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147,21 dollars : c’est le montant du Budget de la Défense par habitant en République du Congo, en 2016

août 3, 2017

 

Pour mieux connaître le Congo aujourd’hui Et pour le (re) construire demain, sans le système Sassou Nguesso 147,21 dollars : c’est le montant du Budget de la Défense par habitant en République du Congo, en 2016, d’après la publication intitulée L’Année Stratégique 2017 : Analyse des enjeux internationaux, publication annuelle de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).

Cet institut est une sorte de think tank du gouvernement de la République Française. Si on n’utilise pas ce chiffre on ne peut pas bien comprendre comment des vagues successives de militaires opèrent aussi longtemps pour faire subir des faits de génocide aux Congolais dans le département du Pool depuis avril 2016. Si on n’utilise pas ce chiffre on peut se tromper sur les piliers du terrorisme d’Etat étalé sur les réseaux sociaux tel qu’il s’est illustré contre les partisans des candidats opposés à ceux du Parti Congolais du Travail lors des pseudo-élections législatives et locales de juillet 2017. Et si l’on ignore ce chiffre on risque longtemps de croire que cela n’est pas grave pour la gouvernance d’un pays de seulement 4 504 962 habitants (même source) alors que :  Le Budget de la Défense par Habitant est de 9,3 dollars en République Démocratique du Congo. Ce pays aux multiples conflits armés, est peuplé de plus de 32 millions d’habitants, et sa capitale compte deux fois plus d’habitants que tout le Congo (Brazzaville). 

Le budget de la Défense par Habitant est de 15, 46 dollars au Sénégal, un pays qui à la différence du Congo n’a jamais connu de coup d’Etat abouti. Au Sénégal, le seul conflit interne armé (celui de la Casamance) s’éteint sans jamais atteindre le montant titanesque qui fait du Congo (Brazzaville) le champion en Afrique Noire francophone pour ce type de dépense. 2/2 Au regard de ce même indicateur qu’est le Budget de la Défense par Habitant, le Congo (Brazzaville) sous le système Sassou Nguesso peut même se vanter d’être plus fort que la Chine, une puissance militaire nucléaire qui est aussi la deuxième économie du monde.

En effet, malgré le fait qu’elle ait la plus grande armée du monde en termes d’effectifs (2 333 000 hommes pour une population de 1 364 270 000 habitants), la Chine a un Budget de la Défense par habitant qui ne s’élève qu’à 106, 21 dollars. Et ce montant relativement faible ne saurait s’expliquer par le poids démographique quand on sait que la Chine, pays continent de 9 597 000 km2, est le premier créancier d’un gouvernement congolais qui ne devrait défendre que notre territoire de 342 000 km2 contre les forces étrangères, au lieu de recruter des miliciens et des mercenaires étrangers pour réprimer et tuer des citoyens congolais. Il est vrai qu’en ayant de telles comparaisons à l’esprit, on ne peut que donner raison, retrospectivement, aux jeunes officiers Ange Diawara, JeanBaptiste Ikoko, Prosper Matoumpa Mpolo et leurs frères d’armes qui très tôt, dès 1972, s’étaient rebellés pour mettre fin à ce qu’ils avaient alors appelé l’«Oligarchie Bureaucratique, Militaire et Tribaliste » (OBUMITRI).

Aujourd’hui, il est possible de montrer que l’oligarchie s’est effectivement consolidée et qu’elle est moins bureaucratique et plutôt affairiste, tout en restant à dominante politico-militaire, étant entendu que le tribalisme est l’idéologie de base que systématise son chef de file, le Général Sassou Nguesso. Mettons fin au système Sassou Nguesso, un système qui trompe les militaires, les policiers et les gendarmes qui y croient encore. Lesquels, d’ailleurs, courent le risque d’être jugés demain pour « Haute Trahison », s’ils n’arrêtent pas la marche de ce tyran qui est « du pouvoir » ou au pouvoir depuis le coup d’Etat militaire du 31 juillet 1968 a l’exception de la période août 1992 – octobre 1997). Et faut-il rappeler qu’il fut impitoyablement éliminé dès le premier tour de la seule élection présidentielle au suffrage universel dans l’Histoire du Congo (Brazzaville), l’élection présidentielle de juillet 1992 ? C’était Il y a 25 ans : il faut toujours s’en souvenir !

Paris le 1er août 2017 Noël Magloire Ndoba Equipe Analyse Prospective et Débats

Plateforme Assises Nationales du Congo (ANC)

Assises Nationales du Congo Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de Paris, Récépissé n°W7512246551 du 20 mai 2014 Mail : assises.secretariat@gmail.com Le chiffre de la semaine (1er au 7 août 2017)

France/Pourquoi Emmanuel Macron a remporté le débat: l’avis de cinq experts

mai 4, 2017

  • Le Figaro a demandé à cinq politologues, membres d’instituts de sondages et communicants leur avis sur le vainqueur et le perdant de ce débat qui opposait mercredi soir Emmanuel Macron et Marine Le Pen, à quatre jours du second tour de l’élection présidentielle.
  • Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondages Ifop

«Dans ce débat d’une violence inouïe, je dirais qu’Emmanuel Macron a plutôt gagné parce qu’il n’a pas perdu. Marine Le Pen, dans une stratégie “vergésienne” de rupture – référence à l’avocat Jacques Vergès qui plaidait plus l’illégitimité d’un procès que le fond du dossier – a tenté de pousser son adversaire à la faute sans y parvenir. Elle a montré, au contraire, ses limites, notamment sur l’euro. De fait, Marine Le Pen est davantage apparue comme la future première opposante d’Emmanuel Macron que comme une candidate prête à entrer à l’Élysée. En effet, elle a moins déroulé son offre programmatique qu’elle n’a cherché à délégitimer celle de son adversaire. Maintenant, je reconnais un axe stratégique intéressant de Marine Le Pen, qui a cherché à s’adresser aux deux électorats des deux principaux candidats battus au premier tour. On l’a vu envoyer des “clins d’œil” à l’électorat de François Fillon en faisant d’Emmanuel Macron l’héritier de l’actuel président de la République avec le fameux sobriquet “Hollande junior”. Et, en même temps, elle a envoyé des signaux à l’électorat de la France insoumise en plaçant Emmanuel Macron dans le camp des puissants, des élites, prêts à mettre en œuvre une classe sociale. C’est le message qu’elle a voulu faire passer lorsqu’elle a dit que son adversaire mettrait en œuvre une “loi El Khomri puissance 10”».

• Christian Delporte, historien, professeur à l’Université de Versailles-Saint Quentin

«Dans ce débat extrêmement confus, qui n’a pas dû beaucoup éclairer les Français, l’invective l’a emporté sur l’argumentation. Je n’ai jamais vu cela! Cependant, Emmanuel Macron me semble l’avoir clairement dominé, pour trois raisons. D’abord, il n’est pas tombé dans le piège de Marine Le Pen qui voulait, sur le fond, en faire l’héritier de François Hollande et, dans la forme, montrer son arrogance. Ensuite, Marine Le Pen a fait l’erreur de discuter le projet d’Emmanuel Macron, le crédibilisant de facto, employant même le futur et non le conditionnel lorsqu’elle parlait de son application. Enfin, Emmanuel Macron a marqué des points en démontant le programme de Marine Le Pen, notamment sur l’euro, et en soulignant les insuffisances de son projet. L’un a fini par prendre de la hauteur, s’est présidentialisé, malgré les obstructions, l’autre est restée dans un discours de meeting, conservant un ton étonnamment agressif. Mais j’imagine la déception des Français. Marine Le Pen en porte une lourde responsabilité!»

• Stéphane Rozès, président du cabinet Cap (conseils, analyses et perspectives), enseignant à Sciences Po et HEC

«Emmanuel Macron et son projet pour la France sortent confortés de la confrontation présidentielle d’hier. Laissés à eux-mêmes par une organisation ni pensée, ni menée, elle aura été une épreuve décevante mais révélatrice. Les Français psychologisent les questions politiques et politisent les questions psychologiques. Marine Le Pen s’est révélée humainement fragile. Elle aurait pu et dû jouer la ligne nationale Philippot et Dupont-Aignan mais son attitude inutilement agressive la ramenait à son père. Elle aurait pu et dû mener une campagne de second tour, elle a mené une campagne de premier tour. En face, Emmanuel Macron a révélé une maîtrise peu commune. Pas une erreur au cours de cet affrontement. Il avait décidé d’une ligne harmonique à laquelle il s’est tenu avec placidité, épousant les montagnes russes de son adversaire mais gardant son cap. Chez lui, le gouvernement des choses qu’il connaît précède de très peu le gouvernement des Hommes qu’il comprend. C’est une grande force pour sécuriser et l’emporter dans un monde où la technique prime et entraîne les Hommes. Pour autant, cela ne renseigne pas ou peu sur ce que seront son exercice du pouvoir politique et sa pesée pour sortir la France de sa dépression, l’Europe de sa marche vers l’abîme et le monde du grand repli populiste, nationaliste et radical religieux qui l’affecte.»

Crédits photo : STRINGER/AFP

• Pascal Perrineau, politologue et professeur à Sciences Po, ancien directeur du Cevipof

«Comme dans la plupart des débats depuis 1974 il n’y a pas de vainqueur par KO. C’est la notion même de débat éclairant les projets des deux candidats qui a été atteinte. Jamais un débat n’avait connu une telle tension permanente et une telle profusion d’invectives et d’excommunications en tous genres. Derrière ce “bruit” permanent, il était bien difficile de se faire une idée claire des politiques en présence. Marine Le Pen, qui a choisi dès le début d’installer une stratégie de la tension maximale, a abandonné le terrain de la lutte pour sa crédibilité présidentielle et a pu apparaître – particulièrement sur les dossiers économiques- comme incertaine. La dénonciation compulsive de l’adversaire ne peut servir d’ersatz au débat démocratique autour des projets. À cet égard, Emmanuel Macron a tenté de temps à autre de dérouler une certaine pédagogie autour des projets (école, retraite, chômage…) mais n’a pas toujours su éviter la “démonologisation” de son adversaire.»

• Guillaume Jubin, associé de Tilder, cabinet de conseil en communication

«Emmanuel Macron a clairement remporté ce débat sur un point majeur: c’est lui qui a endossé la posture et la vision présidentielle. Pourtant ce débat a été une épreuve pour lui, au cours de laquelle il a dû éviter en permanence de tomber dans le piège de l’affrontement et de la polémique que lui tendait Marine Le Pen au détriment des sujets de fond. Marine Le Pen au contraire n’est pas sortie d’une posture d’accusation et de dénonciation permanente, laissant les propositions et le positif à Emmanuel Macron. C’est une erreur de communication face à des Français qui sont dans l’attente d’une stature présidentielle pour choisir le prochain chef de l’État. C’est d’ailleurs une rupture avec l’image qu’elle s’était attachée à construire dans la campagne du premier tour et au cours des précédents débats télévisés.»

lefigaro.fr par Caroline Piquet , Anne-Laure Frémont

La justice française demande la levée de l’immunité de Marine Le Pen au Parlement européen

avril 14, 2017

 

La candidate d’extrême droite à la présidentielle et l’eurodéputée Marie-Christine Boutonnet sont soupçonnées d’emplois fictifs d’assistants parlementaires.

Marine Le Pen à une session plénière concernant le Brexit, au parlement européen à Strasbourg, le 5 avril. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

La justice française a demandé au Parlement européen la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen et de Marie-Christine Boutonnet, visées par une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires du Front national (FN), a appris l’Agence France-Presse (AFP) vendredi 14 avril de source judiciaire.

Les juges d’instruction ont adressé des demandes de levée d’immunité parlementaire des eurodéputées FN les 29 et 30 mars, a précisé cette source, confirmant une information d’Europe 1. Ces demandes ont été adressées au parquet de Paris puis au parquet général, qui les transmet, comme le veut la procédure, à la chancellerie avant d’être envoyées au Parlement européen.

La candidate du parti d’extrême droite à l’élection présidentielle s’était retranchée derrière son immunité parlementaire pour refuser les convocations des juges en février et en mars. Elle promet d’honorer ces rendez-vous judiciaires après la période électorale. Marie-Christine Boutonnet ne s’était pas non plus rendue à la convocation des juges financiers au début de mars.

Vote en séance plénière

La demande de levée d’immunité que la justice française a adressée au Parlement européen est « la procédure normale », a dit vendredi Marine Le Pen.

L’examen de cette demande de levée d’immunité pourrait prendre plusieurs mois puisqu’elle doit faire l’objet d’un vote en séance plénière au Parlement européen. Un débat aura ainsi lieu en plénière, à l’issue duquel chaque eurodéputé sera appelé à voter individuellement.

« Le député européen conserve son siège, même s’il perd son immunité », explique sur son site le Parlement européen, rappelant que la levée de l’immunité n’est pas une condamnation mais qu’« elle autorise juste une autorité nationale à enquêter et à engager une poursuite ». « Les juges d’instruction ne s’attendaient donc pas à ce qu’elle aboutisse avant l’élection présidentielle », assure ainsi France Inter.

Les juges d’instruction n’ont pas la possibilité de contraindre un député européen à se présenter devant eux comme n’importe quel justiciable ordinaire. Pour toute mesure de coercition, ils doivent d’abord obtenir la levée de son immunité auprès du Parlement européen. Ce fut le cas dans un autre dossier instruit par des juges d’instruction à Nanterre, où il est reproché à Mme Le Pen d’avoir diffusé sur Twitter des images d’exactions du groupe djihadiste Etat islamique.

Deux assistants parlementaires mis en examen

Une information judiciaire a été ouverte en décembre par le parquet de Paris, qui menait une enquête préliminaire depuis mars 2015. Les juges d’instruction tentent de déterminer si le FN a mis en place un système pour rémunérer ses cadres ou employés avec des fonds publics de l’Union européenne par des contrats d’assistants de députés. Lors d’une perquisition au siège du FN, en février 2017, les enquêteurs ont saisi un document laissant à penser que le système « frauduleux » était pensé en haut lieu depuis 2012, et connu de Marine Le Pen.

Le Parlement européen, qui s’est constitué partie civile dans cette affaire, avait saisi la justice française sur les cas de vingt-neuf assistants parlementaires. En cause, leur présence à des postes figurant dans le dernier organigramme du parti en France, qui peut faire douter de leur emploi effectif à l’assemblée siégeant à Strasbourg.

Les juges d’instruction ont mis en examen pour « recel d’abus de confiance » deux assistants parlementaires, Charles Hourcade, un temps employé comme graphiste au siège du parti à Nanterre, ainsi que Catherine Griset, recensée comme cheffe de cabinet de Marine Le Pen au siège du FN

Lemonde.fr avec AFP

Soudan du Sud: la faim pousse les gens à manger des feuilles

avril 10, 2017

Une femme et une fille portent de la nourriture provenant d’un centre d’aide humanitaire à Ngop au SOudan du Sud, le 10 mars 2017 / © AFP/Archives / ALBERT GONZALEZ FARRAN

Des villageois sud-soudanais en sont réduits à manger des feuilles d’arbres ou des semences pour tromper leur faim dans des régions où la famine n’a pourtant pas encore été déclarée, a rapporté lundi l’organisation Norwegian Refugee Council (NRC).

« Les communautés qui tentent de survivre à une crise alimentaire aiguë ont recours à des stratégies d’adaptation consistant à manger des aliments sauvages à peine comestibles », a déclaré dans un communiqué la directrice du NRC pour le Soudan du Sud, Rehana Zawa.

« Les feuilles au goût amer mangées par les familles à qui nous avons parlé proviennent de l’arbre de Lalop et ont une valeur nutritionnelle limitée. Quand les familles mangent ces feuilles et quasiment rien d’autre, la malnutrition fait son apparition rapidement », a poursuivi Mme Zawar, de retour d’une mission près d’Aweil, dans l’ancien Etat de Bahr el Ghazal du Nord (nord-ouest).

Le 20 février, le gouvernement sud-soudanais avait déclaré l’état de famine dans les comtés de Leer et de Mayendit dans l’ancien Etat d’Unité (Nord), les Nations unies évaluant à 100.000 le nombre de personnes directement menacées.

Les comtés visités par le NRC dans la région d’Aweil sont classés en zone à risque ou en zone d’urgence, les stades précédant la famine. La région avait été le théâtre d’une famine en 1998.

Dans le village d’Amothic, « environ 40% de la population mange les feuilles des arbres. Environ la moitié mange leur stock de graines », a déclaré le chef du village Deng Yel Piol, 48 ans.

« La consommation de semences est particulièrement alarmante. Sans graines pour les cultures, les familles n’auront rien à planter pour la prochaine saison. Ça pourrait aggraver la crise alimentaire et cela menace d’étendre la famine », a mis en garde le NRC.

De nombreuses familles fuient la région à la recherche de nourriture et beaucoup se réfugient au Soudan voisin. Depuis le début de l’année, 60.000 Sud-Soudanais ont ainsi passé la frontière pour gagner le Soudan, selon l’ONU.

Selon le NRC, les agences onusiennes et les organisations humanitaires ont besoin de 1,6 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) pour faire face à cette « catastrophe qui se déroule juste devant nos yeux » et pour le moment, seul 18% de cette enveloppe sont financés.

Les ONG et l’ONU dénoncent une famine causée par plus de trois ans d’une guerre civile qui a forcé des populations à fuir, perturbé l’agriculture, engendré une inflation galopante et privé les organisations humanitaires d’accès à des régions parmi les plus touchées.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011 et a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts. Plus de 1,9 million de Sud-Soudanais sont déplacés dans leur pays et plus de 1,7 million sont réfugiés dans les pays voisins.

Romandie.com avec(©AFP / 10 avril 2017 11h16)

Comment identifier son type de cellulite pour mieux l’atténuer?

avril 6, 2017

Il existe différents types de cellulite. S'il est difficile de la faire disparaître, on peut l'atténuer.

Il existe différents types de cellulite. S’il est difficile de la faire disparaître, on peut l’atténuer. Getty Images/Blend Images

Mettre au point une stratégie d’attaque efficace pour faire la peau aux capitons récalcitrants demande une bonne connaissance de ces tissus de la peau. On en distingue plusieurs types -cellulite aqueuse, adipeuse ou fibreuse.

Pourquoi a-t-on de la cellulite?

« La cellulite est un problème uniquement cosmétique et non une maladie », explique d’emblée Alice Le Grand, diététicienne nutritionniste à Paris. Pourtant, surtout présente au niveau des cuisses, des fesses, du ventre et des genoux, elle demeure une source de complexes pour beaucoup.

Peut-on pour autant véritablement échapper à ce problème purement féminin? Les chances sont faibles, puisqu’on estime que plus de 90% des femmes ont de la cellulite. « Il s’agit d’une déformation du tissu graisseux situé juste sous la peau, donnant un aspect peau d’orange correspondant à des capitons graisseux », analyse Joelle Cohen-Pognot, angiologue à Paris.

Contrairement aux idées reçues, « la graisse de la cellulite est différente de celle de l’obésité ». Elle trouve son origine dans plusieurs facteurs, qu’il est difficile de maîtriser et devant lesquels nous ne sommes pas toutes égales.

Les hormones sont l’une des principales causes responsables de la cellulite. « La variation des taux d’oestrogènes sanguins lors de la puberté, avant les règles et à la ménopause favorise la formation de graisse ainsi que la rétention d’eau dans les cellules graisseuses. L’hérédité, le stress, le manque d’exercice, les problèmes circulatoires, le tabac ainsi qu’un déséquilibre alimentaire peuvent également être des éléments expliquant l’apparition de la peau d’orange », explique Joelle Cohen-Pognot. De ces différentes causes, on distingue trois mécanismes différents à l’origine de la cellulite, et qu’il convient de reconnaître pour définir un traitement adapté.

La cellulite aqueuse, dite « cellulite des minces »

Souvent assimilées à tort, l’envie de perdre du poids et celle de se débarrasser de sa cellulite sont différentes. La cellulite aqueuse « est liée à la rétention d’eau due à un mauvais retour veineux et lymphatique », analyse Alice Le Grand.

Jambes lourdes, chevilles et pieds gonflés sont des symptômes que connaît bien Charlotte, 26 ans. « Je pèse 50kg pour 1m64 et j’avais pourtant de la peau d’orange bien visible au niveau des fesses et du haut des cuisses. » Les crèmes anti-cellulite n’y faisant rien, elle décide de se tourner vers un herboriste. « Il m’a concocté une petite potion anti-capitons. » Une cure de deux mois à base de pissenlit, bardane, artichaut et frêne qui semble porter ses fruits. « Il m’a également conseillé de masser mes jambes chaque soir du bas vers le haut pour stimuler la circulation. » Verdict après un mois de cure: « J’ai toujours de la cellulite, je suis consciente qu’il faut que je me mette au sport, mais ma peau d’orange est nettement moins visible. »

Si la phytothérapie peut être une solution pour favoriser l’action drainante de l’organisme, l’alimentation joue un rôle clé dans l’élimination de la cellulite, poursuit Alice Le Grand. « On évite les aliments riches en gras, on diminue le sel et on favorise les antioxydants comme le thé vert, les citroflavonoïdes tels que le citron ou l’orange et la vitamine P que l’on trouve par exemple dans les brocolis. L’ail et l’oignon sont également de bons aliments pour stimuler le système circulatoire. »

Traiter la cellulite adipeuse, due à une mauvaise alimentation

Contrairement à la cellulite aqueuse, due à une mauvaise circulation, « la cellulite adipeuse est le résultat d’un excès de graisse dans l’alimentation et d’une activité physique trop faible », explique la nutritionniste diététicienne. C’était le cas de Julie, 27 ans, immobilisée à la suite d’une lourde opération du genou. « J’ai pris 15 kilos en très peu de temps. En plus de mon surpoids, la peau d’orange est devenue omniprésente sur mes hanches et mes fesses. Je n’assumais plus du tout mon corps. »

Une fois rétablie, Julie a repris un régime alimentaire équilibré sur le plan qualitatif et quantitatif et s’est remise au sport. « Mon coach sportif m’a assurée que grâce à un programme adapté ma cellulite allait s’estomper. Je fais désormais une heure de cardio-fitness par semaine et j’essaie d’aller à la piscine régulièrement pour me muscler et offrir à mon corps un massage drainant naturel. Le palper-rouler maison ce n’est pas mon truc, j’avais l’impression que c’était inefficace. »

Dans le cas d’une cellulite adipeuse, « je conseille, en plus d’une alimentation saine et variée, de réintégrer des aliments de qualité, riches en protéines, vitamines et minéraux et de limiter les apports en graisses et produits transformés », précise Alice Le Grand.

Traiter la cellulite fibreuse, la plus difficile à atténuer

« La cellulite fibreuse provient d’un durcissement des fibres de collagène qui entourent les cellules graisseuses », explique l’angiologue Joelle Cohen-Pognot. Elle roule sous les doigts et peut être douloureuse au touché. Une sensation désagréable que connaissait Claire, 36 ans, après plusieurs années d’excès alimentaires et deux grossesses. « Je n’avais même pas besoin de pincer ma peau pour voir apparaître mes capitons sur les cuisses et les fesses. Un jour, sur la plage, mon fils de six ans m’a dit ‘Maman pourquoi tu as des trous sur le haut de ta jambe?’ ça a été le déclic, je me suis dirigée vers le Cellu M6. »

 

Appareil minceur Cellu M6.

Appareil minceur Cellu M6. Courtesy of LPG

Cet appareil minceur, accessible un peu partout en France et utilisé par des professionnels formés par LPG -kinésithérapeutes ou esthéticiennes- reproduit l’effet du palper-rouler, associé à un système d’aspiration afin de relancer la circulation, d’accélérer l’élimination des acides gras présents dans les cellules graisseuses et de raffermir la peau. « C’était génial! En très peu de rendez-vous j’ai vu la différence. Maintenant, quand mon porte-monnaie me le permet -comptez environ 60 euros la séance- j’essaie de m’y rendre une à deux fois par mois. »

Eviter le sucre raffiné et apporter des antioxydants

« Cette dégradation du collagène qui devient plus dur est directement provoquée par un excès de sucre dans l’alimentation, analyse notre nutritionniste diététicienne. C’est une cellulite profonde, compactée et ancienne. Les fibres de collagène qui entourent les cellules graisseuses se figent et forme de la cellulite difficile à déloger. »

Pour limiter son apparition et son développement, on évite donc le sucre raffiné et on augmente les apports en antioxydants comme le thé, les fruits de mer, les légumes, les fruits ou encore le miel. On supprime le sucre blanc, les sucres lents et rapides le soir.

Il peut par ailleurs être utile de traiter les zones concernées avec des soins adaptés. Pour ce faire, Dominique Rist, directrice de la formation et développement protocoles soin chez Clarins, met l’accent sur l’importance des massages « qui activent la circulation sanguine et lymphatique, toujours en partant du bas vers le haut du corps pour respecter le sens de la circulation », quelle que soit la typologie de cellulite. Une méthode qui permet une élimination des toxines et de la graisse. « On observe en moyenne, selon les cliente, une perte de volume de 5% au bout d’une heure de soin. »

Tout comme la nutritionniste diététicienne Alice Le grand et l’angiologue Joelle Cohen-Pognot, Dominique Rist insiste toutefois sur l’importance d’une alimentation saine. « La notion de plaisir est importante dans l’action de manger. Choisir des produits frais et savoureux apporte une autosatisfaction. Il peut être intéressant de voir l’alimentation comme une récompense », conclut-elle.

Lexpress.fr par ,

Tchad : Idriss Déby Itno doit accepter un dialogue inclusif avec l’opposition

mars 15, 2017


Le président du Tchad Idriss Déby Itno, le 18 janvier 2017, au palais présidentiel. © Vincent Fournier/JA

Aujourd’hui, force est de constater que la situation est bloquée au Tchad.

Tout ce qui nous oppose à M. Déby a refait surface, étalant au grand jour l’incurie de son gouvernement. Il a perpétré un coup d’État électoral, le 21 avril 2016, au soir des résultats donnés par la Ceni. Je l’ai bel et bien battu, il est arrivé en quatrième position et personne de son camp ne l’a contesté à ce jour. La défaite de M. Déby était prévisible, car le bilan de 26 ans de pouvoir est une catastrophe pour le Tchad. La banqueroute totale de l’État est un fait avéré. Les détournements massifs à ciel ouvert se pratiquent à tous les niveaux dans l’impunité. La confiscation des libertés individuelles et collectives avec une démocratie en trompe l’œil est une option constante.

Les conflits inter-communautaires sont exacerbés. Les forces de défense aux effectifs inconnus comptent plus de 500 généraux en majorité illettrés. Le niveau scolaire est sans cesse déclinant avec des infrastructures en paille, quand il y en a, et l’on observe un échec total du système de santé. Enfin, la fonction publique est pléthorique avec des fonctionnaires bardés de faux diplômes. En prime, une gestion patrimoniale de plus en plus accentuée… et j’en passe.

Le malheur du Tchad, qui en fait aussi un pays apparemment stable, c’est son armée aguerrie par des rebellions sans fin. Depuis plus de 20 ans, M. Déby a mis cette armée à son service et en récolte des bénéfices personnels, politiques et autres. Ainsi, il a organisé des interventions en RDC dans l’Équateur à la demande de Kabila père, au Congo pendant la guerre civile pour soutenir la faction de Sassou Nguesso, en RCA pour chasser d’abord Patassé et installer Bozizé qui sera à son tour chassé, au Mali, au Niger, au Nigeria et au Cameroun contre Aqmi et Boko Haram. Il faut y ajouter les interventions en Libye et au Soudan, sans oublier que Deby avait été sollicité au Togo et en Côte d’Ivoire !

Tout cela a coûté très cher en pertes humaines et matérielles. En Afrique, ce sont ces faits de guerre qui ont rendu M. Déby populaire, les gens restant dans l’ignorance de sa politique intérieure. Les Occidentaux, les Français en tête, ont adoubé M. Déby, considéré à juste titre comme le « fournisseur régional de sécurité à moindre coût ». M. Déby a su se vendre politiquement, et les partenaires du Tchad ont décidé de fermer les yeux sur ses dérives démocratiques et sa mauvaise gouvernance économique et financière.

L’un de ses plus grands crimes est la faillite de la gestion des revenus pétroliers. Il a trompé les Occidentaux en faisant semblant d’accepter les conditions de gestion des fonds pétroliers. À la première occasion, il a cassé les lois pour ne rendre de comptes à personne. Il a menti aux Tchadiens en leur promettant de financer l’agriculture et l’élevage avec les ressources pétrolières. Les résultats sont là, le monde rural n’a jamais été aussi pauvre et c’est lui qui va payer les pots cassés.

Le Tchad est une poudrière qui peut sauter à tout moment

L’opposition tchadienne est victime de cette situation inique où les Occidentaux peuvent encore décider du sort du Tchad, malgré tous les échecs de leur poulain. Jusqu’à quand ? Faut-il se résoudre à attendre que l’État soit définitivement bloqué ? Faut-il fermer les yeux sur la grave crise cotonnière qui sévit depuis quelques mois, privant près de quatre millions de personnes des revenus de leur production qui leur reste encore sur les bras ? Faut-il ignorer les chantiers arrêtés depuis deux ans au moins et qui ont coûté des centaines de milliards en pure perte ? Les chantiers non achevés des villas de l’Union africaine, des ministères des Finances et des Affaires étrangères, ainsi que ceux de la radio-télévision, notamment, constituent un scandale dont nous disposons des dossiers qui parleront un jour.

Sous des cieux plus démocratiques, la contestation serait amplifiée. Au Tchad, nous observons que la société civile et les acteurs politiques travaillent dans des conditions extrêmement difficiles où la police politique sévit comme à l’époque de la dictature de M. Hissène Habré dont M. Déby est le parfait apprenti. Les espaces de liberté sont de plus en plus réduits : les arrestations des opposants sont devenues fréquentes, les médias publics muselés sont quasiment fermés à l’opposition tandis que la presse privée est contrainte de pratiquer l’autocensure. Au Tchad, sous Déby, aucune manifestation n’est autorisée, le droit de grève a été galvaudé et les jeunes étudiants réduits à la mendicité parce que leur pitance de bourse est supprimée.

Le Tchad est une poudrière qui peut sauter à tout moment. L’année dernière, ce sont les partenaires du Tchad qui ont assuré toutes les charges régaliennes de l’État comme les salaires et les pensions. La société nationale Cotontchad, pour la première fois depuis près de 100 ans, n’a pas enlevé le coton chez les producteurs depuis octobre, faute de moyens financiers. Face à toutes ces crises, l’opposition appelle humblement à un dialogue inclusif qui est, selon elle, la seule solution au drame tchadien.

À l’évidence, 26 ans de pouvoir absolu, ça use, et M. Déby n’a plus rien de plausible à proposer aux Tchadiens. Toute la question est de savoir si, débarrassé de sa vanité, M. Déby accédera à notre demande pour sauver son pays. Mais qu’attendre d’un homme qui déclare qu’après lui, aucun Tchadien n’a la capacité de diriger le pays ?

PS : M. Déby dit que j’ai été 5 fois « son » ministre alors que je pensais travailler pour le Tchad. Je ne suis jamais entré au gouvernement en écoutant mon nom sur les antennes de la Radio nationale, mais à deux reprises, après un accord politique en bonne et due forme. Chaque fois que ces accords ont été violés, j’ai déposé le tablier. Déby le sait mieux que quiconque. C’est pour cela qu’il rumine une revanche inassouvie contre moi qui n’ai « jamais pillé, jamais volé et jamais tué ».

Jeuneafrique.com par Saleh Kebzabo, Député et président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), également chef de file de l’opposition tchadienne.

France/Hollande appelle au rassemblement et cite Mitterrand : «Le nationalisme, c’est la guerre»

mars 12, 2017

VIDÉO – «Attention!», a lancé le chef de l’État en déplacement à Libourne, en Gironde, samedi, mettant en garde contre la tendance au nationalisme et «toutes ses formes d’extrémisme, d’isolationnisme, de protectionnisme et d’égoïsme».

Hollande a convoqué Mitterrand, samedi à Libourne (Gironde), pour appeler la gauche au «rassemblement» et mettre en garde contre le nationalisme. Le président était en visite dans ce fief socialiste pour remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Gilbert Mitterrand, l’un des deux fils de son prédécesseur.

«La gauche a d’autant plus de chance de gagner (…) lorsqu’elle est rassemblée, lorsqu’elle est unie, lorsqu’elle est capable d’aller au-delà de la diversité de ses sensibilités pour porter un projet commun», a affirmé le chef de l’État. «C’est cette méthode (…) qui demeure aujourd’hui essentielle: le rassemblement.»

Alors que les débats sur l’Europe sont au cœur de la campagne et que le Front national est parmi les favoris des sondages, François Hollande a par ailleurs mis en garde contre «le nationalisme», «avec toutes ses formes d’extrémisme, d’isolationnisme, de protectionnisme et d’égoïsme», rappelant aussi «l’engagement européen de François Mitterrand». Citant la célèbre formule de son prédécesseur, «le nationalisme c’est la guerre», le président Hollande a souligné qu’il «faut garder toujours dans son esprit cette phrase, qui n’est pas simplement rétrospective comme celle d’un homme qui a connu deux guerres, mais comme une phrase prophétique». «Attention!», a-t-il encore lancé.

«Le nationalisme, c’est la guerre!»

Cette phrase fut prononcée par François Mitterrand devant le Parlement européen, à Strasbourg, en janvier 1995. «Il faut vaincre ses préjugés», avait alors défendu le chef d’État. «Ce que je vous demande là est presque impossible, car il faut vaincre notre Histoire. Et pourtant, si on ne la vainc pas, il faut savoir qu’une règle s’imposera, mesdames et messieurs: le nationalisme, c’est la guerre!» S’adressant aux députés européens, il avait conclu: «La guerre, ce n’est pas seulement le passé, cela peut être notre avenir. Et c’est nous, c’est vous, mesdames et messieurs les députés, qui êtes désormais les gardiens de notre paix, de notre sécurité, et de cet avenir.»

Comme François Hollande, plusieurs ministres du gouvernement ont repris cette citation ces derniers mois. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault l’a prononcée en février à la conférence de Munich. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll l’avait également citée quelques jours auparavant lors d’une interview. Autre personnalité à s’en être inspiré: Emmanuel Macron, candidat d’En Marche!, en décembre dernier.

« Sur Internet, nous travaillons tous, et la pénibilité de ce travail est invisible »

mars 11, 2017

Le chercheur Antonio Casilli explique comment, derrière des services en apparence gratuits, Facebook, Amazon, Google… ont créé une « économie du clic ».
 
Quel est le point commun entre le moment ou vous remontez votre fil Facebook, celui où vous regardez des vidéos sur YouTube et lorsque vous cherchez des photos de chatons sur Google ? Dans les trois cas, vous l’ignorez sans doute, vous êtes en train de travailler. Sur Internet, les grandes plates-formes numériques américaines font tout pour capter notre attention et notre temps, nous offrant des services toujours plus sophistiqués pour communiquer, voyager, nous informer, ou tout simplement consommer.

Des outils gratuits, du moins en apparence. Car derrière nos loisirs numériques se cache un bouleversement majeur, mondial, de la façon dont nous produisons de la valeur. De manière plus ou moins invisible, plus ou moins insidieuse, la Silicon Valley nous a tous mis au travail.

Antonio Casilli est enseignant-chercheur à Télécom ParisTech et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur, avec le sociologue Dominique Cardon, de Qu’est-ce que le Digital Labor ? (INA éditions, 2015).

Dans votre ouvrage, vous expliquez que dès l’instant où quelqu’un se connecte à Facebook, voire à Internet en général, il est mis au travail. De quelle manière ?

Antonio Casilli : C’est un concept que la communauté scientifique appelle le digital labor, c’est-à-dire un travail du clic, composé de plusieurs petites tâches, réalisé sur des plates-formes, qui ne demande pas de qualification et dont le principal intérêt est de produire des données. C’est un travail éminemment social. Sur les réseaux sociaux, par exemple, vous êtes toujours en train de coopérer avec quelqu’un – vous partagez son contenu, likez sa photo, et ainsi de suite –, mais également de travailler pour quelqu’un – le réseau social, qui exploite vos données. C’est ainsi que les grandes plates-formes numériques auxquelles nous avons accès produisent de la valeur.

Quelles sont ces plates-formes, et comment nous font-elles travailler ?

Il en existe quatre types. Le premier type, ce sont les plates-formes à la demande, comme Uber ou Airbnb, qui sous couvert d’une autre activité (transport, location, etc.) font de la production de données, enregistrent nos destinations, notre localisation, nos commentaires, notre réputation, nos évaluations, et qui revendent ensuite ces données.

Du côté des chauffeurs du VTC, à lire :   Uber crée « une nouvelle population de travailleurs pauvres et mal couverts »

Le deuxième type, ce sont les plates-formes de microtravail comme Amazon Mechanical Turk, Upwork, l’application mCent… Des sites sur lesquels des millions de personnes dans le monde réalisent des tâches extrêmement simples [chercher sur Internet l’adresse d’un magasin, numériser les informations d’une carte de visite, décrire les éléments d’une image…] pour des rémunérations extrêmement faibles, de l’ordre de quelques centimes d’euros par minute.

Le troisième type, ce sont les plates-formes de gestion de l’Internet des objets. Nos smartphones, nos montres connectées, mais aussi nos télévisions, nos ampoules ou nos thermostats connectés produisent de la donnée qui est ensuite exploitée. Nos maisons se transforment en usine à données, et cette production converge vers les immenses serveurs de Google ou d’Amazon.

Le dernier type, enfin, ce sont les plates-formes sociales. Ecrire un post, formuler un tweet, filmer une vidéo pour la partager, mais aussi faire circuler des contenus, signaler ceux qui sont choquants ou inappropriés, c’est du travail, même s’il y a un côté jeu, un côté qui procure du plaisir.

Est-ce vraiment un problème de travailler indirectement et gratuitement pour Facebook ou pour Uber ? Après tout, ils fournissent aussi des services qui sont utiles et pour lesquels nous ne payons pas…

Les personnes qui ne voient pas le souci dans le digital labor sont des privilégiés. Ce sont les gens qui ont le temps et le capital social et culturel nécessaires pour profiter à l’extrême de ce qu’offre le Net. Internet a été conçu pour plaire à ces personnes-là, et celles-ci y trouvent un plaisir fou.

Mais dans le même temps, lorsque nous laissons parler notre privilège, nous faisons l’impasse sur des dizaines de millions de personnes en Inde, en Chine ou ailleurs qui nous permettent de profiter d’Internet pour un salaire de la faim. Une plate-forme comme Upwork affiche 12 millions de travailleurs enregistrés, autant pour les Chinois de Witmart. Les microtâches réalisées sur ces plates-formes servent à améliorer les intelligences artificielles et les algorithmes des services que nous utilisons, à filtrer les contenus que nous ne voulons pas voir. Un travail invisible, une économie du clic, faite de travailleurs exploités à l’autre bout du monde.

Comment se fait-il que cet aspect de l’activité sur Internet soit méconnu des utilisateurs du réseau ?

Parce que ces entreprises font appel à des ruses pour nous convaincre de travailler pour elles. Pour commencer, la production de données est la plus simple possible. En 2011, Mark Zuckerberg affirmait qu’un partage sur Facebook devait se faire « sans aucune résistance ». On cherche à fluidifier la production de données.

La seconde ruse, qui rend le travail invisible à nos yeux, c’est la « ludification » ; on fait de la production un jeu, ce qui permet aux gens de tirer un plaisir du fait de passer des heures et des heures connectés à des systèmes qui, pourtant, ne cessent de leur adresser des injonctions : clique ici, « like » cette vidéo, commente ton expérience, etc.

Sur les plates-formes de microtravail, c’est la même chose. L’interface d’Amazon Mechanical Turk est assez sympa : des icônes partout, un effet d’émulation entre travailleurs, une valorisation de la réactivité, des scores qui débloquent d’autres jobs à accomplir, etc.

En somme, la ludification permet de pousser les gens à constamment interagir…

Pas seulement. En faisant de la production un jeu, et donc en la sortant de la transaction économique, on minimise le risque que les gens s’organisent, prennent conscience qu’ils sont en train de travailler et, finalement, demandent de l’argent. C’est pour cette raison qu’il est très difficile d’organiser une prise de conscience collective : tout est fait pour que l’utilisateur soit mis en dehors de la logique contractuelle ou salariale.

« Les personnes qui filtrent les vidéos des égorgements de l’Etat islamique sont aux Philippines, au Mexique, ailleurs. On a délocalisé la pénibilité »

Dans ce cas, le « digital labor » n’est-il pas un travail heureux ?

La vraie question n’est pas celle du bonheur ou du plaisir, mais celle de la pénibilité du travail, qui devient invisible. D’autres que nous se tapent les tâches pénibles, les visionnages de contenus méprisables, affreux, terribles, et font marcher le trafic organique dans Facebook. Les personnes qui filtrent les vidéos des égorgements de l’Etat islamique sont aux Philippines, au Mexique, ailleurs. On a délocalisé la pénibilité.

Comment peut-on faire pour prendre en compte ces nouvelles formes de production qui échappent aux cadres habituels du temps de travail, des contrats, du salaire ?

Il y a un problème d’organisation au niveau international, un problème urgent, sérieux, pour lequel il n’y a pour l’instant pas de réponse. Aujourd’hui, si quelqu’un fait grève aux Philippines, un Indonésien va récupérer le travail. Mais ce n’est pas qu’une question de concurrence entre différents pays. Comment donner à tout le monde des droits, la possibilité de contester des conditions de travail ?

En revanche, dans les contextes nationaux, les choses bougent rapidement. Les syndicats, en France, en Allemagne, en Scandinavie, en Autriche, lancent des réflexions sur les travailleurs des plates-formes, de toutes les plates-formes, celles à la demande, bien sûr, comme Uber, mais aussi les plates-formes de microtâches. Le syndicat allemand IGmetall, par exemple, a lancé Fair Crowd Work, un outil qui doit permettre à ceux qui accomplissent un microtravail de dénoncer les mauvaises pratiques, d’évaluer leurs employeurs, etc.

Si cette régulation ne vient pas, que se passera-t-il ?

Un syndicat, aujourd’hui, ne peut pas se permettre de continuer à avoir les mêmes logiques de dialogue social ou de financement, car les scénarios qui se préparent sont des scénarios de conflictualité. Elle est déjà là : Uber et tant d’autres font face à des grèves, les modérateurs et les filtreurs s’organisent. Mais en face, les entreprises traditionnelles se « plateformisent » à mesure qu’elles se tournent vers l’exploitation de données, la mise en place d’algorithmes, etc. Cette polarisation demande que les corps intermédiaires sachent de quoi il est question, et quelles sont leurs responsabilités sociales et politiques.

Lemonde.fr  propos recueillis par Grégoire Orain

Le poison blanc le plus dangereux que vous consommez tous les jours

mars 3, 2017

 Voici le poison blanc le plus dangereux que vous consommez tous les jours 

Ce n’est ni du sucre ni du sel, mais ce poison blanc est le plus dangereux et le plus nocif pour le corps humain. Seulement, nous en consommant tous les jours. Le glutamate de sodium E621, c’est son nom. Cet ingrédient alimentaire populaire est un additif beaucoup  utilisé dans l’industrie alimentaire, surtout dans les restaurants.

Le glutamate de sodium E621 est utilisé principalement pour améliorer le goût des aliments. Il se présente sous la forme de poudre cristalline blanche semblable à du sel et du sucre. On le trouve dans presque tous les aliments fabriqués. Outre l’amélioration de la saveur des aliments, il augmente aussi l’appétit, crée la dépendance et mène à la suralimentation et l’obésité.

Selon une recherche scientifique, le glutamate de sodium stimule les cellules du cerveau en créant un effet similaire à la drogue. Cette substance est rapidement absorbée par le cerveau pendant qu’elle circule dans la circulation sanguine. Une fois qu’il atteint le cerveau, il déclenche un changement dans les gènes responsables du sens du goût. Des quantités élevées de glutamate de sodium sont présentes dans de nombreux produits populaires, y compris les saucisses, frites, soupes instantanées, des boîtes de conserves, la bière ….

Note importante: La dose journalière recommandée pour le glutamate de sodium est de 1,5 gramme pour les adultes et pas plus d’un demi-gramme pour les enfants. Cependant, aujourd’hui, près de 200 mille tonnes de cet additif sont utilisés sur une base annuelle moyenne dans le monde.

Un surdosage du E621, conduit à des vertiges, des migraines, des troubles visuels, déséquilibre hormonal, des nausées, une faiblesse, des étourdissements, des douleurs thoraciques… également connu comme le syndrome du restaurant chinois,

Le glutamate de sodium a été découvert par un chimiste japonais, Ikeda Kikunae en 1907. Il améliore non seulement le goût naturel des aliments, mais il améliore aussi le goût et l’arôme des conserves et des aliments surgelés. Les Américains sont les plus grands consommateurs d’aliments transformés dans le monde.

Une étude menée au sein d’un laboratoire sur un groupe des souris, a prouvé la perte de leurs visions après la consommation des aliments contenant le glutamate.

Il est important de savoir que les fabricants d’aliments profitent beaucoup de l’utilisation de E621, car il réduit non seulement le coût de la production, mais augmente également les ventes des produits.

Donc, la prochaine fois que vous achetez des aliments, vérifier les ingrédients et éviter les produits qui contiennent E621. Les épices naturelles sont une alternative beaucoup plus saine que cet additif alimentaire.

Imatin.net par par Christ Boli avec Aregealedis.com

Le jour de ma libération

février 24, 2017

 

 

Je n’étais plus sûr de retrouver mes enfants

Après mon arrestation dans cette triste prison

Où je broyais du noir à vif comme un voleur

Alors que je n’étais qu’un simple défenseur

 

Heureusement que dehors tous mes collègues

Soulevèrent courageusement de hautes vagues

De contestation et protestation pour ma liberté

Acquise au prix fort de plusieurs assemblées

 

Quand libéré je suis arrivé à la maison

Je découvris sur le visage de mes enfants

Une tristesse envahissante et désolante

Que je consolais avec mes mains agissantes

 

Ma femme vint m’embrasser toute émue

Pour cette absence de ne plus s’être vu

Pendant une semaine d’incarcération

Loin de son amour et de son attention.

 

Bernard NKOUNKOU

http://donewithjob.com/? ref=38832