Archive for the ‘Environnement’ Category

Canada: De la neige bientôt au Québec ?

juillet 5, 2021

En début de semaine, le Québec va connaître un contraste assez important au niveau des températures

De la chaleur et de l’humidité

En début de semaine, sur le sud du Québec, les ressentis atteindront 35, ou même 40, en raison d’un humidex bien présent.

© Fournis par MétéoMédia

Cependant, ça sera de courte durée, car un système va passer sur la province mardi. Derrière le front froid, les températures vont chuter et le contraste se fera bien sentir.

Températures plus fraîches et… neige !

Ce contraste de température sera surtout marqué pour les secteurs un peu plus au nord. Il pourrait notamment y avoir de la neige sur certains secteurs, comme Fermont.

© Fournis par MétéoMédia

De la neige en juillet, c’est rare! Il est possible, même en juillet, que le mercure s’approche ou descende sous le point de congélation.

Le 3 juillet 1982, le thermomètre de la ville de Val-d’Or indiquait -0,1 °C. C’est le plus froid enregistré au Québec durant un mois reconnu pour sa chaleur. Ailleurs au Québec, Saguenay (0 °C), Rimouski (0,8 °C), Gaspé (0,7 °C) et Sherbrooke (0,5 °C) ont déjà flirté avec le point de congélation.

À Fermont, le record officiel au chapitre de la neige estivale a été enregistré le 7 juillet 1969 avec 0,3 cm.

Risques d’orage

Avec le passage du front froid, on surveille aussi les risques d’orage. L’énergie pour des orages violents sera disponible, donc des cellules orageuses pourront se former.

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Qui dit contraste de température, dit fort vent. Il va y avoir des rafales de 50 à 60 km/h pour la journée de mardi.

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Avec MétéoMédia 

Canada: Une quarantaine de pompiers québécois s’apprêtent à partir pour la Colombie-Britannique

juillet 5, 2021

 Cent soixante-quinze incendies de forêt continuent de faire rage en Colombie-Britannique, dont celui qui a ravagé la petite ville de Lytton (photo).© Darryl Dyck/La Presse canadienne 

Cent soixante-quinze incendies de forêt continuent de faire rage en Colombie-Britannique, dont celui qui a ravagé la petite ville de Lytton (photo).

Alors que 175 feux de forêt continuent de faire rage en Colombie-Britannique, une quarantaine de pompiers québécois décolleront de l’Aéroport international Jean-Lesage en milieu d’après-midi lundi pour aller prêter main-forte à leurs collègues de l’Ouest.

Le groupe, composé de 40 pompiers et de cinq ressources individuelles, connaîtra son affectation, une fois sur place.

Ça va dépendre des besoins exprimés par BC Wildfire Service, et c’est là qu’ils vont savoir. Mais on sait déjà qu’ils vont faire du travail semblable à ce qu’ils font au Québec, c’est-à-dire du combat au sol contre les incendies. On ne sait pas s’ils vont être affectés sur les grands feux ou sur les plus petits feux, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils vont prêter main-forte», a indiqué le coordonnateur de la Société de protection de la forêt contre le feu (SOPFEU), Stéphane Caron, au micro de Première heure, à Québec.

Les pompiers québécois concentreront donc leurs efforts sur le combat au sol, qui est la principale arme dans l’arsenal de la lutte contre les incendies de forêt.

L’avion-citerne sert principalement à contenir le feu.

© Daniel Coulombe/Radio-Canada L’avion-citerne sert principalement à contenir le feu.

La configuration géographique des lieux y est également pour beaucoup aussi dans le choix de la méthode d’attaque privilégiée par les pompiers.

On est habitués ici au Québec à voir les avions-citernes parce qu’on a beaucoup de lacs, on a beaucoup de points d’eau, donc ce sont des équipements très efficaces pour notre territoire, mais ça ne veut pas dire que c’est la même chose ailleurs. En Colombie-Britannique, il y a certains secteurs où il y a beaucoup moins de points d’eau, donc on va travailler avec des techniques différentes, même des techniques qui n’utilisent pas nécessairement l’eau», continue le porte-parole de la SOPFEU.

