Archive for the ‘Justice’ Category

Irak: condamnée à perpétuité, la Française Mélina Boughedir passera 20 ans de prison

juin 3, 2018

/ © AFP/Archives / STRINGER

La Française Mélina Boughedir a été condamnée dimanche par un tribunal de Bagdad à la perpétuité pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), une peine qui équivaut à 20 années de réclusion au regard de la législation irakienne actuelle.

Âgée de 27 ans, Mme Boughedir avait été déclarée libérable en février à l’issue d’un premier procès pour « entrée illégale » en Irak. Alors que ses avocats ont accusé Paris de chercher à empêcher tout retour de ses ressortissants jihadistes, elle a cette fois été reconnue coupable au titre de la loi antiterroriste.

Lors de ce deuxième procès, la jeune Française était ainsi passible de la peine capitale, sentence prononcée il y a deux semaines à peine à l’encontre d’un Belge, Tarik Jadaoun, surnommé le « nouvel Abaaoud », en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l’un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France (130 morts).

Mélina Boughedir est la deuxième Française condamnée à la perpétuité en Irak, moins de deux mois après Djamila Boutoutaou, 29 ans. Toutes deux ont plaidé avoir été dupées par leurs maris, aujourd’hui introuvables.

Mme Boughedir s’est présentée dimanche à l’audience en robe et voile noire, sa plus jeune fillette dans les bras, alors que ses trois aînés ont déjà été rapatriés en France.

– « Mon mari m’a dupée » –

« Je suis innocente », a-t-elle lancé au juge en français, tandis qu’un traducteur l’assistait. « Mon mari m’a dupée et ensuite, il a menacé de partir avec les enfants », a-t-elle plaidé.

« Je suis contre les idées de l’Etat islamique », et « je condamne les actes de mon mari » –lui aussi Français–, a-t-elle encore affirmé.

Au sujet de celui qu’elle a dit avoir épousé il y a cinq ans, elle a assuré ne pas connaître son sort, affirmant ne pas avoir de nouvelles depuis qu’il est « parti un jour chercher de l’eau ».

La Française a été arrêtée durant l’été 2017 à Mossoul, « capitale » durant trois ans du « califat » autoproclamé en Irak, jusqu’à sa reprise en juillet dernier par les troupes irakiennes.

La peine qu’elle doit désormais purger débute à la date de son arrestation.

Dimanche, durant le procès, son avocat irakien a plaidé « l’acquittement de toutes les charges », affirmant que sa cliente avait été « forcée par son mari, qui était plus un geôlier qu’un époux ».

Après le premier jugement, dont la clémence tranchait avec le sort habituellement réservé aux étrangers accusés d’avoir rejoint l’EI, la Cour de cassation de Bagdad avait en revanche estimé que Mélina Boughedir avait suivi « en connaissance de cause » son mari.

Et, après avoir de nouveau interrogé Mme Boughedir, le président du tribunal a affirmé dimanche que « les preuves rassemblées » étaient « suffisantes pour condamner la criminelle à la prison à perpétuité ».

– « Raisons extra-judiciaires » –

Interrogés par l’AFP à Bagdad, ses avocats français William Bourdon, Martin Pradel et Vincent Brengarth se sont dits « soulagés qu’elle n’ait pas été condamnée à mort ». Toutefois, a ajouté Me Bourdon, leur cliente, « angoissée et effondrée », va interjeter appel.

« Il y a évidemment des raisons extra-judiciaires » qui expliquent cette condamnation, a-t-il fait valoir.

Jeudi dernier, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait décrit Mélina Boughedir comme une « terroriste » de l’EI ayant « combattu contre l’Irak ».

M. Le Drian avait appelé Bagdad à la juger pour s’assurer « que Mélina Boughedir ne revienne pas de sitôt en France », a estimé dimanche Me Bourdon.

Ses conseils et sa famille plaident quant à eux pour qu’elle rentre dans son pays, où « un juge d’instruction a signifié par un mandat d’arrêt qu’il souhaitait la voir dans son bureau ».

En France, la jeune femme est visée par un mandat de recherche délivré dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris le 2 août 2016, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon une source judiciaire.

Dans une récente lettre ouverte à M. Le Drian, le trio d’avocats avait dénoncé une « volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que (leur) cliente ne revienne pas », et fustigé une « ingérence inacceptable ».

