Archive for the ‘Médias’ Category

Congo/Nécrologie: Décès de Jérôme Ollandet

décembre 11, 2017

 

Jérôme Ollandet, intellectuel reconnu, quitte la terre au terme d’un parcours administratif et intellectuel bien rempli.

Historien, juriste et diplomate, il a assumé, de 1998 à 2001, les fonctions de secrétaire général au ministère des Affaires étrangères, après avoir été ambassadeur du Congo en Guinée Équatoriale, au Cameroun, au Sénégal et en République Centrafricaine.

 

Photo de BrazzaNews.
Jérôme Ollandet

Avec Brazzanews.fr

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RDC: Olenghankoy refuse l’élection de Tsibala à la tête des frondeurs de l’UDPS

décembre 11, 2017
 

Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy, respectivement Premier ministre et président du CNSA en RDC. © Vincent Fournier/Gwenn Dubourthoumieu/Montage J.A.

Le Premier ministre congolais Bruno Tshibala a été plébiscité dimanche président de l’aile de l’UDPS qui s’est rapprochée du pouvoir de Joseph Kabila. Une désignation que ne cautionne pas Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre.

« C’est un dédoublement [de l’UDPS] ! » Joint au téléphone par Jeune Afrique, Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), refuse de considérer Bruno Tshibala comme le nouveau chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dont le « Líder Máximo » est décédé en février à Bruxelles. Dimanche 10 décembre, pourtant, à l’issue du congrès organisé par les frondeurs de ce principal parti de l’opposition congolaise, l’actuel Premier ministre a été « élu par acclamation » président de la formation politique. Lui qui est considéré comme « auto-exclu » du parti pour s’être opposé début mars au tandem Félix Tshisekedi – Pierre Numbi porté à la tête du Rassemblement de l’opposition congolaise.

On ne se déclare pas leader d’un parti par des cris, il faut un acte juridique

« Il faudrait normalement qu’un congrès rassemblant l’UDPS dans son ensemble soit organisé pour que la mémoire de ce grand homme que fut Étienne Tshisekedi ne soit pas offensée », préconise Joseph Olenghankoy qui – en « [sa] qualité de président du CNSA » s’empresse-t-il de souligner -, ne reconnaît aujourd’hui « pas d’autre chef à la tête de l’UDPS qu’Étienne Tshisekedi ».

« Sur le plan administratif, on ne se déclare pas leader d’un parti par des cris, il faut un acte juridique. Tant que je n’ai pas vu de document dans ce sens sur mon bureau, je ne peux pas considérer M. Tshibala comme le nouveau président de l’UDPS », explique-t-il.

Qui soutient Bruno Tshibala ?

Une prise de position qui confirme les rapports désormais tendus entre les deux alliés d’hier. Au mois de mars, Bruno Tshibala et Joseph Olenghankoy avaient en effet mené ensemble la fronde contre la restructuration du Rassemblement après la mort d’Étienne Tshisekedi.

Le premier a été fait chef du gouvernement le mois suivant et le second est devenu président du CNSA. Des nominations considérées par les évêques catholiques, médiateurs des pourparlers, comme une « entorse » au compromis politique conclu fin décembre 2016 entre le régime de Joseph Kabila et l’opposition.

Bruno Tshibala bénéficie également du soutien des organes de l’UDPS

Malgré les réserves de Joseph Olenghankoy, le camp de Bruno Tshibala ne compte pas faire machine arrière. « Le congrès que nous avons organisé était une assise de refondation du parti », argumente Patrick Mutombo, fils et conseiller politique du Premier ministre qui dénonce par ailleurs la politique consistant à « mettre de côté » certains cadres de l’UDPS déclarés « auto-exclus » de la formation politique.

À en croire celui qui est également conseiller technique spécial chargé de mission à la primature, « la plupart de représentants de l’UDPS à l’extérieur du pays » mais aussi « 95 % des fédéraux venus de l’intérieur de la RDC » ont participé au congrès pour marquer leur adhésion à la démarche.

« Bruno Tshibala bénéficie également du soutien des organes de l’UDPS, comité de discipline, les exécutifs compris, et a été désigné président parce qu’il a rempli les critères définis par les congressistes : avoir au moins 15 ans d’ancienneté au parti, détenir au minimum un diplôme de graduat (bac + 3), avoir une moralité irréprochable, être fédérateur », poursuit Patrick Mutombo.

