Archive for the ‘Politique’ Category

Les talibans pakistanais admettent la mort de leur chef, en nommant un nouveau

juin 23, 2018

Peshawar (Pakistan) – Les talibans pakistanais ont reconnu dans un communiqué envoyé samedi à l’AFP la mort de leur ancien chef Maulana Fazlullah, tué la semaine dernière en Afghanistan par un drone de l’armée américaine, et ont annoncé en avoir nommé un nouveau.

« C’est une source de fierté que tous les leaders de Tehreek-e-Taliban Pakistan (ou TTP, le nom en ourdou des talibans pakistanais) soient morts en martyrs, tués par les infidèles », a commenté le porte-parole des insurgés, Mohammad Khurasani, en référence aux deux prédécesseurs du Maulana Fazlullah, également tués par des tirs de drones américains.

Le conseil (shura) dirigeant des TTP a nommé le Mufti Noor Wali Mehsud pour le remplacer, a-t-il ajouté dans ce texte.

Fazlullah était considéré comme le donneur d’ordre dans la tentative d’assassinat en 2012 de Malala Yousafzai, devenue un symbole du droit des filles à l’éducation et prix Nobel de la Paix. Son groupe avait aussi revendiqué le massacre de plus de 150 personnes en 2014 dans une école de la ville de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan.

Il avait trouvé refuge en Afghanistan en 2009 et sa mort « est un soulagement pour les familles pakistanaises victimes du terrorisme du TTP, y compris le massacre » de l’école, avait commenté l’armée pakistanaise.

L’armée américaine a mené le 14 juin une frappe aérienne dans la province de Kunar, près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan.

Un responsable militaire américain avait confirmé que la frappe américaine visait Fazlullah, mais il s’était abstenu de confirmer sa mort, qui a dans le passé été plusieurs fois annoncée puis démentie. « Nous ne sommes pas encore prêts à dire que nous avons décroché le jackpot », avait-il indiqué à l’AFP.

Le président afghan Ashraf Ghani s’était à l’inverse félicité de la mort du Maulana Fazlullah, fruit selon lui « d’infatigables recherches de renseignement menées par les services de sécurité afghans ».

Le département d’Etat américain avait annoncé en mars une récompense de 5 millions de dollars pour aider à localiser ce commandant taliban lié en outre à la tentative d’attentat à la voiture piégée de Times Square en 2010 à New York.

Selon le département d’Etat, le TTP a « montré une alliance étroite avec Al-Qaïda » et donné une formation sur les explosifs à Faisal Shahzad, qui se préparait à être l’auteur de l’attentat de Times Square.

Agé de 40 ans, Mehsud, reconnu pour ses connaissances religieuses autant que pour ses aptitutes de combattant, est aussi appelé Abu Mansoor Asim.

Cet ancien chargé de la justice pour le TTP est originaire de Sararogha, un bastion des talibans où l’armée pakistanaise a mené de nombreuses batailles ces dernières années.

Il appartient à la féroce tribu des Mehsud, du Sud Waziristan, et était un adjoint du fondateur du TTP, Baitullah Mehsud, tué par un drone américain en 2009.

« Avec la nomination du Mufti Noor Wali Mehsud, la direction du TTP revient à la tribu Mehsud dans sa base du Sud Waziristan », quand Fazlullah venait de la vallée de Swat, observe Rahimullah Yusufzai, analyste expert des talibans.

Sous sa houlette, « les différentes factions des talibans pakistanais (qui s’étaient formées après le départ de Fazlullah en Afghanistan, NDLR) pourraient se réunir à nouveau », ajoute-t-il, interrogé par l’AFP.

Mehsud, qui a combattu contre l’Alliance du Nord aux côtés de moudjahidines afghans en 1990, a écrit un livre l’an passé, dans lequel il a raconté s’être rué après les attentats du 11 septembre 2001 à Kaboul, où il avait assisté à la chute du régime taliban face à la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 17h12)                                                        

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Brexit à Londres, des dizaines de milliers de manifestent réclament un second vote

juin 23, 2018

Des Britanniques manifestent le 23 juin 2018 à Londres pour demander un vote sur les conditions finales du retrait du Royaume-Uni de l’UE / © AFP /

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Londres pour demander un vote sur les conditions finales du retrait du Royaume-Uni de l’UE, actuellement négociées à Bruxelles entre les deux parties.

Deux ans jour pour jour après le référendum sur le Brexit, cette marche organisée par l’association The People’s Vote (Le vote du peuple) marque le début d’une campagne d’actions qui doit durer tout l’été pour exiger une nouvelle consultation populaire.

« J’étais en larmes lors des résultats du référendum, ça laissait présager d’un avenir très sombre », a expliqué à l’AFP Chiara Liduori, une italienne installée à Londres, venue participer à la manifestation avec sa fille de 2 ans, et sa nièce de 14 ans. « C’est pour elles que je suis venue, elles vont grandir dans Europe différente, qui n’est pas celle que je connais, ni celle que je veux ».

Sous un ciel bleu, une foule compacte a traversé le quartier des ministères, ne manquant pas de huer en passant devant Downing Street, résidence de la Première ministre conservatrice Theresa May.

Sur les pancartes s’affichaient de nombreux slogans contre la sortie de l’UE ou le gouvernement, notamment « Le Brexit détruit le Royaume-Uni », « Theresa, dis nous la vérité », ou encore « Le Brexit n’est pas une affaire conclue ».

« Je suis vraiment favorable à ce qu’on laisse les gens s’exprimer une nouvelle fois, beaucoup ont changé d’avis, on comprend mieux les enjeux aujourd’hui », a confié Emily Hill, une infirmière de 55 ans, qui a fait deux heures de route depuis le comté de Gloucestershire (sud-ouest de l’Angleterre) pour participer à l’évènement.

« De nombreux électeurs ont exprimé un vote de contestation » lors du premier référendum, en 2016, estime-t-elle, brandissant un drapeau européen. « Certains ne soutiennent pas l’Europe, mais je ne pense pas que cela représente la majorité de l’opinion dans le pays ».

Des Britanniques manifestent le 23 juin 2018 à Londres pour demander un vote sur les conditions finales du retrait du Royaume-Uni de l’UE / © AFP / Niklas HALLE’N

– « Longue bataille » –

Dans un sondage de l’institut Survation pour la chaine ITV publié vendredi, 48% des personnes interrogées étaient favorable à un second référendum, 25% s’y opposaient, et 27% n’avaient pas d’opinion.

« Le débat sur le Brexit crée des tensions, et polarise encore davantage la société », regrette William Diaz, un journaliste de 52 ans, qui défile avec une pancarte « Je suis un citoyen européen ». « C’est une question très compliquée, ce n’est pas une décision que l’on devrait prendre en votant par oui ou par non ».

Il évoque également ses craintes des « conséquences économiques » que pourrait avoir la sortie du pays de l’UE, mentionnant les menaces formulées cette semaine par les dirigeants d’Airbus ou BMW de mettre fin à leurs activités au Royaume-Uni en cas de Brexit sans accord.

A l’avant du cortège, le chef du Parti libéral-démocrate, Vince Cable, ou la députée conservatrice europhile Anna Soubry défilaient derrière une bannière demandant « un vote sur l’accord final du Brexit ».

Vince Cable a défendu la légitimité d’une seconde consultation. « C’est courant dans certains pays, comme en Suisse, vous votez d’abord sur le principe, puis vous votez sur le résultat final », a-t-il exposé à l’AFP.

Calendrier du Brexit / © AFP / Gillian HANDYSIDE

« C’est le début d’une longue bataille », a-t-il reconnu, « aujourd’hui nous envoyons un puissant message au gouvernement sur les inquiétudes générées par sa gestion du Brexit ».

– « Brexit complet » –

Divisé sur le dossier, l’exécutif britannique n’a pas encore dévoilé sa vision de la relation qu’il souhaite mettre en place avec l’UE après le retrait, prévu le 29 mars 2019.

Favorable à une franche rupture, le ministre des affaires étrangères Boris Johnson a exigé un « Brexit complet » dans une tribune publiée samedi par le tabloïd The Sun. Il a mis en garde Theresa May sur la nécessité de refuser un accord qui laisserait le pays « a moitié dans et à moitié hors » de l’UE, « contraint d’obéir aux règles européennes ».

Le ministre du Commerce international, Liam Fox, s’est lui montré encore plus explicite sur la possibilité de conclure un Brexit sans accord.

« Je pense qu’il ne serait pas prudent pour nos partenaires dans ces négociations de penser que notre Première ministre bluffe », a-t-il déclaré à la BBC. « Elle a toujours affirmé qu’aucun accord valait mieux qu’un mauvais accord ».

A quelques jours d’un sommet européen à Bruxelles, l’inquiétude augmente quant à la progression des discussions, alors que d’importantes interrogations restent sans réponse, notamment la question de la frontière irlandaise. L’UE a même conseillé de se préparer à l’absence d’accord.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 19h04)

Zimbabwe: une explosion fait des victimes dans un meeting du président Mnangagwa

juin 23, 2018

explo

Bulawayo (Zimbabwe) – Une explosion d’origine inconnue a fait plusieurs victimes à la fin d’une réunion électorale à Bulawayo (sud) du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, qui a été évacué sain et sauf, selon des témoins et le porte-parole du chef de l’Etat.

« Le président a été évacué avec succès. Il se trouve au siège de la province à Bulawayo », a déclaré au téléphone à l’AFP son porte-parole, George Charamba. Une vice-présidente a été blessée lors de cette explosion.

« Nous pensons qu’il s’agit d’une explosion, qui s’est certainement produite très près de la tribune où se trouvaient les personnalités », a poursuivi M. Charamba, sans autre précision.

Un correspondant de l’AFP sur place a signalé que plusieurs personnes avaient été blessés par l’explosion, sans autre précisions immédiates sur leur état de santé.

De nombreuses ambulances étaient présentes sur place pour évacuer ces blessés, a-t-il ajouté.

Selon plusieurs témoins, l’explosion a été ressentie alors que le chef de l’Etat, candidat du parti au pouvoir, la Zanu-PF, à l’élection présidentielle prévue le 30 juillet prochain, venait de terminer son discours devant plusieurs centaines de ses partisans.

La réunion se tenait dans un stade de Bulawayo, la deuxième ville du Zimbabwe, considérée comme un fief de l’opposition.

Les scrutins présidentiel et législatifs du 30 juillet sont les premiers organisés depuis la démission en novembre du président Robert Mugabe, qui a dirigé le Zimbabwe d’une main de fer depuis son indépendance en 1980.

Lâché par l’armée et la Zanu-PF, M. Mugabe a été remplacé par M. Mnangagwa, son ancien vice-président.

Sauf énorme surprise, Emmerson Mnangagwa est assuré de remporter la présidentielle face à une opposition orpheline de son chef historique Morgan Tsvangirai, décédé en février.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 14h01)                                                        

Éthiopie: un tué et 150 blessés dans une explosion lors d’un meeting

juin 23, 2018

Des milliers de personnes réunies le 23 juin 2018 sur la place Meskel d’Addis Abeba pour soutenir le Premier ministre Abiy Ahmed / © AFP / SAMUEL HABTAB GEBRU

Au moins une personne a été tuée et plus de 150 blessées après l’explosion d’une grenade samedi au milieu d’une foule immense venue écouter le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dans le centre d’Addis Abeba, déclenchant un mouvement de panique.

Devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur la place Meskel, M. Abiy venait de finir son discours et saluait la foule quand l’explosion s’est produite, provoquant un mouvement de foule vers l’estrade et des scènes de confusion, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le Premier ministre a quitté précipitamment les lieux sain et sauf. A 15h00 locales (12h00 GMT), le ministre de la Santé Amir Aman a porté le bilan à un mort et 154 blessés, dont 10 dans un état critique, sur son compte twitter.

M. Abiy a estimé que l’incident avait été planifié par des groupes cherchant à discréditer son programme de réformes. « Les gens qui ont fait ça appartiennent à des forces opposées à la paix. Vous devez arrêter de faire ça. Vous n’avez pas réussi dans le passé et vous ne réussirez pas dans le futur », a-t-il lancé à la télévision.

Son chef de cabinet Fitsum Arega a précisé que l’explosion avait été provoquée par une grenade et qu’elle était le fait de personnes – qu’il n’a pas identifiées – « dont le cœur est rempli de haine ».

Un des organisateurs du rassemblement, Seyoum Teshome, a expliqué avoir vu une bagarre éclater non loin de la scène où se trouvait le Premier ministre et quelqu’un tenter de lancer une grenade dans cette direction.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Addis Abeba pour un sommet régional le 21 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

« A ce moment-là, quatre policiers ou plus lui ont sauté dessus et durant cette échauffourée, la grenade a explosé », a déclaré M. Seyoum à l’AFP. Aucun responsable gouvernemental n’a confirmé que M. Abiy était la cible de cette attaque.

Par ailleurs, un photographe de l’AFP a constaté l’arrestation sur la place de quatre personnes, deux hommes et deux femmes.

Il s’agissait du premier discours public à Addis Abeba de M. Abiy, 41 ans, depuis sa nomination en avril. Il en avait fait plusieurs en province, et celui-ci devait être le plus symbolique de sa campagne pour expliquer ses réformes.

Depuis sa prise de fonctions, après plus de deux années de manifestations antigouvernementales ayant coûté son poste à son prédécesseur Hailemariam Desalegn, M. Abiy a impulsé des changements majeurs, libérant nombre d’opposants emprisonnés et initiant une libéralisation de l’économie.

Il a aussi décidé de mettre un point final au différend avec l’Érythrée et opéré un important remaniement de responsables sécuritaires.

Des supporters du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed sur la place Meskel d’Addis Abeba le 23 juin 2018 / © AFP / Samuel HABTAB GEBRU

– ‘Woyane voleur’ –

Le rassemblement de samedi avait débuté dans le calme. Des spectateurs brandissaient des drapeaux du Front de libération oromo (OLF), un groupe armé rebelle, et une ancienne version du drapeau éthiopien, symbole des manifestations antigouvernementales.

La police, qui par le passé arrêtait quiconque agitait de tels drapeaux, laissait cette fois faire.

Dans son discours, M. Abiy a exprimé sa gratitude à la foule et a vanté les vertus de l’amour, de l’harmonie et du patriotisme: « L’Éthiopie sera à nouveau au sommet et les fondations en seront l’amour, l’unité et le rassemblement ».

Après l’explosion, des dizaines de personnes ont envahi la scène dans la confusion totale, et commencé à lancer des objets divers vers la police en criant: « A bas, à bas Woyane », ou « Woyane voleur », en référence au surnom péjoratif utilisé pour qualifier le gouvernement, selon le journaliste de l’AFP.

Blast rocks rally in support of new Ethiopian prime minister / © AFP / Solan Kolli

Des échauffourées ont éclaté entre spectateurs. Après ces incidents, des dizaines de milliers de personnes ont continué à chanter dans le calme et à manifester leur mécontentement à l’égard des autorités.

La police est finalement intervenue en lançant des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. A la mi-journée, la place était complètement vide en dehors d’une forte présence policière, selon un journaliste de l’AFP.

Le nouveau Premier ministre a pris les rênes du pays à un moment où, selon de nombreux observateurs, la coalition au pouvoir depuis 1991, et à laquelle il appartient, s’est retrouvée dos au mur.

Confrontée au plus important mouvement de protestation en 25 ans, le pouvoir a d’abord répondu par la répression (plus de 1.000 morts, un état d’urgence de 10 mois), avant de lâcher du lest, avec la démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn en février, puis la nomination de M. Abiy.

Premier chef du gouvernement éthiopien issu de l’ethnie oromo, M. Abiy a surpris les observateurs par la rapidité avec laquelle il a initié les réformes. Ceux-ci ont cependant mis en garde contre le risque que cela ne suscite des tensions.

La promesse de M. Abiy de rétrocéder à l’Érythrée des portions de territoires frontaliers a ainsi déjà suscité en Ethiopie la réprobation des Tigréens, très influents dans les cercles du pouvoir avant sa nomination.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 15h36)

Dix jours après le sommet Trump-Kim, la dénucléarisation en suspens

juin 23, 2018

Washington – Le sommet Trump-Kim s’est achevé sur un engagement de la Corée du Nord en faveur d’une « dénucléarisation complète » mais les détails ont été remis à des négociations ultérieures et dix jours après, aucune avancée concrète n’a été enregistrée.

Dans sa déclaration conjointe avec le président américain Donald Trump, le 12 juin à Singapour, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un « a réaffirmé son engagement ferme et inébranlable envers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».

Une formulation vague qui a déçu les attentes des experts, d’autant qu’elle ne fait pas mention de la nécessité que ce processus soit aussi « vérifiable et irréversible », comme le réclamaient les Etats-Unis.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo assure pourtant que cela reste l’objectif de Washington, et que le terme « complète » englobe « vérifiable et irréversible ».

L’administration américaine affirme d’ailleurs beaucoup de choses: que la dénucléarisation va débuter « très rapidement » (Trump, le 12 juin), qu’elle a même « déjà commencé » (Trump, le 21 juin), que Kim Jong Un « a compris l’urgence » (Pompeo, le 13 juin), que « l’essentiel du désarmement » nucléaire nord-coréen devrait intervenir d’ici fin 2020 (Pompeo, le 13 juin) et enfin qu’il « n’y a plus de menace nucléaire de la part de la Corée du Nord » (Trump, le 13 juin).

Mais cette confiance affichée repose, à ce stade, uniquement sur la parole que le dirigeant nord-coréen aurait donnée au président américain, dans le huis clos de leur tête-à-tête historique. Une confiance qui laisse sceptique plus d’un observateur.

« C’est l’une des déclarations les plus naïves jamais faites par un diplomate américain », commente Thomas Wright, de la Brookings Institution, quand Mike Pompeo explique que Kim Jong Un a pris « un engagement personnel et a mis sa réputation en jeu ». « S’il y croit vraiment, c’est effrayant », ajoute le chercheur.

– Les négociations reportées –

« Etant donné les violations répétées, par la Corée du Nord, des différents accords dans le passé, il y a très peu de raisons de leur faire confiance cette fois-ci », a renchéri Abraham Denmark, du think tank Wilson Center, lors d’une audition devant le Congrès cette semaine.

Preuve que la confiance a d’ailleurs ses limites, lorsqu’il s’agit de documents officiels, le ton change.

« Les actes et les politiques du gouvernement de Corée du Nord continuent de constituer une menace exceptionnelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des Etats-Unis », a écrit vendredi Donald Trump dans un avis transmis au Congrès pour justifier le maintien des sanctions contre Pyongyang et la prorogation pour une année supplémentaire de « l’état d’urgence national » décrété en 2008 à cet égard.

La déclaration de principes de Singapour doit faire l’objet de négociations de suivi pour préciser les engagements et le calendrier. Beaucoup de choses ont été évoquées à l’oral mais les discussions n’étaient pas assez avancées pour les mettre par écrit, a plaidé Mike Pompeo.

Ce dernier devait théoriquement entamer ces nouvelles négociations dès cette semaine, d’après ce qu’avait annoncé Donald Trump dans la foulée du sommet.

Mais le chef de la diplomatie américaine se borne à dire qu’il retournera « sans doute dans pas très longtemps » en Corée du Nord.

Et le département d’Etat assure qu’aucune rencontre ou déplacement ne peut être annoncé à ce stade. « Nous sommes en communication avec le gouvernement nord-coréen », dit-il seulement, « le secrétaire d’Etat Pompeo les rencontrera dès que possible ».

Les vraies négociations pour la mise en oeuvre des engagements du sommet n’ont pas démarré.

Le processus de dénucléarisation non plus, semble-t-il, malgré les déclarations du président américain.

Son ministre de la Défense Jim Mattis a ainsi confirmé mercredi que Pyongyang n’avait pris aucune mesure jusque-là pour démanteler son programme atomique. « Les négociations détaillées n’ont pas commencé, il ne faut pas s’attendre à cela pour l’instant », a-t-il expliqué.

Quid donc des « très bonnes nouvelles » parvenues « ces derniers jours » de Corée du Nord, selon Donald Trump? Mystère, et embarras dans l’administration américaine qui peine à étayer les affirmations présidentielles.

Quant aux « quatre sites d’essais » que le régime reclus aurait « déjà détruits », le président républicain faisait en réalité référence, a expliqué un porte-parole du département d’Etat à l’AFP, au site d’essais nucléaires de Punggye-ri et à ses tunnels souterrains, officiellement démantelés mais le 24 mai, près de trois semaines avant le sommet de Singapour.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 10h10)                                                        

Manifestations au Nicaragua: le bilan monte à 212 morts

juin 22, 2018

Manifestation antigouvernementale à Masaya, au Nicaragua, le 21 juin 2018 / © AFP / MARVIN RECINOS

Le bilan de la répression des manifestations antigouvernementales au Nicaragua est monté à au moins 212 morts, a annoncé vendredi la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH).

« L’action répressive de l’Etat a fait au moins 212 morts au 19 juin et 1.337 blessés », a indiqué la commission, en affirmant que plus de 500 personnes avaient été détenues au 6 juin.

La CIDH a conclu que « la violence étatique visait à dissuader la participation aux manifestations et à étouffer cette expression d’opposition politique », selon un rapport d’une centaine de pages présenté vendredi lors d’une session extraordinaire du Conseil permanent de l’Organisation des Etats américains (OEA), à Washington.

La Commission a appelé le gouvernement à « trouver une solution constitutionnelle, démocratique et pacifique à cette crise des droits humains ».

La vague de contestation, engagée pour dénoncer une réforme de la sécurité sociale qui a depuis été abandonnée, cible le chef de l’Etat Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 18h27)

Le gouvernement tchèque favorable au mariage homosexuel

juin 22, 2018

Le gouvernement tchèque favorable au mariage homosexuel / © AFP/Archives / Odd ANDERSEN

Le gouvernement tchèque a annoncé vendredi son soutien à un projet d’amendement du code civil visant à autoriser le mariage homosexuel, qui, si adopté, ferait de la République tchèque le premier pays post-communiste à avoir une telle norme juridique.

Le cabinet a en même temps appelé dans un communiqué à un « débat au niveau de toute la société » sur ce « sujet sensible ».

Proposé par un groupe de 46 députés représentant six de l’ensemble des neuf partis parlementaires, dont le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babis et le parti social-démocrate CSSD, le texte sera prochainement discuté à la Chambre des députés.

Le projet n’a été appuyé par aucun élu du parti de droite conservatrice ODS, ni de l’extrême droite SPD, ni des chrétiens-démocrates KDU-CSL.

« Le principe fondamental de cet amendement est d’offrir aux couples de même sexe et à leurs enfants la même dignité et la même protection de la vie familiale dont bénéficient déjà les époux et leurs enfants », lit-on dans un rapport présenté par une député d’ANO, Radka Maxova.

« Nous avons l’occasion de devenir un premier pays post-communiste autorisant le mariage aux couples gay et lesbiens », a de son côté constaté la militante Lucie Zachariasova de l’ONG « Nous sommes fair », citée par l’agence CTK.

La République tchèque avait déjà autorisé en 2006 les homosexuels à vivre en partenariat enregistré, mais le mariage leur reste interdit jusqu’à présent.

En cas de son adoption définitive par la Chambre des députés, l’amendement du code civil autorisant les mariages homosexuels remplacerait la loi sur le partenariat enregistré.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 19h05)

Le gouvernement sud-soudanais cherche à écarter Machar des négociations

juin 22, 2018

L’opposant sud-soudanais Riek Machar à Addis Abeba le 21 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

Les pourparlers de paix sud-soudanais ont pris vendredi une mauvaise tournure, le président Salva Kiir s’efforçant de marginaliser le chef rebelle Riek Machar, même s’il a dû se résoudre à une nouvelle rencontre avec lui lundi à Khartoum.

Les différents acteurs d’une guerre civile déclenchée en décembre 2013, deux ans après l’indépendance du pays, et qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique, continuent à souffler le chaud et le froid.

Mercredi soir, la rencontre à Addis Abeba entre Salva Kiir et Riek Machar avait laissé percer l’espoir qu’une solution négociée soit bientôt trouvée. Il s’agissait de la première entrevue en deux ans entre deux personnalités dont la rivalité est à l’origine de la guerre.

Les bureaux du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui préside l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), l’organisation régionale qui œuvre depuis de longs mois à réactiver le processus de paix, avaient publié des photos des trois hommes se donnant l’accolade.

Et jeudi, un sommet avait réuni à Addis Abeba plusieurs chefs d’État des pays membres de l’Igad, le Soudanais Omar el-Béchir, le Kényan Uhuru Kenyatta, le Somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, mais pas l’Ougandais Yoweri Museveni, un acteur-clé, pour accentuer encore la pression.

Vendredi, le gouvernement sud-soudanais a douché l’enthousiasme des plus optimistes en affirmant que Riek Machar, chef du SPLM-IO (Mouvement populaire de libération du Soudan – Opposition), n’avait pas sa place dans le gouvernement d’union nationale.

Le président sud-soudanais Salva Kiir (c) arrive au sommet de l’Igad le 21 juin 2018 aux côtés du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (d) et du président kenyan Uhuru Kenyatta (g) / © AFP / YONAS TADESSE

« Nous en avons assez de Riek Machar, des dommages que Riek Machar a causés aux Sud-Soudanais », a déclaré en conférence de presse à Addis Abeba le ministre de l’Information Michael Makuei, un des durs du régime.

Il a appelé M. Machar, s’il veut être président un jour, « à attendre les élections », montrant, par cette prise de position, à quel point les inimitiés sont solidement enracinées, en dépit des sourires de façade.

La guerre avait éclaté en décembre 2013 à Juba, lorsque M. Kiir, un Dinka, avait accusé M. Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.

Avant cette semaine, les deux hommes ne s’étaient plus parlés en face-à-face depuis juillet 2016, quand avaient éclaté dans la capitale Juba d’intenses combats entre leurs troupes.

– Rencontre lundi à Khartoum –

Des Sud-Soudanaises font la queue pour des vivres dans un centre de protection des civils à Bentiu, au Soudan du Sud, le 13 février 2018 / © AFP / Stefanie GLINSKI

Ces affrontements avaient forcé M. Machar à fuir en Afrique du Sud, et signifié l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015 ayant permis au chef rebelle d’être réinstallé au poste de vice-président.

Malgré sa rhétorique anti-Machar, le gouvernement a cependant cédé à la requête des chefs d’État de l’Igad d’organiser une nouvelle rencontre entre MM. Machar et Kiir lundi à Khartoum, au Soudan.

« C’est une décision des chefs d’État et nous la respecterons », a assuré M. Makuei. Les deux camps négocient depuis des mois sous l’égide de l’Igad, mais cette nouvelle réunion doit permettre doit permettre d’accélérer le processus.

Elle est une des principales décisions adoptées cette semaine. Elle sera suivie d’une autre rencontre à Nairobi et l’accord final devrait être signé à Addis Abeba dans un délai de deux semaines, d’après le gouvernement sud-soudanais.

Dans cet intervalle, M. Machar sera autorisé à rester dans une de ces villes, mais le gouvernement sud-soudanais a affirmé avoir obtenu de l’Igad qu’il ne puisse ensuite demeurer « dans la région ou quelque part près du Soudan du Sud ».

Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 / © AFP / Sophie RAMIS

Parmi les différends à régler figure le poste de vice-président, occupé actuellement par Taban Deng, un ancien allié de M. Machar qui avait fait défection en juillet 2016 avec une partie du SPLM-IO, selon un document transmis à la presse par le gouvernement.

Ce texte indique notamment qu' »aucun compromis sur le partage du pouvoir » au sein du gouvernement n’a été trouvé et qu’un désaccord persiste sur « le calendrier pour l’unification des forces armées ».

Le SPLM-IO a condamné les « propos irresponsables » de M. Makuei, estimant qu’ils étaient destinés à « faire dérailler le processus de paix ». La rébellion avait dès jeudi fait part de ses propres réticences, qualifiant d' »irréaliste » la manière dont sont menés les actuels efforts de paix.

Ce conflit a depuis le début été marqué par des revirements en tout genre, comme en témoigne le dernier cessez-le-feu en date, scellé le 24 décembre à Addis Abeba sous l’égide de l’Igad, et violé dès son entrée en vigueur.

Et malgré la pression internationale, rien ne dit que M. Kiir soit disposé à faire des concessions, ses forces semblant en passe de prendre le dessus militairement face à une rébellion de plus en plus éclatée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 14h26)

Venezuela: l’ONU demande une enquête internationale

juin 22, 2018

Genève – Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié vendredi de « lamentable » la situation au Venezuela, appelant à créer une commission d’enquête internationale et demandant un « engagement accru » de la Cour pénale internationale (CPI).

« L’impunité doit cesser », a affirmé Zeid Ra’ad Al Hussein, à l’occasion de la publication d’un rapport sur le Venezuela.

« Etant donné que l’Etat ne semble ni capable ni disposé à poursuivre les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, il y a de solides raisons de demander un engagement accru de la Cour pénale internationale », a-t-il souligné.

La CPI a ouvert en février un examen préliminaire sur des crimes commis au Venezuela, théâtre de troubles politiques meurtriers.

Le Haut-Commissariat demande aussi la création d’une commission d’enquête internationale par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, comme il en existe pour la Syrie.

La publication du rapport fait suite à un premier rapport accablant du Haut-Commissaire, publié en août 2017, qui dénonçait déjà le « recours généralisé et systématique à une force excessive pendant les manifestations, et la détention arbitraire de manifestants et d’opposants politiques présumés ».

Usage de la force excessive, détentions arbitraires, tortures et mauvais traitements, incluant des simulacres d’exécution et des décharges électriques, se poursuivent selon le Haut-Commissariat, qui souligne que cette répression menée par les autorités de l’Etat a commencé en 2014.

– Exécutions extrajudiciaires –

Ce nouveau rapport accuse par ailleurs diverses forces de sécurité vénézuéliennes d’avoir procédé depuis 2015 à des centaines d’exécutions extrajudiciaires, visant surtout des jeunes dans les quartiers pauvres, dans le cadre d’opérations de lutte contre la criminalité.

Plus de 500 exécutions extrajudiciaires auraient ainsi été menées entre juillet 2015 et mars 2017, selon le rapport qui s’appuie sur des statistiques de l’ancien procureur général, désormais en exil.

« Ces opérations de lutte contre la criminalité étaient davantage un exercice visant à montrer que le gouvernement est sérieux dans la lutte contre la criminalité », a expliqué aux médias une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani.

« Quand une boîte de pilules contre l’hypertension coûte plus cher que le salaire minimum mensuel et le lait en poudre pour bébé plus de deux mois de salaire, mais que manifester contre une telle situation peut vous mener en prison, l’injustice extrême de tout cela est flagrante », a fait valoir le Haut-Commissaire.

Les autorités vénézuéliennes ayant refusé l’accès du pays aux experts de l’ONU, M. Zeid a chargé une équipe de spécialistes des droits de l’Homme d’interviewer à distance quelque 150 personnes, dont des victimes et leurs familles, ainsi que des témoins, des journalistes, des avocats et des médecins notamment.

Ces témoignages ont montré que les méthodes pour « intimider et réprimer l’opposition politique ou toute personne perçue comme étant une menace au gouvernement » se poursuivent mais que « ces détentions sont devenues plus sélectives que durant la période des manifestations », visant des activistes, des étudiants, des défenseurs des droits de l’Homme, des travailleurs des médias et des membres des forces armées.

Au moins 12.320 personnes ont été détenues dans le pays entre janvier 2014 et avril 2018, et plus de 7.000 d’entre elles ont été libérées avec comme condition de respecter un certain nombre de mesures limitant leurs libertés, pointe le rapport, utilisant des éléments communiqués par des représentants de la société civile.

Au moins 570 personnes, dont 35 enfants, ont été détenues depuis août dernier.

Le président Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été récemment réélu jusqu’en 2025, au terme d’un scrutin vivement critiqué à l’étranger.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 13h09)                                                        

Armes chimiques: la Russie s’attend à de nouvelles accusations de l’OIAC contre Damas

juin 22, 2018

Les immeubles détruits dans la ville de Douma reprise aux rebelles par le régime et où une attaque présumée chimique a eu lieu, le 17 avril 2018 dans la Ghouta orientale, en Syrie / © AFP/Archives / STRINGER

La Russie a accusé vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui cherche à renforcer ses pouvoir, de préparer un rapport « rempli de fausses preuves » accusant Damas de recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie.

L’OIAC a annoncé en mai avoir fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée, et les conclusions de ses experts pourraient être rendues publiques prochainement, selon le directeur général de l’Organisation, Ahmet Üzümcü.

Cette attaque présumée, qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes, a été imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad et a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien. Pour leur part, Moscou et Damas ont dénoncé une « mise en scène ».

« Il est évident qu’un nouveau rapport accusateur, rempli de fausses preuves, est en train d’être préparé », a affirmé vendredi un haut responsable de l’armée russe, le général Igor Kirillov, lors d’une conférence de presse.

« La mission spéciale de l’OIAC mène son enquête comme elle l’entend », a assuré le général Kirillov, en estimant que cette enquête n’avait « rien à voir ni avec l’objectivité, ni avec l’impartialité ».

Cette déclaration intervient alors qu’une réunion spéciale de l’OIAC est prévue les 26 et 27 juin à La Haye, suite à la demande de Londres visant à renforcer les pouvoirs de l’institution.

La décision de donner aux experts de l’OIAC le pouvoir de nommer les responsables de toute utilisation future d’armes chimiques devrait notamment figurer à l’ordre du jour de la réunion.

A la mi-juin, l’OIAC a annoncé que du sarin et du chlore avaient été « très probablement » utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017.

Aux yeux du général Kirillov, ces annonces « douteuses » visent à « renforcer l’argumentation tirée par les cheveux » des experts de l’OIAC avant la présentation du rapport sur l’attaque présumée à Douma.

Le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), le 4 avril 2018 à La Haye / © ANP/AFP/Archives / Bart Maat

Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a affirmé que des équipements servant à la fabrication des armes chimiques découvertes à Douma, dans l’ex-enclave rebelle de Ghouta orientale reprise par le régime syrien, avaient été fabriqués en Europe de l’Ouest.

« Cet équipement est venu aux mains de terroristes et combattants en provenance de l’Europe de l’Ouest », a-t-elle assuré, lors du briefing.

Fin avril, la Russie avait déjà affirmé avoir trouvé des cylindres contenant du chlore en provenance d’Allemagne et des « fumigènes » britanniques dans la Ghouta orientale.

Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a par ailleurs critiqué l’enquête de l’ONU accusant le régime syrien, dont Moscou est le principal allié, de « crimes contre l’humanité » pendant le siège de la Ghouta orientale.

La commission d’enquête de l’ONU « n’est pas allée sur place », a dénoncé M. Lavrov.

« Nous sommes en principe très sceptiques quant aux méthodes de ce type de travail, qu’il porte sur des crimes de guerre ou sur l’utilisation des armes chimiques », a déclaré M. Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 12h36)