Dans ce dossier, Paris a « une position impitoyable qui rejoint (celle de) la justice en Irak », ont-ils redit dimanche.

Quelques dizaines de Français soupçonnés d’avoir rejoint l’EI sont actuellement retenus en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d’après une source proche du dossier.

Plus de 300 personnes –dont une centaine de ressortissantes étrangères– ont été condamnées à mort en Irak, et autant à la perpétuité, pour avoir rejoint l’EI qui a un temps tenu près d’un tiers du pays et de larges pans de la Syrie, selon des sources judiciaires.

La plupart des femmes condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques d’Union soviétique.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2018 15h23)                

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Le parquet allemand demande l’extradition de Carles Puigdemont

juin 1, 2018

/ © AFP/Archives / Tobias SCHWARZ

Le Parquet allemand a demandé vendredi l’extradition de l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont vers l’Espagne, qui veut le juger pour rébellion et détournement de fonds à la suite de sa tentative avortée de déclaration d’indépendance.

« Le parquet général estime légale la demande de remise de Carles Puigdemont » à l’Espagne pour ces deux chefs d’accusation, a-t-il indiqué dans un communiqué.

La décision finale doit revenir au tribunal compétent du Schleswig-Holstein, dans le nord du pays, qui s’est montré jusqu’ici très sceptique sur la validité de ces chefs d’accusation au regard du droit allemand.

Aucune date précise n’a été fixée pour cette décision qui devrait toutefois intervenir dans les jours ou les semaines à venir.

Carles Puigdemont, ancien président régional de Catalogne, a été arrêté fin mars dans le nord de l’Allemagne en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne. Il s’est installé à Berlin après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire par la justice allemande dans l’attente que son cas soit tranché.

Pour le parquet allemand, tant l’accusation de détournements de fonds que celle de rébellion lors de la déclaration d’indépendance à l’automne dernier sont justifiées.

« Les éléments fournis par les autorités espagnoles montrent clairement que les violences en Catalogne peuvent être attribuées à l’individu recherché », dit le communiqué du Parquet, favorable à une mise en détention de M. Puigdemont dans l’attente de son extradition.

Mais le tribunal régional du Schleswig-Holstein a déjà refusé par deux fois des demandes du parquet d’incarcérer M. Puigdemont. Il avait ordonné en avril la remise en liberté de la figure centrale de l’indépendantisme catalan.

Ce tribunal, qui aura le dernier mot, a laissé entendre jusqu’ici qu’il n’était pas convaincu par les accusations de rébellion. Reste à savoir s’il changera au final son jugement ou s’il autorisera ou non une remise de M. Puigdemont pour les accusations moins graves de détournements de fonds publics.

Après la déclaration d’indépendance avortée de la Catalogne le 27 octobre, qui avait entraîné la mise sous tutelle de la région par le gouvernement central espagnol et la destitution en bloc du gouvernement de M. Puigdemont, ce dernier s’était exilé en Belgique. Il a récemment renoncé à diriger la région dans l’espoir de sortir la Catalogne de l’impasse politique avec Madrid.

Romandie.com avec (©AFP / 01 juin 2018 14h32)                

France: la star congolaise Koffi Olomidé renvoyée en procès pour agressions sexuelles

juin 1, 2018

Nanterre – Le chanteur congolais Koffi Olomidé sera jugé en France, accusé d’avoir à plusieurs reprises agressé sexuellement et séquestré quatre de ses danseuses en région parisienne entre 2002 et 2006, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La star de la rumba congolaise, âgée de 61 ans, a été renvoyé le 31 janvier en correctionnelle par une juge d’instruction de Nanterre (près de Paris) pour des faits qui se seraient déroulés notamment dans un pavillon d’Asnières-sur-Seine (région parisienne) que l’artiste louait et où il hébergeait ses danseuses en marge de concerts ou d’enregistrements dans l’Hexagone, selon cette source.

Parti précipitamment de France en août 2009 alors que sa mise en examen, assortie d’une demande de détention provisoire, avait été requise par le parquet de Nanterre, Koffi Olomidé est depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt international, d’après la source.

Il avait été mis en examen en février 2012 pour viols aggravés – dont certains sur mineure de 15 ans – mais les chefs de poursuite ont depuis été modifiés et la procédure correctionnalisée.

Le sexagénaire, marié et père de famille, est désormais renvoyé pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité, et pour séquestrations.

Il devra également comparaître pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des quatre plaignantes, toutes congolaises, et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant ou en les privant même de toute rémunération.

Deux hommes de main, considérés comme ses complices, sont également convoqués devant la justice.

Les quatre plaignantes, qui appartenaient toutes à son groupe Quartier latin, ont déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont depuis plus jamais retournées en République démocratique du Congo (RDC) par peur de représailles.

Le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM), qui a soutenu les plaintes de deux d’entre elles, a indiqué à l’AFP se porter partie civile dans cette affaire.

Ce n’est pas la première fois que la star congolaise a maille à partir avec la justice.

Proclamé roi de la rumba depuis la mort de Papa Wemba en 2016, Koffi Olomidé avait été écroué quatre jours cette même année pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Il avait alors été libéré sous caution.

En août 2012, Koffi Olomidé – Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom – a été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour « coups et blessures volontaires » contre son producteur.

En France, il a été condamné en 2006 à un an de prison avec sursis pour fraude fiscale.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2018 13h52)                                                        

Prisons secrètes de la CIA: la Lituanie et la Roumanie condamnées

mai 31, 2018

/ © AFP / SAUL LOEB

Après la Pologne en 2015, la Lituanie et la Roumanie ont été condamnées jeudi par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour leur participation au programme de prisons secrètes de la CIA, épinglées pour complicité et de multiples violations.

La Cour avait été saisie par deux prisonniers de Guantanamo, Abd al-Rahim al-Nachiri (contre la Roumanie) et Abou Zoubaida (contre la Lituanie), qui affirmaient avoir été détenus au secret dans ces pays entre 2004 et 2006. Leurs requêtes avaient été examinées publiquement par la Cour en juin 2016.

Dans deux arrêts distincts, la Cour a condamné les autorités roumaines et lituaniennes, pour plusieurs violations des droits de l’Homme dans ces prisons de l’agence de renseignement américaine.

Parmi les droits violés: l’interdiction de la torture, le droit à la liberté et à la sûreté des requérants, celui au respect de la vie privée, et leur droit à un recours effectif.

« La participation de la Lituanie au programme de détentions secrètes de la CIA l’a amenée à commettre de multiples violations des droits de l’Homme », de même que « la Roumanie a commis plusieurs violations des droit de l’Homme en se rendant complice du programme de détentions secrètes de la CIA », peut-on lire dans les deux arrêts de la Cour.

Si jusqu’ici ni Bucarest ni Vilnius n’ont admis l’existence de prisons secrètes présumées de la CIA sur leurs territoires – le parquet général roumain et le parquet lituanien ont tous deux ouvert une enquête concernant l’existence présumée de ces centres-, pour la Cour il n’y a pas de doute.

« La Roumanie a accueilli de septembre 2005 à novembre 2005 » une prison secrète dont le nom de code était « Site black », de même que « la Lituanie a accueilli une prison secrète de la CIA de février 2005 à mars 2006 », conclut la Cour dans ses deux jugements.

Le requérant Abou Zoubaida y a été détenu et « les autorités internes (lituaniennes) savaient que la CIA le soumettrait à des traitements contraires à la Convention », note la Cour, jugeant que « le pays est responsable des violations des droits de l’intéressé ».

– « Informations cruciales » –

Pour arriver à de telles conclusions, la Cour européenne a indiqué avoir « dû établir les faits à partir de différentes sources d’informations ».

Elle a dit avoir notamment trouvé « des informations cruciales » dans un rapport de la Commission d’enquête du Sénat américain sur la pratique de la torture à la CIA. Le rapport avait été rendu public en décembre 2014.

Le gouvernement lituanien a immédiatement réagi jeudi, n’excluant pas de faire appel du jugement.

« Nous analysons la situation, l’arrêt est particulièrement important, plus de 300 pages. Nous devons l’étudier en détail. Nous avons la possibilité de faire appel de cette décision. Nous considérerons cette possibilité », a déclaré à l’AFP le ministre lituanien de la Justice, Elvinas Jankevicius.

Vilnius et Bucarest devront verser 100.000 euros de dommages moraux à chacun des requérants.

Al-Nachiri, un Saoudien, est soupçonné d’avoir perpétré l’attentat contre le navire USS Cole, qui avait tué 17 Américains dans le port yéménite d’Aden en octobre 2000. Il affirmait avoir été détenu au secret en Roumanie d’avril 2004 à septembre 2006 et disait y avoir subi de mauvais traitements alors qu’il se trouvait aux mains des autorités américaines.

Ce dernier est toujours détenu par les autorités américains dans des conditions restrictives, selon la Cour.

Le second, Abou Zoubaida, un Palestinien apatride, est considéré comme l’un des principaux membres d’Al-Qaïda par Washington au moment de son arrestation. Il se plaignait d’avoir été emprisonné en Lituanie pendant plus d’un an, de février 2005 à mars 2006.

« Ce jugement constitue un sévère camouflet face aux tentatives honteuses de la Roumanie de cacher la vérité concernant l’accueil d’une prison secrète de la CIA », a réagi Amrit Singh, une des avocats d’Abd al-Rahim Al-Nachiri, qui y voit un arrêt « essentiel pour mettre fin à l’impunité de la complicité européenne dans le programme de torture de la CIA ».

Les deux arrêts ne sont pas définitifs, les gouvernements roumain et lituanien ayant trois mois pour faire appel et demander un réexamen devant la Grande chambre de la CEDH.

En février 2015, la CEDH, déjà saisie d’une requête de Zoubaida, avait définitivement condamné la Pologne pour son rôle dans les prisons secrètes de la CIA.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mai 2018 13h14)                

États-Unis: un grand jury confirme l’inculpation de Weinstein pour viol et agression sexuelle

mai 31, 2018

/ © POOL/AFP / Steven Hirsch

Un « grand jury » new-yorkais a validé mercredi l’inculpation de Harvey Weinstein pour un viol et une fellation forcée, une étape supplémentaire vers un éventuel procès pour le producteur déchu.

M. Weinstein, accusé depuis l’automne par près d’une centaine de femmes d’abus sexuels allant du harcèlement au viol, avait été inculpé pour la première fois vendredi par la police new-yorkaise pour un viol présumé commis en 2013 et une fellation forcée sur une actrice en 2004.

Le producteur de 66 ans avait ensuite été présenté à un juge et remis en liberté, moyennant une caution d’un million de dollars, le port d’un bracelet électronique et des déplacements limités aux États de New York et du Connecticut.

Mais les preuves réunies contre lui par le procureur de Manhattan devaient encore être validées par un « grand jury », un panel de jurés qui, selon le système judiciaire américain, doit vérifier que les preuves sont suffisantes pour une inculpation.

C’est ce qui s’est passé mercredi lorsque le panel « a voté pour inculper Harvey Weinstein », a indiqué le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, dans un communiqué.

Cette décision « rapproche l’accusé du moment où il devra répondre des crimes dont il est inculpé », a ajouté M. Vance, en rappelant néanmoins que l' »enquête était toujours en cours » et en appelant toute victime potentielle de Weinstein à contacter ses services.

L’avocat de Weinstein, Ben Brafman, avait contesté d’avance la décision du grand jury, qu’il avait dénoncée comme « inévitable » au vu de « la pression politique injuste » pesant sur le procureur pour poursuivre Weinstein. Une pression exercée notamment par le mouvement anti-harcèlement #MeToo, qui a fait chuter des dizaines d’hommes de pouvoir aux États-Unis depuis cet automne.

Brafman avait expliqué plus tôt mercredi qu’Harvey Weinstein ne témoignerait pas devant ce grand jury, faute d’avoir pu préparer correctement son audition.

Ce ténor du barreau new-yorkais reprochait notamment au procureur de ne lui avoir fourni les détails correspondant aux deux accusations que vendredi soir, à la veille d’un long week-end férié aux États-Unis, et d’avoir refusé de reporter la convocation du grand jury.

M. Brafman a aussi jugé le transfert tardif d’informations par le procureur d’autant plus « troublant » que l’accusation de viol émanerait selon lui d' »une femme avec qui M. Weinstein a eu une relation sexuelle consentie pendant 10 ans, qui s’est poursuivie après la plainte de viol pour 2013″.

La police et le procureur n’ont jusqu’ici donné aucune information sur l’identité de cette accusatrice. L’accusation de fellation forcée émane en revanche d’une personnalité qui avait déjà rendu publiques ses allégations, Lucia Evans, aspirante actrice au moment des faits présumés en 2004.

L’acte d’inculpation validé mercredi par le grand jury, très bref, ne donne aucun détail nouveau sur les accusations contre M. Weinstein ou l’identité des victimes.

Il confirme les trois chefs d’accusation retenus vendredi par la police, deux pour viol et un pour agression sexuelle.

En cas de condamnation, ils pourraient valoir entre 5 et 25 ans de prison au producteur.

M. Brafman a réaffirmé, comme il l’avait dit vendredi, que Weinstein entendait « plaider non coupable et se défendre vigoureusement face à ces accusations non étayées qu’il dément fermement ».

La prochaine audience dans cette affaire est prévue pour le 30 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2018 13h02)                  

Congo: le général Norbert Dabira a-t-il été libéré sur instruction ?

mai 28, 2018

 

Démenti : Norbert Dabira continue à séjourner à la Maison d’Arrêt de Brazzaville

 

Selon des informations recoupées, la nouvelle d’après laquelle, le général de 2ème section Norbert Dabira aurait été libéré de la Maison d’Arrêt, avant que Sassou Ngeusso ne parte en France pour participer au sommet sur la Libye n’est qu’une folle rumeur sans fondement aucun.

Dabira est bel et bien en prison avec au pilori sa condamnation de 5 ans de prison et souffre vraiment de sa hernie discale qui le ronge depuis un moment.

A en croire une source digne de foi, il met tout son espoir sur la prochaine grâce présidentielle ou amnistie (qui pourrait intervenir au courant du mois d’août), pour pouvoir recouvrer sa liberté.

 

Toutefois, il espère que son « frère » comme il ne cessait de l’appeler ne va pas l’abandonner dans les murs de la Maison d’arrêt loin de son opulence d’hommes d’affaires.

 

Photo de BrazzaNews.
Général Norbert Dabira
Avec Brazzanews.fr

Congo: À nos chères élites congolaises

mai 27, 2018

 

[ ON NE VOUS OUBLIES PAS]

 

<<Je viens de m’entretenir ce matin avec Luce Bénédicte Gangoué à la Maison d’arrêt de Brazzaville...


Luce Bénédicte Gangoué dont je ne connais pas l’âge n’a même pas le corps d’une femme. Luce Bénédicte Gangoué est une enfant à qui on pourrait donner 14 ans à peine. Quand je l’ai vu venir vers moi à la maison d’arrêt de Brazzaville, j’ai eu comme un geste de recul, j’ai redemandé au gardien à qui j’avais demandé d’aller chercher la prisonnière si c’était bien la personne que j’avais demandé.


Avec un sourire d’enfant Luce Bénédicte Gangoué me dit que c’était bien elle. Quelques instants après, je vis Franck N’zila Malembé qui pourfendait la foule compact des prisonniers pour venir vers moi. Tout d’un coup je me sentais plus à l’aise, je me trouvais en face d’un combattant qui savait pourquoi il était là.


Si dans un pays on commence à emprisonner des enfants pour avoir coller des affiches, alors je dis qu’on est foutu.


On est foutu à cause du silence des députés semi-analphabètes qui font les lois dans ce pays, des députés qui sont chargés de veiller à l’application des lois au lieu de passer leur temps à distribuer des ustensiles et à faire des cadeaux pour se faire élire et réélire.
Le Congo-Brazzaville est vraiment malade de ses autorités.


L’intellectuel ne s’aliène pas, l’intellectuel assume en permanence sa fonction d’intelligence critique, l’intellectuel à le devoir de guider la communauté tout le temps et enfin de s’interposer envers et contre toutes les absurdités, les silences coupables, les délires fanatiques, les égoïsmes inavouables.


Où sont les élites congolaises ? Certainement pas parmi nos autorités >>


Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Luce Bénédicte NGangoué
ERIC PATRICK MAMPOUYA avec Brazzanews.fr
 

Égypte: la justice confirme un jugement datant de 2013 pour bloquer YouTube

mai 26, 2018

Le Caire – Le Tribunal administratif suprême en Egypte a confirmé samedi un ordre de justice émis il y a cinq ans interdisant l’accès à YouTube pendant un mois, en raison de la mise en ligne en 2012 d’un film islamophobe, selon une source judiciaire.

Ce tribunal a ainsi rejeté l’appel interjeté par l’Autorité nationale de régulation des télécommunications contre la décision de justice émise le 9 février 2013, a-t-on précisé de même source.

Le verdict, sans appel possible, devrait être appliqué dès que les autorités compétentes auront reçu le jugement de la Cour, a-t-on ajouté.

Produit aux Etats-Unis, le film « L’Innocence des musulmans » avait déclenché en septembre 2012 une vague de protestations anti-américaines au Moyen-Orient qui a fait plus de 30 morts.

Avec son doublage grossier, ses fausses barbes et ses décors de pacotille, il dépeint le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes et présente les musulmans comme immoraux et violents.

Le 9 février 2013, le tribunal administratif en Egypte avait demandé au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour bloquer l’accès à YouTube pendant un mois.

Cette décision faisait suite à une plainte déposée par un Egyptien accusant le site d’avoir été à l’origine d’une « menace à la paix sociale » en mettant le film en ligne.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 15h10)

États-Unis: Weinstein inculpé pour viol et agression sexuelle à New York

mai 25, 2018

Harvey Weinstein se présente le 25 mai 2018 à un commissariat du sud de Manhattan, à New York / © AFP / Don EMMERT

Le producteur de cinéma déchu Harvey Weinstein, accusé par des dizaines de femmes d’agressions sexuelles, a été inculpé vendredi à New York pour un viol et une agression sexuelle, pour la première fois depuis la publication des allégations contre lui il y a sept mois.

M. Weinstein, 66 ans, en veste bleu marine sur pull bleu et chemise claire, trois livres sous le bras, était arrivé peu avant 07H30 locales (11H30 GMT) au commissariat du sud de Manhattan, non loin de là où il avait un temps des bureaux.

L »ex-producteur, qui a été accusé d’abus sexuels par une centaine de femmes, déclenchant le mouvement #MeToo, en est ressorti une heure et demie plus tard les mains dans le dos, apparemment menotté. Il était encadré par un homme et une femme qui sont entrés avec lui dans une grosse voiture noire, en partance pour le tribunal de Manhattan situé non loin de là, où il devait être présenté à un juge.

Attendu par des dizaines de caméras du monde entier, il n’a fait aucune déclaration.

– Bracelet électronique –

La police new-yorkaise a précisé peu après qu’il avait été inculpé pour un viol et une agression sexuelle sur deux femmes distinctes, sans donner d’autres détails.

Selon plusieurs médias américains, l’accusation d’agression sexuelle émanerait de Lucia Evans, une femme qui a témoigné publiquement dans le passé que Weinstein l’avait forcée en 2004 à lui faire une fellation.

Quant à l’accusation de viol, elle concernerait une femme encore non identifiée dont les allégations n’avaient jusqu’ici pas été rendues publiques, selon certains médias.

Weinstein, qui est représenté par le célèbre avocat new-yorkais Benjamin Brafman, le même qui avait obtenu en 2011 l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire du Sofitel, a toujours démenti avoir eu des rapports sexuels « non consentis ».

Après son inculpation, Weinstein devrait être remis en liberté moyennant une caution d’un million de dollars, le port d’un bracelet électronique et la remise de son passeport, aux termes d’un arrangement entre ses avocats et le procureur, selon le New York Times.

Depuis la publication des premières accusations contre le producteur par le New York Times et le New Yorker début octobre 2017, Harvey Weinstein a été accusé par une centaine d’actrices –dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Asia Argento–, de mannequins et d’ex-employées d’abus sexuels allant du harcèlement au viol.

Au fil des révélations du New York Times et du New Yorker, récompensés par le prix Pulitzer pour leurs enquêtes, il est apparu que Weinstein avait usé de son pouvoir, pendant près de 40 ans, pour obliger de jeunes actrices ou aspirantes actrices à céder à ses fantasmes sexuels, se faisant parfois aider par ses employés et achetant le silence de certaines victimes via des accords de confidentialité.

– « Un pas vers la justice » –

Il s’est aussi avéré que beaucoup de gens étaient au courant de son comportement, mais avaient préféré se taire souvent par peur de voir leur carrière ruinée par le producteur multi-oscarisé, longtemps vénéré pour avoir promu un cinéma original incarné par des réalisateurs comme Quentin Tarantino.

Les révélations ont fait l’effet d’une bombe. Des centaines de femmes, sous le hashtag #MeToo, se sont mis à témoigner sur des agressions sexuelles subies souvent des années plus tôt. Le mouvement a fait chuter des dizaines d’hommes de pouvoir dans des secteurs aussi divers que le cinéma, les médias, la mode, la gastronomie ou la musique.

Jeudi, le célèbre acteur Morgan Freeman est venu s’ajouter à la liste des accusés, huit femmes affirmant qu’il les avait harcelées sexuellement. Il a présenté des excuses.

L’annonce de l’arrestation du producteur, après des mois d’enquête par le procureur de Manhattan accusé de traîner des pieds, a été saluée par plusieurs figures du mouvement #MeToo.

« J’avais un besoin viscéral de le voir menotté », a déclaré vendredi sur la chaîne ABC l’ex-actrice Rose McGowan.

Dès l’annonce de son arrestation la veille, celle qui dit avoir été violée par Weinstein au festival de Sundance en 1997 avait salué son inculpation imminente comme « un pas de plus vers la justice ».

« C’est super cathartique pour beaucoup de victimes », avait aussi réagi jeudi Tarana Burke, fondatrice du #MeToo. « Nous assistons peut-être à un changement dans la façon dont les affaires de violences sexuelles sont traitées ».

Samedi dernier, lors de la clôture du festival de Cannes, l’actrice italienne Asia Argento, devenue une figure de proue du #MeToo, avait dénoncé haut et fort Weinstein, affirmant qu’il l’avait violée lors de l’édition 1997 du festival.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2018 15h40)                

Congo: le procès de Jean-martin Mbemba s’est ouvert en son absence

mai 24, 2018

 

Les accusés devant la barre dans leur nouvelle tenue de prisonniers rouge

Le procès de l’ancien ministre de la Fonction publique et président de la Commission nationale des droits de l’homme, Jean Martin Mbemba qui séjourne en France depuis quelques années, s’est ouvert en son absence mercredi à Brazzaville. Lui et ses coaccusés sont jugés pour, entre autres, atteinte à la sécurité intérieure de l’État et détention illégale d’armes et munitions de guerre.

Le procès placé sous la direction du président de la Cour d’appel, Christian Oba, s’est ouvert devant le procureur général, Michel Oniangué, la partie civile et le collège des avocats des accusés.

Le principal accusé, Jean Martin Mbemba, présumé cerveau concepteur du supposé coup d’État déjoué, était absent de la salle.  Seuls quatre de ses coaccusés sur les sept incriminés étaient devant les juges. Il s’agit notamment du colonel Jean-Claude Mbango, de l’adjudant de gendarmerie Chrislain Ismaël Mabari, de Jean-Jacques Maléla et de Roland fortuné Massamba. Ils sont tous inculpés d’association de malfaiteurs, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État et de détention illégale d’armes et munitions de guerre. Un arsenal militaire, d’après la Cour, acquis et mobilisé dans le but de fomenter un coup d’État pour renverser les institutions de la République.

Selon l’acte d’accusation, Jean Martin Mbemba serait l’initiateur et pivot central de ce coup d’État déjoué. La chambre d’accusation précise dans son arrêt de renvoi que l’avocat nourrissait, depuis un moment, l’ambition d’accéder à la magistrature suprême à partir d’un putsch et aurait exprimé son ambition lors d’une réunion de son parti, l’Union pour le progrès. C’est donc en vue d’atteindre cet objectif qu’il aurait sollicité le concours de l’officier de police judiciaire, le colonel Jean-Claude Mbango, alors directeur départemental de la police au Pool, de recruter les combattants ninjas devant les aider à mener un assaut sur Brazzaville, pour renverser le pouvoir en place.

Dans leur plan opérationnel, confirme l’arrêt de la chambre d’accusation, l’adjudant Chrislain Ismaël Mabari aurait reçu de leur mentor la mission d’attaquer simultanément, au moment prévu, la Maison d’arrêt de Brazzaville en vue de susciter une évasion massive des prisonniers et créer la panique dans la ville. Les autres accusés auraient, eux aussi, reçu de leur chef leur plan d’exécution devant être mis en œuvre le moment ou le jour échu.

Interrogés sur la véracité des faits qui leur sont reprochés, ces quatre accusés ont tous clamé leur innocence et rejeté en bloc les griefs qui pèsent sur eux.

Dans les débats de procédures, les avocats des inculpés ont soulevé quelques exceptions, dont la principale concerne les cinq ans que leurs clients ont passé en détention préventive, qui selon eux, était arbitraire et illégale, en violation de la Constitution du 25 octobre 2015 et de certaines dispositions du code pénal. En vertu de cette défaillance judiciaire, ces avocats ont demandé à la Cour d’annuler la procédure et de libérer simplement les accusés.

La Cour a rejeté les exceptions soulevées par les avocats, s’estimant apte à poursuivre le dossier dans le fond ce 24 mai.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville