Archive for the ‘Politique’ Category

La Chine va taxer 75 milliards de dollars de produits américains

août 24, 2019

CHINA-COLOMBIA-DIPLOMACY

Le président chinois Xi Jinping à réagi aux nouvelles taxes douanières du président américain Donald Trump ce vendredi 23 août. WANG ZHAO / AFP

Pékin riposte aux taxes douanières américaines sur les produits d’importation chinois décidées par Donald Trump.

La Chine a annoncé ce vendredi son intention de relever les droits de douane à l’importation sur environ 75 milliards de dollars (68 milliards d’euros) de produits américains, amorçant une nouvelle escalade dans le conflit commercial entre les deux premières économies du monde.

Le ministère du Commerce chinois a déclaré dans un communiqué qu’il imposerait des droits de douane supplémentaires de 5% ou 10% sur un total de 5078 produits provenant des États-Unis, parmi lesquels des produits agricoles, le pétrole brut, les petits avions et les voitures.

Les droits sur certains produits prendront effet dès le 1er septembre, les autres le 15 décembre. Des mesures qui répondent aux taxes américaines : alors que 250 milliards de dollars de bien chinois sont déjà taxés à 25%, 112 autres milliards le seront à 10% le 1er septembre, et encore 160 milliards le 15 décembre.

La Chine n’en est pas à ses premières mesures de riposte : le pays a cessé d’acheter des produits agricoles américains depuis le 3 août, ciblant ainsi les agriculteurs, et donc un électorat important pour Donald Trump à l’approche de la nouvelle campagne présidentielle. Pékin applique également depuis le 1er juin des droits de douane plus élevés sur 5400 produits américains.

Marchés en baisse

La plupart des grands marchés boursiers européens reculaient en début d’après-midi après l’annonce chinoise. Vers 12h35 GMT, l’indice large européen Stoxx 600, qui était orienté à la hausse à mi-séance, abandonne 0,31%. A Paris, le CAC 40 cède 0,51% et à Francfort, le Dax recule de 0,65%.

L’indice Stoxx du secteur automobile, l’un des plus exposés aux tensions commerciales internationales, perd 1,68% et celui des matières premières 1,12%.

La décision chinoise se traduit aussi par une baisse des rendements obligataires, les investisseurs se reportant sur les actifs jugés les plus sûrs: celui du Bund allemand à dix ans est retombé sous -0,65% contre -0,638% environ avant l’annonce de Pékin.

Enfin, le pétrole, qui évoluait en légère baisse, a brusquement chuté quand la Chine a annoncé son intention d’imposer de nouveaux droits de douane. Vers 13H10 GMT (15H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 58,97 dollars à Londres, en nette baisse de 1,59% par rapport à la clôture de jeudi. Sur la semaine, il a gagné 0,53%. À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance s’échangeait à 54,07 dollars, 2,31% de moins que la veille. Sur la semaine, il a perdu 1,35%.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Sommet du G7 à Biarritz : le point sur le programme des présidents africains invités

août 23, 2019

Le G7 se déroulera du 24 au 26 août 2019 en France, à Biarritz. © Markus Schreiber/AP/SIPA 

Cinq pays africains participeront, au titre d’invités, au sommet du G7 qui s’ouvre samedi à Biarritz. Un tête à tête entre Emmanuel Macron et Paul Kagame y est notamment prévu, alors que le rapprochement entre les deux pays se poursuit.

Pour ce sommet du G7 au format remanié, Emmanuel Macron a choisi de convier huit pays non-membres dont cinq africains. L’Afrique du Sud a, selon le site de l’Élysée, été conviée au côté de l’Inde, de l’Australie et du Chili en tant que « grands partenaires engagés dans la protection et la promotion des libertés démocratiques ».

Le Burkina Faso et son président Roch Marc Christian Kaboré, en sa qualité de président du G5 Sahel, Abdel Fattah al-Sissi, actuellement président de l’Union africaine, Macky Sall, en tant que président du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et Paul Kagame, qui a exercé en 2018 la présidence de l’Union africaine (UA) seront également présents. Moussa Faki, président de la commission de l’Union africaine est également présent.

À Biarritz, les chefs d’État seront pour la plupart logés à l’hôtel du Palais.

Bilatérales avec Kagame et Ramaphosa

Au programme des bilatérales, le président Emmanuel Macron doit s’entretenir avec son homologue rwandais Paul Kagame avec qui le rapprochement se poursuit. Un nouvel ambassadeur rwandais, François-Xavier Ngarambe doit arriver prochainement pour prendre le relais de Jacques Kabale, en poste depuis dix ans. Le dossier d’un ambassadeur au Rwanda, où la France n’est plus représentée depuis 2015, est toujours en attente. Côté rwandais on se veut optimiste à ce sujet. « Après l’agrément de notre Ambassadeur, la France ne restera pas longtemps sans en nommer un », glissait une source diplomatique rwandaise après la nomination du nouveau représentant de Kigali à Paris.

Le président français doit aussi échanger en tête à tête avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Après une visite de Jean-Yves Le Drian en Afrique du Sud début mars, le président français prépare lui-même une visite officielle en Afrique du Sud au début de l’année 2020. La date précise n’a pas encore été fixée.
Situation au Sahel
Un point presse sur la situation au Sahel est notamment prévu. Les participants doivent aussi échanger sur le soutien financier à plusieurs initiatives (entrepreneuriat féminin avec la Banque africaine de développement, Fondation Denis Mukwege, etc). Les sherpas, qui ont participé aux réunions de préparation au niveau ministériel, sont arrivés à Biarritz jeudi pour négocier les derniers textes. À l’ordre du jour, transformation numérique, transparence dans les marchés publics et lutte contre la corruption.

Avant le G7, Macron donne sa vision du monde

août 21, 2019

FRANCE-WW2-CEREMONY

ERIC GAILLARD/AFP

Pour sa rentrée politique et à deux jours de l’ouverture officielle du G7, le chef de l’État s’est longuement exprimé mercredi sur les sujets nationaux et internationaux en cours lors d’une conférence de presse.

Emmanuel Macron soigne sa rentrée. Surpris en 2017 par une baisse brutale de sa popularité, désarçonné en 2018 par les démissions successives de ses ministres Nicolas Hulot et Gérard Colomb, le président de la République prend cette fois les choses en main. À deux jours de l’ouverture officielle du G7 de Biarritz et après avoir présidé un conseil des ministres de rentrée consacré aux réformes à venir, le chef de l’État a répondu pendant plus de deux heures aux questions des journalistes de l’Association de la presse présidentielle. Pas d’enregistrement, pas de photos, pas de vidéos, interdiction de twitter durant l’échange pour faciliter la fluidité des échanges initialement consacrés au G7 et aux questions internationales. Mais Emmanuel Macron s’est aussi longuement exprimé sur les sujets nationaux, de la crise des «Gilets jaunes» à l’état de sa majorité en passant par les accusations de violences adressées aux forces de l’ordre. Revue de détail des déclarations du chef de l’État.

La toile de fond du G7

«Nous vivons une période absolument historique de l’ordre international qui est le nôtre. Nous vivons une crise très profonde des démocraties qui est une crise à la fois de représentativité, d’efficacité face aux grandes peurs contemporaines: peur climatique, peur technologique, peur migratoire. Ce sont ces grands phénomènes contemporains qui dépassent largement le cadre national. Ils supposent de nouveaux modes de coopération mais aussi une réponse efficace que l’on a parfois du mal aujourd’hui à apporter (…) Le moment que nous vivons, sans doute depuis le XVIIIe siècle, est peut-être en train de s’effacer. L’ordre international, c’était l’occident qui le décidait. (…) Cette hégémonie occidentale est profondément remise en cause.»

Concernant l’issue du sommet du G7 à Biarritz, le chef de l’État a précisé qu’il n’y aurait pas de communiqué final «pré-négocié» afin d’éviter des «zooms» sur les désaccords: «Personne ne lit les communiqués, il faut être honnête (…) Les communiqués, aucun des dirigeants ne les discute avant. Ce sont des chicaillas de bureaucrates. Les communiqués reflètent les positions profondes de la bureaucratie française face à la bureaucratie américaine et autres… Le rôle des dirigeants, c’est de prendre des risques par rapport à leurs positions historiques, de prendre des libertés, de décider et de donner des instructions à leurs administrations. Je ne veux pas être l’otage de gens qui négocient des communiqués pour moi.»

La France dans le monde

«La France a un rôle dans ce cadre qui est lié à son histoire, à son statut, qui est celui d’être cette puissance d’équilibre. Nous ne sommes pas un pays aligné. Ça n’est pas notre tempérament. Quand bien même nous avons des alliés, nous devons préserver et redéfinir notre capacité à parler à tout le monde (…)»

«En Europe, on repèse depuis deux ans. On repèse dans les choix qui sont faits. On repèse dans les orientations qui sont données. Parce qu’on a aussi montré qu’on bougeait les choses sur nous-mêmes. Que des choses qui paraissaient impensables dans le secteur des transports, du travail… on savait les bouger. On retrouve du crédit. Et moi je peux demander à l’Europe qu’elle bouge, sur les travailleurs détachés, sur un budget de la zone euro, sur la défense…»

Le Brexit

Emmanuel Macron a indiqué qu’il allait demander jeudi à Boris Johnson, lors de leur entretien à Paris, des «clarifications» concernant la renégociation voulue par le Premier ministre britannique: «S’il n’y a aucun fait nouveau politique, je ne vois pas pourquoi on donnerait des délais. Des délais ne sauraient être accordés que si les Britanniques reviennent en disant: «Nous allons faire de nouvelles élections générales» (…) ou «On fait un référendum sur cet accord négocié». Il y a une deuxième possibilité qui n’a pas ma préférence: un Brexit dur. Il n’y aurait pas d’accord sur un texte qui a été négocié et porté par le gouvernement britannique pendant deux ans (…) Ce serait la responsabilité du gouvernement britannique. Il y a une troisième option qui est proposée par les Britanniques et que nous ne saurions accepter qui est de renégocier l’accord de séparation (…) Cette renégociation dans les termes proposés par les Britanniques n’est pas une option qui existe.»

«J’attends des clarifications de la part du gouvernement britannique et de Monsieur Johnson. Même si on allait vers un Brexit dur, il y a des fondamentaux qui avaient été négociés sur la liberté de circulation des personnes et des garanties apportées qui ne permettent pas de mettre en œuvre ce qu’a annoncé Boris Johnson (…) L’esprit de sérieux doit prédominer et il suppose des clarifications».

La crise politique en Italie

«L’Italie est un pays ami et un grand peuple dont le destin est profondément européen. Il mérite un gouvernement et des dirigeants qui sont à cette hauteur (…) La leçon italienne c’est que quand on s’allie à l’extrême droite, à la fin c’est toujours l’extrême droite qui gagne».

La Russie

«le dialogue stratégique avec la Russie est fondamental (…) Ne pas parler à la Russie c’est une erreur. C’est un membre permanent du conseil de sécurité. C’est un acteur incontournable des grandes crises (Syrie, iran). C’est une puissance géographique avec laquelle nous devons faire (…) La Russie est en Europe. Si on ne sait pas s’entendre avec la Russie, comment bâtir une vraie souveraineté européenne?»

«Il est pertinent qu’à terme la Russie puisse rejoindre le G8» dont elle a été exclue en 2014 après l’invasion de la Crimée, a estimé Emmanuel Macron. «Le divorce a été acté au moment de l’invasion de l’Ukraine. La condition préalable indispensable» à une réadmission de Moscou «est qu’une solution soit trouvée en lien avec l’Ukraine sur la base des accords de Minsk», a-t-il ajouté. Concernant l’Ukraine, «je souhaite que nous puissions avancer sur une réunion des chefs d’État et de gouvernement en format Normandie (Russie, Ukraine, Allemagne, France) dans les prochaines semaines (…) Ma volonté c’est de pouvoir réunir un nouveau sommet à Paris dans les prochaines semaines. Les conditions sont prêtes.»

La crise iranienne

«On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7: trois puissances européennes et le Japon qui ont une position assez claire, un rapport avec l’Iran totalement assumé, et les Américains (…) qui ont décidé de changer totalement de ligne» et ont dénoncé l’accord de 2015 sur le nucléaire. Emmanuel Macron a précisé qu’il aurait «avant le G7, une réunion avec les Iraniens pour essayer de proposer des choses», sans plus détails. Il va s’entretenir vendredi à Paris avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, selon l’agence officielle iranienne Irna.

Relance budgétaire et politique monétaire

Emmanuel Macron souhaite que les dirigeants du G7 discutent d’une relance budgétaire pour soutenir l’économie fragilisée, notamment en Allemagne, où le sujet est un tabou politique. «On doit se poser la question pour les pays qui en ont la capacité, de la pertinence d’une relance budgétaire, c’est un sujet qui est posé à l’Europe, à la France (…), à l’Allemagne», a déclaré M. Macron, en référence aux réticences de Berlin à utiliser ses excédents budgétaires, alors même que son économie risque la récession.

Il a également estimé que les politiques de baisse des taux des grandes banques centrales avaient atteint leurs limites, en référence à Donald Trump qui souhaite que la Fed baisse ses taux directeurs.

La taxe Gafa

Le président français, qui compte défendre au G7 une taxation mondiale des géants du numérique (GAFA), a dénoncé un système «fou» qui laisse des acteurs mondiaux avoir «un statut de paradis fiscal permanent». «Il y a déjà dix États européens qui l’ont fait. Il se trouve que cela se voit peut-être plus en France et que beaucoup de mes camarades renvoient vers moi. En tout cas c’est ce que m’a dit le président Trump: «Ils me disent tous que c’est toi». J’assume. Quand on a un acteur numérique qui est dans l’hôtellerie et qui ne paye ni la TVA ni quelque impôt que ce soit et qui vient concurrencer un hôtelier qui paye l’impôt sur les sociétés, la TVA et les différentes taxes locales, ce n’est pas juste et ce n’est pas soutenable.»

Le gouvernement

Arrivé au mitan de son quinquennat, Emmanuel Macron a dit mercredi son souhait de changer de méthode pour être mieux compris des Français, sans forcément changer la composition du gouvernement. «Si je pensais qu’il fallait réorganiser le gouvernement pour porter cet agenda (l’Acte II), je l’aurais fait en avril.»

Il a dit sa «confiance» dans le gouvernement et la majorité: «Ils ont une action responsable, efficace. Ils font des erreurs, on en fait comme tout le monde», a-t-il dit. «Mais ce n’est pas parce qu’on fait des erreurs qu’on a tout mal fait et qu’ensuite il faut changer de stratégie au bout de deux ans.»

«Avoir une majorité claire ne nuit pas pour mener les réformes importantes. Et le gouvernement, de par la Constitution, c’est moi qui le choisis. Les conditions institutionnelles pour mener des réformes ambitieuses en France, comme nous avons à faire en matière de retraites, de PMA… sont réunies.»

La sécurité intérieure

Emmanuel Macron a jugé mercredi qu’il faudrait probablement revoir les méthodes des forces de l’ordre afin de tirer les leçons notamment du mouvement des «Gilets jaunes», qui a donné lieu selon lui à des «blessures inacceptables» tant chez les policiers que chez les manifestants.

«Notre pays a vécu des moments de violence inédits ces derniers mois. Nous avons mobilisé les forces de l’ordre de manière inédite, mais de manière assumée. Elles sont intervenues avec un professionnalisme que je veux saluer. Face à ce degré de violence, nous n’avons pas de victimes à déplorer des forces de l’ordre dans le cadre des «Gilets jaunes». Il y a ce sujet de Nantes où une enquête est menée par la justice en toute indépendance (…) Je me dois aussi de regarder les blessures inacceptables qu’il y a eues, les mutilations, du côté des forces de l’ordre comme du côté de nos concitoyens. Là-dessus, j’ai demandé qu’un bilan soit fait. J’ai entendu aussi le compte rendu fait par le défenseur des droits. Je recevrai les spécialistes et médecins qui ont lancé un appel et m’ont contacté sur ce point.»

Le Figaro.fr par François -Xavier Bourmaud

Soudan: le premier ministre de transition investi

août 21, 2019

 

Abdallah Hamdok a été investi ce mercredi comme premier ministre du Soudan et devra mener un gouvernement de transition dans ce pays dirigé durant trente ans par le général aujourd’hui destitué Omar el-Béchir, ont rapporté les médias d’État. Peu de temps après avoir atterri dans la capitale soudanaise, cet ancien collaborateur des Nations unies a prêté serment au cours d’une brève cérémonie.

