Archive for the ‘People’ Category

Diaspora-Congo: Programme des obsèques de Marc Mapingou Mitoumbi

mai 13, 2020

 

Monsieur Marc MAPINGOU MITOUMBI est décédé le mardi 05 mai 2020 à la clinique de Neuilly-Sur-Seine dans le Département des Hauts de Seine (92), ville où il résidait.

Ainsi :
• Mme MAPINGOU MITOUMBI Marcelle Lucile son épouse,
Thierry-Guillaume MAPINGOU M.
• Pascale MAPINGOU
• Marc-Aurèle MAPINGOU M.
• Louis-Marty MAPINGOU M.
Ses enfants,

• Sa belle-famille,
• Paul-Alexandre MAPINGOU
• Nicole MAPINGOU
• Anne-Marie MAPINGOU
• Jean-Mathieu MAPINGOU
• François Ange MOULIKOU
Neveu, ses sœurs et frères,

Et l’ensemble de sa grande famille, vous informe du programme des obsèques qui se déroulera comme suit :

Etape 1 : Recueillement aux pompes funèbres de Chevilly-Larue

Etape 2 : Inhumation au cimetière nouveau de Neuilly-Sur-Seine,

En raison de la crise sanitaire actuelle, les dispositions classiques comme la messe funéraire et la cérémonie religieuse ne sauront être entreprises au grand regret de tous.

A cet effet, voici l’organisation et les horaires convenus pour le déroulement des obsèques.

Date : Samedi 16 mai 2020

Déroulé :

1- 11h00 : Levée de corps à la morgue de Chevilly-Larue, 125 Bd Jean Mermoz, Chevilly-Larue 94550. Département de Val -de -Marne 94.

2- 11h10 : Prière par le Prêtre, résumé de sa vie, témoignages…

3- 11h45: Hommages, recueillements, dépôts de gerbes à la morgue de Chevilly-Larue.​

Le recueillement se fera par rotation de la manière suivante :

➢ Passage de la famille et parents à 11h45
➢ Passage des diverses autorités 12h05
➢ Passage des amis et connaissances 12h25
➢ Passages des associations et autres 12h55

4- 13h30 : Départ pour le cimetière nouveau de Neuilly, 1 rue de Vimy 92000 Nanterre (Dépt. 92)

5- 14h00 : Arrivée au cimetière et cérémonie d’inhumation dans la stricte intimité familiale conformément aux dispositions légales prises suite à la situation sanitaire.
6- 15h00 : Fin de la cérémonie et retour de la famille au domicile familial.
NB : Compte tenu de l’encadrement strict des mesures barrières qu’exige la crise sanitaire, la famille rappelle à tous qu’il n’est pas utile de prendre des risques inconsidérés.

Avec votre bonne compréhension

Fait à Paris, le 12 mai 2020

La famille MAPINGOU

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

États-Unis: Little Richard, pionnier américain du rock and roll, est mort

mai 9, 2020

Rock

Le chanteur américain Little Richard, sur la scène parisienne de l’Olympia le 7 juin 2005 (archives).afp.com/STEPHANE DE SAKUTIN

Considéré comme le créateur du rock and roll, Little Richard est mort ce samedi aux Etats-Unis à l’âge de 87 ans.

Connu pour ses hymnes entraînants comme Tutti Frutti ou Long Tall Sally et sa présence endiablée sur scène, Richard Penniman, alias Little Richard, est mort samedi à l’âge de 87 ans a annoncé son fils au magazine Rolling Stone.

Les causes de la mort de cette légende de la musique américaine qui, à l’instar de Chuck Berry ou Fats Domino, a permis dans les années 1950 l’émergence d’un genre nouveau, le rock and roll, ne sont toujours pas connues.

Porté par sa voix profonde, Richard a fasciné toute une génération et inspiré d’innombrables artistes. Avec Chuck Berry et Fats Domino, il a contribué à métamorphoser le blues. Mais bien plus que ces deux contemporains relativement sages, Little Richard a contribué à donner au rock and roll un air de scandale, avec ses chemises criardes comme aucun homme n’en portait alors, sa coiffure banane de 15 cm de haut, et sa moustache aussi fine qu’un trait de crayon.

Une influence considérable

Bien avant les rockeurs des années 1960, ses excès firent rimer rock avec décadence : en tournée, ce voyeur assumé parlait ouvertement de ses orgies nocturnes bisexuelles. Mais il s’avéra aussi être une personnalité torturée aux multiples revirements.

Son influence a néanmoins été considérable. Les premiers grands rockeurs blancs – Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Elvis Presley – ont tous repris ses chansons.

Les Beatles comme les Rolling Stones jouèrent, à leurs débuts, en première partie de ses concerts, et le jeune Jimi Hendrix démarra comme musicien dans son groupe. A neuf ans, David Bowie fut fasciné en voyant un film de Little Richard. « Sans lui, je ne serais probablement jamais devenu musicien », admit-il plus tard.

Remarqué par une chanteuse de Gospel

Little Richard était né le 5 décembre 1932 dans une famille pauvre de Macon, en Géorgie, dans le Sud. Dans son autobiographie de 1984, il racontait que son père, qui tenait un bar et a été tué par balle au début de sa carrière, lui avait dit un jour: « Mon père a eu sept fils, et moi aussi je voulais sept fils. Tu as tout gâché, tu n’es qu’une moitié de fils ».

Son surnom de « Petit Richard » était trompeur: l’homme mesurait 1m80. Enfant rebelle, handicapé par deux jambes de longueur différente, il traînait dans les églises, attiré par leur musique, et se distinguait par ses allures efféminées.

Il se fait remarquer en 1947 par une chanteuse de gospel. Il commence alors à chanter professionnellement, notamment dans des spectacles clandestins de drag-queen. Dans un marché de la musique en plein boom, de premières maisons de disques s’intéressent à lui. « Tutti Frutti, » qui évoque le sexe entre hommes, devient un incontournable de ses spectacles.

Mais il n’avait jamais pensé l’enregistrer, jusqu’à ce qu’un producteur chez Specialty Records, un label de Los Angeles spécialisé dans les artistes noirs, entende le titre. Il proposa de l’enregistrer en studio avec des paroles édulcorées pour permettre au titre de passer à la radio.

« Ne force pas »

Au lieu de « si ça ne rentre pas, ne force pas », les paroles, réinventées par une jeune compositrice, disaient désormais: « J’ai une petite amie Sue, qui sait exactement ce qu’il faut faire ».

Ainsi assagie, « Tutti Frutti » fit un malheur. Lors d’un concert à Baltimore en 1956, les femmes se déshabillèrent et jetèrent leurs sous-vêtements sur scène, tandis que la police empêchait des fans euphoriques d’envahir la scène ou de se jeter des balcons.

« On n’avait jamais vu un artiste venu du R&B si extraverti, si sauvage, si bruyant », raconte Chris Morris, un musicologue qui remastérisa son album « Here’s Little Richard » (1957). Viendront ensuite d’autres succès comme « Good Golly, Miss Molly » (1956). Devenu riche, Little Richard achète une villa à Los Angeles et y emménage avec sa mère.

Mais au sommet de sa gloire, en 1957, il annule brutalement une tournée en Australie pour se proclamer missionnaire de la congrégation évangélique « Church of God ». Après sa conversion, il épouse Ernestine Campbell, une secrétaire de cette église, et ensemble ils adoptent un fils. Mais quatre ans plus tard, le mariage tournait court, après que Richard fut arrêté pour comportement indécent avec des hommes dans des toilettes. Ses positions sur la sexualité resteront cependant toujours ambivalentes.

En 1995, il disait au magazine Penthouse: « j’ai été gay toute ma vie, et je sais que Dieu est un Dieu d’amour, pas de haine ». Mais fin 2017, il déclarait, sur une chaîne de télévision religieuse de l’Illinois, l’homosexualité « contraire à la nature ».

Par Lexpress avec AFP

Congo-Diaspora: Hommage du Ministre MARIOTTI OUABARI à Marc MAPINGOU

mai 6, 2020

 

Photo de BrazzaNews.

Marc Mapingou

« Adieu Marc. Triste, je mêle mes larmes de peine qui n’arrêtent pas de couler aux milliers d’accents qui s’élèvent au Congo, en Europe et ailleurs, dans le monde, pour rendre hommage à mon Frère Marc Mapingou qui nous a quittés, ce 5 mai 2020, dans un hôpital parisien.
Malade, depuis près de deux mois, nos vœux pour son rétablissement n’ont pu détourner le coup fatal qui l’a frappé.

Marc Mapingou s’en est allé. Trop tôt, trop vite. Sa disparition nous rappelle une évidence que nous sommes, finalement, bien peu de chose, sur terre. Elle nous convainc davantage du néant des grandeurs humaines, du vide des honneurs que l’ambition recherche et dont la vanité s’enivre.

Il était un grand esprit, Marc Mapingou. Une figure bien connue qui privilégiait les idées positives et faciles à comprendre. Ne s’amarrant qu’à ce qui est conforme à la raison, au bon sens, à la droiture et au cri de la conscience.

Là où le mensonge, la ruse et la violence primaient, Marc Mapingou savait s’en éloigner. « Tous les hommes sont nés pour la vérité et la lumière. Mais, tous ne sont pas préparés à la recevoir, ni, par conséquent, à en faire bon usage », aimait il répéter.

Militant des causes justes, combattant de la liberté, homme de solides convictions, Marc Mapingou laisse, derrière lui, l’image d’un politique engagé, attaché aux valeurs de la République.

Par son expertise dans la communication, Il a assumé, avec adresse et patriotisme, pour le compte du Congo, son pays, deux missions, tout à fois, ardues et nobles.

En 1992, Marc Mapingou contribue à l’éclatante victoire de Pascal Lissouba aux élections présidentielles démocratiques congolaises, en qualité de Directeur de campagne.

Puis, en 2016, depuis Paris, comme son Représentant Personnel, Marc Mapingou accompagne le candidat Jean Marie Michel Mokoko, au scrutin présidentiel anticipé du mois de mars. Une tâche qu’il endosse, jusqu’à ses derniers jours, en s’associant, parallèlement, à la diaspora congolaise, combattante de Paris, dans sa lutte légitime, pour une alternative nouvelle au Congo, au lendemain de la victoire contestée de Mr Sassou Nguesso.

De là où il est injustement détenu, à Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, le cœur serré, a les pensées tournées vers son ami Marc Mapingou qu’il ne reverra plus, lui qui avait, encore, tant de projets à construire avec Marc Mapingou.

Dans les mêmes lieux où est placé Jean Marie Michel Mokoko, son frère André Okombi Salissa est inconsolable. Tant la disparition de Marc Mapingou l’a foudroyé.

De par sa formation, sa culture, ses idées, ses croyances, ses relations affectives, les valeurs qu’il défendait, Marc Mapingou avait donné un sens à sa vie.

C’était un humaniste, un pacifiste. Il ne s’en cachait pas. il avait confiance en la nature humaine et travaillait à son épanouissement. Toujours penché, vers les autres, à l’écoute de ceux ci.

Ses qualités humaines et son altruisme faisaient que sa compagnie, à Paris, était recherchée et appréciée. D’où la belle aura qu’il s’est bâtie, en milieu jeune de la diaspora congolaise, grâce à son ouverture d’esprit, la facilité de le rencontrer, son humilité et sa générosité.

C’est avec compassion que je présente mes condoléances les plus attristées à son épouse, à ses enfants et au reste de sa famille. Leur témoignant, par ailleurs, l’expression de ma solidarité, en ces moments d’intense douleur.
Là bas, à l’Orient Éternel, repose en paix, Marc.

Je te sens vivant, dans mon cœur, et au travers de nos souvenirs communs. La vie ne dure qu’un instant. Par contre, l’amour pour les défunts est éternel. Nous ne t’oublierons jamais. Toi qui savais cultiver l’amour et l’amitié. Ta mémoire sera gravée en nous.

Par ta façon d’être, ton rapport aux autres et ta conception de l’existence, faite de sagesse et de respect, tu as réussi ta vie, quand bien même, elle aura été très courte. Je la salue, à titre posthume.

Adieu Marc.

Avec Brazzanews par Ouabari Mariotti. Membre de l’UPADS, Paris le 5 mai 2020.

Congo-Diaspora: Marc Mapingou Mitoumbi est mort ce mardi à l’âge de 63 ans

mai 5, 2020

 

Marc Mapingou Mitoumbi

 

Affaibli depuis quelques semaines par le coronavirus, celui qui fut ancien directeur de campagne du Professeur Pascal Lissouba à la présidentielle de 1992, la voix officielle du Général Jean-Marie Michel Mokoko à l’étranger depuis 2016, s’est éteint très tôt ce mardi à Paris en France. Marc Mapingou Mitoumbi consultant international en communication, avait 63 ans.

Les congolais de tout bord ne tarissent pas d’éloges à l’endroit de Marc Mapingou Mitoumbi. Plusieurs années de vie politique avaient fait de l’homme au verbe direct et sans fioritures un visage familier.

Et que nous partagions ou non ses idées, ses combats, Marc Mapingou Mitoumbi était un grand Congolais libre, épris de notre terre, pétri de notre histoire et amoureux taiseux de notre culture. Il aimait les congolais de France pour les saluer, leur parler, leur sourire…les embrasser.

Les plus humbles, les plus fragiles, les plus faibles furent sa grande cause. Si longtemps, nous n’avons osé l’aimer pour finalement concevoir pour lui un attachement affectueux, quasi filial.

Le faiseur des rois eut aussi des drames intimes que sa pudeur toujours entoura de silence. Ce silence, dans lequel ces dernières semaines il s’était réfugié. Aussi parce qu’il est des blessures dont un homme ne peut se remettre. Son regard, les traits de son visage disaient encore un peu de lui à la famille et aux amis qui le visitaient encore.

Nous avons pour Marc Mapingou Mitoumba ce mardi 5 mai 2020, de la reconnaissance. Il eut notre République du Congo chevillée au corps tout au long de sa vie.

Nous nous souvenons avec émotion et affection de sa liberté et de sa personnalité, de ce talent qu’il eut de réconcilier simplicité et grandeur, proximité et dignité, amour de la patrie et ouverture à l’universel.

Portons en nous désormais cette part de notre histoire qui l’accompagne, conscients de notre dette à son égard, forts de ce qu’il nous a légué comme par exemple ces propos, lors d’une interview exclusive accordée à nos confrères de Zenga-Mambou, en février 2019 : « L’espérance est le maître mot de tous ceux qui croient à la vie. Ne jamais laisser tomber, car le combat que nous menons n’est pas seulement courtermiste, il est pour éclairer l’avenir même quand nous ne serons plus de ce monde ».

Adieu Marc !

Les Echos du Congo-Brazzaville présentent ses condoléances les plus attristées aux familles biologique et politique de l’illustre disparu.

Avec Les Echos du Congo-Brazzaville par Jean-Jacques Jarele SIKA

Algérie : décès du chanteur Idir, légende de la musique kabyle

mai 3, 2020

Le chanteur algérien Idir en concert en Suisse en 2007.

Le chanteur algérien Idir en concert en Suisse en 2007. © SALVATORE DI NOLFI/AP/SIPA 

Le chanteur algérien Idir, l’un des principaux ambassadeurs de la chanson kabyle à travers le monde et l’interprète du célèbre « A Vava Inouva », est mort samedi soir à Paris à l’âge de 70 ans, a annoncé sa famille.

« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père (à tous), Idir, le samedi 2 mai à 21h30. Repose en paix papa », indique un message publié sur la page Facebook officielle du chanteur, installé en France. La famille, contactée, n’a pas souhaité s’exprimer.

« J’ai appris avec une immense tristesse la nouvelle du décès » d’Idir, « une icône de l’art algérien », a salué dans un tweet le président algérien Abdelmadjid Tebboune. « Avec sa disparition, l’Algérie perd un de ses monuments ».

De son vrai nom Hamid Cheriet, Idir était né le 25 octobre 1949 à Aït Lahcène, près de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande-Kabylie. Alors qu’il se destinait à être géologue, un passage en 1973 sur Radio Alger change le cours de sa vie : il remplace au pied levé la chanteuse Nouara, et sa chanson en langue berbère « A Vava Inouva », qui évoque les veillées dans les villages kabyles, fait le tour du monde à son insu pendant qu’il fait son service militaire.

Mélange des cultures

« Je suis arrivé au moment où il fallait, avec les chansons qu’il fallait », racontait en 2013 Idir, imprégné dès son enfance par les chants qui rythmaient tous les moments de la vie quotidienne. Il rejoint Paris en 1975 pour produire son premier album, également intitulé « A Vava Inouva ».

Il disparaît de la scène pendant dix ans, de 1981 à 1991, mais sa carrière est ensuite relancée. À l’automne 1999, profitant de l’élan donné par ses compatriotes Cheb Mami et Khaled, il signe son retour discographique avec l’album « Identités », où il propose un mélange de « Chââbi », la musique algéroise, et de rythmes empruntés aux genres occidentaux.

À l’image de son désir du mélange des cultures, il y chante avec des musiciens de différents horizons culturels, musicaux ou géographiques, comme Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier ou Gnawa Diffusion, Gilles Servat, Geoffrey Oryema et l’Orchestre national de Barbès.

Reconnaissance de l’identité culturelle de la Kabylie

En 2007, il avait publié l’album « La France des couleurs », en pleine campagne pour l’élection présidentielle française marquée par des débats sur l’immigration et l’identité.

En janvier 2018, le chanteur – qui militait pour la reconnaissance de l’identité culturelle de la Kabylie – était revenu chanter à Alger pour le nouvel an berbère « Yennayer » après une absence de 38 ans.

Dans une interview au Journal du dimanche, en avril 2019, il évoquait les manifestations populaires en Algérie et le départ d’Abdelaziz Bouteflika.

« J’ai tout aimé de ces manifestations : l’intelligence de cette jeunesse, son humour, sa détermination à rester pacifique (…) J’avoue avoir vécu ces instants de grâce depuis le 22 février comme des bouffées d’oxygène. Atteint d’une fibrose pulmonaire, je sais de quoi je parle », disait-il.

« De toute façon, nous sommes condamnés à réussir. Continuons donc à réfléchir en termes de Nation algérienne vers le progrès. Si nous restons unis, rien ni personne ne pourra nous défaire ».

Idir, qui avait été hospitalisé vendredi à Paris, a succombé à une maladie pulmonaire et devrait être enterré en région parisienne, selon son entourage proche.

Par Jeune Afrique avec AFP

Décès du romancier français Georges-Jean Arnaud, l’homme aux plus de 400 livres

avril 30, 2020

Le romancier français Georges-Jean Arnaud (à droite), auteur de plus de 400 titres dont la gigantesque saga de science-fiction "La compagnie des glaces" est mort à l'âge de 91 ans.

Le romancier français Georges-Jean Arnaud (à droite), auteur de plus de 400 titres dont la gigantesque saga de science-fiction « La compagnie des glaces » est mort à l’âge de 91 ans. Capture d’écran vidéo Youtube wwwactusfcom

L’auteur de la gigantesque saga de science-fiction « La Compagnie des glaces » est mort à l’âge de 91 ans. Écrivain populaire et prolixe, il s’est essayé à tous les genres.

C’est l’auteur de plus de 400 titres, dont la gigantesque saga de science-fiction La Compagnie des glaces. Le romancier français Georges-Jean Arnaud est mort à l’âge de 91 ans, selon son éditrice. « Il s’est éteint dimanche. C’est une grande perte pour la littérature populaire française, non seulement pour la science-fiction mais aussi pour ses policiers, ses romans d’espionnage et grands romans », confie Nathalie Carpentier, fondatrice et directrice des éditions French Pulp.

Écrivain populaire et prolixe, G.J. Arnaud s’est essayé à tous les genres. La science-fiction mais aussi le roman noir, d’espionnage, d’aventures ou érotique. Au total, il a écrit quelque 416 romans.

Né en juillet 1928, G.J. Arnaud a publié ses centaines de livres sous plus d’une douzaine de pseudonymes (Saint-Gilles, Gil Darcy, Frédéric Mado, Gino Arnoldi, Ugo Solenza…). Publié sous le nom de Saint-Gilles (le nom de son village natal dans le Gard), son premier roman, Ne tirez pas sur l’inspecteur, obtient le prix du Quai des Orfèvres en 1952.

Il a remporté de nombreux autres prix littéraires dont, en 1988, le prix RTL grand public pour Les moulins à nuages. Un coup d’oeil à son abondante bibliographie donne un résumé de ce qui fut longtemps considéré avec dédain comme du « roman de gare ». Les titres sont déjà des promesses d’aventures : Baroud au Tibesti, Un charter pour l’enfer, La mort moite

Rédigeant plus vite que son ombre, il a écrit jusqu’à 27 romans dans l’espace d’une seule année. Mais, « en moyenne j’écrivais une quinzaine de livres par an », avait-il confié en 2011 au Figaro. Son œuvre monumentale reste La Compagnie des glaces, qui compte au total 98 volumes.

Triste nouvelle! L’auteur de la Compagnie des Glaces chère à @lordtonpere G-J Arnaud est décédé à 91 ans le 26 avril dernier. RIP un immense auteur populaire. pic.twitter.com/YODzmxSrzD

— Papi Geek (@DavidBrage) April 29, 2020

Les épisodes de cette saga mettant en scène un monde retombé dans une période glaciaire après une catastrophe écologique se sont écoulés à des millions d’exemplaires. Ils ont inspiré des adaptations notamment à la télévision, en bande dessinée et en jeu vidéo.

Par Lexpress.fr avec AFP

 

États-Unis: L’acteur Brian Dennehy, le shérif dans «Rambo», est mort

avril 17, 2020
Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
© Kevin Winter/Getty Images Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
Au petit et grand écran, Brian Dennehy jouait les machos, les durs ou les tendres. Il était aussi un grand acteur de théâtre. Il est mort à l’âge de 81 ans.

Sa fille, l’actrice Elizabeth Dennehy a publié un message sur Twitter pour en faire l’annonce, précisant que son père n’était pas mort de la COVID-19. C’est le cœur lourd que nous annonçons que notre père, Brian, est décédé hier soir de causes naturelles, non liées à la Covid. Plus grand que nature, généreux à profusion, père et grand-père fier et dévoué, il manquera à sa femme Jennifer, à sa famille et à de nombreux amis, a-t-elle écrit.

Si Brian Dennehy a joué dans de nombreux films et séries télévisées, il a aussi été reconnu pour ses rôles au théâtre dans des pièces de William Shakespeare, Anton Chekhov, Eugene O’Neill et Arthur Miller.

Brian Dennehy a gagné deux prix Tony et un Golden Globe pour des rôles au théâtre et à la télévision.

Il a été intronisé au Panthéon du théâtre américain en 2010.

Parmi la quarantaine de films dans lesquels il a joué, le rôle du shérif Will Teasle qui a emprisonné Rambo en 1982 est sûrement le plus connu. Il a interprété un tueur en série dans To Catch a Killer et un shérif corrompu abattu par Kevin Kline dans Silverado. Il a également eu quelques seconds rôles : le barman qui console Dudley Moore dans 10 et le chef de file des extraterrestres dans Cocoon et sa suite.

Avec CBC/Radio-Canada

L’écrivain chilien Luis Sepulveda est mort en Espagne du Covid-19

avril 16, 2020

L'écrivain chilien Luis Sepulveda en 2012

L’écrivain chilien Luis Sepulveda en 2012

Aurimages via AFP

L’écrivain , qui avait été forcé à l’exil sous la dictature de Pinochet, est mort à l’âge de 70 ans après avoir été contaminé par le nouveau coronavirus.

L’écrivain chilien engagé Luis Sepulveda, forcé à l’exil sous la dictature d’Augusto Pinochet, est mort à 70 ans en Espagne du Covid-19, a annoncé jeudi sa maison d’édition. L’auteur était hospitalisé depuis fin février à Oviedo, dans la région des Asturies (nord) où il résidait. Il avait développé les symptômes de la maladie au retour d’un festival littéraire au Portugal.

« L’écrivain Luis Sepulveda est mort à Oviedo. L’équipe de Tusquets Editores regrette profondément sa perte », a écrit le groupe éditorial espagnol dans un communiqué. Il est notamment l’auteur du « Vieux qui lisait des romans d’amour », un de ses premiers livres qui lui avait valu une renommée internationale. Vivant en Europe depuis les années 1980, Sepulveda est également l’auteur d’une vingtaine de romans, chroniques, récits, nouvelles et fables pour enfants traduits dans une cinquantaine de pays.

Un auteur engagé

« Le personnel soignant a tout fait pour lui sauver la vie mais il n’a pas surmonté la maladie. Mes plus sincères condoléances à sa femme et à sa famille », a assuré sur Twitter le président de la région des Asturies, Adrian Barbon.

Né en octobre 1949 à Ovalle, au nord de la capitale chilienne Santiago, l’auteur avait milité très jeune dans les jeunesses communistes puis dans une branche du Parti socialiste. Ce qui lui avait valu d’être arrêté en 1973 par le régime du général Augusto Pinochet. Emprisonné pendant deux ans et demi, il avait finalement vu sa peine commuée en exil et avait quitté en 1977 le Chili où il n’est jamais revenu s’installer.

Par LEXPRESS.fr avec AFP

RDC : décès de Mgr Gérard Mulumba, oncle de Félix Tshisekedi et chef de la Maison civile du président

avril 15, 2020

Le religieux a pris sa retraite apostolique en 2017.

Le religieux a pris sa retraite apostolique en 2017. © Colin Delfosse pour Jeune Afrique

 

Frère de l’emblématique opposant, feu Étienne Tshisekedi, et oncle de l’actuel président, Mgr Gérard Mulumba occupait les fonctions de chef de la Maison civile à la présidence congolaise. Il est décédé des suites du coronavirus.

Personnage discret mais incontournable dans l’entourage du président Félix Tshisekedi, Gérard Mulumba, l’oncle du chef de l’État, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi des suites du coronavirus. Il était âgé de 82 ans. L’information a été confirmée, ce mercredi 15 avril, par des proches du prélat congolais.

Gérard Mulumba occupait, depuis mai 2019, la fonction stratégique de chef de la Maison civile. À ce titre, il était chargé de la gestion de l’intendance et de la logistique des résidences et des sites présidentiels privés, ainsi que du secrétariat du chef de l’État et du service médical présidentiel.

Voie ecclésiastique

Mais Mgr Mulumba n’a pas toujours goûté à ce milieu politique kinois, et ce en dépit d’une filiation ô combien symbolique en République démocratique du Congo (RDC). Frère cadet de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, Mulumba avait très tôt privilégié la voie ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1967, ce diplômé de théologie avait effectué un bref passage par la Belgique avant de regagner le Zaïre de Mobutu au début des années 1970.

Alors que son frère, ancien cadre de l’administration du maréchal, choisit la voie de la contestation et fonde l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en 1982, lui poursuit son ascension. En marge des tumultes politiques de la capitale, il devient, en 1989, l’évêque de Mweka, dans la province du Kasaï. « Du fait de l’identité de mon frère, il y a toujours eu des soupçons et des calomnies à mon égard. J’ai été plusieurs fois interpellé ! », racontera-t-il à Jeune Afrique au sujet de cette période. Il occupera néanmoins ces fonctions pendant 28 ans avant d’en être relevé, début 2017, en raison de son âge avancé (79 ans à l’époque).

À la mort du Sphinx de Limete, le 1er février 2017,  il écope, en vertu de sa position d’aîné de la fratrie, de la délicate mission d’organiser les funérailles de l’opposant. S’en suivent plusieurs mois de négociations infructueuses avec le régime, déterminé à ne pas faciliter le rapatriement du corps et l’organisation des obsèques de celui qui fut le principal adversaire politique de Joseph Kabila. Étienne Tshisekedi aura finalement droit à ses funérailles nationales fin mai 2019, quelques jours à peine après la nomination de Mulumba à la Maison civile. Tout un symbole pour celui qui revendiquait le rôle de « conseiller spirituel » dans le premier cercle du président, dont il gérait aussi les affaires privées.

Avec Jeuneafrique par Romain Gras

Togo : décès de l’ancien Premier ministre Edem Kodjo

avril 11, 2020

Edem Kodjo (Togo), ancien secrétaire général de l'OUA, ancien Premier ministre du Togo, facilitateur de l'Union africaine pour le dialogue politique en cours en RD Congo. A Paris, le 05.12.2016.

Edem Kodjo (Togo), ancien secrétaire général de l’OUA, ancien Premier ministre du Togo, facilitateur de l’Union africaine pour le dialogue politique en cours en RD Congo. A Paris, le 05.12.2016. © Vincent Fournier/JA 

L’ancien Premier ministre et ex-secrétaire général de l’OUA est décédé ce samedi matin, en région parisienne, à l’âge de 81 ans.

Edem Kodjo est décédé dans la matinée du samedi 11 avril à l’Hôpital américain de Neuilly, en région parisienne, où il était hospitalisé depuis neuf mois à la suite d’un accident vasculaire-cérébral. L’information a été confirmée à Jeune Afrique par son épouse.

Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) de 1978 à 1983, Edem Kodjo avait aussi été le Premier ministre du Togo à deux reprises : sous la présidence de Gnassingbè Eyadéma d’abord, d’avril 1994 à août 1996, puis sous celle de son fils, Faure Essozimna Gnassingbé, de juin 2005 à septembre 2006.

Mission impossible

En 2009, il avait publiquement annoncé qu’il se retirait de la scène politique togolaise. Il avait repris du service quelques années plus tard, en janvier 2016, en tant que facilitateur du dialogue politique en RD Congo – une mission difficile, « impossible » disait-il, qui lui avait été confiée par la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, alors présidente de la Commission de l’Union africaine (UA). Après dix mois d’une facilitation chahutée, qui lui avait valu d’être contesté par l’opposition congolaise, il avait fini par jeter l’éponge.

Il avait 81 ans.

Avec Jeuneafrique