycéens de première générale

novembre 13, 2022

Le ministère de l’Éducation rétablit les maths pour tous les élèves de première générale à la rentrée 2023. Un revirement depuis la réforme Blanquer.

Le ministere de l'Education, dirigee par Pap Ndiaye, a annonce retablir les maths dans le tronc commun des classes de premiere generale.
Le ministère de l’Éducation, dirigée par Pap Ndiaye, a annoncé rétablir les maths dans le tronc commun des classes de première générale.© Jacques Witt / Sipa Press/SIPA / Jacques Witt / Sipa

Les mathématiques feront leur grand retour dans le tronc commun des classes de première générale dès la rentrée 2023, annonce dans un communiqué le ministère de l’Éducation nationale dimanche 13 novembre. Une heure et demie de mathématiques sera rendue obligatoire pour tous les élèves de première générale qui n’ont pas choisi la spécialité mathématiques, précise le communiqué. Un revers qui solde l’une des mesures les plus controversées de la réforme Blanquer.

Communauté éducative, chercheurs, grands patrons et politiques s’étaient inquiétés de la baisse du vivier scientifique comme du renforcement des inégalités sociales et de genre provoqués, depuis la réforme mise en œuvre en 2019, par la disparition des mathématiques dans le tronc commun des matières obligatoires enseignées en classes de première et de terminale de la filière générale.

Faire de 2023 « l’année de la promotion des mathématiques »

Lors de la campagne présidentielle 2022, le candidat Macron avait promis le retour des maths dans le tronc commun en cas de réélection, avant d’acter cette réintroduction dès la rentrée 2022 mais seulement en option. L’annonce survenue une douzaine de semaines avant la rentrée avait été critiquée pour sa précipitation et un faible nombre d’élèves avait finalement choisi cette option lors de l’année scolaire 2022-23.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie pilotée par le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, visant à faire de 2023 « l’année de promotion des mathématiques » avec à la clef deux objectifs « réconcilier tous les élèves » avec cette discipline et « promouvoir l’égalité filles-garçons ». Cette stratégie décline une batterie de mesures parmi lesquelles la mise en place de groupes à effectifs réduits en mathématiques en classe de sixième ou d’objectifs, comme celui de la parité filles-garçons d’ici à 2027, dans les spécialités mathématiques, physique-chimie ou mathématiques expertes, réputées les plus sélectives.

Bien que la France soit réputée pour sa tradition d’excellence en recherche mathématiques avec 13 lauréats de la médaille Fields, souvent présentée comme l’équivalent du « Nobel pour les maths », les élèves français font face à des difficultés croissantes dans l’apprentissage de la discipline. Ainsi, un quart des élèves n’a pas le niveau attendu en mathématiques à l’issue de la classe de troisième, rappelle le ministère dans son communiqué.

Par Le Point avec AFP