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Xavier Dupont de Ligonnès: chronique de 20 heures d’emballement, de doutes et de rebondissements

octobre 12, 2019

L’homme arrêté à Glasgow vendredi 11 octobre n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès. Passeport, empreintes, apparence physique et témoignage d’un voisin: plusieurs éléments ont semé le trouble.

FRANCE-BRITAIN-CRIME-MURDER

Une voiture de police est garée, le 12 octobre 2019, devant l’ancienne maison de Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’avoir assasssiné sa femme et ses quatre enfants il y a huit ans.

La veille au soir, la police écossaise a arrêté un homme à l’aéroport de Glasgow, dont les empreintes correspondaient partiellement à celle du suspect. SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP

Dans la soirée du 11 octobre 2019, le site du journal Le Parisien, suivi de l’AFP et de nombreux médias français (dont Le Figaro), ont annoncé l’arrestation, à l’aéroport de Glasgow en Écosse, de l’un des hommes les plus recherchés de France : Xavier Dupont de Ligonnès. Cet homme est suspecté d’avoir assassiné sa femme Agnès et leurs quatre enfants à Nantes en avril 2011. L’information émane de la police écossaise ou de sources policières françaises proches de l’enquête.

Dans la nuit qui suivra, puis dans la matinée du 12 octobre, plusieurs éléments vont toutefois semer le trouble sur cette information et la démentir. Retour sur 12 heures de rebondissements.

  • 11 octobre à 20h40: Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès

Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès à l’aéroport de Glasgow, en provenance de Roissy Charles de Gaulle. Le quotidien affirme que ce dernier voyageait sous une fausse identité grâce à un passeport volé en 2014 – cette dernière information a été démentie depuis -, qu’il a changé d’apparence et qu’il a été identifié par ses empreintes digitales. L’information est rapidement «confirmée» dans la soirée par des sources proches du dossier à de nombreux médias. L’AFP, à laquelle de nombreux sites et journaux sont abonnés, donne également l’information:

  • 11 octobre, 22h10: «dénonciation anonyme»

Un peu après 22h, une source proche de l’enquête indique à l’AFP que l’arrestation a été permise grâce à une «dénonciation anonyme». Le Figaro apprend qu’il s’agirait d’une source anglaise.

  • 11 octobre, 23h15: une perquisition en cours à Limay

Une perquisition est en cours tard dans la soirée à Limay dans les Yvelines. On apprendra plus tard que le suspect arrêté à Glasgow voyageait avec un passeport sous le nom de G. J., domicilié dans cette commune des Yvelines.

  • 11 octobre, 23h30: les premiers doutes

Le Figaro emploie désormais le conditionnel dans ses informations.

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L’article du Figaro bouclé vendredi à 23h30 LE FIGARO

  • 12 octobre, 00h26: le procureur de la République de Nantes appelle à la «prudence»

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, appelle à la prudence quant à l’identité de l’homme interpellé à Glasgow.

«Demain (samedi NDLR) il y a des équipes d’enquêteurs du service national de recherche des fugitifs et de la police judiciaire de Nantes qui vont se rendre en Écosse», précise-t-il à l’AFP. «Ils vont donc faire des vérifications en Écosse auprès de la personne qui a été arrêtée à l’aéroport de Glasgow pour s’assurer que c’est bien M. Dupont de Ligonnès (…). Donc il convient en l’attente de ces vérifications d’être prudents».

  • 12 octobre, 00h30: l’avocat de la famille reste prudent

Interrogé par Le Parisien, Presse Océan et RTL, Me Stéphane Goldenstein, l’avocat de la mère et de l’une des sœurs (Christine) de Xavier Dupont de Ligonnès, reste prudent. Il attend «d’avoir la confirmation scientifique qu’il s’agit bien de Xavier Dupont de Ligonnès». «Si oui, est-il l’auteur du quintuple meurtre ou ne l’est-il pas? Là encore, j’attendrai de connaître ses explications», confie-t-il notamment au Parisien.

  • 12 octobre, 6h15: un témoignage sème le trouble

Tôt dans la matinée de samedi, un témoignage vient semer le doute sur l’identité réelle de l’homme arrêté à Glasgow. Interrogé par Europe 1 et France inter, Jacques, un voisin du domicile perquisitionné, qui se dit proche de l’homme y vivant, ne croit pas que le suspect interpellé en Écosse puisse être Xavier Dupont de Ligonnès: «Vendredi matin il a pris l’avion, comme il fait d’habitude. Il rentrait en Écosse, sa femme l’attendait à Glasgow. On l’a eue tout à l’heure au téléphone, et elle dit ‘voilà, ils l’ont arrêté, je n’ai pas plus de nouvelles’. Elle est effarée. Il n’a rien à voir! Même s’il a pris X années de plus, il n’a rien à voir avec cette tronche-là! C’est un homme qui est grand, visage rond, rien à voir!», a estimé Jacques. «Même avec de la chirurgie esthétique, c’est pas possible», avait-il poursuivi. «Ça fait 30 ans que je le connais ce mec-là, c’était un ami. J’ai été à son mariage en Écosse. Je leur dis (aux policiers, NDLR) ‘mais arrêtez, vous faites une boulette monstrueuse’.»

  • 12 octobre, 10h10: les empreintes digitales de l’homme arrêté à Glasgow ne correspondent que partiellement

Selon la police écossaise, la comparaison des empreintes de l’homme interpellé à Glasgow avec les deux empreintes de la fiche Interpol correspond sur 5 points avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, sur les 12 nécessaires selon la loi française pour établir une convergence entre les deux profils. Selon les critères écossais, toutefois, cela est suffisant pour que les deux identités correspondent.

Par ailleurs une source proche du dossier ayant vu la photo envoyée par les policiers écossais indique que le suspect ne ressemble pas au meurtrier présumé, mais à un homme âgé, au crâne dégarni portant des lunettes. D’autres détails ajoutent à la confusion: l’écart des yeux ne correspondrait pas et il manquerait un doigt à l’une des mains de l’homme interpellé.

Les deux identités ne correspondent donc que partiellement. Pour en savoir plus, il faut donc attendre les résultats des tests ADN.

  • 12 octobre, 11h20: les enquêteurs ont des doutes sur l’identité de l’homme arrêté à Glasgow

Selon les informations du Figaro, deux policiers français sont arrivés à Glasgow. Ces deux fonctionnaires sont membres de la Brigade nationale des fugitifs et procèdent à des vérifications. Ils sont munis d’un jeu d’empreintes du principal suspect dans le meurtre de la famille Dupont de Ligonnès. Les premiers relevés effectués sur place sur l’homme arrêté semblent imprécis et nécessitent des expertises supplémentaires.

  • 12 octobre, 12h: les perquisitions à Limay n’ont rien donné et l’homme interpellé nie être Dupont de Ligonnès

Selon nos informations, les perquisitions et les relevés scientifiques effectués vendredi 11 octobre à Limay ne peuvent à ce stade permettent d’identifier Xavier Dupont de Ligonnès comment étant «l’occupant des lieux».

Notre journaliste sur place, Aude Bariéty, a rencontré Marie, une riveraine. Cette dernière a cru «qu’ils tournaient un film» quand elle est passée devant les médias rassemblés sur le lieu de la perquisition. Elle «espère que c’est bien Dupont de Ligonnès qui a été arrêté» à Glasgow. «C’est horrible ce qu’il a fait», ajoute-t-elle.

Depuis le début de son audition, l’homme interpellé à Glasgow affirme habiter à Limay et ne pas connaître Xavier Dupont de Ligonnès.

Le passeport avec lequel le passager a embarqué à Roissy à destination de Glasgow était valide. L’homme avait bien déclaré la perte de ses papiers dont son passeport en 2014. Ces documents avaient donc été annulés avant qu’il en obtienne de nouveaux.

  • 12 octobre, 12h45: l’homme arrêté n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès

Une source policière indique au Figaro samedi 12 octobre en milieu de journée que l’homme arrêté à Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès.

Les policiers ont établi cet élément de manière formelle grâce à une comparaison génétique entre l’homme arrêté et le fugitif.

À son arrivée en Écosse, cet homme avait été contrôlé et ses empreintes correspondaient partiellement à une notice rouge d’Interpol.

On apprendra ensuite que l’homme arrêté a 70 ans, qu’il est marié à une Ecossaise, quand Xavier Dupont de Ligonnès a 58 ans. Si toutefois il était toujours en vie. Ce que nous ne savons pas.

  • 12 octobre, 16h30: Le Parisien s’explique et s’excuse

Le journal publie sur son site un article dans lequel il indique avoir obtenu la veille 5 sources, «de niveaux hiérarchiques différents dont certaines au cœur de l’enquête». Mais qui se révèleront être «une fausse piste». Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos – Le Parisien, présente ses excuses aux lecteurs et aux familles.

  • 12 octobre, 18h20: l’homme arrêté est relâché

La police écossaise indique avoir relâché l’homme arrêté la veille à l’aéroport de Glasgow. Le communiqué indique qu’il n’est pas l’homme «suspecté de crimes en France». Et que pour l’heure, il ne souhaitait pas s’exprimer.

Pour le moment, aucune explication de sources françaises ou écossaises n’a été fournie sur l’origine exacte de l’erreur.

Par Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud et Cristophe Cornevin

Patrick Bruel accusé d’agression sexuelle : la plaignante détaille ses comportements « très déplacés »

octobre 12, 2019

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Patrick Bruel

Les ennuis continuent pour Patrick Bruel. Ce vendredi 11 octobre, on a appris que le chanteur de 60 ans était désormais visé par une plainte pour agression sexuelle. La plaignante s’est exprimée dans les colonnes du Parisien.

C’est une affaire qui a fait grand bruit. Le mois dernier, Patrick Bruel se retrouvait accusé de harcèlement sexuel par une jeune femme en Corse. Cette esthéticienne âgée d’une vingtaine d’années affirmait que le chanteur de 60 ans aurait eu un comportement déplacé alors qu’elle se rendait dans sa loge pour un massage. « Au cours de cette séance, la star aurait tenu des propos laissant entendre clairement qu’il attendait une prestation à caractère sexuel. Ce qu’elle aurait refusé catégoriquement malgré l’insistance de l’artiste », rapportait le 9 septembre Le Parisien, ajoutant que l’artiste avait également refusé de « se vêtir d’un sous-vêtement jetable » car celui-ci préférait rester « nu ».

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Ajaccio et le récit de la jeune femme a donné l’envie à d’autres de prendre la parole. Deux jours après la révélation de cette sombre histoire, une esthéticienne de Perpignan a poussé la porte d’un commissariat pour cette fois-ci déposer plainte pour « agression sexuelle » contre l’interprète de Casser la voix. Une information révélée un mois plus tard par L’Indépendant. Selon le procureur de la République de Perpignan, les faits se seraient déroulés au début du mois de juillet, en marge du festival des Déferlantes à Argelès-sur-Mer auquel Patrick Bruel participait.

La jeune esthéticienne choquée par l’attitude de Patrick Bruel

Contactée par Le Parisien, la plaignante âgée d’une trentaine d’années a accepté de livrer son témoignage – sous couvert d’anonymat. « Quelques heures avant son spectacle, il m’a offert un pass VIP en me proposant de passer dans sa loge pour boire une coupe de champagne, a-t-elle expliqué. Mais je n’ai pas voulu y aller. Je préférais assister aux autres concerts. » Le lendemain matin, elle retrouve le célèbre comédien qui lui reproche alors de ne pas être venue le voir et la séance de massage prend immédiatement une autre tournure. Ce dernier aurait en effet mal réagi quand la jeune masseuse a voulu fermer la porte de la salle de massage.

L’esthéticienne qui a déjà « massé des stars » est alors très surprise par l’attitude de son client. « C’était la première fois que je massais Patrick Bruel. Il a eu des comportements très déplacés à mon égard, a-t-elle raconté. À un moment, alors qu’il était allongé sur le dos et que je lui massais les cuisses, il a voulu me prendre par les hanches pour me ramener vers lui. Il m’a aussi frôlé les fesses. À ce moment, je lui ai demandé d’arrêter et je lui ai dit que le massage était terminé. » Elle précise par la suite que Patrick Bruel n’aurait pas voulu porter de serviette autour de la taille avant d’ajouter : « ce qui l’intéressait le plus, c’était le massage de ses fesses ». Également joint par téléphone, Me Hervé Termine, l’avocat de l’artiste, n’a pas souhaité réagir sur ces nouvelles accusations.

Avec Voici.fr par Laura Buys

Xavier Dupont de Ligonnès aurait été arrêté après huit ans de cavale

octobre 11, 2019

 

Celui qui est soupçonné d’avoir assassiné sa famille à Nantes en avril 2011 s’était volatilisé. Il aurait été interpellé ce vendredi à l’aéroport de Glasgow.

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Xavier Dupont de Ligonnès, en 2003. Coll.privee De Ligo/FSMADJA/FDEMANGE/SIPA/SIPA

Une cavale de huit ans. Autant d’années à fuir les polices de l’Europe entière sans donner le moindre signe de vie, sans laisser la moindre trace. Au point que nombreux étaient ceux qui le croyaient mort. Mais toute fuite, aussi minutieusement préparée soit-elle, a une fin. Celle de Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011 à Nantes, semble s’être écrite en Écosse.

À l’aéroport de Glasgow, plus précisément, où un homme, identifié comme Xavier Dupont de Ligonnès, a atterri en provenance de Roissy-Charles-de-Gaulle vendredi soir.

Selon une source proche de l’enquête, la police écossaise a eu l’information selon laquelle Xavier Dupont de Ligonnès était vivant et s’apprêtait à prendre un avion pour Glasgow en provenance de France. Alertée, la police française décide de contacter Interpol qui met alors en place, aux côtés des Écossais, un dispositif pour interpeller cet homme à Glasgow.

À son arrivée dans la capitale écossaise, l’individu est contrôlé. Ses empreintes correspondent à celles de Xavier Dupont de Ligonnès, précise la police écossaise. Les enquêteurs français en charge de ce dossier doivent rejoindre l’Écosse samedi. Pour qu’aucun doute ne persiste, des analyses plus poussées doivent être réalisées très prochainement.

Selon plusieurs sources, Xavier Dupont de Ligonnès serait méconnaissable, son physique et son look ayant beaucoup évolué. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Xavier Dupont de Ligonnès doit être ramené en France dans les prochains jours. Il devra ensuite être entendu par un magistrat instructeur, selon la procédure dédiée.

De nombreuses zones d’ombre

Selon une source bien informée, il voyageait avec un passeport français volé en 2014. Il aurait également passé une partie de sa cavale au Royaume-Uni. Selon une source du Figaro, il serait marié à une Écossaise. Depuis huit ans, cet homme était activement recherché. À maintes reprises, des signalements sont parvenus aux enquêteurs dont les milliers de procès-verbaux rédigés n’ont pas permis de dire s’il était mort ou vivant, s’il avait pu organiser sa fuite ou s’il s’était suicidé.

Xavier Dupont de Ligonnès avait été aperçu pour la dernière fois en avril 2011: le 14 avril, il avait été filmé par la caméra d’un distributeur de billets, et le 15, il avait quitté à pied un hôtel avec, sur le dos, un étui pouvant contenir une carabine. Six jours plus tard, le 21 avril, l’effroi saisissait la ville de Nantes. Ce matin-là, la police découvrait les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants, enterrés sous la terrasse du jardin familial. Les cinq victimes ont vraisemblablement été tuées deux semaines plus tôt, entre le 3 et le 5 avril, d’au moins deux balles de 22 Long Rifle dans la tête. Les chiens de la famille, également abattus, étaient enterrés au même endroit. L’enquête débute mais, rapidement, les enquêteurs butent sur une énigme: où est Xavier Dupont de Ligonnès, le mari et père de cette famille décimée ?

Avec six jours de retard sur le père de famille, les enquêteurs avaient alors remonté le fil de son emploi du temps, sans percer l’énigme. Un mandat de recherche a été émis contre Xavier Dupont de Ligonnès dès le 22 avril, transformé le 10 mai en mandat d’arrêt international. Depuis, plus aucun signe de mouvement de comptes bancaires, d’appels téléphoniques ni de connexions Internet.
En proie à des problèmes d’argent, Xavier Dupont de Ligonnès avait acheté un silencieux et des munitions qui semblent avoir servi au crime. Il s’était inscrit à un club de tir peu avant le quintuple meurtre. Il mentait sur ses activités professionnelles, se disait ruiné et envisageait de supprimer sa famille plus d’un an avant les faits, dans un courriel adressé en janvier 2010 à sa maîtresse, retrouvé par la police.

Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’avait jamais été retrouvé. Plusieurs opérations et campagnes de fouilles ont été menées dans le Var, département où la famille Dupont de Ligonnès avait habité dans les années 1990, notamment après des découvertes de cadavres non identifiés.

Une pincée de théorie du complot – née d’un courrier du père à neuf de ses proches, affirmant qu’il allait être exfiltré vers les États-Unis en raison de sa supposée vie d’agent double -, une famille en apparence tout à fait classique, une préparation qui semble méthodique et une certaine mise en scène de la disparition du père sont venus nourrir l’intérêt pour cette affaire hors du commun. Peu après l’annonce de l’arrestation, le député de Loire-Atlantique et ex-ministre François de Rugy a salué sur Twitter la « coopération » entre les polices française et écossaise qui « devrait permettre à ce drame de trouver enfin son dénouement judiciaire ».

Le Figaro.fr par Par Yohann Blavignat et Christophe Cornevin

Le prix Nobel de la paix au premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

octobre 11, 2019

La présidente de la commission norvégienne qui décerne le Nobel de la paix, Berit Reiss-Andersen, a affirmé que certaines personnes pourraient penser qu’il est trop tôt pour lui remettre le prix, mais que c’est maintenant que les efforts d’Abiy Ahmed ont besoin de reconnaissance et qu’ils méritent d’être encouragés.

© Tiksa Negeri Le dirigeant de 43 ans a signé une Déclaration commune de paix et d’amitié avec le premier ministre érythréen, Isaias Afwerki, en septembre 2018.

Abiy Ahmed a déclaré peu après son arrivée au pouvoir que l’Éthiopie accepterait un accord de paix avec l’Érythrée, mettant fin à l’un des conflits les plus anciens de l’Afrique qui a fait 80 000 morts.

En quelques semaines, le dirigeant de longue date de l’Érythrée s’est rendu à Addis-Abeba et les communications et les liaisons de transport ont été restaurées.

Pour la première fois en deux décennies, des familles longtemps divisées ont pu se réunir en larmes.

L’Éthiopie est « fière en tant que pays », a réagi le bureau du premier ministre du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique.

Nous sommes fiers en tant que nation, s’est réjoui le bureau de M. Abiy sur Twitter, publiant un communiqué estimant que ce prix est la « reconnaissance » du travail du premier ministre pour l’unité, la coopération et la co-existence.

Le prix Nobel de la paix décerné au premier ministre réformateur éthiopien doit encourager ce dernier à entreprendre « plus de réformes pour les droits humains » dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, estime Amnistie internationale.

Ce prix reconnaît le travail crucial du gouvernement du premier ministre Abiy Ahmed pour commencer des réformes pour les droits humains en Éthiopie après des décennies de répression à grande échelle, a commenté Amnistie. Cependant, le travail d’Abiy Ahmed est loin d’être fini.

Abiy Ahmed était un des favoris parmi 304 candidats cette année. Qui d’autre faisait partie de la liste? On ne le saura pas avant 2069. En effet, l’Institut Nobel reste muet sur l’identité des candidats pendant au moins 50 ans.

Avec CBC/Radio-Canada

TransUnion : compromission possible des données personnelles de 37 000 Canadiens

octobre 10, 2019
L’agence de crédit TransUnion a avisé environ 37 000 Canadiens que la confidentialité de leurs renseignements personnels a pu être compromise l’été dernier.

Ces milliers de Canadiens ont reçu récemment une lettre pour les informer qu’une personne non identifiée a eu accès à leurs données personnelles, notamment le nom, la date de naissance, l’adresse et le numéro d’assurance sociale, en s’immisçant illégalement dans le système de TransUnion.

La compagnie offre aux personnes touchées une protection de deux ans de surveillance du crédit. Elle affirme aussi mener une enquête et a informé le commissaire à la protection de la vie privée du Canada de l’incident.

Déjà victime de la fuite de données au Mouvement Desjardins, le Montréalais Benjamin Gingras a eu la désagréable surprise hier de recevoir une lettre de TransUnion. C’était comme un choc, nous a-t-il confié dans une entrevue téléphonique. Qui est TransUnion? Pourquoi ils me parlent? Une autre fuite de données avec une compagnie avec laquelle je n’ai jamais fait affaire.

Benjamin Gingras a été avisé dans cette lettre, comme 37 000 autres Canadiens, que ses renseignements personnels ont pu tomber entre des mains malveillantes.

L’agence de crédit affirme qu’un de ses clients d’affaires, la société de financement d’équipement CWB National Leasing, lui a rapporté que son code d’accès lui permettant de consulter le dossier de crédit de consommateurs dans les systèmes de TransUnion a pu être détourné et utilisé par un intrus pour ainsi accéder aux données personnelles d’environ 37 000 Canadiens.

«L’enquête de TransUnion sur cette situation a également révélé que l’intrus a eu accès à vos renseignements personnels à partir d’une source inconnue d’une tierce partie qui a été utilisée pour faciliter l’attaque.» – Extrait de la lettre de l’agence de crédit TransUnion

On peut aussi lire que l’intrus en question a pu mettre la main sur des renseignements concernant l’identité des personnes touchées, leur crédit et leur historique de paiements entre le 28 juin et le 11 juillet derniers.

Il est aussi précisé dans la lettre que les renseignements du dossier de crédit auxquels l’intrus aurait pu avoir accès comprennent possiblement votre nom, votre date de naissance, votre adresse actuelle, vos adresses antérieures et des renseignements liés à votre crédit et à vos engagements sous forme d’emprunts et aux entités avec lesquelles vous avez ces engagements. Ces renseignements pourraient aussi inclure vos antécédents de paiement. Les renseignements n’incluaient AUCUN numéro de compte.

Inquiétudes et frustrations

Benjamin Gingras est particulièrement préoccupé par le fait qu’il n’a jamais été client de TransUnion et que cette compagnie ait pu donner accès à ses données à un tiers.

Une fois le choc passé, j’ai réalisé : OK, il y a de quoi qui ne marche vraiment pas ici. Que cette compagnie ait mes données, qu’elle fasse affaire avec d’autres compagnies qui peuvent accéder à mes données et que ces compagnies avec qui je n’ai jamais fait affaire. […] Il y a quelque chose de profondément problématique sur la façon dont l’industrie du crédit est réglementée, organisée, et comment les données sont transmises. Il y a lieu d’être très très frustré par rapport à tout ce qui se passe ici.

Il espère que les gouvernements vont presser le pas pour légiférer afin de mieux encadrer l’industrie du crédit et l’utilisation de données confidentielles.

L’expert en cybersécurité Steve Waterhouse partage les craintes et les frustrations de Benjamin Gingras. Les gens ont certainement raison de s’inquiéter, lance-t-il. On s’est fait imposer comme population de ne faire affaire qu’avec deux autorités financières qui sont TransUnion et Equifax en matière de protection de dossier de crédit. Donc, ce sont deux entreprises privées qui ne répondent qu’à elles-mêmes.

Steve Waterhouse attend toujours que les chefs de partis fédéraux dans la campagne électorale se prononcent sur la protection des données personnelles.

Comment ils voient ça maintenant en 2019 et pour les années à venir? Parce que les lois au Canada sont vraiment faibles et les conséquences sont quasi inexistantes pour les compagnies qui sont fautives en matière de fuites d’informations. Si l’on fait la comparaison avec le Règlement général sur la protection des données personnelles en Europe, lui va être impitoyable sur la négligence, alors qu’ici il y a encore une clémence accordée aux entreprises.

Radio-Canada.ca par Éric Plouffe

Prix Nobel de littérature: Olga Tokarczuk et Peter Handke récompensés

octobre 10, 2019

 

Le prix a aussi été remis pour l’année 2018. Il ne l’avait pas été l’an dernier en raison de la crise traversée par l’Académie

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Olga Tokarczuk et Peter Handke. AFP

L’académie suédoise a annoncé jeudi à 13 heures les noms de ses deux derniers lauréats pour le prix Nobel de littérature. Pour l’année 2019, la distinction est décernée à l’auteur autrichien Peter Handke. Le prix Nobel de littérature 2018, qui n’avait pas été remis l’année dernière en raison de la crise traversée par l’Académie, revient à la Polonaise Olga Tokarczuk, 57 ans, lauréate du Man Booker Prize 2018. Ces nouveaux lauréats succèdent à Bob Dylan en 2016 et à Kazuo Ishiguro en 2017.

L’Académie, privée du quorum de membres siégeant prévu dans ses statuts pour désigner un lauréat Nobel, avait dû renoncer l’an dernier, et reporter l’annonce d’un an, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Après des démissions en chaîne et l’intervention du roi pour réformer les statuts, les gardiens du temple, leurs illusions perdues, aspirent à refermer le livre d’une funeste comédie humaine et ne plus désormais parler que de prose et de vers

Par Le Figaro.fr avec AFP

Qu’est-ce qu’Alicem, le projet d’identification par reconnaissance faciale de l’État français?

octobre 10, 2019

 

L’application, qui permettra de se connecter aux services publics grâce à la reconnaissance faciale, pourrait être lancée dès novembre, malgré les critiques des associations de défense des libertés en ligne. Explications.

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L’application Alicem est critiquée par la CNIL car elle ne propose pas d’alternative à la reconnaissance faciale comme moyen d’authentification. interieur.gouv.fr

Après la Chine, l’Inde, et le Royaume-Uni, c’est au tour de la France de vouloir faire entrer la reconnaissance faciale dans la vie quotidienne de ses habitants. Selon le média américain Bloomberg, l’application Alicem, un outil d’identification aux services publics basé sur cette technologie, va être déployée en novembre. Contacté par le Figaro, le ministère de l’Intérieur n’a pas confirmé cette information.

  • Alicem, c’est quoi?

Alicem est une application mobile qui permet de se connecter à des services publics en ligne grâce à des technologies de reconnaissance faciale. Testée depuis le mois de juin, elle a été annoncée en juillet par le ministère de l’Intérieur. Comme FranceConnect, qui donne accès au site des impôts, de la sécurité sociale ou encore de la poste avec un identifiant unique, Alicem est censée permettre d’éviter d’avoir à jongler entre plusieurs identifiants. L’application permettra également de se passer de présence physique à un guichet ou de l’envoi de multiples documents pour accéder à des services qui requièrent une identification sécurisée. Dans ce cas-là, Alicem sera le seul moyen d’effectuer ces procédures de façon dématérialisée. Ce projet s’inscrit donc dans l’objectif du gouvernement de permettre un accès en ligne à la totalité des services publics d’ici à 2022.

  • Comment ça marche?

Pour se connecter à un service public via Alicem, il faudra d’abord fournir son numéro de téléphone, puis prendre son visage en photo sous plusieurs angles, ainsi qu’en vidéo, en remplissant différentes tâches (sourire, cligner des yeux, tourner la tête). Les fichiers biométriques ainsi obtenus seront ensuite comparés avec ceux contenus dans la puce intégrée au passeport en collant le téléphone portable à ce dernier. Pour utiliser Alicem, il faudra donc non seulement posséder un passeport biométrique, ou un titre de séjour délivré après mai 2012, mais aussi un téléphone doté d’une puce NFC. À l’exclusion des iPhone, puisqu’Alicem n’a pas encore de version adaptée aux appareils d’Apple. Une fois la vérification effectuée, l’utilisateur pourra se connecter aux services publics disponibles, sur son smartphone ou son ordinateur.

  • Est-ce obligatoire?

Le ministère de l’Intérieur le précise sur son site internet: «créer un compte Alicem n’est pas obligatoire». Les utilisateurs pourront donc toujours s’identifier avec France Connect ou bien en créant un compte spécifique au service public qu’ils souhaitent utiliser. Mais aussi en se rendant physiquement dans une administration. Ce dernier cas de figure est cependant amené à se raréfier avec le processus de dématérialisation des services publics engagé par le gouvernement. Ce dont s’inquiétait le Défenseur des droits dans un rapport rendu en janvier: «en aucun cas, ces dispositifs ne doivent se substituer à l’accueil physique et des alternatives doivent toujours être réservées pour les personnes n’ayant pas accès à Internet», alertait ce dernier.

  • Est-ce sûr?

Officiellement, le ministère de l’Intérieur se targue d’un «haut niveau de maîtrise par l’utilisateur de ses données». Dans les faits, la vidéo utilisée pour le processus de reconnaissance faciale, et la création du compte, sera effacée après la vérification. En revanche, la photo extraite de la puce du passeport restera stockée sur le téléphone portable de l’utilisateur. Le gouvernement promet cependant qu’aucune donnée biométrique ne sera partagée avec des tiers.

Les services publics ne sont pas exempts de négligence en matière de sécurité informatique. En avril, un ingénieur avait trouvé des failles dans Tchap, une application de messagerie censément sécurisée, développée par l’État Français. Le gouvernement avait alors ouvert une chasse aux bugs pour inciter des hackers à pointer les brèches de sécurité de l’application.

  • Qui sont les opposants à Alicem?

La Quadrature du Net s’est insurgée contre ce qu’elle considère comme «un outil non pas au service du citoyen mais contre lui, pour lutter contre l’anonymat en ligne, pourtant fondamental pour l’exercice de nos droits sur Internet». L’organisation de défense des libertés numériques estime qu’Alicem n’est qu’un premier pas vers la généralisation de ce type de dispositifs et que le gouvernement tente de «normaliser la reconnaissance faciale comme outil d’identification, en passant outre la seule condition qui devrait être acceptable pour son utilisation: notre consentement libre et explicite». La Quadrature du Net a déposé un recours devant le conseil d’État contre la création d’Alicem, mais attends toujours la tenue de l’audience.

Avant même le vote en mai du projet de loi qui autorisait la création d’un dispositif «d’authentification en ligne certifiée sur mobile», la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) avait aussi exprimé de vives inquiétudes concernant l’utilisation d’un tel dispositif. L’autorité de protection des données en France a notamment alerté sur l’incompatibilité entre Alicem et le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui exige le consentement des utilisateurs avant tout prélèvement de leurs données biométriques. Or, ces derniers ne pourront pas choisir un autre mode d’identification que la reconnaissance faciale en utilisant Alicem. Même s’il restera possible de s’identifier autrement qu’avec Alicem, la Cnil a estimé que «le consentement au traitement des données ne peut être regardé comme libre». Ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’aller de l’avant

Le Figaro.fr par Samuel Kahn

Commission européenne : la candidature de Sylvie Goulard rejetée par les eurodéputés

octobre 10, 2019

 

Parmi les eurodéputés appelés à s’exprimer, 82 ont voté contre elle, 29 pour et un s’est abstenu. La Française est visée par deux enquêtes, dont l’une menée par l’office anti-fraude de l’UE.

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Sylvie Goulard, ce jeudi au Parlement Européen. Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Sylvie Goulard, ancienne ministre française désignée par le président Emmanuel Macron pour siéger dans la future Commission européenne, a vu jeudi sa candidature rejetée à une forte majorité lors d’un vote des eurodéputés, a appris l’AFP auprès de sources parlementaires.

Parmi les eurodéputés appelés à s’exprimer, 82 ont voté contre, 29 pour et un s’est abstenu, selon les mêmes sources. Deux enquêtes sont en cours, l’une par la justice française, l’autre par l’office anti-fraude de l’UE (Olaf), sur la participation de Sylvie Goulard à un système d’emplois fictifs pour son parti, le MoDem (centre).

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le pape accepte la démission d’un évêque de New York accusé d’abus sexuels

octobre 10, 2019

 

Le pape François a accepté officiellement jeudi la démission présentée par l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse de New York, Mgr John Jenik, âgé de 75 ans, a annoncé le Vatican dans un communiqué.

Il y a un an, le prélat s’était déjà vu retirer ses fonctions en attendant une enquête du Vatican. Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, avait alors souligné dans un communiqué que «même si les incidents présumés se sont déroulés voici des décennies, une commission a conclu que les éléments étaient suffisants pour trouver l’allégation crédible et argumentée».

L’évêque aurait eu une relation avec un adolescent dans les années 80, des faits niés par Mgr John Jenik. La victime présumée, aujourd’hui âgé de plus de 50 ans avait évoqué, lors d’une conférence de presse à l’automne 2018, des abus perpétrés dans la maison de campagne du prélat lorsqu’il avait entre 13 et 17 ans. Deux nouveaux évêques auxiliaires ont été nommés jeudi par le pape pour seconder le cardinal Timothy Dolan à New York.

Par Le Figaro.avec AFP

Roumanie: le gouvernement social-démocrate renversé par le parlement

octobre 10, 2019

 

Le gouvernement roumain dirigé par la sociale-démocrate Viorica Dancila a été renversé jeudi au parlement par une motion de défiance, ouvrant la voie à des négociations pour trouver une nouvelle majorité, à un mois de l’élection présidentielle.

«La motion a été adoptée, le parlement retire sa confiance au gouvernement», a annoncé le président de la chambre des députés Marcel Ciolacu à l’issue du vote, alors que 238 élus sur un total de 465 se sont prononcés pour le départ de Viorica Dancila, en difficulté depuis plusieurs semaines.

Par Le Figaro.fr avec AFP