Archive for the ‘Opinion’ Category

USA: Les démocrates plus nombreux à réclamer la destitution de Donald Trump

mai 23, 2019

 

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

De plus en plus de démocrates réclament haut et fort d’entamer des procédures de destitution contre le président Donald Trump, qui vient d’empêcher son ancien avocat de témoigner devant le Congrès.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui est toujours favorable à une approche plus méthodique, a convoqué mercredi une réunion avec les démocrates pour discuter des étapes à venir.

Plusieurs représentants démocrates ont interpellé Mme Pelosi pour l’appeler à intervenir. Mardi, l’ex-avocat du président, Don McGahn, ne s’est pas présenté devant le comité de judiciaire de la chambre. Donald Trump a promis de se battre contre «toutes les assignations à comparaître».

Mme Pelosi dit croire que M. Trump «pousse» les démocrates à lancer des procédures de destitution.

 

Certains dirigeants démocrates, qui appuient toujours Mme Pelosi, ont toutefois signalé que la destitution pourrait devenir inévitable.

Le chef de la majorité démocrate à la chambre, Steny Hoyer, a déclaré devant les journalistes que si l’enquête de la chambre menait à «d’autres avenues, dont la destitution», alors «qu’il en soit ainsi».

Les représentants Joaquín Castro et Diana DeGette se sont récemment ajoutés aux démocrates qui réclament la destitution du président.

«Il y a un risque politique à le faire, mais il y a un plus grand risque pour notre pays de ne rien faire», a soutenu M. Castro sur Twitter.

Le représentant Jim Clyburn, le troisième démocrate en importance à la Chambre, a appelé ses collègues à la prudence. Selon lui, les élus devraient suivre une procédure méthodique pour avoir accès aux faits sur Donald Trump.

La Pressecanadienne.ca par Mary Clare Jalonick et Lisa Mascaro avec The Associated Press

Les Palestiniens confirment qu’ils n’iront pas à la conférence de Manama

mai 22, 2019

 

La direction palestinienne a confirmé mercredi soir qu’elle ne participerait pas à la conférence organisée à Manama en juin sur les aspects économiques du futur plan de paix américain.

La Maison Blanche a annoncé dimanche la tenue de cette conférence sur les aspects économiques du plan, co-organisée avec Manama les 25 et 26 juin. Les Emirats arabes unis ont confirmé leur participation, mais les Palestiniens avaient indiqué n’avoir «été informés par aucune partie de la réunion annoncée à Bahreïn». Dans un communiqué mis en ligne mercredi soir, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a indiqué que «la Palestine ne participera pas à la conférence de Manama».

«Ceci est la position commune des Palestiniens, depuis le président Mahmoud Abbas et le Comité exécutif de l’OLP jusqu’aux mouvements et aux groupes politiques, personnalités nationales, secteur privé et société civile», a détaillé le communiqué. Les Palestiniens boycottent l’administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. Ils considèrent également Jérusalem comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Cette conférence doit réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires. Il s’agit d’une «opportunité charnière» pour «partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix», a estimé dimanche la présidence américaine dans un communiqué commun avec Bahreïn. Les Palestiniens y voient une contrepartie financière en échange de l’acceptation de l’occupation israélienne.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Place à l’actualité africaine

mai 21, 2019

 

Publiée le 21 mai 2019 par TV5/Afrique

RDC: Voici la biographie du nouveau Premier ministre Ilunga Ilunkamba

mai 20, 2019

PM

Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été nommé ce lundi 20 mai Premier ministre par le président de la République Félix Tshisekedi.

Le nouveau chef du gouvernement, du haut de 73 ans, a une longue expérience de la chose publique pour avoir été plusieurs fois membres de plusieurs gouvernements sous le président Mobutu.

Avant sa nomination, ce professeur d’économie à l’Université de Kinshasa était directeur général de la société nationale de chemin de fer (SNCC).

Voici les grandes étapes de sa carrière :

  1. Professeur à l’Université de Kinshasa/Sc. Eco/Entreprises publiques et Multinationales (1979- à ce jour ) ;
  2. Directeur de cabinet du Ministre du Plan (1979-1980) ;
  3. Directeur de la Coopération et des Relations Internationales au Rectorat de l’UNAZA (Université Nationale du Zaïre (1980-1981) ;
  4. Vice-ministre à l’Economie, Industrie et Commerce Extérieur (1981-1983) ;
  5. Vice-Ministre au Plan (1983-1984) ;
  6. Vice-Ministre au Portefeuille (1984-1986) ;
  7. Conseiller Principal à la Présidence de la République en matière économique et financière (1986-1987) ;
  8. Vice-Ministre au Plan (1987-1990) ;
  9. Ministre du Plan (1990) ;
  10. Ministre des Finances (1990-1991) ;
  11. Associé-gérant de la Société RETIMEX (spécialisée dans le montage des financements avec Equator Bank et dans l’Import et Export pour l’industrie des métaux non ferreux de la RDC), Cape Town, RSA (1993-2003) ;
  12. Secrétaire Exécutif du Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat (COPIREP) : 2003-2014 ;
  13. Directeur Général de la SNCC en mars (2014-2019).

Publié par 7sur7.cd

USA: Un milliardaire va payer les dettes des 400 étudiants d’une Université d’Atlanta

mai 20, 2019
© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

ATLANTA — Un investisseur en technologie, milliardaire, a surpris tous les diplômés du Morehouse College, en Géorgie, en annonçant dimanche le remboursement de la totalité de leurs prêts étudiants, estimés à 40 millions de dollars.

Robert F. Smith, le conférencier d’honneur de l’université cette année, a fait cette annonce devant près de 400 diplômés du collège exclusivement masculin et traditionnellement fréquenté par des Afro-Américains. Robert F. Smith, qui est noir, est le fondateur et PDG de Vista Equity Partners, une société de capital-investissement qui investit dans des entreprises axées sur les logiciels, les données et les technologies.

«Au nom des huit générations de ma famille qui se trouvent dans ce pays, nous allons mettre un peu de carburant dans votre bus», a déclaré l’investisseur et philanthrope aux diplômés dans son allocution du matin. «Ceci est ma promotion, 2019. Et ma famille offre une bourse pour éliminer vos prêts étudiants.»

L’annonce a immédiatement provoqué les regards stupéfaits des professeurs et des étudiants. Les diplômés ont ensuite entamé de grandes acclamations et ils se sont levés pour applaudir. Morehouse College a déclaré qu’il s’agissait du plus gros cadeau fait à l’établissement.

Robert F. Smith, qui a reçu un doctorat honorifique du Morehouse College lors de la cérémonie, avait déjà annoncé un don de 1,5 million de dollars à l’école. La dette étudiante pour la promotion de 2019 est estimée à 40 millions de dollars, bien qu’aucun total immédiat n’ait encore été calculé

Radio-canada,ca avec The Associated Press

Espagne: Valls et Barcelone, une «décision intime» plus que «politique»

mai 19, 2019

Valls

Manuel Valls Pau Barrena / AFP.

L’ancien premier ministre Manuel Valls, qui a traversé les Pyrénées pour se présenter à la mairie de Barcelone, s’est confié au Parisien sur la raison de ce nouvel engagement et sur le retour dans son pays natal.

« C’est d’abord une décision intime. Peut-être que pour la première fois, ce n’est pas la politique qui décide. Elle joue un rôle, c’est le levier pour justifier ce choix, mais il est avant tout personnel. Quoi qu’il arrive, ma vie est ici», a déclaré l’ancien chef du gouvernement de François Hollande, dans un registre intimiste qu’on ne lui connaît guère.

«C’est sans doute un long processus qui a mûri», déclare Manuel Valls, qui évoque un «déclic», «des sensations qui reviennent», «un retour aux sources», «des changements dans ma vie personnelle». Une dernière formule qui renvoie à son idylle avec Susana Gallardo, riche héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall. L’ancien premier ministre d’ajouter : «En mon for intérieur, je me dis : C’est de ça dont j’ai besoin. Une nouvelle vie, une nouvelle étape. Sans doute que la Méditerranée, le soleil et Barcelone me manquent. Sans doute que j’ai envie de retrouver un équilibre personnel».

On apprend aussi que Manuel Valls, naturalisé français à 20 ans, a récupéré sa carte d’identité espagnole et qu’il habite «rue de Paris» à Barcelone. «Il se trouve sur liste d’attente pour devenir « socio » du Barça, son club fétiche«, ajoute Le Parisien .

Les élections municipales ont lieu dimanche 26 mai, Manuel Valls ne part pas favori.

Par Le Figaro.fr

Le pont Kinshasa-Brazzaville fait des vagues sur les deux rives du fleuve Congo

mai 18, 2019

Un homme pêche sur la rive du fleuve Congo, à Brazzaville, (République du Congo) le 22 juillet 2015, avec vue, de l’autre côté du fleuve, sur Kinshasa, en RDC. © FEDERICO SCOPPA/AFP

 

L’annonce officielle du lancement des travaux du pont Kinshasa-Brazzaville, sur le fleuve Congo pour août 2020, suscite des débats dans les capitales de la RDC et de la République du Congo, séparées par quatre kilomètres.

Les travaux doivent commencer dans 15 mois pour un montant de 550 millions de dollars, a annoncé dimanche 12 mai le président de la Banque africaine de développement (BAD) lors d’une conférence de presse au Congo-Brazzaville.

« Ce projet est comme celui (du pont) entre le Sénégal et la Gambie, inauguré en janvier dernier. Nous allons le réaliser », a insisté le président de la BAD Akinwumi Adesina.

Les travaux seront cofinancés par la BAD à hauteur de 210 millions de dollars et par Africa50, une plateforme regroupant des États africains pour financer les infrastructures de développement, a-t-il précisé.

Des détails ont fait surface dans la presse congolaise : la passerelle devrait mesurer 1 575 mètres, avec un péage, une voie ferrée, une route et un trottoir, pour relier Kinshasa (au moins dix millions d’habitants) et Brazzaville (moins de deux millions).

Volonté politique affichée

« Nous allons droit vers la réalisation de ce projet pont route-rail. Il n’y a plus d’obstacles. La volonté politique est clairement affichée », glisse une source au ministère des Travaux publics à Brazzaville.

La possible échéance d’août 2020 réveille l’ambiguïté des liens entre les deux pays homonymes qui parlent les mêmes langues (français, lingala), dansent sur les même rumbas mais se regardent avec méfiance.

Avec 80 millions d’habitants, un revenu moyen annuel par habitant de 450 dollars, trois à quatre fois inférieur à celui du Congo-Brazzaville, et un manque criant d’infrastructures, la RDC redoute la concurrence avec son voisin, qui compte cinq millions d’habitants à peine.

Un responsable de la province du Kongo-central, à l’ouest de Kinshasa, Venant Wabelo, a déclaré sur radio Okapi qu’il refusait le pont car l’ouvrage menace selon lui le rôle stratégique de sa province en tant qu’unique débouché de la RDC vers l’océan Atlantique.

La construction du pont mettrait en effet en concurrence l’axe Kinshasa-Matadi avec l’axe Brazzaville-Pointe-Noire pour l’acheminement des importations et des exportations.

Les ports de Boma et de Matadi en RDC se retrouveraient en concurrence avec le port en eau profonde de Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, géré par le Français Bolloré depuis 2008.

« La construction d’un pont reliant Brazzaville à Kinshasa aiderait à accroître le trafic passant par Pointe-Noire et à améliorer la viabilité globale de cette voie », relevait dès 2010 un rapport de la Banque mondiale.

« Il n’y a pas urgence à construire le pont Kinshasa-Brazzaville. Notre priorité doit être de construire des routes, autoroutes, chemins de fer, aéroports et ponts pour relier les 26 provinces de la RDC afin de favoriser l’intégration nationale et créer un marché intérieur », affirme l’économiste Noel Tshiani, économiste congolais (Kinshasa) travaillant à la Banque mondiale, consulté jeudi par l’AFP.

« Un projet vraiment rentable »

De l’autre côté du fleuve, un autre économiste, Léon Mayeko, enseignant-chercheur à l’Université publique de Brazzaville, se montre plus optimiste : « Le pont route-rail est un projet vraiment rentable. Si on peut y ériger un péage, le revenu serait très important pour les deux villes. Le projet va faciliter la libre circulation des personnes et des biens ».

Le long de la corniche piétonne avec vue sur les immeubles de Kinshasa, le projet réveille les préjugés envers les « Zaïrois » qui ont émigré par milliers vers Brazzaville, pour des raisons politiques ou économiques.

En 2014, les autorités de Brazzaville avaient expulsé des dizaines de milliers de ressortissants de la RDC dans une chasse aux délinquants et aux clandestins.

En attendant le pont, des canots à l’aspect souvent vétustes restent la seule voie de passage entre les deux capitales sur le fleuve. La traversée ne prend que 15 minutes. Mais il faut compter deux à trois heures d’attente et de tracasseries administratives au départ et à l’arrivée.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

« 100 ans sera bientôt la nouvelle norme »

mai 17, 2019
Le visage d'une vieille femme
© Fournis par GMGroup Le visage d’une vieille femme
Les développements technologiques devraient permettre de réaliser de gros progrès dans le secteur de la santé dans les prochaines années. En conséquence, l’espérance de vie humaine pourrait bientôt atteindre la limite de 100 ans. C’est ce qu’affirme Felix Tran et  Haim Israel, analystes chez Bank of America Merrill Lynch. Ils expliquent que ces perspectives présentent des opportunités intéressantes pour les investisseurs.

Selon Tran et Israël, les acteurs séquenceurs du génome tels qu’Illumina, les firmes très impliquées dans le domaine du big data et de l’intelligence artificielle telles qu’Alphabet et les sociétés de biotechnologie comme Novartis, toutes impliquées dans la recherche pour repousser les limites de notre espérance de vie, sont sur le point d’aboutir à des innovations. Celles-ci auront pour effet d’améliorer la qualité et la durée de la vie humaine. Notre espérance de vie pourra alors dépasser la centaine d’année.

Des conditions réunies pour l’accélération des progrès

Au début de cette décennie, il fallait trois ans et demi pour que les connaissances médicales mondiales doubles. Mais la fin de la présente décennie, ce délai sera réduit à 73 jours seulement. De plus, le coût des analyses génétiques a diminué de 99,999 % en 15 ans. Ces évolutions ont été décisives pour la recherche médicale dans le domaine de l’extension de la vie. On a assisté à l’éclosion d’une véritable révolution de la « techmanité » (la rencontre de la technologie et de l’humanité).

5 sous-secteurs cruciaux

Tran et Israël identifient cinq sous-segments importants dans ce secteur :

  • La génomique (c’est à dire l’étude du génome humain). Les firmes Illumina, Agilent et Danaher, sont les fers de lance de ce segment de secteur, qui devrait peser 41 milliards de dollars d’ici 2025. Ces activités permettront de réaliser des avancées spectaculaires dans la prévention et le traitement de diverses maladies au cours des prochaines années, grâce au développement de nouveaux médicaments et la création de tests moléculaires.
  • Le big data et l’intelligence artificielle. Ces technologioes permettront aux chercheurs de progresser dans l’analyse des causes et des effets des maladies. Ces applications offriront la possibilité de réduire les coûts médicaux et de renforcer la médecine de précision. Les grands noms de ce secteur incluent Alphabet, Amazon et Apple.
  • L’agro-alimentaire du futur. Les entreprises de ce secteur (dont Dow DuPont et WW International) créeront des aliments du futur : des produits sains, s’inscrivant dans une démarche de consommation durable.
  • L’ »ammortalité ». Elle regroupe les activités destinées à améliorer la santé et l’espérance de vie pour augmenter la vitalité humaine. Ces technologies ne confèreront peut-être pas la vie éternelle aux humains, mais elles leur permettront de maintenir leur bonne santé jusqu’à un âge bien plus avancé. Les grands acteurs de cette spécialité se nomment Intuitive Surgical et Zimmer. Ces sociétés ont déjà commencé une étude clinique en collaboration avec Apple sur les prothèses du genou et de la hanche. On s’attend à ce que la valeur de ce secteur dépasse les 500 milliards de dollars au milieu de la prochaine décennie.
  • La « Moonshot medicine ». Il s’agit d’un secteur qui se concentre sur des traitements révolutionnaires, en général concernant Les maladies les plus difficiles à contrôler, telles que la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer ou la mucoviscidose. On y retrouve les sociétés Sangamo, Vertex Pharma et Neurocrine.

Les technologies de la santé innovantes créeront des opportunités remarquables pour les investisseurs au cours de la prochaine décennie, affirment Tran et Israël. Actuellement, ce secteur pèse 110 milliards de dollars au total, mais d’ici le milieu de la prochaine décennie, sa valeur devrait atteindre 600 milliards de dollars.

Lexpress.be par Audrey Duperron

RDC : Félix Tshisekedi annonce la reprise de la coopération militaire avec la Belgique

mai 15, 2019
 

Félix Tshisekedi, le 29 avril à Kinshasa. © DR / présidence RDC

 

Félix Tshisekedi a annoncé la reprise de la coopération militaire avec la Belgique. Bruxelles a de son côté affirmé qu’un échange d’ambassadeurs pourrait « intervenir prochainement ».

Les relations s’apaisent entre Bruxelles et Kinshasa. Félix Tshisekedi a reçu mardi 14 mai deux représentants du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. « L’heure est à la reprise bilatérale multisectorielle, singulièrement dans le domaine militaire », a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué. De son côté, la Belgique a fait savoir « qu’un échange d’ambassadeurs pourra intervenir prochainement ».

Félix Tshisekedi a reçu Renier Nijskens, envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, et le général-major Philippe Boucké, adjoint du chef de l’état-major de la Défense. Objectif : « Nouer des contacts avec les nouvelles autorités (…) pour redynamiser nos relations bilatérales », selon Bruxelles.

Dégradation des relations

Les relations entre la RDC et la Belgique s’étaient fortement dégradées au cours des deux dernières années du régime de Joseph Kabila. La RDC reprochait à la Belgique ses critiques virulentes sur la répression des manifestations anti-Kabila.

En signe de protestation, Kinshasa avait annoncé en avril 2017 la suspension de sa coopération militaire avec Bruxelles. Et en janvier 2018, la RDC avait annoncé la fermeture de la Maison Schengen, sorte de consulat européen géré par Bruxelles, la fin des activités de l’agence belge de développement Enabel au Congo ainsi que la réduction de la fréquence des vols de Brussels Airlines entre les deux pays.

Dans la foulée, Bruxelles avait répliqué en rappelant son ambassadeur, et la Belgique n’était depuis plus représentée que par un chargé d’affaires à Kinshasa.

« Relance de la coopération bilatérale »

« Des engagements concrets ont été pris vers la réouverture du consulat général de Belgique à Lubumbashi et vers la relance de la coopération bilatérale par l’agence d’exécution Enabel », a précisé l’ambassade de Belgique dans son communiqué.

Bruxelles s’est également montrée satisfaite de voir le Centre Européen des Visas (CEV), qui a pris le relais de la Maison Schengen, « fonctionner en pleine capacité », avant de saluer « la restauration des fréquences du vol Bruxelles-Kinshasa de Brussels SN Airlines ».

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Soudan : l’armée propose une reprise des discussions sur une transition

mai 11, 2019

Des manifestants à Khartoum, capitale du Soudan, le 9 avril 2019. © AP / SIPA

 

L’armée soudanaise a proposé de reprendre les discussions sur un transfert du pouvoir à une autorité civile, qui étaient au point mort, a annoncé samedi la coordination du mouvement de protestation au Soudan.

Des milliers de manifestants campent devant le QG de l’armée à Khartoum pour demander au Conseil militaire qui a pris les rênes du pays après l’éviction du président Omar el-Béchir il y a exactement un mois le 11 avril, de céder le pouvoir à une administration civile.

Mais les pourparlers entre les dirigeants de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, et le Conseil militaire butent sur des divergences.

« Nous avons reçu un appel du Conseil militaire à reprendre les négociations », a indiqué l’ALC dans un communiqué, disant être prête à y participer mais sans donner de date pour les prochaines rencontres.

Les deux parties divergent sur la composition d’un organe appelé à remplacer le Conseil militaire. L’ALC veut qu’il soit dominé par les civils tandis que l’armée cherche à ce qu’il comprenne une majorité de militaires.

Les généraux au pouvoir veulent en outre garder la Charia (loi islamique) comme source de la législation.

L’ALC a indiqué dans son communiqué avoir identifié les points de désaccord et proposé de parvenir à les résoudre en l’espace de « 72 heures » à partir du début des discussions.

Les concessions faites aux manifestants n’ont jusque-là pas entamé la détermination de ces derniers.

Omar el-Béchir a été arrêté et est détenu à la prison Kober comme d’autres responsables de son régime. La justice a également promis de poursuivre les responsables de la mort de personnes dans les manifestations qui ont commencé le 19 décembre.

Bras de fer

Le mois dernier, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) qui dirige le mouvement de protestation, a remis aux généraux ses propositions pour l’autorité civile qu’elle appelle de ses voeux.

Les généraux ont répondu en exprimant « beaucoup de réserves », reprochant notamment à l’ALC d’avoir omis de mentionner que la Charia (loi islamique) doit demeurer la source de la législation.

L’ALC a riposté en accusant les militaires de « vouloir prendre en otage la révolution ».

Khaled Omar Youssef, l’un des leaders de manifestants, a agité mercredi la menace d’un mouvement de désobéissance civile face à ce qu’il considère comme les atermoiement des généraux.

Ces derniers subissent aussi des pressions de la part des États-Unis et de l’Union africaine pour procéder à un transfert en douceur du pouvoir.

Pression américaine

Mercredi, le numéro deux du département d’État américain, John Sullivan, s’est entretenu au téléphone avec le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition.

Il a lui demandé « d’aller rapidement vers un gouvernement intérimaire dirigé par des civils » et de trouver un accord avec les meneurs de la contestation réunis au sein de l’ALC.

Face à ces pression, les généraux peuvent compter sur soutien de puissances arabes régionales comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte.

Ryad et Abou Dhabi ont annoncé une aide de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) au Soudan où la crise économique a provoqué le raz-de-marée qui a emporté Omar el-Béchir.

Certains restent toutefois optimistes. Les militaires transfèreront le pouvoir si les meneurs de la contestation leur présentent « une forme de gouvernement civil crédible et viable » sur le long terme, a ainsi estimé Sadek al-Mahdi, chef du principal parti d’opposition.

« Parce qu’ils savent que s’ils se contentent d’une dictature militaire, ils seront dans la même situation que Béchir », a-t-il ajouté dans un entretien avec l’AFP début mai. C’est le gouvernement élu de Sadek al-Mahdi que l’ancien président avait renversé lors d’un coup d’État soutenu par les islamistes en 1989.

Par Jeune Afrique avec AFP