Et d’ajouter : « Il [Bruno Tshibala] s’est dit prêt, à l’instar de Nelson Mandela, de marcher à pied ou à vélo pour aller à la rencontre de tous les enfants de l’UDPS. »

Non à l’explosion de l’UDPS

Dans les conditions actuelles, la tâche de Tshibala s’annonce difficile. D’autant que le statut du nouveau leader du parti qu’il s’est octroyé hérisse même certains de ses potentiels alliés.

« Nous le soutenons comme Premier ministre, mais nous ne le suivons pas dans une dynamique de l’explosion du parti », fait savoir à Jeune Afrique Corneille Mulumba, porte-parole des Pionniers de l’UDPS, structure qui rassemble « les personnes qui ont milité au sein de l’UDPS avant sa reconnaissance officielle en avril 1990 ».

Nommé début octobre conseiller technique en charge des stratégies politiques et prospectives à la primature, Corneille Mulumba qui dit n’avoir « toujours pas de bureau », plaide en faveur de la « constitution d’un grand ensemble politique ».

L’idée serait de considérer l’UDPS-aile Tshibala comme un courant politique au même titre que les autres groupes au sein de l’UDPS dans la perspective de mettre en place un regroupement politique en vue des élections à venir.

Bruno Tshibala a entamé une spirale qui ressemble à la diagonale du fou

« Bruno Tshibala a choisi Joseph Kabila comme son nouveau patron. Il doit s’assumer », tranche Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS. « Il ne peut pas remercier Étienne Tshisekedi de cette manière, ce n’est pas correct », renchérit-il.

« Bruno Tshibala a entamé une spirale qui ressemble à la diagonale du fou [sur un échiquier] », complète Raph Kabengele. Depuis Londres où il séjourne, ce conseiller politique et diplomatique de Félix Tshisekedi estime que « Bruno Tshibala s’accroche à l’étiquette UDPS pour justifier sa présence au gouvernement », l’accord de la Saint-Sylvestre ayant attribué le poste de Premier ministre au Rassemblement de l’opposition. « Mais ce phénomène Tshibala va se dégonfler de lui-même », promet-il.

En attendant, l’UDPS annonce la tenue de son congrès au mois de janvier 2018. Un comité préparatoire a été mis en place et présenté le jeudi 7 décembre à Limete, fief du parti.

Prochaine étape : désignation de Tshisekedi fils comme le chef de la formation politique ? « Pour l’instant, Félix n’est candidat à rien », répond Raph Kabengele. Même si l’éventualité de la succession du père par le fils parait aujourd’hui comme la plus plausible.

Jeuneafrique.com par

Salmonelle: du lait infantile retiré de la vente aux Pays-Bas

décembre 11, 2017

Usine du groupe Lactalis à Craon (Mayenne), le 4 décembre 2017 / © AFP/Archives / DAMIEN MEYER

Une chaîne de magasins néerlandaise a retiré de la vente une série de laits infantiles de marque propre lundi après un retrait massif de produits de la marque Lactalis en France en raison d’un risque de contamination par des salmonelles.

« Par précaution, Kruidvat arrête la vente de préparation pour nourrisons Kruidvat Extra Care H.A.1 et du lait de suite Kruidvat Extra Care H.A.2 », en rayons depuis juin, a annoncé la chaîne lundi dans un communiqué.

Au début du mois, Lactalis avait déjà rappelé douze références de laits infantiles fabriqués dans son usine de Craon (ouest de la France) après la contamination par des salmonelles de vingt bébés de moins de six mois, qui avaient consommé ces produits.

Mais cinq nouveaux cas ont été déclarés la semaine dernière, dont un qui avait consommé un lait de riz ne figurant pas parmi les produits rappelés le 2 décembre. Le gouvernement français a alors publié dimanche une liste de plus de 600 lots, qui sont rappelés, interdits à la consommation et à l’exportation.

Aux Pays-Bas, Kruidvat « a décidé de prendre cette mesure parce qu’une contamination à la salmonelle a été découverte sur le lieu de production en France où est produite une des matières premières » de ces deux produits, a précisé la chaîne néerlandaise.

Les autres laits pour bébés de marque propre ne sont pas concernés, a poursuivi Kruidvat.

Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires allant de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves. Elles sont potentiellement plus dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies.

La liste précise des lots rappelés de Lactalis concerne une large gamme de laits premier et deuxième âge, lait-relais, poudres, avec ou sans lactose, à base de protéines de riz… Y figurent également des produits estampillés Algérie, Bangladesh, Chine, Soudan, Géorgie, Liban ou Royaume-Uni.

Le rappel « concerne près de 7.000 tonnes de produits fabriqués », d’après le groupe.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 16h29)                

Manifestation à Téhéran contre les États-Unis et Israël

décembre 11, 2017

Un manifestant brûle un portrait du président américain Donald Trump, le 11 décembre 2017 à Téhéran / © AFP / ATTA KENARE

Quelques centaines de conservateurs iraniens ont manifesté lundi à Téhéran contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, brûlant des portraits du président américain et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ainsi que des drapeaux des deux pays.

La manifestation s’est déroulée au son de musique dance, chose normalement interdite en Iran, et de slogans comme « Les Etats-Unis sont des meurtriers », les « Mères palestiniennes perdent leurs enfants » ou le classique « Mort à l’Amérique ».

Le futur transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, à une date non précisée, est « une cruauté qui vient s’ajouter aux précédentes oppressions américaines », a estimé Ali Esfahani, un étudiant de 23 ans.

Il s’est montré déçu par la faible mobilisation, qu’il a mise sur le compte de la mauvaise communication des organisateurs conservateurs.

Près de la manifestation, un écran affichait qu’il restait 8.240 jours d’existence à Israël, en référence à un discours du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, prévoyant la fin de l’Etat hébeu d’ici 2030.

« (Avec sa décision sur Jérusalem) Trump a permis d’accélérer les choses », a estimé Seyed Abdullah Hosseini, un religieux interrogé par l’AFP. « On s’attendait à ce qu’Israël soit démantelée plus tard (…) mais (cette décision) c’est le début de la fin pour Israël. On doit remercier (Donald Trump) ».

Depuis que M. Trump a annoncé mercredi sa décision sur Jérusalem, les condamnations internationales se sont succédé, y compris à l’ONU, et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans le monde arabe et musulman.

A Jérusalem et dans les Territoires palestiniens, la décision américaine a engendré des confrontations entre Palestiniens et forces israéliennes qui ont coûté la vie à quatre Palestiniens et fait des centaines de blessés.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 16h49)   

Explosion de Manhattan: « une tentative d’attentat terroriste » (maire de New York)

décembre 11, 2017

Des policiers et des services de secours arrivent sur le lieu d’une explosion à New-York, le 11 décembre 2017 / © AFP / Bryan R. Smith

Un homme a déclenché une bombe artisanale dans un tunnel de correspondance près de Times Square lundi matin, faisant trois blessés, nouvel attentat à New York après une attaque au camion-bélier fin octobre.

« C’est une tentative d’attentat terroriste », a déclaré à la presse le maire de New York, Bill de Blasio.

L’explosion est survenue à l’heure de pointe, à 07H20 (12H20 GMT), dans un tunnel reliant les grands noeuds de transport que sont Times Square et la gare routière de Port Authority, près de la 42e rue et de la 8e Avenue.

L’explosion a été déclenchée par un homme de 27 ans, identifié comme Akayed Ullah, du quartier de Brooklyn, qui portait attaché au corps avec des bandes Velcro « un engin explosif rudimentaire », qui aurait explosé prématurément, a précisé le chef de la police, James O’Neill.

Le suspect a été arrêté, avec des « blessures et des brûlures au corps », et a été hospitalisé, a ajouté M. O’Neill.

Trois personnes qui se trouvaient à proximité immédiate ont également été blessées, même si « aucune n’est en danger de mort », selon les pompiers new-yorkais.

Plusieurs médias new-yorkais ont indiqué qu’il était originaire du Bangladesh, d’où il serait arrivé il y a sept ans.

L’incident a été enregistré par les caméras de surveillance du tunnel, a indiqué M. O’Neill.

Une vidéo circulait sur les réseaux sociaux et sur le site du New York Post, qui montre un homme avec capuche marchant dans le tunnel, avec beaucoup de monde devant et derrière lui, jusqu’à ce qu’apparaisse de la fumée, apparemment au moment de l’explosion.

Une photo qui montrerait le suspect à terre, plié en deux avec du sang à l’estomac, circulait également sur Twitter.

– Cible terroriste privilégiée –

La gare routière a été rapidement évacuée, sans panique, selon un photographe de l’AFP. Le quartier a été bouclé, et plusieurs lignes de métro qui passent par ce secteur à l’ouest de Manhattan ont été immédiatement arrêtées ou ne marquaient plus l’arrêt.

Une grande partie du trafic avait été rétabli peu avant 10h00 (15H00 GMT), a souligné le patron du métro new-yorkais Joe Lhota, qui a indiqué que la police et les autorités du métro s’étaient précisément entraînés pour un incident de ce genre début novembre.

L’ancien chef de la police de New York, Bill Bratton, a indiqué à la chaîne MSNBC avoir été informé que le suspect avait agi au nom du groupe Etat islamique (EI). Mais cette information n’a pas été immédiatement confirmée par les autorités.

Le président Donald Trump a été immédiatement informé, a indiqué la Maison Blanche.

L’incident intervient à l’approche des fêtes de fin d’année, qui attirent des centaines de milliers de touristes dans la ville la plus peuplée des Etats-Unis. Times Square est un point particulièrement sensible, où près d’une million de personnes se retrouvent chaque année pour marquer la passage à la nouvelle année.

New York est considérée comme une cible privilégiée des mouvements terroristes et fait l’objet d’une surveillance particulièrement étroite, avec des milliers de policiers en uniforme et en civil déployés en permanence dans de nombreux lieux touristiques.

L’attentat de lundi intervient moins de six semaines après un attentat mortel à la pointe de Manhattan le 31 octobre dernier: le jour d’Halloween, une attaque au camion bélier avait fait huit morts et douze blessés à la pointe sud de Manhattan, constituant le premier attentat mortel à New York depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Sayfullo Saipov, un Ouzbek de 29 ans, avait remonté avec un pick-up de location une piste cyclable le long de la rivière Hudson, fauchant des cyclistes et des passants qui se trouvaient sur son chemin avant de percuter un bus scolaire.

Le suspect, qui avait prêté allégeance à l’EI, avait été immédiatement arrêté et emprisonné. Il a depuis été inculpé et risque la prison à perpétuité. Donald Trump a même réclamé pour lui la peine de mort.

La capitale financière américaine a été le théâtre d’autres tentatives d’attentats ces dernières années, le plus souvent des « loups solitaires » se réclamant du djihadisme islamiste, qui n’avaient fait aucun mort jusqu’au 31 octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 17h07)                       

Hommage à Zagreb au criminel de guerre qui s’était suicidé à La Haye

décembre 11, 2017

Un portrait du général croate Slobodan Praljak, lors d’une cérémonie en sa mémoire à Zagreb, le 11 décembre 2017 / © AFP / STR

Plus de 2.000 personnes ont assisté lundi à Zagreb à une cérémonie à la mémoire du criminel de guerre croate de Bosnie Slobodan Praljak, qui s’était suicidé fin novembre en pleine audience du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.

Le 29 novembre, alors le TPIY venait de confirmer sa condamnation à 20 ans de prison, Slobodan Praljak avait avalé le contenu d’une fiole de poison devant ses juges stupéfaits, qui venaient de confirmer sa condamnation pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis pendant la guerre en Bosnie (1992-1995).

Il était mort quelques heures plus tard à l’hôpital d’une insuffisance cardiaque, à l’âge de 72 ans. Les premiers résultats de l’enquête ont établi qu’il avait avalé du cyanure de potassium.

Slobodan Praljak a été incinéré la semaine dernière au crématorium de Mirogoj à Zagreb lors d’une cérémonie privée en présence de sa famille et de quelques amis.

Depuis sa mort, les Croates lui ont rendu de nombreux hommages, notamment à travers des dépôts de gerbes de fleurs et de bougies sur les places de plusieurs villes de Croatie et de Bosnie.

La cérémonie de lundi, organisée par l’association des généraux croates dans la prestigieuse salle de concert Vatroslav Lisinski, a duré environ une heure. Les lignes de transports public en direction de la salle étaient gratuites pour ceux qui souhaitaient y assister.

Pendant la cérémonie, qui s’est terminée par l’hymne national croate, des anciens collaborateurs et amis de Slobodan Praljak ont pris la parole.

« Personne ne peut être comparé au grand homme qu’était Slobodan », a déclaré Miroslav Tudjman, fils du défunt Franjo Tudjman, premier président de la Croatie indépendante. Il a qualifié le verdict du TPIY de « dégradation de la justice internationale ». « C’est une parodie, un théâtre de l’absurde ».

Slobodan Praljak était « un héros » qui a « sacrifié sa vie pour la Croatie », a témoigné Vjekoslav Balen, un retraité de 74 ans venu à la cérémonie.

Le ministre croate en charge des vétérans de guerre et de hauts responsable du HDZ, le parti de droite au pouvoir, étaient aussi présents dans la salle pleine à craquer. Avant la cérémonie, les visiteurs avaient été invités à signer un livre de condoléances.

Des centaines de personnes qui n’avaient pu entrer dans la salle suivaient la cérémonie sur des écrans géants installés dans les couloirs et l’entrée.

Plus tard dans la journée, une messe à sa mémoire devait être célébrée dans une église de Zagreb.

Ingénieur de formation, Slobodan Praljak avait également décroché des diplômes en art dramatique et en philosophie avant de devenir un haut responsable militaire des Croates de Bosnie.

Malgré la confirmation de sa peine de 20 ans de prison pour participation à « une entreprise criminelle commune » d’épuration ethnique aux dépens des Bosniaques en 1993 et 1994, Slobodan Praljak a été salué en héros par de nombreux Croates, en Bosnie comme en Croatie.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 16h30)                

Municipales au Venezuela: Madura dégage la voie avant la présidentielle

décembre 10, 2017

Photo de la présidence vénézuélienne montrant le président Nicolas Maduro votant lors d’un scrutin municipal à Caracas, le 10 décembre 2017 / © Venezuelan Presidency/AFP / HO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé dimanche que les principaux partis d’opposition seraient exclus de l’élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal organisé ce jour.

« Tout parti qui n’a pas participé aujourd’hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer », a déclaré le dirigeant socialiste lors d’une conférence de presse, affirmant qu’il s’agissait là d’un « critère de l’Assemblée nationale constituante », intégralement composée de partisans du chef de l’Etat.

Le président s’exprimait à l’issue d’une journée électorale marquée par une participation apparemment faible, avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, alors que la victoire de son camp semble presque assurée en l’absence des trois principaux partis d’opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup.

Le vote, qui devait se terminer à 16H00 locales (20H00 GMT), n’était toujours pas clos vers 23H00 GMT, ce qui pourrait retarder les résultats, initialement attendus entre 02H00 et 04h00 GMT lundi.

« Nous devons nous préparer dès maintenant pour l’élection présidentielle », a déclaré le chef de l’Etat. Ce scrutin est programmé pour décembre 2018 mais sera sans doute avancé au premier trimestre selon nombre d’analystes.

Le vice-président Tareck El Aissami a déjà annoncé que M. Maduro, élu en 2013, briguerait un second mandat l’an prochain, malgré sa faible popularité, dans un contexte de grave crise économique et de réprobation de sa gestion de la crise politique par la communauté internationale.

Ces élections municipales lui servent de dernier test grandeur nature avant le rendez-vous de 2018.

« Le message est très clair, c’est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays », géant pétrolier ruiné notamment par la chute des cours du brut, a lancé M. Maduro.

La participation était faible dans la capitale Caracas et d’autres villes comme San Cristobal, frontalière avec la Colombie, ont observé des journalistes de l’AFP. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s’étaient déplacés.

Le politologue Luis Salamanca entrevoit ainsi une « victoire quasi-certaine du gouvernement, accompagnée d’une forte abstention ».

« Pour la participation, nous sommes en bonne voie », a cependant assuré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, également directeur de campagne du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

– L’opposition a déçu –

Près de 20 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes pour élire les maires de 335 villes pour quatre ans. Actuellement le PSUV en gouverne 242 et l’opposition 76 seulement, le reste étant aux mains d’indépendants.

Après la colère au printemps, avec trois mois de manifestations exigeant le départ du président Maduro et qui ont fait 125 morts, l’heure semble être au découragement dans le pays, face à une crise économique qui provoque de graves pénuries d’aliments et de médicaments, ainsi qu’une inflation galopante, attendue à plus de 2.300% en 2018 par le FMI.

Victor Torres, chauffeur à Macaraibo (nord-est), soupire: « je suis allé acheter l’autre jour une banane: elle coûtait le matin 1.900 bolivars, et 3.000 l’après-midi. On ne peut vivre ainsi. Les politiques me déçoivent ».

Car c’est aussi l’opposition qui a déçu: deux ans après sa victoire historique aux élections législatives, où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement, elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d’une ligne plus dure.

Et si les trois principaux partis de la Table de l’unité démocratique (MUD) ont renoncé à présenter des candidats aux municipales, certaines formations y participent de façon indépendante.

La coalition peine à se remettre de sa gifle électorale aux régionales d’octobre, largement remportées par le camp présidentiel malgré les nombreuses accusations de fraudes.

Les opinions négatives à son égard ont grimpé de 46,1 à 65,7%, selon un sondage Venebarometro réalisé entre octobre et novembre, pendant que la popularité du président Maduro remontait de 24,4 à 31,1%.

La MUD se rend compte aussi qu’aucune stratégie – confrontation dans la rue ou négociation – ne semble ébranler le chavisme (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013), qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions.

Emblème de cette hégémonie: l’Assemblée constituante, aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l’opposition.

Les maires élus dimanche devront d’ailleurs, pour pouvoir exercer leur mandat, prêter allégeance devant cette institution rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 01h09)                

Le Nobel de la paix aux antinucléaires à Oslo

décembre 10, 2017

Beatrice Fihn, directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), le 10 décembre 2017 à Oslo / © AFP / Odd ANDERSEN

La destruction de l’Humanité ne tient « qu’à un coup de sang », se sont alarmés dimanche les militants antinucléaires en recevant à Oslo le prix de la paix, avant que les autres Nobel ne soient remis à Stockholm.

« Sera-ce la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous? », a lancé Beatrice Fihn, la directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), lors d’une cérémonie à Oslo.

ICAN a reçu le Nobel en présence de survivants des bombardements de Hiroshima et Nagasaki qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans, alors même que la planète est aujourd’hui confrontée à un nouveau péril nucléaire.

La Corée du Nord a ces derniers mois multiplié les tirs de missiles et les essais nucléaires, tout en échangeant des menaces belliqueuses avec Donald Trump, lequel a ordonné des manœuvres militaires dans la région.

« La manière rationnelle de procéder est de cesser de vivre dans des conditions où notre destruction mutuelle ne tient qu’à un coup de sang », a souligné Mme Fihn, en appelant à débarrasser la planète des armes atomiques.

« Leur existence incite les autres à se joindre à la course nucléaire. Elles ne nous protègent pas, elles poussent au conflit », a-t-elle affirmé.

Coalition regroupant près de 500 ONG dans une centaine de pays, ICAN a œuvré en faveur d’un traité d’interdiction de l’arme atomique, adopté en juillet par 122 États. Historique, ce texte est affaibli par l’absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

« Le message principal d’ICAN est que le monde ne peut jamais être sûr aussi longtemps que nous avons des armes nucléaires », a souligné la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, dans son discours de remise du Nobel.

« Ce message résonne auprès de millions de personnes qui ont le sentiment que la menace d’une guerre nucléaire est la plus élevée depuis longtemps, surtout à cause de la situation en Corée du Nord », a-t-elle ajouté.

– « Enfer sur Terre » –

Dans un signe de défiance apparent, les puissances nucléaires occidentales (États-Unis, France, Grande-Bretagne) ont, contrairement à l’usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur à la cérémonie mais des diplomates de second rang.

Pour elles, l’arme atomique est un outil dissuasif qui permet d’éviter les conflits et dont il n’est pas question de se défaire tant que d’autres pays cherchent à s’en doter.

Mais Mme Reiss-Andersen a fait valoir les risques liés à d’éventuels « dirigeants irresponsables », à « des erreurs techniques ou humaines », à des sabotages « par des hackers au nom d’États hostiles, de terroristes ou d’extrémistes ».

« Les armes nucléaires sont si dangereuses que la seule mesure responsable est d’œuvrer à leur démantèlement et leur destruction », a-t-elle dit.

Rescapée d’Hiroshima, Setsuko Thurlow, a reçu le Nobel au nom d’ICAN conjointement avec Mme Fihn.

Devant le roi de Norvège et la Première ministre Erna Solberg, elle a relaté les horreurs glaçantes qu’elle a vues après le premier bombardement atomique de l’Histoire le 6 août 1945 alors qu’elle n’avait que 13 ans.

Elle a raconté les morts omniprésents, les faibles appels à l’aide des mourants, les survivants formant « une procession de fantômes », les membres en lambeaux, les yeux énucléés ou encore les intestins sortant des estomacs béants.

« C’était l’enfer sur Terre », a confié cette femme de 85 ans lors d’un entretien avec l’AFP.

Bien que la quantité d’ogives nucléaires sur la planète ait fondu depuis la fin de la Guerre froide, leur nombre reste estimé à 15.000 et de plus en plus de pays en détiennent.

« Neuf nations menacent encore d’incinérer des villes entières, de détruire la vie sur Terre, de rendre notre beau monde inhabitable pour les futures générations », a déploré Mme Thurlow.

« Les armes nucléaires ne sont pas un mal nécessaire, elles sont le mal ultime », a-t-elle lancé.

Les autres prix Nobel (littérature, physique, chimie, médecine et économie) ont été remis à Stockholm sous les ors de la Konserthuset où la Fondation Nobel organise chaque année une cérémonie somptueuse.

Les 11 lauréats présents ont reçu des mains du roi Carl XVI Gustaf de Suède une médaille en or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 905.000 euros).

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 18h37)   

Jérusalem: le pape renouvelle son appel à la « sagesse »

décembre 10, 2017

Le pape François, le 10 décembre 2017 au Vatican / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a renouvelé dimanche, dans un communiqué, son appel à la « sagesse » et à la « prudence de tous » après la décision controversée des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le Saint Père renouvelle son appel à la sagesse et la prudence de tous et forme de ferventes prières afin que les responsables des nations, dans ce moment particulièrement grave, s’engagent à prévenir une nouvelle spirale de violence », a précisé ce communiqué du Vatican.

Le pape François avait déjà manifesté sa préoccupation en appelant mercredi au « respect du statu quo » en conformité avec les résolutions des Nations unies.

Le Vatican indique dimanche suivre avec « grande attention » la situation au Moyen-Orient, et en particulier à Jérusalem, « ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier ».

Jorge Bergoglio demande également que les responsables internationaux « répondent avec des actes et des paroles aux désirs de paix, de justice et de sécurité des populations de ces terres martyrisées ».

Et avant l’ouverture de réunions convoquées par la Ligue arabe et l’Organisation pour la coopération islamique, le Vatican « rappelle sa position bien connue en ce qui concerne le caractère unique de la Ville Sainte (Jérusalem) et la nécessité absolue de respecter le statu quo, en conformité avec les décisions de la communauté internationale ».

Le Saint-Siège rappelle également que « seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens peut apporter une paix stable et durable et garantir une co-existence pacifique entre deux Etats à l’intérieur de frontières reconnues internationalement ».

La décision unilatérale mercredi de M. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël a provoqué des condamnations internationales. Des heurts ont eu lieu samedi dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif.

Le pape François a fait part à cet égard de sa « douleur » après ces affrontements.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 15h02)                

États-Unis: Trump plaide contre le racisme à une inauguration boycottée par des personnalités noires

décembre 10, 2017

Le président américain Donald Trump lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), le 9 décembre 2017. © Susan Walsh/AP/SIPA

Donald Trump a plaidé samedi contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires, dont le maire.

« Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir », a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.