Archive for the ‘Médias’ Category

Manifestations au Nicaragua: le bilan monte à 212 morts

juin 22, 2018

Manifestation antigouvernementale à Masaya, au Nicaragua, le 21 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

Le bilan de la répression des manifestations antigouvernementales au Nicaragua est monté à au moins 212 morts, a annoncé vendredi la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH).

« L’action répressive de l’Etat a fait au moins 212 morts au 19 juin et 1.337 blessés », a indiqué la commission, en affirmant que plus de 500 personnes avaient été détenues au 6 juin.

La CIDH a conclu que « la violence étatique visait à dissuader la participation aux manifestations et à étouffer cette expression d’opposition politique », selon un rapport d’une centaine de pages présenté vendredi lors d’une session extraordinaire du Conseil permanent de l’Organisation des Etats américains (OEA), à Washington.

La Commission a appelé le gouvernement à « trouver une solution constitutionnelle, démocratique et pacifique à cette crise des droits humains ».

La vague de contestation, engagée pour dénoncer une réforme de la sécurité sociale qui a depuis été abandonnée, cible le chef de l’Etat Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 18h27)

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Le gouvernement tchèque favorable au mariage homosexuel

juin 22, 2018

Le gouvernement tchèque favorable au mariage homosexuel / © AFP/Archives / Odd ANDERSEN

Le gouvernement tchèque a annoncé vendredi son soutien à un projet d’amendement du code civil visant à autoriser le mariage homosexuel, qui, si adopté, ferait de la République tchèque le premier pays post-communiste à avoir une telle norme juridique.

Le cabinet a en même temps appelé dans un communiqué à un « débat au niveau de toute la société » sur ce « sujet sensible ».

Proposé par un groupe de 46 députés représentant six de l’ensemble des neuf partis parlementaires, dont le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babis et le parti social-démocrate CSSD, le texte sera prochainement discuté à la Chambre des députés.

Le projet n’a été appuyé par aucun élu du parti de droite conservatrice ODS, ni de l’extrême droite SPD, ni des chrétiens-démocrates KDU-CSL.

« Le principe fondamental de cet amendement est d’offrir aux couples de même sexe et à leurs enfants la même dignité et la même protection de la vie familiale dont bénéficient déjà les époux et leurs enfants », lit-on dans un rapport présenté par une député d’ANO, Radka Maxova.

« Nous avons l’occasion de devenir un premier pays post-communiste autorisant le mariage aux couples gay et lesbiens », a de son côté constaté la militante Lucie Zachariasova de l’ONG « Nous sommes fair », citée par l’agence CTK.

La République tchèque avait déjà autorisé en 2006 les homosexuels à vivre en partenariat enregistré, mais le mariage leur reste interdit jusqu’à présent.

En cas de son adoption définitive par la Chambre des députés, l’amendement du code civil autorisant les mariages homosexuels remplacerait la loi sur le partenariat enregistré.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 19h05)

Euphorie en Arabie Saoudite avant l’autorisation de conduire pour les femmes

juin 22, 2018

Une Palestinienne résidant en Arabie saoudite utilise un simulateur de conduite dans la capitale Ryad, le 21 juin 2018 / © AFP / FAYEZ NURELDINE

Casque de réalité virtuelle sur la tête, Aziza s’installe au volant d’un simulateur de course et appuie sur l’accélérateur: 110 km/h, 130, 140 … Cette Saoudienne pourra enfin conduire dans son propre pays dimanche, dès la levée d’une interdiction en vigueur depuis plusieurs décennies.

L’Arabie saoudite autorisera à partir du 24 juin les femmes à conduire, une réforme historique pour le royaume ultraconservateur qui met fin à une interdiction unique au monde.

« Ce sera un grand jour pour nous », s’enthousiasme Aziza, 22 ans et étudiante en psychologie. « Nous avons attendu longtemps », affirme-t-elle en se concentrant sur la simulation, les mains sur le volant et les pieds sur le frein et l’embrayage.

L’euphorie se mêle à la nervosité au Riyadh Park, un parc d’attraction où les autorités ont organisé un évènement pour permettre aux femmes de s’essayer au volant avant la levée de l’interdiction.

Des dizaines de femmes se sont installées dans des voitures de karting, d’autres dans des simulateurs, aidées de monitrices couvertes d’un long niqab qui leur expliquent le code de la route.

