Archive for the ‘Médias’ Category

Musique: Werrason interdit de se produire à Paris par crainte de violences

septembre 21, 2021

Le concert de l’artiste congolais, prévu samedi dans la capitale française, a été interdit par les autorités, qui craignent des troubles graves à l’ordre public entre les opposants au régime de Kinshasa et les spectateurs.

« Ce concert s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu et violent entre partisans et opposants au régime en place », a indiqué le préfet de police Didier Lallement, dans un arrêté publié lundi.

Selon les autorités, le concert suscite « une mobilisation croissante chez les opposants radicaux congolais de la diaspora installés en France » car Werrason est « considéré comme proche » de l’ancien président, Joseph Kabila, et de son successeur, Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, le préfet a rappelé que l’artiste, l’un des plus populaires en République démocratique du Congo, avait déjà dû annuler deux concerts à Paris en 2011 « face aux menaces de troubles ». 

En février 2020, de violents incidents ont eu lieu en marge du concert à Paris de la star congolaise, Fally Ipupa, et la tension était encore vive entre les supporters du chanteur de rumba, considéré comme proche du pouvoir et les opposants politiques congolais. Le chanteur avait dû renoncer à son dernier concert prévu dans la salle parisienne de l’Olympia en 2017, déjà par crainte de débordements.

Avec AFP

France: Amobé Mévégué, ancien présentateur de TV5MONDE, est mort

septembre 8, 2021

Amobé Mévégué présentait le magazine Africanités sur TV5MONDE

Amobé Mévégué présentait le magazine Africanités sur TV5MONDE©

Le journaliste, animateur et producteur Amobé Mévégué est décédé ce mercredi 8 septembre à l’âge de 52 ans. Il avait présenté le magazine Africanités sur TV5MONDE. Amobé était aussi chroniqueur pour 300 millions de critiques. Il était le fondateur de la chaîne UBIZNEWS TV. Il laisse aujourd’hui un grand vide dans le monde audiovisuel. Ses confrères louent son humanisme et son professionalisme.

« C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons qu’Amobé est parti rejoindre ses ancêtres. Il laisse derrière lui un grand vide ». Sur le compte Facebook du journaliste et producteur Amobé Mevegue, le message est humble. La perte, elle, est grande. Célèbre animateur et producteur de radio et de télévision, il a co-présenté le magazine « Africanités » sur TV5MONDE. Il était également chroniqueur sur « 300 millions de critiques » sur TV5MONDE, avant de rejoindre le plateau de France 24.

En 2012, il avait également fondé la chaîne UBIZNEWS TV diffusée dans 40 pays africains. Ce mercredi 8 septembre, il est décédé à l’âge de 52 ans.

Né au Cameroun en 1968, Amobe Mévégué arrive en France à l’âge de 5 ans. Là, il étudiera la communication et le cinéma avant de se lancer dans une formation au Conservatoire libre du cinéma français de Paris. Cet ancien élève du Conservatoire libre du cinéma français, dont il est sorti diplômé en 1994 après avoir effectué une licence d’études cinématographiques, est une figure connue du monde de la culture et du show-business de la diaspora africaine de France. Erudit de culture, grand passionné du septième art, il a fait vivre de sa gouaille et de son professionnalisme de nombreux médias : RFI, France Ô, TV5MONDE, France 24 et bien d’autres …

Des centaines d’artistes ont répondu à ses questions, comme le sénégalais Youssou NDour qui évoque sa disparition avec émotion.

Ce mercredi 8 septembre, dans les couloirs de la rédaction de TV5MONDE, l’annonce de sa disparition laisse sans voix. Pour beaucoup, il était « un grand professionnel ».
 Amobé Mévégué présentait, avec Christian Eboulé et Lise-Laure Etia, le magazine Africanités sur TV5MONDE.

Amobé Mévégué présentait, avec Christian Eboulé et Lise-Laure Etia, le magazine Africanités sur TV5MONDE.© TV5MONDE« Amobé était d’abord un éveilleur de conscience, un humaniste, un panafricaniste convaincu. « 

Christian Eboulé, journaliste TV5MONDE


« Amobé était d’abord un éveilleur de conscience, un humaniste, un panafricaniste convaincu. Il n’avait qu’une envie, essayer de se mettre à la hauteur de tous ceux qui venaient à lui pour les amener le plus loin possible. Il a inspiré énormément de monde », se souvient Christian Eboulé, avec qui il a collaboré sur RFI et sur l’émission « Africanités » de TV5MONDE :Volume 90% « C’est quelqu’un qui aimait profondément l’Afrique, pour ses valeurs. C’est quelqu’un qui connaissait la musique africaine, qui la vivait. »
Lise Laure Etia, journaliste TV5MONDE


« C’est quelqu’un qui aimait profondément l’Afrique, pour ses valeurs. C’est quelqu’un qui connaissait la musique africaine, qui la vivait. C’est une perte immense pour le continent, une perte immense pour les artistes, la presse et la presse panafricaine », déplore Lise-Laure Etia, avec qui il a également co-animé « Africanités » sur TV5MONDE.

Producteur pour plusieurs chaînes musicales, promoteur et animateur de l’émission Plein Sud sur RFI, il a également édité un magazine spécialisé, Afrobiz, avant de lancer en avril 2012 une chaîne, Ubiznews, disponible sur le câble. Très impliqué dans les questions de diversité, cet Eton originaire de la région du Centre, qui a renoncé à son prénom français – Alain –, militait pour une plus grande visibilité des Noirs dans les médias français.

Fin août, il avait séjourné au Cameroun pour y assister aux obsèques de sa mère, décédée du Covid-19.

Ce mercredi 8 septembre, toutes les pensées de ses confrères, consœurs et amis de la rédaction de TV5MONDE vont à sa famille.

Avec TV5Monde par Luna Gay-Padoan et Agences

L’affaire du viol mimé à la télé va-t-elle permettre un #MeToo ivoirien ?

septembre 7, 2021
Une militante féministe lors d’une manifestation contre la chaîne de télévision Nouvelle Chaine Ivorienne (NCI) au siège de la NCI à Abidjan le 1er septembre 2021.

La séquence a provoqué une vague d’indignation que les peines prononcées par la justice n’ont pas fait retomber. Elle a aussi mis en lumière l’activisme d’une nouvelle génération de féministes. Entretien avec Désirée Dénéo, secrétaire générale de la Ligue ivoirienne des droits des femmes.

Désirée Dénéo est la secrétaire générale de la Ligue ivoirienne des droits des femmes, une association créée l’année dernière qui multiplie les actions sur le terrain et les campagnes de sensibilisation aux violences faites aux femmes. Elle revient pour Jeune Afrique sur le scandale provoqué par l’affaire de la « démonstration » de viol retransmise sur les antennes de la NCI et sur la difficulté qu’il y a à faire bouger les mentalités.

Jeune Afrique : Comment expliquez-vous la mobilisation inédite qu’a connue la Côte d’Ivoire après la diffusion de cette séquence où l’on voit un invité, présenté comme un violeur repenti, mimer une scène de viol sur un mannequin en plastique ?

Désirée Dénéo : La scène dont vous parlez a d’abord choqué pour des questions de pudeur. Nous sommes dans une société qui reste attachée à un certain puritanisme. Mais les féministes ivoiriennes ont aussi joué un rôle dans l’expression de cette indignation collective. Nous sommes de plus en plus nombreuses, nous sommes aussi mieux organisées, et nous savons donner de la voix sur les réseaux sociaux.

L’animateur de l’émission en question, Yves de Mbella, a été condamné à un an de prison avec sursis ; son invité a écopé de deux ans de prison ferme. Êtes-vous satisfaite ?

Je ne le suis qu’à moitié puisque la chaine, la NCI, n’a pas été condamnée. Nous sommes encore en train de travailler sur cet aspect avec notre avocate. Il y aura une suite. C’est pour cela que nous avons refusé de participer à l’émission d’excuses de la NCI.

Une nouvelle génération de féministes, dont vous faites partie, a émergé en Côte d’Ivoire. Quelles sont vos revendications les plus urgentes ?

Nos revendications sont multiples, mais l’urgence aujourd’hui, c’est de mettre en place un arsenal législatif pour lutter contre les violences faites aux femmes en Côte d’Ivoire ainsi que le prévoit la Convention sur l’élimination des violences faites aux femmes que ce pays a ratifiée. Nous demandons notamment la gratuité du certificat médical pour les femmes victimes de viol et de violences. Un décret de 2016 rend ce certificat non-obligatoire pour déposer une plainte en cas de viol, mais sans ce document, la plainte n’aboutit que très rarement à une condamnation. Ce certificat est donc indispensable.

JE DIS TRÈS SOUVENT QUE JE SUIS FÉMINISTE POUR LA GÉNÉRATION À VENIR

Par ailleurs, nos forces de défense et de sécurité ne sont pas suffisamment formées et il faut les sensibiliser sur cette question. Nous réclamons aussi avec insistance un véritable centre d’accueil pour les femmes victimes de violences. Le seul qui existe en Côte d’Ivoire se trouve à Abidjan : il a une capacité de sept places et ne peut accueillir les victimes que pendant trois jours. C’est très insuffisant.

Sommes-nous à l’aube d’un mouvement #Metoo en Côte d’Ivoire et plus généralement en Afrique de l’Ouest ?

Je dirais que oui, même si l’on aurait tort de penser que tout cela est nouveau et que les féministes ouest-africaines étaient jusqu’à présent restées en marge du mouvement. En Côte d’Ivoire, la question des violences faites aux femmes est revenue sur la table et dans les médias grâce aux réseaux sociaux. Des femmes telles que Lamazone Wassawaney, avec la campagne #Brisonslesilenceduviol lancée il y a quelques années, ont participé à la libération de la parole des victimes.

Et il y a donc cette nouvelle génération de féministes à laquelle j’appartiens. Nous sommes blogueuses, web-activistes et nous avons une certaine maîtrise des médias qui nous permet de monter au créneau quand il le faut. Nous agissons collectivement. Nous avons par exemple en Côte d’Ivoire un collectif d’activistes féministes qui est accompagné par l’ONG américaine EngenderHealth. Dans la sous-région, nous avons aussi un réseau et des groupes Facebook créés pour mettre en commun nos revendications. Il y a une réelle sororité entre nous.

Se dire féministe est-il toujours aussi difficile ou bien observez-vous une évolution des mentalités ?

C’est un mouvement qui est toujours mal compris ici. Peut-être parce que les hommes sont attachés à leurs privilèges. Les petites filles sont éduquées selon la vision patriarcale et l’on apprend à tout accepter en tant que femme, à être soumise. Et dès lors que l’on s’oppose à un système qui fonctionne depuis des siècles, c’est tout à fait logique que cela dérange. Je dis très souvent que je suis féministe pour la génération à venir. J’espère que le combat que mène ma génération leur permettra de vivre dans une société juste et égalitaire.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard

Médias – Radio-Canada se défend d’avoir poussé Pascale Nadeau vers la sortie

août 19, 2021

Accusée d’avoir menti sur les raisons du départ de l’ex-cheffe d’antenne Pascale Nadeau, Radio-Canada s’est défendue mercredi de l’avoir poussée vers la sortie. La société d’État laisse entendre que la journaliste n’accepte pas les conclusions d’une enquête externe qui pointait un « comportement inapproprié ».

L’ex-cheffe d’antenne Pascale Nadeau a brisé le silence dans une lettre ouverte publiée mercredi dans «Le Soleil», où elle affirme avoir été la cible d’une «dérive disciplinaire» à la suite d’une plainte «anonyme».

