Archive for the ‘Musique’ Category

Commémoration : Edo Ganga et Franklin Boukaka célébrés par l’Institut français du Congo

septembre 19, 2020

A l’occasion des 140 ans de la création de Brazzaville, l’Institut français du Congo (IFC)  en partenariat avec la mairie de Brazzaville, le ministère de la Culture et des Arts, et la Délégation de l’Union européenne, Deux Rives productions, Thierry Frémeaux & associés célèbrent les artistes musiciens emblématiques Edo Ganga et Franklin Boukaka.  

Photo 1 : Hôtel de ville de Brazzaville (crédit photo/ DR)

Les 140 ans de la capitale du Congo seront célébrés à travers deux événements, une exposition de photos dont le vernissage aura lieu le 03 octobre, date anniversaire, et une table-ronde, sous la forme d’un programme audio-visuel, diffusé sur les radios et télévisions congolaises, le 3 octobre.

S’agissant du vernissage, il aura lieu dans le Hall de l’hôtel de ville Brazzaville. A propos, l’IFC a offert du 31 août au 5 septembre une formation à dix photographes en voie de professionnalisation, trois venant de Pointe-Noire et sept de Brazzaville. Cet atelier a été animé par Baudoin Mouanda, le photographe congolais le plus connu à l’international et le plus primé. La restitution de cette formation fera l’objet d’une exposition de quarante tirages accueillie à l’hôtel de ville, puis par la délégation de l’Union européenne avant d’être proposée à toutes les mairies d’arrondissement.

La table ronde quant à elle sera ouverte par Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville, où les neuf maires raconteront l’histoire de Brazzaville, du petit village de Mfoa jusqu’à une métropole cosmopolite de 1.400.000 habitants, depuis les quartiers historiques de Bacongo et Poto-Poto, jusqu’aux plus récents, Talangaï ou Djiri.

Des hommages à Edo Ganga et Franklin Boukaka

Photo 2 : Franklin Boukaka (crédit photo/ DR

Disparu, le 7 juin dernier à l’âge de 87 ans, le patriarche Edo Ganga a été une légende des deux côtés du fleuve Congo. Un hommage national lui a été rendu le 22 juillet. Les Bantous de la capitale vont honorer le dernier de leur fondateur, à travers des chansons qui ont marqué l’histoire de la musique.

Il est prévu à cette occasion des témoignages de l’ambassadeur de France au Congo, du représentant de la République du Congo à l’Unesco, Henri Ossebi, de la marraine des 60 ans des Bantous de la capitale, Claudia Lemboumba Sassou Nguesso, du journaliste Paul Soni-Benga, de l’historien Bouetoum, et bien sur des Bantous de la capitale. Interviendront à cette occasion des artistes musiciens, Kosmos Mountouari, Casimir Zoba Zao, et Roga-Roga.

Le 10 octobre 2020, Franklin Boukaka aurait totalisé 80 ans s’il était encore en vie. La rumba engagée, la poésie musicale et le panafricanisme étaient le crédo de ce grand   artiste, mort tragiquement. On retient de lui, auteur de l’hymne “Le Bûcheron” « Ayé Africa, Eh eh Africa ? Oh liberté (Lipanda) ».

Cet hommage sera marqué par les témoignages de : Alphonsine Batebokela (sa sœur), Joseph Akondzo (président de l’association des amis de Franklin Boukaka), Malcom Boukaka (son fils), Blanchard Ngokoudi (directeur artistique de la soirée), Matondo Kouba (éditeur), Fidèle Mpassi (chanteur), Clotaire Kimbolo (chanteur). Interviendront, les artistes musiciens suivant : Casimir Zoba Zao, Liz Babindamana, Egige Lenguis, Alban Kodia, et l’orchestre Symphonique kimbanguiste.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Rumba, kumbia et « mabangas » : l’âme polyrythmique de Brazza

septembre 6, 2020
Les Bantous de la capitale, formation créée en 1959.

De Pointe-Noire à Brazza, les Congolais se distinguent depuis des décennies pour leur sens inné de la musique. Galerie de portraits non exhaustive…

Le Congo-Brazzaville est petit par la taille et grand par la musique. Et qui dit musique congolaise dit d’abord rumba. Les historiens sont quasi unanimes : la rumba congolaise est née d’une danse appelée le kumbia (« nombril »), pratiquée dans le royaume Kongo. Ce puissant royaume précolonial fut constitué de quelques pans des territoires de l’Angola, de la RD Congo, du Congo et du Gabon actuels.

La « danse du nombril » a été exportée par des esclaves lors de la traite négrière. Au fil des ans, le kumbia a subi un glissement sémantique à Cuba pour devenir « rumba ».

Cette rumba de Cuba s’est diffusée en Afrique de l’Ouest après le passage des cargos transatlantiques dans les ports de la région, dans les années 1930, pour ensuite revenir en force sur ses terres de naissance, avec l’arrivée en Afrique centrale, par vagues successives, des « coastmen », ressortissants ouest-africains venus du Ghana, du Nigeria, du Sénégal, etc., et en s’inspirant de quelques crooners européens, comme Tino Rossi, Dario Moreno, qui ont influencé l’écriture musicale sur les deux rives du fleuve Congo.

Incontournables : les Bantous de la capitale

L’essor de la rumba à Brazzaville remonte aux années 1950, portée par des artistes tels que Jean-Serge Essou, Nino Malapet, Tanguy Saturnin, Edo Nganga, Célestin Kouka, qui ont suscité la création des fameux Bantous de la Capitale, en 1959.

Ce groupe, toujours actif, occupe une place centrale dans l’histoire de la musique congolaise depuis l’indépendance.

L’INFLUENCE DE KINSHASA, DANS LES ANNÉES 1970, A CHANGÉ LA DONNE.

L’influence de Kinshasa, dans années 1970, après la formation de groupes comme le Zaïko Langa-Langa, a changé la donne. La nouvelle forme d’expression musicale incarnée par cette vague n’avait pas la sensualité de la rumba congolaise traditionnelle.

« Les textes sont devenus plus longs. Cette musique a été dépouillée des harmonies des instruments à vent qui ont été remplacés par des synthétiseurs », explique Henri Ossebi, ambassadeur du Congo à l’Unesco.

Cet anthropologue, ainsi que d’autres experts (y compris de Kinshasa), veulent inscrire la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’humanité.

Des chansons encombrées de « mabangas »

De nos jours, les chansons sont encombrées de « mabangas », des noms cités pêle-mêle contre paiement. Même si les mélomanes estiment que l’art n’en sort pas grandi, ces dédicaces constituent une source de revenus pour les artistes…

Il faut reconnaître que le streaming nuit aux intérêts des musiciens, dans un pays où les droits d’auteur sont très peu protégés et où les disques se vendent mal. Les artistes misent avant tout sur les concerts – mais, en ces temps de Covid-19, où les représentations sont interdites, leur situation est préoccupante.

« Le numérique nous complique la vie. Nous en faisons les frais, faute d’acteurs solides dans le domaine», explique Roga-Roga (45 ans), l’un des auteurs, compositeurs, interprètes les plus connus du pays.

La rumba jugée ringarde par les jeunes générations

Les jeunes générations ont coupé le cordon ombilical avec la rumba, jugée ringarde. Ils se tournent vers d’autres genres musicaux, notamment le rap, portés par des chanteurs tels que Key Kolos et Fanie Fayar.

« La rumba est le socle de notre musique, mais les jeunes s’en détournent. Ils sont influencés par la télévision, la musique américaine, etc. La rumba est menacée », regrette le chanteur Zao, rendu célèbre par son adaptation du titre Ancien Combattant, en 1984.

Pourtant, dans son sillage et dans celui des Bantous de la capitale, quelques jeunes musiciens continue de faire vivre et de faire évoluer la rumba, comme Walo Boss-Tino.

Walo Boss-Tino, la nouvelle star de la rumba

L’histoire de Garel Banzouzi, alias Walo Boss-Tino, est celle d’un jeune Brazzavillois qui s’intéresse à la musique dès l’enfance. Il a 13 ans lorsqu’il fait ses débuts en tant que batteur dans un petit groupe de quartier, en 1996… peu avant le basculement du pays dans la guerre.

En 1998, le sanglant conflit a laissé ses stigmates dans une capitale défigurée. Walo Boss-Tino s’engage dans Nova Strata, un groupe de Kinshasa, mais l’expérience fait long feu. Il devient chanteur et passe d’orchestre en orchestre sans grande envergure, jusqu’en 2018, où il monte son propre groupe.

« J’ai décidé de devenir chanteur en écoutant Ferré Gola, sa voix m’emballait », explique Walo Boss-Tino. À l’époque, il ne rate aucune interview de Ferré Gola, qui faisait alors partie du groupe kinois Wenge Musica, et remarque que ce dernier fait souvent référence à Carlyto (un ancien du TP OK Jazz, de Franco Luambo) et Debaba (un ancien de Viva La Musica, de Papa Wemba). Il écoute ces deux modèles avec attention et s’inspire de leur technique de chant.

Une voix suave qui attire les programmateurs des radios locales

Sa voix suave sort du lot, et il ne tarde pas à attirer les programmateurs des radios locales. Dans la lignée des continuateurs de la rumba, gravée dans l’ADN de la musique congolaise moderne, Walo Boss-Tino conquiert le public réputé exigeant de la rive droite du Congo et enchaîne les succès, avec des titres comme Cocktail Explosif, en 2019, et Master Class, en 2020.

L’ex-percussionniste et son groupe répètent le week-end dans un bar-restaurant de Ouénzé, dans le 5e arrondissement de Brazzaville, en attendant de pouvoir revenir sur scène, dès que les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 seront levées.

Et il travaille avec des sociétés de production établies en France. « Mon objectif est de représenter mon pays à l’étranger. Nous ne pouvons pas laisser la rumba congolaise s’écrouler », explique le chanteur « multiregistre », comme il se définit lui-même

Avec Jeune Afrique par Arthur Malu Malu

France/Mort d’Annie Cordy : Emmanuel Macron rend hommage à «notre Tata Yoyo»

septembre 5, 2020

Les chansons d’Annie Cordy «continueront à nous faire sourire et danser», a déclaré samedi l’Elysée.

La présidence de la République a rendu hommage samedi 5 septembre à Annie Cordy, décédée vendredi, mais dont les «hymnes à la joie continueront longtemps à nous trotter dans la tête et nous mettre le cœur en fête».

«Sa voix, sa joie, nous faisaient irrésistiblement taper dans les mains, battre la cadence», a déclaré l’Elysée dans un communiqué. «Remède indépassable à la grisaille des jours et des cœurs, certains réclamaient qu’elle soit remboursée par la sécurité sociale car elle savait faire lever des soleils intérieurs partout où elle passait.»

«Tata Yoyo», «La bonne du curé», «La madame»: la chanteuse Annie Cordy en 5 titres
La célèbre chanteuse Annie Cordy , de son vrai nom Léonie Cooreman, s’est éteinte près de Cannes à 92 ans. Au cours de sa carrière, la chanteuse et actrice belge devient célèbre pour ses musiques, comme «Tata Yoyo».
Les chansons d’Annie Cordy, écrit la présidence, «continueront à nous faire sourire et danser, mais nous perdons aujourd’hui une énergie irremplaçable. Car elle était la joie de vivre incarnée, l’esprit toujours à la fête, aux flonflons des bals et aux froufrous de la scène. Elle était notre  »Tata Yoyo », notre  »Nini la chance ».»

Saluant le parcours de «cette reine du music-hall», le président de la République et son épouse ont adressé leurs condoléances aux proches de la chanteuse, «comme à tous ceux qui fredonneront longtemps encore, avec beaucoup de plaisir et un brin de nostalgie, les joyeux refrains d’Annie Cordy»

Avec Le Figaro

Canada-Québec/UQTR: il y aura un spectacle de la rentrée

septembre 3, 2020

De gauche à droite: Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes à l’UQTR, Karine Martin de l’Association générale des étudiants hors campus et le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

© FRANÇOIS GERVAIS De gauche à droite: Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes à l’UQTR, Karine Martin de l’Association générale des étudiants hors campus et le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.
TROIS-RIVIÈRES — «Ce n’est pas parce qu’on a un défi qui s’appelle virus que nécessairement on ne fera pas virer le virus», assure Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes à l’UQTR. Le septième spectacle de la rentrée à l’UQTR aura bel et bien lieu, COVID ou pas, annonce-t-il fièrement. Sauf que cette fois… c’est en mode virtuel qu’il sera présenté.«On pense qu’une rentrée universitaire, peu importe le défi qui s’annonce devant nous, c’est de faire sentir à nos étudiants que l’Université existe encore», dit-il.

Le côté positif de la chose, cette année, c’est que chacun des quelque 15 000 étudiants répartis sur les divers campus de l’UQTR aux quatre coins du Québec pourra en bénéficier pour la première fois, le 16 septembre, et ce, tout à fait gratuitement. Les spectacles présentés par les années passées sur le campus trifluvien ne pouvaient accueillir qu’environ 3000 à 5000 participants.

L’Association générale des étudiants hors campus se réjouit de la tenue du spectacle de la rentrée pour tous les étudiants. «Ce rendez-vous festif vient non seulement briser l’isolement que nous connaissons depuis plusieurs mois, mais il convie également tous les membres de la famille UQTR à la même fête», signale la porte-parole, Karine Martin.

Les groupes Clay and Friends et Qualité Motel seront au rendez-vous sur la plateforme Vimeo. Qualité Motel a d’ailleurs enregistré sa portion du spectacle jeudi après-midi, sur le campus trifluvien, sur le toit de son autobus de tournée, devant quelques personnes venues assister à la conférence de presse. Celui de Clay and Friends a été préenregistré à Drummondville il y a deux semaines.

«S’il n’y a rien de normal, ça ne veut pas dire qu’il faut tout changer», plaide le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, en saluant la «motivation inébranlable» de l’équipe du service aux étudiants. Le spectacle de la rentrée, «c’est la soirée qui permet un peu de commencer à cimenter le sentiment d’appartenance des étudiants, principalement des nouveaux étudiants», plaide-t-il.

La chasse-galerie ouverte, mais avec des restrictions

Autre bonne nouvelle, l’UQTR garde également ouvert son bistro-bar, la Chasse-Galerie, cette session, un autre point de ralliement extrêmement important pour les étudiants et un des rares bars à exister sur un campus universitaire au Québec, rappelle le recteur. Toutefois ce service est encadré de mesures sanitaires sévères pour éviter les éclosions de COVID-19.

Le responsable de la Chasse-Galerie, Jonathan Cossette, explique qu’on y acceptera que les gens de la communauté universitaire. Les mesures sociosanitaires sont comparables, dit-il, à celles des autres restaurants et bars. On maintient l’utilisation de la tasse réutilisable pour le café, mais le client sera le seul à la manipuler. Il y aura également un service aux tables pour les repas (sauf si c’est pour emporter) afin de diminuer les déplacements dans le bar.

Habituellement, la Chasse-Galerie organisait des soirées de karaoké une fois par mois, mais cette année, il n’y en aura pas, indique M. Cossette.

L’UQTR demande également à la Chasse-Galerie de tenir un registre des adresses des clients qui s’y présentent, ce que le commerce fait par code QR. Comme le fait valoir M. Cossette, «ça peut toutefois être compliqué et on ne veut pas de plainte pour atteinte aux droits et libertés. Nous ne sommes pas des policiers», fait-il valoir. C’est pourquoi la Chasse-Galerie se fie sur la bonne foi des clients lorsqu’ils donnent leur adresse, explique-t-il. En fait, cette mesure n’est pas si simple à appliquer, dit-il, puisque sur leur carte d’identité, certains étudiants ont une adresse chez leurs parents dans une autre ville alors qu’ils habitent dans un appartement à Trois-Rivières. «Ça, c’est un gros problème», fait-il valoir.

Les heures d’ouverture ont été légèrement modifiées, également. Elles étaient de 7 h 30 à 3 heures du matin. Elles sont désormais de 8 h à minuit et les clients peuvent rester jusqu’à 1 h du matin.

Activités d’intégration

De son côté, l’AGEUQTR a pris soin de communiquer avec les différentes associations étudiantes au sujet des activités d’intégration afin de leur rappeler les consignes de santé publique en ce début de session.

Plusieurs activités d’intégration se sont donc tenues de façon virtuelle pour accueillir les nouveaux étudiants dans leur concentration, indique le porte-parole de l’AGEUQTR, Frédérik Borel, qui n’était toutefois pas au fait dans les détails de toutes les activités tenues par toutes les associations.

Le recteur McMahon rappelle que toutes les consignes de santé publique doivent être appliquées pour éviter des éclosions sur le campus

Avec Le Nouvelliste par Brigitte Trahan

Congo/Célébration : les Bantous de la capitale, Mbilia Bel et Bozi sur scène pour les 86 ans de Jeannot Bombeng

août 28, 2020

En présence du ministre de la Culture et Arts, Jean-Marie Lukundji, ivité à la soirée d’anniversaire du 25 août tenue à Maïsha life, les artistes de Brazzaville et de Kinshasa ont rendu leur hommage en chanson au grand patriarche de la rumba congolaise.

 

 

 

 

 

 

 

Photo 1 : Les Bantous de la capitale rendant hommage à Jeannot Bombenga (Adiac)

Nœud de papillon rouge et pochette assorti, veste avec col à paillettes argentées assorti à un gilet à paillettes argenté aussi coiffé d’un borsalino pailleté, Jeannot Bombenga a tout gardé de larumba attitude. En effet, en dépit de son grand âge, le patriarche n’a pas perdu de sa prestance. Car, comme vous le dirait le professeur Yoka, fervent défenseur de la rumba, l‘élégance vestimentaire fait aussi partie des incontournables de cette musique qui n’a de cesse de faire vibrer les deux Congo. Pour preuve, même la frontière fermée à cause de la Covid-19 n’a pas eu raison de la ferveur des Bantous de la capitale. Une délégation importante du groupe mythique de l’autre rive a fait une prestation juste remarquable à la soirée d’anniversaire. Après le brillant instrumental de célébration de ses 50 ans en guise d’entrée, les Bantous ont vogué entre leur répertoire et des interprétations. Le mythique Ebale ya CongoPont sur le Congo de Franklin Boukaka, Comité ya Bantous. Des titres auxquels l’Amicale Malebo, danseurs de la génération des deux orchestres prestataires de la soirée.

Vox Africa, le groupe légendaire qui n’a de cesse d’accompagner Jeannot Bombenga a agrémenté le clair de la soirée anniversaire de son leader et fondateur. Le groupe a ouvert le bal au son d’Ilunga ZephéMobali ya Buke, Africa Mokili mobimba ont donné un bel entrain à la fête que le ministre Jean-Marie Lukundji a honoré de sa présence. C’est de sa main que Jeannot Bombenga a reçu sa part de gâteau offert par le maître des lieux, Yves Ngoma. Verckys Kiamuangana, son saxo à la main était aussi de la partie. En guise de rappel de ses tubes de la fameuse belle époque des anciens ténors de la rumba Loboko na litama et Mobali ya ngelele ont comme l’ensemble des morceaux de la soirée trouvé preneur. La piste n’a presque pas manqué de danseurs en plus de l’Amicale Malebo composé des amateurs de la rumba d’époque. Ses danseurs d’un certain âge déjà acteurs de l’ambiance d’autrefois ont trouvé là l’occasion de revivre non sans grande nostalgie des souvenirs datant de quelques bonnes décennies dépoussiérés.

Mbilia Bel chantant Manzil-Manzil à l’occasion des 86 ans de Jeannot Bombenga (Adiac) Place aux tube

Photo 2 : Mbilia Bel chantant Manzil-Manzil à l’occasion des 86 ans de Jeannot Bombenga (Adiac)

Pour l’occasion, c’est sur les musiciens de Vox africa que s’est reposée la seule voix féminine de la soirée qui était à ravir. La Cléopâtre Mbilia Bel a de bien belle façon rendu hommage à l’heureux quinquagénaire festoyé. Assis juste à ses côtés sur le podium, il semblait l’écouter avec le plus grand bonheur chanter Nakei Nairobi, puis Manzil-Manzil que les dames de l’Amicale Malebo ont ovationné sans retenue. À son tour, le « Grand-père » Bozi Boziana a servi à déguster l’un de ses fameux tubes, La reine de Sabah.

Jeannot Bombenga et Vox Africa chantant Mado (Adiac)

Photo 3 : Jeannot Bombenga et Vox Africa chantant Mado (Adiac

Pour sa part, le vénérable monument vivant de la rumba qui porte aussi bien ses 86 ans d’âge que ses 66 ans de carrière musicale ininterrompue a pris le micro le temps d’un morceau. Il a gratifié les mélomanes présents de sa voix chantant Mado. Les Bantous revenus à la charge se sont alternés avec Vox Africa jusqu’à l’extinction des lumières, il était déjà une heure du matin quand la fête prenait fin.

Le comité d’organisation de la soirée dont le chanteur Blaise Bula était également membre était présidé par Bozi secondé par Charly Kumwimba et Dieudonné Yangumba. Il s’est fortement réjoui d’avoir réussi à orchestrer cet hommage à Jeannot Bombenga inspiré du concept « Aimons-nous vivants », comme ils l’ont indiqué. Elle passe pour un témoignage de la volonté actuelle des acteurs de la musique congolaise de rendre les honneurs qui leur sont dus aux aînés méritants.

Avec Adiac-Ocongo par Nioni Masela

Congo: Décès d’un artiste musicien d’Extra Musica Zangul

août 17, 2020

Nécrologie : Décès ce matin de l’artiste musicien ZIZOU ZIDANE « Wane Pécho » artiste du groupe Extra Musica Zangul , ancien sociétaire du groupe Patrouille des stars et Favelas stars.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

Musique congolaise : parcours des orchestres et artistes en 60 ans

août 14, 2020

 

La République du Congo commémore le 15 août, les soixante ans de son accession à la souveraineté internationale. Soixante ans après, qu’est-ce que l’on peut retenir du pays sur le plan musical et quels sont les orchestres et artistes qui ont marqué ces années jusqu’à ce jour ?   

 

Photo 1 : Youlou Mabiala (credit photo/DR)

Basée plus sur la rumba, la musique congolaise a connu en soixante ans, plusieurs moments de gloire. Mais entre-temps, dix-neuf ans avant l’indépendance, il y a eu un précurseur de la musique congolaise moderne qui a marqué des générations entières. Il s’agit bien de Paul Kamba dit « Tata Paulo ».

Né le 12 décembre 1912 à Mpouya dans le département des Plateaux, ce grand précurseur de la musique congolaise a quitté ce monde, le 19 mars 1950, à l’âge de 38 ans. Son œuvre considérable lui a valu la décoration de « Chevalier de l’Étoile du Benin » de la République française. Paulo Kamba, a ouvert la voie à toute la lignée des grands noms qui ont dominé le monde de la musique dans le grand bassin du Congo. C’est précisément en 1941 qu’il a fondé à Brazzaville l’orchestre « Victoria Brazza » qui devint l’un des groupes légendaires de la rumba.

On ne peut parler des soixante ans de la musique congolaise sans le mythique orchestre Les Bantous de la capitale. Les soixante ans de l’histoire de la musique du Congo sont étroitement liés à ce plus vieil orchestre encore actif et qui figure parmi les premiers du pays, à l’instar de l’orchestre « Mélo Congo » d’Emmanuel Damongo-Dadet, créé à la fin des années 1940.

Les Bantous de la capitale, un patrimoine culturel national

Photo 2 : Pamelo Mounk’a (credit photo/DR)

Le 15 août 1959, les anciens sociétaires des orchestres TP OK Jazz et Rock A Mambo, à savoir : Serge Essous (chef de file du TP OK Jazz en 1956), Édouard Nganga dit « Ganga Édo », Célestin Kouka dit « Célio », Daniel Loubelo dit « De la Lune » (OK Jazz), Nino Dieudonné Malapet (fondateur en 1957 du Rock A Mambo) et Saturnin Pandi (Rock A Mambo), vont créer l’orchestre Les Bantous de la capitale, devenu un patrimoine culturel national. Un concert est organisé à cet effet, au bar-dancing « Chez Faignond » à Poto-Poto dans l’actuel troisième arrondissement de Brazzaville.

Outre Les Bantous de la capitale, il y a des orchestres et individualités qui ont porté aussi haut la musique congolaise. Il s’agit, entre autres : des orchestres Les Nzois ; « Le Peuple » créé par le trio CEPAKOS, à savoir : Célestin Kouka, Pamelo Mounk’a et Kosmos Moutouari ; Negro Band avec Papa Kourand ; les trois frères avec Michel Boyimbanda, Loko Massengo, et Youlou Mabala ; les Super Boboto avec Ange Lino; les Rumbayas après leur dislocation ; puis Ebuka Système par Michel Boyimbanda et Mass Massengo. En 1980, Gilbert Youlou Mabiala dit « le prince YM », abandonne ses compagnons et crée le Kamikaze Loninguissa. Il sied de mentionner aussi des artistes comme l’émérite Franklin Boukaka ; Théo Blaise Nkounkou ; Aurlus Mabélé, le roi du soukous et son groupe Loketo ; …

Brazzaville, capitale de musique africaine et ville musicale de l’Unesco

Photo 3: l’orchestre Extra musica au grand complet (credit photo/DR)

Depuis juillet 1996, le Congo est devenu le siège de la musique africaine, en organisant chaque deux ans, le festival panafricain de musique (Fespam).

A partir de septembre 2006, la musique congolaise a commencé à visiter les tréteaux des plus grandes capitales du monde à travers le concept, la « Nuit du Congo à … ». Ce concept porté par Beethoven Henri Germain Yombo, président manager du Groupe Pella Yombo (GPY), obéit à un triptyque : promouvoir et vulgariser l’identité culturelle du Congo dans le monde ; accompagner la diplomatie de l’État et projeter une image positive du pays à l’étranger.

Une autre preuve irréfutable de l’épanouissement de la musique congolaise, c’est l’admission de sa capitale Brazzaville, le 18 octobre 2013, dans le réseau des villes de l’Unesco dans la catégorie musique, lors du sommet mondial des villes créatives de l’Unesco. Cette admission a fait de Brazzaville, la première ville africaine à rejoindre ce prestigieux réseau.

Il sied de rappeler également que les deux Congo sont actuellement dans le processus d’inscription de la rumba sur la prestigieuse liste du patrimoine immatériel de l’humanité. Pour ce faire, il y a une synergie créée au niveau des experts et des spécialistes, et les deux parties sont montées en puissance jusqu’à mobiliser les autorités politiques.

A présent, cette musique est incarnée par la jeune génération d’artistes talentueux, à l’instar de : Patrouille des stars de Kévin Mbouandé, Extra musica de Roga-Roga, Doudou Copa et son groupe éponyme, Extra musica international de Quentin Moyasco, Super Nkolo Mboka de Djoson philosophe, Romain Gardon, Pape God, Trésor Mvoula, Saint Patrick Azano, Gypsie la tigresse, Yvon Moumpala, 100%  Setho et son Impression des AS, Extra musica nouvel horizon, le nouveau-né, avec l’apport du producteur manager Bébert Etou, …

 

Encadré

Ils ont fait Les Bantous de la capitale

Nicolas Dicky Baroza, Jacques Dignos, André Aribot, Damiens Evongo, Francis Bitsoumanou, Théophile Bitsikou « Théo », Céli Bitsou, Gerard Biyela « Gerry », Michel Boyibanda, Alphonse Ntaloulou, José Missamou, Lambert Kabako, Jacques Mambau « Jacky », Côme Moutouari « Kosmos », Jean-Marie Kabongo, Fredy Kebano, Malonga Riky, Samuel Malonga « Samy trompette », Simon Mangouana, Joseph Mulamba « Mujos », Denis Pambou Tchicaya dit Tchico Tchicaya, Pamélo Mounk’a, Antoine Nedule Monnswet dit « Papa Noël », Passy Ngongo Mermans, Pouela Dupool, Joseph Samba « Mascott », …

 

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Côte d’Ivoire: Message de l’artiste musicien Meiway à Son Excellence monsieur le président de la République Alassane Ouattara

août 7, 2020

 

Marc Lavoine, 57 ans, a épousé Line Papin, 24 ans

juillet 26, 2020

 

Marc Lavoine, 57 ans, a épousé sa compagne, âgée de 24 ans. Photo Loïc VENANCE/AFP

Il s’agit du troisième mariage pour le chanteur, le premier pour sa compagne.

Le chanteur Marc Lavoine a épousé samedi sa compagne de 33 ans sa cadette, la romancière Line Papin, rapporte le magazine Public. Il s’agit du troisième mariage de l’artiste, âgé de 57 ans. Les deux amoureux se sont dit « oui » à Paris, à la mairie du Ve arrondissement.

Marc Lavoine et Line Papin, 24 ans, s’étaient rencontrés en 2016, dans les studios de la radio France Inter, selon CNews. Ils avaient officialisé leur relation en 2018, après l’annonce du divorce de Marc.

L’interprète du tube Elle a les yeux revolver, coach dans le télé-crochet de TF1 The Voice, a déjà été marié à deux reprises. Dans les années 1980, il épouse le mannequin américain Denise Pascal, décédée d’un cancer en 2017. De leur union naît Simon, 34 ans aujourd’hui. Marc Lavoine épouse en secondes noces la designer et décoratrice d’intérieur Sarah Poniatowski, en 1995. Le couple a trois enfants, Yasmine, 22 ans, Roman, 13 ans, et Milo, 10 ans. Ils divorcent en 2018, après 23 ans de mariage.

Line

Line Papin. Photo Joël SAGET/AFP

L’interprète du tube Elle a les yeux revolver, coach dans le télé-crochet de TF1 The Voice, a déjà été marié à deux reprises. Dans les années 1980, il épouse le mannequin américain Denise Pascal, décédée d’un cancer en 2017. De leur union naît Simon, 34 ans aujourd’hui. Marc Lavoine épouse en secondes noces la designer et décoratrice d’intérieur Sarah Poniatowski, en 1995. Le couple a trois enfants, Yasmine, 22 ans, Roman, 13 ans, et Milo, 10 ans. Ils divorcent en 2018, après 23 ans de mariage

Avec L’Estrépublicain

Monique de André, une congolaise qui chante en chinois

juillet 25, 2020

Diplômée en Master 2, option Finance internationale, à Central University of Finances and Economics, Beijing, en 2019, Monique de André est une jeune congolaise qui a étudié en Chine. Après son cursus à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, au Congo, sanctionné par une licence, en sciences économiques, elle s’était envolée dans l’empire du Milieu.

Ayant passé une année de langue pour apprendre le chinois, elle intègre les milieux anglophones pour appréhender les rudiments de la langue de Shakespeare: l’anglais.

Avec son don de langue, elle avait pu avoir des facilités d’immersion dans différents milieux.

Le 20 juin 2019, elle avait brillamment soutenu son Master 2 dans la langue de son choix: l’anglais. Le jury durant sa graduation était accroché et médusé durant le temps de sa soutenance. Car elle était très solaire, faisant éclaté la joie à l’auditoire dans la jouvence de sa beauté de congolaise.

Monique de André est un bon joli fruit de la chanson naissante, au doux parfum de fraise, aux yeux de noisettes.

Elle parle couramment six langues dont trois langues étrangères: Français, Anglais et Chinois puis trois langues nationales, à savoir: Lari, Lingala et Kituba.

Monique de André vous invite à une découverte musicale en langue chinoise. Une chanson mélodieuse et savoureuse, une chanson qui vous conduit dans le berceau de ses bras comme le nounou douillet qui  l’accompagne dans ce clip.

 

月亮代表我的心。

Publiée le 25 juillet 2020