Selon Stéphane Caron, cela peut aller jusqu’à vouloir dire de littéralement combattre le feu par le feu, dans certains cas.

Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

© /Radio-Canada Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

[Ça veut dire] de tout brûler au sol, des parties de territoire, avant que le feu arrive, pour créer un coupe-feu et faire en sorte que le feu ne puisse plus progresser.»

Le nombre de pompiers québécois délégués en Colombie-Britannique a été déterminé en fonction des besoins en effectif à maintenir dans la province.

Quarante, c’est à peu près la moyenne pour le Québec en fonction du niveau d’effectif qu’on a. On a déjà eu des contingents de 60, ou même de 80, mais c’est pas mal la limite de ce qu’on peut envoyer. Ça dépend du moment de la saison. En ce moment, on a une accalmie au Québec qui nous permet d’envoyer des ressources à l’extérieur, mais on est quand même au début du mois de juillet et la saison est loin d’être finie au Québec.»

Un maximum de 14 jours

Les pompiers québécois demeureront en Colombie-Britannique pour un maximum de 14 jours, après quoi ils rentreront à la maison.

Il y a des normes canadiennes là-dessus, parce que les échanges de ressources, c’est très courant. C’est 14 jours consécutifs de travail, plus les journées de déplacements. Après ça, les pompiers reviennent au Québec, quoi qu’il arrive», conclut Stéphane Caron.

Avec La Presse canadienne par  Kathleen Lavoie

Une compagnie pétrolière éteint un « œil de feu » dans le golfe du Mexique

juillet 3, 2021

Un incendie à la surface de l’océan, à l’ouest de la péninsule du Yucatan, a suscité un emballement sur les réseaux sociaux avant d’être éteint par la pétrolière responsable, la mexicaine Pemex.

La rupture du pipeline sous-marin est survenue près de la plateforme Ku Maloob Zaap de Pemex, au large de la péninsule du Yucatan.

© Victor Ruiz Garcia/Reuters La rupture du pipeline sous-marin est survenue près de la plateforme Ku Maloob Zaap de Pemex, au large de la péninsule du Yucatan.

L’entreprise a déclaré qu’un incendie causé par le gaz d’un pipeline sous-marin est maintenant éteint. Une vidéo de l’événement est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.

On y voit des flammes jaillir de l’eau comme de la lave en fusion. L’événement a été surnommé œil de feu», en raison de la forme circulaire du brasier situé non loin d’une plateforme pétrolière de Pemex.

Il a fallu plus de cinq heures et le déploiement des bateaux de lutte contre les incendies pour éteindre complètement le brasier, selon Pemex. Le feu a pris naissance dans un oléoduc sous-marin qui se raccorde à une plateforme du projet pétrolier phare de la compagnie, Ku Maloob Zaap.

Pemex a déclaré qu’aucun blessé n’a été signalé et que la production n’a pas été perturbée par la fuite de gaz qui s’est déclenchée vendredi vers 5 h 15, heure locale. Elle a été colmatée vers 10 h 30.

La société a ajouté qu’elle allait enquêter sur la cause de l’incendie.

Pemex, qui a plusieurs accidents industriels sur sa feuille de route, a ajouté qu’elle avait également fermé les vannes du pipeline.

Angel Carrizales, directeur de l’ASEA, l’autorité mexicaine de réglementation de la sécurité pétrolière, a déclaré sur Twitter que l’incendie avait été provoqué par une explosion. L’ASEA a écrit sur Twitter que l’incident n’a pas généré de déversement». Il n’a pas expliqué ce qui brûlait à la surface de l’eau.

Ku Maloob Zaap est le plus gros producteur de pétrole brut de Pemex, représentant plus de 40 % de ses quelque 1,7 million de barils chaque jour.