© Radio-Canada L’ex-cheffe d’antenne Pascale Nadeau a brisé le silence dans une lettre ouverte publiée mercredi dans «Le Soleil», où elle affirme avoir été la cible d’une «dérive disciplinaire» à la suite d’une plainte «anonyme».

« En général, [une enquête], c’est un wake-up call pour se dire : “Il faut peut-être que je corrige certains comportements” », a mentionné la directrice générale de l’information du diffuseur public, Luce Julien, lors d’une mise au point avec les journalistes. « Il n’y a pas eu de congédiement, encore moins de congédiement déguisé ou d’âgisme », a-t-elle affirmé.

Le 5 août dernier, Radio-Canada avait annoncé le départ de Mme Nadeau en affirmant qu’elle avait « récemment informé la direction de l’information de son intention de prendre sa retraite cet automne ».

La journaliste a brisé le silence dans une lettre ouverte publiée mercredi dans Le Soleil, où elle affirme avoir plutôt été la cible d’une « dérive disciplinaire » à la suite d’une plainte « anonyme ». « Je ne pensais pas mettre fin à ma carrière si vite, j’avais encore de belles années à offrir et je ne croyais surtout pas la terminer de cette façon, par la porte d’en arrière », a écrit Mme Nadeau.

L’incident déclencheur de cette « affaire » reste assez obscur ; le dossier de la plainte en question demeure confidentiel. Peu d’employés de la société d’État ont d’ailleurs accepté de parler de la controverse au Devoir — et aucun en se laissant nommer publiquement.

Mme Nadeau a évoqué dans une entrevue avec Le Soleil qu’un commentaire sur le travail d’un employé du service de l’information serait à la source de la plainte. « C’était un mot que j’avais dit en 2019 par rapport à un texte, un ramassis de phrases, de remarques prises hors contexte, d’allégations qui relevaient carrément de l’anecdote », a-t-elle expliqué au quotidien de Québec. L’ex-cheffe d’antenne a décliné la demande d’entrevue du Devoir.

Le point de vuede Pascale Nadeau

Dans sa missive publiée mercredi, Mme Nadeau a expliqué vouloir « dire la vérité » au public. Elle qualifie la plainte « anonyme » de « ramassis d’allégations mensongères ou citées totalement hors contexte ».

« Je ne suis pas parfaite. J’ai du caractère et il peut m’arriver d’avoir des moments d’impatience », admet-elle, soulignant par ailleurs que les agissements qui lui ont été reprochés ne constituent pas du harcèlement ou du dénigrement, mais plutôt des « remarques faites dans le cadre de mon travail et de mes fonctions ».

Mme Julien estime que l’ex-cheffe d’antenne donne « sa version des faits », mais ajoute qu’en tant que journaliste, elle est bien au fait qu’une dénonciation « anonyme » ne veut pas dire qu’on ignore l’identité de la personne qui l’a déposée, mais plutôt qu’on lui assure la confidentialité.

La décision de la sanctionner un mois sans salaire n’a pas été facile, reconnaît Mme Julien, qui confirme avoir dit à la journaliste de « ne pas avoir le choix » de le faire. « Le processus d’enquête a été rigoureux. […] Il y a eu des conclusions, des employés rencontrés, par respect pour le processus, j’aurais manqué à mon devoir de gestionnaire si j’avais fermé les yeux sur le rapport », dit-elle.

Mme Julien a refusé de préciser la nature des allégations qui sont reprochées à Mme Nadeau et s’est limitée à dire qu’il s’agit d’un « comportement inapproprié ». « En 2021, il y a des comportements qui étaient acceptés à une autre époque qui ne le sont plus », a-t-elle ajouté.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada a confirmé qu’un grief a été déposé concernant la sanction imposée à Mme Nadeau. « Ce que l’employeur allègue pour justifier la sanction ne tient pas la route, c’est exagéré pour quelqu’un qui n’avait aucune tache à son dossier », mentionne le président du syndicat, Pierre Tousignant. Selon ses informations, Mme Nadeau n’a jamais été avisée de ce qu’elle a pu faire d’offensant ou blessant.

La directrice générale de l’information a également précisé qu’à la suite de sa suspension, Mme Nadeau a annoncé à la direction qu’elle s’absentait pour un congé de maladie. Cet été, elle leur a demandé des excuses, ce que Radio-Canada a refusé. « Elle nous a ensuite indiqué avoir l’intention de prendre sa retraite », a noté Mme Julien.

Conflit intergénérationnel ?

Deux journalistes expérimentés de la salle des nouvelles de Radio-Canada affirment que cette controverse découle d’un conflit intergénérationnel.

Mme Nadeau était cheffe d’antenne du Téléjournal du week-end. Or, pendant la fin de semaine, la salle emploie surtout des surnuméraires, des journalistes, des rédacteurs et des techniciens moins expérimentés, souvent plus jeunes. Elle évoque d’ailleurs dans sa lettre que « travailler avec la relève est stimulant, mais […] comporte aussi ses défis ».

« Ma génération a encore des comportements épouvantables et inacceptables », affirme l’un des reporters d’expérience qui a accepté de parler au Devoir. « Maintenant, on tord le bâton dans l’autre sens : une partie de la nouvelle génération casse au moindre reproche. Il me semble qu’il faudrait trouver un juste milieu. »

Deux cultures du travail se seraient donc affrontées. D’un côté, il y aurait donc Pascale Nadeau, franche, expérimentée, exigeante, voire perfectionniste, qui aurait critiqué comme à son habitude le travail jugé bâclé d’un collègue ; et de l’autre, il y aurait donc ce jeune employé blessé par le poids du jugement critique de Mme Nadeau, dont la carrière s’étale sur quatre décennies.

« Le centre de l’information de Radio-Canada, c’est comme un hôpital. Il y a des gens qui travaillent de soir, de nuit, de fin de semaine. Et comme partout, oui, il y a un clash générationnel. Mais, encore une fois, Radio-Canada fait partie d’une société qui évolue », a fait valoir Mme Julien.

Par Le Devoir avec Stéphane Baillargeon

Congo: Libération ce matin du journaliste Raymond Malonga dit Rey de la maison d’arrêt de Brazzaville !

août 11, 2021

La presse congolaise jubile ce jour la libération d’un de ses acteurs en la personne de Raymond Malonga qui a été écroué à 6 mois de prison ferme.

Toutefois, des conditions draconiennes ont été imposées à ce dernier avant qu’un billet de sortie lui soit signé.

Selon des informations dignes de foi, il lui aurait été interdit de sortir du territoire national, de passer pointer au poste de la gendarmerie du parquet chaque semaine pour marquer sa présence au Congo. Aussi, un huissier de justice l’a-t-il enjoint de s’acquitter des 30.000.000 de FCFA qui lui ont été infligés comme dommages et intérêts à payer à Madame Georgette Okemba dans un délai de 4 mois faute de quoi il sera à nouveau incarcéré. Et s’il en fallait pour preuve que Raymond Malonga continue à être humilié, il lui a également été demandé de présenter des excuses publiques à cette dame. C’est donc conclure que l’affaire qui oppose le patron du journal Sel-Piment à Madame Georgette Okemba, épouse du puissant patron des services de renseignements congolais, n’est pas définitivement classée, même si ce journaliste mis en cause a été libéré de la Maison d’arrêt de Brazzaville.

Avec Brazzanews

En Tunisie, le PDG de la chaîne nationale démis de ses fonctions

juillet 28, 2021

Le président de la chaîne Wataniya a été remplacé par une journaliste qui avait déjà occupé ce poste par intérim.

Des journalistes travaillent ans la salle de rédaction de la chaîne de télévision nationale publique tunisienne Wataniya, le 14 novembre 2020
Des journalistes travaillent ans la salle de rédaction de la chaîne de télévision nationale publique tunisienne Wataniya, le 14 novembre 2020 FETHI BELAID / AFP

La présidence tunisienne a limogé, mercredi 28 juillet, le PDG de la chaîne de télévision nationale après qu’un militant et une représentante du syndicat des journalistes se sont vu brièvement interdire l’accès à la chaîne où ils devaient intervenir dans une émission.

Cette décision intervient trois jours après la prise de pouvoir du président Kais Saied en Tunisie, qui a entraîné des craintes sur le respect des libertés dans la jeune démocratie, notamment après la fermeture des bureaux de la chaîne qatarie Al-Jazira.

Bloqués à l’entrée

La journaliste Amira Mohamed, vice-présidente du SNJT, a dit être restée bloquée à l’entrée de chaîne Wataniya par un agent de sécurité qui attendait l’autorisation de la direction de la télévision lui permettant d’y entrer. « Le PDG de la Wataniya m’a dit qu’il avait reçu des instructions d’un responsable militaire de ne pas laisser d’invités entrer au siège de la télévision », a ajouté le militant des droits de l’homme Bassem Trifi.

Le ministère de la défense et la présidence de la République ont affirmé qu’ils n’avaient donné aucune instruction dans ce sens.

Quelques heures plus tard, c’est le président de la chaîne, Laassad Dhahech, accusé d’avoir tenté de semer le trouble en limitant l’accès de la chaîne, qui a été limogé. Il a été remplacé par une journaliste qui a déjà occupé ce poste par intérim, Awatef Dali.

Le président Saied, qui a suspendu le Parlement pendant trente jours et limogé le premier ministre, a assuré qu’il était attaché aux libertés publiques, et ferait en sorte de les protéger.

Avec AFP

France-Maintien de l’ordre: sévère désaveu du Conseil d’Etat à Darmanin

juin 11, 2021

Le Conseil d’Etat a infligé jeudi un sévère désaveu à Gérald Darmanin en annulant plusieurs dispositions phares du schéma du maintien de l’ordre, dont la technique de la « nasse » et l’obligation faite aux journalistes de quitter les manifestations.

« C’est formidable pour la liberté d’information », a réagi auprès de l’AFP Dominique Pradalié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ). « Une fois de plus, le gouvernement se fait épingler pour non-respect des droits fondamentaux », se sont réjouis la CGT et le SNJ-CGT.

Tous se sont félicités que le Conseil d’Etat ait rappelé l’importance de la liberté d’informer.

Le ministère de l’Intérieur a promis en début de soirée que des « modifications seraient apportées » à son schéma du maintien de l’ordre pour « atteindre les objectifs du texte, tout en respectant les orientations de la décision du Conseil d’Etat ».

La plus haute juridiction de l’autorité administrative avait été saisie par des associations et des syndicats, notamment de journalistes, vent debout contre ce texte publié le 16 septembre et porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Dans un communiqué accompagnant sa décision, le Conseil d’Etat a rappelé que la technique de la « nasse » était prévue « pour contrôler, interpeller ou prévenir la poursuite de troubles à l’ordre public ».

« Si cette technique peut s’avérer nécessaire dans certaines circonstances précises, elle est susceptible d’affecter significativement la liberté de manifester et de porter atteinte à la liberté d’aller et venir », ajoutent les juges, en soulignant que le texte « ne précisait toutefois pas les cas où il serait recommandé de l’utiliser ». D’où sa décision de l’annuler.

C’est « une immense avancée pour tous les manifestants », a commenté auprès de l’AFP, Me Patrice Spinosi, avocat du SNJ et de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Second revers

S’agissant de la presse, le Conseil a considéré que les journalistes « n’ont pas à quitter les lieux lorsqu’un attroupement est dispersé » et qu’ils n’ont pas non plus « l’obligation d’obéir aux ordres de dispersion » des forces de l’ordre.

« Les journalistes doivent pouvoir continuer d’exercer librement leur mission d’information, même lors de la dispersion d’un attroupement », a ajouté le Conseil. « Ils ne peuvent donc être tenus de quitter les lieux, dès lors qu’ils se placent de telle sorte qu’ils ne puissent être confondus avec les manifestants ou faire obstacle à l’action des forces de l’ordre ».

Les Sages ont estimé en outre que le « ministre de l’Intérieur ne peut pas imposer des conditions au port de protections par les journalistes ».

Dans une circulaire sur le maintien de l’ordre, ont-ils ajouté, le ministre ne peut « pas édicter ce type de règles à l’attention des journalistes comme de toute personne participant ou assistant à une manifestation ».

Le Conseil d’Etat a également rejeté l’accréditation des journalistes, qu’ils possèdent ou non une carte de presse, pour avoir accès au canal d’informations en temps réel mis en place lors de manifestations.

Cette décision constitue, en moins d’un mois, un second revers pour Gérald Darmanin après la censure, le 20 mai, par le Conseil constitutionnel de l’ex-article 24 de la loi sur la Sécurité globale.

Devenu l’article 52 de cette loi, cette disposition prévoyait de punir « la provocation à l’identification des forces de l’ordre », une nouvelle incrimination qui avait suscité une levée de boucliers des défenseurs des libertés publiques.

Le schéma national du maintien de l’ordre et la loi sécurité globale ont mobilisé l’automne dernier de nombreux détracteurs.

Début mai, une commission, présidée par l’ancien président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme Jean-Marie Delarue et chargée d’apaiser les tensions entre médias et police, avait remis au Premier ministre Jean Castex son rapport assorti de 32 recommandations.

Parmi celles-ci figuraient l’annulation des accréditations aux journalistes pour couvrir une manifestation et celle de l’obligation qui leur était faite de dispersion en fin de manifestation.

Par Le Point avec AFP

Journaliste arrêté en Birmanie : Washington demande sa libération

mai 28, 2021

Les États-Unis ont appelé à « libérer immédiatement » le ressortissant américain. « Nous sommes profondément préoccupés », a déclaré un porte-parole.

Inquiétude à la Maison-Blanche. Les États-Unis ont appelé le « régime militaire » au pouvoir en Birmanie à « libérer immédiatement » le journaliste américain Daniel Fenster, arrêté à Rangoun. « Nous sommes profondément préoccupés par l’arrestation du ressortissant américain Daniel Fenster, qui travaillait en tant que journaliste, en Birmanie », a déclaré un porte-parole du département d’État américain, vendredi 28 mai. Et d’ajouter : « Nous avons exhorté le régime militaire à le libérer immédiatement et nous continuerons à le faire tant qu’il n’aura pas été autorisé à retourner chez lui, auprès de sa famille, en toute sécurité. » Et d’assurer que l’ambassade américaine à Rangoun avait demandé en vain à avoir accès au détenu.

« Nous exhortons le régime birman à accorder un accès consulaire, comme prévu par la Convention de Vienne », a-t-il insisté. « L’arrestation de Daniel, ainsi que l’arrestation ou le recours à la violence de la part de l’armée birmane visant d’autres journalistes, constitue une attaque inacceptable contre la liberté d’expression en Birmanie », a encore estimé ce porte-parole.

« Notre priorité est de nous assurer qu’il va bien »

La diplomatie américaine insiste sur la nécessité de « médias libres et indépendants, indispensables pour bâtir des sociétés libres, résilientes et prospères ». Danny Fenster, responsable éditorial de Frontier Myanmar, a été arrêté lundi 24 mai à l’aéroport international de Rangoun alors qu’il s’apprêtait à prendre un avion pour la Malaisie, avait alors annoncé ce média sur Twitter, assurant ignorer la raison de cette interpellation. « Nous sommes inquiets et appelons à sa libération immédiate », avait affirmé Frontier. « Notre priorité est de nous assurer qu’il va bien et de lui apporter toute l’aide dont il pourrait avoir besoin », avait-il ajouté.

Danny Fenster, 37 ans, travaille pour Frontier Myanmar depuis environ un an et s’apprêtait à prendre l’avion pour rendre visite à sa famille en Malaisie lorsqu’il a été arrêté, avait précisé à l’AFP le responsable de la rédaction, Thomas Kean. La Birmanie est en proie au chaos et son économie est paralysée depuis le putsch du 1er février. La répression des opposants a fait plus de 800 morts. Des dizaines de milliers de civils sont déplacés en raison d’affrontements entre l’armée et des milices ethniques, nombreuses dans le pays. La presse se retrouve prise en étau par les mesures de la junte qui a cherché à bloquer l’accès à l’information en suspendant les connexions internet et en retirant à cinq médias locaux leurs autorisations de diffusion.

Avec Le Point

RDC/Nord-Kivu: Assassinat d’un journaliste dans l’exercice de son métier

mai 13, 2021

L’ONG de défense et de promotion de la liberté d’information dont le bureau de coordination est basé à Goma appelle la nouvelle autorité provinciale à ne ménager aucun effort pour qu’une enquête minutieuse et urgente soit diligentée.

Dans une correspondance adressée, le 12 mai, au gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, avec copie pour information au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, l’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa) proteste vigoureusement contre l’assassinat de Barthélémy Kubanabandu Changamuka, journaliste à la radio communautaire de Kitchanga (Racoki FM) émettant à Kitchanga dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu. Cette ONG dit attendre du gouverneur militaire de cette province de diligenter une enquête minutieuse et urgente après cet assassinat. « Point n’est besoin de rappeler que la protection des personnes et de leurs biens est l’apanage de l’Etat dont vous êtes le représentant. Tuer un journaliste de sang-froid constitue un défi contre l’autorité de l’Etat, surtout en cette période où l’état de siège est en vigueur dans la province du Nord-Kivu », a fait savoir l’Olpa dans la lettre signée par son secrétaire exécutif Alain Kabongo.

Le journaliste assassiné

L’organisation, qui condamne avec la dernière énergie cet assassinat, appelle les nouvelles autorités installées dans la province de ne ménager aucun effort pour qu’une enquête minutieuse et urgente soit diligentée pour que les auteurs de cet acte ne jouissent pas de l’impunité.

Ce présentateur de l’émission «Sécurité alimentaire » diffusée sur les antennes de Racoki, a rappelé l’Olpa, a été tué, le 9 mai, à son domicile par des individus armés non autrement identifiés qui l’ont criblé de plusieurs balles. « Ils se sont accaparés de son téléphone portable, avant de disparaître dans la nature. Cet acte ignoble s’est produit peu après le retour de Barthélémy Kubanabandu Changamuka à sa résidence après avoir présenté son émission sur l’obésité alimentaire », a expliqué l’ONG.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Facebook maintient la suspension imposée à Donald Trump le 7 janvier dernier

mai 5, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Les membres du conseil de surveillance quasi indépendant du réseau social ont voté en faveur du maintien de la suspension du compte de Donald Trump qui avait été décidée il y a quatre mois, le 7 janvier.

On avait alors jugé que le président américain en poste avait incité à la violence qui avait culminé avec l’insurrection meurtrière de la veille au Capitole, à Washington.

Instagram a aussi désactivé le compte du président le même jour.

Facebook a mis en place le conseil de surveillance pour se prononcer sur des questions épineuses concernant le contenu de ses plateformes, en réponse aux nombreuses critiques sur son incapacité à réagir rapidement et efficacement à la désinformation, aux discours haineux et aux campagnes d’influence néfastes.

Avec La Presse Canadienne