Archive for the ‘Musique’ Category

France/Paris: Koffi Olomide accompagne le cercueil blanc de sa maman Amy sur un tapis rouge jusqu’à sa dernière demeure du cimetière

octobre 16, 2020

Avec Ensemble HDTV

Congo/LEGENDES: LA CUVÉE DES ARTISTES ET ÉCRIVAINS LÉGENDAIRES (2)

octobre 16, 2020

 

LEGENDES : La cuvée des artistes et écrivains légendaires (2)

Comme promis, La Semaine Africaine poursuit l’évocation des artistes et écrivains légendaires de ces soixante dernières années. Les critères qui ont présidé au choix de ces légendes sont dans leur talent à la fois individuel ou collectif, la longévité et la popularité.

Sebastien Kamba

Le premier film long-métrage congolais porte le titre de ‘’La Chapelle’’. Il est l’œuvre de Sébastien Kamba, le premier cinéaste congolais qui figure aussi parmi les cinéastes africains des années 60. Il a consacré plus de 50 ans à la caméra et a réalisé plusieurs courts métrages et documentaires. Durant sa carrière, il a arraché diverses distinctions. De nombreux jeunes talentueux suivent ses pas, malgré le manque de soutien. Il s’agit de Claudia Haidara, Rufin Mbou, Amour Sauveur, Alain Nkodia…
Les peintres ont également joué leur partition aux côtés d’autres artistes. Ils ont pour la plupart affûtés leurs pinceaux à la célèbre Ecole de peinture de Poto-Poto. Hilarion Ndinga alias ‘’Magicien des couleurs’’ est sans doute l’un des rares artistes-peintres à avoir contribué au rayonnement de l’art dans sa dimension diversifiée à travers le monde.
On peut aussi parler d’Eugène Malonga, né en 1930 et décédé en 2005. Il est considéré comme l’un des cinq fondateurs de la peinture congolaise, inexistante avant 1940. Il a exposé dans de nombreux pays ; son œuvre compte plusieurs paysages et des portraits.
Avec lui Marcel Gotène, peintre, sérigraphe, né en 1939 et décédé en 2013. Navigant entre le figuratif et l’abstrait, il crée des personnages, des paysages, des atmosphères au surréalisme déroutant. A travers son art, il dénonce ce qu’il y a de négatif dans la vie quotidienne. Au cours de sa longue carrière, il a beaucoup exposé et vendu de nombreux tableaux. Dans cette liste, on peut aussi se référer à Iloki, Bernard Mouanga-Kodia, Michel Hengo, Emile Mokoko.
Après Jean Malonga (1907-1985), reconnu comme le doyen des écrivains congolais, il y a eu une panoplie d’écrivains dont beaucoup de renom. Henri Lopès (82 ans) en fait partie. Il est considéré comme l’un des représentants les plus connus de la littérature africaine moderne. En 1972, il est lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour son livre ‘’Tribaliques’’. En 1993, l’Académie française lui décerne le Grand prix de la Francophonie.

Emmanuel Boundzéki-Dongala

Alain Mabanckou, né en 1966, écrivain internationalement reconnu et prolifique. Il a remporté en 2006, le prix Renaudot pour son roman ‘’Mémoire de porc-épic’’. En 2012, il est récompensé par l’Académie française (Grand prix de littérature Henri-Gal). Installé aux Etats-Unis depuis bientôt quinze ans, il enseigne la littérature francophone à l’université de Los Angeles.

Emmanuel Boundzéki- Dongala (79 ans) a une bibliographie très fournie, avec des œuvres remarquables. Il a glané plusieurs prix et récompenses. Au nombre de ses romans figurent: ‘’Un fusil dans la main, un poème dans la poche’’ ; ‘’Le feu des origines’’, Grand prix littéraire d’Afrique noire en 1988; Prix Vinilo (2010).
Jean-Baptiste Tati Loutard. Né en 1938 à Ngoyo et décédé en 2009 à Paris. Il est considéré comme l’une des voix majeures de l’Afrique francophone. Il a publié une dizaine de recueils de poésie et obtenu divers prix.
Les artistes-musiciens ! Kosmos Moutouari (…). S’il y a une voix, une musique que l’histoire congolaise retiendra ces soixante dernières années, c’est bien celle de Kosmos. Auteur-compositeur renommé et musicien remarquable, il a marqué des générations par son talent. Issu de la grande école des Bantous de la capitale sous la protection des maîtres Nino Malapet (décédé en 2012 à 77 ans), Jean-Serge Essous et Célio Nkouka (décédé en 2016). Il a aussi fait partie du célèbre Trio CEPAKOS (Célio Nkouka, Pamélo, Kosmos) de l’orchestre Le Peuple.
Recruté dans le TP OK Jazz de Kinshasa en 1963, Youlou Mabiala (73 ans) y perfectionne son art grâce aux anciens du groupe. Sa voix, son talent et ses grandes compositions accrocheuses deviennent un de ses atouts majeurs. Durant sa longue et riche carrière, il enregistre plusieurs chansons et gagne de nombreux prix. Aux côtés de Loko Massengo, un transfuge du Trio Madjesi de l’orchestre Sosoliso, et de Michel Boyibanda, du TP OK Jazz, il crée Les Trois Frères en 1977, avant de fonder son groupe Kamikaze Loninguissa en 1980.

Mamhy Klaudia

Un chanteur à la voix captivante, Ange Linaud Djendo, décédé en 1999 à 50 ans. Il était l’un des plus féconds compositeurs congolais de musique à partir des années 70. Il est allé si loin dans la création personnelle qu’il était sur la voie d’une certaine assimilation de la rumba, lorsqu’il n’oblique pas avec élégance dans la composition en français.
Théo Blaise Kounkou, un chanteur légendaire à l’aise dans toutes les formes de la rumba, de l’expression soliste au grand orchestre d’accompagnement. Il s’exprime d’une voix limpide et profonde, pleine de conviction et de jovialité communicative. Il a écrit et interprété nombres de classiques de la rumba avec le mythique African all stars.
La voix féminine s’est aussi fait entendre avec notamment, Mamhy Klaudia décédée brutalement en 1998 à Abidjan. Chanteuse exceptionnelle, elle a connu des meilleurs moments. Elle a été l’une des plus remarquables chanteuses de la musique du Congo.
La comédie et la danse sont une affaire des initiées. Dans ce domaine, Pascal Nzonzi, Mbouta Loumingou, Fortuné Batéza ont su tirer leur épingle du jeu. Et du côté de la danse moderne, des figures se sont aussi illustrées comme Emile Gentil Okemba décédé en 2018 et Chiwawa encore en activité.

Avec La Semaine Africaine par Alain-Patrick MASSAMBA

France/Funérailles Mama Amy : Koffi Olomide à Paris

octobre 15, 2020

Parti de Kinshasa le mardi 13 octobre pour trois jours, la star congolaise va assister aux obsèques de sa mère prévues ce vendredi 16 octobre au cimetière privé de Tremblay en France.

Requiem et Mama Amy, les hommages posthumes de Koffi à sa mère (DR)

Photo 1 : Requiem et Mama Amy, les hommages posthumes de Koffi à sa mère (DR)

Le patron de Quartier Latin a posté une petite vidéo de son arrivée à Paris  jeudi où jouait en musique de fond un extrait d’une des deux chansons qu’il a dédiées à la défunte Aminata Angélique Muyonge, sa mère, disparue le 3 octobre. Ces hommages posthumes, intitulés Requiem et Mama Amy, a fait savoir Koffi « seront disponibles ce vendredi 16 octobre à 16h20 ». Savoir que selon l’annonce qu’il avait faite lundi, avant son départ de Kinshasa, à ses amis domiciliés en France, l’illustre disparue serait conduite « vers 16 heures au cimetière de Tremblay ». Ce, à la suite d’un office religieux où il les avait convié en ces termes : « Je compte sur vous qui êtes en France pour que le même vendredi 16 octobre, nous nous retrouvions à l’église pour qu’ensemble nous rendions hommage à notre chère maman, Mama Amy ».

L’inhumation sera suivi d’un « bain de consolation prévu dans la salle Palace de Villiers de 18h à minuit au 2 avenue des entrepreneurs 95400 Villiers-le-Bel », a du reste précisé le Grand Mopao. Ainsi prendra fin le programme des obsèques de Mama Amy qui, jusque-là, s’était tenu dans l’intimité familiale. « La famille se recueille chaque soir à Sevran, en nombre limité à cause de la pandémie », avait souligné Koffi. Du reste, les funérailles avaient été précédées d’une veillée mortuaire organisée le week-end dernier, à savoir « le samedi 10 octobre à Saint-Denis, 17 Boulevard de la Libération ». Koffi Olomide à son arrivée à Paris (DR)

Photo 2 : Koffi Olomide à son arrivée à Paris (DR)

Par ailleurs, l’on sait qu’Aminata Angélique Muyonge sera inhumée à côté de Charles Agbepa, son défunt époux qui l’avait précédé dans l’au-delà voilà quatre ans maintenant. Pour sa part, Koffi Olomide s’est réjoui que ses parents se retrouvent ainsi à nouveau réunis après leur mort. « Je félicite mes frères et sœurs de France qui ont eu la généreuse idée que j’ai approuvée de trouver un caveau juste à côté de papa », a-t-il affirmé dans sa vidéo de Kinshasa. Maintenant un peu plus serein, le chanteur semble avoir retrouvé un tantinet son humeur plaisantine habituelle, loin du Koffi accablé du 3 octobre, il s’est même permis un trait d’humour. « Et je pense que les deux tourtereaux, si j’ose dire, sont en train de rigoler », a-t-il dit un petit sourire en coin.

Avec Adiac-Congo par Nioni Masela

                                                  

Pointe-Noire(Congo) Disparition: l’artiste musicien Bethy Taba s’en est allé

octobre 12, 2020

Bethy Taba, plus connu sous le pseudonyme de Bébé Chinois, s’est éteint le 11 octobre à l’hôpital général Adolphe-Sicé de Pointe-Noire des suites d’une courte maladie.

Le regretté Bébé chinois Crédit photo »DR

La triste nouvelle a mis tout le monde en émoi. En août dernier, Bethy Taba était en tournée promotionnelle à Brazzaville pour son nouvel album « 2 Rives ». Peu avant, il a participé avec ses collègues à l’hommage rendu à Sambadio puis à Yves Saint Lazare, deux artistes ponténégrins disparus récemment. Aujourd’hui, tout le monde est sans voix et personne n’arrive à expliquer cette avalanche de tristes nouvelles qui s’abat sur le monde culturel national.

Fan de Kaya Mathos mwana Moukamba, l’un des plus illustres musiciens et fervent défenseur de la culture Kamba, Bébé Chinois s’est évertué durant toute sa carrière à suivre les pas du maître tout en gardant son originalité. Ses passages réguliers à l’antenne de Radio Congo Pointe-Noire et de la Radio Océan dans les années 2000 sont restés indélébiles aux auditeurs. Admirateur de feu Anicet Charmant Rigadin Mavoungou, Bébé Chinois a brillé aussi par son altruisme et son dévouement à collaborer avec les autres mais surtout son engagement  à promouvoir la culture de son terroir.

Ainsi, après deux albums traditionnels où il a modernisé le Kodobo, danse traditionnelle de l’ethnie Kamba, qui lui a valu une distinction aux trophées Tam-Tams d’or en 2013, Bébé Chinois venait de mettre sur le marché du disque l’opus « 2 Rives » qui contient huit chansons. À peine qu’ il a initié sa tournée promotionnelle, la mort vient de le faucher à fleur de l’âge.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

                                                  

William Tchivongo le Congolais qui a assimilé le doigté du prodigieux guitariste Gerry Gérard

octobre 2, 2020

William TCHIVONGO « Huit cent puissances », le jeune guitariste-solo des Bantous aux doigts d’or, possède ses gammes au bout des doigts.

William TCHIVONGO, le jeune virtuose congolais des Bantous de la capitale, est un adepte de Gerry Gérard qui a remis les sons du grand groupe au niveau où l’avait le maître Biyéla avant sa disparition.

Aujourd’hui, il est l’un des rares guitaristes-solo à jouir aussi rapidement d’une popularité nationale, une aura qu’il a conquise à la force du poignet, avec un talent fou, beaucoup de charisme et surtout une bonne étoile. Une étoile aux couleurs de « Bakolo mboka ».

Il a surtout visité les gammes pentatoniques mineures et majeures que le maitre Gérard Biyéla exploitait dans son jeu. Les modes n’ont plus de secret pour William. Il les fait sonner comme Gerry dans le redoutable morceau mythique Masuwa.
On l’a entendu dans l’hommage rendu à Ganga Edo à l’Institut français. Un total zéro faute. On aurait dit que c’était lui-même le maître qui était sur scène.
Le jeune prodige a visité Django Reinhardt.

Avec William TCHIVONGO « Huit cent puissances » la révélation congolaise de la guitare solo de l’année 2020, l’orchestre « Les Bantous de la capitale » tient à développer à nouveau sa culture musicale.

Mais, qui est William TCHIVONGO « Huit cent puissances » ?

Inconnu il y a moins de deux ans, il a appris à jouer la guitare auprès des grands maîtres MAWA Saint Petro et René KOUMOU. Il est rentré dans le métier comme d’autres rentrent dans la religion. Sur scène, la gravité qui se répand si souvent sur son visage est celle d’un artiste pour qui la musique est, avant tout, une chose sérieuse. Ce caractère attachant est ennemi des compromis (qui deviennent des compromissions selon son entendement) et il ne fait pas bon lui livrer un assaut intransigeant.

Comment s’étonner dès lors que sa carrière puisse se résumer par une ligne plus ou moins droite tracée avec force ?

William TCHIVONGO a effectivement tracé sa voie en faisant successivement partie des orchestres « BANA ZONE », « TOP MUSICA », « YOUNG KING’S », « WATIKANYA » avant d’intégrer « LES BANTOUS DE LA CAPITALE ».

William TCHIVONGO pour une élaboration « Gerry Gérard rafraichissante » .
Ne se contentant pas de faire les choses à moitié, le talent de la révélation congolaise du rythme William TCHIVONGO est un répertoire emballant. Rumba, Salsa, Zouk, Afrobeat hypnotique, débauche d’énergie et grooves jazz pour une élaboration « Gerry Gérard » rafraîchissante.

Le jeune guitariste des Bantous William TCHIVONGO, est devenu un phénomène. Il a connu ces derniers temps un énorme succès, non seulement à Brazzaville, mais aussi à Kinshasa , devenant ainsi l’un des guitaristes solo les plus en vue depuis la disparition de Gerry Gérard Biyela.

Il a même propagé son unique bien plus loin, incluant une vaste énumération avec des concerts remarqués à l’Institut Français du Congo à Brazzaville et à Pointe-Noire, ainsi que la participation à Kinshasa aux festivités des 86 ans du doyen chanteur Jeannot Bobenga.

Précisément le thème développé dans Masuwa est un cas d’école que Dédé (soliste des Bantous) exécutait avec religion en reconnaissant que c’est l’une des meilleures compositions du maître. C’est pour cette raison que le virtuose kinois Pépé Felly cite Gerry Gérard comme une référence. Rien de surprenant que William Tchivongo fasse sursauter les impressionnants guitaristes de la rive gauche du fleuve Congo.

William TCHIVONGO a également attiré l’attention des plus grands médias audio-visuels de la RDC, dans des gestes inhabituels, faire le témoin de la performance du successeur de l’inoubliable Biyela « Gerry Gérard »

Fort de ce succès, William TCHIVONGO est devenu l’une des clés du succès des Bantous de la capitale. La section rythmique percutante de trois guitaristes, un bassiste, créent la caisse de résonance de la plus impressionnante section rythmique de la scène congolaise.

Cette instrumentation, des Bantous qui au premier abord semble un peu étrange, se fond harmonieusement, créant la marque de fabrique du doyen Passy Mermans.

Avec le répertoire actuel de plus d’une vingtaine de titres, William TCHIVONGO et Les Bantous de la capitale ont encore une fois sorti le lapin du chapeau.

Avec Congopage par Clément OSSINONDE

Commémoration : Edo Ganga et Franklin Boukaka célébrés par l’Institut français du Congo

septembre 19, 2020

A l’occasion des 140 ans de la création de Brazzaville, l’Institut français du Congo (IFC)  en partenariat avec la mairie de Brazzaville, le ministère de la Culture et des Arts, et la Délégation de l’Union européenne, Deux Rives productions, Thierry Frémeaux & associés célèbrent les artistes musiciens emblématiques Edo Ganga et Franklin Boukaka.  

Photo 1 : Hôtel de ville de Brazzaville (crédit photo/ DR)

Les 140 ans de la capitale du Congo seront célébrés à travers deux événements, une exposition de photos dont le vernissage aura lieu le 03 octobre, date anniversaire, et une table-ronde, sous la forme d’un programme audio-visuel, diffusé sur les radios et télévisions congolaises, le 3 octobre.

S’agissant du vernissage, il aura lieu dans le Hall de l’hôtel de ville Brazzaville. A propos, l’IFC a offert du 31 août au 5 septembre une formation à dix photographes en voie de professionnalisation, trois venant de Pointe-Noire et sept de Brazzaville. Cet atelier a été animé par Baudoin Mouanda, le photographe congolais le plus connu à l’international et le plus primé. La restitution de cette formation fera l’objet d’une exposition de quarante tirages accueillie à l’hôtel de ville, puis par la délégation de l’Union européenne avant d’être proposée à toutes les mairies d’arrondissement.

La table ronde quant à elle sera ouverte par Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville, où les neuf maires raconteront l’histoire de Brazzaville, du petit village de Mfoa jusqu’à une métropole cosmopolite de 1.400.000 habitants, depuis les quartiers historiques de Bacongo et Poto-Poto, jusqu’aux plus récents, Talangaï ou Djiri.

Des hommages à Edo Ganga et Franklin Boukaka

Photo 2 : Franklin Boukaka (crédit photo/ DR

Disparu, le 7 juin dernier à l’âge de 87 ans, le patriarche Edo Ganga a été une légende des deux côtés du fleuve Congo. Un hommage national lui a été rendu le 22 juillet. Les Bantous de la capitale vont honorer le dernier de leur fondateur, à travers des chansons qui ont marqué l’histoire de la musique.

Il est prévu à cette occasion des témoignages de l’ambassadeur de France au Congo, du représentant de la République du Congo à l’Unesco, Henri Ossebi, de la marraine des 60 ans des Bantous de la capitale, Claudia Lemboumba Sassou Nguesso, du journaliste Paul Soni-Benga, de l’historien Bouetoum, et bien sur des Bantous de la capitale. Interviendront à cette occasion des artistes musiciens, Kosmos Mountouari, Casimir Zoba Zao, et Roga-Roga.

Le 10 octobre 2020, Franklin Boukaka aurait totalisé 80 ans s’il était encore en vie. La rumba engagée, la poésie musicale et le panafricanisme étaient le crédo de ce grand   artiste, mort tragiquement. On retient de lui, auteur de l’hymne “Le Bûcheron” « Ayé Africa, Eh eh Africa ? Oh liberté (Lipanda) ».

Cet hommage sera marqué par les témoignages de : Alphonsine Batebokela (sa sœur), Joseph Akondzo (président de l’association des amis de Franklin Boukaka), Malcom Boukaka (son fils), Blanchard Ngokoudi (directeur artistique de la soirée), Matondo Kouba (éditeur), Fidèle Mpassi (chanteur), Clotaire Kimbolo (chanteur). Interviendront, les artistes musiciens suivant : Casimir Zoba Zao, Liz Babindamana, Egige Lenguis, Alban Kodia, et l’orchestre Symphonique kimbanguiste.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Rumba, kumbia et « mabangas » : l’âme polyrythmique de Brazza

septembre 6, 2020
Les Bantous de la capitale, formation créée en 1959.

De Pointe-Noire à Brazza, les Congolais se distinguent depuis des décennies pour leur sens inné de la musique. Galerie de portraits non exhaustive…

Le Congo-Brazzaville est petit par la taille et grand par la musique. Et qui dit musique congolaise dit d’abord rumba. Les historiens sont quasi unanimes : la rumba congolaise est née d’une danse appelée le kumbia (« nombril »), pratiquée dans le royaume Kongo. Ce puissant royaume précolonial fut constitué de quelques pans des territoires de l’Angola, de la RD Congo, du Congo et du Gabon actuels.

La « danse du nombril » a été exportée par des esclaves lors de la traite négrière. Au fil des ans, le kumbia a subi un glissement sémantique à Cuba pour devenir « rumba ».

Cette rumba de Cuba s’est diffusée en Afrique de l’Ouest après le passage des cargos transatlantiques dans les ports de la région, dans les années 1930, pour ensuite revenir en force sur ses terres de naissance, avec l’arrivée en Afrique centrale, par vagues successives, des « coastmen », ressortissants ouest-africains venus du Ghana, du Nigeria, du Sénégal, etc., et en s’inspirant de quelques crooners européens, comme Tino Rossi, Dario Moreno, qui ont influencé l’écriture musicale sur les deux rives du fleuve Congo.

Incontournables : les Bantous de la capitale

L’essor de la rumba à Brazzaville remonte aux années 1950, portée par des artistes tels que Jean-Serge Essou, Nino Malapet, Tanguy Saturnin, Edo Nganga, Célestin Kouka, qui ont suscité la création des fameux Bantous de la Capitale, en 1959.

Ce groupe, toujours actif, occupe une place centrale dans l’histoire de la musique congolaise depuis l’indépendance.

L’INFLUENCE DE KINSHASA, DANS LES ANNÉES 1970, A CHANGÉ LA DONNE.

L’influence de Kinshasa, dans années 1970, après la formation de groupes comme le Zaïko Langa-Langa, a changé la donne. La nouvelle forme d’expression musicale incarnée par cette vague n’avait pas la sensualité de la rumba congolaise traditionnelle.

« Les textes sont devenus plus longs. Cette musique a été dépouillée des harmonies des instruments à vent qui ont été remplacés par des synthétiseurs », explique Henri Ossebi, ambassadeur du Congo à l’Unesco.

Cet anthropologue, ainsi que d’autres experts (y compris de Kinshasa), veulent inscrire la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’humanité.

Des chansons encombrées de « mabangas »

De nos jours, les chansons sont encombrées de « mabangas », des noms cités pêle-mêle contre paiement. Même si les mélomanes estiment que l’art n’en sort pas grandi, ces dédicaces constituent une source de revenus pour les artistes…

Il faut reconnaître que le streaming nuit aux intérêts des musiciens, dans un pays où les droits d’auteur sont très peu protégés et où les disques se vendent mal. Les artistes misent avant tout sur les concerts – mais, en ces temps de Covid-19, où les représentations sont interdites, leur situation est préoccupante.

« Le numérique nous complique la vie. Nous en faisons les frais, faute d’acteurs solides dans le domaine», explique Roga-Roga (45 ans), l’un des auteurs, compositeurs, interprètes les plus connus du pays.

La rumba jugée ringarde par les jeunes générations

Les jeunes générations ont coupé le cordon ombilical avec la rumba, jugée ringarde. Ils se tournent vers d’autres genres musicaux, notamment le rap, portés par des chanteurs tels que Key Kolos et Fanie Fayar.

« La rumba est le socle de notre musique, mais les jeunes s’en détournent. Ils sont influencés par la télévision, la musique américaine, etc. La rumba est menacée », regrette le chanteur Zao, rendu célèbre par son adaptation du titre Ancien Combattant, en 1984.

Pourtant, dans son sillage et dans celui des Bantous de la capitale, quelques jeunes musiciens continue de faire vivre et de faire évoluer la rumba, comme Walo Boss-Tino.

Walo Boss-Tino, la nouvelle star de la rumba

L’histoire de Garel Banzouzi, alias Walo Boss-Tino, est celle d’un jeune Brazzavillois qui s’intéresse à la musique dès l’enfance. Il a 13 ans lorsqu’il fait ses débuts en tant que batteur dans un petit groupe de quartier, en 1996… peu avant le basculement du pays dans la guerre.

En 1998, le sanglant conflit a laissé ses stigmates dans une capitale défigurée. Walo Boss-Tino s’engage dans Nova Strata, un groupe de Kinshasa, mais l’expérience fait long feu. Il devient chanteur et passe d’orchestre en orchestre sans grande envergure, jusqu’en 2018, où il monte son propre groupe.

« J’ai décidé de devenir chanteur en écoutant Ferré Gola, sa voix m’emballait », explique Walo Boss-Tino. À l’époque, il ne rate aucune interview de Ferré Gola, qui faisait alors partie du groupe kinois Wenge Musica, et remarque que ce dernier fait souvent référence à Carlyto (un ancien du TP OK Jazz, de Franco Luambo) et Debaba (un ancien de Viva La Musica, de Papa Wemba). Il écoute ces deux modèles avec attention et s’inspire de leur technique de chant.

Une voix suave qui attire les programmateurs des radios locales

Sa voix suave sort du lot, et il ne tarde pas à attirer les programmateurs des radios locales. Dans la lignée des continuateurs de la rumba, gravée dans l’ADN de la musique congolaise moderne, Walo Boss-Tino conquiert le public réputé exigeant de la rive droite du Congo et enchaîne les succès, avec des titres comme Cocktail Explosif, en 2019, et Master Class, en 2020.

L’ex-percussionniste et son groupe répètent le week-end dans un bar-restaurant de Ouénzé, dans le 5e arrondissement de Brazzaville, en attendant de pouvoir revenir sur scène, dès que les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 seront levées.

Et il travaille avec des sociétés de production établies en France. « Mon objectif est de représenter mon pays à l’étranger. Nous ne pouvons pas laisser la rumba congolaise s’écrouler », explique le chanteur « multiregistre », comme il se définit lui-même

Avec Jeune Afrique par Arthur Malu Malu

France/Mort d’Annie Cordy : Emmanuel Macron rend hommage à «notre Tata Yoyo»

septembre 5, 2020

Les chansons d’Annie Cordy «continueront à nous faire sourire et danser», a déclaré samedi l’Elysée.

La présidence de la République a rendu hommage samedi 5 septembre à Annie Cordy, décédée vendredi, mais dont les «hymnes à la joie continueront longtemps à nous trotter dans la tête et nous mettre le cœur en fête».

«Sa voix, sa joie, nous faisaient irrésistiblement taper dans les mains, battre la cadence», a déclaré l’Elysée dans un communiqué. «Remède indépassable à la grisaille des jours et des cœurs, certains réclamaient qu’elle soit remboursée par la sécurité sociale car elle savait faire lever des soleils intérieurs partout où elle passait.»

«Tata Yoyo», «La bonne du curé», «La madame»: la chanteuse Annie Cordy en 5 titres
La célèbre chanteuse Annie Cordy , de son vrai nom Léonie Cooreman, s’est éteinte près de Cannes à 92 ans. Au cours de sa carrière, la chanteuse et actrice belge devient célèbre pour ses musiques, comme «Tata Yoyo».
Les chansons d’Annie Cordy, écrit la présidence, «continueront à nous faire sourire et danser, mais nous perdons aujourd’hui une énergie irremplaçable. Car elle était la joie de vivre incarnée, l’esprit toujours à la fête, aux flonflons des bals et aux froufrous de la scène. Elle était notre  »Tata Yoyo », notre  »Nini la chance ».»

Saluant le parcours de «cette reine du music-hall», le président de la République et son épouse ont adressé leurs condoléances aux proches de la chanteuse, «comme à tous ceux qui fredonneront longtemps encore, avec beaucoup de plaisir et un brin de nostalgie, les joyeux refrains d’Annie Cordy»

Avec Le Figaro

Canada-Québec/UQTR: il y aura un spectacle de la rentrée

septembre 3, 2020

De gauche à droite: Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes à l’UQTR, Karine Martin de l’Association générale des étudiants hors campus et le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

© FRANÇOIS GERVAIS De gauche à droite: Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes à l’UQTR, Karine Martin de l’Association générale des étudiants hors campus et le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.
TROIS-RIVIÈRES — «Ce n’est pas parce qu’on a un défi qui s’appelle virus que nécessairement on ne fera pas virer le virus», assure Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes à l’UQTR. Le septième spectacle de la rentrée à l’UQTR aura bel et bien lieu, COVID ou pas, annonce-t-il fièrement. Sauf que cette fois… c’est en mode virtuel qu’il sera présenté.«On pense qu’une rentrée universitaire, peu importe le défi qui s’annonce devant nous, c’est de faire sentir à nos étudiants que l’Université existe encore», dit-il.

Le côté positif de la chose, cette année, c’est que chacun des quelque 15 000 étudiants répartis sur les divers campus de l’UQTR aux quatre coins du Québec pourra en bénéficier pour la première fois, le 16 septembre, et ce, tout à fait gratuitement. Les spectacles présentés par les années passées sur le campus trifluvien ne pouvaient accueillir qu’environ 3000 à 5000 participants.

L’Association générale des étudiants hors campus se réjouit de la tenue du spectacle de la rentrée pour tous les étudiants. «Ce rendez-vous festif vient non seulement briser l’isolement que nous connaissons depuis plusieurs mois, mais il convie également tous les membres de la famille UQTR à la même fête», signale la porte-parole, Karine Martin.

Les groupes Clay and Friends et Qualité Motel seront au rendez-vous sur la plateforme Vimeo. Qualité Motel a d’ailleurs enregistré sa portion du spectacle jeudi après-midi, sur le campus trifluvien, sur le toit de son autobus de tournée, devant quelques personnes venues assister à la conférence de presse. Celui de Clay and Friends a été préenregistré à Drummondville il y a deux semaines.

«S’il n’y a rien de normal, ça ne veut pas dire qu’il faut tout changer», plaide le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, en saluant la «motivation inébranlable» de l’équipe du service aux étudiants. Le spectacle de la rentrée, «c’est la soirée qui permet un peu de commencer à cimenter le sentiment d’appartenance des étudiants, principalement des nouveaux étudiants», plaide-t-il.

La chasse-galerie ouverte, mais avec des restrictions

Autre bonne nouvelle, l’UQTR garde également ouvert son bistro-bar, la Chasse-Galerie, cette session, un autre point de ralliement extrêmement important pour les étudiants et un des rares bars à exister sur un campus universitaire au Québec, rappelle le recteur. Toutefois ce service est encadré de mesures sanitaires sévères pour éviter les éclosions de COVID-19.

Le responsable de la Chasse-Galerie, Jonathan Cossette, explique qu’on y acceptera que les gens de la communauté universitaire. Les mesures sociosanitaires sont comparables, dit-il, à celles des autres restaurants et bars. On maintient l’utilisation de la tasse réutilisable pour le café, mais le client sera le seul à la manipuler. Il y aura également un service aux tables pour les repas (sauf si c’est pour emporter) afin de diminuer les déplacements dans le bar.

Habituellement, la Chasse-Galerie organisait des soirées de karaoké une fois par mois, mais cette année, il n’y en aura pas, indique M. Cossette.

L’UQTR demande également à la Chasse-Galerie de tenir un registre des adresses des clients qui s’y présentent, ce que le commerce fait par code QR. Comme le fait valoir M. Cossette, «ça peut toutefois être compliqué et on ne veut pas de plainte pour atteinte aux droits et libertés. Nous ne sommes pas des policiers», fait-il valoir. C’est pourquoi la Chasse-Galerie se fie sur la bonne foi des clients lorsqu’ils donnent leur adresse, explique-t-il. En fait, cette mesure n’est pas si simple à appliquer, dit-il, puisque sur leur carte d’identité, certains étudiants ont une adresse chez leurs parents dans une autre ville alors qu’ils habitent dans un appartement à Trois-Rivières. «Ça, c’est un gros problème», fait-il valoir.

Les heures d’ouverture ont été légèrement modifiées, également. Elles étaient de 7 h 30 à 3 heures du matin. Elles sont désormais de 8 h à minuit et les clients peuvent rester jusqu’à 1 h du matin.

Activités d’intégration

De son côté, l’AGEUQTR a pris soin de communiquer avec les différentes associations étudiantes au sujet des activités d’intégration afin de leur rappeler les consignes de santé publique en ce début de session.

Plusieurs activités d’intégration se sont donc tenues de façon virtuelle pour accueillir les nouveaux étudiants dans leur concentration, indique le porte-parole de l’AGEUQTR, Frédérik Borel, qui n’était toutefois pas au fait dans les détails de toutes les activités tenues par toutes les associations.

Le recteur McMahon rappelle que toutes les consignes de santé publique doivent être appliquées pour éviter des éclosions sur le campus

Avec Le Nouvelliste par Brigitte Trahan

Congo/Célébration : les Bantous de la capitale, Mbilia Bel et Bozi sur scène pour les 86 ans de Jeannot Bombeng

août 28, 2020

En présence du ministre de la Culture et Arts, Jean-Marie Lukundji, ivité à la soirée d’anniversaire du 25 août tenue à Maïsha life, les artistes de Brazzaville et de Kinshasa ont rendu leur hommage en chanson au grand patriarche de la rumba congolaise.

 

 

 

 

 

 

 

Photo 1 : Les Bantous de la capitale rendant hommage à Jeannot Bombenga (Adiac)

Nœud de papillon rouge et pochette assorti, veste avec col à paillettes argentées assorti à un gilet à paillettes argenté aussi coiffé d’un borsalino pailleté, Jeannot Bombenga a tout gardé de larumba attitude. En effet, en dépit de son grand âge, le patriarche n’a pas perdu de sa prestance. Car, comme vous le dirait le professeur Yoka, fervent défenseur de la rumba, l‘élégance vestimentaire fait aussi partie des incontournables de cette musique qui n’a de cesse de faire vibrer les deux Congo. Pour preuve, même la frontière fermée à cause de la Covid-19 n’a pas eu raison de la ferveur des Bantous de la capitale. Une délégation importante du groupe mythique de l’autre rive a fait une prestation juste remarquable à la soirée d’anniversaire. Après le brillant instrumental de célébration de ses 50 ans en guise d’entrée, les Bantous ont vogué entre leur répertoire et des interprétations. Le mythique Ebale ya CongoPont sur le Congo de Franklin Boukaka, Comité ya Bantous. Des titres auxquels l’Amicale Malebo, danseurs de la génération des deux orchestres prestataires de la soirée.

Vox Africa, le groupe légendaire qui n’a de cesse d’accompagner Jeannot Bombenga a agrémenté le clair de la soirée anniversaire de son leader et fondateur. Le groupe a ouvert le bal au son d’Ilunga ZephéMobali ya Buke, Africa Mokili mobimba ont donné un bel entrain à la fête que le ministre Jean-Marie Lukundji a honoré de sa présence. C’est de sa main que Jeannot Bombenga a reçu sa part de gâteau offert par le maître des lieux, Yves Ngoma. Verckys Kiamuangana, son saxo à la main était aussi de la partie. En guise de rappel de ses tubes de la fameuse belle époque des anciens ténors de la rumba Loboko na litama et Mobali ya ngelele ont comme l’ensemble des morceaux de la soirée trouvé preneur. La piste n’a presque pas manqué de danseurs en plus de l’Amicale Malebo composé des amateurs de la rumba d’époque. Ses danseurs d’un certain âge déjà acteurs de l’ambiance d’autrefois ont trouvé là l’occasion de revivre non sans grande nostalgie des souvenirs datant de quelques bonnes décennies dépoussiérés.

Mbilia Bel chantant Manzil-Manzil à l’occasion des 86 ans de Jeannot Bombenga (Adiac) Place aux tube

Photo 2 : Mbilia Bel chantant Manzil-Manzil à l’occasion des 86 ans de Jeannot Bombenga (Adiac)

Pour l’occasion, c’est sur les musiciens de Vox africa que s’est reposée la seule voix féminine de la soirée qui était à ravir. La Cléopâtre Mbilia Bel a de bien belle façon rendu hommage à l’heureux quinquagénaire festoyé. Assis juste à ses côtés sur le podium, il semblait l’écouter avec le plus grand bonheur chanter Nakei Nairobi, puis Manzil-Manzil que les dames de l’Amicale Malebo ont ovationné sans retenue. À son tour, le « Grand-père » Bozi Boziana a servi à déguster l’un de ses fameux tubes, La reine de Sabah.

Jeannot Bombenga et Vox Africa chantant Mado (Adiac)

Photo 3 : Jeannot Bombenga et Vox Africa chantant Mado (Adiac

Pour sa part, le vénérable monument vivant de la rumba qui porte aussi bien ses 86 ans d’âge que ses 66 ans de carrière musicale ininterrompue a pris le micro le temps d’un morceau. Il a gratifié les mélomanes présents de sa voix chantant Mado. Les Bantous revenus à la charge se sont alternés avec Vox Africa jusqu’à l’extinction des lumières, il était déjà une heure du matin quand la fête prenait fin.

Le comité d’organisation de la soirée dont le chanteur Blaise Bula était également membre était présidé par Bozi secondé par Charly Kumwimba et Dieudonné Yangumba. Il s’est fortement réjoui d’avoir réussi à orchestrer cet hommage à Jeannot Bombenga inspiré du concept « Aimons-nous vivants », comme ils l’ont indiqué. Elle passe pour un témoignage de la volonté actuelle des acteurs de la musique congolaise de rendre les honneurs qui leur sont dus aux aînés méritants.

Avec Adiac-Ocongo par Nioni Masela