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Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain

avril 24, 2021
Biden reconnait le genocide armenien, la Turquie convoque l'ambassadeur americain
Biden reconnaît le génocide arménien, la Turquie convoque l’ambassadeur américain© AFP/Archives/Andrew CABALLERO

Joe Biden a reconnu samedi le génocide arménien, devenant le premier président des Etats-Unis à qualifier ainsi la mort d’un million et demi d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman en 1915, suscitant la colère de la Turquie.

Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a immédiatement réagi en dénonçant « la politisation par des tiers » de ce débat, dans un message adressé au patriarche arménien à Istanbul.

Le ministre turc des Affaires étrangères a convoqué samedi l’ambassadeur américain pour protester, a rapporté l’agence de presse d’Etat Anadolu.

La Turquie n’a « de leçons à recevoir de personne sur son histoire », avait-il auparavant déclaré.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a de son côté salué une « mesure très forte envers la justice et la vérité historique » dans un message sur Facebook.

Le génocide arménien est reconnu par plus de vingt pays et par de nombreux historiens mais il est vigoureusement contesté par la Turquie.

« Les Américains honorent tous les Arméniens ayant péri dans le génocide qui a commencé il y a 106 ans aujourd’hui », a écrit Joe Biden dans un communiqué.

« Nous affirmons l’histoire. Nous ne faisons pas cela pour accabler quiconque mais pour nous assurer que ce qui s’est passé ne se répètera jamais », a-t-il ajouté.

Le président démocrate, qui avait promis pendant sa campagne électorale de prendre l’initiative sur ce dossier, a informé vendredi de sa décision son homologue turc dans une conversation téléphonique.

Les deux dirigeants sont convenus de se rencontrer en juin en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles.

Au téléphone avec le chef de l’Etat turc, le locataire de la Maison Blanche a exprimé sa volonté de bâtir une « relation bilatérale constructive », selon le bref compte-rendu américain qui évoque la nécessité d’une « gestion efficace des désaccords ».

« Honorer les victimes »

Il s’agit d' »honorer les victimes, pas d’accabler qui que ce soit », a insisté une responsable américaine, sous couvert de l’anonymat. « Nous continuons de considérer la Turquie comme un allié crucial au sein de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Sans citer explicitement les Etats-Unis, le président turc avait dès jeudi adressé une mise en garde à peine voilée à Washington.

Au cours d’une réunion avec des conseillers, il a prévenu qu’il continuerait à « défendre la vérité contre ceux qui soutiennent le mensonge du soi-disant +génocide arménien+ (…) à des fins politiques ».

Malgré des années de pressions de la communauté arménienne aux Etats-Unis, aucun président américain ne s’était jusqu’ici risqué à fâcher Ankara.

Le Congrès américain a reconnu le génocide arménien en décembre 2019 à l’occasion d’un vote symbolique, mais Donald Trump, qui entretenait d’assez bonnes relations avec Recep Tayyip Erdogan, avait refusé d’utiliser ce mot, parlant seulement d' »une des pires atrocités de masse du XXe siècle ».

Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Ils commémorent ce génocide chaque année le 24 avril.

La Turquie, issue du démantèlement de l’empire en 1920, reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d’une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

« La Turquie ne va jamais reconnaître le génocide. Cela n’arrivera jamais », a confié à l’AFP Aram Bowen, 33 ans, au cours d’un rassemblement de plusieurs centaines de membres de la communauté arménienne à New York.

L’annonce de Joe Biden est « ce qui se rapproche le plus d’une reconnaissance mondiale », a-t-il poursuivi.

Aussi présent au rassemblement new-yorkais, Samuel Armen, 32 ans, qui est né en Arménie, a de son côté jugé que ce geste était « étape positive », mais pas encore « suffisante ».

« Cela fait des années qu’on attend cela, on voulait cela avant Biden. On a eu beaucoup de promesses avec Trump et avant, on a attendu », a quant à elle dit à l’AFP Taline Nourian, croisée à Erevan.

« Je pense que la Turquie aura peur maintenant car tous les pays vont commencer à reconnaître (le génocide) cette année ou celle d’après, tout le monde va en parler », a affirmé cette Arménienne de 41 ans.

Moins optimiste, Gregory, interrogé par l’AFP dans les rues de Jérusalem pense que cette décision « ne va rien changer ».

« L’Arménie est un peu petit pays, nous ne sommes pas grands et puissants comme la Turquie. Nous n’avons pas beaucoup à offrir en terme de géopolitique et de commerce », poursuit l’homme dans la soixantaine en face du couvent arménien St-Jacques.

L’annonce de M. Biden n’aura pas de portée légale, mais elle ne peut qu’aggraver les tensions avec une Turquie que le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a qualifiée de « soi-disant partenaire stratégique » qui « par de nombreux aspects ne se comporte pas comme un allié ».

Le président démocrate assure vouloir mettre la défense des droits humains au cœur de sa politique étrangère. Son gouvernement a confirmé l’accusation de « génocide » portée dans les derniers jours de la présidence de Donald Trump contre la Chine pour la répression des musulmans ouïghours.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé secrétaire général de la présidence

mars 29, 2021
Abdourahmane Cissé, ancien ministre ivoirien du Pétrole, a été nommé secrétaire général de la présidence ivoirienne ce lundi 29 mars 2021.

Ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, Abdourahmane Cissé a été nommé secrétaire général de la présidence, le poste qu’occupait depuis 2017 Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre après avoir assuré l’intérim d’Hamed Bakayoko.

Sa nomination par décret a été annoncée ce lundi 29 mars, en début d’après-midi. Abdourahmane Cissé, qui occupait le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement sortant, devient donc le nouveau secrétaire général de la présidence ivoirienne. À 39 ans, cet ingénieur de formation reprend donc le flambeau laissé par Patrick Achi, confirmé au poste de Premier ministre vendredi 26 mars (il y avait été nommé par intérim après le départ pour la France d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre brutalement décédé depuis), à qui Alassane Ouattara a confié la mission de constituer le futur gouvernement dans les jours qui viennent.PUBLICITÉ

Un duo de technocrates

En choisissant Abdourahmane Cissé comme secrétaire général, en tandem avec Patrick Achi à la primature, Alassane Ouattara fait le choix d’un duo de technocrates pour occuper deux postes stratégiques au sommet de l’exécutif. Selon une source proche du Premier ministre, le président l’a informé de son choix lors d’un entretien au palais, ce lundi dans la matinée.

Achi et Cissé seront appelés à travailler ensemble de manière quotidienne : dans le dispositif mis en place par le chef de l’État, le Premier ministre et le secrétaire général de la présidence préparent en effet les réunions du conseil des ministres lors de rencontres régulières au cours desquelles les principaux dossiers sont abordés.

IL A COMMENCÉ SA CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE BANQUIER AU SEIN DE GOLDMAN SACHS INTERNATIONAL

Né en 1981 dans la commune populaire de Treichville, à Abidjan, d’une mère au foyer et d’un père entrepreneur en bâtiment, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, Abdourahmane Cissé a suivi de brillantes études. Au sein de l’école publique ivoirienne d’abord, puis en France, où il a intégré l’École polytechnique et l’Institut français du pétrole avant de s’envoler pour les États-Unis, où il a poursuivi son cursus à l’université d’Oklahoma.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que trader à Goldman Sachs International, à Londres. En 2011, il quitte la prestigieuse banque d’affaires et rentre en Côte d’Ivoire, dans le sillage de l’élection d’Alassane Ouattara.

Ascension fulgurante

Il pénètre dans le sérail par le biais de Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère du chef de l’État, qu’il a rencontré à Londres. L’ascension est fulgurante. En 2012, il est nommé conseiller chargé des Finances publiques auprès d’Alassane Ouattara, avant de devenir le chef de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Nialé Kaba. En 2013, le voilà nommé à son premier poste au sein du gouvernement : il devient ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

En 2017, il quitte le gouvernement et devient ministre conseiller spécial auprès du président de la République chargé des Affaires économiques et financières, avant de faire un retour remarqué en prenant la tête du ministère du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, le 10 décembre 2018. Un poste où il succède à Thierry Tanoh, qui était alors le dernier ministre issu du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié) encore présent au sein de l’exécutif.

Aux dernières législatives, lors desquelles Alassane Ouattara avait encouragé ses ministres à se présenter, tout en prévenant que ceux qui ne seraient pas élus risquaient de ne pas être reconduits, Abdourahmane Cissé avait fait le choix de ne pas se briguer la députation dans la circonscription de Port-Bouët, bastion du PDCI situé dans le sud d’Abidjan.

Avec jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Canada: « Forte hausse » des hospitalisations au Québec

décembre 30, 2020

La santé publique fait état de 2511 nouveaux cas de COVID-19 au Québec au cours des dernières 24 heures, un record, en plus de 41 décès supplémentaires. Les hopistalisations sont aussi en « forte hausse ».

Devant les urgences qui débordent déjà dans de nombreux hôpitaux de la province, les médecins craignent encore plus que d’habitude l’arrivée du mois de janvier, traditionnellement très achalandé.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada 

Devant les urgences qui débordent déjà dans de nombreux hôpitaux de la province, les médecins craignent encore plus que d’habitude l’arrivée du mois de janvier, traditionnellement très achalandé.

On recense 80 de plus qui sont hospitalisées que la veille, pour un total de 1211. De ces patients, 152 se trouvent aux soins intensifs, soit 4 de plus que mardi.

«L’ensemble des indicateurs continuent de monter. Les hospitalisations sont en forte hausse et on a même franchi le cap des 1200», a déploré le ministre de la Santé Christian Dubé sur Twitter.

«Les sacrifices qu’on demande aux Québécois pour le temps des Fêtes, c’est pour nous aider à contrôler cette 2e vague», a-t-il ajouté.

En date du 28 décembre, le nombre de prélèvements réalisés s’élève à 28 541, pour un total de 4 845 631 depuis le début de la pandémie. 

Par ailleurs, 2739 doses de vaccin ont été administrées mardi, pour un total de 25 315 personnes immunisées.

 CBC/Radio-Canada 

Congo/Niari: Trois sociétés forestières érigent leur parc de déchargement des grumes dans la cour d’une école primaire

octobre 8, 2020

 

Le garrot se resserre et les populations du village Moukondo, situé à un jet de pierre de Louvakou dans le Niari (sud), commencent à étouffer. Les coups de gueule des parents d’élèves se bousculent en effet de toute part. Les raisons de la colère : trois sociétés forestières, notamment Taman-Industrie, Sicofor et MSGS ont érigé un parc de déchargement des grumes dans la cour de l’unique école primaire de leur village sans une autorisation préalable.

Pour les populations du village Moukondo, cette situation qui les sidère, représente un danger permanent pour les élèves, à quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021.

Vivement que ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans la gestion des écoles au Congo-Brazzaville trouvent la solution qui convient pour soulager les populations du village Moukondo en colère et avant la rentrée scolaire fixée au 12 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Avec Sacer-infos.com par Pascal Nguie

Centrafrique: 3 morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU

septembre 27, 2019

 

Un hélicoptère de combat utilisé par les forces de l’ONU en Centrafrique s’est écrasé vendredi 27 septembre au moment de son atterrissage à Bouar, dans l’ouest du pays, faisant trois morts et un blessé, a annoncé vendredi l’ONU.

«C’est avec une peine immense que j’ai appris le crash d’un hélicoptère de combat sénégalais avec trois morts et un blessé au moment de son atterrissage à Bouar», a écrit le chef de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) sur Twitter.

Le crash de cet hélicoptère russe de type Mi-35 a été confirmé par l’armée sénégalaise dans un communiqué publié vendredi après-midi. «L’état-major général des armées est en contact permanent avec les autorités de l’ONU en vue de l’évacuation du blessé et du rapatriement des dépouilles», a indiqué le ministère des forces armées. L’aéronef «revenait d’une mission opérationnelle» au profit de la Minusca, a-t-il ajouté. La Minusca a mené jeudi une attaque contre le groupe armé centrafricain Retour réclamation réhabilitation (3R) à Koui, dans le nord-ouest du pays. Jeudi soir, le mouvement rebelle avait affirmé qu’une de ses bases avait été bombardée par des casques bleus. 3R fait partie des 14 groupes armés signataires le 6 février d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, qui a pour ambition de mettre fin aux conflits qui déchirent le pays depuis 2013.

Mercredi, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, avait appelé le leader des 3R, Sidiki Abass, «à livrer les auteurs des massacres commis en mai dernier dans la région de Paoua». Quarante-six civils avaient été tués par des éléments des 3R dans cette région du nord du pays. A ce jour, seuls trois auteurs présumés ont été livrés aux autorités. Le 4 septembre, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, avait annoncé sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Sidi Bi Soulemane avait intégré le gouvernement le 6 mars, en même temps que d’autres représentants des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.

Malgré une relative accalmie depuis la signature de cet accord de paix, les violences contre les civils et entre groupes armés se poursuivent en Centrafrique. Le 14 septembre, deux groupes armés signataires de l’accord se sont affrontés à Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Quelque 13.000 personnes ont été déplacées par ces combats, qui ont causé la mort de 23 miliciens. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC-Congo: Séjour de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Brazzaville

septembre 10, 2019

Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO séjourne depuis lundi dans la soirée à Brazzaville pour participer au 5ème Forum Investir en Afrique.

En effet, c’est dans le Centre International de Conférence de Kintele que se tiendront ces assises du 10 au 12 Septembre 2019. Plusieurs Chefs d’états et de délégation sont attendus à Brazzaville pour cet événement

La Banque Mondiale, la Banque Chinoise de Développement, le Ministère des finances de la République populaire de Chine sont les co-organisateurs de ce forum économique.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Canada-Québec/Leadership du PLQ: Taillefer est intéressé

octobre 11, 2018

 

«Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi.© La Presse canadienne, Graham Hugues «Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi
 

QUÉBEC – Alexandre Taillefer est intéressé à succéder à Philippe Couillard à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ).

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne jeudi, l’homme d’affaires et président de la campagne électorale libérale n’a pas caché son ambition de devenir le prochain chef du PLQ.

«Ça pourrait être quelque chose que je vais envisager, définitivement», a commenté M. Taillefer.

C’est la première fois que l’homme d’affaires affiche aussi clairement ses couleurs.

Intéressé à succéder à Philippe Couillard, oui, mais pas à n’importe quel prix, s’empresse d’ajouter l’ancien Dragon, propriétaire de Téo Taxi et du magazine L’actualité, déjà prêt à énoncer ses conditions.

En résumé, il va envisager se porter candidat seulement si deux conditions sont remplies: la course au leadership ne devra pas avoir lieu avant deux ans et le parti devra avoir procédé d’ici là à une refondation majeure.

Sinon, si le parti ne partage pas sa vision des choses, il passera son tour, «c’est très clair».

En fait, M. Taillefer a déjà une idée très précise de ce à quoi devrait ressembler le PLQ et de ce qu’il faudra faire pour redonner au parti des Jean Lesage et Robert Bourassa son lustre d’antan, en vue de reconquérir le pouvoir dès 2022, «parce qu’on va être redevenus forts et parce qu’on va être redevenus inspirants».

La couenne dure

Le 1er octobre, accusant la pire défaite de son histoire, le PLQ a dû se contenter de 25 pour cent d’appui des électeurs et d’une trentaine de sièges.

Cette défaite, dure à encaisser, n’a cependant pas refroidi son attrait pour la politique. Au contraire.

Son rôle de président de campagne lui aura appris qu’il avait «la couenne suffisamment dure» pour faire de la politique. «Je suis capable de faire face à la musique», assure celui qui n’avait jamais tâté de la politique avant d’accepter de présider la campagne libérale, il y a quelques mois à peine.

Selon lui, il ne fait pas de doute que le PLQ ne pourra pas reprendre le pouvoir en 2022, sans un «travail de fond extrêmement solide et sans une adhésion militante extrêmement forte».

Pour cela, il devra se mettre sérieusement à l’écoute de sa base militante, en organisant un «grand brassage d’idées», qui prendrait la forme d’une série de forums durant lesquels les membres seraient conviés à façonner le parti dont ils rêvent.

Le parti, dit-il, doit donc absolument reconnecter avec sa base. Les membres doivent avoir le sentiment que leurs idées sont entendues en haut lieu, et il estime que ça prenait la «douche froide» du 1er octobre pour rendre cet exercice possible.

Le parti doit aussi se doter d’un programme davantage social-démocrate, mêlant habilement les mesures sociales et le développement économique, ajoute-t-il.

Car «l’économie nourrit le progrès social et le progrès social ne peut pas se nourrir sans l’économie», observe M. Taillefer.

Tout en demeurant fédéraliste, le PLQ devra également afficher un visage beaucoup plus nationaliste, se montrer québécois d’abord, dit-il. «On doit sentir cette fierté québécoise-là dans le discours du Parti libéral. Il faut que ce soit vrai, il faut que ce soit senti» pour reconnecter avec les électeurs francophones.

Le PLQ devra aussi tenir «un discours beaucoup plus probant», sur l’écologie, sur la culture, de même que se montrer bien «plus ambitieux sur le plan économique».

Ce grand bouleversement pourrait prendre «plusieurs années», selon lui, d’où l’importance de repousser l’échéance de la course au leadership à la fin de 2020.

Surtout, le prochain chef devra être en mesure de susciter «l’enthousiasme» de la population.

Inspiré par Québec solidaire

À ce propos, il fait remarquer que Québec solidaire a été le seul parti à avoir réussi à mobiliser les électeurs, particulièrement les jeunes, à susciter de l’enthousiasme, à faire rêver «d’une société plus juste, plus équitable, plus verte».

«Il faut s’inspirer de ça», est persuadé M. Taillefer, qui dit n’avoir jamais imaginé subir une raclée d’une telle ampleur le 1er octobre.

«On s’attendait à une soirée très serrée», mais jamais à une telle vague, se rappelle-t-il.

Les raisons de la défaite

Il attribue le désaveu massif de la population, surtout francophone, envers les libéraux essentiellement à deux choses: les mesures de rigueur — ou d’austérité — budgétaire des premières années du mandat et l’image de corruption qui continue de coller au PLQ.

L’idée du «changement» nécessaire, après plus de 13 ans sur 15 de gouverne libérale, a aussi percolé dans la population et joué contre les libéraux, analyse celui qui se voit désormais comme un simple militant.

Lapressecanadienne avec msn.ca

Skripal: le témoignage des deux suspects moqué au Royaume-Uni

septembre 14, 2018

La cathédrale de Salisbury le 7 juillet 2018 / © AFP/Archives / NIKLAS HALLE’N

Le témoignage télévisé des deux hommes accusés par Londres d’avoir empoisonné un ex-espion russe et sa fille en Angleterre et se décrivant comme de simples touristes a suscité une vague de moqueries au Royaume-Uni, à commencer par le ministre des Affaires étrangères.

Sur la chaîne de télévision publique russe RT, Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov ont nié être des agents des services de renseignement militaire russes (GRU), comme les en accusent les autorités britanniques qui doutent qu’il s’agisse de leur véritable identité.

Ils ont confirmé avoir visité, la veille et le jour de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, les 3 et 4 mars, la ville de Salisbury (sud-ouest), où vivait l’ex-agent double, tout en affirmant que leur présence relevait de la simple visite touristique.

« Nos amis nous avaient suggéré depuis longtemps de visiter cette ville fabuleuse », ont-ils dit. Et Rouslan Bachirov de préciser qu’ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ».

« La dernière fois que l’armée russe a prétendu être en vacances, c’est quand elle a envahi l’Ukraine en 2014 », a raillé le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt sur Twitter.

La cathédrale de Salisbury a profité de l’occasion pour faire son autopromotion, publiant sur Twitter une photo de sa flèche, « la plus haute du Royaume-Uni ».

En une du Daily Telegraph vendredi, le caricaturiste Matt a dessiné trois espions sur un pont de Moscou avec ce commentaire: « Vous êtes allés à la cathédrale de Salisbury et vous ne nous avez pas ramené un porte-clés ou un marque-page? ».

Le twitto Kevin Osborne (@skinoverbone) a publié une photo de la nouvelle gamme de souvenirs proposés par la cathédrale de Salisbury: des poignées de porte, allusion à la poignée de la porte d’entrée de Sergueï Skripal qui, selon la police britannique, aurait été aspergée de Novitchok, un puissant agent innervant de conception soviétique.

Les deux « touristes » russes recherchés par le Royaume-Uni / © AFP / Laurence CHU

Richard Osman, un animateur de quiz à la télévision britannique, a publié un faux sondage sur Twitter. « Pouvez-vous aider mes deux amis? Ils se rendent au Royaume-Uni mais seulement pour deux jours (…). Quels sont les deux endroits qu’ils devraient visiter? ». Il offre le choix entre Londres et Edimbourg, Oxford et Cambridge, Manchester et Liverpool et… Salisbury et Salisbury.

Le gouvernement britannique a dénoncé jeudi les propos des deux hommes comme « une insulte à l’intelligence du public ».

Depuis le début, le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de l’attaque, qui a engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin d’une part, et Londres et ses alliés occidentaux de l’autre.

Le 5 septembre, les autorités britanniques ont annoncé avoir émis un mandat d’arrêt européen contre Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov.

Hospitalisés pendant plusieurs semaines, les Skripal ont survécu à l’empoisonnement, ainsi que le policier contaminé en leur portant secours.

Romandie.com avec(©AFP / (14 septembre 2018 13h21)

GB: Une femme arrêtée après une attaque au couteau, l’antisémitisme sollicité

septembre 8, 2018

Barnsley (Royaume-Uni) – Une femme a été arrêtée samedi après avoir poignardé un homme dans le centre-ville de Barnsley (nord de l’Angleterre) lors d’un « incident grave », a indiqué la police locale qui a reçu le soutien de l’antiterrorisme.

Cette agression survient dans un contexte très tendu au Royaume-Uni, frappé par une vague d’attentats depuis 2017, certains commis par des assaillants armés de couteaux.

« Une femme a été arrêtée et demeure en garde à vue après des signalements faisant état d’une attaque au couteau dans le centre-ville ce matin », a déclaré la police de South Yorkshire, alertée vers 08H20 (07H20 GMT).

« Un homme a été légèrement blessé. Il n’a pas été fait état d’autres blessés », a-t-elle précisé dans un communiqué.

La police de South Yorkshire, qui a précédemment évoqué sur Twitter un « incident grave », garde « l’esprit ouvert quant au mobile » et a reçu « le soutien » d’une équipe locale de l’antiterrorisme, a précisé dans le communiqué un de ses hauts responsables, Tim Forber.

Un couteau de cuisine a été retrouvé sur place et des forces policières accrues ont été déployées dans la ville.

Terry Ellis, un commerçant du marché, a dit à l’AFP avoir vu une femme courir après un homme avec « un grand couteau d’environ 12 pouces (30,5 cm, NDLR) ». « Tout ce qu’elle disait, c’était tuer, tuer, tuer en agitant son couteau ».

Selon Abdul Razak, un autre vendeur, la femme a suivi un homme « en disant +je vais te tuer+, +je vais te tuer+. L’homme a pris la fuite, la femme à ses trousses, et elle est revenue sur ses pas après deux minutes, disant seulement un mot: tuer, tuer, tuer, tuer ».

Sur sa page Facebook, le marché local, Barnsley Mayday Green Market, a dit avoir dû fermer samedi matin, comme « presque tout le centre-ville », avant de pouvoir rouvrir plus tard dans la matinée.

Romandie.com avec(©AFP / 08 septembre 2018 14h04)                                                        

États-Unis: Colère de Trump après la tribune anonyme et explosive d’un « résistant »

septembre 6, 2018

Le président Donald Trump a reçu une délégation de shérifs américains à la Maison Blanche le 5 septembre 2018 / © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump a réagi avec véhémence mercredi à la publication par le New York Times d’une tribune anonyme d’un haut responsable de son administration expliquant comment il s’efforçait, avec d’autres, de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » du président américain.

Visiblement furieux contre cette « résistance silencieuse » qui sort de l’ombre et le place en difficulté, le locataire de la Maison Blanche est allé jusqu’à parler, dans un tweet lapidaire, de « TRAHISON ».

Dans une incroyable tournure des événements témoignant d’une forme de fébrilité, le magnat de l’immobilier a appelé le quotidien à dénoncer « immédiatement » ce « lâche », au nom de la sécurité nationale.

L’auteur de ce texte hors du commun, intitulé « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump », souligne qu’il ne s’agit pas pour lui de soutenir la démarche des démocrates, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.

La publication –controversée– de ce témoignage intervient au lendemain de la diffusion d’extraits d’un livre explosif du journaliste d’investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d’un président colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s’efforcent de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages.

« Nous pensons que nous avons d’abord un devoir envers notre pays et que le président continue à agir d’une façon néfaste à la bonne santé de notre république », écrit le responsable anonyme.

« C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu’à ce qu’il ait quitté son poste », ajoute-t-il.

– « L’amoralité du président » –

« Le coeur du problème est l’amoralité du président », poursuit-il.

Estimant que l’administration a engrangé un certain nombre d’avancées depuis son élection –déréglementation, réforme fiscale, renforcement de l’armée–, il juge que ces dernières ont été obtenues « en dépit de et non grâce » à Donald Trump, dont il qualifie le style de leadership de « mesquin », « impétueux » et « inefficace ».

Qui est l’auteur mystérieux? Le Tout-Washington était engagé mercredi soir dans un véritable jeu de piste, en quête d’indices dans ce véritable brûlot pour révéler l’identité du « résistant ».

En déplacement à New Delhi, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a nié jeudi être l’auteur de cette « triste » tribune. Les responsables du journal « n’auraient pas dû choisir de prendre pour argent comptant les opinions d’un mauvais acteur mécontent et déloyal », a-t-il estimé, jugeant « incroyablement inquiétants les efforts des médias pour saper » l’administration Trump.

Trump dénonce la tribune anonyme d’un membre de son gouvernement / © AFP /

Le New York Times explique avoir pris la décision rare de publier une tribune anonyme à la demande de son auteur, dont le quotidien connaît l’identité.

« Nous pensons que publier cet essai est le seul moyen de permettre à nos lecteurs de prendre connaissance d’un point de vue important », a expliqué le journal.

L’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry a évoqué, sur CNN, une « véritable crise constitutionnelle ».

La porte-parole la Maison Blanche, Sarah Sanders, s’est elle dite « déçue mais pas surprise » par la décision du quotidien de publier le texte, dénonçant une tribune « pathétique, irréfléchie et égoïste ».

« Près de 62 millions de personnes ont voté pour le président Donald J. Trump en 2016 (…) Aucune d’entre elles n’a voté pour une source lâche et anonyme du New York Times en faillite », a-t-elle ajouté, reprenant à son compte une expression fréquemment utilisée par le président américain.

Selon elle, l’auteur de ce texte « fait passer son ego avant la volonté du peuple américain ». « Ce lâche devrait faire la seule chose qui s’impose et démissionner », a-t-elle conclu.

La publication de ce texte a suscité la stupeur et de nombreuses interrogations, parfois aussi de vives critiques, au sein des rédactions des grands journaux américains et au sein même du New York Times.

« En clair, les journalistes du New York Times doivent maintenant essayer de déterminer l’identité d’un auteur dont nos collègues de la rubrique Opinion se sont engagés à protéger l’anonymat? », s’est ainsi interrogée sur Twitter Jodi Kantor, journaliste d’investigation au New York Times.

« Ou est-ce que le journal dans son ensemble est tenu par cette promesse d’anonymat? », a-t-elle ajouté. « Je ne pense pas, mais c’est fascinant », a-t-elle encore écrit, évoquant une démarche probablement « sans précédent ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 septembre 2018 13h09)