Les turbomachines des installations de production actives de Ku Maloob Zaap ont été touchées par un orage, selon un rapport d’incident de Pemex partagé par l’une des sources de Reuters.

Les travailleurs de la société ont utilisé de l’azote pour maîtriser le feu, ajoute le rapport.

Pour l’instant, les autorités n’ont pas communiqué l’étendue possible des dommages environnementaux causés par cet incendie inusité.

Les images effrayantes de « l’oeil de feu » dans le golfe du Mexique montrent au monde que le forage marin est polluant et dangereux», a déclaré Miyoko Sakashita, directrice du programme océans du Center for Biological Diversity.

Ces horribles accidents continueront de nuire à l’environnement dans le golfe si nous ne mettons pas fin au forage en mer une fois pour toutes.»

Avec CBC/Radio-Canada 

Coulée de boue au Japon: deux morts, 20 disparus

juillet 3, 2021

Deux personnes sont présumées mortes et une vingtaine d’autres sont portées disparues après une coulée de boue provoquée par des pluies torrentielles samedi dans le centre du Japon.

Une photo tirée d'une vidéo prise par un habitant et distribuée par l'agence de presse japonaise Jiji montre, le 3 juillet 2021 à Atami, dans le centre du Japon, la coulée de boue qui a emporté plusieurs maisons et fait au moins 19 disparus

© Handout Une photo tirée d’une vidéo prise par un habitant et distribuée par l’agence de presse japonaise Jiji montre, le 3 juillet 2021 à Atami, dans le centre du Japon, la coulée de boue qui a emporté plusieurs maisons et fait au moins 19 disparusUGC: images des suites d'un glissement de terrain dans le centre du Japon

© Fournis par AFP UGC: images des suites d’un glissement de terrain dans le centre du Japon

« Sous l’action de pluies torrentielles, le terrain a cédé et la coulée est partie » du haut d’une rivière dans la ville côtière d’Atami, a précisé le gouverneur du département de Shizuoka, Heita Kawakatsu, aux journalistes. 

« Elle a balayé maisons et habitants sur son passage », coupant une route nationale, a-t-il ajouté. 

Pour ce qui est du bilan humain, « deux personnes sont en état d’arrêt cardio-respiratoire », a-t-il déclaré, utilisant le terme employé dans le pays avant la confirmation d’un décès par un médecin, et une vingtaine d’autres sont toujours portées disparues après le glissement de terrain qui s’est produit vers 10H30 locales (01H30 GMT).

Vue générale des dégâts après la coulée de boue qui a touché la ville de Atami dans le département du Shizuoka, le 3 juillet 2021

© CHARLY TRIBALLEAU Vue générale des dégâts après la coulée de boue qui a touché la ville de Atami dans le département du Shizuoka, le 3 juillet 2021

Des images diffusées par la télévision nippone montraient les torrents de boue détruisant des bâtiments à Atami, tandis que des habitants tentaient de se mettre à l’abri.

« J’ai entendu un bruit horrible et j’ai vu une coulée de boue dévaler la pente alors que les sauveteurs demandaient aux habitants d’évacuer. Alors j’ai couru » pour gagner un endroit plus élevé, a déclaré à la chaîne de télévision publique

« Quand je suis revenu, les maisons et les voitures qui étaient devant le temple avaient disparu », a-t-il raconté.

– « Niveau d’alerte maximum » –

Le Premier ministre nippon Yoshihide Suga a annoncé que les services d’urgence et les Forces d’auto-défense japonaises (nom officiel de l’armée) avaient lancé des opérations de sauvetage et d’évacuation, soulignant que davantage de pluies torrentielles étaient attendues.

« Nous devons être au niveau d’alerte maximum », a-t-il déclaré lors d’une réunion d’urgence.

La ville d’Atami a reçu vendredi et samedi 313 mm de pluie en 48 heures, selon la NHK – alors qu’elle enregistre en moyenne chaque année environ 240 mm pour l’ensemble du mois de juillet.

Cette station balnéaire située à environ 90 kilomètres au sud-ouest de Tokyo est connue pour ses sources d’eau thermale.

Plus de 2.800 foyers de la région étaient privés d’électricité, selon la compagnie d’électricité Tepco.

La circulation du Shinkansen, le train à grande vitesse japonais, a été temporairement suspendue entre Tokyo et Osaka (Ouest) à cause des fortes pluies, et d’autres trains ont également été stoppés, selon les sites des compagnies ferroviaires.

Une grande partie du Japon est actuellement en pleine saison des pluies, ce qui provoque souvent inondations et glissements de terrain, incitant les autorités locales à lancer des ordres d’évacuation.

Selon les scientifiques, le phénomène est accentué par le changement climatique car une atmosphère plus chaude retient davantage d’eau, accroissant le risque et l’intensité des précipitations extrêmes.

En 2018, les inondations dans l’ouest du Japon avaient tué plus de 200 personnes.

Avec AFP par nf-kaf-mac/ras/ia

L’Argentine dit non à l’élevage de saumons, une première dans le monde

juillet 2, 2021

La décision est historique : à l’unanimité, l’Assemblée législative de la Terre de Feu a interdit cette pratique, néfaste pour l’environnement.

L'activite d'elevage de saumons, ici a Bahia Ralun, represente des milliers d'emplois au Chili, deuxieme pays producteur au monde.
L’activité d’élevage de saumons, ici à Bahia Ralun, représente des milliers d’emplois au Chili, deuxième pays producteur au monde.© PHILIPPE GIRAUD / Biosphoto / Biosphoto via AFP

L’Argentine est devenue, ce mercredi 30 juin, le premier pays du monde à bannir l’élevage de saumons. L’Assemblée législative de la Terre de Feu, un archipel partagé avec le Chili, a voté à l’unanimité une loi interdisant cette activité dans la province, révèle le journal Pàgina 12, dont se fait l’écho Courrier international. La Terre de Feu est un archipel chilien-argentin situé en Patagonie argentine, à l’extrême sud du continent sud-américain. Cette décision est « un pas de géant » dans le combat pour la préservation des écosystèmes marins, selon un communiqué de Greenpeace.

À noter que cette loi provient bien des autorités argentines du territoire. Du côté chilien du canal de Beagle, « l’avancée de l’élevage du saumon se poursuit, même dans les zones protégées », a dénoncé Estefanía González, porte-parole de la campagne océans de Greenpeace, auprès de Paginà 12. En Argentine, ce projet de loi a été soutenu par des organisations environnementales, à commencer par Greenpeace Argentina. « Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune trace de législation au niveau provincial ou national dans le monde qui protège les écosystèmes des dommages de cette industrie », a réagi l’ONG. La salmoniculture est une activité hautement néfaste pour l’environnement, dont les dégâts peuvent être « irréversibles ». D’après Estefanía González, au Chili, « nous avons vu des morts de baleines ou d’autres espèces marines de la pollution des fonds qui laisse de véritables déserts ».

Une catastrophe écologique

Après la Norvège, le Chili est d’ailleurs le deuxième pays producteur de saumons au monde. Cette activité représenterait 21 000 emplois dans un pays de 18 millions d’habitants. Pour autant, l’élevage de saumons engendre des maladies virales, bactériennes et parasitaires, tandis que l’utilisation d’antibiotiques provoque « d’innombrables défaillances dans l’écosystème », détaille la loi en question.

ll y a quelques mois, en avril dernier, Greenpeace s’était déjà alarmée des dommages provoqués par la production de saumons d’élevage au Chili. Plus de 4 200 tonnes de poissons avaient été asphyxiés dans 18 fermes du sud du pays. En cause : la prolifération d’une algue responsable d’une réduction de l’oxygène dans l’eau et donc de la mort des poissons. Greenpeace expliquait à l’époque que « l’influence de la pollution produite par l’élevage de saumons est indéniable »

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec : prochaine victime du dôme de chaleur ?

juillet 2, 2021

 

Cela fait maintenant plus d’une semaine qu’une zone de haute pression anormalement intense s’est retrouvée captive au-dessus de la Colombie-Britannique, alors que deux anticyclones l’ont forcé à rester sur place. Cette crête anticyclonique a engendré comme phénomène un dôme de chaleur, qui a occasionné les multiples records de températures nationaux enregistrés au cours des derniers jours.

La chaleur se dirige vers l’est

Tranquillement tout au long de la semaine, le dôme de chaleur a migré vers les Prairies canadiennes, générant sur son passage de la chaleur intense et quelques records, sans pour autant donner un répit immédiat à la Colombie-Britannique ou à l’Alberta.

Ce n’est que tout récemment que les températures sont lentement redescendues de quelques degrés, soit ce jeudi, demeurant toutefois élevées pour ces provinces. La réelle pause de chaleur devrait cependant arriver ce samedi, alors que le Manitoba et le nord-ouest de l’Ontario entreront plutôt dans une période de températures élevées. Des records pourraient aussi être battus dans ces secteurs. Plus au sud, les États-Unis pourraient finalement obtenir un léger répit de la chaleur extrême au début de la semaine prochaine.

© Fournis par MétéoMédia

Le Québec, dans la mire du dôme ?

Continuant sur cette lancée, cette circulation en provenance de l’ouest, connue sous le nom de flux zonal, occasionnera une brève poussée de chaleur dans la province au début de la semaine prochaine. Cependant et fort heureusement, cette chaleur ne durera pas aussi longtemps que ce que la Colombie-Britannique a connu.

© Fournis par MétéoMédia

En fait, celle-ci sera freinée par un creux associé au vortex polaire situé au nord du Canada. Ainsi durant cette poussée de chaleur, qui se déroulera sur deux jours en début de la semaine prochaine, le mercure oscillera entre 25 et 30 °C pour le sud de la province avec un humidex au-delà des 35. On peut donc dire que le Québec s’en tirera à bon compte comparativement à l’Ouest canadien.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia 

France: Carnet rose chez les aigles royaux dans le Jura

juin 30, 2021

Un aiglon est né en Bourgogne-Franche-Comté début mai, rapporte France 3. La dernière nichée de cette espèce menacée remontait aux années 1850.

Les naissances d'aigles royaux, espece menacee par l'homme, sont de plus en plus rares. (Photo d'illustration)
Les naissances d’aigles royaux, espèce menacée par l’homme, sont de plus en plus rares. (Photo d’illustration)© Guillaume Bonnefont / MAXPPP / IP3 PRESS

Une naissance inespérée. Un aiglon est né aux alentours du 8 mai 2021, dans le secteur de Saint-Claude, en Bourgogne-Franche-Comté. Interrogé par France 3, Pierre Durlet, chargé de la biodiversité au Parc naturel régional du Haut-Jura, s’émerveille de cette découverte. « Il est encore couvert de duvet, tout blanc », raconte-t-il, avant de poursuivre : « Les plumes commencent à pousser : des plumes très noires. » D’après lui, l’aiglon ne quittera pas son nid avant la fin du mois de juillet.

« Il y a très rarement plus de deux éclosions, et souvent un seul oisillon qui arrivera jusqu’à l’envol, du fait des difficultés à nourrir les poussins », se réjouit Pierre Durlet. Les naissances d’aigles royaux, espèce menacée par l’homme, se font de plus en plus rares. « Cette naissance est exceptionnelle pour nous humains. L’aigle royal avait disparu du massif du Jura suite aux persécutions subies pendant le XXe siècle, jusqu’à sa protection dans les années 70. Il avait été éradiqué par l’homme », ajoute le spécialiste. À cette époque-là, les êtres humains s’inquiétaient pour leurs animaux. Aussi, une légende disait que l’aigle royal enlevait les enfants dans leur couffin.

Sept couples d’aigles dans le Jura

Les derniers textes sur les naissances d’aigles royaux dans le Jura datent de 1867, précisent nos confrères. D’après un ouvrage du naturaliste frère Ogérien, ces oiseaux se reproduisaient encore dans les années 1850. Menacés par l’homme, ces rapaces ont finalement fait leur retour dans le pourtour des Alpes. « En 1994, un couple est revenu dans le massif jurassien, il nichait dans la haute chaîne dans le secteur de Bellegarde dans l’Ain. En 2004, un second couple se reproduit toujours dans l’Ain », relate Pierre Durlet, qui décrit une « reconquête des territoires » particulièrement « lente ». En effet, un couple met une dizaine d’années à s’installer, et « ne peut se reproduire qu’à partir de l’âge de cinq ans ». Dans le massif du Jura, seulement sept couples d’aigles royaux sont répertoriés. En France, il y en avait entre 450 et 500 de 2009 à 2012, contre 274-285 entre 1985 et 1989. Dans le Haut-Jura, les habitants sont priés de laisser le petit nouveau tranquille.

Par Le Point avec AFP

Canicule et incendies: l’Ouest américain et canadien suffoquent

juin 30, 2021
Canicule et incendies: l'Ouest americain et canadien suffoquent
Canicule et incendies: l’Ouest américain et canadien suffoquent© AFP/Kathryn Elsesser

Des dizaines de morts subites, des hospitalisations en hausse et la multiplication de feux de forêts: l’ouest du Canada et des Etats-Unis suffoquent sous l’effet de températures insoutenables.

L’extrême chaleur cumulée à une sécheresse prolongée, « amplifie le risque d’incendies », a souligné le président américain Joe Biden, en notant que 36 feux sont actuellement actifs dans les Etats de la côte pacifique.

La chaleur est aussi « un risque en soi », a-t-il ajouté en marge d’une rencontre avec des gouverneurs démocrates et républicains: « Les gens souffrent, les enfants ne peuvent pas jouer dehors, les routes craquent. »

Le nord-ouest des Etats-Unis, habitué à des températures tempérées, a enregistré des records ces derniers jours, avec un maximum de 46,1 degrés lundi à Portland. La ville portuaire respire un peu mieux mercredi, la vague de chaleur se déplaçant lentement vers l’intérieur des terres.

De l’autre côté de la frontière, « la canicule historique continue de pulvériser des records » et devrait durer jusqu’à la fin de la semaine, écrivent les services météorologiques canadiens dans leur dernier bulletin.

Celui-ci dresse une longue liste de températures jamais vues au Canada, qui battent parfois des records établis au 19e siècle.

Au sommet de ce classement: le village de Lytton, à quelque 250 km au nord-est de Vancouver, qui a enregistré mardi le nouveau record absolu de chaleur pour tout le pays, à 49,6 degrés.

« Insupportable »

L’affolement des thermomètres commence à faire des victimes. Au moins 134 personnes sont décédées subitement depuis vendredi dans la région de Vancouver, sur la côte Pacifique, selon les autorités.

« Nous pensons que la chaleur a contribué à la majorité des décès », a déclaré la police fédérale, ajoutant que les personnes âgées étaient davantage affectées.

« C’est insupportable, c’est impossible de rester dehors », commentait Rosa, une habitante de la métropole, habituée à des températures tempérées. « J’espère que ça ne recommencera jamais, c’est trop », a-t-elle encore dit à l’AFP.

Dans la ville américaine voisine de Seattle, les médecins urgentistes ont également noté un afflux de personnes touchées par la chaleur, souffrant notamment de problèmes aux reins ou au coeur. Au moins deux sexagénaires sont mortes d’hyperthermie, selon le journal local Seattle Times.

Les autorités ont appelé la population à minimiser ses sorties, à boire beaucoup et à prendre des nouvelles des personnes seules et âgées. Plusieurs municipalités ont également mis en place des « centres de rafraîchissement », dotés d’air climatisé et de brumisateurs.

Dans la région de Vancouver, des écoles ont été fermées et les campagnes de vaccination contre le Covid-19 suspendues. Les climatiseurs et ventilateurs sont en rupture de stock.

« La durée de cette canicule est inquiétante car il y a peu de répit la nuit », a souligné le ministre canadien de l’Environnement.

« Dôme de chaleur »

Ces températures s’expliquent par un phénomène appelé « dôme de chaleur »: de hautes pressions emprisonnent l’air chaud dans la région. Son intensité est toutefois exceptionnelle.

« Le réchauffement climatique est à l’origine de la combinaison dangereuse entre la chaleur extrême et la sécheresse prolongée », a ajouté Joe Biden en soulignant, à l’adresse des républicains climato-sceptiques, que ce ne devrait pas être un « débat partisan ».

Le travail des pompiers « n’est plus saisonnier », ils font face à des sinistres toute l’année, a-t-il ajouté, en annonçant des revalorisations de leurs salaires.

Environ 9.000 soldats du feu sont actuellement déployés dans l’Ouest américain, notamment pour lutter contre la progression du « Lava Fire », à la lisière de l’Oregon et de la Californie, qui a déjà consumé plus de 5.000 hectares.

« Les jours chauds sont toujours plus chauds, les jours secs toujours plus secs: la réalité du réchauffement climatique est face à nous », a commenté le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom.

Par Le Point avec AFP

Canada-Orages : beaucoup d’instabilité dans l’air aujourd’hui au Québec

juin 14, 2021

Déjà, lundi matin, des orages ont éclaté dans le sud de la province. Le potentiel orageux perdure pour le reste de la journée.

Dès dimanche soir, des cellules orageuses sont entrées au Québec par le Témiscamingue. Lundi, les orages ont le potentiel de déverser d’importantes quantités de pluie, surtout puisqu’il est prévu qu’ils se déplaceront lentement.

Ce potentiel épisode d’orages dispersés est le fruit d’un creux frontal en surface et d’un creux en altitude comprenant du temps plus frais. Si ce creux se combine avec la température en surface, qui oscillera autour de 20 °C, il pourrait facilement déstabiliser la masse d’air et donner naissance à des orages dispersés.

© Fournis par MétéoMédia

Risques associés aux orages

De fortes rafales pourraient également se joindre à la partie, en plus de grêlons qui pourraient se former en raison de l’air froid présent en altitude. Les secteurs les plus à risque sont situés de l’Outaouais à la Montérégie, en passant par Montréal.

© Fournis par MétéoMédia

La pluie se mettra aussi de la partie

Par ailleurs, dimanche soir, un changement de régime s’est opéré pour le Québec. En effet, la pluie marquera le début de la semaine. Jusqu’à 75 mm de pluie pourraient tomber sur les secteurs de la Basse-Côte-Nord, entre 25 et 40 mm en Estrie, et entre 10 à 20 mm pour le sud et le centre de la province. Cette pluie pourrait aider les régions les plus touchées par les feux et la sécheresse.

Toutefois, le risque d’orages et de foudre pourrait aussi malheureusement augmenter les probabilités que de nouveaux incendies naissent. La situation sera donc à surveiller.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia 

Canada-Québec/Trois-Rivières: Des fruits à cueillir au parc Lambert

juin 13, 2021

Abricots, poires, pommes, cassis, camerises, fraises, framboises, menthe et thym: voilà un bref aperçu de la cinquantaine de variétés de végétaux que l’on a plantés samedi dans le parc Lambert, à Trois-Rivières, samedi. Cette initiative citoyenne, financée par le budget participatif de la Ville de Trois-Rivières, a pour but de permettre aux passants de goûter à différents fruits et fines herbes

.De gauche à droite: Andréa Côté et sa fille Alexia, Claude Ferron, conseiller du district des Rivières, et Raphaëlle Landry.

© Olivier Croteau De gauche à droite: Andréa Côté et sa fille Alexia, Claude Ferron, conseiller du district des Rivières, et Raphaëlle Landry.

«J’avais lu sur Facebook que parmi les villes les plus heureuses du mondes, plusieurs plantaient des arbres fruitiers dans les parcs et les écoles. Alors quand mon amie Raphaëlle m’a dit qu’elle avait acheté des arbres fruitiers, et quand j’ai vu qu’il y avait un budget participatif, je me suis dit que ce serait un super beau projet», explique Andréa Côté, l’une des initiatrices du projet baptisé Croque ta ville. 

Outre les fruits et les fines herbes, des plantes médicinales, donc l’échinacée et l’achillée millefeuille

Pour Andréa, c’est une manière d’inciter petits et grands à découvrir de nouveaux fruits et de nouvelles plantes. Sa partenaire dans l’élaboration du projet, Raphaëlle Landry, y voit également un volet éducatif. 

«Ça permet aux enfants de voir que les fruits n’ont pas forcément la même forme qu’à l’épicerie. Ça va peut-être aussi leur donner envie d’essayer ça, de planter des fruits chez eux», lance-t-elle. 

Sur le plan pratique, elle y voit également une façon de lutter contre les changements climatiques. 

«Ça fait des mini-îlots de rétention de la pluie, on a vu comme ça peut être important cette semaine. Ça permet aussi de contrer les îlots de chaleur», souligne Mme Landry.

 Certains arbustes produiront déjà des fruits cette année.

© Olivier Croteau Certains arbustes produiront déjà des fruits cette année.

Projet-pilote

Les végétaux plantés au parc Lambert serviront aussi de projet-pilote pour la Ville de Trois-Rivières. Si la réponse est bonne, d’autres jardins de fruits pourraient voir le jour ailleurs dans la ville. 

«C’est un projet-pilote, on pourrait répéter l’initiative, confirme Claude Ferron, conseiller du district des Rivières. Le succès du projet va passer par l’appropriation que le milieu va en faire. C’est sûr qu’on va informer les écoles et les services de garde que ça existe, pour qu’ils puissent en profiter.»

L’entretien et le désherbage de ce jardin fruitier sera assuré par des employés municipaux. La Ville invite cependant les citoyens qui le désirent à y contribuer. 

Selon M. Ferron, Croque ta ville s’inscrit à merveille dans les orientations en matière d’agriculture urbaine adoptées par la Ville. Il s’agit également selon lui d’un bel ajout au parc Lambert. 

«Il manquait quelque chose dans ce parc. Sachant que les parcs, dont celui-ci, ont été beaucoup plus achalandés depuis le début de la pandémie, c’est un lieu dans lequel c’est très intéressant d’expérimenter», souligne-t-il.

 Des herbes aux propriétés médicinales ont aussi été plantées.

© Olivier Croteau Des herbes aux propriétés médicinales ont aussi été plantées.

Raphaëlle et Andréa souhaitent elles aussi que d’autres jardins fruitiers voient le jour à travers la ville, notamment dans les quartiers défavorisés. 

«À l’épicerie, on voit que le coût des fruits au beaucoup augmenté. Alors on dit aux familles qui ont moins de revenus: venez vous servir», invite Mme Côté. 

Croque ta ville est l’un des deux projets retenus dans le cadre du dernier budget participatif. Le second doit être inauguré à l’automne. 

Pour le prochain budget participatif, une quarantaine de projets ont été déposés. Parmi ceux-ci, dix seront retenus et soumis au vote populaire, en août. Les deux projets les plus populaires seront réalisés en 2022. 

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste