Archive for the ‘Politique’ Category

Congo: devoir de mémoire au Lieutenant Jean-Baptiste IKOKO

février 18, 2018

Photo de BrazzaNews.Force et honneur au brave et légendaire sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO.

Le Sous lieutenant Jean-Baptiste Ikoko est Né en avril 1944 , ce dernier a fait ses études primaires à Makoua, puis à Owando. Études secondaires au Collège Champagnat puis au Séminaire de Makoua. En 1963-1965, il séjourne aux États- Unis, et d’après nos enquêtes, il fut même un membre des Blacks panthers. Formation terminée, il rentre au pays comme professeur d’anglais. Il intègre la Défense Civile. puis l’armée. Il sera l’un des principaux acteurs des événements de février 1972.

Jean Baptiste Ikoko était un homme du peuple, il croyait a la nation et non a l’ethnie. Très intelligent, élégant, mignon et homme de principe, le soldat du peuple a combattu le tribalisme jusqu’à son dernier souffle au côté du M22, un mouvement révolutionnaire, qui tire son nom du putsch manqué le 22 février 1972, contre l’Oligarchie Bureaucratique Militaire et Tribale au pouvoir au Congo-Brazzaville communément appelé sous le nom de OBUMITRI .

Après l’échec de leur action du 22 février 1972, tendant à renverser le pouvoir, Jean Baptiste IKOKO et ses compagnons Anges Édouard Diawara (leader du mouvement ), Jean-Claude Bakékolo et Jean-Pierre Olouka se réfugient dans la campagne au sud de Brazzaville dans le Pool, plus précisément dans la forêt de Goma Tsé-Tsé .

Avec la publication du texte « Autocritique du M22 », ils vont créer depuis le maquis ouvert à Goma Tsé-tsé, un mouvement nommé « M22 » visant à consolider et à concrétiser la ligne de contestation et de rupture avec le réformisme soldée par l’échec du putsch du 22 février 1972.

Malheureusement, ils seront livrés par Kinshasa et assassinés a Brazzaville et non dans la forêt. Mais tellement que c’était un pouvoir basé dans le mensonge. Vers 5 heures du matin, l’heure à laquelle commençaient les émissions de radio Congo, celles –ci démarraient par la musique militaire. Pour le climat de l’époque, cela était annonciateur d’un grand événement généralement funeste. Il sera donc annoncé dans les langues de la radio le gros mensonge. Selon des animateurs, Ange DIAWARA et ses compagnons étaient tombés dans un traquenard tendu par les vaillants combattants de l’Armée populaire nationale. Ils avaient tous été abattus lors de leur fuite.

L’histoire a fini par révéler pendant la Conférence nationale souveraine que c’est plutôt dans les environs de Brazzaville que l’assassinat aura lieu et non à Mahitoukou.

Avant de commencer le massacre, le lieutenant IKOKO et d’autres officiers et militaires d’un certain axe du pays seront invités à fuir. Mais IKOKO déclinera cette offre et ainsi il sera assassiné sur instruction de MOUASSIPOSSO alors que les directives imposaient son retrait.

Jean Baptiste Ikoko a combattu et dénoncé le tribalisme avec son sang. Car le pouvoir étant entre les mains de son ethnie, ces derniers ont tout fait pour le dissuader de s’échapper et abandonner Diawara, Bakekolo et d’autres camarades d’un certain axe avec lesquels ils luttaient, mais le brave officier et homme de conviction et sans oublier le sergent Jean-pierre Olouka ont préféré mourir main dans la main avec Diawara et leurs compagnons.

 

Avec Brazzanews.fr

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Des milliers d’Ukrainiens manifestent à Kiev en soutien à Saakachvili

février 18, 2018

Les manifestants ont marché dans le rues de Kiev le 18 février 2018 pour soutenir l’ancien président géorgien, Mikheïl Saakachvili, devenu opposant au président ukrainien Petro Porochenko. / © AFP / Sergei SUPINSKY

Plusieurs milliers de partisans de l’opposant et ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili ont manifesté dimanche à Kiev pour exiger son retour en Ukraine et demander la démission du président ukrainien Petro Porochenko.

