Archive for the ‘Musique’ Category

Congo-Disparition : Ignace Makirimbia conduit à sa dernière demeure

janvier 16, 2023

Décédé le 23 décembre 2022 à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à l’âge de 78 ans suite à un malaise, le percussionniste des Bantous de la capitale, Ignace Makirimbia dit Mignon, a été conduit à sa dernière demeure au cimetière privé Bouka, à Kintélé. Bien avant, une cérémonie de recueillement a eu lieu au siège du cinquième arrondissement de Brazzaville, Ouenzé.

1-Le président du bureau exécutif des Bantous, Maurice Nguesso, déposant la gerbe de fleurs sur la dépouille d’ Ignace Makirimbia / Kinzenguélé

La cérémonie s’est déroulée en présence du président du bureau exécutif des Bantous de la capitale, Maurice Nguesso, des administrateurs maires de l’arrondissement 5, Marcel Nganongo, et de l’arrondissement 9 Djiri, Ida Victorine Ngampolo, du ministre honoraire Alain Akouala Atipault et bien d’autres.

Né en 1944 à Brazzaville de père originaire de la RDC et de mère de la République du Congo, Ignace Makirimbia dit Mignon, l’un des meilleurs percussionnistes des deux Congo jusqu’au dernier jour de sa vie, a passé son adolescence et sa jeunesse à Kinshasa. Après avoir longtemps évolué dans les tam-tam tékés au sein des groupes traditionnels de Brazzaville, il a tenté sa chance dans une carrière professionnelle à Kinshasa puis à Brazzaville, où il a presté dans plusieurs groupes. Moins connu du grand public, comme l’écrit Herman Bangi Bayo, il est considéré comme étant l’un des meilleurs percussionnistes des années 1960 et 1970 des deux rives du fleuve Congo.

C’est dans « Vox Africa » de Jeannot Bombenga qu’il démarre sa carrière musicale en 1966 aux côtés de Sam Mangwana, Ntessa Dalients, Papa Noël Nedule. Sa maîtrise des rythmes rumba et afro-cubains ont fait de lui la perle rare qu’il fallait avoir dans son groupe. Ainsi, après Vox Africa, il se retrouve avec Sam Mangwana dans l’African fiesta national de Rochereau de retour de Montréal, au Canada. Il est entraîné après par Sam Mangwana qui vient de quitter l’African fiesta pour le Festival des maquisards, un groupe qu’il a monté avec ses amis Guyvano, Dalienst, Lokombe, Dizzy Mandjeku, Diana. A la dislocation du Festival des maquisards, Ignace Makirimbia est à la création de l’orchestre Continental de Me Taureau Gombe en compagnie de Josky Kiambukuta, Bopaul Mansiamna, Lokasa ya Mbongo, Wuta Mayi, Tino Mwinkwa, Siran Mbenza, Eddy Mahungu dans lequel il y a joué presque toutes les chansons à succès.

En 1972, il participe à la naissance de l’orchestre Bella Bella des frères Soki et sort la chanson « Emilie Molangi« . Très proche de Sam Mangwana, Makirimbia quitte Bella Bella pour le rejoindre dans l’Afrisa international de Rochereau Tabu Ley qu’il intègre avec le statut de musicien indépendant. Malheureusement, Sam Mangwana n’y reste pas longtemps car, il le quitte pour l’Ok Jazz de Luambo Makiadi Franco. Lors d’un déplacement de l’Ok Jazz au Tchad, Luambo Makiadi Franco va débaucher Ignace Makirimbia pour les accompagner. Il joue pendant un bout de temps dans cet orchestre, avant de regagner Brazzaville où il passe dans les Trois frères avec Locko Massengo, Michel Boyimbanda et Youlou Mabiala qu’il va suivre dans l’orchestre Kamikaze Loningissa où il trouve Souza Vangu. En 2000, il séjourne quelque temps chez les Bantous de la capitale avant d’aller renforcer Bana Poto-Poto de Bienvenu Faignond et Souza Vangu aux côtés des saxophonistes Coplan et Adampot.

Ignace Makirimbia, un artiste qui a partagé sa vie avec les autres

2- L’artiste musicien Michel Boyimbanda s’inclinant devant la dépouille mortelle du disparu / Adiac

En 2012, Ignace Makirimbia regagne les Bantous de la capitale, après la mort de Souza Vangu qui a dirigé Bana Poto-Poto suite au décès de Bienvenu Faignond. Depuis lors, il n’a jamais quitté les Bantous de la capitale jusqu’à sa mort, le 23 décembre 2022 à Kinshasa. « La disparition d’Ignace Makirimbia, surnommé Mignon par sa mère, est une énorme perte pour les Bantous de la capitale et pour la musique des deux rives, lui qui a été considéré comme le digne successeur des grands percussionnistes tels que Dessouin, Pandi Saturnin… », a déclaré le chargé de la communication du bureau exécutif des Bantous, Médard Milandou, dans son oraison funèbre. 

Bien auparavant, Horty Mabama, petite fille d’Ignace Makirimbia, a lu le mot de circonstance de la famille. Le soleil se lève chaque matin comme un héros, parcourt la terre et se couche le soir après avoir accompli sa mission, a-t-elle dit … Ta famille, tes amis, tes collègues, tous ceux qui t’ont connu t’appréciaient, tu étais un homme sympa, un homme qui a appris à partager son pain avec l’affamé, son eau avec l’assoiffé et qui donnait son vêtement à celui qui n’en avait pas, bref, tu as partagé ta vie avec les autres, a-t-il ajouté, concluant: « Nous sommes tous là, pour te rendre ce dernier hommage. Tu pars avant nous, bien trop tôt, bien trop vite. Ta disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu des choses et qu’il faut profiter de chaque minute, de chaque seconde ici-bas, sur terre pour être prêt. Tu as été un rassembleur, un pilier pour la famille. Aujourd’hui comme le soleil qui s’est couché, tu te reposes de tous tes labeurs en héros qui a accompli sa tâche. Que tes bonnes œuvres te suivent … »  

A l’issue de l’oraison funèbre, le président du bureau exécutif des Bantous, Maurice Nguesso, a indiqué que la disparition d’Ignace Makirimbia est un regret généralisé pour tous ceux qui aiment la musique que de perdre un homme de valeur. « C’est le regret de tout le monde, il n’y a pas d’autres expressions. En tant que père de famille des Bantous de la capitale, je dis que la perte de Makirimbia est un souvenir de regret, il nous manque. En cas de guerre, ce n’est pas toujours le général qui combat, la victoire du général est couronnée par les militaires et autres. Pour le cas des Bantous de la capitale, Makirimbia nous manque beaucoup », a-t-il déclaré.

Notons que l’esplanade de la mairie de Ouenzé où les orchestres Bantous de la capitale et Mbassi-Ndzoumou ont presté sera désormais dénommé Espace Bantous de la capitale. Chaque dimanche le groupe Bantous de la capitale s’y produira, selon sa disponibilité.  L’administrateur maire de cet arrondissement, Marcel Nganongo, qui a livré l’information au public, prendra assurément une note pour entériner cette décision.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Musique : Zao en voie d’être immortalisé par des artistes musiciens congolais

janvier 12, 2023

Dans le cadre du projet  « Célébrons nos légendes de leur vivant »,  la première édition, consacrée à l’artiste Casimir Zao, réunira  à l’espace Zola, le 25 mars prochain, plusieurs artistes musiciens.

L’affiche du concert

Le concert réunira des artistes musiciens tels Young Ace Waye, Onka, Aristote Mokoko, Fredo le musiquier, la pie d’or, Dalie Dandala, Jada Chief, Nestalia Forest,etc. La grande partie des revenus de ce concert sera remise à l’artiste Zao pour sa prise en charge médicale. Cette grande figure et icône de la musique congolaise et africaine, a dit le comité d’organisation, a œuvré tout au long de sa carrière pour le rayonnement de la musique. Ainsi, de son vivant, il mérite une attention particulière de tous les musiciens congolais. Rendre hommage à Zao, c’est reconnaître sa valeur, son engagement, son influence sur la jeune génération des artistes congolais.

« Je crois que c’est une très bonne initiative parce que Zao est l’un des grands artistes qui s’est battu et qui se bat pour le développement de la musique congolaise. En cette période où il traverse des moments difficiles de sa vie, il a plus que jamais besoin d’un soutien moral et financier. Vous savez comment c’est difficile au Congo de trouver des partenaires ou des sponsors pour accompagner souvent les artistes. Il est une évidence que tout bon Congolais amoureux de la musique en général se souvienne que depuis plus d’une vingtaine d’années, Zao a porté haut la culture congolaise par sa musique unique. Nous avons pensé qu’il faut l’immortaliser de son vivant, que son histoire soit scellée dans les annales car son existence est aujourd’hui une des expressions musicales les plus fortes au Congo et d’Afrique francophone », a expliqué Adonis Gerald K, responsable de programme et communication du Centre culturel Zola 

Par ce concert hommage, les organisateurs entendent non seulement en faire un cadre de consolidation de la cohésion sociale, du vivre-ensemble, un carrefour de rencontres, de brassage, de solidarité culturelle durable, mais aussi une invitation aux autorités publiques, aux mécènes qu’ils aient une attention et un regard différent pour ces icônes de la musique congolaise qui, durant toute leur vie, ont porté haut cette musique hors des frontières. Véritable trait d’union entre la musique d’aujourd’hui et celle d’hier, Zao rappelle avec mélancolie les légendes ou les immortels airs d’un grand kalle Jeff, voir les tubes culte des Bantous de la capitale, l’Orchestre baobab du Sénégal ou du grand Sekouba Bambino. Avant tout, c’est l’humour qui caractérise son style. Mais plus qu’un simple amuseur, Zao est un révélateur des maux et des problèmes de son continent qui, par le biais de l’ironie, fait passer des messages politisés et profondément ancrés dans son époque.

 Casimir Zoba dit Zao a remporté dès ses débuts le prix ACCP pour son titre « Sorcier ensorcelé » qui lui a ouvert les portes pour un parcours musical exemplaire, avec des chansons telles « Ancien combattant », « Soulard », « Moustique » et bien d’autres. En 2017, lors de la célébration de la Journée de la République, il est élevé au grade de commandeur dans l’ordre du mérite congolais par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Avec Adiac-Congo par Cissé Dimi

Congo-Disparition : l’orchestre Bantous de la capitale pleure MPassi Ngongo Mermans

décembre 29, 2022

Le mi-soliste des Bantous de la capitale, Alphonse Mpassi Ngongo dit Mpassi Mermans, a tiré sa révérence le 28 décembre aux premières de la matinée, au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU), à l’âge de 80 ans. Sa mort intervient cinq jours après celle de son collègue, le percussionniste Ignace Makirimbia, décédé le 23 décembre à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), alors qu’il y était en séjour.

1- Mpassi Ngongo Mermans / DR

Guitariste, auteur-compositeur et arrangeur, Mpassi Mermans a rejoint ses pairs des Bantous de la capitale, comme ce fut le cas pour le percussionniste Ricky Siméon Malonga dit Ricky Siméon “le gardien du temple”, décédé le 1er mai dernier à Brazzaville, à l’âge de 80 ans lui aussi. Né le 25 novembre 1942 à Madzia, département du Pool, Mpassi Ngongo Mermans a été le premier guitariste mi-soliste dans l’histoire de la rumba. En effet, après le départ de Papa Noël, il était devenu le seul soliste des Bantous de la capitale, mais avec la venue de Gerry Gérard, lui aussi soliste, il s’est posé la question du positionnement. Pour ne pas le mettre à l’écart, est ainsi créé le poste de mi-soliste. Du coup Les Bantous sont passés pour le premier orchestre à faire jouer quatre guitaristes. Il s’est agi de la guitare solo, guitare mi-solo, guitare accompagnement et la guitare base.

Amoureux de l’art d’Orphée

Mpassi Mermans a pris goût de la musique alors qu’il était encore à l’école primaire en classe de CE2, à Kibouendé, dans le Pool où il résidait. A l’âge de 16 ans en 1958, il monte son premier orchestre, Syncope Jazz, dans ladite localité. Une année après, il trouve l’emploi à Mfoati, dans le département de la Bouenza. Pendant ce temps, l’orchestre Les Bantous de la capitale voit le jour. En 1960, à l’âge de 18 ans, il quitte Mfoati pour Brazzaville. Amoureux de la musique, il relance avec ses anciens musiciens de Syncope Jazz leur groupe, mais cette fois-ci en changeant d’appellation ; de Syncope Jazz, il devient Mondo Negro Kwala-kwa et il dirige ce groupe pendant trois ans. C’est finalement en juillet 1963 qu’il va intégrer Les Bantous de la capitale dont il était un fanatique fieffé et surtout du brillant guitariste Papa Noël. Il tenait à jouer de la guitare comme lui. Il est admis dans ce groupe le même jour que deux autres artistes de renom, Pamelo Mounka et Samba Mascotte. Après plusieurs mouvements de va-et-vient, Mpassi Mermans va regagner Les Bantous de la capitale en 1997 jusqu’au dernier jour de sa vie, le 28 décembre 2022 ;

Quant à sa discographie, Mpassi Mermans a, à son actif, plusieurs chansons, parmi lesquelles “Libala é keséni”, “Badeti”, “Bu boté mona pelé”, “C’est sérieux tantine”, “A mon avis ». C’est en 1972 qu’il a sorti son premier album en solo. Ceci se passe à l’issue de la première scission de l’orchestre, exclu par Nino Malapé au même moment que Célestin Nkouka, Edo Ganga, Pamelo Mounka, Kosmos Moutouari et Théo Bitcheko. C’est ainsi qu’il va créer avec Ganga Edo et Théo Bitcheko l’orchestre Les Nzoï, avant d’être rejoints par Ange Linaud. Au sein de cet orchestre, Mpassi Mermans lance l’album « Bani-bani » qui connaîtra un grand succès. Malheureusement, l’aventure avec Les Nzoï ne va pas durer longtemps. Mpassi Mermans quitte ce groupe pour créer un autre qu’il va dénommer Lissolo. Le premier 45 tours de cet orchestre est enregistré à Kinshasa. Une autre composition de Mpassi Mermans, “Lemba”, dans l’orchestre National, en 1976, est un disque 33 tours. En 1981, il met sur le marché du disque son premier album en solo « Monia », de quatre titres en France. En 1988, suite à la maladie de Pamelo Mounka, Mpassi Mermans quitte Les Bantous de la capitale pour créer Les Bantous Monuments en 1990. Il sort ensuite un autre album en solo intitulé « Ton ami n’est pas ton ami », en 1992, en France, dans lequel il mettra un titre en hommage à Samba Mascotte.

2 -Ignace Makirimbia / DR

Ignace Makirimbia

Véritable fils de la cité Ngamaba, à Brazzaville, Ignace Makirimbia a longtemps marqué ses connaissances dans les tumbas au sein des groupes traditionnels tékés communément appelés Tékés de Brazzaville. Son savoir-faire va le pousser à tenter une carrière professionnelle à Kinshasa et dans l’orchestre Continental où il s’est fait connaître dans le grand milieu musical, au point où il a joué dans plusieurs groupes, à l’instar du Continental de Me Taureau Gombe en compagnie de Josky Kiambukuta, Wuta Mayi, Tinio Mwinkwa, Siran Mbenza…, d’Afrisa de Tabu Ley Rochereau, … Très proche de Sam Mangwana, Ignace Makirimbia a été dans toutes ses aventures. Ils sont liés dans Vox Arriva de Jeannot Bombenga, ensuite dans Festival de maquisards… De retour à Brazzaville au cours des années 2000, il va passer directement chez les Bantous où il évolue dans un premier temps avec son cadet Robert Massengo, puis va dans Bana Poto-Poto de Bienvenu Rolland Faignand, avant de regagner Les Bantous jusqu’à sa mort le 23 décembre dernier, à Kinshasa.

Notons que Mpassi Mermans est de la deuxième génération après celle des co-fondateurs, à savoir Edo Ganga, Saturnin Pandi, Jean Serge Essous (premier chef d’orchestre), Nino Malepet (deuxième chef d’orchestre), Célestin Nkouka, Daniel Loubelo De la lune. Il est de la génération de Pamelo Mounka, Samba Mascotte, Théo Bitsikou, Michel Boyibanda, Gerry Gérard (qui ont tous tiré leur révérence). Les deuils de MPassi Mermans et Ignace Makirimbia se tiennent respectivement au 17 de la rue Matouba-Abraham, arrêt Mitoko Château d’eau pour Mpassi Mermans, et 20 rue Loubomo, Talangaï, arrêt Ebina, pour Ignace Makirimbia.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Top 10 des albums Afrique de l’année 2022

décembre 28, 2022

Cette année, certains albums ont tourné en boucle à RFI Musique. Voici une sélection des productions qui nous ont réjoui et que nous continuerons donc d’écouter en 2023 ! Des pointures et des révélations à suivre de près.

History de Didi B

Didi B qui s’est imposé comme le parrain incontestable du rap ivoire, d’abord avec Kiff No Beat et maintenant en solo, a dévoilé son premier album History ces jours derniers. Celui qui se fait appeler « Mojaveli » a annoncé la couleur de cet opus le 19 mars dernier lorsqu’il a publié le premier titre, History, produit par Dany Synthé.

Badinyaa Kumoo deSona Jobarteh

Son changement de statut ne fait aucun doute : en quelques années, Sona Jobarteh est devenue une valeur de référence de la musique d’Afrique de l’Ouest, comme en témoigne le nombre de concerts donnés avec son groupe dans le monde entier. Virtuose de la kora, la trentenaire britanno-gambienne et cousine du Malien Toumani Diabaté défend une vision moderne de la tradition mandingue avec son nouvel album Badinyaa Kumoo.

Formule 7 de Fally Ipupa

Septième album de Fally Ipupa, Formule 7 est dédié aux amoureux de la rumba. Fally Ipupa propose un album de 31 titres qui s’écoute comme une longue histoire d’amour racontée à l’oreille, avec toujours cette vision de l’artiste congolais : une rumba ancrée dans ses classiques et tournée vers l’international. Actuellement en tournée africaine, et en concert à Lomé avant de s’envoler pour Yaoundé, puis Abidjan, celui qui est surnommé « l’Aigle » a répondu à nos questions.

Sequana de Souad Massi

Sequana, le dixième album de la chanteuse et compositrice algérienne, est empreint de folk et de chaâbi, mais aussi d’ondes nouvelles venues de Syrie, des Caraïbes, du Chili et du Brésil. Onze chansons somptueuses en algérien, français et espagnol, qui célèbrent avec ferveur la vie et la Nature.

Sese Seko de MPR

Dans le ciel musical congolais, MPR fait figure d’ovni. En trois ans, le duo de rappeurs originaires de Kinshasa est parvenu à s’imposer en sortant des chemins habituels, tant sur le fond que sur la forme : du rap nourri de rumba, qui se plait à raviver le souvenir du Zaïre d’antan et cherche à moraliser la société dans laquelle il vit. Son premier album Sese Seko, d’après le nom du maréchal Mobutu, vient de paraître.

Hals de Oum (avec M-Carlos)

Sa musique planante est très contemporaine et spirituelle. Après Daba (2019) dont l’envol a été stoppé par la pandémie, Oum retrouve la scène avec Hals. La Casablancaise y explore, avec le musicien cubain M-Carlos, sept « hals », des sensations universelles (telles que la peur ou le désir) qui nous ont traversées en mars 2020, lorsqu’une grande partie du monde fut mise sur pause. Un 5e album intime et envoutant.

Sakidila de Pongo

Pongo, artiste d’origine angolaise, revisite le kuduro, inspirée par son enfance en Angola, après des épisodes intimes éprouvants. La danse et la fête comme des pieds de nez aux écueils de la vie. Portrait de la jeune femme à la faveur de la sortie de son album, Sakidila.

Luuma de Sahad

L’artiste sénégalais Sahad revient avec un nouvel album intitulé Luuma qui signifie le « marché » en wolof. Engagé dans diverses initiatives eco-responsables, il tente de faire exister sa musique dans un projet global où il est question d’éco-village, d’indépendance économique mais aussi et surtout d’identité.

Timbuktu de Oumou Sangaré

À plus de 50 ans, la diva malienne Oumou Sangaré revient avec Timbuktu, un album couleur blues, enregistré à Baltimore. Un disque magnétique qui confirme la puissance de ses engagements et la magie de sa voix.

Braquage de pouvoir de Tiken Jah Fakoly

Pour son onzième album, Braquage de pouvoir, Tiken Jah Fakoly n’oublie aucun des ingrédients phares qui font son succès depuis les années 1990. Un reggae qu’il ancre toujours plus en Afrique et des titres qui résonnent avec l’actualité politique du continent.

Par : RFI Musique

Didi B – Sona Jobarteh – Fally Ipupa – Souad Massi – MPR – Oum – Pongo – Sahad – Oumou Sangaré – Tiken Jah Fakoly

RDC-Tshala Muana : la chanteuse congolaise décède à 64 ans

décembre 10, 2022
Tshala Muana
Légende,Tshala Muana s’est également plongée dans le monde de la politique au cours de sa longue carrière musicale

La célèbre chanteuse et danseuse congolaise Tshala Muana est décédée à l’âge de 64 ans, selon son producteur et compagnon, Claude Mashala.

« Aux premières heures de ce matin, le bon Dieu a pris la décision de rappeler Tshala Muana », a-t-il posté sur Facebook.

Tshala Muana est considérée comme la « Reine du Mutuashi », une musique et danse traditionnelle de sa région natale du Kasaï.

Elle était célèbre pour plusieurs chansons telles que Karibu Yangu, Malu et Tshianza.

Elle a fait de nombreuses tournées à l’étranger, a remporté plusieurs prix sur la scène nationale, continentale et mondiale et a enregistré plus de 20 albums.

Sa musique est également apparue dans la bande originale du populaire film musical congolais de 1987 La Vie est Belle et Aya de Yop City.

Muana, de son vrai nom Élisabeth Tshala Muana Muidikay, était aussi souvent appelée affectueusement «Mamu National», ce qui signifie la mère de la nation, pour sa défense vocale des droits des femmes et des enfants au parlement congolais.

Les internautes congolais pleurent sa mort, notamment l’ancien candidat à la présidence, Seth Kikuni, qui l’a remerciée pour son travail et sa « grande contribution à la culture congolaise ».

En juin 2020, la rumeur disait qu’elle était décédée, mais elle a plutôt été hospitalisée après un accident vasculaire cérébral.

Elle était connue pour être une partisane de l’ex-président de la RD Congo, Joseph Kabila, et de son parti, le Parti populaire pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

Elle a été arrêtée en 2020 par le gouvernement du président Félix Tshisekedi, apparemment pour sa chanson « Ingratitude » qui aurait critiqué un dirigeant anonyme.

Avec BBC Nouvelles, Kinshasa, par Emery Makumeno

Céline Dion, atteinte d’un « trouble neurologique », reporte ses concerts

décembre 8, 2022

La chanteuse québécoise a révélé, dans un message publié sur Instagram, souffrir d’un syndrome causant une rigidité musculaire progressive.

Celine Dion devait reprendre, au printemps 2023, sa tournee europeenne en partant de la Republique tcheque.
Céline Dion devait reprendre, au printemps 2023, sa tournée européenne en partant de la République tchèque.© PHILIPPE LOPEZ / AFP

Céline Dion a révélé, jeudi 8 décembre, sur son compte Instagram souffrir d’un « trouble neurologique très rare », qui l’a contrainte une nouvelle fois à reporter des concerts de sa tournée Courage World Tour en Europe. Visiblement émue dans le message vidéo posté sur son compte, la star québécoise a expliqué qu’elle « éprouve des problèmes de santé depuis longtemps ». « Récemment, j’ai été diagnostiquée avec un trouble neurologique très rare, appelé en anglais stiff person syndrome », a-t-elle détaillé.

Ce trouble, qui se caractérise notamment par une rigidité musculaire progressive, entraîne chez Céline Dion des difficultés à marcher et l’empêche d’« utiliser [ses] cordes vocales » comme elle le souhaiterait, a détaillé la chanteuse. « Ça m’attriste énormément de devoir vous dire aujourd’hui que je ne serai pas prête à recommencer ma tournée en Europe en février », poursuit-elle, disant avoir à ses côtés « une excellente équipe de médecins ». Cette tournée devait reprendre fin février en République tchèque.

Annulation pure et simple pour les Vieilles Charrues

Son programme de l’été est également bousculé et la chanteuse ne sera notamment pas présente au festival des Vieilles Charrues en Bretagne, où elle était attendue le 13 juillet, après deux premières annulations. « Le problème de santé de Céline Dion nous conduit à une annulation et non un report que nous avions envisagé sur l’été 2024 », confirme à l’Agence France-Presse le directeur du festival, Jérôme Trehorel, qui prévoit de rembourser 55 000 billets. Selon lui, le passage de la star en 2024 aux Charrues n’est pas possible du point de vue de ses tourneurs en raison du risque pesant sur les événements prévus durant l’été 2024. 

En effet, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a mentionné fin octobre la nécessité que soient « annulées ou reportées » des manifestations culturelles ou sportives en raison de la mobilisation massive des forces de l’ordre pour les Jeux olympiques de Paris, organisés du 26 juillet au 11 août. En revanche, tous les concerts de la chanteuse programmés du 26 août au 4 octobre 2023 sont maintenus.

Les six concerts prévus à La Défense Arena (près de Paris) en septembre 2023 sont maintenus. Céline Dion avait donné les 52 premiers spectacles de la tournée avant le début de la pandémie de Covid-19, début 2020. La superstar avait ensuite annoncé en janvier dernier qu’elle annulait la partie nord-américaine de cette tournée à cause de ses problèmes de santé.

Par Le Point avec AFP

Prix découvertes Rfi 2022 : Black AD lauréate

novembre 25, 2022

La jeune musicienne malienne Hawa Diallo, alias Black AD, a remporté le 18 novembre le Prix découvertes Rfi 2022 devant neuf autres finalistes. Dans ses chansons, elle aborde des thèmes comme la jeunesse, la cohésion sociale, le vivre ensemble et parle d’amour.

Black AD/DR

La chanteuse mélange l’afro-pop, le R’n’B et des sons plus modernes. S’inspirant des musiciens populaires comme Oumou Sangaré ou la Sud-africaine Nomceba, Black AD entend collaborer avec ses compatriotes Fatoumata Diawara et Salif Keita. « Je suis vraiment très heureuse ! C’est une grande chose qui arrive dans ma vie avec ce prix et j’en suis ravie », a-t-elle déclaré après avoir reçu la bonne nouvelle.

En gagnant ce prestigieux prix, l’actuelle reine de la musique malienne bénéficiera d’une subvention de 10 000 euros ainsi qu’une tournée en Afrique et un concert à Paris.

Créés en 1981, les Prix découvertes RFI ont vu le jour pour mettre en avant, chaque année, les nouveaux talents musicaux du continent africain.

Avec Adiac-Congo par Chris Louzany

Coupe du monde 2022 : Gims se produira sur scène pendant la finale

novembre 20, 2022

Déjà auteur de l’un des hymnes officiels du Mondial 2022 au Qatar, Gims a annoncé sa présence à Doha pour la finale de la compétition, rapporte BFMTV.

Le chanteur Gims a annonce dimanche qu'il chanterait a Doha le 18 decembre pour la finale du Mondial.
Le chanteur Gims a annoncé dimanche qu’il chanterait à Doha le 18 décembre pour la finale du Mondial.© ADRIEN NOWAK / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La Coupe du monde 2022 a commencé ce dimanche. Après une cérémonie d’ouverture, marquée par la présence de l’acteur américain Morgan Freeman et Jungkook, le chanteur du groupe de K-pop BTS, le Qatar a entamé le premier match de la compétition. La finale se jouera un mois plus tard, le 18 décembre, et un chanteur bien connu des Français y est convié, relaie BFMTV. En effet, Gims a annoncé sur Twitter qu’il produira un concert inédit à Doha à l’occasion du dernier match du tournoi.

« Fin du suspense, je suis heureux de vous annoncer que je performerai lors de la finale de la Coupe du monde en direct de Doha le 18 décembre, pour le Congo, pour la France, pour l’Histoire… » a partagé le chanteur sur les réseaux sociaux. En août, Gims avait signé l’un des hymnes officiels de la compétition, qu’il a composé en duo avec le chanteur portoricain de trap latino et de reggaeton Ozuna. Le clip du titre, baptisé « Arhbo », avait été dévoilé sur YouTube par la Fédération internationale de football (Fifa).

La Fifa avait déjà choisi une première chanson pour hymne officiel, « Hayya Hayya (Better Together) », par la chanteuse américaine de R & B Trinidad Cardona, le Nigériano-Américain Davido, star de l’afrobeat, et la Qatarienne Aisha. En peine de stars de la musique pour la cérémonie d’ouverture de la compétition, les organisateurs qatariens ont finalement fait appel à un membre du groupe sud-coréen BTS, qui était le seul chanteur présent ce dimanche. À cette occasion, l’artiste de K-pop a dévoilé son dernier single, « Dreamers »qui devient ainsi le dernier single de la bande-son officielle du Mondial au Qatar.

Par Le Point

SOS : le célèbre artiste Congolais ZAO, Zoba Casimir est dans un état critique

novembre 13, 2022

Musicien âgé de 69 ans, ZAO, Zoba Casimir a marqué la musique congolaise à tous les niveaux, avec ses titres comme Ancien Combattant, La Guerre Mondiale. Il se trouve dans un état critique suite à un AVC.

L’homme est victime d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébrale), depuis deux mois déjà à Brazzaville où il réside. L’artiste nécessite un suivi spécial et surtout des soins appropriés qu’il ne peut s’offrir financièrement et en appelle à la bonne volonté de ses mélomanes.

L’artiste est domicilié dans la rue Bergère, non loin du petit marché Commission, à Bacongo. Pour tout renseignement veuillez joindre ce contact : (+242) 06.666.25.77 )

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Le chanteur américain Aaron Carter a été retrouvé mort dans sa baignoire

novembre 6, 2022

Aaron Carter était âgé de 34 ans. Il avait commencé sa carrière musicale à l’âge de 7 ans et avait notamment participé à une tournée de Britney Spears.

Aaron Carter etait tres apprecie des adolescents des annees 2000.
Aaron Carter était très apprécié des adolescents des années 2000.© MARK DAVIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Son album Aaron’s Party (Come Get It) avait fait le tour du monde et avait rendu célèbre le chanteur pop et hip-hop américain. Aaron Carter est décédé samedi 5 novembre à l’âge de 34 ans, selon le média spécialisé TMZ. Le frère cadet du Backstreet Boy Nick Carter a été trouvé mort dans sa baignoire dans sa résidence de Lancaster, en Californie.

Un porte-parole de la police contacté par l’Agence France-Presse (AFP) a déclaré qu’une personne décédée avait été découverte au domicile du chanteur samedi matin, mais s’est refusé à confirmer l’identité de cette personne. L’agent d’Aaron Carter n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

Disque de platine en 2001

Né le 7 décembre 1987 à Tampa, en Floride, Carter avait commencé sa carrière musicale dès l’âge de 7 ans. Il avait 9 ans lorsqu’il avait sorti son premier album, Crush on You, en 1997. Sorti en septembre 2000, Aaron’s Party (Come Get It) s’était vendu à 3 millions d’exemplaires aux États-Unis et l’avait immédiatement propulsé au statut de coqueluche des ados et préados.

Aaron Carter avait participé à des tournées avec The Backstreet Boys et Britney Spears, faisant les premières parties de leurs concerts. En 2001, son album Oh Aaron, dans lequel il chante en duo avec son frère Mick, avait remporté un disque de platine.

Même si sa popularité s’était un peu estompée avec l’âge, Carter continuait à apparaître régulièrement dans des émissions télévisées et à publier de nouvelles chansons en ligne. Mais sa vie privée mouvementée, notamment des querelles d’argent au sein de sa fratrie de cinq, avait fait de lui la proie des tabloïds, et il avait entamé en 2011 une cure de désintoxication. En 2013, criblé de dettes, notamment fiscales, il s’était déclaré en faillite. Il avait également eu de nombreux ennuis avec les autorités, principalement pour possession de stupéfiants et conduite dangereuse.

Plus tôt cette année, il avait affirmé au Daily Mail qu’il aspirait à ne plus être considéré comme une « épave ». « Je ne suis pas ce que certaines personnes essayent de dépeindre », avait-il plaidé. « Si quelqu’un veut me traiter d’épave de train, alors je suis un train qui a subi de nombreux accidents et a déraillé pour de nombreuses raisons. »

Par Le Point avec AFP