La prestation canadienne d’urgence (PCU) prenait fin dimanche. Elle est remplacée par l’assurance-emploi dont l’accès a été assoupli. Ces changements sèment toutefois l’inquiétude au sein du personnel du Carrefour Jeunesse-Emploi à Trois-Rivières, qui soutient sa clientèle depuis plusieurs mois.Plusieurs offres d’emplois non spécialisés sont affichées, mais certains prestataires peinent à trouver l’emploi qui leur convient, notamment dans le domaine des arts.

Le Carrefour reçoit également de nombreux chercheurs d’emplois qui ont décidé d’améliorer leurs conditions de travail.

«On a peur des longueurs administratives parce qu’avant le COVID, on parlait de six à huit semaines avant qu’un dossier se règle», explique la directrice générale, Mouvement action-chômage, Catherine Gendron.

«Avec cette arrivée massive, parce qu’on parle d’encore des millions de personnes qui font leur demande, est-ce que ça va prendre encore huit semaines pour être payés? Parce qu’on parle de gens sans revenus à ce moment-là. C’est notre plus grande crainte à court terme», ajoute Mme Gendron.

Le Carrefour Jeunesse-Emploi a aussi reçu plusieurs demandes de personnes qui ont un emploi, mais qui souhaitent changer d’employeur qui désirent changer de vie en vue de la deuxième vague.

Avec CBC/Radio-Canada d’après les informations de Pascale Langlois