Archive for the ‘Education’ Category

Congo Des étudiants congolais rapatriés « manu militari » de Cuba à Brazzaville

juin 20, 2019

Une partie des 138 jeunes avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de vingt-sept mois d’arriérés de bourse.

Les autorités du Congo-Brazzaville ont rapatrié, mardi, 138 étudiants originaires de ce pays et inscrits à l’université à Cuba, dont une partie avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de leur bourse, a-t-on appris mercredi 19 juin de source diplomatique.

En mai, le gouvernement congolais avait précisé à l’AFP qu’une partie de ces étudiants rentreraient au pays pour « avoir réclamé violemment leur bourse d’étude » et l’autre pour avoir enregistré de « mauvais résultats scolaires ».

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Ces étudiants, dont certains « avec leurs bébés », sont partis mardi de Cuba et arrivés mercredi matin à Brazzaville, a indiqué une source diplomatique à La Havane.

Ils ont été escortés dans l’avion par cinq policiers et trois agents de sécurité, tous congolais.

« Tous les étudiants sont bien arrivés avec leurs dossiers académiques et le ministre de l’enseignement supérieur fera de son mieux pour leur réorientation », a précisé la même source, assurant qu’ils ne seraient pas sanctionnés dans leur pays.

« Succession d’échecs »

Le ministre congolais des affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, avait estimé en mai que les étudiants protestataires « avaient franchi la ligne rouge » en ayant violemment réclamé le paiement de leurs arriérés de bourse fin mars devant l’ambassade du Congo à La Havane, déclenchant l’intervention de la police cubaine. « Les autorités cubaines ne souhaitent plus les voir sur leur territoire », avait-il ajouté.

Un Français sur dix en difficulté de lecture, un sur 20 illettré

juin 6, 2019

 

Plus d’un jeune Français sur dix est «en difficulté de lecture» et un sur vingt en situation d’illettrisme, révèle ce jeudi une étude du ministère de l’Education, qui s’appuie sur des tests conduits auprès des 713.000 participants à la Journée Défense et citoyenneté (JDC) en 2018. Sur ces jeunes âgés de 16 à 25 ans, 11,5% «sont en difficulté de lecture», indique une note de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui dépend du ministère de l’Education.

Ceux qui rencontrent les difficultés les plus sévères et qui représentent 5,2% de l’ensemble «peuvent être considérés en situation d’illettrisme» caractérisé notamment par «un déficit important de vocabulaire». Les jeunes du niveau au-dessus (6,3% de l’ensemble) ont, quant à eux, «un niveau lexical oral correct, mais ne parviennent pas à comprendre les textes écrits».

On trouve ensuite, selon les données de l’enquête, 10,9% de jeunes «aux acquis limités», qui «parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension». Pour ces profils, la lecture «reste une activité laborieuse mais qu’ils savent mettre en oeuvre pour en retirer les fruits». Quelque 77,6% de jeunes sont enfin des «lecteurs efficaces», selon la Depp.

Sans surprise, les jeunes en difficulté de lecture sont «de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d’étude s’élève», souligne l’étude. Ils représentent 45,8% chez ceux qui n’ont pas dépassé le niveau collège et 4,7% chez ceux qui déclarent suivre ou avoir suivi une filière générale ou technologique au lycée. Par ailleurs le pourcentage de jeunes en difficulté est très différent selon le sexe : 13,2% des garçons contre 9,6% des filles, poursuit l’enquête, qui est menée tous les ans depuis 2009.

La fréquence des difficultés de lecture est enfin plus prononcée dans les départements du Nord et certains en Île-de-France (17,2% de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne, 15,4% dans la Somme, 12,3% en Seine-Saint-Denis). La Journée Défense et citoyenneté (ex-journée d’appel de préparation à la défense) doit être accomplie avant 18 ans (avec possibilité de régularisation jusqu’à 25 ans). L’objectif de cette journée est d’aborder différentes problématiques dont les principales sont la citoyenneté et les questions liées à la Défense.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: 2e décès d’un étudiant à l’Université d’Ottawa en moins d’un mois

mai 24, 2019

 

Dans un message destiné à la communauté universitaire, mercredi, le recteur de l’Université d’Ottawa a déploré le « décès tragique » d’une membre de la population étudiante. Jacques Frémont avait envoyé une communication similaire le 26 avril dernier.

Dans le cas le plus récent, la personne est décédée dans sa résidence étudiante, alors que l’autre s’était produit dans une résidence à l’extérieur du campus, selon le recteur.

