Archive for the ‘International’ Category

L’incendie de Notre-Dame, événement le plus twitté en 2019

décembre 9, 2019

 

L’incendie de Notre-Dame de Paris en avril a été l’événement le plus commenté sur Twitter dans le monde en 2019, selon un classement publié par le réseau social lundi. Le mot-clé «#NotreDame» s’est hissé en tête du classement des hashtags en lien avec des faits d’actualité les plus utilisés cette année sur la planète, indique Twitter sans toutefois donner de chiffres. Suivent la nouvelle ère impériale au Japon «Reiwa» et les manifestations au Venezuela.

Côté personnalités, deux Français se distinguent dans les statistiques internationales : le footballeur Kylian Mbappé est le 8e athlète masculin le plus mentionné, tandis que le président Emmanuel Macron est la 9e personnalité politique la plus mentionnée dans le monde sur le réseau social. En France, ce sont les rappeurs de PNL qui détiennent le tweet le plus partagé de l’année. Pour annoncer leur nouveau album en mars, ils avaient lancé un mystérieux : «ça arrive…». La publication a récolté plus de 60.000 retweets.

Mais en matière de musique, c’est le phénomène k-pop BTS qui arrive en tête des mentions, le mot-clé #BTS ayant été le plus utilisé dans cette catégorie en France. Le groupe est aussi l’auteur du deuxième tweet le plus retweeté au niveau mondial (près d’un million de retweets). Et la publication qui a été la plus «aimée» en France a été le message de remerciement d’Emmanuel Macron aux «gameurs» français pour leur mobilisation au profit de l’institut Pasteur. Enfin, en matière de divertissement c’est la série Game Of Thrones qui a été la plus discutée sur le réseau social en France, suivie de l’émission de C8 TPMP

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’armée américaine prépare son plus gros exercice militaire en Europe depuis 25 ans

décembre 9, 2019

 

L’armée américaine prépare son plus gros déploiement militaire en Europe depuis 25 ans, avec l’envoi, dans le cadre d’un exercice l’an prochain, de 20.000 soldats supplémentaires, pour «démontrer sa puissance militaire» face à des adversaires comme la Russie, a indiqué lundi le général Christopher Cavoli.

Quelque 9000 soldats américains déjà basés en Europe se joindront à eux pour participer à l’exercice militaire Defender-Europe 20, qui rassemblera au total 37.000 militaires alliés en mai et juin dans 10 pays européens, a précisé le général Cavoli, commandant des forces terrestres américaines en Europe, à un groupe de journalistes au Pentagone. Les premiers envois de soldats et de matériels commenceront en février pour la mise en place de 13.000 pièces d’équipements qui devront franchir jusqu’à 4.000 km pour parvenir à destination.

Un défi logistique dans les pays de l’ancien bloc soviétique où les voies ferrées ne sont pas de la même largeur qu’en Europe occidentale et où les ponts ne sont pas prévus pour supporter les 70 tonnes des chars Abrams américains. Après des années de réductions d’effectifs militaires en Europe depuis la fin de la Guerre Froide, ce déploiement exceptionnel reflète le bouleversement stratégique provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, qui a «tout changé», a ajouté le général américain, s’abstenant toutefois de désigner clairement Moscou comme l’adversaire visé par les manœuvres miliaires.

Les marins, aviateurs et fantassins américains arriveront en Europe par voie aérienne et maritime, utilisant plusieurs ports et bases aériennes du continent, notamment le port de la Rochelle. Outre le pont aérien et maritime entre les Etats-Unis et l’Europe, des exercices collatéraux sont prévus, notamment une traversée de rivière en Pologne, un parachutage en Lituanie et un exercice de coordination au niveau du commandement en Allemagne. L’objectif est de «démontrer la capacité de l’armée américaine à déployer rapidement une force importante pour soutenir l’Otan et à répondre à n’importe quelle crise», a souligné l’armée américaine dans un communiqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un homme mis en examen pour homicide après avoir percuté sa conjointe en voiture

décembre 9, 2019

 

Un homme de 28 ans a été mis en examen pour «homicide volontaire par conjoint» après avoir percuté en voiture sa conjointe de 34 ans qui a été retrouvée morte le 4 décembre à Corsept (Loire-Atlantique), a appris l’AFP lundi auprès du parquet de Nantes.