Un peu plus loin, pour sensibiliser au port de la ceinture de sécurité, un responsable du département de la circulation routière fait une démonstration dans une voiture en simulant un retournement.

Cet atelier, également organisé dans les villes de Dammam, Jeddah et Tabouk, illustre l’ampleur et le caractère inédit de l’évènement. Pour beaucoup, ce dernier fera entrer dans une nouvelle ère cette pétromonarchie du Golfe que le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane cherche à moderniser.

Des auto-écoles ont vu le jour dans les grandes villes pour apprendre aux femmes la conduite des voitures mais aussi des motocycles, inimaginable il y a encore un an.

– « Plus besoin d’un homme » –

Des Saoudiennes participent à un atelier de conduite destiné aux femmes dans la capitale Ryad, le 21 juin 2018 / © AFP / FAYEZ NURELDINE

La levée de l’interdiction, devenue symbole du statut inférieur des femmes en Arabie saoudite décrié à travers le monde, permettra de réduire leur dépendance à l’égard des chauffeurs privés ou des hommes de leurs famille.

« On va désormais pouvoir aller seules partout –hôpital, hôtel, restaurant. Nous n’avons plus besoin d’un homme », se réjouit Hatoun ben Dakhil, étudiante en pharmacie de 21 ans.

« Le temps où on devait attendre un chauffeur est révolu », affirme-t-elle à l’AFP.

Quelque trois millions de femmes pourraient se voir attribuer un permis et commencer à conduire d’ici 2020, selon le cabinet de consultants PricewaterhouseCoopers.

Mais dans un pays déchiré entre tradition et modernité, la réforme suscite aussi des remous. Pour les ultraconservateurs, la conduite des femmes est un péché qui favoriserait la promiscuité.

Certaines craignent le harcèlement de rue et les comportements sexistes: deux Saoudiennes titulaires d’un permis international ont ainsi déclaré à l’AFP qu’elles préféraient « attendre et voir » pendant quelques mois avant de penser à conduire.

Le gouvernement a récemment pris des mesures contre le harcèlement sexuel, avec des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 300.000 rials (69.000 euros).

Malgré l’ouverture d’auto-écoles, beaucoup de femmes se plaignent du manque d’instructrices et du coût élevé des cours.

Une Saoudienne prend un selfie au volant d’une voiture de karting lors d’un atelier de conduite pour les femmes dans la capitale Ryad, le 21 juin 2018 / © AFP / FAYEZ NURELDINE

Au cours de ce mois de juin, les autorités ont délivré les premiers permis de conduire à des femmes. Après avoir passé un test, certaines ont échangé leur permis étranger contre un permis saoudien.

– Répression –

Pour tenter de dissuader la conduite sans permis, les autorités ont annoncé une amende de 900 rials (205 euros) pour celles qui se risqueraient à prendre le volant sans autorisation dimanche, ont rapporté les médias.

Des représentantes des compagnies d’assurances s’apprêtent également à traiter les accidents impliquant des femmes.

Mais l’enthousiasme suscité par ces réformes semble être entaché par une vague de répression visant les militantes qui se sont entre autres opposées à l’interdiction de conduire.

Selon les autorités, neuf de plus d’une dizaine de personnes -dont des femmes- arrêtées sont toujours en prison. Elles sont accusées d’atteinte à la sécurité du royaume et d’avoir aidé les « ennemis » de l’Etat.

Des ONG ont identifié certaines d’entre elles comme des militantes ayant fait campagne contre le système de tutelle permettant aux hommes de décider à la place des femmes.

Les autorités ont néanmoins assuré que les Saoudiennes n’auront pas besoin de la permission d’un tuteur pour demander un permis de conduire.

« J’encourage pleinement ma femme à conduire », confie Naief Abdelrahmane, à Riyadh Park. « Quiconque peut élever des enfants et s’occuper de son mari est parfaitement capable d’utiliser une voiture. »

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 20h56)

Le gouvernement sud-soudanais cherche à écarter Machar des négociations

juin 22, 2018

L’opposant sud-soudanais Riek Machar à Addis Abeba le 21 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

Les pourparlers de paix sud-soudanais ont pris vendredi une mauvaise tournure, le président Salva Kiir s’efforçant de marginaliser le chef rebelle Riek Machar, même s’il a dû se résoudre à une nouvelle rencontre avec lui lundi à Khartoum.

Les différents acteurs d’une guerre civile déclenchée en décembre 2013, deux ans après l’indépendance du pays, et qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique, continuent à souffler le chaud et le froid.

Mercredi soir, la rencontre à Addis Abeba entre Salva Kiir et Riek Machar avait laissé percer l’espoir qu’une solution négociée soit bientôt trouvée. Il s’agissait de la première entrevue en deux ans entre deux personnalités dont la rivalité est à l’origine de la guerre.

Les bureaux du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui préside l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), l’organisation régionale qui œuvre depuis de longs mois à réactiver le processus de paix, avaient publié des photos des trois hommes se donnant l’accolade.

Et jeudi, un sommet avait réuni à Addis Abeba plusieurs chefs d’État des pays membres de l’Igad, le Soudanais Omar el-Béchir, le Kényan Uhuru Kenyatta, le Somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, mais pas l’Ougandais Yoweri Museveni, un acteur-clé, pour accentuer encore la pression.

Vendredi, le gouvernement sud-soudanais a douché l’enthousiasme des plus optimistes en affirmant que Riek Machar, chef du SPLM-IO (Mouvement populaire de libération du Soudan – Opposition), n’avait pas sa place dans le gouvernement d’union nationale.

Le président sud-soudanais Salva Kiir (c) arrive au sommet de l’Igad le 21 juin 2018 aux côtés du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (d) et du président kenyan Uhuru Kenyatta (g) / © AFP / YONAS TADESSE

« Nous en avons assez de Riek Machar, des dommages que Riek Machar a causés aux Sud-Soudanais », a déclaré en conférence de presse à Addis Abeba le ministre de l’Information Michael Makuei, un des durs du régime.

Il a appelé M. Machar, s’il veut être président un jour, « à attendre les élections », montrant, par cette prise de position, à quel point les inimitiés sont solidement enracinées, en dépit des sourires de façade.

La guerre avait éclaté en décembre 2013 à Juba, lorsque M. Kiir, un Dinka, avait accusé M. Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.

Avant cette semaine, les deux hommes ne s’étaient plus parlés en face-à-face depuis juillet 2016, quand avaient éclaté dans la capitale Juba d’intenses combats entre leurs troupes.

– Rencontre lundi à Khartoum –

Des Sud-Soudanaises font la queue pour des vivres dans un centre de protection des civils à Bentiu, au Soudan du Sud, le 13 février 2018 / © AFP / Stefanie GLINSKI

Ces affrontements avaient forcé M. Machar à fuir en Afrique du Sud, et signifié l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015 ayant permis au chef rebelle d’être réinstallé au poste de vice-président.

Malgré sa rhétorique anti-Machar, le gouvernement a cependant cédé à la requête des chefs d’État de l’Igad d’organiser une nouvelle rencontre entre MM. Machar et Kiir lundi à Khartoum, au Soudan.

« C’est une décision des chefs d’État et nous la respecterons », a assuré M. Makuei. Les deux camps négocient depuis des mois sous l’égide de l’Igad, mais cette nouvelle réunion doit permettre doit permettre d’accélérer le processus.

Elle est une des principales décisions adoptées cette semaine. Elle sera suivie d’une autre rencontre à Nairobi et l’accord final devrait être signé à Addis Abeba dans un délai de deux semaines, d’après le gouvernement sud-soudanais.

Dans cet intervalle, M. Machar sera autorisé à rester dans une de ces villes, mais le gouvernement sud-soudanais a affirmé avoir obtenu de l’Igad qu’il ne puisse ensuite demeurer « dans la région ou quelque part près du Soudan du Sud ».

Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 / © AFP / Sophie RAMIS

Parmi les différends à régler figure le poste de vice-président, occupé actuellement par Taban Deng, un ancien allié de M. Machar qui avait fait défection en juillet 2016 avec une partie du SPLM-IO, selon un document transmis à la presse par le gouvernement.

Ce texte indique notamment qu' »aucun compromis sur le partage du pouvoir » au sein du gouvernement n’a été trouvé et qu’un désaccord persiste sur « le calendrier pour l’unification des forces armées ».

Le SPLM-IO a condamné les « propos irresponsables » de M. Makuei, estimant qu’ils étaient destinés à « faire dérailler le processus de paix ». La rébellion avait dès jeudi fait part de ses propres réticences, qualifiant d' »irréaliste » la manière dont sont menés les actuels efforts de paix.

Ce conflit a depuis le début été marqué par des revirements en tout genre, comme en témoigne le dernier cessez-le-feu en date, scellé le 24 décembre à Addis Abeba sous l’égide de l’Igad, et violé dès son entrée en vigueur.

Et malgré la pression internationale, rien ne dit que M. Kiir soit disposé à faire des concessions, ses forces semblant en passe de prendre le dessus militairement face à une rébellion de plus en plus éclatée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 14h26)

Venezuela: l’ONU demande une enquête internationale

juin 22, 2018

Genève – Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié vendredi de « lamentable » la situation au Venezuela, appelant à créer une commission d’enquête internationale et demandant un « engagement accru » de la Cour pénale internationale (CPI).

« L’impunité doit cesser », a affirmé Zeid Ra’ad Al Hussein, à l’occasion de la publication d’un rapport sur le Venezuela.

« Etant donné que l’Etat ne semble ni capable ni disposé à poursuivre les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, il y a de solides raisons de demander un engagement accru de la Cour pénale internationale », a-t-il souligné.

La CPI a ouvert en février un examen préliminaire sur des crimes commis au Venezuela, théâtre de troubles politiques meurtriers.

Le Haut-Commissariat demande aussi la création d’une commission d’enquête internationale par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, comme il en existe pour la Syrie.

La publication du rapport fait suite à un premier rapport accablant du Haut-Commissaire, publié en août 2017, qui dénonçait déjà le « recours généralisé et systématique à une force excessive pendant les manifestations, et la détention arbitraire de manifestants et d’opposants politiques présumés ».

Usage de la force excessive, détentions arbitraires, tortures et mauvais traitements, incluant des simulacres d’exécution et des décharges électriques, se poursuivent selon le Haut-Commissariat, qui souligne que cette répression menée par les autorités de l’Etat a commencé en 2014.

– Exécutions extrajudiciaires –

Ce nouveau rapport accuse par ailleurs diverses forces de sécurité vénézuéliennes d’avoir procédé depuis 2015 à des centaines d’exécutions extrajudiciaires, visant surtout des jeunes dans les quartiers pauvres, dans le cadre d’opérations de lutte contre la criminalité.

Plus de 500 exécutions extrajudiciaires auraient ainsi été menées entre juillet 2015 et mars 2017, selon le rapport qui s’appuie sur des statistiques de l’ancien procureur général, désormais en exil.

« Ces opérations de lutte contre la criminalité étaient davantage un exercice visant à montrer que le gouvernement est sérieux dans la lutte contre la criminalité », a expliqué aux médias une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani.

« Quand une boîte de pilules contre l’hypertension coûte plus cher que le salaire minimum mensuel et le lait en poudre pour bébé plus de deux mois de salaire, mais que manifester contre une telle situation peut vous mener en prison, l’injustice extrême de tout cela est flagrante », a fait valoir le Haut-Commissaire.

Les autorités vénézuéliennes ayant refusé l’accès du pays aux experts de l’ONU, M. Zeid a chargé une équipe de spécialistes des droits de l’Homme d’interviewer à distance quelque 150 personnes, dont des victimes et leurs familles, ainsi que des témoins, des journalistes, des avocats et des médecins notamment.

Ces témoignages ont montré que les méthodes pour « intimider et réprimer l’opposition politique ou toute personne perçue comme étant une menace au gouvernement » se poursuivent mais que « ces détentions sont devenues plus sélectives que durant la période des manifestations », visant des activistes, des étudiants, des défenseurs des droits de l’Homme, des travailleurs des médias et des membres des forces armées.

Au moins 12.320 personnes ont été détenues dans le pays entre janvier 2014 et avril 2018, et plus de 7.000 d’entre elles ont été libérées avec comme condition de respecter un certain nombre de mesures limitant leurs libertés, pointe le rapport, utilisant des éléments communiqués par des représentants de la société civile.

Au moins 570 personnes, dont 35 enfants, ont été détenues depuis août dernier.

Le président Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été récemment réélu jusqu’en 2025, au terme d’un scrutin vivement critiqué à l’étranger.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 13h09)                                                        

Espagne: des mineurs de l’Aquarius fuguent de leur résidence

juin 22, 2018

Vingt-huit mineurs débarqués du navire de réfugiés Aquarius accueillis en Espagne ont fui leur hébergement jeudi mais ont été retrouvés, ont annoncé vendredi les autorités.

« 28 se sont échappés hier, pendant la journée » et « ils sont tous de retour au centre », à Alicante, sur la côte méditerranéenne, a déclaré à l’AFP un porte-parole du gouvernement régional vendredi vers 12H00 (10H00 GMT).

Les mineurs étaient hébergés dans une auberge de cette ville à quelque 150 kilomètres au sud de Valence, le port où ils avaient été débarqués dimanche après un long périple en Méditerranée.

Les autorités n’étaient pas immédiatement en mesure de préciser l’âge, la nationalité ou les raisons de la fugue des mineurs.

L’Espagne a accueilli 630 migrants, dont 140 mineurs, à bord du bateau Aquarius, après le refus de l’Italie d’ouvrir ses ports à ce bateau affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières.

Près de la moitié veulent demander l’asile en France, selon le gouvernement espagnol.

Romandie.com avec (©AFP / 22 juin 2018 12h52)                                                        

Armes chimiques: la Russie s’attend à de nouvelles accusations de l’OIAC contre Damas

juin 22, 2018

Les immeubles détruits dans la ville de Douma reprise aux rebelles par le régime et où une attaque présumée chimique a eu lieu, le 17 avril 2018 dans la Ghouta orientale, en Syrie / © AFP/Archives / STRINGER

La Russie a accusé vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui cherche à renforcer ses pouvoir, de préparer un rapport « rempli de fausses preuves » accusant Damas de recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie.

L’OIAC a annoncé en mai avoir fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée, et les conclusions de ses experts pourraient être rendues publiques prochainement, selon le directeur général de l’Organisation, Ahmet Üzümcü.

Cette attaque présumée, qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes, a été imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad et a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien. Pour leur part, Moscou et Damas ont dénoncé une « mise en scène ».

« Il est évident qu’un nouveau rapport accusateur, rempli de fausses preuves, est en train d’être préparé », a affirmé vendredi un haut responsable de l’armée russe, le général Igor Kirillov, lors d’une conférence de presse.

« La mission spéciale de l’OIAC mène son enquête comme elle l’entend », a assuré le général Kirillov, en estimant que cette enquête n’avait « rien à voir ni avec l’objectivité, ni avec l’impartialité ».

Cette déclaration intervient alors qu’une réunion spéciale de l’OIAC est prévue les 26 et 27 juin à La Haye, suite à la demande de Londres visant à renforcer les pouvoirs de l’institution.

La décision de donner aux experts de l’OIAC le pouvoir de nommer les responsables de toute utilisation future d’armes chimiques devrait notamment figurer à l’ordre du jour de la réunion.

A la mi-juin, l’OIAC a annoncé que du sarin et du chlore avaient été « très probablement » utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017.

Aux yeux du général Kirillov, ces annonces « douteuses » visent à « renforcer l’argumentation tirée par les cheveux » des experts de l’OIAC avant la présentation du rapport sur l’attaque présumée à Douma.

Le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), le 4 avril 2018 à La Haye / © ANP/AFP/Archives / Bart Maat

Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a affirmé que des équipements servant à la fabrication des armes chimiques découvertes à Douma, dans l’ex-enclave rebelle de Ghouta orientale reprise par le régime syrien, avaient été fabriqués en Europe de l’Ouest.

« Cet équipement est venu aux mains de terroristes et combattants en provenance de l’Europe de l’Ouest », a-t-elle assuré, lors du briefing.

Fin avril, la Russie avait déjà affirmé avoir trouvé des cylindres contenant du chlore en provenance d’Allemagne et des « fumigènes » britanniques dans la Ghouta orientale.

Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a par ailleurs critiqué l’enquête de l’ONU accusant le régime syrien, dont Moscou est le principal allié, de « crimes contre l’humanité » pendant le siège de la Ghouta orientale.

La commission d’enquête de l’ONU « n’est pas allée sur place », a dénoncé M. Lavrov.

« Nous sommes en principe très sceptiques quant aux méthodes de ce type de travail, qu’il porte sur des crimes de guerre ou sur l’utilisation des armes chimiques », a déclaré M. Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 12h36)

L’ONU « débordée » en Centrafrique où les menaces augmentent

juin 21, 2018

 

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, auprès de Parfait Onanga-Anyanga, l’émissaire de l’organisation pour la Centrafrique, à l’aéroport de Bangassou en Centrafrique, le 25 octobre 2017 / © AFP/Archives / ALEXIS HUGUET

La mission des Casques bleus de l’ONU en Centrafrique « est débordée » et « les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s’accroître », a affirmé jeudi au Conseil de sécurité l’émissaire onusien pour ce pays.

Parfait Onanga-Anyanga a ajouté que le personnel de la Minusca, « militaire, policier et civil constituait des cibles pour les groupes armés et les gangs criminels aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays ».

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

« Les groupes armés et les factions continuent d’exercer une influence négative sur de vastes parties du territoire national, notamment à l’est, au centre et au nord-ouest du pays », a confirmé Parfait Onanga-Anyanga.

Face à la dégradation de la situation, le Conseil de sécurité avait approuvé fin 2017 un renforcement de 900 hommes de la Minusca mais les effectifs ne sont toujours pas au complet. La Minusca est autorisée à comprendre jusqu’à 12.000 militaires et policiers mais la réalité est en deçà de ce nombre, l’ONU peinant à trouver des contingents pour ce pays.

Dans un récent rapport, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, souligne que la Minusca ne peut à elle seule assurer le fardeau de la sécurité en Centrafrique. La responsabilité première en revient au gouvernement, a-t-il ajouté en réclamant à Bangui d’accélérer la mise sur pied de forces nationales armées.

« La situation sécuritaire volatile et les affrontements récurrents entre les groupes armés continuent d’affecter négativement le processus politique », a aussi relevé l’émissaire de l’ONU.

Une tentative de médiation est en cours sous l’égide de l’Union africaine. Des facilitateurs ont aussi rencontré ces derniers mois la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence dans les provinces du pays.

Ces groupes « doivent déposer les armes et s’engager sans délai et sans condition dans le processus de paix », a réclamé parmi les intervenants l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre. Il a rappelé que le Conseil de sécurité avait à sa disposition « l’outil des sanctions » contre ceux qui contreviennent au processus de paix.

Le représentant américain adjoint à l’ONU, Jonathan Cohen, a reconnu lui aussi que la Minusca était sous tensions, et « peinait à mettre pleinement en oeuvre son mandat ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 22h13)

Nicaragua: nouvel assaut contre Masaya, l’Église craint « un massacre »

juin 21, 2018

Des manifestants contre le gouvernement brandissent leurs armes artisanales derrière une barricade à Managua, le 20 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

Les forces de l’ordre du Nicaragua ont lancé jeudi un nouvel assaut contre la ville de Masaya, déclarée en rébellion par ses habitants, et les évêques catholiques ont décidé de se rendre sur place « pour éviter un nouveau massacre ».

Alors que l’Église avait l’espoir de voir repartir le dialogue national, suspendu depuis lundi, l’annonce de cette offensive, qualifiée de « disproportionnée » par le secrétaire de l’Association nicaraguayenne (pour les) droits de l’homme (ANPD), Alvaro Leiva, a ravivé les craintes de violences.

« C’est incohérent de parler de dialogue et d’être en train d’assassiner le peuple à tour de bras », a dénoncé M. Leiva. « Je lance un appel au président (Daniel) Ortega pour qu’il arrête la tuerie contre le peuple de Monimbo », quartier indigène de Masaya ciblé selon lui par l’intervention.

Inquiète, l’Eglise catholique, qui avait appelé à une journée de prières, a annoncé qu’elle envoyait ses évêques sur place.

« Nous, les évêques de Managua, avons décidé d’aller ce matin par bus, avec tout le clergé, depuis Managua et jusqu’à Masaya et Monimbo, pour éviter un nouveau massacre, consoler et prier avec notre peuple », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

« Nous allons dans une mission de paix pour apporter du réconfort et arrêter la violence », a déclaré l’archevêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Baez.

Depuis le 18 avril, quand ont éclaté les premières manifestations, le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh) a dénombré 187 morts et plus de 1.000 blessés.

– « Peur » –

Les violences sont quotidiennes dans le pays, le plus pauvre d’Amérique centrale, alors que les forces du gouvernement tentent de reprendre le contrôle des villes auto-déclarées en rébellion, notamment Masaya, commune de 100.000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale Managua et devenue l’épicentre des protestations.

Un homme passe à bicyclette devant des inscriptions « Ortega assassin » et « Notre lutte est juste », dans la ville de Masaya, le 20 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

« Nous vivons dans la peur. J’ai vu passer des camionnettes avec des civils armés de fusils AK-47 », a raconté à l’AFP Ivania Miranda, une habitante de 53 ans, alors que les violences ont provoqué ces derniers jours au moins 23 morts à Masaya, ainsi que des pillages et incendies.

Selon le leader étudiant Cristian Fajardo, des détonations ont été entendues dans le nord de la ville où « environ 500 hommes encagoulés et fortement armés sont en train d’avancer ».

Les habitants restaient enfermés chez eux pendant que des agents anti-émeutes et des hommes masqués et armés parcouraient les rues en tirant et en enlevant les barricades érigées par les riverains, selon des images diffusées par la télévision.

« La douleur au Nicaragua est grande, un peuple désarmé est en train d’être massacré. Les villes sont aux mains de bandits », a dénoncé Mgr Baez dans son homélie de jeudi.

Ailleurs dans le pays, d’autres offensives ont été signalées: ainsi, les cloches des églises ont sonné dans la nuit dans plusieurs villes comme Diriamba (ouest), pour alerter de la présence d’hommes armés tentant de démonter les barricades.

– Vers une guerre civile? –

Suspendu depuis lundi, le dialogue entre gouvernement et opposition semblait pourtant sur le point de reprendre, alors que l’exécutif a finalement invité, comme il l’avait promis, des organismes internationaux comme l’Union européenne ou le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à venir enquêter sur les violences commises.

L’Eglise comme l’opposition appellent le président Ortega – un ex-guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007 après l’avoir déjà été de 1979 à 1990 – à permettre l’organisation d’élections générales anticipées en mars 2019 (au lieu de fin 2021). Ce dernier reste muet sur ce point.

Un couple de manifestants s’embrasse, sur une barricade à Mangua le 20 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

La vague de contestation, engagée pour dénoncer une réforme de la sécurité sociale qui a depuis été abandonnée, cible le chef de l’Etat et son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo: le couple est accusé de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

« Le peuple ne se rend pas », « Dehors Ortega », « Non à la dictature orteguiste », pouvait-on lire jeudi sur les murs de Masaya.

Le couple Ortega-Murillo accuse les rebelles d’être des « délinquants » et « vandales », coupables de « terrorisme » et de mettre à mal l’économie du pays.

De nombreux commerces sont fermés et des milliers de camions de marchandises restent bloqués sur les routes du Nicaragua.

« Nous allons vaincre le mal, la perversité, l’ignominie et l’abomination », a lancé Rosario Murillo, surnommée « La sorcière » par ses détracteurs.

« Nous voyons qu’il y a une volonté politique de l’Etat de pousser vers une guerre civile », s’inquiète Marlin Sierra, directrice exécutive du Cenidh.

Le département d’Etat américain a appelé à organiser des élections anticipées et dénoncé la répression par les forces de l’ordre, de même que l’ONU, le Parlement européen ou encore Amnesty international.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 19h45)

États-Unis: Melania Trump, émissaire à la rencontre d’enfants sans-papiers

juin 21, 2018

La Première Dame américaine Melania Trump visite le centre pour enfants « Upbring New Hope Children Center » à McAllen, au Texas, le 21 juin 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Dans un nouveau coup de théâtre, Melania Trump s’est rendue jeudi à la frontière avec le Mexique pour une visite surprise à des enfants sans-papiers, en émissaire d’un président américain qui tente de regagner l’opinion publique profondément choquée par sa politique de séparation des familles de clandestins.

« Nous savons tous qu’ils sont là sans leurs familles et je veux vous remercier pour votre dur travail, votre compassion et la gentillesse que vous leur offrez en ces temps difficiles », a déclaré la Première dame aux professionnels d’un centre d’hébergement de McCallen, grande ville texane.

Elle s’exprimait quelques heures seulement après la volte-face spectaculaire de Donald Trump qui a mis fin mercredi, par décret, aux séparations polémiques.

De l’aveu même du milliardaire, Melania Trump a joué un rôle dans cette décision, qui ne règle toutefois pas la question des plus de 2.300 mineurs arrachés à leurs parents depuis la mise en oeuvre de sa politique de « tolérance zéro », début mai.

Quand retrouveront-ils leurs familles, demandent depuis mercredi ONG et opposition démocrate.

La Première Dame américaine Melania Trump a rendu visite à des gardes-frontières lors de son passage à McAllen au Texas, le 21 juin 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

« Je voudrais aussi vous demander comment je peux aider à réunir ces enfants avec leurs familles aussi vite que possible », a demandé Melania Trump, dans un développement quasi-surréaliste de cette controverse.

Ce centre, Upbringing New hope Children’s Shelter, accueille actuellement une soixantaine de mineurs âgés de 5 à 17 ans, originaires du Honduras et du Salvador. Selon un haut responsable, la plupart sont des adolescents arrivés aux Etats-Unis sans être accompagnés d’adultes. Seuls six ont été séparés de leurs parents.

La Première dame doit aussi se rendre sur un site des garde-frontières.

L’idée du voyage est venue de Melania Trump, a précisé sa porte-parole, affirmant que son époux l' »a soutenue ». C’est d’ailleurs lui qui a annoncé aux médias son arrivée au Texas.

Un camp où sont retenus des mineurs par les autorités américaines après avoir franchi illégalement la frontière avec le Mexique, le 19 juin 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a profité de l’occasion pour exhorter de nouveau le Congrès à agir pour réformer les lois sur l’immigration.

« Il faut qu’ils se mettent d’accord et fassent quelque chose », s’est-il exaspéré, rejetant encore une fois la faute de l’inaction sur l’opposition démocrate, qu’il accuse de vouloir « ouvrir les frontières ».

« C’est une honte », a-t-il martelé.

– Votes au Congrès –

La ministre à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen et le vice-président Mike Pence regardent le président Donald Trump signant le décret qui met fin à la séparation des familles à la frontière avec le Mexique / © AFP / Mandel Ngan

Sous la pression du président et poussés par la crise des familles de migrants, le chef des républicain à la Chambre des représentants Paul Ryan s’est vu forcé de soumettre au vote jeudi deux réformes de l’immigration.

Sans trop y croire lui-même, tant le consensus entre aile dure et droite modérée paraît lointain malgré leur majorité au Congrès. « Nous tentons de résoudre ces problèmes tous seuls », a ainsi déploré M. Ryan.

Les plans républicains collent au décret Trump: si les enfants ne seront plus séparés de leur famille, c’est parce qu’ils resteront désormais en centre de rétention avec leurs parents pendant les poursuites pénales.

Mais ils vont bien au-delà du sort de ces familles déchirées.

Des manifestants déploient le drapeau américain lors d’un rassemblement près d’un poste-frontière avec le Mexique, au Texas, pour protester contre les séparations de familles de migrants, le 21 juin 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Au menu: financement du mur à la frontière mexicaine, statut des jeunes dits « Rêveurs » –arrivés sans papiers aux Etats-Unis lorsqu’ils étaient enfants– et nette réduction de l’immigration légale, avec notamment de strictes limites au regroupement familial et un changement des critères d’attribution des visas de travail.

Un sujet explosif qui divise d’autant plus profondément le parti que les élections parlementaires de novembre approchent.

Deux votes sont prévus.

D’abord, encore en cours vers 14H00 (18H00 GMT), sur un texte très restrictif qui circule depuis janvier et dont les partisans eux-mêmes reconnaissent qu’il n’aboutira certainement pas.

Migrants: Melania Trump à la frontière avec le Mexique / © AFP / –

Puis à partir de 17H00 (21H00 GMT), sur un projet présenté cette semaine et se voulant plus ouvert à la frange modérée, même si cette étiquette fait rire les démocrates. Il prévoit un permis de travail et de résidence pour les « Rêveurs », renouvelable tous les six ans et qui les autorise à tenter de décrocher ensuite un statut de résident permanent.

Dans une curieuse façon d’encourager un vote qu’il réclame depuis des mois, le président républicain a signalé dès le début de matinée que cette réforme semblait de toutes façons promise à l’échec au Sénat, où son parti n’a qu’un mince majorité.

Pas de suspense du côté démocrate, ils voteront contre. « Les républicains continuent d’être complices des atrocités de » Donald Trump », a asséné leur cheffe à la Chambre, Nancy Pelosi.

– « Bienvenue en Amérique » –

Au-delà des clivages partisans, le décret Trump ne satisfait pas non plus les associations de défense des droits de l’homme qui s’inquiètent de voir les familles détenues.

Et alors qu’il a souvent vanté par le passé ses nombreuses apparitions en Une du Time, Donald Trump ne devrait pas afficher celle du prochain numéro, révélée jeudi et qui le montre dominant une fillette en larmes, dont la photo a largement contribué à alerter l’opinion, avec le simple titre: « Bienvenue en Amérique ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 20h35)