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Canada-Québec/Leadership du PLQ: Taillefer est intéressé

octobre 11, 2018

 

«Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi.© La Presse canadienne, Graham Hugues «Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi
 

QUÉBEC – Alexandre Taillefer est intéressé à succéder à Philippe Couillard à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ).

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne jeudi, l’homme d’affaires et président de la campagne électorale libérale n’a pas caché son ambition de devenir le prochain chef du PLQ.

«Ça pourrait être quelque chose que je vais envisager, définitivement», a commenté M. Taillefer.

C’est la première fois que l’homme d’affaires affiche aussi clairement ses couleurs.

Intéressé à succéder à Philippe Couillard, oui, mais pas à n’importe quel prix, s’empresse d’ajouter l’ancien Dragon, propriétaire de Téo Taxi et du magazine L’actualité, déjà prêt à énoncer ses conditions.

En résumé, il va envisager se porter candidat seulement si deux conditions sont remplies: la course au leadership ne devra pas avoir lieu avant deux ans et le parti devra avoir procédé d’ici là à une refondation majeure.

Sinon, si le parti ne partage pas sa vision des choses, il passera son tour, «c’est très clair».

En fait, M. Taillefer a déjà une idée très précise de ce à quoi devrait ressembler le PLQ et de ce qu’il faudra faire pour redonner au parti des Jean Lesage et Robert Bourassa son lustre d’antan, en vue de reconquérir le pouvoir dès 2022, «parce qu’on va être redevenus forts et parce qu’on va être redevenus inspirants».

La couenne dure

Le 1er octobre, accusant la pire défaite de son histoire, le PLQ a dû se contenter de 25 pour cent d’appui des électeurs et d’une trentaine de sièges.

Cette défaite, dure à encaisser, n’a cependant pas refroidi son attrait pour la politique. Au contraire.

Son rôle de président de campagne lui aura appris qu’il avait «la couenne suffisamment dure» pour faire de la politique. «Je suis capable de faire face à la musique», assure celui qui n’avait jamais tâté de la politique avant d’accepter de présider la campagne libérale, il y a quelques mois à peine.

Selon lui, il ne fait pas de doute que le PLQ ne pourra pas reprendre le pouvoir en 2022, sans un «travail de fond extrêmement solide et sans une adhésion militante extrêmement forte».

Pour cela, il devra se mettre sérieusement à l’écoute de sa base militante, en organisant un «grand brassage d’idées», qui prendrait la forme d’une série de forums durant lesquels les membres seraient conviés à façonner le parti dont ils rêvent.

Le parti, dit-il, doit donc absolument reconnecter avec sa base. Les membres doivent avoir le sentiment que leurs idées sont entendues en haut lieu, et il estime que ça prenait la «douche froide» du 1er octobre pour rendre cet exercice possible.

Le parti doit aussi se doter d’un programme davantage social-démocrate, mêlant habilement les mesures sociales et le développement économique, ajoute-t-il.

Car «l’économie nourrit le progrès social et le progrès social ne peut pas se nourrir sans l’économie», observe M. Taillefer.

Tout en demeurant fédéraliste, le PLQ devra également afficher un visage beaucoup plus nationaliste, se montrer québécois d’abord, dit-il. «On doit sentir cette fierté québécoise-là dans le discours du Parti libéral. Il faut que ce soit vrai, il faut que ce soit senti» pour reconnecter avec les électeurs francophones.

Le PLQ devra aussi tenir «un discours beaucoup plus probant», sur l’écologie, sur la culture, de même que se montrer bien «plus ambitieux sur le plan économique».

Ce grand bouleversement pourrait prendre «plusieurs années», selon lui, d’où l’importance de repousser l’échéance de la course au leadership à la fin de 2020.

Surtout, le prochain chef devra être en mesure de susciter «l’enthousiasme» de la population.

Inspiré par Québec solidaire

À ce propos, il fait remarquer que Québec solidaire a été le seul parti à avoir réussi à mobiliser les électeurs, particulièrement les jeunes, à susciter de l’enthousiasme, à faire rêver «d’une société plus juste, plus équitable, plus verte».

«Il faut s’inspirer de ça», est persuadé M. Taillefer, qui dit n’avoir jamais imaginé subir une raclée d’une telle ampleur le 1er octobre.

«On s’attendait à une soirée très serrée», mais jamais à une telle vague, se rappelle-t-il.

Les raisons de la défaite

Il attribue le désaveu massif de la population, surtout francophone, envers les libéraux essentiellement à deux choses: les mesures de rigueur — ou d’austérité — budgétaire des premières années du mandat et l’image de corruption qui continue de coller au PLQ.

L’idée du «changement» nécessaire, après plus de 13 ans sur 15 de gouverne libérale, a aussi percolé dans la population et joué contre les libéraux, analyse celui qui se voit désormais comme un simple militant.

Lapressecanadienne avec msn.ca

Skripal: le témoignage des deux suspects moqué au Royaume-Uni

septembre 14, 2018

La cathédrale de Salisbury le 7 juillet 2018 / © AFP/Archives / NIKLAS HALLE’N

Le témoignage télévisé des deux hommes accusés par Londres d’avoir empoisonné un ex-espion russe et sa fille en Angleterre et se décrivant comme de simples touristes a suscité une vague de moqueries au Royaume-Uni, à commencer par le ministre des Affaires étrangères.

Sur la chaîne de télévision publique russe RT, Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov ont nié être des agents des services de renseignement militaire russes (GRU), comme les en accusent les autorités britanniques qui doutent qu’il s’agisse de leur véritable identité.

Ils ont confirmé avoir visité, la veille et le jour de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, les 3 et 4 mars, la ville de Salisbury (sud-ouest), où vivait l’ex-agent double, tout en affirmant que leur présence relevait de la simple visite touristique.

« Nos amis nous avaient suggéré depuis longtemps de visiter cette ville fabuleuse », ont-ils dit. Et Rouslan Bachirov de préciser qu’ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ».

« La dernière fois que l’armée russe a prétendu être en vacances, c’est quand elle a envahi l’Ukraine en 2014 », a raillé le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt sur Twitter.

La cathédrale de Salisbury a profité de l’occasion pour faire son autopromotion, publiant sur Twitter une photo de sa flèche, « la plus haute du Royaume-Uni ».

En une du Daily Telegraph vendredi, le caricaturiste Matt a dessiné trois espions sur un pont de Moscou avec ce commentaire: « Vous êtes allés à la cathédrale de Salisbury et vous ne nous avez pas ramené un porte-clés ou un marque-page? ».

Le twitto Kevin Osborne (@skinoverbone) a publié une photo de la nouvelle gamme de souvenirs proposés par la cathédrale de Salisbury: des poignées de porte, allusion à la poignée de la porte d’entrée de Sergueï Skripal qui, selon la police britannique, aurait été aspergée de Novitchok, un puissant agent innervant de conception soviétique.

Les deux « touristes » russes recherchés par le Royaume-Uni / © AFP / Laurence CHU

Richard Osman, un animateur de quiz à la télévision britannique, a publié un faux sondage sur Twitter. « Pouvez-vous aider mes deux amis? Ils se rendent au Royaume-Uni mais seulement pour deux jours (…). Quels sont les deux endroits qu’ils devraient visiter? ». Il offre le choix entre Londres et Edimbourg, Oxford et Cambridge, Manchester et Liverpool et… Salisbury et Salisbury.

Le gouvernement britannique a dénoncé jeudi les propos des deux hommes comme « une insulte à l’intelligence du public ».

Depuis le début, le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de l’attaque, qui a engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin d’une part, et Londres et ses alliés occidentaux de l’autre.

Le 5 septembre, les autorités britanniques ont annoncé avoir émis un mandat d’arrêt européen contre Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov.

Hospitalisés pendant plusieurs semaines, les Skripal ont survécu à l’empoisonnement, ainsi que le policier contaminé en leur portant secours.

Romandie.com avec(©AFP / (14 septembre 2018 13h21)

GB: Une femme arrêtée après une attaque au couteau, l’antisémitisme sollicité

septembre 8, 2018

Barnsley (Royaume-Uni) – Une femme a été arrêtée samedi après avoir poignardé un homme dans le centre-ville de Barnsley (nord de l’Angleterre) lors d’un « incident grave », a indiqué la police locale qui a reçu le soutien de l’antiterrorisme.

Cette agression survient dans un contexte très tendu au Royaume-Uni, frappé par une vague d’attentats depuis 2017, certains commis par des assaillants armés de couteaux.

« Une femme a été arrêtée et demeure en garde à vue après des signalements faisant état d’une attaque au couteau dans le centre-ville ce matin », a déclaré la police de South Yorkshire, alertée vers 08H20 (07H20 GMT).

« Un homme a été légèrement blessé. Il n’a pas été fait état d’autres blessés », a-t-elle précisé dans un communiqué.

La police de South Yorkshire, qui a précédemment évoqué sur Twitter un « incident grave », garde « l’esprit ouvert quant au mobile » et a reçu « le soutien » d’une équipe locale de l’antiterrorisme, a précisé dans le communiqué un de ses hauts responsables, Tim Forber.

Un couteau de cuisine a été retrouvé sur place et des forces policières accrues ont été déployées dans la ville.

Terry Ellis, un commerçant du marché, a dit à l’AFP avoir vu une femme courir après un homme avec « un grand couteau d’environ 12 pouces (30,5 cm, NDLR) ». « Tout ce qu’elle disait, c’était tuer, tuer, tuer en agitant son couteau ».

Selon Abdul Razak, un autre vendeur, la femme a suivi un homme « en disant +je vais te tuer+, +je vais te tuer+. L’homme a pris la fuite, la femme à ses trousses, et elle est revenue sur ses pas après deux minutes, disant seulement un mot: tuer, tuer, tuer, tuer ».

Sur sa page Facebook, le marché local, Barnsley Mayday Green Market, a dit avoir dû fermer samedi matin, comme « presque tout le centre-ville », avant de pouvoir rouvrir plus tard dans la matinée.

Romandie.com avec(©AFP / 08 septembre 2018 14h04)                                                        

États-Unis: Colère de Trump après la tribune anonyme et explosive d’un « résistant »

septembre 6, 2018

Le président Donald Trump a reçu une délégation de shérifs américains à la Maison Blanche le 5 septembre 2018 / © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump a réagi avec véhémence mercredi à la publication par le New York Times d’une tribune anonyme d’un haut responsable de son administration expliquant comment il s’efforçait, avec d’autres, de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » du président américain.

Visiblement furieux contre cette « résistance silencieuse » qui sort de l’ombre et le place en difficulté, le locataire de la Maison Blanche est allé jusqu’à parler, dans un tweet lapidaire, de « TRAHISON ».

Dans une incroyable tournure des événements témoignant d’une forme de fébrilité, le magnat de l’immobilier a appelé le quotidien à dénoncer « immédiatement » ce « lâche », au nom de la sécurité nationale.

L’auteur de ce texte hors du commun, intitulé « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump », souligne qu’il ne s’agit pas pour lui de soutenir la démarche des démocrates, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.

La publication –controversée– de ce témoignage intervient au lendemain de la diffusion d’extraits d’un livre explosif du journaliste d’investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d’un président colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s’efforcent de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages.

« Nous pensons que nous avons d’abord un devoir envers notre pays et que le président continue à agir d’une façon néfaste à la bonne santé de notre république », écrit le responsable anonyme.

« C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu’à ce qu’il ait quitté son poste », ajoute-t-il.

– « L’amoralité du président » –

« Le coeur du problème est l’amoralité du président », poursuit-il.

Estimant que l’administration a engrangé un certain nombre d’avancées depuis son élection –déréglementation, réforme fiscale, renforcement de l’armée–, il juge que ces dernières ont été obtenues « en dépit de et non grâce » à Donald Trump, dont il qualifie le style de leadership de « mesquin », « impétueux » et « inefficace ».

Qui est l’auteur mystérieux? Le Tout-Washington était engagé mercredi soir dans un véritable jeu de piste, en quête d’indices dans ce véritable brûlot pour révéler l’identité du « résistant ».

En déplacement à New Delhi, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a nié jeudi être l’auteur de cette « triste » tribune. Les responsables du journal « n’auraient pas dû choisir de prendre pour argent comptant les opinions d’un mauvais acteur mécontent et déloyal », a-t-il estimé, jugeant « incroyablement inquiétants les efforts des médias pour saper » l’administration Trump.

Trump dénonce la tribune anonyme d’un membre de son gouvernement / © AFP /

Le New York Times explique avoir pris la décision rare de publier une tribune anonyme à la demande de son auteur, dont le quotidien connaît l’identité.

« Nous pensons que publier cet essai est le seul moyen de permettre à nos lecteurs de prendre connaissance d’un point de vue important », a expliqué le journal.

L’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry a évoqué, sur CNN, une « véritable crise constitutionnelle ».

La porte-parole la Maison Blanche, Sarah Sanders, s’est elle dite « déçue mais pas surprise » par la décision du quotidien de publier le texte, dénonçant une tribune « pathétique, irréfléchie et égoïste ».

« Près de 62 millions de personnes ont voté pour le président Donald J. Trump en 2016 (…) Aucune d’entre elles n’a voté pour une source lâche et anonyme du New York Times en faillite », a-t-elle ajouté, reprenant à son compte une expression fréquemment utilisée par le président américain.

Selon elle, l’auteur de ce texte « fait passer son ego avant la volonté du peuple américain ». « Ce lâche devrait faire la seule chose qui s’impose et démissionner », a-t-elle conclu.

La publication de ce texte a suscité la stupeur et de nombreuses interrogations, parfois aussi de vives critiques, au sein des rédactions des grands journaux américains et au sein même du New York Times.

« En clair, les journalistes du New York Times doivent maintenant essayer de déterminer l’identité d’un auteur dont nos collègues de la rubrique Opinion se sont engagés à protéger l’anonymat? », s’est ainsi interrogée sur Twitter Jodi Kantor, journaliste d’investigation au New York Times.

« Ou est-ce que le journal dans son ensemble est tenu par cette promesse d’anonymat? », a-t-elle ajouté. « Je ne pense pas, mais c’est fascinant », a-t-elle encore écrit, évoquant une démarche probablement « sans précédent ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 septembre 2018 13h09)

Nouveau bug à Facebook, qui a rendu publics les posts de 14 millions d’utilisateurs

juin 7, 2018

New York – Facebook a indiqué jeudi avoir par défaut rendu publics des messages postés par 14 millions d’utilisateurs pendant quatre jours en mai, dernière bévue en date pour le réseau social qui multiplie les controverses sur l’utilisation des données de ses membres.

« Nous avons récemment repéré un bug informatique qui suggère automatiquement de rendre publics les messages créés par certaines personnes », a indiqué Erin Egan, chargée des questions de vie privée chez Facebook.

Cette erreur est intervenue alors que le groupe travaillait à une nouvelle façon de partager certains éléments du profil des utilisateurs, comme les photos.

Elle a affecté le réseau du 18 au 27 mai, Facebook étant parvenu à suspendre le bug dès le 22 mai mais ayant eu besoin de cinq jours supplémentaires pour rendre tous les messages privés.

« Nous avons résolu ce problème et avons commencé (jeudi) à prévenir toutes les personnes affectées et à leur demander de vérifier tous les messages qu’elles ont postés durant cette période », a souligné Mme Egan.

Les quelque 14 millions d’utilisateurs concernés sont censés voir apparaître lors de leur connexion au réseau social une notification les incitant à se rendre sur une page à part où ils pourront étudier les posts touchés par ce bug.

Ce problème intervient au moment où Facebook est déjà empêtré dans plusieurs affaires de données personnelles.

Le groupe est notamment fortement critiqué depuis mars pour avoir laissé échapper les données de dizaines de millions d’usagers à leur insu vers la firme Cambridge Analytica.

Il s’est de nouveau retrouvé cloué au pilori cette semaine après avoir confirmé que le constructeur chinois de smartphones Huawei, jugé proche du pouvoir chinois et mis au ban des fournisseurs de l’armée américaine, figurait parmi les fabricants autorisés à utiliser les données personnelles de ses usagers.

Romandie.com avec (©AFP / 07 juin 2018 21h02)                                                        

Le roi Felipe rend hommage à son père au lendemain de ses 80 ans

janvier 6, 2018

L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos Ier, qui vient de fêter ses 80 ans, est réapparu samedi 6 janvier publiquement auprès de son fils Felipe VI, lors d’une cérémonie militaire à Madrid. / © AFP / GABRIEL BOUYS

Le roi d’Espagne Felipe VI a rendu hommage samedi à père Juan Carlos Ier, qui a fêté vendredi ses 80 ans et s’était plaint l’an dernier d’être mis à l’écart.

A l’occasion d’une cérémonie traditionnelle lançant l’année militaire au Palais royal de Madrid, le roi a adressé ses vœux d’anniversaire à son père, en présence notamment du Premier ministre Mariano Rajoy et de l’état-major militaire.

« Félicitations, Votre Majesté, et merci aussi pour tant d’années de loyaux services à l’Espagne », a-t-il déclaré à Juan Carlos, en grande tenue militaire aux côtés de son épouse Sofia et de sa belle-fille la reine Letizia.

Leur réapparition côte à côte intervient après une année délicate pour Felipe VI, chef d’Etat au rôle essentiellement protocolaire mais garant de l’unité de la Nation, qui est intervenu plusieurs fois directement dans la crise en Catalogne, où 47% des électeurs préfèreraient rompre avec le royaume pour fonder une république.

Mais selon les spécialistes de la royauté, l’évènement vise surtout à réparer ce que Juan Carlos a vécu comme un affront en juin: ne pas avoir été invité à la cérémonie pour les 40 ans des élections ayant marqué le retour à la démocratie, qu’il avait lui-même convoquées en 1977. Juan Carlos avait accédé au trône après la mort du dictateur Franco en 1975 et abdiqué en juin 2014

« Des personnes de son entourage avaient exprimé son malaise: il était fâché d’avoir été exclu », avait expliqué à l’AFP le journaliste Jose Apezarena, auteur d’une biographie de Felipe VI.

Cela lui avait fait « très mal » car « c’est grâce à lui qu’a eu lieu une transition exemplaire d’une dictature à une démocratie complète », assure le chroniqueur des affaires royales Jaime Penafiel, et « il avait fait savoir que si on l’humiliait à nouveau, il irait célébrer ses 80 ans à l’étranger ».

A peine intronisé, Felipe VI, qui fêtera ce mois-ci ses 50 ans, avait pris ses distances pour tenter de redorer l’image ternie de la monarchie, alors que la presse critiquait les frasques de Juan Carlos – parti chasser l’éléphant en Afrique en galante compagnie en pleine crise économique – mais aussi ses liens avec les monarchies du Golfe ou l’opacité de sa fortune.

Nombre d’Espagnols n’ont pourtant pas cessé d’admirer ce roi qui a stoppé un putsch militaire en 1981 et démontré ses dons de négociateur et son instinct politique.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 15h31)                

Affaire russe: nouveaux faux pas de Trump

août 1, 2017

Le président américain Donald Trump à Washington, le 31 juillet 2017 / © AFP / JIM WATSON

Chaque jour apporte son lot de révélations à la Maison Blanche: Donald Trump aurait dicté lui-même le récit hasardeux de la rencontre entre son fils et une avocate russe en pleine campagne présidentielle, au risque de se placer au coeur du scandale.

Ce nouvel épisode de l’affaire russe, impliquant cette fois directement le président américain, survient quelques heures après la démission lundi du sulfureux Anthony Scaramucci, qui n’aura tenu que dix jours à la tête de la communication de l’exécutif.

Les faits, révélés par le Washington Post, remontent au 8 juillet dernier. Les conseillers du milliardaire sont réunis, en marge du G20 en Allemagne, pour décider de l’explication que la Maison Blanche fournira à propos de la réunion à laquelle a participé Donald Trump Jr. avec l’avocate Natalia Veselnitskaya.

Ils décident de prendre les devants, avant que cette rencontre ne soit dévoilée dans la presse et de délivrer un communiqué avec la réalité des faits, pour ne pas être pris à défaut.

Mais Donald Trump lui-même, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, en décide autrement. Il dicte une version a minima des faits selon laquelle son fils aîné avait évoqué avec l’avocate, en juin 2016, d’un « programme d’adoption d’enfants russes ».

– ‘Inutile’ –

Or, l’on apprendra peu après que « Don Junior » avait avant tout accepté cette réunion avec Natalia Veselnitskaya car elle lui avait été présentée comme une émissaire du gouvernement russe, en possession d’informations potentiellement compromettantes sur la démocrate Hillary Clinton.

L’entrevue avait lieu dans ses bureaux de la Trump Tower, à New York, en compagnie du gendre de l’actuel président, Jared Kushner, et du directeur de sa campagne, Paul Manafort.

Selon le Post, qui cite des sources anonymes, les conseillers du président redoutent que l’implication directe de Donald Trump puisse le mettre dans une position juridique dangereuse. Cela alors que plusieurs enquêtes, notamment celle menée par le procureur spécial Robert Mueller, s’intéressent à l’ingérence russe dans la présidentielle américaine ainsi qu’à une possible collusion entre l’équipe de campagne Trump et Moscou.

« C’était… inutile », a déclaré au quotidien un conseiller de Donald Trump, parlant de l’intervention présidentielle. « Il ne pense pas que c’est dangereux sur le plan juridique, il voit ça comme un problème politique qu’il doit résoudre lui-même », a affirmé la même source.

L’un des avocats du président républicain, Me Jay Sekulow, a réagi à cet article, estimant qu' »en plus d’être sans conséquence, ces affirmations sont inexactes et non pertinentes ».

– Obsession –

Le 45e président américain n’a pas directement réagi à cette révélation, mais a déploré mardi matin dans un tweet que « seuls les médias de fausses informations et les ennemis de Trump veulent qu'(il) arrête d’utiliser les réseaux sociaux », précisant que ceux-ci représentent son « seul moyen pour que le vérité émerge ».

Donald Trump, qui a affirmé contre toute évidence lundi qu’il n’y a « pas de chaos à la Maison Blanche », cherche à donner un nouveau souffle à son administration après une semaine cauchemardesque: revers politiques, notamment sur la réforme de la santé, querelles intestines, déclarations injurieuses et grossières…

Ces dernières ont d’ailleurs valu son poste à Anthony Scaramucci, 10 jours seulement après qu’il eut pris les rênes de la communication.

Avec le fantasque communiquant aux lunettes teintées, le président voulait justement mettre fin à la spirale des fuites d’informations vers la presse, qui l’obsèdent.

Mais Scaramucci ou pas, les médias américains continuent d’afficher à leur Une, jour après jour, les dessous d’une présidence qui semble déjà cernée de toutes parts par les affaires.

Pour serrer les vis, Donald Trump a sorti une nouvelle carte de sa manche en nommant l’austère général John Kelly au poste stratégique de secrétaire général de la Maison Blanche, l’homme qui doit donner ordre et cohérence à l’action gouvernementale.

Déjà exaspéré par l’affaire russe qui envenime sa présidence, Donald Trump ne s’est par ailleurs toujours pas exprimé personnellement sur la décision prise dimanche par le président russe Vladimir Poutine, qui a annoncé que le personnel diplomatique des Etats-Unis devra être réduit de 755 personnes.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 20h41)                

L’Irlande croule sous les demandes de passeports après le Brexit

juin 27, 2016

L’Irlande a enregistré une forte hausse des demandes de passeport de la part de ressortissants britanniques, a indiqué le ministère irlandais des Affaires étrangères. Après le Brexit, nombreux sont ceux qui souhaitent rester citoyens de l’Union européenne.

Toute personne née en république d’Irlande, en Irlande du Nord ou ayant un parent ou un grand-parent de nationalité irlandaise est éligible à un passeport irlandais. On estime à plus de six millions le nombre de personnes d’ascendance irlandaise résidant en Grande-Bretagne.

Les bureaux de poste d’Ulster sont à court de formulaires. L’ambassade d’Irlande à Londres a elle reçu plus de 4000 dossiers contre les quelque 200 enregistrés quotidiennement en temps normal, a précisé une source diplomatique.

Une forme d’inquiétude
« Cette hausse exprime clairement une forme d’inquiétude parmi les détenteurs de passeports britanniques de voir prendre fin brutalement les avantages dont ils bénéficient en tant que citoyens européens », explique le ministre irlandais des Affaires étrangères, Charlie Flanagan, dans un communiqué.

Un membre du Sinn Féin, principale formation républicaine d’Irlande du Nord, a demandé aux autorités de Dublin d’ouvrir à Belfast une antenne dédiée à la délivrance de passeports. Même le député unioniste Ian Paisley Jr., fils d’un farouche opposant aux revendications des nationalistes en faveur d’un rapprochement avec l’Irlande, a proposé son aide.

« Mon conseil est que si vous avez droit à un second passeport, prenez-le. J’ai signé tout un tas de formulaires pour des administrés », écrivait-il sur Twitter après le référendum de jeudi.

Romandie.com avec(ats / 27.06.2016 16h24)

Crash d’EgyptAir : les photos des débris diffusées

mai 21, 2016

Des objets de l’Airbus A320 ont été découverts au large des côtes égyptiennes vendredi par les avions et navires déployés par l’armée égyptienne.

Des objets de l'Airbus A320 ont été découverts.
Des objets de l’Airbus A320 ont été découverts. © Egyptian Armed Forces / Handout

Congo : une requête lancée contre Sassou devant la CPI

avril 21, 2016

Avocat rattaché au barreau des Hauts de Seine, Philippe Missamou a adressé, le 12 avril, une requête auprès de la Cour pénale internationale contre le président congolais Denis Sassou Nguesso. Il entend porter à la connaissance de la Cour « les renseignements concernant des actes et agissements susceptibles de constituer des crimes contre l’humanité, crimes de génocide et crimes de guerre (…) perpétrés par les autorités militaires du Congo Brazzaville. »

Cette demande fait suite aux bombardements menés depuis deux semaines par l’armée congolaise sur plusieurs localités de la région du Pool. Située au sud du Congo, cette zone d’ethnie majoritairement « kongo », constitue un bastion pour l’opposition. Elle est notamment le fief de l’ex chef rebelle Francis Bintsamou plus connu sous le nom de « Pasteur Ntoumi », leader des milices Ninja opposées à Sassou. Or, celles-ci sont accusées par les autorités d’avoir fomenté les violences qui ont enflammé le sud de Brazzaville les 3 et 4 avril derniers.

Dans sa requête, l’avocat Missamou relève notamment que « les opérations militaires de destruction massive et systématique de ces villes et de leurs populations sont le résultat d’un projet criminel (…) que Monsieur Denis Sassou Nguesso et ses collaborateurs sont en train d’accomplir, afin de parfaire l’œuvre macabre d’extermination de ces populations à raison de leur origine ethnique kongo, amorcée il y a près de deux décennies, cette partie du territoire national congolais ayant déjà été l’objet, au cours de la période allant de 1998 à 2002, d’agissement criminels identiques. »

Par La redaction de Mondafrique