«Il a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint», a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. Cette mise en examen «a été faite par le juge d’instruction de Nantes», a-t-il précisé. Le dossier avait été traité au départ par le parquet de Saint-Nazaire avant d’être transféré au pôle criminel de Nantes. Selon le parquet de Saint-Nazaire les faits sont survenus dans la soirée du 4 décembre à Corsept, une commune proche de Saint-Nazaire. Le couple se trouvait en voiture avec leur cinq enfants, âgés de 5 à 13 ans, lorsqu’une dispute a éclaté. La femme est alors descendue de voiture, puis le mari a ramené les enfants à leur domicile situé à moins d’un kilomètre. Il est ensuite revenu vers sa conjointe avant de la percuter en voiture.

Le parquet avait précisé que cet homme n’était pas connu pour des faits de violences, mais avait sept condamnations sur son casier judiciaire pour des problèmes d’addiction à l’alcool. Il conduisait sans permis au moment des faits. La situation familiale était très dégradée. Les enfant avaient des problèmes de malnutrition et un dossier avait été ouvert chez le juge pour enfants, selon cette même source. En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, selon le ministère de l’Intérieur. Pour 2019, ce chiffre est à ce jour, avec ce dernier cas, d’au moins 119 depuis le 1er janvier, selon un décompte et une étude au cas par cas menée par l’AFP.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Dopage: Moscou dénonce une décision politique, veut faire appel

décembre 9, 2019

 

La Russie, exclue pour quatre ans des compétitions internationales pour un scandale de dopage, a dénoncé lundi une décision «politiquement motivée» qui «contredit la charte olympique», tandis que des sportifs dépités se préparent à poursuivre leurs carrières sous drapeau neutre. «Il n’y a aucune reproche à faire au comité olympique russe, et s’il n’y aucune reproche à ce comité, le pays doit participer aux compétitions sous son drapeau national», a lancé le président russe Vladimir Poutine, lors d’une conférence de presse à Paris. Cette décision «contredit donc la charte olympique», d’après lui. «Toute punition doit être individuelle» et non pas «collective», a-t-il insisté. «Il y a toutes les raisons à croire que cette décision est motivée non pas par une inquiétude pour un sport propre, mais qu’elle est politiquement motivée», a souligné Vladimir Poutine.

Pour sa part, le Premier ministre Dmitri Medvedev a dénoncé la «poursuite d’une hystérie antirusse devenue chronique», tout en reconnaissant que la Russie a un «un sérieux problème de dopage». Le chef du gouvernement a jugé que les instances sportives russes devaient faire appel de la décision de l’Agence mondiale antidopage (AMA) d’exclure la Russie des grandes compétitions, Jeux olympiques 2020 de Tokyo inclus.

Cinq ans après la découverte d’un système de dopage d’Etat en Russie, le pays est sanctionné de nouveau pour quatre ans pour avoir été pris la main dans le sac, selon l’AMA, en manipulant des bases de données de contrôles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : l’UE maintient ses sanctions contre des proches de Joseph Kabila à l’exception de deux cas

décembre 9, 2019

Lambert Mende, ministre congolais des Médias, lros d'une conférence de presse à Kinshasa le 19 septembre 2016.

Lambert Mende, ministre congolais des Médias, lros d’une conférence de presse à Kinshasa le 19 septembre 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

 

Le Conseil européen a annoncé lundi le maintien « des mesures restrictives individuelles » à l’encontre de plusieurs proches de Joseph Kabila. Quatorze personnes étaient visées, mais l’UE a décidé de lever les sanctions à l’encontre de deux d’entre elles : l’ancien porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, et l’ex-responsable de la sécurité intérieure au sein de l’ANR, Roger Kibelisa.

Après d’intenses tractations diplomatiques entre ses pays membres, le Conseil européen a officialisé, lundi 9 décembre, le maintien des sanctions qui visent depuis décembre 2016 et mai 2017 plusieurs personnalités congolaises accusées de graves violations des droits de l’homme et d’entrave au processus électoral. Au total, quatorze personnalités congolaises figuraient sur la liste, dont la plupart étaient de hauts gradés militaires et des personnalités politiques proches de l’ancien président Joseph Kabila.

L’UE finalement a décidé de renouveler les « mesures restrictives individuelles » – notamment le gel des avoirs et l’interdiction de visa pour l’UE – pour douze d’entre elles, mais a annoncé la levée de ces sanctions pour deux autres cas.

Si l’identité de ces deux hommes n’est pas révélée dans le communiqué, un diplomate européen déclare à Jeune Afrique qu’il s’agit de l’ancien porte-parole du gouvernement Lambert Mende et l’ex-responsable de la sécurité intérieure au sein de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Roger Kibelisa. « Les deux personnes retirées de la liste avaient fait l’objet de mesures restrictives individuelles en décembre 2016 (Kibelisa) puis mai 2017 (Mende) au titre des responsabilités qu’ils occupaient, et pour avoir fait obstacle à une solution consensuelle et pacifique en vue des élections. Ils ne leur est pas reproché, contrairement aux autres personnes de la liste, d’avoir été impliqués dans des violations graves contre les droits humains », précise notre diplomate européen.

Je continue à désapprouver ce qui est une mise sous tutelle d’un pays indépendant

La défense des personnes sanctionnées précise que la plupart des personnalités politiques visées pouvaient être concernées par une levée des sanctions, mais que seules deux d’entre elles ont été retenues. « Les chancelleries n’étaient pas toutes d’accord sur les noms », assure-t-elle.

Contacté par Jeune Afrique, Lambert Mende reste très critique à l’égard de l’UE. « Je continue à me questionner sur la nature des relations que mon pays entretient avec l’Europe et je continue à désapprouver ce qui est une mise sous tutelle d’un pays indépendant, a-t-il dénoncé. Personne ne peut être condamné, comme cela a été la cas ces trois dernières années, sans avoir le droit de se défendre ».

Félix Tshisekedi en faveur d’un « assouplissement »

Ces sanctions avaient été renouvelées en décembre 2018 à la veille de l’élection présidentielle, malgré l’intense bras de fer engagé à l’époque par l’administration de Joseph Kabila. Depuis son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi s’était prononcé en faveur d’un allègement de ces sanctions.

« Ces personnalités font aujourd’hui partie de la coalition que nous avons formé. Si nous voulons que les choses se passent bien, nous ne pouvons que plaider en faveur d’une sorte d’assouplissement. Sauf évidemment si les raisons des sanctions sont autres que la crise politique que nous avons traversé, des violations des droits de l’homme par exemple », avait-il déclaré au journal Le Soir lors de sa visite en Belgique, en septembre.

Considérant que l’élection présidentielle a donné lieu à « une alternance pacifique historique », le cabinet d’avocats Daldewolf, qui représente les personnalités visées, avait demandé fin octobre la levée de ces mesures qui, selon eux, n’étaient plus d’actualité.

Plusieurs associations de la société civile avaient toutefois martelé l’importance d’un renouvellement de ces sanctions, critiquant le fait que plusieurs personnalités concernées occupent toujours de hautes fonctions dans l’armée.

Dans son communiqué, le Conseil européen précise qu’il « réexaminera à nouveau les mesures restrictives au vu de l’évolution de la situation et se tient prêt à les adapter en conséquence ». Restent donc concernés par ces mesures les personnalités suivantes : Ilunga Kampete, Gabriel Amisi Kumba, Ferdinand Ilunga Luyoyo, Célestin Kanyama, John Numbi, Delphin Kaimbi, Evariste Boshab, Alex Kande Mupompa, Jean-Claude Kazembe, Emmanuel Ramazani Shadari, Éric Ruhorimbere et Kalev Mutond.

Jeunefrique.com par Romains Gras

Trump juge Trudeau «hypocrite» après ses moqueries dans une vidéo

décembre 4, 2019

Reçus au palais de Buckingham le 3 décembre en marge du sommet de l’Otan, les dirigeants français, canadien et britannique semblent s’être amusés des longues conférences de presse de leur homologue américain.

Le président américain Donald Trump a déploré mercredi «l’hypocrisie» du premier ministre canadien Justin Trudeau après ses moqueries capturées par une caméra lors du sommet de l’Otan et laissé entendre qu’il pourrait repartir sans tenir de conférence de presse finale comme prévu.

«Il est hypocrite. C’est un type bien… mais c’est comme ça», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, en marge de la session de travail du sommet du 70e anniversaire de l’Otan à Watford (Royaume-Uni), près de Londres. Donald Trump a précisé avoir tancé le premier ministre canadien lors de leur entretien: «Je lui ai dit qu’il ne payait pas les 2% de son PIB promis pour les dépenses militaires et je suis sûr qu’il n’était pas content». Il a ajouté «penser repartir directement» sans s’exprimer devant la presse: «J’ai donné suffisamment de conférences de presse».

Sommet de l’Otan: pour Trump, Trudeau est «hypocrite»

Les dirigeants français, britannique, canadien et néerlandais ont été surpris par les caméras alors qu’ils semblaient se moquer de Donald Trump lors de la réception donnée à Buckingham Palace mardi soir. Les images tournées par les caméras britanniques et sous-titrées par la chaîne canadienne CBC montrent Emmanuel Macron, Boris Johnson, Justin Trudeau et Mark Rutte discuter vivement avec la princesse Anne, manifestement amusés. Le premier ministre britannique demande à Macron: «C’est pour ça que vous êtes en retard?». Et Justin Trudeau ajoute: «Il est en retard parce qu’il a eu une conférence de presse de 40 minutes inattendue».

Inaudible dans l’échange, Emmanuel Macron avait rencontré dans l’après-midi Donald Trump, qui l’avait attaqué durement sur ses propos sur l’Otan et sa volonté de taxer les compagnies technologiques américaines. Les deux dirigeants avaient longuement répondu aux questions des journalistes et Emmanuel Macron avait dit «maintenir» ses propos sur l’Otan en «mort cérébrale», jugés «insultants» par Trump. «Oh, oui, oui, il a annoncé ….», a poursuivi Justin Trudeau en souriant. «On pouvait voir son équipe qui tombait des nues».

Comme lors du dernier sommet de l’Otan, Donald Trump a fait fi du protocole et utilisé ses apparitions publiques avec des dirigeants alliés pour répondre aux questions des médias internationaux. Ses relations avec Justin Trudeau sont complexes. Le premier ministre canadien avait vexé le président américain lors du sommet du G7 en juin 2018 à La Malbaie (Canada). Quelques heures après la conférence de presse de Justin Trudeau au cours de laquelle il avait jugé «insultante» la décision américaine d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium du Canada, Donald Trump, piqué au vif, avait tweeté depuis son avion Air Force One qu’il avait ordonné à ses représentants de retirer le sceau américain du communiqué final. Il avait au passage traité Justin Trudeau de personne «malhonnête et faible».

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: l’armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps d’un Casque bleu

décembre 4, 2019

L’armée congolaise a affirmé ce mercredi avoir retrouvé le corps d’un Casque bleu de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) près de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.

«Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont partagé ces informations avec nous et nous allons suivre ce dossier conformément à nos procédures», a indiqué de son côté un porte-parole de la mission de l’ONu (Monusco). L’armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps une date non précisée dans la région de Beni, où elle a annoncé le 30 octobre des opérations contre les groupes armés, en particulier les Forces démocratiques alliées (ADF). Les Casques bleus ont annoncé depuis lundi qu’ils s’étaient joints à ses opérations, avec leurs éléments de la brigade d’intervention dans la région (Afrique du Sud, Tanzanie, Malawi).

«Dans un camp des ADF conquis par l’armée, nous avons retrouvé les restes d’un Casque bleu tombé au champ d’honneur», a déclaré le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l’armée congolaise, lors d’une conférence de presse. «On a ramassé sa carte militaire (…) Je ne pourrais pas m’avancer sur sa nationalité. L’ONU elle-même se chargera de la donner». Côté ONU, on indique que «le pays d’origine et la famille doivent être officiellement informés et l’identification va prendre du temps». «Donc on ne va rien confirmer avant longtemps».

1000 civils massacrés par les ADF

D’origine ougandaise, les ADF sont accusées du massacre de plus de 100 civils dans la région de Beni, en représailles des opérations militaires congolaises. Ces massacres ont provoqué des émeutes d’habitants contre les autorités et les Casques bleus, accusés de ne rien faire. Des sources de la société civile ont accusé les ADF d’avoir tué onze personnes, neuf hommes et deux femmes, dans la nuit de lundi à mardi dans le village d’Orototo, dans le territoire de Beni. «Nous avons enterré les 11 cadavres aujourd’hui en brousse vers 11h», a déclaré David Muwaz, président de la société civile de la chefferie de Batalinga. L’armée congolais n’a pas voulu confirmer. Au total les ADF auraient massacré plus de 1000 civils dans la région de Beni depuis 2014.

Quinze casques bleus tanzaniens ont été tués par les ADF en décembre 2017 dans l’attaque de leur base en territoire de Beni. En décembre 2018, sept autres Casques bleus ont été tués dans une embuscade tendue par des ADF.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Pour la première fois depuis 23 ans, les États-Unis vont nommer un ambassadeur au Soudan

décembre 4, 2019

«Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises» a ajouté Mike Pompeo.

Une visite historique et une annonce symbolique: les Etats-Unis ont donné mercredi le coup d’envoi à une amélioration spectaculaire de leurs relations avec le Soudan, en apportant un soutien appuyé à la «transition démocratique» de ce pays toujours formellement accusé par Washington de soutenir le terrorisme.

«Les Etats-Unis et le Soudan ont décidé d’engager le processus visant à échanger des ambassadeurs après une pause de 23 ans», a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Un ambassadeur américain va donc prochainement être nommé à Khartoum. «Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises, particulièrement au moment où un gouvernement de transition dirigé par un civil met en oeuvre de vastes réformes», a-t-il ajouté dans un communiqué. Sans être rompues, les relations étaient au plus bas pendant les 30 années de régime d’Omar el-Béchir, renversé au printemps sous la pression de la rue.

Depuis 1993, alors que le président Béchir avait accueilli le chef djihadiste Oussama Ben Laden, le Soudan est inscrit sur la liste noire américaine des «Etats soutenant le terrorisme». Une accusation qui avait conduit en 1998 l’armée américaine à mener des frappes aériennes au Soudan. L’annonce du renforcement des relations intervient en plein déplacement à Washington du Premier ministre du gouvernement soudanais de transition, Abdallah Hamdok.

Khartoum sur liste noire: un «obstacle majeur»

Il s’agit d’une visite historique: c’est la première fois depuis 1985 qu’un chef d’Etat ou de gouvernement soudanais est accueilli par des responsables du gouvernement américain dans la capitale fédérale des Etats-Unis. Abdallah Hamdok a rencontré ce mardi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, qui a «salué» sa volonté de réformes et a insisté sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Au département d’Etat, il a été reçu mercredi par le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, qui l’a «félicité» et «a exprimé le soutien sans faille des Etats-Unis à la transition démocratique soudanaise». Il l’a appelé à terminer de mettre en place les institutions de transition.

Et lui a demandé l’aide de Khartoum dans le processus de paix cahoteux au Soudan du Sud voisin, où le gouvernement américain a récemment haussé le ton contre les belligérants incapables de se réconcilier. A la suite d’un accord conclu en août entre l’armée et les meneurs de la contestation qui avait entraîné la destitution d’Omar el-Béchir, un Conseil souverain formé de civils et de militaires est chargé d’assurer la transition vers un régime civil. Le nouveau gouvernement est engagé sur plusieurs fronts: réformes démocratiques, tentative de paix avec différents groupes rebelles, mais aussi relance de l’économie confrontée à une crise aiguë. L’une des priorités d’Abdallah Hamdok, un économiste, est donc de plaider auprès des Etats-Unis pour qu’ils retirent Khartoum de leur liste noire, qui entrave les investissements extérieurs.

«C’est un obstacle majeur», a récemment confié le ministre soudanais des Finances Ibrahim Elbadawi, qui était lui-même à Washington fin octobre. Le nouveau Soudan d’après la «glorieuse révolution» est «toujours entravé par la situation de l’ancien régime», a-t-il expliqué. Le ministre s’était alors dit convaincu, après avoir sondé des responsables américains, que le retrait du Soudan de la liste noire des Etats soutenant le terrorisme pourrait intervenir «avec un peu de chance avant la fin de l’année». Le gouvernement américain a récemment dit être prêt à envisager de tourner cette page si des progrès suffisants étaient réalisés au Soudan, tout en soulignant que le processus prendrait un certain temps.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Municipales 2014: deux députés mis en examen pour «provocation à la discrimination»

décembre 4, 2019

 

L’eurodéputé RN Jean-François Jalkh et l’ex-eurodéputée Sophie Montel, qui a depuis quitté le parti frontiste, ont été mis en examen pour «provocation à la discrimination raciale» dans une enquête sur un guide publié avant les municipales de 2014, ont indiqué ce mercredi des sources concordantes.

Tous deux ont été mis en examen fin octobre et mi-novembre, a indiqué une source proche du dossier, confirmée par le parquet de Nanterre. Steeve Briois, actuel premier vice-président du RN, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté le 5 novembre. Ces mises en examen interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte après une plainte en 2014 de l’association Maison des Potes mettant en cause les responsables de la publication du «Guide pratique de l’élu municipal Front national». Dans ce document édité plusieurs mois avant les municipales de mars 2014, le FN (devenu RN) exhortait ses futurs élus à réclamer notamment l’application de la «priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux».

Jean-François Jalkh était alors directeur des publications du FN et Sophie Montel chargée de la coordination des élus au sein du secrétariat général. Steeve Briois, alors secrétaire général, avait préfacé le guide. Sollicités, tous deux n’étaient pas joignables, de même que leurs avocats. L’avocat de Sophie Montel, qui a quitté le FN en 2017, n’a pas souhaité faire de commentaires. «Il était temps» a réagi le vice-président de l’association Maison des Potes, Samuel Thomas, qui regrette la «lenteur» de la justice dans ce dossier. «Ce qu’on souhaite surtout c’est que la justice tranche rapidement et qu’on puisse démontrer que le parti a réclamé la commission d’une infraction pénale à caractère raciste de la part de ses élus locaux».

Dans ce dossier, le Parlement européen avait levé l’immunité de Jean-François Jalkh en novembre 2016, puis celles de Steeve Briois et Sophie Montel en octobre 2018. A l’époque, Steeve Briois, également maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avait dénoncé une «nouvelle persécution judiciaire». Cette affaire relève «de la liberté d’expression», avait alors assuré Sophie Montel. «En tant qu’élus d’opposition, on a tout à fait le droit de dire qu’on est contre une loi, et qu’on aspire à modifier cette loi», avait-elle poursuivi. Jean-François Jalkh figurait parmi les prévenus du procès des kits de campagne électoraux du FN, qui s’est achevé le 29 novembre à Paris. Deux ans de prison avec sursis ont été requis à son encontre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ebola en RDC: attaque contre un centre de santé et Médecins sans frontières

décembre 4, 2019

 

Un centre de santé, situé à proximité d’un Centre de traitement d’Ebola (CTE), et une installation de Médecins sans frontières (MSF) ont été attaqués à Biakato Mine, dans l’est de la République démocratique, a annoncé MSF ce mercredi.

L’ONG a ajouté qu’elle retirait tous ses effectifs non congolais de cette zone où une attaque armée a tué trois agents congolais d’une équipe anti-Ebola il y a une semaine. Les assaillants, «armés de bâtons et de machettes, sont entrés dans le centre de soins de Biakato», indique MSF. Ils ont provoqué des dégâts matériels, sans faire de blessés. Aucun d’entre eux n’est entré dans le CTE qui «se trouve à l’intérieur du centre de santé». «Pendant la même nuit, un groupe de gens, également armés de bâtons et de machettes, a tenté de pénétrer à l’intérieur d’un camp de MSF à Biakato Mine». Ils ont jeté des pierres, sans faire de blessés. «Mercredi 4 décembre, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire, MSF a pris la difficile décision de retirer tous ces personnels non locaux de la région de Biakato».

A Biakato Mine, une jeune agente du ministère congolais de la Santé chargée de la vaccination et deux chauffeurs avaient été tués dans une attaque armée non revendiquée dans la nuit du 27 au 28 novembre. Après l’attaque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé l’évacuation de tous ses agents. MSF avait choisi de rester sur place, notamment au CTE, qui traite neuf cas suspects et deux cas confirmés. Les assaillants sont des individus «assimilés aux maï maï», des groupes armés congolais, selon l’administrateur du territoire de Mambasa Idris Koma.

Déclarée le 1er août 2018, la dixième épidémie sur le sol congolais a tué 2206 personnes, principalement dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri voisine. L’insécurité perturbe les campagnes de vaccination, et le suivi des cas suspects et de leurs proches, dans cette zone sud de l’Ituri et dans la région voisine de Beni (Nord-kivu). Les experts redoutent une reprise de l’épidémie à un moment où elle semblait maîtrisée. «On tourne autour de 10 cas par semaine, comparé au mois de juillet où nous arrivions à 90 cas par semaine», avait déclaré le responsable congolais de la riposte conrre Ebola, le Dr Jean-Jacques Muyembe, le 22 novembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP