Archive for the ‘Opinion’ Category

L’Ukraine appelle les pays de l’Otan à accélérer l’envoi d’aide

novembre 29, 2022
L'Ukraine appelle les pays de l'Otan a accelerer l'envoi d'aide
L’Ukraine appelle les pays de l’Otan à accélérer l’envoi d’aide© AFP/Andrei PUNGOVSCHI

L’Ukraine a appelé mardi les pays membres de l’Otan réunis à Bucarest à accélérer la livraison d’armes et d’équipements électriques afin d’aider le pays meurtri par plus de neuf mois de guerre à faire face aux dommages causés à son infrastructure énergétique par les bombardements russes.

« La dernière fois, j’avais dit trois mots: des armes, des armes, des armes. Cette fois, j’ai trois autres mots: plus vite, plus vite et plus vite », a lancé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, peu avant une rencontre avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.

Quels sont les besoins ukrainiens les plus pressants ? Des générateurs et des missiles Patriots de défense aérienne, a-t-il martelé.

Le président russe Vladimir Poutine veut utiliser l’hiver comme « une arme de guerre » contre l’Ukraine avec des « attaques délibérées » contre des infrastructures civiles pour priver le pays de chauffage, d’électricité et d’eau, avait dénoncé dans la journée le secrétaire général de l’Alliance atlantique en accueillant cette réunion de deux jours des chefs de la diplomatie de l’Otan dans l’immense palais qui abrite le parlement roumain.

L’objectif du Kremlin est d' »infliger autant de souffrances que possible aux civils ukrainiens pour essayer de briser leur engagement, leur unité dans la lutte contre l’invasion russe », a-t-il poursuivi.

Une réunion du G7 élargi, tenue sous présidence allemande en marge de l’Otan, a pour sa part plaidé la mobilisation face à la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine.

Arrivé lundi soir à Bucarest, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a annoncé une aide financière de 53 millions de dollars, qui s’ajoute à une autre enveloppe de 55 millions déjà débloquée pour l’achat de générateurs, afin de venir en aide à l’Ukraine.

Cette somme servira à acheter des équipements électriques (des transformateurs notamment), qui seront « rapidement » livrés à l’Ukraine, a-t-on précisé de source américaine.

Au total, l’administration Biden a budgété 1,1 milliard de dollars pour l’énergie en Ukraine et en Moldavie.

L’aide américaine s’inscrit dans la perspective d’une conférence internationale des bailleurs de fonds en « soutien à la résistance civile ukrainienne », qui se tiendra le 13 décembre en France.

« Envoyons des chars »

La Russie s’est engagée début octobre dans une campagne de frappes de missiles massives visant l’infrastructure énergétique de l’Ukraine. Selon des chiffres cités par le gouvernement ukrainien, entre 25 à 30 % de cette infrastructure a été endommagée.

« Ce que font les Russes, c’est de cibler spécifiquement des stations de transformation à haut voltage », et pas seulement les centrales électriques elles-mêmes, afin de perturber toute la chaîne énergétique, de la production à la distribution, a expliqué un responsable américain.

Pour le chef de l’Otan, qui a réitéré la politique de la « porte ouverte » de l’alliance à l’égard de l’Ukraine, « le message de nous tous sera qu’il nous faut en faire plus » pour aider Kiev, y compris en matière de défense aérienne.

« La Russie échoue sur le champ de bataille. En réponse, ils s’en prennent à des cibles civiles, à des villes car ils ne peuvent pas gagner des territoires », a-t-il ajouté.

« Cette tactique de cibler l’infrastructure civile, de l’énergie, est évidemment conçue pour essayer d’obtenir la soumission des Ukrainiens en les gelant », a dit pour sa part le ministre britannique James Cleverly. « Je ne pense pas que cela réussira ».

Mais l’inquiétude grandit quant à la possibilité de soutenir ces efforts à long terme alors que les stocks commencent à s’épuiser.

« Restons calmes et envoyons des chars », a lancé le Lituanien Gabrielius Landsbergis.

L’UE a pour sa part demandé à actionner le mécanisme de protection civile pour livrer quelque 500 générateurs à l’Ukraine ainsi que 2.000 tentes adaptées aux conditions hivernales, fruit d’une coopération entre 17 Etats membres.

La France a contribué de son côté via 100 générateurs arrivés au hub européen de Suceava, en Roumanie, qui seront remis prochainement à l’Ukraine, a-t-on indiqué de source française.

La Roumanie, ainsi que la Moldavie voisine, a été durement impactée par la guerre en Ukraine et plus de 2 millions de personnes y ont transité en fuyant ce pays. Bucarest accueille à ce jour près de 86.000 réfugiés.

Outre la guerre en Ukraine, les ministres de l’Otan ont fait un point d’étape sur l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’organisation, déjà ratifiée par 28 des 30 pays membres mais qui reste suspendue au feu vert de la Turquie et de la Hongrie.

Les ministres finlandais, suédois et turc se sont rencontrés mardi à Bucarest, en marge de la réunion, mais sans conclusion notable, le Turc Mevlut Cavusoglu se contentant dans un tweet d’assurer avoir fait part des « attentes » d’Ankara.

La Turquie bloque depuis mai l’entrée des deux pays nordiques dans l’Alliance atlantique, liant leur adhésion à leur lutte contre les mouvements kurdes et leurs partisans sur leur sol.

Par Le Point avec AFP

France: un congolais de 52 ans tente d’hériter en vain la Range Rover de son défunt frère

novembre 29, 2022
 France: un congolais de 52 ans tente d’hériter en vain la Range Rover de son défunt frère

Les choses d’Afrique qu’il a voulu ramener en France et qui n’a pas du tout marché suite à la farouche opposition de l’épouse de son défunt frère de lui céder son véhicule de marque Range Rover. Un congolais a tenté en vain de s’accaparer de force des biens de son frère cadet décédé par une crise cardiaque.

Tous les proches de cette famille sont convaincus que ce frère aîné enviait son petit de son vivant. Comment peut-on vivre en France dans un monde où l’on peut tout s’offrir et vouloir hériter les biens d’autrui en excluant sa femme et enfants ? C’est ce qu’un Congolais de 52 ans a tenté de faire sur son défunt jeune frère de 33 ans.

Dans le 92, la mort de Ralph, un Congolais de 33 ans par AVC a attristé ses proches, mais surtout son épouse Patricia de 28 ans et sa fille de 11 ans. Le Congolais a été victime d’un malaise à son lieu de travail et a succombé lors de son transfèrement à l’hôpital.

Après les obsèques, son frère aîné, sa sœur cadette et un oncle ont tenu une réunion de famille en présence de la veuve comme il est de coutume au Congo. Seulement les conclusions ont étonné plus d’un de leurs proches.

Son frère aîné a insisté et décidé d’hériter du véhicule Range Rover en dehors de ses habits et son ordinateur portable Mac. Une décision à laquelle, la veuve s’est farouchement opposée poussant la police à intervenir.

Il a été reproché à ce frère aîné son comportement alors que selon la coutume il devrait plutôt prendre ses responsabilités dans l’éducation de la fille de son défunt frère et surtout l’accompagnement de la veuve.

Avec Le Congolais.fr

Centrafrique : un avion étranger aurait bombardé un camp militaire et des mercenaires de Wagner

novembre 29, 2022

D’après Bangui, l’aéronef aurait franchi les frontières du pays, au Nord, et aurait bombardé la ville de Bossangoa. L’appareil aurait pris pour cible les bases militaires centrafricaine et russe, ainsi qu’une usine de coton.

Des soldats centrafricains sur la route entre Boali et Bangui. © FLORENT VERGNES/AFP.

Le gouvernement centrafricain a affirmé que, le 28 novembre, un avion reparti dans un pays voisin « a largué des explosifs dans la ville » de Bossangoa (Nord-Ouest) sur des militaires centrafricains et des mercenaires russes du groupe Wagner, menaçant de représailles. L’attaque a été perpétrée en plein milieu de la nuit de dimanche à lundi, peu avant 3 h du matin, selon Bangui.

« L’appareil [a pris] pour cible la base de nos forces de Défense, celle de nos Alliés ainsi que l’usine de coton », assure dans un communiqué le gouvernement. C’est la première fois qu’une attaque présumée par un avion hostile survient au moins depuis le début de la guerre civile, en 2013.

Venu du Nord

Un aéronef « a bombardé la base des Russes à 2h50 du matin, nous avons entendu au moins quatre bombes mais comme il faisait nuit, nous n’avons pas vu l’avion qui était sans phares et faisait peu de bruit », a affirmé par téléphone Étienne Ngueretoum, directeur régional des Eaux et Forêts à Bossangoa. Deux bombes ont explosé selon lui dans son jardin, qui jouxte une usine de coton occupée par les Russes.À LIRERussie-Afrique : les mercenaires de Wagner sont-ils vraiment efficaces ?

Le maire de Bossangoa, Pierre Denamguere, a confirmé aussi l’attaque par téléphone. « C’est un avion sans lumières et que l’on n’a pu identifier, la cible était l’usine de coton que les Russes et les forces armées utilisent comme base, il n’y a pas trop de dégâts », a-t-il commenté.

« Cet aéronef, après avoir commis ces forfaits […] a pris la direction du nord […] avant de traverser nos frontières », assure le gouvernement. Encore il y a peu aux mains des rebelles, Bossangoa est située au nord de Bangui et à environ 150 kilomètres au sud du Tchad.  Une enquête a été ouverte pour « situer les responsabilités » de « cet acte ignoble perpétré par les ennemis de la paix [qui] ne saurait rester impuni » et « toutes les dispositions ont déjà été prises pour faire face à toute éventualité », conclut le communiqué.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

France-Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement

novembre 28, 2022

Declaration de patrimoine contestee: Caroline Cayeux quitte le gouvernement
Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement© AFP/Archives/Ludovic MARIN

En délicatesse avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Caroline Cayeux a démissionné lundi de son poste de ministre déléguée aux Collectivités territoriales, pour une déclaration de patrimoine jugée « sous-évaluée ».

« Suite à ma déclaration de patrimoine, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique m’a indiqué qu’elle l’estimait sous-évaluée », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Elle y affirme avoir « tenu compte de ses observations » et s’être « alignée » mais, « en dépit de cela, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique persiste à mettre en doute ma sincérité ».

L’ancienne maire de Beauvais, âgée de 74 ans, explique donc avoir décidé de démissionner « afin de ne pas gêner l’action du gouvernement ».

L’Élysée avait annoncé auparavant avoir mis fin aux fonctions de Mme Cayeux « à sa demande », et précisé que ses attributions seraient reprises par sa collègue chargée de la Ruralité, Dominique Faure. Cette dernière passe du rang de secrétaire d’État à celui de ministre déléguée.

La HATVP, contactée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne communiquerait pas dans l’immédiat, dans l’attente de la réunion de son collège mardi.

Ex-figure du RPR, de l’UMP puis de LR, cette représentante selon ses dires de la « droite sociale » avait fait l’objet d’une polémique dès son arrivée au gouvernement, en raison de propos datant de 2013. Elle avait alors qualifié le mariage pour tous et l’adoption pour les couples de même sexe, de « réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature ».

Interrogée sur cette déclaration, Mme Cayeux avait répondu en juillet dernier: « Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais ». Puis avait ajouté: « Je dois vous dire quand même, j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens-là. Franchement, c’est un mauvais procès qu’on me fait et ça m’a beaucoup contrariée ».

L’utilisation du terme « ces gens-là », en référence aux couples de même sexe, avait provoqué un tollé. Mme Cayeux avait ensuite déclaré « regretter » des propos passés « stupides et maladroits ».

Soutien de Fillon

Les oppositions n’ont pas tardé à ironiser sur ces nouveaux déboires du gouvernement.

« Rapide comme l’éclair ce passage au gouvernement ! Décidément le fric et la Macronie, c’est une histoire sans fin ? », a raillé le vice-président RN de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu.

« Caroline Cayeux démissionne. Non pas pour ses propos LGBT-phobes, qui ne dérangeaient pas Macron, mais suite à un désaccord avec la HATVP sur sa déclaration de patrimoine. Décidément, la Macronie est engluée dans les affaires d’argent, de conflit d’intérêt et d’opacité… « , a déploré le député LFI Bastien Lachaud, tout comme sa collègue Clémence Guetté, pour qui « on ne voit plus la fin des scandales macronistes ».

« La vraie question est : qui n’a pas de démêlé avec la justice ou la HATVP dans ce gouvernement ? », a tweeté pour sa part le patron du PS Olivier Faure.

Elle devait son portefeuille aux Collectivités à une bonne connaissance de leurs arcanes. A son arrivée au gouvernement en juillet 2022, elle était à la tête de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), un établissement public voulu par Emmanuel Macron pour assurer la coordination entre l’État et les collectivités territoriales.

Maire de Beauvais depuis 2001, elle présidait depuis 2014 « Villes de France », une association qui regroupe les localités de 20.000 à 100.000 habitants.

Politiquement, Mme Cayeux s’est affichée comme un soutien sans faille de François Fillon lors de la primaire de l’UMP en 2012, puis à la présidentielle de 2017. Elle ne l’a pas lâché, malgré les affaires.

C’est en 2018 qu’elle a claqué la porte des Républicains, en désaccord avec Laurent Wauquiez. Rupture partisane qui ne l’avait pas empêchée d’être réélue dès le premier tour des municipales en 2020 à Beauvais, sous l’étiquette divers droite mais soutenue par la République en Marche. Elle a été une active supportrice d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022.

D’abord enseignante, puis responsable d’un organisme de formation professionnelle, cette licenciée d’anglais, titulaire d’un diplôme supérieur de droit international privé, est née à Paris le 1er novembre 1948.

Par Le Point avec AFP

Police et censure en Chine au lendemain de manifestations historiques

novembre 28, 2022
Manifestation à Pékin.

Protestataires et policiers lors d’un rassemblement contre les mesures chinoises strictes de « zéro COVID », lundi à Pékin. Photo : Getty Images/Kevin Frayer

Dans les rues, une présence policière soutenue. En ligne, la censure : les autorités chinoises tentaient lundi de freiner le mouvement de colère d’une ampleur historique de Chinois exaspérés par les restrictions sanitaires et réclamant plus de libertés.

Dimanche, une foule de manifestants, répondant à des appels sur les réseaux sociaux, est descendue dans la rue notamment à Pékin, Shanghai et Wuhan, prenant les forces de l’ordre au dépourvu.

Parmi les slogans scandés à l’unisson : Pas de tests COVID, on a faim!Xi Jinping démissionne ! PCC [Parti communiste chinois, NDLR], retire-toi ! ou Non aux confinements, nous voulons la liberté.

Par son étendue sur le territoire, la mobilisation semble la plus importante depuis les émeutes prodémocratie de 1989.

Elle est le point d’orgue d’une grogne populaire qui n’a cessé de monter ces derniers mois en Chine, l’un des seuls pays au monde à appliquer encore une stricte politique zéro COVID, avec confinements à répétition et tests PCR quasi quotidiens de la population.

L’incendie mortel survenu à Urumqi, capitale de la province du Xinjiang (nord-ouest), a catalysé la colère de nombre de Chinois, certains accusant les restrictions sanitaires d’avoir bloqué le travail des secours.

Un agent de santé effectue un test de COVID-19.

Un agent de santé effectue un test de COVID-19 sur une femme dans le quartier de Jing’an à Shanghai. Photo : Getty Images/Hector Retamal

Les restrictions ont été assouplies dans la capitale de 4 millions d’habitants : les habitants pourront dès mardi se déplacer en bus pour faire leurs courses et les livraisons de colis pourront reprendre. Des commerces de zones à faible risque peuvent également demander à reprendre partiellement leurs activités.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé des forces aux motivations cachées d’établir un lien entre cet incendie et la réponse locale au COVID-19, selon son porte-parole Zhao Lijian.

Sous la direction du Parti communiste chinois et [avec] le soutien du peuple chinois, notre combat contre le COVID-19 sera une réussite, a-t-il assuré, en réponse à la vague de protestations du week-end.

Mais les manifestations ont fait également émerger des demandes pour plus de libertés politiques, voire pour le départ du président Xi Jinping, tout juste reconduit pour un troisième mandat inédit à la tête du pays.

Lundi matin, une présence policière était visible à Pékin et à Shanghai, près des lieux de rassemblements de la veille, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À Shanghai, deux personnes ont été arrêtées près de la rue Urumqi, à l’endroit même où avait eu lieu une manifestation dimanche. L’une des deux personnes n’avait pas obéi à nos dispositions, a expliqué un policier à l’AFP.

Les agents écartaient également d’autres personnes présentes sur place et leur ordonnaient d’effacer des images de leurs téléphones, selon un journaliste de l’AFP.

La police de Shanghai, interrogée à plusieurs reprises, n’avait toujours pas répondu lundi sur le nombre de détentions durant le week-end.

Un journaliste de la BBC en Chine, qui couvrait à Shanghai, a été arrêté et frappé par la police, selon le média britannique. Le ministre britannique des Entreprises, Grant Shapps, a jugé inacceptables et préoccupantes ces violences.

Wuhan a été le théâtre de manifestations contre les restrictions drastiques imposées à la population chinoise dans le cadre de la politique de « zéro COVID-19 » imposée par les autorités. Un mouvement de protestation qui s’est étendu en Chine et dans d’autres pays, comme l’explique Samuel Rancourt.

À Shanghai, une des rues occupées par la foule durant la nuit était désormais entourée de palissades pour empêcher tout nouveau rassemblement.

Dimanche, des heurts avaient opposé forces de l’ordre et manifestants, certains portant des fleurs ou des feuilles blanches comme symboles de la censure. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés.

Près de la rivière Liangma à Pékin, où plus de 400 jeunes Chinois s’étaient réunis dimanche soir pendant plusieurs heures aux cris notamment de Nous sommes tous des habitants du Xinjiang!, des voitures de police étaient garées et des agents patrouillaient le long du canal.

Cette manifestation, c’était une bonne chose, confie à l’AFP une femme d’une vingtaine d’années qui faisait son jogging dans le quartier, disant l’avoir suivie via les réseaux sociaux.

Cela a envoyé le signal que les gens en ont marre de ces restrictions excessives, ajoute la jeune femme, sous couvert de l’anonymat.

Je crois que le gouvernement a compris le message et qu’ils vont alléger leur politique, pour pouvoir s’en sortir, estime-t-elle.

La censure n’a pas pu suivre le rythme, selon elle, quand les manifestations ont éclaté en divers endroits du territoire.

Mais la censure s’est depuis rattrapée : sur les réseaux sociaux chinois, toute information concernant ces manifestations semblait avoir été effacée lundi.

Sur la plateforme Weibo, sorte de Twitter chinois, les recherches Rivière Liangma et rue Urumqi ne donnaient aucun résultat lié à la mobilisation.

Contrôle de l’information et restrictions sanitaires

Le contrôle strict des autorités chinoises sur l’information et les restrictions sanitaires sur les voyages à l’intérieur du pays compliquent la vérification du nombre total de manifestants durant le week-end.

Mais un soulèvement aussi étendu est rarissime en Chine, compte tenu de la répression contre toute forme d’opposition au gouvernement.

Des manifestations ont également eu lieu à Canton, Chengdu et Hong Kong, mais aussi à Wuhan, ville du centre du pays où avait été détecté le premier cas au monde de COVID-19 il y a bientôt trois ans.

Le Quotidien du peuple a publié lundi un texte mettant en garde contre la paralysie et la lassitude face à la politique zéro COVID, sans toutefois appeler à y mettre fin.

Les gens ont maintenant atteint un point d’ébullition, car il n’y a pas de direction claire sur la voie à suivre pour mettre fin à la politique du zéro COVID, explique à l’AFP Alfred Wu Muluan, expert en politique chinoise à l’Université nationale de Singapour.

Le parti a sous-estimé la colère de la population, ajoute-t-il.

Les manifestations ont inquiété les investisseurs. Et les bourses asiatiques ont ouvert en nette baisse lundi.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Canada-Québec: Montréal versera trois millions à des manifestants dont les droits ont été bafoués

novembre 27, 2022
Des voitures du Service de police de la Ville de Montréal.

Des policiers du SPVM ont violé les droits de centaines de manifestants. Photo : Radio-Canada/Mathieu Wagner

La Ville de Montréal paiera plus de trois millions de dollars à des centaines de manifestants dont les droits ont été violés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Ce règlement permettra de mettre un terme à huit recours collectifs intentés contre la Ville. La partie demanderesse alléguait que les participants à six manifestations avaient été illégalement arrêtés ou détenus par le SPVM lors d’un encerclement et n’avaient pas pu exercer certains droits fondamentaux.

Le cabinet d’avocats Melançon, Marceau, Grenier et Cohen, qui représente les participants aux recours collectifs, a indiqué dans un avis approuvé par la cour que la municipalité publiera des excuses sur son site Internet et reconnaîtra que certains gestes du SPVM et de l’administration municipale ont porté atteinte aux droits fondamentaux de ces manifestants.

Ces manifestations se sont déroulées entre juin 2012 et mars 2014. Certaines visaient à dénoncer la brutalité policière et un règlement municipal qui limitait les manifestations. Une autre avait pour but de marquer le premier anniversaire du début des manifestations étudiantes contre l’augmentation des droits de scolarité lors du « printemps érable ».

L’entente de règlement doit être approuvée par la Cour supérieure du Québec. Une audience à ce sujet est prévue le 21 décembre.

La Ville de Montréal a accepté de payer un total de six millions de dollars pour régler ces huit recours collectifs et huit autres dossiers basés sur des faits et des questions similaires.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Les manifestations se multiplient en Chine contre le « zéro COVID »

novembre 27, 2022
Manifestation à Pékin.

Ces manifestations constituent une rare démonstration d’hostilité envers le régime de Xi Jinping. Photo: Obtained by Reuters

Des centaines de personnes sont descendues dans les rues dimanche à Pékin, Shanghai et d’autres villes de Chine pour protester contre les confinements à outrance, une rare démonstration d’hostilité envers le régime du président Xi Jinping et sa politique de « zéro COVID » draconienne pratiquée depuis près de trois ans.

Confinements inopinés, massifs et interminables à la découverte du moindre cas, mises en quarantaine systématiques des cas contact dans des camps et tests PCR négatifs exigés presque quotidiennement pour avoir accès à l’espace public exaspèrent de plus en plus la population chinoise. Un mécontentement attisé par plusieurs cas très médiatisés dans lesquels les services d’urgence, lors d’accidents, auraient été ralentis par les restrictions sanitaires, avec des conséquences fatales.

 Image tirée de la vidéo de manifestants criant des slogans face aux policiers à Shanghai.

Des foules en colère sont descendues dans les rues de Shanghai aux premières heures dimanche et des images similaires proviennent de plusieurs autres villes chinoises. Photo: Getty Images

Un incendie qui a fait dix morts jeudi à Urumqi, la capitale de la province du Xinjiang, a exacerbé ces récriminations. De nombreuses publications circulant sur les réseaux sociaux ont accusé les mesures anti-COVID d’avoir aggravé ce drame, des voitures garées depuis des semaines pour cause de confinement dans l’étroite ruelle menant à l’immeuble en flammes ayant entravé l’arrivée des secours.

Dimanche après-midi, des centaines de personnes ont manifesté en silence dans le centre de Shanghai, métropole de 25 millions d’habitants soumise au début de l’année à un épuisant confinement de deux mois.

Brandissant fleurs blanches et feuilles de papier blanc – devenues un symbole de protestation contre la censure – les contestataires se sont postés en silence à plusieurs intersections avant d’être dispersés par la police, selon des témoins.

Une femme portant un masque de protection traverse une rue presque vide.

Une femme portant un masque de protection traverse une rue presque vide avec ses bagages dans le Central Business District à Pékin. Photo: Getty Images/Kevin Frayer

Une autre protestation avait déjà eu lieu la nuit précédente non loin de là. Une vidéo largement diffusée sur Internet et que l’AFP a géolocalisée a montré des personnes crier Xi Jinping, démission ! et s’en prendre aussi au Parti communiste chinois, une très rare démonstration d’hostilité envers le président et le régime dans la capitale économique du pays.

Cette première protestation s’est déroulée dimanche à l’aube dans la rue Wulumuqi – le nom en mandarin de la ville d’Urumqi. Il y a eu quelques échauffourées mineures, mais dans l’ensemble, le maintien de l’ordre a été civilisé, a dit un témoin à l’AFP. C’est fou de savoir que, dans ces circonstances, il y a encore tant de gens courageux qui se font remarquer, s’est-il exclamé.

Plusieurs témoins ont rapporté qu’au moins deux personnes ont été emmenées par les forces de l’ordre. Sollicitée par l’AFP, la police locale n’a pas réagi.

Entre 200 et 300 étudiants de la prestigieuse Université Tsinghua à Pékin ont également manifesté dimanche sur leur campus, selon un témoin interrogé par l’AFP et des images publiées sur les réseaux sociaux.

Ce témoin a rapporté que vers 11 h 30, une étudiante a commencé par brandir une feuille de papier blanc et a été rejointe par d’autres femmes.

On a chanté l’hymne national et l’Internationale, et scandé :  » la liberté triomphera  »,  » pas de tests PCR, on veut de la nourriture  »,  »non aux confinements, nous voulons la liberté  », a encore dit ce témoin.

Manifestation à Shanghai.

Cette capture d’écran montre des manifestants criant des slogans face aux policiers à Shanghai. Photo: Getty Images

Sur Internet, des vidéos montraient une foule devant la cantine de l’université, réunie autour d’un orateur qui criait : Ce n’est pas une vie normale, nous en avons assez. Nos vies n’étaient pas comme ça avant!

Une autre vidéo apparemment prise au même endroit montrait des étudiants criant : démocratie et État de droit, liberté d’expression, mais elle a été rapidement retirée d’Internet.

Une veillée à la mémoire des victimes de l’incendie d’Urumqi a aussi eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à l’Université de Pékin, voisine de l’Université Tsinghua. Selon un étudiant y ayant participé, les protestataires ont commencé à se rassembler samedi soir vers minuit sur le campus, et la foule a atteint entre 100 et 200 personnes.

J’ai entendu des gens crier :  » non aux tests COVID, oui à la liberté  », a-t-il raconté, en montrant à l’AFP des photos et vidéos corroborant ses dires.

Des vidéos sur les réseaux sociaux ont par ailleurs montré une importante veillée à l’Institut des communications de Nankin, ainsi que de petits rassemblements à Xian, Wuhan et Canton, mais l’authenticité de ces images n’a pas pu être vérifiée par l’AFP.

L’entrée d’une zone résidentielle surveillée par des gardiens en tenue de protection contre la COVID-19 à Pékin.

Les confinements inopinés et les mises en quarantaine systématiques exaspèrent la population chinoise. Photo: Getty Images/Noel Celis

Les hashtags relatifs aux protestations étaient censurés sur la plateforme Weibo, et les vidéos sensibles étaient effacées des sites de partage Duoyin et Kuaishou.

Des protestations sporadiques et parfois violentes ont déjà eu lieu à travers le pays ces derniers jours, notamment dans la plus grande usine d’iPhone du monde située à Zhengzhou, ainsi qu’à Urumqi après l’incendie.

La Chine a recensé dimanche 39 506 cas de COVID-19, un record quotidien qui reste très faible par rapport aux chiffres enregistrés ailleurs dans le monde au plus fort de la pandémie.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Canada: Des immigrants paient jusqu’à 12 mois de loyer d’avance pour signer un bail

novembre 26, 2022

Maimouna Bella Sane est assise dans sa cuisine. Elle regarde fixement la caméra. Elle a son pouce et son index de la main droite, appuyée sur ses lèvres.
En arrière-plan, on aperçoit un four et des ustensiles de cuisine.

Mme Sane s’était renseignée sur le coût de la vie à Toronto grâce aux réseaux sociaux et s’est convaincue de payer plusieurs mois de loyer d’avance pour signer son premier bail. Photo : Radio-Canada

Sans historique de crédit ni emploi, même s’ils ont des économies, de nouveaux arrivants se heurtent à des refus catégoriques lorsqu’ils tentent de louer des logements. Des familles proposent de payer des mois de loyer, parfois de 6 à 12 mois d’avance, pour avoir accès à un logement.

Maïmouna Bella Sane est arrivée en Ontario au mois de juin, avec son fils et son époux. Elle a payé 16 800 $ de loyer d’avance pour un bail d’un an.

Durant des semaines, de nombreuses offres de location ont été refusées à l’agent immobilier représentant la famille de Mme Sane. On nous disait non chaque fois, explique-t-elle. J’étais complètement stressée. Il y a des jours où j’avais envie de repartir en France, ajoute-t-elle.

Mais les choses se sont arrangées. Dès qu’on a proposé de payer 12 mois de loyer d’avance, ça a été vite un oui.

Depuis, la mère de famille sent un poids en moins sur ses épaules. Résignée, elle explique qu’il fallait rassurer les propriétaires.

Pour obtenir son permis de vacances-travail auprès d’Immigration et Citoyenneté Canada, Mme Sane ne devait justifier que 2500 dollars comme preuve de fonds pour les trois premiers mois.

Pour ceux qui s’établissent en tant que travailleurs qualifiés avec une famille de trois personnes, le gouvernement fédéral requiert 20 371 $ comme preuve de fonds.

Exigences relatives aux preuves de fonds

Nombre de membres dans la familleFond requis (en dollars canadiens)
113 310 $
216 570 $
320 371 $
424 733 $
528 052 $
631 638 $
735 224 $
Au-delà de 7, la famille doit jouter pour chaque membre supplémentaire3 586 $

Source : Immigration et Citoyenneté Canada.

Dans la région de York, Gildas Alladaye et sa famille, originaires du Cameroun, sont arrivés en Ontario il y a deux mois. M. Alladaye a également eu beaucoup de mal à louer un logement. Des propriétaires exigeaient [un bail de] 12 mois ou rien, affirme le père de famille. Pour inciter les propriétaires à me répondre [positivement], j’étais obligé de leur proposer quatre à six mois de loyer d’avance, ajoute-t-il.

Il explique que la situation a eu un effet sur sa santé mentale. Ça m’a touché psychologiquement. J’ai eu des nuits blanches, confie-t-il.

Un homme debout à l'extérieur dans un parc, un jour d'automne.

Thomas Delespierre est le fondateur de Tomadel, une entreprise qui aide à la location, l’achat, la vente et la valorisation de l’immobilier. Photo : Radio-Canada/Dean Gariepy

Thomas Delespierre, agent immobilier à Toronto, explique qu’il est illégal pour un propriétaire d’imposer des mois de loyer d’avance à un locataire potentiel. En revanche, il n’est pas illégal, en tant que locataire, de proposer de payer des mois de loyer d’avance. Ça doit vraiment venir des locataires et pas des propriétaires, souligne-t-il.

« La vérité, c’est que si un locataire ne le fait pas et qu’il n’a pas un dossier extrêmement fort […] au bout de la troisième, de la quatrième offre qui est rejetée […] s’il veut être compétitif, il offre lui-même de payer des loyers d’avance. »— Une citation de  Thomas Delespierre, agent immobilier

L’Association des francophones de la région de York (AFRY) observe aussi les difficultés de sa communauté par rapport au logement. Son directeur général, Jean Grenier Godard, affirme que les demandes illégales de paiement de loyer d’avance des propriétaires sont courantes dans la région de York. Les propriétaires sont très frileux et demandent beaucoup de garanties, dit-il.

« Si l’on arrive et qu’on n’a pas les moyens financiers de payer six mois de loyer d’un coup au minimum, ça va être très compliqué. »— Une citation de  Jean Grenier Godard, directeur général de l’Association des francophones de la région de York

Rose-Marie Nguyen, travailleuse sociale en établissement pour l’AFRY, explique qu’il est encore plus compliqué pour les familles que pour les personnes seules d’obtenir un bail. Des familles avec des enfants sont discriminées, affirme-t-elle. Ce n’est écrit nulle part sur les sites Internet, mais quand vous dites qu’il y a des enfants […] on ne peut pas louer.

En effet, Gildas Alladaye raconte que certains propriétaires ont refusé de lui louer un appartement pour les mêmes raisons. Ils m’ont dit : « Nous, on n’accepte pas les enfants. »

En Ontario, il est illégal de refuser l’accès à un logement à des familles avec enfants.

La crise du logement peut freiner un nouvel arrivant

Puiser une grande part de ses économies pour payer son loyer d’avance peut aussi pousser un nouvel arrivant à repenser son installation au Canada. C’est le cas de Yasmine Malek Menasria, qui, au bout de ses péripéties, retourne dans son pays natal, l’Algérie.

Yasmine Malek Menasria porte un casque d'écoute et sourit à la caméra. En arrière-plan, un mur et un rideau forment un écran.

Mme Menasria espère revenir pour s’établir en Ontario. Photo: Radio-Canada

Mme Menasria a eu du mal à louer un logement dans la région de York lorsqu’elle avait un statut de résidente temporaire. Ce n’est peut-être pas de la discrimination, mais en quelque sorte la discrimination de statut de quelqu’un.

« Des propriétaires […] demandaient l’historique de crédit ou bien un an de loyer d’avance. […] Finalement, j’ai dit : « On peut vous payer juste six mois et le reste en chèques postdatés. » »— Une citation de  Yasmine Malek Menasria, Algérie

À la suite de ce compromis, la famille de trois personnes a pu s’installer un certain temps à Vaughan. Financièrement, entre autres, la situation s’est corsée, et Mme Menasria et sa famille ont dû rebrousser chemin vers l’Algérie. On a tout abandonné. On a vendu tous nos meubles, bradés.

Mme Menasria a tenté de rester stoïque, mais sa santé mentale en a pris un coup. Je suis passée par un épisode de dépression quand je suis rentrée, parce que c’était un futur qui a été imaginé, confie-t-elle.

« Autant j’étais sûre de moi, de mes compétences, de mes projets, de mes ambitions, autant maintenant j’ai peur de faire quoi que ce soit, en fait.  »— Une citation de  Yasmine Malek Menasria, Algérie

Mme Menasria souhaite qu’Immigration et Citoyenneté Canada informe davantage les nouveaux arrivants. Ce serait bien d’être informés sur nos droits au logement avant d’arriver au Canada, comme ils le font pour les permis de travail, dit-elle.

La famille de Mme Menasria se prépare à revenir au Canada l’an prochain, mieux outillée face à ce qui l’attend. Toutefois, la mère de famille admet avoir encore des appréhensions.

Avec Radio-Canada

Congo: Vers la réhabilitation des campus de l’Université Marien Ngouabi

novembre 26, 2022

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel Adouki, a annoncé ce mercredi 23 novembre, à Brazzaville, l’amélioration des conditions de vie des étudiants de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) dans les campus. 

Les gérants des campus de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) ont eu un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Delphine Edith Emmanuel, ce mercredi 23 novembre à Brazzaville. 

Au centre des discussions qui ont rythmé cet entretien, les différentes problématiques auxquelles les étudiants de ces résidences universitaires sont confrontés. 

L’UMNG, qui regroupe cinq campus universitaires, recense d’innombrables problèmes. On peut citer la difficulté d’accès aux services de base comme l’eau potable, les installations sanitaires et d’hygiène de base qui nécessitent que des solutions urgentes soient trouvées. 

À cela, il faut ajouter entre autres l’insuffisance d’éclairage dans les logements, l’insuffisance de literies, la vétusté des sanitaires, l’insécurité et le manque de matériel de salubrité. 

Face à ces manquements, le gouvernement a réaffirmé son engagement à apporter des améliorations conséquentes au cadre de vie des étudiants de la plus ancienne université de notre pays, par le truchement de la ministre que le processus de réhabilitation de l’ensemble des campus de l’UMNG est amorcé et que plusieurs échéances à venir participeront à moderniser cette établissement.

« Tous les campus doivent avoir le même confort que celui de l’Université Denis Sassou Nguesso », a-t-elle déclaré. 

Cette annonce a été faite dans un contexte qui reste marqué par les manifestations des étudiants de l’UMNG qui réclamaient le paiement chronologique de leurs arriérés de bourse.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo-Brazzaville : accusé à tort d’être un franc-maçon il renie sa famille

novembre 25, 2022
 Brazzaville : accusé à tort d’être un franc-maçon il renie sa famille

L’appartenance à la secte maçonnique est devenue l’accusation principale aux personnes qui réussissent dans une famille. C’est le cas de Christian M qui a pris la décision de couper tous les liens avec sa famille, après avoir été accusé à tort d’être responsable de la mort d’un de ses neveux. Lui, qui voue une haine pour la franc-maçonnerie a été accusé d’en être membre à cause des petits moyens financiers dont il dispose.

La colère de Christian M a créé en lui cet esprit de séparation définitive avec celle qu’il croyait être sa famille. Tout allait bien pourtant jusqu’à ce qu’il trouve enfin du travail comme cadre dans une société privée basée à Brazzaville.

Avec son salaire, il va organiser sa vie en y mettant de l’ordre. Très vite il acquiert une parcelle et y construit une villa avec une annexe pour les locataires. Quelques mois plus tard, il s’offre une voiture et se présente auprès de sa belle-famille pour officialiser sa relation sentimentale.

Tout de suite, sa propre famille lui prête des idées et commence à lier son organisation sociale à la Franc-maçonnerie bien qu’il continue toujours de fréquenter son église de réveil. Certains iront jusqu’à le traiter d’homosexuel qui livrerait ses fesses à une autorité politique pour de l’argent.

Mais tout va se précipiter avec le décès de l’un de ses neveux par accident de la circulation. Étant donné que c’est lui qui avait préparé sa rentrée scolaire, il est tout de suite pointé du doigt. On lui interdit de se présenter à la veillée mortuaire au risque de sacrifier d’autres membres de la famille. C’est un pasteur qui l’aurait désigné coupable.

Christian M qui ne se reproche de rien, a pris la difficile décision de rompre tous les liens avec sa famille pour ne plus être pointé du doigt aux malheurs qui surviendront. Il a préféré s’isoler avec sa femme et son fils avec beaucoup de chagrin.

Avec Le Congolais.fr