Sans dévoiler les circonstances des événements, M. Frémont encourage les membres de la communauté universitaire à s’adresser à des services d’aide psychologique s’ils en ressentent le besoin.

Le nouveau Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) — qui entrera en fonction le mois prochain — redouble d’ailleurs d’efforts pour s’assurer que les services de santé mentale sur le campus soient plus accessibles.

Je trouve qu’on a beaucoup de pression avec [les études universitaires]. On veut tellement bien se représenter que, des fois, on oublie même de prendre soin de soi-même, qu’on se laisse de côté. Il y en a plusieurs qui se retrouvent dans des situations de détresse, ils ne savent pas quoi faire, estime Natasha Lyne Roy, commissaire aux affaires francophones de la SÉUO.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

L’Université d’Ottawa offre des ressources en matière de mieux-être et de santé mentale aux étudiants qui pourraient avoir de la difficulté à s’adapter à la réalité scolaire.

On parle de milliers d’étudiants qui vont se prévaloir d’un service quelconque. Que ce soit des rencontres individuelles avec un conseiller professionnel ou notre plateforme de thérapie en ligne ou même juste naviguer notre site web pour des ressources en santé mentale, explique Geneviève Brabant, chef du Service d’appui au succès scolaire (SASS).

Elle ajoute que le niveau de risque est évalué chaque fois qu’une demande est formulée par un étudiant, question de s’assurer que le bien-être de celui-ci n’est pas en danger. Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans.

L’idée, c’est d’aider les étudiants [pour] qu’ils soient bien branchés sur les services offerts pour augmenter leur capacité à demander de l’aide s’ils en ont besoin.

Geneviève Brabant, Université d’Ottawa

Seize intervenants travaillent au SASS pour une population étudiante de plus de 40 000 personnes. Les listes d’attente seraient parfois longues pour une consultation, dans les moments critiques de la vie universitaire.

J’ai entendu plusieurs étudiants au début de la session [dire] que ça avait pris vraiment longtemps et qu’ils ne savaient pas quoi faire, réplique Natasha Lyne Roy.

Elle-même a consulté la clinique de santé de l’Université d’Ottawa pour obtenir les services d’un psychologue en mars, mais elle n’aura pas de réponse avant le mois de juillet.

C’est quand même long, surtout pour quelqu’un dans une situation critique, déplore l’étudiante, qui a dû consulter au privé et payer de sa poche.

Le nouveau syndicat étudiant veut maintenant créer un comité d’aide avec des étudiants formés pour intervenir directement auprès de ceux en détresse. Il a aussi tenu un référendum en avril au cours duquel les étudiants de l’Université d’Ottawa ont voté en faveur d’une hausse des cotisations pour les soins en santé mentale.

L’institution d’enseignement ajoutera le même montant et décidera de la façon dont l’argent sera investi.

CBC/Radio-Canada avec les informations d’Audrey Roy

USA: Un milliardaire va payer les dettes des 400 étudiants d’une Université d’Atlanta

mai 20, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

ATLANTA — Un investisseur en technologie, milliardaire, a surpris tous les diplômés du Morehouse College, en Géorgie, en annonçant dimanche le remboursement de la totalité de leurs prêts étudiants, estimés à 40 millions de dollars.

Robert F. Smith, le conférencier d’honneur de l’université cette année, a fait cette annonce devant près de 400 diplômés du collège exclusivement masculin et traditionnellement fréquenté par des Afro-Américains. Robert F. Smith, qui est noir, est le fondateur et PDG de Vista Equity Partners, une société de capital-investissement qui investit dans des entreprises axées sur les logiciels, les données et les technologies.

«Au nom des huit générations de ma famille qui se trouvent dans ce pays, nous allons mettre un peu de carburant dans votre bus», a déclaré l’investisseur et philanthrope aux diplômés dans son allocution du matin. «Ceci est ma promotion, 2019. Et ma famille offre une bourse pour éliminer vos prêts étudiants.»

L’annonce a immédiatement provoqué les regards stupéfaits des professeurs et des étudiants. Les diplômés ont ensuite entamé de grandes acclamations et ils se sont levés pour applaudir. Morehouse College a déclaré qu’il s’agissait du plus gros cadeau fait à l’établissement.

Robert F. Smith, qui a reçu un doctorat honorifique du Morehouse College lors de la cérémonie, avait déjà annoncé un don de 1,5 million de dollars à l’école. La dette étudiante pour la promotion de 2019 est estimée à 40 millions de dollars, bien qu’aucun total immédiat n’ait encore été calculé

Radio-canada,ca avec The Associated Press

USA: un professeur tire accidentellement avec son arme en classe

mars 14, 2018

Los Angeles – Au moins un élève a été blessé en Californie, à l’ouest des Etats-Unis, par un professeur qui a accidentellement tiré avec son arme de poing en classe, a indiqué la police.

Cet incident survient au moment où un débat fait rage aux Etats-Unis pour déterminer si les professeurs doivent pouvoir porter des armes en cours afin de contrer un éventuel tireur, comme le souhaite Donald Trump depuis la fusillade de Parkland en Floride qui a fait 17 morts en février.

« Mardi vers 13H20 (20H20 GMT) des agents ont été appelés au lycée de Seaside », ville à deux heures au sud de San Francisco, « après qu’un professeur eut semble-t-il accidentellement tiré avec son arme en classe », d’après un communiqué de la police locale publié sur Twitter.

« Personne n’a été sérieusement blessé », précise-t-il.

Le professeur, identifié comme Dennis Alexander, un réserviste de police d’une localité voisine, voulait montrer comment désarmer quelqu’un lors d’un cours « d’administration de la Justice », pour les élèves qui souhaitent joindre les forces de l’ordre, a expliqué le père d’un élève blessé à la chaîne de télévision locale KSBW.

En vérifiant si l’arme était chargée, il l’a dirigée vers le plafond et un coup est parti, faisant tomber des débris sur le cou d’un élève, a expliqué à l’AFP Judy Veloz, une responsable de police.

Elle a décrit la blessure du lycéen comme une simple « abrasion » mais le père de la victime, Fermin Gonzales, a affirmé qu’un fragment de balle s’était logé dans son cou.

Ses parents l’ont emmené à l’hôpital pour qu’il passe une radio après l’avoir vu rentrer avec du sang sur son t-shirt.

« Il est secoué mais il va bien », poursuit son père, « je suis juste très contrarié que personne ne nous ait prévenus et qu’on ait dû appeler nous-mêmes la police ».

Le professeur a été placé en congé administratif le temps de l’enquête et la police continue d’interroger les élèves.

Les professeurs ne sont pas autorisés à amener des armes en classe en Californie, même lorsqu’ils ont un permis.

Le président Donald Trump s’est dit favorable au fait d’autoriser et de former les professeurs qui le souhaitent à amener une arme en classe afin de pouvoir neutraliser un tireur.

Un très grand nombre de professeurs et d’élèves s’y opposent et des dizaines de milliers d’élèves américains ont participé mercredi à une interruption de cours nationale et symbolique pour demander au gouvernement fédéral des mesures contre la violence des armes.

Un autre accident similaire est survenu le même jour à Alexandria, en banlieue de la capitale fédérale Washington, mais personne n’a été blessé: c’est cette fois-ci un agent de sécurité qui a tiré avec son arme sans le vouloir.

La directrice de l’établissement a dit qu’elle ne pensait pas qu’il était judicieux d’armer les enseignants: « Cet incident est survenu avec quelqu’un qui était très entraîné. Je pense que ça se passe de commentaires », a déclaré Lois Berlin, citée par la chaîne NBC.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 20h52)                                            

Francophonie, langue française: lettre ouverte à Emmanuel Macron

janvier 15, 2018

Mabanck

Le président de la République a proposé à Alain Mabanckou de contribuer aux « travaux de réflexion » qu’il souhaite « engager autour de la langue française et de la Francophonie ». L’auteur de « Verre cassé » lui répond.

Monsieur le Président,

Dans votre discours du 28 novembre à l’université de Ouagadougou, puis dans un courrier officiel que vous m’avez adressé le 13 décembre, vous m’avez proposé de «contribuer aux travaux de réflexion que vous souhaitez engager autour de la langue française et de la Francophonie.»

Au XIXème siècle, lorsque le mot «francophonie» avait été conçu par le géographe Onésime Reclus, il s’agissait alors, dans son esprit, de créer un ensemble plus vaste, pour ne pas dire de se lancer dans une véritable expansion coloniale. D’ailleurs, dans son ouvrage «Lâchons l’Asie, prenons l’Afrique» (1904), dans le dessein de «pérenniser» la grandeur de la France il se posait deux questions fondamentales: «Où renaître ? Comment durer ?»

Qu’est-ce qui a changé de nos jours ? La Francophonie est malheureusement encore perçue comme la continuation de la politique étrangère de la France dans ses anciennes colonies. Repenser la Francophonie ce n’est pas seulement «protéger» la langue française qui, du reste n’est pas du tout menacée comme on a tendance à le proclamer dans un élan d’auto-flagellation propre à la France. La culture et la langue françaises gardent leur prestige sur le plan mondial.

Les meilleurs spécialistes de la littérature française du Moyen-Âge sont américains. Les étudiants d’Amérique du Nord sont plus sensibilisés aux lettres francophones que leurs camarades français. La plupart des universités américaines créent et financent sans l’aide de la France des départements de littérature française et d’études francophones. Les écrivains qui ne sont pas nés en France et qui écrivent en français sont pour la plupart traduits en anglais: Ahmadou Kourouma, Anna Moï, Boualem Sansal, Tierno Monénembo, Abdourahman Waberi, Ken Bugul, Véronique Tadjo, Tahar Ben Jelloun, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ, etc. La littérature française ne peut plus se contenter de la définition étriquée qui, à la longue, a fini par la marginaliser alors même que ses tentacules ne cessent de croître grâce à l’émergence d’un imaginaire-monde en français.

Tous les deux, nous avions eu à cet effet un échange à la Foire du livre de Francfort en octobre dernier, et je vous avais signifié publiquement mon désaccord quant à votre discours d’ouverture dans lequel vous n’aviez cité aucun auteur d’expression française venu d’ailleurs, vous contentant de porter au pinacle Goethe et Gérard de Nerval et d’affirmer que «l’Allemagne accueillait la France et la Francophonie», comme si la France n’était pas un pays francophone!

Dois-je rappeler aussi que le grand reproche qu’on adresse à la Francophonie «institutionnelle» est qu’elle n’a jamais pointé du doigt en Afrique les régimes autocratiques, les élections truquées, le manque de liberté d’expression, tout cela orchestré par des monarques qui s’expriment et assujettissent leurs populations en français? Ces despotes s’accrochent au pouvoir en bidouillant les constitutions (rédigées en français) sans pour autant susciter l’indignation de tous les gouvernements qui ont précédé votre arrivée à la tête de l’Etat.

Il est certes louable de faire un discours à Ouagadougou à la jeunesse africaine, mais il serait utile, Monsieur le Président, que vous prouviez à ces jeunes gens que vous êtes d’une autre génération, que vous avez tourné la page et qu’ils ont droit, ici et maintenant, à ce que la langue française couve de plus beau, de plus noble et d’inaliénable: la liberté.

Par conséquent, et en raison de ces tares que charrie la Francophonie actuelle – en particulier les accointances avec les dirigeants des républiques bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine –, j’ai le regret, tout en vous priant d’agréer l’expression de ma haute considération, de vous signifier, Monsieur le Président, que je ne participerai pas à ce projet.

Bibliobs.nouvelobs.com par Alain Mabanckou
Santa Monica, le 15 janvier 2018

Premier cas avéré de transmission du Zika par voie sexuelle en France

février 27, 2016

 

Selon la ministre de la Santé Marisol Touraine, une femme, qui n’était pas enceinte, « a été contaminée par son compagnon, qui revenait du Brésil ».

Le moustique porteur du virus Zika, photo d'illustration.
 

Un léopard sème la panique dans une école indienne

février 8, 2016

VIDÉO. Le félin s’est glissé dans un établissement scolaire de Bangalore, dans le sud de l’Inde, le 7 février. Il a immédiatement été traqué par les enseignants.

Orthographe: émotion en France autour du circonflexe

février 4, 2016

L’accent circonflexe bientôt banni de la langue française? Certains médias, relayés par les réseaux sociaux, ont annoncé jeudi sa mort prochaine en vertu d’une nouvelle réforme de l’orthographe, remontant en réalité à 1990.

La réforme, avalisée en son temps par l’Académie française malgré l’indignation des puristes, simplifie aussi l’orthographe de certains mots – comme « nénufar » (nénuphar) ou « ognon » (oignon). Elle allège l’usage des traits d’union.

Mais il a fallu la publication de nouveaux manuels scolaires par l’un des principaux éditeurs spécialisés en prévision de la prochaine rentrée, avec un macaron « orthographe recommandée », pour que le grand public découvre ce que les professeurs pouvaient déjà enseigner à leurs élèves depuis des années.

Quelques articles dans les médias ont aussitôt fait fleurir le hashtag #jesuiscirconflexe. Certains déplorent « le sacrifice de la langue française » par l’Education nationale, ou s’inquiètent de possibles quiproquos entre « les « tâches et les taches ».

Gout et aout sans chapeau
En réalité, selon la réforme, l’accent circonflexe aura toujours droit de cité et sera omis sur les « i » et les « u » dans les seuls cas où cela ne prêtera pas à confusion. Goût pourra s’écrire gout ou août, aout.

La réforme de l’orthographe « est en vigueur depuis 1990 », a souligné le ministère de l’Education nationale. « Le Conseil supérieur de la langue française a adopté en 1990 les nouvelles règles », qui ont été « approuvées par l’Académie française et publiées au Journal officiel ». « Ce n’est pas le ministère de l’Education qui fait l’orthographe en France ».

« C’est l’orthographe officielle de la République depuis plus de 25 ans. Ce qui est surprenant ce que l’on s’en surprenne », indique Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP).

« Plutôt du toilettage »
« L’Académie française a fait un travail très précis », estime-t-il. « Il y avait des anomalies orthographiques liées à des évolutions historiques un peu étranges, donc l’Académie avait vraiment veillé à ce que ces modifications soient compréhensibles, ce n’était absolument pas un bouleversement, plutôt du toilettage ».

Une tolérance « permet aux enseignants comme d’ailleurs à tous les fonctionnaires, d’utiliser les deux orthographes, c’est-à-dire avant révision ou après révision », souligne-t-il.

Romandie.com

Inde: une étudiante tanzanienne frappée et à demi dénudée par la foule

février 4, 2016

Bangalore (Inde) – La police indienne a arrêté jeudi cinq hommes dans l’enquête sur des violences subies par une étudiante tanzanienne frappée à Bangalore (sud) par une foule en furie qui lui a arraché son tee-shirt.

Les étudiants africains à Bangalore sont vraiment déçus, frustrés et effrayés suite à l’attaque, a assuré l’ambassadeur de Tanzanie en Inde John W. H. Kijazi à la chaîne de télévision indienne CNN-IBN, affirmant avoir appelé le gouvernement indien à renforcer la sécurité pour ces étudiants.

La ministre des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, a qualifié cette agression de honteuse et demandé à la justice d’agir rapidement pour punir les coupables.

Nous sommes profondément peinés par cet incident honteux dont a été victime une jeune Tanzanienne à Bangalore, ville accueillant un grand nombre d’étudiants étrangers, a-t-elle dit sur Twitter tard mercredi soir.

J’ai demandé au chef de l’exécutif (de l’Etat du Karnataka) d’assurer la sécurité et la tranquillité de tous les étudiants étrangers, et une peine sévère pour les coupables, a ajouté la ministre.

La foule a attaqué l’étudiante de 21 ans et ses amis dimanche soir, semble-t-il en représailles à un accident de la route impliquant un véhicule conduit par un Soudanais ayant tué une habitante de la ville.

L’étudiante a indiqué dans sa plainte déposée mercredi que la foule déchainée avait attaqué sa voiture qui approchait du lieu de l’accident, survenu moins d’une heure plus tôt.

Notre voiture a été incendiée. Ils ont tiré sur mon tee-shirt et l’ont arraché, me laissant sans rien. Ils ont continué à nous agresser et nous avons fui pour sauver nos vies, selon sa plainte citée par le Times of India.

Mes amis et moi avons sauté dans un bus. Le conducteur n’a pas bougé et les autres passagers nous ont chassés. Un passant m’a donné son tee-shirt, il a également été frappé.

Un responsable de la police de Bangalore, N S Megharikh, a indiqué que cinq personnes avaient été arrêtées dans cet incident de la route qui, selon lui, n’a pas de connotation raciste.

L’ambassadeur de Tanzanie en Inde a estimé que l’Inde et les pays africains devaient travailler ensemble pour faire cesser ce genre d’incidents qui surviennent régulièrement.

Ce n’est pas la première fois que survient un tel acte, cela arrive plus fois par an, a-t-il dit sur la chaine NDTV.

La police est accusée de ne pas avoir empêché cette agression après que la jeune femme eut demandé son aide en soulignant qu’elle était tanzanienne et n’avait aucun lien avec l’accident.

Ils nous ont dit +Vous vous ressemblez tous, vous devriez retrouver l’homme noir qui a écrasé une femme dans le quartier+, a affirmé l’étudiante tanzanienne dans sa plainte.

En 2014 à New Delhi, une foule a attaqué trois hommes africains dans une station de métro pour avoir prétendument harcelé des femmes locales. Un incident successivement qualifié de raciste.

Romandie.com avec(©AFP / 04 février 2016 14h48)