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Congo-Vie des partis : la Fédération de l’opposition rejette la révision de la Constitution

janvier 6, 2022

La Fédération de l’opposition congolaise regroupant l’Initiative pour la démocratie au Congo, le Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko a tenu la session ordinaire de son Conseil fédéral national le 5 janvier, à Brazzaville. A cet effet, elle a rejeté le processus de modification de la Constitution enclenchée par le gouvernement.

Clément Mierassa (au milieu) entouré de ses collègues de la plateforme, Michel Mampouya, à gauche et Charles Zacharie Bowao, à droite./Adiac

Douze points, tous adoptés, figuraient à l’ordre du jour de la session ordinaire du Conseil fédéral national de l’opposition congolaise, dirigée par son président, Clément Mierassa. L’opposition congolaise n’a pas adopté de recommandations phares à l’issue des travaux mais est revenue sur la détention de deux de ses membres influents, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, qu’elle appelle à la libération pure et simple.

« S’agissant des prisonniers politiques, le Conseil national de l’opposition rappelle que le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées a reconnu que la détention de Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa était arbitraire. Au Mali, Sénégal, RDC, en Guinée et dans d’autres pays, des mesures d’apaisement, de réconciliation nationale et de libération des prisonniers politiques ont été prises, mais aujourd’hui, le Congo fait tristement exception », relève le communiqué final des travaux.

La Fédération de l’opposition congolaise a, par ailleurs, décortiqué, point par point, le dernier message à la nation du chef de l’Etat. Sur le sujet, l’opposition radicale a fustigé la modification en cours de la Constitution du 25 octobre 2015, notamment en son article 157 sur la durée de l’état d’urgence sanitaire. L’opposition congolaise voit derrière ce processus le début d’une manoeuvre politicienne qui pourrait s’étendre à d’autres articles de la loi fondamentale, au profit d’une infime minorité.

« Sur la révision de la Constitution du 25 octobre 2015, le Conseil national de l’opposition rappelle aux Congolais que le Congo caracole tristement au faîte des pays d’instabilité constitutionnelle. La Fédération de l’opposition congolaise désapprouve et condamne fermement cette révision qui n’est simplement qu’une manœuvre politicienne du pouvoir pour matérialiser ses ambitions politiques », a indiqué Clément Miérassa.

Mauvaise gouvernance et enrichissement illicite

Même si l’économie congolaise semble se remettre progressivement de la récession, avec une croissance qui est passée à 0,5% en 2021, contre -6,2% en 2020, Clément Mierassa estime que le Congo a de sérieux problèmes de gouvernance qu’il faille régler en urgence. Il a cité en premier la corruption pour laquelle le Congo, selon lui, ferait partie du Top 10 des pays d’Afrique les plus corrompus.

« La crise économique que le Congo traverse n’est pas tombée du ciel, elle est plutôt causée par un groupuscule de dignitaires. Si l’opposition avait une mesure à prendre, c’est de traquer tous ceux qui ont mis le Congo par terre pour qu’ils répondent afin d’être punis sévèrement conformément à la loi », a déclaré l’orateur.

Le Congo étant toujours en pleine crise multidimensionnelle, a-t-il souligné, l’opposition congolaise réitère son appel au dialogue national, qui constitue, selon lui, l’unique voie de sortie à ladite crise.

D’autres caciques de l’opposition congolaise ont pris part à cette session ordinaire, parmi lesquels Charles Zacharie Bowao et Michel Mampouya.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Canada: 5043 nouveaux cas de COVID-19 et huit décès supplémentaires au Québec

décembre 21, 2021
Une file d’attente devant un centre de vaccination.

Attente de vaccination contre la COVID-19 à Montréal. Photo: La Presse Canadienne/Graham Hughes

La santé publique du Québec recense 5043 nouveaux cas de COVID-19, d’après le plus récent bilan sanitaire. Le nombre d’hospitalisations a quant à lui augmenté de 18 par rapport aux données de la veille.

Huit nouveaux décès liés à la maladie ont été déclarés au cours des dernières 24 heures. Le total des morts attribuables à la COVID-19 s’établit maintenant à 11 650 au Québec.

Le nombre d’hospitalisations pour l’ensemble de la province s’élève quant à lui à 415. Le nombre d’hospitalisations a doublé en un mois et au moins la moitié des lits consacrés aux patients atteints de la COVID-19 dans les hôpitaux du Québec sont déjà occupés.

Depuis le dernier bilan, 59 personnes de plus ont été hospitalisées en raison de la COVID-19, alors que 41 ont pu quitter l’hôpital.

Sur les 59 nouveaux cas hospitalisés, 32 n’étaient pas considérés comme adéquatement vaccinés, selon les données du ministère de la Santé.

On compte également 88 patients traités aux soins intensifs, soit deux de plus que la veille.

Au moins 495 337 personnes ont contracté la maladie au Québec depuis le recensement du premier cas de COVID-19, en février 2020.

Les opérations de dépistage se poursuivent pendant ce temps sur l’ensemble du territoire, où 43 910 prélèvements ont été effectués le 20 décembre.

Vaccination

Plus de 76 356 doses supplémentaires de vaccin ont été administrées au cours des dernières 24 heures, ce qui porte à 14 679 995 le nombre de doses reçues par des Québécois, en incluant ceux qui ont été vaccinés à l’extérieur de la province.

À ce jour, 8 % des Québécois âgés de 5 ans et plus ont reçu deux doses d’un vaccin contre la COVID-19 et 9 % ont reçu une troisième dose, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux.Début du widget .

Il s’agit du bilan de nouvelles infections le plus élevé qu’on a enregistré au Québec depuis le début de la pandémie. Alimentée par le variant Omicron, cette poussée de la maladie a plus que doublé le nombre de cas quotidiens au Québec depuis une semaine.

Malgré un taux de vaccination de 81 % chez les 5 ans et plus, le gouvernement Legault a annoncé hier un train de restrictions immédiates, dont la fermeture des écoles, des bars, des salles de sport, des casinos, des salles de spectacle, en plus de réduire les heures d’ouverture des salles à manger des restaurants.

Ces mesures pourraient encore être resserrées au cours des prochaines heures en fonction de la gravité des scénarios et des projections qui ont été présentés lundi au premier ministre François Legault par les experts de  l’Institut national de santé publique du QuébecINSPQ et de l’Institut national d’excellence en santé et services sociauxINESSS.

315 000 rendez-vous pour la vaccination

Pendant ce temps, Québec met les bouchées doubles pour accélérer la vaccination et surtout la distribution des troisièmes doses de vaccin censées augmenter sensiblement l’immunité des gens face au variant Omicron. Celui-ci est réputé deux ou trois fois plus contagieux que les autres variants.

Selon le ministre Dubé, plus de 315 000 Québécois ont pris un rendez-vous de vaccination dans la journée de lundi alors que plus de 73 000 ont reçu une dose, dont 64 000 doses de rappel.

Rappelons que le gouvernement du Québec, qui tente d’accélérer la vaccination, a fait appel à toutes les personnes dont les compétences médicales leur permettent de faire des injections. Québec a aussi fait une demande au gouvernement fédéral pour obtenir le déploiement de militaires afin de prêter main-forte dans les cliniques de vaccination.

Avec Radio-Canada

Enfin un grand revirement de situation au Québec

décembre 20, 2021

Après avoir connu un régime de douceur, de verglas et de pluie, le Québec se retrouve au cœur d’un changement de paradigme. Un contexte météorologique complètement différent arrive à temps pour les Fêtes.

Changement de régime

Depuis le week-end dernier, la province vit un grand revirement de situation. De la neige a couvert le sol de façon marquée après le passage d’un système en provenance du sud des États-Unis. Tandis qu’une dépression affecte les secteurs au nord du fleuve ce lundi, un autre événement apportera des chutes de neige mercredi. Cette fois, les régions de l’est de la province seront les plus choyées.

© Fournis par MétéoMédia

Noël sous les flocons

Plusieurs régions du Québec auront droit à un paysage hivernal le jour de Noël. En effet, un système en provenance de l’ouest apportera des flocons dans certaines régions. La trajectoire de la dépression pourrait changer, mais Montréal et la Montérégie devraient recevoir quelques centimètres le 25 décembre.

© Fournis par MétéoMédia

À temps pour les Fêtes

Ceux qui pratiquent des sports d’hiver seront choyés. Malgré le fait que certaines régions accusent encore un certain retard, le tapis neigeux sera bonifié cette semaine. Pour le ski de randonnée et la motoneige, les régions au nord du Saint-Laurent offriront les meilleures surfaces.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia par Francis Brière

Après les mines, la RDC veut faire le ménage dans ses forêts

novembre 2, 2021
Les forêts du bassin du Congo constituent la deuxième plus vaste forêt tropicale de la planète après l’Amazonie. © Jens GROSSMANN/LAIF-REA

En pleine conférence mondiale sur le climat, Kinshasa durcit le ton contre la déforestation, annonçant interdire l’exportation de grumes. Une volonté de reprendre la main sur ses forêts après avoir lancé un même processus dans le secteur minier.

L’annonce est intervenue quelques jours avant l’ouverture de la COP26, la conférence mondiale sur le climat, ce week-end et ce n’est sans doute pas un hasard. Eve Bazaïba, la ministre de l’Environnement de la RDC a annoncé, le 28 octobre, l’interdiction prochaine de toutes les exportations de grumes (pièce spécifique de bois) dans le pays.

Outre cette annonce forte, la ministre a promis d’autres mesures visant à limiter la déforestation et à préserver les espèces vivant dans la forêt du bassin du Congo, la deuxième forêt fluviale la plus grande à l’échelle de la planète, juste derrière l’Amazonie.

« Cela permettra de laisser du temps à la nature pour se restaurer, notamment par le biais d’un programme de reboisement que nous avons organisé avec tous nos partenaires techniques, financiers et de développement », a déclaré la ministre.

Ressource précieuse

Cette prise de position intervient dans le contexte de la tenue depuis le début de la semaine de la COP26 à Glasgow en Écosse, évènement durant lequel plus de 100 pays, dont la RDC, se sont engagés à mettre fin à la déforestation – phénomène responsable d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre – à l’horizon 2030.

Alors qu’un collectif de ministres de l’Environnement et de chercheurs réclame une enveloppe de 150 millions de dollars à destination du bassin du Congo, l’engagement de la centaine de pays prévoit  lamobilisation de plus de 19 milliards de dollars de fonds publics et privés sur plusieurs années afin de financer des programmes de protection des forêts.

En RDC, une nouvelle entité, la Direction de reboisement et horticulture (DRHo), a pour mission depuis 2020 de reconstituer le capital forestier du pays. Selon son plan d’action, un milliard d’arbres devraient être plantés à l’horizon 2023 et 1 800 hectares de projets agroforestiers divers sont planifiés.

Chaque année, le pays exporte en moyenne 120 000 m3 de bois, ressource précieuse pour l’économie nationale. En 2016, selon l’Agence française de développement, la RDC en a produit 200 000 m3.

production annuelle de grumes
production annuelle de grumes © Production annuelle de grumes en RDC. Source : AFD 2017

Pratiques illégales

Selon une étude réalisée par l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (ERAIFT),  les acteurs du secteur sont, pour moitié, de grandes entreprises (Sodefor, Maniema Union, Forabola et Booming Green) et, pour l’autre moitié, des moyennes et petites entreprises (CFT, IFCO, Somifor et Établissement Kitenge-Lola).

Classement des entreprises basé sur la proportionnalité des surfaces forestières exploitées
Classement des entreprises basé sur la proportionnalité des surfaces forestières exploitées © Classement des entreprises basé sur la proportionnalité des surfaces forestières exploitées. Source : Ecole Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de gestion Intégrés des Forêts et territoires Tropicaux (ERAIFT)

L’activité est marquée par des pratiques abusives, pointe la Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB), dont l’exploitation en dehors des zones autorisées avec dépassement des volumes permis, le marquage frauduleux du bois, le non-paiement des redevances ou encore le non respect des règles de l’exploitation forestière durable.

NOUS NE VOULONS PLUS DE CONTRATS AVEC DES PARTENAIRES QUI SONT VENUS COUPER SAUVAGEMENT NOS FORÊTS

« Du bois à haut risque d’illégalité d’une valeur d’au moins 21 millions de dollars US a été expédié vers les marchés internationaux depuis la RDC en 2014-2015», notait ainsi un rapport publié par le gouvernement français en 2015. Ainsi, selon ce même rapport, la majeure partie du bois récolté de manière industrielle en RDC et commercialisé à travers le monde était considéré comme « risquant fort d’être illégale ».

Audit de tous les contrats

En 2018, les plus grands acheteurs en valeur de bois du Congo étaient le Vietnam, l’Union européenne (via l’Association européenne de libre-échange), et la Chine, selon Forest Trends, un groupe de conservation basé aux États-Unis.

Face à ce constat, le président congolais Félix Tshisekedi a ordonné, au début d’octobre, un audit de tous les contrats d’exploitation forestière en vigueur. « Nous ne voulons plus de contrats avec des partenaires qui sont venus couper sauvagement nos forêts, nous allons mettre fin ce type de contrats », a renchéri  la ministre Bazaiba.

La date d’entrée en vigueur de l’interdiction annoncée n’a toutefois pas été précisée. En outre, ce n’est pas la première fois qu’un ministre congolais de l’Environnement fait ce type de déclaration.

Progrès trop lents

Le 19 mars 2020, le ministre de l’Environnement et du Développement durable de l’époque, Claude Nyamugabo Bazibuhe, avait déjà lancé à Kinshasa une campagne pour lutter contre la déforestation. Le ministre avait décidé de saisir toutes les grumes illégales et d’interdire les activités de scierie dans les ports, promettant de mettre en place une véritable traçabilité dans la filière.

LA RDC EST LE DEUXIÈME FRONT DE DÉFORESTATION DANS LE MONDE

Les progrès demeurent cependant modestes. Sur le plan juridique, par exemple, la seule mesure forte à avoir été adoptée remonte à près de vingt ans : 2002 avait vu l’instauration d’un moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières.

Pour rappel, les nombreuses variétés végétales qui peuplent la forêt du bassin du Congo absorbent chaque année environ 4 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone de l’atmosphère, selon l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale. Cette mosaïque de forêts dont 60 % se trouvent au Congo, traversent cinq autres pays du continent : la République du Congo, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Cameroun. Abritant 10 000 espèces de plantes tropicales, dont 30 % uniques à la région, la forêt constitue un rempart majeur contre le réchauffement climatique.

300 000 personnes dans le secteur

Or, dans son rapport de 2019, Global Forest Watch indique que la RDC est le deuxième front de déforestation dans le monde. « En quinze ans, le pays a perdu 6 % de son couvert forestier », pointe le rapport. Selon les chiffres de l’ONU, le déboisement y a doublé au cours de la dernière décennie, notamment à cause de « la forte demande en bois de chauffage et en charbon de bois, des plantations d’huile de palme et autres exploitations agricoles commerciales ».

D’après les dernières estimations du Centre de recherche forestière internationale (Cifor) et du Fonds forestier national (FFN), le bois est la principale source d’énergie pour 90 % de la population urbaine de la RDC. Pour parvenir à répondre à ce besoin, le gouvernement préconise la butanisation (utilisation domestique du gaz).

En tout, environ 5,8 millions de m3 de bois sont vendus à Kinshasa et à Kisangani. En moyenne, 300 000 personnes sont impliquées dans ce secteur.

Avec Jeune Afrique par Yara Rizki

Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France

octobre 18, 2021
Viols organises dans les prisons russes: un lanceur d'alertes demande l'asile en France
Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France© AFP/Ursula HYZY

Il est à l’origine d’une fuite d’une ampleur sans précédent de vidéos de viols organisés et de tortures dans les prisons russes: après un périple rocambolesque, le Bélarusse Sergueï Savelev, demande l’asile en France.

Passé par Istanbul et Tunis, l’ex-détenu âgé de 31 ans est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Roissy et se trouve depuis dans la zone d’attente des demandeurs d’asile. L’AFP l’y a rencontré dimanche.

Début octobre, des images insoutenables d’un prisonnier subissant un viol à l’aide d’une longue perche dans une prison-hôpital de Saratov font scandale en Russie. Quatre responsables des services carcéraux régionaux sont limogés, et même le porte-parole du Kremlin réagit face à l’horreur.

C’est dans cet établissement que Sergueï Savelev a été incarcéré, condamné dans une affaire de trafic de stupéfiants.

C’est là aussi que, sous couvert de ses fonctions de maintenance informatique, il télécharge patiemment et discrètement les fichiers vidéos de prisons à travers toute la Russie, celles-ci étant reliées entre elles par un intranet.

« Au début, ils me contrôlaient puis cette surveillance s’est progressivement relâchée jusqu’à disparaître », raconte cet homme d’aspect frêle et timide.

L’ONG Gulagu.net, qui a publié les images de Saratov, explique que M. Savelev lui a remis quantités de vidéos, prouvant le caractère systémique des mauvais traitements dans les geôles russes.

Sergueï Savelev raconte avoir réussi, peu avant sa libération début février 2021, à dissimuler près de la sortie de sa prison les supports sur lesquels il enregistrait les données.

Le jour de sa sortie, après avoir été minutieusement fouillé, il les récupère, ni vu ni connu, dans la confusion d’un départ groupé.

« Une fois qu’on sait »

« Cette idée murissait depuis longtemps en moi. Il est très difficile psychologiquement de garder de telles choses pour soi. Que peut-on faire d’autre, une fois qu’on sait ? ».

Les violences commises dans les prisons et enregistrées sur ces vidéos sont bien souvent le fait d’autres détenus, à la solde des autorités pénitentiaires en quête de mouchards ou d’aveux.

Un scénario consiste à filmer des sévices sexuels infligés à une victime, puis la vidéo sert de moyen de chantage pour que le détenu supplicié coopère.

Car si le viol est rendu public dans la prison, le prisonnier chutera au plus bas des échelons d’un monde carcéral très hiérarchisé, devenant un paria, un « pétoukh » (coq) dans le riche vocabulaire des taulards.

Sergueï dit avoir subi des mauvais traitements dans une prison de Krasnodar pour qu’il « coopère », sans connaître le pire. Et il assure n’avoir jamais pris part à des violences contre d’autres détenus.

Des coups, il en recevait « environ une fois par semaine mais pas trop forts pour éviter les bleus trop visibles ».

Pour décrire les pressions psychologiques, il raconte cette anecdote: « Mon père a fait 1.000 km pour apporter du saucisson à son fils. Il a essayé un jour, puis le lendemain, il a dormi trois nuits dans sa voiture et ils ne l’ont pas laissé entrer ».

Voir toutes ces vidéos et sept années et demi de prison laissent des traces.

Secret d’Etat

Son psychologue à Minsk « était horrifié par ce que je lui racontais. Il a organisé des séances mais rien n’y faisait », raconte Sergueï, « il m’a prescrit des cachets, puis d’autres et d’autres plus puissants encore mais rien de cela ne me procurait de soulagement ».

Pour avoir subtilisé et diffusé les vidéos illustrant ce système, Sergueï Savelev, qui demande l’asile en France, dit craindre à présent des représailles de l’administration pénitentiaire russe (FSIN) et les services de sécurité (FSB).

Il raconte leur avoir échappé de peu en Russie, assurant que des agents lui avaient proposé, en échange de sa coopération, quatre ans de prison pour « divulgation d’un secret d’Etat » plutôt que 10 à 20 ans pour espionnage.

« Cela ne les intéressait pas de savoir qu’il y avait des violations des droits humains ».

Pour leur échapper, il monte dans une « marchroutka », un minibus qui le conduit jusqu’à Minsk, en passant par la poreuse frontière russo-bélarusse.

La coopération entre forces de l’ordre russes et bélarusses étant de mise, dès son arrivée au Bélarus fin septembre, il s’envole pour Istanbul puis Tunis, pays où aucun visa n’est requis.

Là-bas, en quarantaine dans un hôtel, il prend un billet pour retourner à Minsk avec une escale à Charles-de-Gaulle. Arrivé à Roissy, il met fin au périple et demande l’asile.

« Il a le profil d’une personne qui peut faire l’objet d’une disparition forcée et d’une exécution extrajudiciaire donc les craintes sont sérieuses », estime auprès de l’AFP son avocate Aude Rimailho.

Par Le Point avec AFP

Pédocriminalité dans l’Eglise: appel à la démission des évêques, mobilisation sur les réseaux sociaux

octobre 11, 2021
Pedocriminalite dans l'Eglise: appel a la demission des eveques, mobilisation sur les reseaux sociaux
Pédocriminalité dans l’Eglise: appel à la démission des évêques, mobilisation sur les réseaux sociaux© POOL/AFP/Archives/Thomas COEX

C’est un appel inédit qu’ont lancé lundi trois personnalités en réclamant la démission de l’ensemble des évêques, comme seule réponse « honorable », selon eux, aux conclusions du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l’Eglise catholique.

Par ailleurs, via les réseaux sociaux et des hashtags comme #MyChurchToo, des catholiques s’indignent ou se mobilisent pour réformer leur église.

Dans un texte transmis à l’AFP, trois personnalités ont réclamé lundi « la démission collective de l’ensemble des évêques en exercice », « comme un signe d’espoir et de renouveau ».

Il s’agit du cofondateur de l’association de victimes La parole libérée (aujourd’hui dissoute) François Devaux, de la directrice de la rédaction de Témoignage chrétien Christine Pedotti et de la théologienne Anne Soupa, qui milite depuis plusieurs années pour donner davantage de place aux femmes dans la gouvernance de l’Eglise.

Selon eux, la démission « est le seul geste à la mesure de la catastrophe et de la perte de confiance dans laquelle nous sommes. C’est un premier acte de repentir concret, coûteux, à l’égard des victimes. C’est la seule attitude qui peut permettre de restaurer la maison Eglise ».

C’est aussi « la seule façon de rendre possible l’indemnisation des victimes car la faillite de l’institution est aussi matérielle. Les fidèles ne veulent pas contribuer pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Mais dans une Eglise restaurée dans laquelle tous et toutes seront représentés, cette solidarité et cette fraternité nouvelles permettront de trouver les ressources financières nécessaires », détaillent-ils.

Dans son rapport publié mardi dernier, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), présidée par Jean-Marc Sauvé, a estimé à 216.000 le nombre de mineurs victimes d’un prêtre ou d’un religieux en France depuis les années 1950, et à 330.000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs en lien avec les institutions de l’Eglise.

La France compte un peu moins de 120 évêques.

#MyChurchToo

« Le rapport Sauvé dit que la pédocriminalité est un phénomène systémique. C’est donc l’ensemble du corps – institutionnel – qui doit réagir », a déclaré à l’AFP le père Pierre Vignon. « Les évêques sont responsables, dans l’ensemble du corps – même s’il ne s’agit pas de la responsabilité personnelle de l’un ou l’autre ».

« Ce qui aurait eu du panache et aurait marqué les esprits, aurait été de démissionner aussitôt collectivement », a-t-il écrit ce week-end, dans un texte au site internet religieux italien Adista. Le père Vignon avait réclamé, en août 2018, la démission du cardinal Barbarin.

Tous rappellent qu’en Allemagne, en juin dernier, un des cardinaux les plus influents du pays, l’archevêque de Munich Reinhard Marx, a demandé au pape François d’être démis de ses fonctions, tirant les conséquences de l' »échec », selon lui, de l’Église catholique dans « la catastrophe des abus sexuels », notamment dans le diocèse de Cologne, le plus important du pays. Une demande qui sera ensuite rejetée par le pape.

Trois mois avant, un rapport accablant avait révélé que des centaines de mineurs avaient subi des violences sexuelles dans le diocèse de Cologne entre 1975 et 2018, et que plusieurs responsables religieux s’étaient tus.

Le rapport Sauvé a continué lundi à susciter des réactions. Vendredi des messages ont émergé sur le réseau Twitter sous les hashtags #AussiMonÉglise et #MyChurchToo, relayés par des influenceurs catholiques comme Erwan Le Morhedec, auteur du blog koztoujours. Des fidèles, pratiquants ou non, s’interrogent sur les réformes à mener, ou expriment leur indignation.

« Aux victimes qui nous lisent, pardon. Pardon de ne pas avoir été là pour vous, hier. Croyez que nous voulons l’être aujourd’hui. Laïcs, nous réclamons les réformes nécessaires. Pas au rabais, pas au minimum, avec ambition ! », a lancé Erwan Le Morhedec.

De son côté, la conférence des baptisés francophones, un réseau d’associations de catholiques réformateurs qui tenait ses assises ce week-end à Paris, a prévenu dans un communiqué que les fidèles attendaient « des changements de fond à hauteur des enjeux » et prévenu qu’elle serait « la vigie exigeante de la mise en œuvre des recommandations » de la Ciase.

Par Le Point avec AFP

Algérie: l’ex-président Abdelaziz Bouteflika est mort

septembre 17, 2021

Algerie: l'ex-president Abdelaziz Bouteflika est mort
Algérie: l’ex-président Abdelaziz Bouteflika est mort© AFP/Archives/RYAD KRAMDI

L’ancien président Algérien Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019 après des manifestations massives contre sa volonté de briguer un nouveau mandat, est décédé vendredi à l’âge de 84 ans, a annoncé la télévision publique.

« Décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika », a indiqué un bandeau déroulant à la télévision nationale, qui cite un communiqué de la présidence de la République.

Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l’armée et de la rue, M. Bouteflika était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l’ouest d’Alger.

Sa chute était devenue inéluctable après des semaines de manifestations massives contre sa volonté de briguer un cinquième quinquennat, après 20 ans au pouvoir, malgré sa maladie.

M. Bouteflika est décédé à « 22H00 (21H00 GMT) à son lieu de résidence », selon la chaîne privée El Hayet TV.

Omniprésent dans la vie politique algérienne durant des décennies, mais devenu quasi-invisible depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, M. Bouteflika n’avait donné aucun signe de vie depuis que le mouvement de contestation populaire du « Hirak » et l’armée l’ont contraint à la démission.

Ce jour-là, il était apparu pour la dernière fois à la télévision pour annoncer qu’il jetait l’éponge. Il avait fait officiellement parler de lui pour la dernière fois lorsque son frère Nacer avait voté par procuration en son nom pour la présidentielle du 12 décembre 2019 qui avait permis l’élection de son successeur, le président Abdelamadjid Tebboune.

Par Le Point avec AFP

Après le séisme, Haïti toujours dans le choc

août 17, 2021

Avec France24

Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain

avril 24, 2021
Biden reconnait le genocide armenien, la Turquie convoque l'ambassadeur americain
Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain© AFP/Archives/Andrew CABALLERO

Joe Biden a reconnu samedi le génocide arménien, devenant le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d’un million et demi d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman en 1915, suscitant la colère de la Turquie.

Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a immédiatement réagi en dénonçant « la politisation par des tiers » de ce débat, dans un message adressé au patriarche arménien à Istanbul.

Le ministre turc des Affaires étrangères a convoqué samedi l’ambassadeur américain pour protester, a rapporté l’agence de presse d’Etat Anadolu.

La Turquie n’a « de leçons à recevoir de personne sur son histoire », avait-il auparavant déclaré.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a de son côté salué une « mesure très forte envers la justice et la vérité historique » dans un message sur Facebook.

Le génocide arménien est reconnu par plus de vingt pays et par de nombreux historiens mais il est vigoureusement contesté par la Turquie.

« Les Américains honorent tous les Arméniens ayant péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd’hui », a écrit Joe Biden dans un communiqué.

« Nous affirmons l’histoire. Nous ne faisons pas cela pour accabler quiconque mais pour nous assurer que ce qui s’est passé ne se répètera jamais », a-t-il ajouté.

Le président démocrate, qui avait promis pendant sa campagne électorale de prendre l’initiative sur ce dossier, a informé vendredi de sa décision son homologue turc dans une conversation téléphonique.

Les deux dirigeants sont convenus de se rencontrer en juin en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Au téléphone avec le chef de l’Etat turc, le locataire de la Maison Blanche a exprimé sa volonté de bâtir une « relation bilatérale constructive », selon le bref compte-rendu américain qui évoque la nécessité d’une « gestion efficace des désaccords ».

« Honorer les victimes »

Il s’agit d' »honorer les victimes, pas d’accabler qui que ce soit », a insisté une responsable américaine, sous couvert de l’anonymat. « Nous continuons de considérer la Turquie comme un allié crucial au sein de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Sans citer explicitement les Etats-Unis, le président turc avait dès jeudi adressé une mise en garde à peine voilée à Washington.

Au cours d’une réunion avec des conseillers, il a prévenu qu’il continuerait à « défendre la vérité contre ceux qui soutiennent le mensonge du soi-disant +génocide arménien+ (…) à des fins politiques ».

Malgré des années de pressions de la communauté arménienne aux Etats-Unis, aucun président américain ne s’était jusqu’ici risqué à fâcher Ankara.

Le Congrès américain a reconnu le génocide arménien en décembre 2019 à l’occasion d’un vote symbolique, mais Donald Trump, qui entretenait d’assez bonnes relations avec Recep Tayyip Erdogan, avait refusé d’utiliser ce mot, parlant seulement d' »une des pires atrocités de masse du XXe siècle ».

Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Ils commémorent ce génocide chaque année le 24 avril.

La Turquie, issue du démantèlement de l’empire en 1920, reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d’une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

« La Turquie ne va jamais reconnaître le génocide. Cela n’arrivera jamais », a confié à l’AFP Aram Bowen, 33 ans, au cours d’un rassemblement de plusieurs centaines de membres de la communauté arménienne à New York.

L’annonce de Joe Biden est « ce qui se rapproche le plus d’une reconnaissance mondiale », a-t-il poursuivi.

Aussi présent au rassemblement new-yorkais, Samuel Armen, 32 ans, qui est né en Arménie, a de son côté jugé que ce geste était « étape positive », mais pas encore « suffisante ».

« Cela fait des années qu’on attend cela, on voulait cela avant Biden. On a eu beaucoup de promesses avec Trump et avant, on a attendu », a quant à elle dit à l’AFP Taline Nourian, croisée à Erevan.

« Je pense que la Turquie aura peur maintenant car tous les pays vont commencer à reconnaître (le génocide) cette année ou celle d’après, tout le monde va en parler », a affirmé cette Arménienne de 41 ans.

Moins optimiste, Gregory, interrogé par l’AFP dans les rues de Jérusalem pense que cette décision « ne va rien changer ».

« L’Arménie est un peu petit pays, nous ne sommes pas grands et puissants comme la Turquie. Nous n’avons pas beaucoup à offrir en terme de géopolitique et de commerce », poursuit l’homme dans la soixantaine en face du couvent arménien St-Jacques.

L’annonce de M. Biden n’aura pas de portée légale, mais elle ne peut qu’aggraver les tensions avec une Turquie que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a qualifiée de « soi-disant partenaire stratégique » qui « par de nombreux aspects ne se comporte pas comme un allié ».

Le président démocrate assure vouloir mettre la défense des droits humains au cœur de sa politique étrangère. Son gouvernement a confirmé l’accusation de « génocide » portée dans les derniers jours de la présidence de Donald Trump contre la Chine pour la répression des musulmans ouïghours.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence

mars 29, 2021
Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Pétrole, a été nommé secrétaire général de la présidence ivoirienne ce lundi 29 mars 2021.

Ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, Abdourahmane Cissé a été nommé secrétaire général de la présidence, le poste qu’occupait depuis 2017 Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre après avoir assuré l’intérim d’Hamed Bakayoko.

Sa nomination par décret a été annoncée ce lundi 29 mars, en début d’après-midi. Abdourahmane Cissé, qui occupait le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, devient donc le nouveau secrétaire général de la présidence ivoirienne. À 39 ans, cet ingénieur de formation reprend donc le flambeau laissé par Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre vendredi 26 mars (il y avait été nommé par intérim après le départ pour la France d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre brutalement décédé depuis), à qui Alassane Ouattara a confié la mission de constituer le futur gouvernement dans les jours qui viennent.PUBLICITÉ

Un duo de technocrates

En choisissant Abdourahmane Cissé comme secrétaire général, en tandem avec Patrick Achi à la primature, Alassane Ouattara fait le choix d’un duo de technocrates pour occuper deux postes stratégiques au sommet de l’exécutif. Selon une source proche du Premier ministre, le président l’a informé de son choix lors d’un entretien au palais, ce lundi dans la matinée.

Achi et Cissé seront appelés à travailler ensemble de manière quotidienne : dans le dispositif mis en place par le chef de l’État, le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence préparent en effet les réunions du conseil des ministres lors de rencontres régulières au cours desquelles les principaux dossiers sont abordés.

IL A COMMENCÉ SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE BANQUIER AU SEIN DE GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Né en 1981 dans la commune populaire de Treichville, à Abidjan, d’une mère au foyer et d’un père entrepreneur en bâtiment, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, Abdourahmane Cissé a suivi de brillantes études. Au sein de l’école publique ivoirienne d’abord, puis en France, où il a intégré l’École polytechnique et l’Institut français du pétrole avant de s’envoler pour les États-Unis, où il a poursuivi son cursus à l’université d’Oklahoma.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que trader à Goldman Sachs International, à Londres. En 2011, il quitte la prestigieuse banque d’affaires et rentre en Côte d’Ivoire, dans le sillage de l’élection d’Alassane Ouattara.

Ascension fulgurante

Il pénètre dans le sérail par le biais de Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère du chef de l’État, qu’il a rencontré à Londres. L’ascension est fulgurante. En 2012, il est nommé conseiller chargé des Finances publiques auprès d’Alassane Ouattara, avant de devenir le chef de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Nialé Kaba. En 2013, le voilà nommé à son premier poste au sein du gouvernement : il devient ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

En 2017, il quitte le gouvernement et devient ministre conseiller spécial auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, avant de faire un retour remarqué en prenant la tête du ministère du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, le 10 décembre 2018. Un poste où il succède à Thierry Tanoh, qui était alors le dernier ministre issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) encore présent au sein de l’exécutif.

Aux dernières législatives, lors desquelles Alassane Ouattara avait encouragé ses ministres à se présenter, tout en prévenant que ceux qui ne seraient pas élus risquaient de ne pas être reconduits, Abdourahmane Cissé avait fait le choix de ne pas se briguer la députation dans la circonscription de Port-Bouët, bastion du PDCI situé dans le sud d’Abidjan.

Avec jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan