Archive for the ‘Musique’ Category

 RDC-Defao : l’adieu brutal du général

décembre 27, 2021
Defao : l'adieu brutal du général

L’artiste musicien congolais Lulendo Matumona, plus connu sous le nom de général Defao est décédé ce lundi 27 décembre 2021 à Douala, au Cameroun. Diabétique, il aurait été infecté par le covid-19.

Le général Def Defao aurait eu 63 ans le 31 décembre 2021. Il était à Douala où il devait donner un concert privé. Mais plusieurs heures avant le spectacle, il a été pris d’un malaise dans sa chambre. Il était presque dans le coma pendant de longues heures jusqu’à ce qu’il soit finalement découvert tard dans la nuit dans un état inquiétant.

Il a été immédiatement évacué vers l’hôpital Laquintinie de Douala où il est décédé lundi soir. Dès l’annonce de son décès, plusieurs artistes congolais dont Fally Ipupa, Barbara Kanam, Ferre Gola ont exprimé leur tristesse face à la disparition de ce grand chanteur.

Après plus de dix ans d’exil au Kenya, Defao a fait son grand retour dans son pays la RDC le 4 août 2019. L’un de ses premiers gestes a été de se rendre à la Nécropole entre Ciel et Terre pour s’incliner devant les Tombes de Papa Wemba, Tabu Ley, King Kester Emeneya, Madilu System, Pépé Kallé… Son premier concert de retour, il le donnera ensuite dans la ville portuaire de Matadi (province du Kongo Central) quelques semaines plus tard.

Alors de retour sur les lieux, il a effectué son dernier voyage en Afrique de l’Ouest il y a quelques semaines. Il était à Ouaga, Burkina, à l’occasion de la cérémonie des Kundé 2021. Et le 26 Novembre, au la voix angélique du général Defao Palais des Sports de Ouaga 2000, a augmenté pour la dernière fois, revisitant ses plus grands succès dont » l’ école amour », « la famille Kikuta ».

Vêtu d’une veste avec une grosse chaîne dorée qui scintillait autour de son cou, l’artiste a démontré qu’il conservait encore l’agilité de ses beaux jours. Une présence et une performance très appréciées du public.
Ce soir-là, les Kundé lui décernent un trophée honorifique pour l’ensemble de sa carrière.

Une carrière qui a débuté dans les années 1970, d’abord dans de petits groupes de quartier. Puis il rejoint le groupe Zaïko Langa Langa en 1981.

Quelques temps plus tard, il fera les grandes heures du groupe Shock Stars entre 1983 et 1991 avant de créer son propre groupe Big Star .
Au revoir l’artiste ! Au revoir Général !

Avec News.in-24 par C. Simba et OAKader
(Crédit photo : Kundé)

Le jour où Papa Wemba est mort sur scène, par A’Salfo

décembre 26, 2021
Papa Wemba sur la scène du Femua, à Abidjan, le 24 avril 2016 © AFP

Le 24 avril 2016, l’icône de la musique congolaise s’effondre en plein concert, à Abidjan. Organisateur du festival où il se produisait, Salif Traoré, dit A’Salfo, du groupe Magic System, était aux premières loges.

Quelques heures avant qu’il ne monte sur scène, je suis passé voir Papa Wemba dans sa loge. J’avais l’impression de voir un footballeur qui s’apprêtait à entrer sur le terrain. Il était en train de s’échauffer, alternant les étirements et les mouvements de fitness. Il était en pleine forme et me l’avait dit : il était très heureux d’être à l’affiche du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua). Quand je le lui avais proposé quelques mois plus tôt, il n’avait pas hésité. Il avait même révélé sa présence plus tôt que prévu, alors que nous souhaitions entretenir le suspense. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas chanté à Abidjan !

Papa, c’était notre idole, la superstar de cette édition. Alors ce 24 avril, il était bien sûr le dernier à monter sur scène. La nuit était avancée quand il a commencé à chanter, avec sa grande veste blanche et noire et son haut chapeau rouge. Un super show avec ses danseuses, comme toujours. Moi, j’étais juste derrière la scène, dans une loge, j’entendais tout. La rumba, sa voix incroyable, la clameur du public. On était heureux.

« Rien, sinon le silence »

Il était près de 5h30 du matin, j’étais en interview avec un journaliste. Je me souviens qu’il venait de me demander quel bilan je tirais de cette édition du Femua. C’était comme prémonitoire, car je lui avais dit : « Je ne peux pas répondre tant que ce n’est pas fini ». Quelques instant plus tard, la musique s’est coupée. Un étrange silence s’est installé. Il y avait 10 000 personnes, des techniciens, des danseurs, un chanteur, mais c’est comme si tout à coup, il n’y avait plus personne. Rien, sinon le silence.

Quelqu’un – je ne sais même plus qui tant ces instants sont confus – m’a dit : « Il y a un problème ». J’ai accouru sur scène. J’ai vu Papa Wemba allongé par terre, avec l’équipe médicale autour de lui. Le médecin m’a dit qu’ils l’évacuaient. Ils l’ont installé dans l’ambulance, que j’ai suivie avec ma voiture jusqu’à l’hôpital de l’Hôtel Dieu de Treichville.

TOUT S’EST EFFONDRÉ AUTOUR DE MOI, J’AI EU L’IMPRESSION DE CHAVIRER

L’attente a débuté. C’était dur, mais je pensais que c’était un petit malaise, un coup de fatigue. Je ne pouvais imaginer que quelque chose de grave était en train de se passer. Dans le hall de l’hôpital, j’étais avec Cornely Malongi, le manager de Papa Wemba, et Bazoumana Coulibaly, collaborateur de Hamed Bakayoko, alors ministre de l’Intérieur, qui était ce soir-là au concert, quand un médecin est arrivé. Il était 6h30 du matin. Il m’a appelé et on s’est tous levés, mais il a insisté : il voulait me voir seul.

La montre de Papa Wemba

On s’est mis à l’écart, il a glissé la main dans la poche de sa tunique blanche et il en a sorti la montre de Papa Wemba. J’entends encore ses mots. Il m’a dit : « C’est fini. Le Vieux a décidé de quitter cette terre à Abidjan. » Tout s’est effondré autour de moi, j’ai eu l’impression de chavirer. La demi-heure qui a suivi a été très longue. Je ne pouvais rien dire à personne, il fallait que je prévienne les autorités et la famille. J’ai essayé d’appeler le ministre de la Culture, Maurice Bandaman, mais il n’a pas répondu. J’ai tenté de joindre Hamed Bakayoko, qui était un fan de musique, il n’a pas décroché. Tout le monde dormait.

« Hamed » a été le premier à me rappeler, quelques minutes plus tard. Il m’a rassuré, m’a dit que le président Ouattara allait prévenir Joseph Kabila, le chef de l’État congolais. On a appelé les proches de Papa Wemba, et puis très vite, il a fallu préparer un communiqué. C’était un dimanche matin, les gens allaient se réveiller et tout le monde allait s’interroger. Avec Aby Raoul, le maire de la commune de Marcory, le journaliste Claudy Siar et Serge Fattoh, l’animateur du Femua, on a pesé chaque mot. À 11 h pile, on l’a annoncé : Papa Wemba, le baobab de la rumba, est mort. À y repenser, j’en ai encore la chair de poule. »

Avec Jeune Afrique par Anna Sylvestre-Treiner

RDC-Congo : comment la rumba a fait chavirer l’Unesco

décembre 15, 2021
La rumba est entrée au patrimoine immatériel de l’Unesco, ce mardi 14 décembre 2021. © Dom

Cinq ans après la cubaine, la rumba congolaise a fait son entrée au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Un projet porté par Kinshasa et Brazzaville, qui n’ont pas ménagé leurs efforts.

En juin 2019, peu avant sa mort, Fumu Fylla, alors président du Comité rumba du Congo, déclarait : « Le rythme de la rumba congolaise est la cadence même du fleuve Congo, avec ses secousses vertigineuses, avec ses élans impétueux et fusionnels. » C’était lors d’une réunion des comités scientifiques des deux Congos chargés d’élaborer le plaidoyer pour l’inscription de leur rumba sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Indépendance Cha-Cha

Devant opérer le choix d’un élément d’exception, les experts ont opté pour la rumba congolaise « parce qu’elle est l’expression par excellence de notre passion de vivre, de notre résilience, justifiait le document de plaidoyer. Compagne de route et de lutte de l’histoire politique des Congos, elle a fini par devenir, non plus seulement un moment festif et un défouloir, mais un vecteur de mobilisation des consciences populaires  ».

À ce titre, les chansons Indépendance Cha-Cha, de la star kinoise Joseph Kabasele (Grand Kallé), et Pont sur le Congo, du poète brazzavillois engagé Franklin Boukaka, sont des références significatives.

Pour le dossier de candidature, l’Unesco a posé cinq questions essentielles concernant la viabilité de la danse : la reconnaissance des communautés locales, l’intérêt des scientifiques pour la rumba, de même que le degré d’implication des États candidats dans sa sauvegarde et sa promotion, spécialement avec des inventaires fiables comme « pièces à conviction ».

À ces interrogations, les experts ont répondu positivement en indiquant, notamment, que l’histoire montre que la rumba congolaise est de tradition populaire, que la communauté scientifique est arrivée à cerner l’essence et le sens de la chanson. Mais également des « ambiances » – comme disent les Congolais –, à savoir : la danse, la sape, les associations de plaisance et d’entraide, la vocation des « bars » comme temples de plaisirs, avec leurs rythmes, leurs idoles et leurs « fans », leurs vestales et leurs rituels.

Démarche inédite, l’Institut national des arts de Kinshasa sort progressivement la rumba congolaise de l’oralité, en mettant sur partitions, dans des répertoires périodiques, ses œuvres emblématiques.

Inépuisable créativité

Malgré des accointances génétiques partagées dans les Amériques, notamment dans le giron afro-cubain, des variables substantielles sont apparues. La rumba congolaise se distingue entre autres par la prédominance du lingala, langue « préfabriquée » à partir des parlers vernaculaires de la partie septentrionale du bassin du Congo, puis enrichie par les échanges sur le parcours du fleuve ainsi que par des codes de l’armée coloniale et, surtout, comme support littéraire de la chanson populaire urbaine, dans ses variations à la fois romantiques et satiriques. La rumba congolaise continue de s’approprier les innovations contemporaines de la « world music » dans une inépuisable créativité.

La pluralité des influences qui l’ont engendrée autant que le succès mondial de ses différentes déclinaisons font reconnaître la rumba comme porteuse d’une identité sociale transversale qui la hisse à la notoriété planétaire.

En fin de compte, pour nous Congolais, notamment les professionnels et les entrepreneurs culturels, l’inscription de la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité n’est que le point de départ de la vraie aventure de sa promotion, de sa sauvegarde et de sa viabilité. Pour qu’au centre d’un continent inventif, entreprenant, la rumba soit la métaphore d’un grand Congo (celui de Lumumba, de Kabasele, de Boukaka, de Tchicaya U Tam’si), cœur battant d’une Afrique vivante.

André Yoka Lye

Avec Jeune Afrique par André Yoka Lye

Président de la Commission mixte RDC-Congo pour la promotion de la rumba

La rumba congolaise, patrimoine culturel immatériel de l’humanité

décembre 14, 2021

L’Unesco a annoncé mardi l’admission sur sa liste de cette musique phare des deux Congo.

Le chanteur congolais Papa Wemba, surnommé le « roi de la rumba », lors d’un concert au New Morning à Paris en février 2006.
Le chanteur congolais Papa Wemba, surnommé le « roi de la rumba », lors d’un concert au New Morning à Paris en février 2006. PIERRE VERDY / AFP

Au paradis des ambianceurs des deux rives du fleuve Congo, les Papa Wemba, Grand Kallé, Wendo, Tabu Ley Rochereau, Franklin Boukaka et autres Pamelo Mounka sont heureux : la rumba congolaise fait officiellement partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

L’Unesco, réunie cette semaine pour étudier une soixantaine de candidatures, a annoncé mardi 14 décembre sur Twitter que la rumba congolaise – dossier présenté par la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville – était admise sur sa liste. Elle y rejoint la rumba cubaine, inscrite en 2016 et, pour l’Afrique centrale, les polyphonies pygmées de Centrafrique (2003) ou les tambours du Burundi (2014).Li

« Cette richesse venue du Congo et exportée dans le monde entier constitue un des éléments de notre fierté », avait tweeté le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement de RDC Patrick Muyaya dès jeudi dernier, alors qu’une conférence de presse était organisée pour commenter l’événement, avec quelques jours d’avance. « Il est de notre devoir à tous de promouvoir la #Rumba », ajoutait-il.

A Kinshasa et Brazzaville, les spécialistes situent les origines de la rumba dans l’ancien royaume Kongo, où l’on pratiquait une danse appelée Nkumba, qui signifie « nombril », parce qu’elle faisait danser homme et femme nombril contre nombril.

Musique de « résistance et de résilience »

Avec la traite négrière, les Africains ont emmené dans les Amériques leur culture et leur musique. Ils ont fabriqué leurs instruments, rudimentaires au début, plus sophistiqués ensuite, pour donner naissance au jazz au nord, à la rumba au sud. Avant que cette musique soit ramenée en Afrique par les commerçants, avec disques et guitares.

La rumba dans sa version moderne a une centaine d’années. C’est une musique des villes et des bars, de rencontre des cultures et de nostalgie, de « résistance et de résilience », de « partage du plaisir aussi », avec son mode de vie et ses codes vestimentaires (« la sape »), expliquait récemment à l’AFP le Pr André Yoka Lye, directeur à Kinshasa de l’Institut national des arts (INA). Pour lui, la rumba est « tentaculaire, présente dans tous les domaines de la vie nationale ». Elle est marquée par l’histoire politique des deux Congo, avant et après l’indépendance.

Elle a connu des hauts et des bas, ses stars font parfois polémique voire scandale, ses réseaux de production et de distribution sont critiqués pour manquer de rigueur. Mais elle vit et se renouvelle, assure-t-on dans les deux capitales congolaises, où on compte sur cette inscription au patrimoine mondial pour lui donner une notoriété nouvelle, y compris auprès des Congolais eux-mêmes. « Nous sommes le pays de la rumba, qu’est-ce que nous en faisons ? », s’interrogeait le ministre de la communication de RDC.

Par Le Monde avec AFP

Congo: Décès de l’artiste-musicien Kassoul Chalkidri

décembre 8, 2021

Décès mardi 7 décembre 2021, à l’hôpital militaire de Brazzaville de l’ex sociétaire de extra musique de roga roga, Kassoul Chalkidri. Ce jeune artiste talentueux était maintenant dans Extra Musica nouvel horizon.

Kassoul Chalkidri

Auteur de la chanson « Maman Mapassa » dans l’album Vision où il fait l’éloge de Pamela Ondongo. Un chef-d’œuvre de mélodie sympathique mais également de très haute inspiration unique et prophétique.

Repose en paix

Avec Brazzanews

États-Unis: Les rappeurs Travis Scott et Drake poursuivis pour le mouvement de foule meurtrier survenu lors du festival Astroworld de Houston

novembre 8, 2021

Un spectateur texan, blessé pendant l’événement, a déposé plainte contre les deux rappeurs, qu’il accuse d’être responsables de la bousculade qui a causé la mort de huit personnes, vendredi.

Des spectateurs du festival Astroworld se recueillent au mémorial qui a été installé au NRG Park de Houston, le 7 novembre 2021.
Des spectateurs du festival Astroworld se recueillent au mémorial qui a été installé au NRG Park de Houston, le 7 novembre 2021. THOMAS SHEA / AFP

L’une des personnes grièvement blessées lors du festival de musique Astroworld à Houston (Texas), vendredi 5 novembre, a porté plainte contre les rappeurs Travis Scott et Drake, accusés d’avoir « semé la pagaille » et d’être responsables du mouvement de foule qui a fait huit morts et douze blessés.

Le cabinet texan Thomas J. Henry Law a tweeté, dimanche 7 novembre, un article publié par le quotidien Daily Mail sur ces poursuites, confirmant qu’il avait déposé « l’une des premières plaintes contre la tragédie au festival Astroworld de Travis Scott ». Le plaignant, un homme de 23 ans, s’appelle Kristian Paredes.

Au total, près de 50 000 personnes se trouvaient dans la foule du festival Astroworld, où plus de 360 agents de police et 240 agents de sécurité étaient mobilisés. Vers 21 heures, heure locale, la foule a commencé à se presser vers le devant de la scène, provoquant un début de panique et de premiers blessés. Puis des spectateurs se sont mis à tomber et à perdre conscience, ce qui a généré un mouvement de panique supplémentaire, selon les autorités.Lire aussi  Un mouvement de foule lors du festival Astroworld fait huit morts à Houston

Les organisateurs du concert poursuivis également

M. Paredes, résident du Texas, poursuit également les organisateurs du concert, Live Nation, et la salle de spectacle. Il explique avoir « ressenti une poussée immédiate » à l’avant de la section des entrées générales lorsque Travis Scott est monté sur scène, selon la plainte : « La foule est devenue chaotique et une bousculade a commencé. » « Plusieurs personnes ont supplié les agents de sécurité de Live Nation de les aider, mais ont été ignorées », poursuit la plainte.

Celle-ci, déposée devant le tribunal de Houston, assure que Travis Scott a déjà « incité au chaos et à la pagaille » lors de précédents concerts. Elle accuse également le rappeur Drake d’avoir contribué à ce mouvement de foule en montant sur scène. Ce dernier a continué son concert, malgré le fait que la « foule devenait hors de contrôle ».

Selon d’autres témoignages, Travis Scott, qui a lancé le festival Astroworld en 2018, a arrêté de jouer en voyant ses fans en détresse près de la scène. Le maire de Houston, Sylvester Turner, a déclaré que les autorités examinaient les séquences vidéo et s’entretenaient avec les témoins, les organisateurs du concert et les personnes hospitalisées.

Par Le Monde avec AFP

Canada: agenda musical de Joyce N’Sana

novembre 8, 2021

La révélation Radio-Canada 2021-2022 en « musique métissée » au style d’Afrobluehop déroule la scène d’un mois de novembre bien chargé.

Visuel agenda novembre 2021 Joyce N'Sana

Photo : Visuel agenda novembre 2021 Joyce N’Sana

En plus de participer à une résidence artistique dans le cadre de Vue Sur la Relève et de présenter son spectacle à la vitrine Mundial Montréal, l’artiste congolaise en résidence au Canada donnera des prestations avec quelques dates de concert à noter sur l’agenda.

Le 6 novembre dernier, dans le cadre du Gala Opalescence, les mélomanes ont vécu le premier spectacle à Laval. Juste après, le Centre national des arts à Ottawa vibrera aux sons de Joyce N’Sana.

Elle poursuivra à Montréal avec deux dates : mardi 16 novembre, « les mardis Métissés »au théâtre Outremont et, une semaine plus tard, le 24 novembre, à la Maison de la Culture Claude-Léveillée.

Joyce N’sana est la voix du Afrobluehop. La petite femme à grande voix, connue entre autres pour son reggae, présente une musique qui est un unique et savoureux mélange d’Afro-blues et de Hip-hop. La nouvelle révélation Radio-Canada 2021-2022, qui a grandi dans le contexte des guerres congolaises, livre un message clair et déterminé ; elle propage un art de paix.

On la remarque pour son « intensité incroyable » (Éric Barette, Radio-Canada), pour sa « fougue d’une survivante » (Stéphane Laporte, La Voix) et on dit de son nouvel EP Obosso que c’est « du grand calibre » (Jean-François Côté, Radio-Canada).

Le mini-album, « EP », intitulé « Obosso », de Joyce N’sana est disponible sur toutes les grandes plateformes.

Bandcamp -Spotify – Apple Music -Amazon Music – You TubeMusic

Gérance : holyhills@live.com

Booking : lesproductionszion@gmail.com

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

ABBA : un nouvel album après quarante ans d’attente

novembre 5, 2021

Le mythique groupe suédois fait son grand retour vendredi avec l’album « Voyage ». Les légendes suédoises préparent aussi un concert numérique à Londres en 2022.

Un evenement autour du groupe ABBA a Berlin, Allemagne, le 2 septembre 2021.
Un événement autour du groupe ABBA à Berlin, Allemagne, le 2 septembre 2021.© JENS KALAENE / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance via AFP

Qui n’a pas fredonné une chanson du groupe ABBA ? Qui a eu la chance de voir le quatuor suédois en chair et en os sur scène ? Que vous ayez les tempes grises ou que vous soyez membres de la génération TikTok, le succès est intergénérationnel pour le groupe phare de la disco-pop des années 1970.

Avec sa flopée de tubes ayant traversé toutes les modes, le quatuor va-t-il retrouver les sommets de sa jeunesse ? Depuis leur séparation de fait fin 1982, Agnetha, Björn, Benny et Anni-Frid (l’acronyme ABBA) n’avaient plus sorti de nouveaux morceaux et avaient rangé aux vestiaires leurs célèbres costumes kitsch. L’annonce, début septembre, de leur reformation, lors d’une cérémonie XXL tournée dans plusieurs capitales, avait fait le tour du monde, après des années de spéculations.

Un concert d’avatars numériques pour 2022

Composé de dix titres, Voyage est le fruit imprévu d’un projet sur lequel ABBA travaille depuis des années : un concert d’avatars numériques « révolutionnaires », censés reléguer au rayon de vieilleries les hologrammes qui ont fleuri ces dernières années dans le monde de la musique. Certains points restent mystérieux, mais une chose est claire : on entendra chanter les ABBA d’aujourd’hui et ce sont eux qui auront commandé les mouvements des « ABBAtars », mais ces derniers les représenteront avec leur physique de… 1979.

C’est en préparant ce projet en partenariat avec une société d’effets spéciaux du père de Star Wars George Lucas – maintes fois retardé par des difficultés techniques, puis par le Covid – que naît l’idée de refaire de la musique ensemble. Dès 2018, ABBA avait confirmé les rumeurs d’un retour en studio et on savait que l’enregistrement d’au moins deux nouvelles chansons était conservé à l’abri des oreilles indiscrètes.

« Au début, c’était seulement deux chansons, et puis on s’est dit. “Peut-être qu’on pourrait en faire quelques autres […]” et puis j’ai demandé : et si on faisait un album complet ? » a expliqué Benny Andersson, 74 ans, lors de l’annonce de l’album. Lui et Björn Ulvaeus, 76 ans, en assurent la promotion ces dernières semaines, Agnetha Fältskog et Anni-Frid Lyngstad ayant choisi de s’épargner cette épreuve à respectivement 71 et 75 printemps.

ABBA, un son unique

Trois des dix chansons de l’album, disponible partout dans le monde, avaient déjà été dévoilées : d’abord « I Still Have Faith In You » et « Don’t Shut Me Down ». Puis une version modernisée de « Just A Notion », enregistré en 1978 mais jamais publié jusqu’ici. « Waterloo », « Dancing Queen », « Mamma Mia », « The Winner Takes It All », « Money Money Money » : la nouvelle livraison ne souffrira-t-elle pas de la comparaison avec l’âge d’or ? « Nous n’avons rien à prouver – qu’est-ce que ça peut faire si les gens pensent que nous étions meilleurs avant ? » a botté en touche Benny Andersson dans une interview au quotidien suédois Dagens Nyheter. « Si cela n’avait pas été assez bien, nous n’en aurions rien fait. »

Pour Jean-Marie Potiez, un des meilleurs experts internationaux du groupe, « les voix d’Agnetha et d’Anni-Frid, ont perdu dans les aigus, ce qui est normal vu leur âge, mais ont gagné en profondeur, en sensibilité ». Malgré les années et deux divorces – Björn avec Agnetha et Benny avec Anni-Frid ont été mariés plusieurs années –, les quatre étaient restés bons amis. Mais Voyage, neuvième album studio du groupe, sera bel et bien le dernier, ont confirmé les deux « B » dans une interview au Guardian fin octobre.

Par Le Point avec AFP

Le chanteur Jean-Luc Lahaye, soupçonné de viols sur mineur, en garde à vue

novembre 3, 2021
Le chanteur Jean-Luc Lahaye, soupconne de viols sur mineur, en garde a vue
Le chanteur Jean-Luc Lahaye, soupçonné de viols sur mineur, en garde à vue© AFP/Archives/DOMINIQUE FAGET

Le chanteur Jean-Luc Lahaye a été placé en garde à vue mercredi pour viol et agression sexuelle sur mineurs de plus de 15 ans et de corruption de mineurs, a indiqué à l’AFP le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Condamné en 2015 à un an de prison avec sursis pour corruption de mineure de 15 ans, Jean-Luc Lahaye est également soupçonné de détention d’image à caractère pédopornographique, selon la même source. Sa fille est également en garde à vue des chefs de subornation de témoins et complicité de viol sur mineur de plus de 15 ans, a précisé le parquet.

Deux autres femmes sont entendues pour « non-dénonciation de crime et complicité de viol sur mineur de plus de 15 ans », a-t-il ajouté. Selon le Parisien et une source proche du dossier consultée par l’AFP, il s’agit des mères des deux victimes, qui les auraient encouragées à avoir des relations avec le chanteur et qui leur auraient demandé ensuite de taire les faits.

L’interprète de « Papa chanteur », âgé de 68 ans, a été interpellé mercredi matin, selon cette source proche du dossier.

Les investigations ont été confiées à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), a indiqué une source policière.

D’après le Parisien et la source proche du dossier, Jean-Luc Lahaye est soupçonné d’avoir eu des relations sexuelles avec deux adolescentes âgées de 16 et 17 ans, en 2013 et 2014. Il leur aurait aussi « demandé, par internet et caméras interposées, de se dévêtir et de prendre des poses sexuelles », selon le journal.

Les deux jeunes filles avaient porté plainte puis s’étaient rétractées, avant de déposer à nouveau une plainte début 2021, entraînant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, précise Le Parisien.

Parmi les deux plaignantes, indique le journal, figure l’adolescente, âgée alors de 14 ans, à laquelle il avait demandé il y a quelques années de s’adonner à des jeux sexuels par webcam interposée. Il avait été condamné pour ces faits à un an d’emprisonnement avec sursis le 18 mai 2015 pour corruption de mineure.

L’ex-vedette des années 80 avait également été condamné en 2007 à 10.000 euros d’amende pour des relations sexuelles avec une mineure de 15 ans.

En 2017, une scène du film « Stars 80, la suite », de Thomas Langmann, dans laquelle le chanteur déclarait que ses « copines » étaient « au lycée » avait été supprimée au montage.

L’association la Voix de l’enfant s’était indignée et avait demandé le retrait de ce passage, « révélant à nouveau l’attirance » du chanteur « pour des lycéennes et faisant référence à sa condamnation ».

Par Le Point avec AFP

Piano : le virtuose brésilien Nelson Freire est mort à 77 ans

novembre 1, 2021

Le pianiste s’est éteint dans son pays natal, à Rio de Janeiro, rapporte France Musique. Il était l’un des plus grands pianistes de sa génération.

Le pianiste bresilien Nelson Freire est decede lundi a l'age de 77 ans, a Rio de Janeiro.
Le pianiste brésilien Nelson Freire est décédé lundi à l’âge de 77 ans, à Rio de Janeiro.© FRANK PERRY / AFP

Ses touches de piano auront marqué à jamais le monde de la musique. France Musique a appris lundi 1er novembre la mort du Brésilien Nelson Freire, à l’âge de 77 ans, à Rio de Janeiro. Ce monstre sacré du piano, l’un des plus grands musiciens de la seconde moitié du XXe siècle, avait pour domaine de prédilection le répertoire romantique, avec notamment ses remarquables enregistrements de Robert SchumannFrédéric Chopin ou encore de Johannes Brahms, rappelle France Musique.

Né en 1944 à Boa Esperança, dans le sud-est du Brésil, Nelson Freire se voit rapidement détecter un talent pour le piano et décroche une bourse pour aller étudier à Vienne, en Autriche, auprès du légendaire professeur Bruno Seidlhofer. Dès le début des années 1960, les succès s’enchaînent pour le pianiste brésilien qui remporte successivement la médaille Dinu Lipatti à Londres, en 1964, le premier prix du concours Vianna-da-Motta, à Lisbonne et le prix Edison, pour son enregistrement des Préludes de Chopin, en 1972.

Un fidèle ami de Martha Argerich

Fier représentant de l’école brésilienne des pianistes, Nelson Freire était un proche de Martha Argerich, qu’il considère, comme beaucoup de ses confrères, comme la meilleure pianiste de sa génération. Deux ans après s’être fracturé l’humérus droit à la suite d’une chute dans une rue de Rio, en 2019, Nelson Freire avait récemment annulé plusieurs concerts et sa participation au jury de la 18e édition du concours international de piano Frédéric-Chopin, qui s’est déroulé en octobre à Varsovie.

Avec Le Point