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Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France

octobre 18, 2021
Viols organises dans les prisons russes: un lanceur d'alertes demande l'asile en France
Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France© AFP/Ursula HYZY

Il est à l’origine d’une fuite d’une ampleur sans précédent de vidéos de viols organisés et de tortures dans les prisons russes: après un périple rocambolesque, le Bélarusse Sergueï Savelev, demande l’asile en France.

Passé par Istanbul et Tunis, l’ex-détenu âgé de 31 ans est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Roissy et se trouve depuis dans la zone d’attente des demandeurs d’asile. L’AFP l’y a rencontré dimanche.

Début octobre, des images insoutenables d’un prisonnier subissant un viol à l’aide d’une longue perche dans une prison-hôpital de Saratov font scandale en Russie. Quatre responsables des services carcéraux régionaux sont limogés, et même le porte-parole du Kremlin réagit face à l’horreur.

C’est dans cet établissement que Sergueï Savelev a été incarcéré, condamné dans une affaire de trafic de stupéfiants.

C’est là aussi que, sous couvert de ses fonctions de maintenance informatique, il télécharge patiemment et discrètement les fichiers vidéos de prisons à travers toute la Russie, celles-ci étant reliées entre elles par un intranet.

« Au début, ils me contrôlaient puis cette surveillance s’est progressivement relâchée jusqu’à disparaître », raconte cet homme d’aspect frêle et timide.

L’ONG Gulagu.net, qui a publié les images de Saratov, explique que M. Savelev lui a remis quantités de vidéos, prouvant le caractère systémique des mauvais traitements dans les geôles russes.

Sergueï Savelev raconte avoir réussi, peu avant sa libération début février 2021, à dissimuler près de la sortie de sa prison les supports sur lesquels il enregistrait les données.

Le jour de sa sortie, après avoir été minutieusement fouillé, il les récupère, ni vu ni connu, dans la confusion d’un départ groupé.

« Une fois qu’on sait »

« Cette idée murissait depuis longtemps en moi. Il est très difficile psychologiquement de garder de telles choses pour soi. Que peut-on faire d’autre, une fois qu’on sait ? ».

Les violences commises dans les prisons et enregistrées sur ces vidéos sont bien souvent le fait d’autres détenus, à la solde des autorités pénitentiaires en quête de mouchards ou d’aveux.

Un scénario consiste à filmer des sévices sexuels infligés à une victime, puis la vidéo sert de moyen de chantage pour que le détenu supplicié coopère.

Car si le viol est rendu public dans la prison, le prisonnier chutera au plus bas des échelons d’un monde carcéral très hiérarchisé, devenant un paria, un « pétoukh » (coq) dans le riche vocabulaire des taulards.

Sergueï dit avoir subi des mauvais traitements dans une prison de Krasnodar pour qu’il « coopère », sans connaître le pire. Et il assure n’avoir jamais pris part à des violences contre d’autres détenus.

Des coups, il en recevait « environ une fois par semaine mais pas trop forts pour éviter les bleus trop visibles ».

Pour décrire les pressions psychologiques, il raconte cette anecdote: « Mon père a fait 1.000 km pour apporter du saucisson à son fils. Il a essayé un jour, puis le lendemain, il a dormi trois nuits dans sa voiture et ils ne l’ont pas laissé entrer ».

Voir toutes ces vidéos et sept années et demi de prison laissent des traces.

Secret d’Etat

Son psychologue à Minsk « était horrifié par ce que je lui racontais. Il a organisé des séances mais rien n’y faisait », raconte Sergueï, « il m’a prescrit des cachets, puis d’autres et d’autres plus puissants encore mais rien de cela ne me procurait de soulagement ».

Pour avoir subtilisé et diffusé les vidéos illustrant ce système, Sergueï Savelev, qui demande l’asile en France, dit craindre à présent des représailles de l’administration pénitentiaire russe (FSIN) et les services de sécurité (FSB).

Il raconte leur avoir échappé de peu en Russie, assurant que des agents lui avaient proposé, en échange de sa coopération, quatre ans de prison pour « divulgation d’un secret d’Etat » plutôt que 10 à 20 ans pour espionnage.

« Cela ne les intéressait pas de savoir qu’il y avait des violations des droits humains ».

Pour leur échapper, il monte dans une « marchroutka », un minibus qui le conduit jusqu’à Minsk, en passant par la poreuse frontière russo-bélarusse.

La coopération entre forces de l’ordre russes et bélarusses étant de mise, dès son arrivée au Bélarus fin septembre, il s’envole pour Istanbul puis Tunis, pays où aucun visa n’est requis.

Là-bas, en quarantaine dans un hôtel, il prend un billet pour retourner à Minsk avec une escale à Charles-de-Gaulle. Arrivé à Roissy, il met fin au périple et demande l’asile.

« Il a le profil d’une personne qui peut faire l’objet d’une disparition forcée et d’une exécution extrajudiciaire donc les craintes sont sérieuses », estime auprès de l’AFP son avocate Aude Rimailho.

Par Le Point avec AFP

Pédocriminalité dans l’Eglise: appel à la démission des évêques, mobilisation sur les réseaux sociaux

octobre 11, 2021
Pedocriminalite dans l'Eglise: appel a la demission des eveques, mobilisation sur les reseaux sociaux
Pédocriminalité dans l’Eglise: appel à la démission des évêques, mobilisation sur les réseaux sociaux© POOL/AFP/Archives/Thomas COEX

C’est un appel inédit qu’ont lancé lundi trois personnalités en réclamant la démission de l’ensemble des évêques, comme seule réponse « honorable », selon eux, aux conclusions du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l’Eglise catholique.

Par ailleurs, via les réseaux sociaux et des hashtags comme #MyChurchToo, des catholiques s’indignent ou se mobilisent pour réformer leur église.

Dans un texte transmis à l’AFP, trois personnalités ont réclamé lundi « la démission collective de l’ensemble des évêques en exercice », « comme un signe d’espoir et de renouveau ».

Il s’agit du cofondateur de l’association de victimes La parole libérée (aujourd’hui dissoute) François Devaux, de la directrice de la rédaction de Témoignage chrétien Christine Pedotti et de la théologienne Anne Soupa, qui milite depuis plusieurs années pour donner davantage de place aux femmes dans la gouvernance de l’Eglise.

Selon eux, la démission « est le seul geste à la mesure de la catastrophe et de la perte de confiance dans laquelle nous sommes. C’est un premier acte de repentir concret, coûteux, à l’égard des victimes. C’est la seule attitude qui peut permettre de restaurer la maison Eglise ».

C’est aussi « la seule façon de rendre possible l’indemnisation des victimes car la faillite de l’institution est aussi matérielle. Les fidèles ne veulent pas contribuer pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Mais dans une Eglise restaurée dans laquelle tous et toutes seront représentés, cette solidarité et cette fraternité nouvelles permettront de trouver les ressources financières nécessaires », détaillent-ils.

Dans son rapport publié mardi dernier, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), présidée par Jean-Marc Sauvé, a estimé à 216.000 le nombre de mineurs victimes d’un prêtre ou d’un religieux en France depuis les années 1950, et à 330.000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs en lien avec les institutions de l’Eglise.

La France compte un peu moins de 120 évêques.

#MyChurchToo

« Le rapport Sauvé dit que la pédocriminalité est un phénomène systémique. C’est donc l’ensemble du corps – institutionnel – qui doit réagir », a déclaré à l’AFP le père Pierre Vignon. « Les évêques sont responsables, dans l’ensemble du corps – même s’il ne s’agit pas de la responsabilité personnelle de l’un ou l’autre ».

« Ce qui aurait eu du panache et aurait marqué les esprits, aurait été de démissionner aussitôt collectivement », a-t-il écrit ce week-end, dans un texte au site internet religieux italien Adista. Le père Vignon avait réclamé, en août 2018, la démission du cardinal Barbarin.

Tous rappellent qu’en Allemagne, en juin dernier, un des cardinaux les plus influents du pays, l’archevêque de Munich Reinhard Marx, a demandé au pape François d’être démis de ses fonctions, tirant les conséquences de l' »échec », selon lui, de l’Église catholique dans « la catastrophe des abus sexuels », notamment dans le diocèse de Cologne, le plus important du pays. Une demande qui sera ensuite rejetée par le pape.

Trois mois avant, un rapport accablant avait révélé que des centaines de mineurs avaient subi des violences sexuelles dans le diocèse de Cologne entre 1975 et 2018, et que plusieurs responsables religieux s’étaient tus.

Le rapport Sauvé a continué lundi à susciter des réactions. Vendredi des messages ont émergé sur le réseau Twitter sous les hashtags #AussiMonÉglise et #MyChurchToo, relayés par des influenceurs catholiques comme Erwan Le Morhedec, auteur du blog koztoujours. Des fidèles, pratiquants ou non, s’interrogent sur les réformes à mener, ou expriment leur indignation.

« Aux victimes qui nous lisent, pardon. Pardon de ne pas avoir été là pour vous, hier. Croyez que nous voulons l’être aujourd’hui. Laïcs, nous réclamons les réformes nécessaires. Pas au rabais, pas au minimum, avec ambition ! », a lancé Erwan Le Morhedec.

De son côté, la conférence des baptisés francophones, un réseau d’associations de catholiques réformateurs qui tenait ses assises ce week-end à Paris, a prévenu dans un communiqué que les fidèles attendaient « des changements de fond à hauteur des enjeux » et prévenu qu’elle serait « la vigie exigeante de la mise en œuvre des recommandations » de la Ciase.

Par Le Point avec AFP

Algérie: l’ex-président Abdelaziz Bouteflika est mort

septembre 17, 2021

Algerie: l'ex-president Abdelaziz Bouteflika est mort
Algérie: l’ex-président Abdelaziz Bouteflika est mort© AFP/Archives/RYAD KRAMDI

L’ancien président Algérien Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019 après des manifestations massives contre sa volonté de briguer un nouveau mandat, est décédé vendredi à l’âge de 84 ans, a annoncé la télévision publique.

« Décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika », a indiqué un bandeau déroulant à la télévision nationale, qui cite un communiqué de la présidence de la République.

Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l’armée et de la rue, M. Bouteflika était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l’ouest d’Alger.

Sa chute était devenue inéluctable après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat, après 20 ans au pouvoir, malgré sa maladie.

M. Bouteflika est décédé à « 22H00 (21H00 GMT) à son lieu de résidence », selon la chaîne privée El Hayet TV.

Omniprésent dans la vie politique algérienne durant des décennies, mais devenu quasi-invisible depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, M. Bouteflika n’avait donné aucun signe de vie depuis que le mouvement de contestation populaire du « Hirak » et l’armée l’ont contraint à la démission.

Ce jour-là, il était apparu pour la dernière fois à la télévision pour annoncer qu’il jetait l’éponge. Il avait fait officiellement parler de lui pour la dernière fois lorsque son frère Nacer avait voté par procuration en son nom pour la présidentielle du 12 décembre 2019 qui avait permis l’élection de son successeur, le président Abdelamadjid Tebboune.

Par Le Point avec AFP

Après le séisme, Haïti toujours dans le choc

août 17, 2021

Avec France24

Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain

avril 24, 2021
Biden reconnait le genocide armenien, la Turquie convoque l'ambassadeur americain
Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain© AFP/Archives/Andrew CABALLERO

Joe Biden a reconnu samedi le génocide arménien, devenant le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d’un million et demi d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman en 1915, suscitant la colère de la Turquie.

Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a immédiatement réagi en dénonçant « la politisation par des tiers » de ce débat, dans un message adressé au patriarche arménien à Istanbul.

Le ministre turc des Affaires étrangères a convoqué samedi l’ambassadeur américain pour protester, a rapporté l’agence de presse d’Etat Anadolu.

La Turquie n’a « de leçons à recevoir de personne sur son histoire », avait-il auparavant déclaré.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a de son côté salué une « mesure très forte envers la justice et la vérité historique » dans un message sur Facebook.

Le génocide arménien est reconnu par plus de vingt pays et par de nombreux historiens mais il est vigoureusement contesté par la Turquie.

« Les Américains honorent tous les Arméniens ayant péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd’hui », a écrit Joe Biden dans un communiqué.

« Nous affirmons l’histoire. Nous ne faisons pas cela pour accabler quiconque mais pour nous assurer que ce qui s’est passé ne se répètera jamais », a-t-il ajouté.

Le président démocrate, qui avait promis pendant sa campagne électorale de prendre l’initiative sur ce dossier, a informé vendredi de sa décision son homologue turc dans une conversation téléphonique.

Les deux dirigeants sont convenus de se rencontrer en juin en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Au téléphone avec le chef de l’Etat turc, le locataire de la Maison Blanche a exprimé sa volonté de bâtir une « relation bilatérale constructive », selon le bref compte-rendu américain qui évoque la nécessité d’une « gestion efficace des désaccords ».

« Honorer les victimes »

Il s’agit d' »honorer les victimes, pas d’accabler qui que ce soit », a insisté une responsable américaine, sous couvert de l’anonymat. « Nous continuons de considérer la Turquie comme un allié crucial au sein de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Sans citer explicitement les Etats-Unis, le président turc avait dès jeudi adressé une mise en garde à peine voilée à Washington.

Au cours d’une réunion avec des conseillers, il a prévenu qu’il continuerait à « défendre la vérité contre ceux qui soutiennent le mensonge du soi-disant +génocide arménien+ (…) à des fins politiques ».

Malgré des années de pressions de la communauté arménienne aux Etats-Unis, aucun président américain ne s’était jusqu’ici risqué à fâcher Ankara.

Le Congrès américain a reconnu le génocide arménien en décembre 2019 à l’occasion d’un vote symbolique, mais Donald Trump, qui entretenait d’assez bonnes relations avec Recep Tayyip Erdogan, avait refusé d’utiliser ce mot, parlant seulement d' »une des pires atrocités de masse du XXe siècle ».

Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Ils commémorent ce génocide chaque année le 24 avril.

La Turquie, issue du démantèlement de l’empire en 1920, reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d’une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

« La Turquie ne va jamais reconnaître le génocide. Cela n’arrivera jamais », a confié à l’AFP Aram Bowen, 33 ans, au cours d’un rassemblement de plusieurs centaines de membres de la communauté arménienne à New York.

L’annonce de Joe Biden est « ce qui se rapproche le plus d’une reconnaissance mondiale », a-t-il poursuivi.

Aussi présent au rassemblement new-yorkais, Samuel Armen, 32 ans, qui est né en Arménie, a de son côté jugé que ce geste était « étape positive », mais pas encore « suffisante ».

« Cela fait des années qu’on attend cela, on voulait cela avant Biden. On a eu beaucoup de promesses avec Trump et avant, on a attendu », a quant à elle dit à l’AFP Taline Nourian, croisée à Erevan.

« Je pense que la Turquie aura peur maintenant car tous les pays vont commencer à reconnaître (le génocide) cette année ou celle d’après, tout le monde va en parler », a affirmé cette Arménienne de 41 ans.

Moins optimiste, Gregory, interrogé par l’AFP dans les rues de Jérusalem pense que cette décision « ne va rien changer ».

« L’Arménie est un peu petit pays, nous ne sommes pas grands et puissants comme la Turquie. Nous n’avons pas beaucoup à offrir en terme de géopolitique et de commerce », poursuit l’homme dans la soixantaine en face du couvent arménien St-Jacques.

L’annonce de M. Biden n’aura pas de portée légale, mais elle ne peut qu’aggraver les tensions avec une Turquie que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a qualifiée de « soi-disant partenaire stratégique » qui « par de nombreux aspects ne se comporte pas comme un allié ».

Le président démocrate assure vouloir mettre la défense des droits humains au cœur de sa politique étrangère. Son gouvernement a confirmé l’accusation de « génocide » portée dans les derniers jours de la présidence de Donald Trump contre la Chine pour la répression des musulmans ouïghours.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence

mars 29, 2021
Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Pétrole, a été nommé secrétaire général de la présidence ivoirienne ce lundi 29 mars 2021.

Ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, Abdourahmane Cissé a été nommé secrétaire général de la présidence, le poste qu’occupait depuis 2017 Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre après avoir assuré l’intérim d’Hamed Bakayoko.

Sa nomination par décret a été annoncée ce lundi 29 mars, en début d’après-midi. Abdourahmane Cissé, qui occupait le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, devient donc le nouveau secrétaire général de la présidence ivoirienne. À 39 ans, cet ingénieur de formation reprend donc le flambeau laissé par Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre vendredi 26 mars (il y avait été nommé par intérim après le départ pour la France d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre brutalement décédé depuis), à qui Alassane Ouattara a confié la mission de constituer le futur gouvernement dans les jours qui viennent.PUBLICITÉ

Un duo de technocrates

En choisissant Abdourahmane Cissé comme secrétaire général, en tandem avec Patrick Achi à la primature, Alassane Ouattara fait le choix d’un duo de technocrates pour occuper deux postes stratégiques au sommet de l’exécutif. Selon une source proche du Premier ministre, le président l’a informé de son choix lors d’un entretien au palais, ce lundi dans la matinée.

Achi et Cissé seront appelés à travailler ensemble de manière quotidienne : dans le dispositif mis en place par le chef de l’État, le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence préparent en effet les réunions du conseil des ministres lors de rencontres régulières au cours desquelles les principaux dossiers sont abordés.

IL A COMMENCÉ SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE BANQUIER AU SEIN DE GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Né en 1981 dans la commune populaire de Treichville, à Abidjan, d’une mère au foyer et d’un père entrepreneur en bâtiment, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, Abdourahmane Cissé a suivi de brillantes études. Au sein de l’école publique ivoirienne d’abord, puis en France, où il a intégré l’École polytechnique et l’Institut français du pétrole avant de s’envoler pour les États-Unis, où il a poursuivi son cursus à l’université d’Oklahoma.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que trader à Goldman Sachs International, à Londres. En 2011, il quitte la prestigieuse banque d’affaires et rentre en Côte d’Ivoire, dans le sillage de l’élection d’Alassane Ouattara.

Ascension fulgurante

Il pénètre dans le sérail par le biais de Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère du chef de l’État, qu’il a rencontré à Londres. L’ascension est fulgurante. En 2012, il est nommé conseiller chargé des Finances publiques auprès d’Alassane Ouattara, avant de devenir le chef de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Nialé Kaba. En 2013, le voilà nommé à son premier poste au sein du gouvernement : il devient ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

En 2017, il quitte le gouvernement et devient ministre conseiller spécial auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, avant de faire un retour remarqué en prenant la tête du ministère du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, le 10 décembre 2018. Un poste où il succède à Thierry Tanoh, qui était alors le dernier ministre issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) encore présent au sein de l’exécutif.

Aux dernières législatives, lors desquelles Alassane Ouattara avait encouragé ses ministres à se présenter, tout en prévenant que ceux qui ne seraient pas élus risquaient de ne pas être reconduits, Abdourahmane Cissé avait fait le choix de ne pas se briguer la députation dans la circonscription de Port-Bouët, bastion du PDCI situé dans le sud d’Abidjan.

Avec jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Canada: « Forte hausse » des hospitalisations au Québec

décembre 30, 2020

La santé publique fait état de 2511 nouveaux cas de COVID-19 au Québec au cours des dernières 24 heures, un record, en plus de 41 décès supplémentaires. Les hopistalisations sont aussi en « forte hausse ».

Devant les urgences qui débordent déjà dans de nombreux hôpitaux de la province, les médecins craignent encore plus que d’habitude l’arrivée du mois de janvier, traditionnellement très achalandé.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada 

Devant les urgences qui débordent déjà dans de nombreux hôpitaux de la province, les médecins craignent encore plus que d’habitude l’arrivée du mois de janvier, traditionnellement très achalandé.

On recense 80 de plus qui sont hospitalisées que la veille, pour un total de 1211. De ces patients, 152 se trouvent aux soins intensifs, soit 4 de plus que mardi.

«L’ensemble des indicateurs continuent de monter. Les hospitalisations sont en forte hausse et on a même franchi le cap des 1200», a déploré le ministre de la Santé Christian Dubé sur Twitter.

«Les sacrifices qu’on demande aux Québécois pour le temps des Fêtes, c’est pour nous aider à contrôler cette 2e vague», a-t-il ajouté.

En date du 28 décembre, le nombre de prélèvements réalisés s’élève à 28 541, pour un total de 4 845 631 depuis le début de la pandémie. 

Par ailleurs, 2739 doses de vaccin ont été administrées mardi, pour un total de 25 315 personnes immunisées.

 CBC/Radio-Canada 

Congo/Niari: Trois sociétés forestières érigent leur parc de déchargement des grumes dans la cour d’une école primaire

octobre 8, 2020

 

Le garrot se resserre et les populations du village Moukondo, situé à un jet de pierre de Louvakou dans le Niari (sud), commencent à étouffer. Les coups de gueule des parents d’élèves se bousculent en effet de toute part. Les raisons de la colère : trois sociétés forestières, notamment Taman-Industrie, Sicofor et MSGS ont érigé un parc de déchargement des grumes dans la cour de l’unique école primaire de leur village sans une autorisation préalable.

Pour les populations du village Moukondo, cette situation qui les sidère, représente un danger permanent pour les élèves, à quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021.

Vivement que ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans la gestion des écoles au Congo-Brazzaville trouvent la solution qui convient pour soulager les populations du village Moukondo en colère et avant la rentrée scolaire fixée au 12 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Avec Sacer-infos.com par Pascal Nguie

Centrafrique: 3 morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU

septembre 27, 2019

 

Un hélicoptère de combat utilisé par les forces de l’ONU en Centrafrique s’est écrasé vendredi 27 septembre au moment de son atterrissage à Bouar, dans l’ouest du pays, faisant trois morts et un blessé, a annoncé vendredi l’ONU.

«C’est avec une peine immense que j’ai appris le crash d’un hélicoptère de combat sénégalais avec trois morts et un blessé au moment de son atterrissage à Bouar», a écrit le chef de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) sur Twitter.

Le crash de cet hélicoptère russe de type Mi-35 a été confirmé par l’armée sénégalaise dans un communiqué publié vendredi après-midi. «L’état-major général des armées est en contact permanent avec les autorités de l’ONU en vue de l’évacuation du blessé et du rapatriement des dépouilles», a indiqué le ministère des forces armées. L’aéronef «revenait d’une mission opérationnelle» au profit de la Minusca, a-t-il ajouté. La Minusca a mené jeudi une attaque contre le groupe armé centrafricain Retour réclamation réhabilitation (3R) à Koui, dans le nord-ouest du pays. Jeudi soir, le mouvement rebelle avait affirmé qu’une de ses bases avait été bombardée par des casques bleus. 3R fait partie des 14 groupes armés signataires le 6 février d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, qui a pour ambition de mettre fin aux conflits qui déchirent le pays depuis 2013.

Mercredi, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, avait appelé le leader des 3R, Sidiki Abass, «à livrer les auteurs des massacres commis en mai dernier dans la région de Paoua». Quarante-six civils avaient été tués par des éléments des 3R dans cette région du nord du pays. A ce jour, seuls trois auteurs présumés ont été livrés aux autorités. Le 4 septembre, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, avait annoncé sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Sidi Bi Soulemane avait intégré le gouvernement le 6 mars, en même temps que d’autres représentants des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.

Malgré une relative accalmie depuis la signature de cet accord de paix, les violences contre les civils et entre groupes armés se poursuivent en Centrafrique. Le 14 septembre, deux groupes armés signataires de l’accord se sont affrontés à Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Quelque 13.000 personnes ont été déplacées par ces combats, qui ont causé la mort de 23 miliciens. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC-Congo: Séjour de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Brazzaville

septembre 10, 2019

Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO séjourne depuis lundi dans la soirée à Brazzaville pour participer au 5ème Forum Investir en Afrique.

En effet, c’est dans le Centre International de Conférence de Kintele que se tiendront ces assises du 10 au 12 Septembre 2019. Plusieurs Chefs d’états et de délégation sont attendus à Brazzaville pour cet événement

La Banque Mondiale, la Banque Chinoise de Développement, le Ministère des finances de la République populaire de Chine sont les co-organisateurs de ce forum économique.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr