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Tchad : le successeur d’Idriss Déby Itno devra compter sur le FMI

avril 21, 2021
Mahamat Idriss Deby, le fils d’Idriss Déby Itno qui présidera la transition.

Le Covid-19 et les cours du pétrole ont fragilisé une économie mise à mal par l’explosion des dépenses sécuritaires. Mais une enveloppe de 560 millions de dollars a été promise en janvier à N’Djamena.

« La mort du président tchadien Idriss Déby risque de provoquer une instabilité politique dans ce pays producteur de pétrole et dans l’ensemble de la région d’Afrique centrale, avec un impact potentiel sur le secteur pétrolier », s’inquiète l’agence de notation S&P Global au lendemain de l’annonce du décès du chef d’État, qui venait d’être élu pour un sixième mandat à la tête du pays.

Il faut dire que la lutte contre le terrorisme (Boko Haram, État islamique) et les rébellions (notamment du Conseil de commandement militaire pour le salut de la République et du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) pesait lourd sur une économie d’à peine 12,5 milliards de dollars.

Avec 1,5 milliard de barils de réserves pétrolières prouvées et une production d’environ 140 000 b/j, le Tchad est le dixième producteur d’Afrique. L’or noir représente 90 % de ses exportations, environ 40% des recettes publiques et 20% du PIB.

Le secteur agricole (céréales, gomme arabique, coton et élevage) et l’industrie tertiaire (banques, commerce, télécoms etc.) représentent respectivement environ 40% de l’économie.

Dette pétrolière

Avant même les chamboulements auxquels le pays fait désormais face, le Tchad s’était déjà lourdement endetté, notamment auprès du trader Glencore via des prépaiements de sa future production pétrolière, faisant face à une crise aiguë de liquidités, malgré un pourcentage d’endettement somme toute raisonnable, à 42 % du PIB.

Cet étranglement des finances publiques, aggravé par la crise du Covid-19, a poussé le pays à demander, fin janvier, à bénéficier du nouveau cadre de restructuration des dettes mis en place en novembre 2020 par le G20. Un cadre qui pousse les créanciers privés – dont Glencore – à s’engager au moins autant que les prêteurs publics.

À la même période, le FMI et N’Djamena ont conclu un accord dans le cadre de la Facilité élargie de crédit et du Mécanisme élargi de crédit portant sur 560 millions de dollars sur quatre ans.

« Le programme à moyen terme des autorités est axé sur des réformes ambitieuses visant à soutenir le redressement post-crise et la réduction de la pauvreté, ainsi qu’à rétablir la viabilité de la dette », avait annoncé l’institution qui a revu à la baisse, en avril (avant l’annonce du décès d’Idriss Déby Itno), ses prévisions de croissance pour le pays cette années, ramenée à 2,1%, contre une anticipation à 6,1 % six mois plus tôt.

Déficit commercial et réserves de change taries

L’institution internationale se prononce rarement – en public – sur les transitions politiques dans ses pays d’intervention. Et le calendrier précis de déboursement de l’enveloppe de 560 millions de dollars promise en début d’année n’est pas connu.

Mais il ne fait aucun doute, toutefois, que tant sur les volets budgétaires que sur le renforcement des réserves de devises du pays, les nouvelles autorités tchadiennes devront compter sur l’appui du Fonds. Et ce d’autant plus que « l’insécurité régionale persistante pourrait perturber le commerce bilatéral et mettre sous tension les finances publiques », avertissait il y a quelques mois la Banque mondiale.

Selon les projections, les recettes du gouvernement tchadien étaient attendus en baisse de 10 % à 747 milliards de F CFA par rapport à l’année précédente, pour des dépenses en progression de 10,5 % à 1 177 milliards de F CFA.

Pour ne rien arranger, la balance commerciale (échange de biens) du pays avait périclité en 2020, passant d’un excédent de 676 milliards de F CFA à un déficit de 3 milliards selon les projections du Fonds, qui anticipait il y a encore quelques mois un « rebond » à 198 milliards de F CFA en 2021. Et les réserves de change du pays plafonnent à 300 millions de dollars loin des 1,1 milliard d’avant la crise pétrolière.

Les réformes auxquelles s’étaient engagés l’exécutif tchadien auprès du FMI comprenaient, entre autres, l’amélioration du climat et le renforcement du secteur bancaire, de la transparence – notamment dans l’attribution des marchés publics – et de la gouvernance (lutte contre la corruption, déclarations de patrimoine…).

Dans un message publié ce 21 avril, Kristalina Georgieva, la dirigeante du FMI, a exprimé ses condoléances au peuple tchadien et salué la mémoire « d’un dirigeant qui a consacré sa vie à son pays et à la sécurité de la région du Sahel. 

Avec Jeune Afrique par Nelly Fualdes

RDC : Félix Tshisekedi s’adressa lundi au Parlement

décembre 13, 2020
Le président congolais Félix Tshisekedi, le 15 novembre 2019 à Berlin.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, va s’adresser lundi au Parlement réuni en Congrès, après avoir fragilisé la majorité parlementaire de son prédécesseur Joseph Kabila et rompu leur accord de coalition.

 L’Assemblée nationale a invité samedi les députés « à prendre part au Congrès du lundi 14 décembre à 11h00 » pour « l’audition du président de la République sur l’état de la Nation », un rendez-vous annuel prévu par la Constitution.

Dimanche dernier, le président Tshisekedi a annoncé la fin de la coalition au pouvoir qu’il formait depuis janvier 2019 avec son prédécesseur Joseph Kabila, jusqu’à présent majoritaire à l’Assemblée et au Sénat. Le chef de l’État avait ajouté qu’il souhaitait trouver une nouvelle majorité d’ »Union sacrée » à l’Assemblée pour réformer le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne. Jeudi, la présidente pro-Kabila de l’Assemblée, Jeanine Mabunda, a été destituée par une majorité de 281 députés sur 500 au total.

« J’ai rencontré aujourd’hui le Chef de l’État (…) pour lui faire part du soutien de l’Union européenne à l’ambitieux programme de réformes qu’il a annoncé », a indiqué l’ambassadeur de l’UE, Jean-Marc Châtaigner. Vendredi, l’UE a aussi décidé qu’elle prolongeait d’un an jusqu’en décembre 2021 des sanctions contre 11 personnalités congolaises, pour entrave au processus électoral en 2016, sur la fin du régime Kabila (janvier 2001-janvier 2019).

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de la paix, Jean-Pierre Lacroix, se rendra en RDC de lundi à vendredi, a indiqué un porte-parole de l’ONU à New York. Outre des discussions avec des responsables politiques et de la société civile, il se rendra en Ituri et au Nord-Kivu (Est), en proie à des violences récurrentes.

Le Conseil de sécurité doit se prononcer d’ici le 20 décembre sur l’avenir de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui tente de stabiliser le géant d’Afrique depuis plus de 20 ans. 

Par Jeune Afrique avec AFP

Facebook ajoute un bouton de réactions au « J’aime »

février 24, 2016

Facebook a annoncé mercredi la disponibilité pour tous ses utilisateurs de « Reactions », une extension du bouton « J’aime ». Cette nouvelle fonction permet à base d’émoticônes (smileys) d’exprimer le sentiment le plus approprié en fonction des événements.

« Reactions » comprend cinq émoticônes animées. Le bouton était en test en Espagne et en Irlande depuis octobre.

Facebook a dit attendre de « Reactions » le même impact que « J’aime » sur la diffusion des publicités.

Pour ajouter une réaction, les utilisateurs d’iOS d’Apple et d’Android de Google doivent garder appuyé le bouton « J’aime » et naviguer ensuite sur les différentes émoticônes, a expliqué le premier réseau social sur un blog.

Romandie.com avec(ats / 24.02.2016 15h42)

Congo: « Sirène des sables », une Anthologie de nouvelles sur la sorcellerie

novembre 29, 2014

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Onze femmes des lettres viennent de publier une Anthologie, de onze nouvelles, sur la sorcellerie qui se vit et sévit dans la société congolaise.

Sirène des sables est une belle brochette garnie de nouvelles assaisonnées, macérées et pimentées par des mains de femmes. Ce repas copieusement servi sur le plateau de la littérature a été savamment préparé par Lydia Évoni, Assia Printemps Gibirila, Liss Kihindou,

Binéka Danièle Lissouba, Evelyne Mankou, Pénélope-Natacha Mavoungou-Pemba, Marie-Françoise Moulady Ibovi, Gilda Rosemonde Moutsara-Gambou, Huguette Nganga Massanga,, Jussie Nsana, Marie-Léontine Tsibinda.

Publication que vous trouverez aux Editions Harmattan, à Paris – France.

Retrouvez l’intégralité de cet article sur AcuaLitté.com, sous le lien mentionné en bleu:
https://www.actualitte.com/t/RhHmjcO

Copyright 2014 ActuaLitté.com. Une page de caractère.

Cette information de ActuaLitté a été faite par Bernard NKOUNKOU.

Nouvelle : L’espoir de la solitude comblée

janvier 13, 2012

La vie maritale a toujours été un cauchemar dans le couple malgré la naissance de leurs deux enfants de sexe différent. Le garçon exprimant un penchant masculin proche du père. Quant à la fille, elle a été le bras de secours de maman. Son sosie. Toujours à ses côtés dans toutes ses activités.

Entre contradictions rompant la belle harmonie familiale, Eulalie fait un accident de circulation à vélo, coincée par une auto, à l’arrêt d’une voie d’intersection contre un poteau électrique. Elle subit urgemment une intervention chirurgicale parce que son rein a été touché lors de ce fâcheux incident brutal. Jimmy, le mari devient le maître et la maîtresse de la maison.

Désormais c’est lui qui s’occupe de tout – du ménage. La femme est dispensée à tout effort humain pouvant déranger la consolidation du tissu rénal, placé sur la trajectoire de la conjonction des muscles de la manutention. L’homme trouve qu’il en fait trop devant une femme souffrant d’une telle invalidité. Même faire l’amour devient un problème qui ne trouve pas sa pleine satisfaction car celle-ci ne peut pas tourner dans tous les sens pour produire le plaisir attendu par son partenaire. Les moindres sensations de douleur de cette dernière ne l’arrangent pas car pour lui, elle n’est plus bonne à rien. Sinon une simple femme de salon. Un pur décor admirable au regard de sa beauté qui est un véritable trésor d’or possédant un éternel charme de jeunesse à quarante cinq ans.

Les caprices de l’amour se multiplient tous les jours. L’entente disparaît peu à peu et se distant. La compréhension se perd sur la bande de l’écoute. Eulalie sent le vent de la solitude rentré dans sa vie malgré la présence froide aux allures lointaines dans la conversation de Jimmy.

Chaque fois entre une colère, deux disputes éclatent et trois fugues d’abandon inscrivent la punition. Elle broie du noir tandis qu’il va passer les nuits de bonheur sentimental chez une jeune amie plus prenante en amour.

Un week-end, de retour, à la maison, il rentre en chantant, le sourire aux lèvres, déposant un baiser froid sur la joue sans mots. Il est heureux comme un papillon qui a passé son séjour à goûter à tous les sucs floraux du jardin public. Il feint de laver les assiettes comme il en a l’habitude. Mais de temps en temps un verre s’échappe de sa main, se casse et les débris occupent le plancher qu’il ramasse malgré lui, maugréant et murmurant.

L’atmosphère est à la provocation instantanée. Des petits sifflements d’ironie de sa condition de femme invalide effleurent chaque coin de regard quand il tourne dans le salon, la cuisine, la chambre dans la routine de son emploi de temps.

–          Quelle vie de merde s’exclame-t-il ? Je puis me réjouir d’avoir passé un temps de repos à ne pas toucher à un seul objet avec mes mains, tout revenait de droit à la charge de la femme.

–          Tu veux bien cesser de me marginaliser. Une réponse qui n’est pas de bon goût qui fait déborder le vase poussant monsieur à rentrer dans la chambre. A prendre sa valise. A se présenter devant elle. Lui tendre sa dernière main d’au revoir. Pesante, elle tombe dans la paume d’Eulalie qui fond en larmes quand Jimmy prend la porte et s’éloigne de lui en descendant l’escalier pour attendre son taxi.

Elle prend d’une main rapide son téléphone et appelle sa fille pour lui dire que la séparation avec son père est désormais consommée. Sa voix est aphone. Le teint est blême et un peu rosacée. Elle jette au sol sa perruque pour exprimer sa déception. Sa mélancolie. Des sanglots s’infiltrent dans le téléphone et résonnent fortement au point d’écoute de sa fille loin d’une ville proche de la frontière américaine. L’épreuve est difficile et épouvantable.

–          Maman retiens tes larmes car je ne saurais te consoler à distance si tu vides toutes tes réserves lacrymales. La petite fille qui suit la conversation de mamie vient lui expédier un bon coucou à  grand maman. Elle répond merci mais la chaleur n’est pas au rendez-vous. Elle ne réussit pas à stopper la fontaine de larmes dans le vide d’un appartement qui va hanter plus de vingt ans de vie commune. Elle la quitte sans grande force de persuasion.

Elle appelle son fils. Celui-ci est absent. C’est sa bru qui raccroche promptement. Elle constate que sa belle mère à la voix rauque sans éclat de bonne humeur. Elle est trahie par sa tonalité qui finit par laisser passer une suffocation. Le nez expire un éternuement chargé de morve de chagrin. L’échange n’est pas à la hauteur de la satisfaction et de l’attente d’une solution de remords. A chaque explication de la rupture avec Jimmy, elle perd l’équilibre et roule des phrases d’une lenteur grippée et suffocante. Elle ne continue pas car elle n’a trouvé la solution attendue. Elle aurait souhaité que son fils appelle son père s’il pouvait le convaincre à revenir.

A l’arrivée du fils, la bru raconte le coup du fil de la fatalité à son mari : « J’ai reçu une communication de maman qui est toute déprimante ». Il faut l’appeler. Le grand garçon rejoint sa mère, celle-ci croule en pleurs. Elle n’arrive pas à bien expliquer. Il dit à sa mère qu’il prend, à l’instant, sa voiture pour voir un possible retour de son père. Il téléphone son père. Personne ne répond. Il fonce seul chez sa mère.

A la sonnerie à la porte palière, elle ouvre et reçoit son fils qui lui tombe dans les bras. Elle lui serre fortement. Il relève la tête de sa mère plongée dans sa poitrine. Son visage est inondé de larmes. Il la fait asseoir. Lui propose un café noir. Il préfère un petit sec de cognac pour le réchauffer. Pendant qu’elle s’évertue en lamentations d’explication, il la trouve enfoncée dans son fauteuil sans espoir. Sa première tasse de café de compagnie pour noyer les soucis de la séparation sur la table basse a perdu la chaleur de la consommation car elle n’a plus de sens d’être prise seule.

Elle retrouve quand même espoir après cette visite de son fils. Ils se séparent avec un petit sourire aux lèvres. Mais la nuit a été dure à traverser. Le lit devenait trop vaste. Le chat noir d’une fourrure veloutée qui lance des miaulements évasifs se perdant dans le vaste espace d’une absence maritale, ne rencontrent plus aucune attention de sa patronne.

Le lendemain matin, elle ne résiste pas vivre sa solitude et fait une crise. Elle appelle l’ambulance. Le service arrive dans les minutes de l’urgence. Elle a vidé son énergie de mobilité et ne se tient plus debout. Les agents la placent sur une chaise à roulette pour la descendre du deuxième étage. Elle attire l’attention du voisinage. Quelques regards indiscrets aussi assistent, à travers les stores de visibilité.

Le séjour n’a pas été de longue durée à l’hôpital. Elle en sort avec un grand sourire. Elle a reçu des soins psychologiques à la hauteur de son abandon. Elle affronte sa nouvelle vie avec plus de courage et de sérénité.

Dans l’après-midi, les rayons venus de l’est désormais à l’ouest de l’appartement ont joué à la bonté d’une journée ensoleillée; elle brise les tabous de femme libre. Un voisin de l’autre bâtiment qui s’apprête à partir à une partie de sport est interpellé par elle. Les paroles de la conversation ne sont pas perçues. L’homme s’approche d’elle. Elle lui demande de monter pour être plus proche de sa silhouette dans son pyjama rose en quête d’affection. Elle arbore un sourire dès la première poignée de mains d’une chaleur pleine d’attente et de suite favorable. Ils se fixent rendez-vous après la fin de partie de sport. L’homme est aussi un célibataire.  Il bondit sur une occasion toute offerte d’une femme qui désire avoir une compagnie pour traverser la longueur de la nuit.

Ayant déjà conduit ses pas sur les marches de l’escalier, l’étranger en franchit le seuil de la porte avec à l’appui un code : la porte n’est pas barrée ! Madame arrive pour l’accueillir, heureuse d’avoir pêché par son charme la volonté d’un cœur peut-être solitaire pouvant combler son vide sentimental.

Une tasse de café de réception accompagne la rencontre. L’échange est fructueux. L’admiration a produit sa sensation. Les deux personnes sont contentes de leur approche. Une entente cordiale anime les visites à chaque occasion autour d’un café, d’une tisane et d’un verre de lait. La joie refait surface sur le visage d’Eulalie. Elle en parle à sa fille et à son garçon qu’elle a trouvé un homme qui peut l’accompagner à sa traversée du désert. Le soulagement est présent dans les conversations téléphoniques.

Lors d’une soirée familiale, les enfants ont invité leurs deux parents mais le père s’est présenté avec sa nouvelle amie. La maman qui était partie seule a ressenti  une frustration ayant gâché la rencontre. Eulalie rentre la tête pleine de colère.

A son arrivée, pour venger cette infamie, elle appelle son étranger à minuit, pour venir passer la nuit en adultes sans autre intention d’amour mais tout simplement afin d’équilibrer les émotions et bien vider le spleen. La réponse est favorable. Elle est heureuse d’avoir un homme sur son lit malgré la crise de jalousie de la soirée. La porte n’est pas fermée. Son visiteur attendu arrive aux premières sollicitations. La joie et le sourire éclatent et inondent son visage. La vengeance est de bonne guerre.

Au réveil, dans les prémisses de l’aube, il quitte l’appartement car il doit être sur sa table de rédaction pour préparer les articles de son blog d’où ses nombreux lecteurs – visiteurs réguliers – de sa source d’information en a fait un sûr breuvage.

De temps en temps avec la multiplication des rencontres, des ballades de nuit sont organisées pour aller faire de l’épicerie sur le grand boulevard de concentration de nombreux magasins  d’alimentation et d’achalandage. Eulalie retrouve sa condition féminine. Elle se valorise et la chaleur éteinte par des années de violence acerbe illumine son visage après une stratégie à l’abandon mise en place depuis son accident.

Le nouvel homme de sa vie est un pur Apollon des temps modernes.

© Bernard NKOUNKOU

Nouvelle: Tatiana, la belle ukrainienne de l’Odessa

novembre 1, 2011

Tatiana, belle étudiante de la faculté de médecine, cherche une âme sœur à la fin de ses études.

Durant toute sa scolarité, elle n’a pas un homme qui peut valablement échanger les souhaits de ses sentiments amicaux et cordiaux pour fonder un jour un foyer et avoir des enfants. Sa préférence sur un homme sérieux, fidèle et responsable en amour, ne lui procure pas la chance d’en trouver facilement. Ses nombreuses déceptions l’ont conduite à marquer une pause. Mais elle craint d’être une vieille fille diplômée qui risque de ne plus attirée les regards masculins. Elle cultive tous les atouts de son charme pour mieux plaire.

Chaque matin, elle est vêtue d’une belle jupe Burberry de dernière création qui dévoile la peau pêche de ses jambes avant de sortir de son appartement à proximité du supermarché, jouxtant le grand restaurant où de nombreux clients, en majorité des hommes d’affaires de la nouvelle génération, fréquentent à toutes les bonnes heures. Elle s’attend toujours qu’une personne l’interpelle comme au vieux beau temps mais le style d’aborder les femmes a changé. Elle va parfois prendre seule le café dans l’espoir qu’un play-boy va l’accoster pour une brèche sentimentale. Aucun gentleman ne s’intéresse à elle, car de nombreuses personnes, qui l’ont vue à la soutenance de son doctorat, ne veulent pas avoir sous le toit une femme très diplômée.

Elle change donc de stratégie. Un jour pendant qu’elle faisait sa promenade en voiture, après la pluie, de passage devant un passage clouté, elle éclabousse un piéton qui attendait un taxi pour son lieu de rendez-vous. L’homme se fâche en secouant les mains pour crier merde! Elle s’arrête à la vue de ce geste. Elle fait marche-arrière, descend sa vitre et s’excuse. L’homme était beau et fort élégant, il refuse d’accueillir sa civilité lui disant qu’il ne peut pas se présenter à son rendez-vous avec des habits mouillés car il vient de la ville de Potava. Elle le supplie et lui demande de monter à bord de sa voiture, pour lui trouver une solution, et, passe dans un magasin où elle achète un pantalon Jeans, une belle chemise et cravate qu’il porte dans le magasin. Elle paye la facture et place dans un sachet les vêtements mouillés qu’elle promet d’aller laver chez-elle à la machine.

Elle invite l’étranger à prendre un café et l’accompagne à son lieu de rendez-vous chez son employeur. Grande est la surprise, quand ils arrivent audit lieu, elle se rend compte que l’homme de compagnie avait rendez-vous avec son père, chef d’entreprise qui avait besoin d’un employeur hyper qualifié pour la bonne gestion de ses affaires. Tatiana à la rencontre avec son père au secrétariat, la joie éclate sur son visage et tire son père en aparté pour lui dire de pouvoir embaucher ce bon monsieur. Et son père de lui demander, si elle le connaissait, elle répond : « papa c’est une longue histoire ». Je te raconterai, embauche-le d’abord. J’attends au secrétariat car je dois le raccompagner.

A la fin de l’entrevue, son père lui annonce qu’il vient d’embaucher monsieur Dimitri grand ingénieur en NTIC. Il lui demande de commencer le travail le lendemain car le besoin est urgent mais comme il habite dans une autre ville, il prie sa fille Tatiana de le prendre en charge pour nécessité de travail. Tatiana embrasse fortement son père que le tour est bien joué puis invite Dimitri de rentrer à la maison au lieu de repartir chez-lui, car elle a deux chambres et pourrait dormir dans l’autre afin d’être à temps au travail. Après réflexion, elle brise le tabou puis lui propose de passer la nuit ensemble en véritable adulte et de le raccompagner le lendemain à l’entreprise dans l’espoir de venir le chercher à la fin des heures de la fermeture.

C’est ainsi que dans les habitudes de cohabitation, l’amour de Tatiana est né dans les bras de Dimitri dans sa quête sentimentale et affective. Elle a trouvé l’homme de sa vie comme un bateau qui tangue dans les eaux avant le vieillissement de sa coque pour mieux accoster à bon port.

Bernard NKOUNKOU