Expulsé d’Ukraine le 12 février vers la Pologne, M. Saakachvili a été d’abord un allié de M. Porochenko avant d’en devenir l’un de ses plus farouches adversaires, accusant le président ukrainien de corruption.

Les partisans de l’opposant ont brandi dimanche dans les rues de Kiev des portraits du président ukrainien barrés d’une croix, scandant « Porochenko est un voleur » ou encore « démission ».

Ils étaient près de 10.000 selon un journaliste de l’AFP sur place, 3.000 selon un décompte du ministère ukrainien des Affaires intérieures.

« Les gens n’en peuvent plus: rien ne change et tout va vers le pire », a expliqué à l’AFP une des manifestantes, Galina Zagorouïko.

Ancien président de la Géorgie, petit pays du Caucase du sud, Mikheïl Saakachvili, 50 ans, a été nommé en 2015 par M. Porochenko gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa.

Un an et demi plus tard, il a démissionné pour se consacrer à la lutte contre la corruption, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas mener les réformes exigées par le soulèvement populaire de Maïdan.

Il avait ainsi organisé plusieurs manifestations contre la corruption.

Après avoir obtenu la nationalité ukrainienne, il en a ensuite été déchu et est devenu apatride, ayant déjà perdu sa nationalité géorgienne. Expulsé une première fois, il était revenu en Ukraine en forçant le passage de la frontière avec la Pologne avec une foule de ses partisans.

M. Saakachvili a de nouveau déclaré compter sur la mobilisation de ses partisans pour pouvoir revenir en Ukraine et reprendre son combat contre « la dictature des oligarques » et le « pillage de l’économie » par le gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 17h31)                

Moscou « a réussi » à semer la discorde aux États-Unis, selon Trump

février 18, 2018

Donald Trump le 15 février 2018 à la Maison Blanche / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Dénonçant les commissions, enquêtes et « haine entre partis » provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a affirmé dimanche que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ».

« Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique! » a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.

« Si le BUT de la Russie était de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous », écrit Donald Trump.

Ce message ponctue une nouvelle avalanche de tweets postés par Donald Trump à partir de 06H30 du matin alors que le président passe ce long week-end, lundi étant férié aux Etats-Unis, dans sa demeure en Floride.

Tous sont centrés autour de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Aucun ne fait mention des 17 personnes tuées dans un lycée de Floride mercredi, alors que Donald Trump a été personnellement interpellé samedi par des élèves lors d’un rassemblement anti-armes.

Donald Trump a accusé samedi soir le FBI d’avoir raté les signes avant-coureurs qui pointaient vers le tueur, Nikolas Cruz, jugeant que la police fédérale américaine passait en revanche « trop de temps » sur l’enquête russe.

Washington a formellement accusé vendredi 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d’avoir favorisé en 2016 la candidature de l’actuel locataire de la Maison Blanche.

« Je n’ai jamais dit que la Russie ne s’était pas mêlée de l’élection, j’ai dit +c’est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou ça peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur.+ Le +mensonge+ russe, c’était que l’équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie – Elle ne l’a jamais été! », a encore martelé dimanche Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 15h05)                

Congo-Diaspora: Coup de gueule de Guy-Milex Mbondzi

février 17, 2018

 

Le journaliste Guy Milex MBONDZI répond à ses détracteurs qui font circuler des fausses informations sur sa personne.

« Moi, je suis un homme courageux à la poigne de fer dans un gant de velours, qui ne se cache pas lorsque je prends des positions. S’il y a donc des gens qui ont des comptes à me régler qu’ils viennent me trouver en personne.

Point n’est besoin d’écrire ou de faire circuler, à travers les réseaux sociaux et whatsapp, des balivernes à mon sujet. Ne connaissez-vous pas là où vit Sassou ?

Pourquoi n’allez-vous pas le renverser, vous qui êtes si engagés ?

Nombreux parmi vous ne veulent plus rentrer au pays parce que justement vous avez peur. Mais au fait, vous avez peur de quoi ou de qui ?

Sachez qu’avec ces comportements irresponsables, vous allez finir par décourager ceux-là mêmes qui pourraient jouer un rôle demain. »

 

Photo de BrazzaNews.
Guy Milex MBONDZI
Avec Brazzanews.fr

État d’urgence en Éthiopie: l’ambassade des États-Unis en « profond désaccord »

février 17, 2018

Addis Abeba – L’ambassade des États-Unis à Addis Abeba a fait part samedi dans un communiqué de son « profond désaccord » avec la décision du gouvernement éthiopien d’instaurer l’état d’urgence pour six mois.

« Nous reconnaissons et partageons les inquiétudes exprimées par le gouvernement concernant de violents incidents et la perte de vies humaines mais nous croyons fermement que la réponse est plus de liberté, pas moins », poursuit le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis, traditionnel allié du gouvernement éthiopien.

« Nous enjoignons fermement le gouvernement à revoir cette approche et à identifier d’autres moyens pour protéger vies et propriété tout en préservant et même en élargissant l’espace pour un dialogue sincère (…) », poursuit l’ambassade.

Le gouvernement éthiopien, confronté à une crise politique inédite depuis un quart de siècle, a instauré vendredi l’état d’urgence pour six mois, au lendemain de la démission du Premier ministre, Hailemariam Desalegn.

Cette mesure, destinée officiellement à protéger la Constitution et à préserver le pays du « chaos et du désordre », intervient alors que le régime avait fait libérer ces dernières semaines de nombreux prisonniers, y compris des figures de l’opposition.

« La déclaration de l’état d’urgence sape les récentes avancées en vue de la création d’un espace politique plus ouvert, y compris la libération de milliers de prisonniers », estime l’ambassade des Etats-Unis.

« Les restrictions imposées à la capacité du peuple éthiopien de s’exprimer pacifiquement envoient le message qu’ils ne sont pas entendus », ajoute la représentation américaine en Ethiopie.

Les Etats-Unis sont un allié traditionnel de l’Ethiopie dans la région, notamment en raison du rôle d’Addis Abeba dans la lutte, depuis de longues années, contre les islamistes radicaux dans la Corne de l’Afrique.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h24)                                            

Aux États-Unis, la revanche des ex-dealers devenus vendeurs de cannabis légal

février 17, 2018

Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana.

Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l’une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.

Son succès d’aujourd’hui, il l’a toutefois payé cher lors des décennies de « guerre contre la drogue », avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. « Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (…) C’est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison », explique-t-il à l’AFP.

Sous une forme ou une autre, l’herbe a été légalisée dans une trentaine d’Etats à ce jour, même si elle reste interdite au niveau fédéral.

« Ces gens devraient être libérés immédiatement et leurs casiers judiciaires expurgés », ajoute ce cofondateur d’une association spécialisée dans les droits des minorités dans le secteur de la plante euphorisante, la California Minority Alliance.

D’après l’association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.

– « On perd tout » –

L’impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.

« On perd tout, même sa voiture », se souvient Virgil Grant, qui n’a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.

Là où la plante est devenue légale, les autorités prennent conscience de l’impact socio-économique des politiques répressives passées et mettent en place des mesures de réparation.

Des critiques font valoir que ce qui était illégal à l’époque se devait d’être réprimé par la police et puni en justice. Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu « parce que la police était plus active dans ces communautés ».

Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la « guerre contre la drogue ».

– « Barrières à l’entrée » –

La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut « que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence », argumente-t-elle.

Sans quoi, avertit l’association, « ce sera une industrie (de plus) dominée par les hommes blancs ».

Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. Beaucoup d’associations californiennes organisent aussi des « cliniques » pour aider les anciens condamnés, en majorité des hommes de couleur, à faire expurger leurs casiers judiciaires.

Eddie Erby, l’un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.

Le cannabis « était une manière de gagner de l’argent rapidement parce qu’on n’arrivait pas à trouver un travail, parce qu’on n’avait pas la bonne couleur de peau », raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d’un client.

Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d’anciens prisonniers: « Je leur dis +soyez à l’heure, soyez honnête et vous avez le boulot+ ».

Et du boulot il y en a: le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre qui devrait doubler d’ici trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h21)                

Le Kosovo fête les dix ans de sa déclaration d’indépendance

février 17, 2018

Un jeune Kosovar, déguisé en policier, brandit le drapeau de son pays, le 16 février à Pristina, à la veille des célébrations de l’indépendance. / © AFP / Armend NIMANI

Le Kosovo a fêté samedi les dix ans de sa déclaration d’indépendance, une souveraineté que la Serbie refuse toujours de reconnaître.

Le clou de la journée sera le concert en soirée d’une enfant du pays, la pop star britannique Rita Ora, revenue dans sa ville natale pour l’occasion.

« J’ai toujours, dans toutes mes interviews, mentionné le Kosovo, le lieu de ma naissance (…) qui est toujours dans mon coeur », a déclaré la star à la presse. « En arriver là (10 ans d’indépendance, ndlr) était un long voyage, mais uniquement le début je crois d’un périple incroyable pour notre pays », a-t-elle déclaré, avant de joindre les mains dans un signe symbolisant l’aigle bicéphale albanais.

Alors qu’elle était bébé, sa famille avait quitté en 1991 le Kosovo, soumis à la répression imposée par la Serbie sur sa province albanaise dont le président Slobodan Milosevic avait supprimé le statut d’autonomie.

En 1998, un conflit éclate entre les forces serbes et l’UCK, la rébellion indépendantiste kosovare albanaise, qui devait faire plus de 13.000 morts. Il prend fin en 1999 après onze semaines de frappes aériennes de l’Otan, pour contraindre Belgrade à retirer ses forces armées du Kosovo.

Une mission de l’ONU et une force de l’Otan sont alors déployées.

Le 17 février 2008, dans une séquence préparée avec Washington et plusieurs capitales européennes, les députés kosovars proclament l’indépendance au grand dam de Belgrade.

« Le Kosovo incarne le souhait des citoyens de vivre libres », a déclaré samedi le Premier ministre Ramush Haradinaj, reconnaissant que les autorités n’ont pas répondu à toutes les attentes.

Celles-ci « n’ont pas, ou ont très peu été réalisées », dit Pashk Desku, 66 ans, un enseignant à la retraite. « Ce qui nous gêne le plus c’est le chômage, particulièrement chez les jeunes », a estimé Largesa Lenjani, une infirmière de 25 ans.

Un tiers de la population active et la moitié des jeunes sont au chômage. Beaucoup rêvent d’imiter les quelque 700.000 membres de la diaspora kosovare, surtout installés en Allemagne et en Suisse.

– ‘Dix ans d’occupation’ –

Au Kosovo, les communautés albanaise et serbe, qui pèse pour environ 120.000 du 1,8 million d’habitants, ne se mélangent quasiment pas. La séparation est frappante dans la ville divisée de Mitrovica, où chacun vit de part et d’autre de la rivière Ibar. Samedi, côté serbe, sont apparues des affiches en noir et blanc, montrant des mains menotées, avec l’inscription « Dix ans d’occupation ».

Avec le soutien de Moscou, la Serbie s’oppose avec succès à l’admission du Kosovo à l’ONU. Son indépendance a été reconnue par 115 pays. Mais elle n’est toujours pas reconnue par près de 80 Etats dont, outre la Russie, la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou le Brésil.

« Sans un accord avec Belgrade cette question ne peut pas être résolue », a averti samedi le chef de la diplomatie serbe Ivica Dacic.

L’Union européenne, dont cinq pays ne reconnaissent pas non plus l’indépendance du Kosovo, a fait de la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina une condition de la poursuite de leur chemin vers une intégration. Mais ce dialogue, entamé en 2011, est au point mort depuis deux ans.

– Boîte de Pandore –

A Belgrade, des responsables évoquent mezzo voce la possibilité de redessiner les frontières.

Les chancelleries occidentales sont hostiles à ce scénario, inquiètes de voir s’ouvrir une boîte de Pandore dans une région où les tensions interethniques restent vives, près de vingt ans après la fin des guerres sanglantes qui ont conduit à l’explosion de la Yougoslavie.

Le président américain, Donald Trump, a envoyé un message d’encouragement: « Il reste du travail à accomplir, mais nous applaudissons vos progrès ».

Depuis un an, les relations ont toutefois semblé se tendre entre Pristina et les Occidentaux.

Ils ont notamment mis en garde Pristina contre la volonté de députés kosovars de supprimer un tribunal de magistrats internationaux chargés de juger des crimes de guerre susceptibles d’avoir été commis par d’ex-commandants de l’UCK. Des commandants qui sont toujours aux commandes du Kosovo.

Dimanche, se tiendra le défilé des forces de sécurité, le Kosovo ne disposant pas d’armée.

Romandie.com avec (©AFP / 17 février 2018 18h58)

Au Cameroun anglophone, les séparatistes armés dans une logique de guérilla

février 17, 2018

 

Des policiers camerounais à Yaoundé, en 2005. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

« Je ne veux pas mourir, mais notre seul avenir, c’est l’indépendance. Et ils ne veulent pas nous la donner. » Réfugié dans un village nigérian à quelques kilomètres de chez lui, au Cameroun anglophone déchiré par les violences, Victor Obi, songe, pour la première fois de sa vie, à prendre les armes.

Cet étudiant de 25 ans dit n’avoir « plus rien à perdre » depuis qu’il a fui en décembre l’arrivée des soldats à Kajifu, qui tiraient selon lui au hasard sur les habitants qui n’avaient pas encore fui en brousse.

« Ils ont abattu ma sœur et mon petit frère », raconte-t-il avec un élan de haine dans la voix. L’armée pourchassait alors ceux que le pouvoir de Yaoundé qualifient de « terroristes » : les séparatistes armés, qui selon des sources sécuritaires, avaient installé l’un de leurs principaux camps d’entraînement dans l’épaisse forêt équatoriale entourant Kajifu.

Répression de l’armée

Les deux régions anglophones, qui regroupent 20 % de la population camerounaise, sont secouées depuis plus d’un an par une profonde crise politique sur fond de revendications sociales et économiques vis-à-vis de l’élite francophone qui dirige le pays.

La proclamation unilatérale d’une république indépendante, l’ »Ambazonie », le 1er octobre, a marqué un tournant. Des dizaines de milliers de personnes ont fui au Nigeria voisin alors que l’armée réprimait lourdement, hélicoptères de combat et véhicules blindés à l’appui, ce qui ressemble de plus en plus à une insurrection armée.

Au moins 26 morts

Les violences ont déjà fait au moins 26 morts chez les forces de sécurité selon un décompte de l’AFP, et un nombre indéterminé de victimes civiles, très peu d’ONG et de médias indépendants ayant obtenu un accès à la zone.

Les partisans de la lutte armée, une nébuleuse de groupuscules plus ou moins identifiés – dont le gouvernement autoproclamé de l’Ambazonie s’est désolidarisé, prônant une lutte « pacifiste » -, multiplient les attaques isolées contre les symboles de l’Etat, devenues ces dernières semaines quasi-quotidiennes.

Dimanche, un sous-préfet a ainsi été capturé et sa voiture brûlée à Batibo avant la célébration d’une fête nationale. L’enlèvement a été revendiqué par Lucas Cho Ayaba, leader de l’Ambazonian Defence Forces (ADF), avec un avertissement clair: « Vous tuez mon peuple, nous vous poursuivrons jusqu’aux portes de l’enfer ».

Plus de 300 combattants

L’ADF, avec trois autres milices – les Southern Cameroons Defence Forces (SOCADEF), le groupe homonyme Southern Cameroons Defence Forces (SCDF) et l’Ambazonia restoration army (ARA) – constituent les principales forces, « dont le nombre total de combattants » est estimé à plus de 300, selon le think-tank International crisis group (ICG).

À côté, il y a « une dizaine de groupuscules violents ou groupes d’autodéfense, comptant en moyenne dix à 30 membres chacun, comme les Tigers, Vipers ou Ambaland forces ».

Mais très peu revendiquent leurs attaques, et il est très difficile de savoir précisément qui fait quoi sur le terrain, explique Hans De Marie Heungoup, chercheur à l’ICG.

Radicalisation de l’opinion publique

Une chose semble sûre : la répression a radicalisé beaucoup d’anglophones, agriculteurs ou petits fonctionnaires, qui se sentaient depuis longtemps marginalisés par le pouvoir francophone de Yaoundé, mais ne s’étaient pas forcément intéressés à la politique jusque-là.

« Les frustrations sont énormes », souligne le pasteur John Mbe, qui fait partie des 33.000 personnes réfugiées dans l’État de Cross River (Nigeria), évoquant la corruption, l’absence de routes pour désenclaver leur région reculée et de débouchés pour vendre les récoltes. « Vous pouvez passer 13 ans sur les bancs de l’école et ne jamais trouver d’emploi ».

« Maintenant, beaucoup de gens sont morts, on ne peut pas rentrer chez nous. Nos jeunes n’ont peut-être pas d’armes ni de munitions, mais ils sont en colère », assure le pasteur.

« Les gens sont prêts à se battre »

« Les gens dans les camps de réfugiés sont prêts à se battre », confirme Hans de Marie Heungoup, qui estime le nombre de combattants potentiels à environ 5 000. « Le principal problème des groupes ambazoniens est l’absence de financement : s’ils avaient de l’argent pour acheter des armes, entrainer et nourrir leurs hommes, ils pourraient lever une armée ».

Faute de moyens, les combattants séparatistes, cachés dans la forêt et les montagnes quasi impénétrables qui forment la frontière naturelle entre le Nigeria et le Cameroun, poursuivent une logique de guérilla inspirée « de la résistance en Afrique du Sud durant l’apartheid ou en Erythrée », selon une source proche du mouvement.

Dans le département du Manyu, épicentre du conflit, ils bloquent les axes routiers à l’aide de pneus et de troncs d’arbres pour tendre des embuscades ou attaquent les bases des forces de sécurité, principalement armés de fusils traditionnels, de quelques fusils d’assaut Kalachnikov, de grenades et autres engins explosifs artisanaux. Les rares armes sophistiquées qu’ils possèdent ont été volées dans les commissariats.

Préparation « mystique » au combat

« Nous poursuivons deux objectifs dans la défense de la patrie : la rendre ingouvernable et augmenter le coût de l »occupation’ (de l’armée camerounaise) », expliquait le leader Lucas Cho Ayaba sur son compte Facebook il y a quelques jours.

À Ikom, ville nigériane voisine du Cameroun, où s’entassent des milliers de réfugiés, l’inquiétude grandit de voir le conflit se propager. Aucun camp d’entrainement n’a été découvert au Nigeria, mais selon plusieurs témoignages recoupés par l’AFP, de jeunes réfugiés se préparent « mystiquement » à partir « combattre ».

Ils se réunissent en petits groupes pour des cérémonies juju (rite animiste), au cours desquelles ils se scarifient le front pour mélanger à leur sang des « potions magiques » censées les rendre « invincibles », raconte un soldat nigérian qui a assisté à l’une d’elles.

Le soutien d’Abuja

Les autorités d’Abuja, qui ont arrêté et extradé fin janvier 47 militants sécessionnistes, multiplient les déclarations de soutien à Yaoundé et ont déployé des soldats le long de la frontière. Mais cela n’a pas empêché les rebelles anglophones de lancer des attaques depuis le territoire nigérian ces dernières semaines, selon plusieurs sources sécuritaires.

Fin janvier, ils ont ainsi fait sauter un engin explosif improvisé sur le poste-frontière camerounais d’Ekok, détruisant en partie le bureau des douanes.

« La réalité c’est que beaucoup de combattants se cachent parmi les réfugiés et qu’ils traversent la frontière à leur guise à travers la forêt », affirme Lawrence Asuquo, chef des services d’immigration à Ikom. « Ils attaquent l’armée camerounaise, et se réfugient aussitôt au Nigeria. Ils est quasiment impossible de les traquer ».

Jeuneafrique.com

Congo: Libération d’Auguste Youlou Nzonzi

février 16, 2018

 

Les membres de la Campagne Prisonniers politiques #OnNeVousOubliePas se félicitent de la libération hier matin de deux prisonniers politiques Youlou Nzonzi et Mahoumi Pierre.

La libération de ces personnes n’est qu’une question de volonté politique.

Nous restons mobilisés jusqu’à ce qu’il ne reste aucun prisonnier politique.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Gabon: fin de contrat avec la filiale de Veolia

février 16, 2018

Libreville – L’Etat gabonais a rompu vendredi son contrat avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale au Gabon de l’entreprise française Veolia, pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ».

« L’Etat gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG-Veolia » pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ». indique un communiqué de presse du ministère gabonais des Eaux et Forêts vendredi.

« Aujourd’hui victime d’une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonais, Veolia examine les conséquences juridiques de cette situation et attend du Gabon qu’il se conforme aux règles de droit et à ses engagements », a réagi le groupe Veolia dans un communiqué vendredi soir.

Selon ce même communiqué, « des hommes en armes ont réquisitionné la SEEG. Le groupe « proteste vigoureusement contre cette action brutale menée en dehors de toute règle de droit ».

« Etablie dans le pays depuis plus 20 ans, Veolia est l’un des plus grands employeurs et investisseurs étrangers au Gabon (366 milliards FCFA, environ 558 millions d’euros depuis 1997) », ajoute le texte.

La SEEG, présente depuis 1997 au Gabon dans le cadre d’un partenariat public-privé, avait le monopole de la distribution de l’eau et l’électricité dans le pays. Filiale de Veolia à 51%, elle avait vu son bail reconduit pour cinq ans en mars 2017.

L’Etat a « procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise (…) dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public », indique le communiqué gouvernemental.

A Livreville, les coupures et les pénuries d’eau sont fréquentes et certains usagers se plaignent de payer des factures d’eau alors qu’ils ne reçoivent pas l’eau courante chez eux.

Selon Antoine Boo, directeur de la SEEG, interrogé en septembre par l’AFP l' »urbanisation croissante » de Libreville et l’absence d’une nouvelle usine de production d’eau expliquaient en partie les pénuries.

La SEEG avait des retards de paiement envers les fournisseurs et un décalage de paiement des redevances à l’Etat, selon M. Boo, qui expliquait que l’Etat avait également une dette envers la SEEG.

Le Gabon a annoncé la semaine dernière un plan de remboursement de 77% de sa dette intérieure, au moment, où, selon le Fonds monétaire international (FMI), le pays traverse une conjecture économique « difficile » même si « certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 21h40)