Désigné par les chefs de la contestation pour devenir le nouveau premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok a appelé ce mercredi à l’établissement d’une démocratie pluraliste après 30 ans de régime autoritaire, a rapporté l’agence de presse soudanaise officielle SUNA.

Cet économiste chevronné qui a travaillé durant des années pour les Nations unies. Il prend la tête d’un futur gouvernement après les mois de manifestations qui ont conduit à la chute de l’ex-président Omar el-Béchir, après 30 ans à la tête du pays, et au transfert du pouvoir par les généraux ayant pris sa suite à une instance de transition dominée par les civils, le Conseil souverain.

La nouvelle phase qui s’ouvre au Soudan va nécessiter des «efforts concertés du peuple pour s’unir et construire un Etat fort», a-t-il déclaré selon SUNA. «Abdallah Hamdok a appelé à l’établissement d’une démocratie pluraliste en accord avec tous les Soudanais», a ajouté l’agence. Deux membres civils du nouveau Conseil souverain l’ont accueilli à son arrivée à l’aéroport. Ce Conseil qui compte onze membres supervisera la transition durant trois ans et trois mois et remplace le Conseil militaire de transition. Le nouveau gouvernement doit en principe être formé le 28 août.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les États-Unis vont autoriser la détention illimitée d’enfants migrants

août 21, 2019

 

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu’il allait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants, dans le cadre de sa politique de fermeté face à l’immigration clandestine.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a déclaré qu’il mettait fin à une décision judiciaire de 1997, dites «Flores», imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. Une nouvelle règle, qui doit être mise en oeuvre sous 60 jours, ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : le camp Kabila assure avoir proposé de « nouvelles figures » pour former un gouvernement

août 21, 2019

 

Le président congolais Félix Tshisekedi, à gauche, et le président sortant Joseph Kabila côte à côte lors de la cérémonie d’inauguration à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le jeudi 24 janvier 2019. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Les partisans de l’ancien président congolais Joseph Kabila ont annoncé mardi 20 août avoir proposé en majorité des « nouvelles figures » pour le prochain gouvernement de la RDC, attendu depuis sept mois.

Le président Félix Tshisekedi avait refusé une première mouture de gouvernement mercredi dernier, estimant que la liste proposée ne respectait pas assez la parité hommes-femmes et l’équilibre entre ancienne et nouvelle génération, selon une source proche du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

« Nous avons proposé majoritairement des nouvelles figures. Il y aura de nombreuses personnes qui n’ont jamais siégé dans un gouvernement. Les autres vont jouer d’autres rôles à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans la diplomatie et ailleurs », a expliqué Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien président Kabila.

« Renouvellement de la classe politique »

« Le Front commun pour le Congo a joué la carte de la régénérescence et du renouvellement de la classe politique (…). Un quota significatif, important et surtout qualificatif a été attribué à la jeunesse mais également à la femme », a déclaré mardi à la presse Néhémie Mwilanya, son coordonnateur.

Investi en janvier dernier après la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi n’a toujours pas de gouvernement, en dépit d’âpres négociations engagées entre ses partisans et ceux de son prédécesseur.

Un prochain gouvernement de 65 membres

Sur la base d’un accord conclu entre les deux parties, le prochain gouvernement sera composé de 65 membres, dont 42 seront issus des rangs du FCC, la coalition des pro-Kabila. Cap pour le changement (Cap), du président Tshisekedi, comptera 23 membres.

En mai, le chef de l’État a nommé Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre, sur proposition de Joseph Kabila, dont les partisans ont obtenu la majorité des sièges au Parlement à l’issue des législatives.

Conséquence : Jeanine Mabunda, ancienne ministre et ex-conseillère de Joseph Kabila, a été élue à la tête de l’Assemblée nationale. Au Sénat, c’est l’ancien garde des Sceaux Alexis Thambwe Mwamba, plusieurs fois ministre, qui a été élu président.

Par Jeuneafrique avec AFP

L’état d’urgence déclaré dans l’Est du Tchad après des violences intercommunautaires

août 18, 2019

 

Le président tchadien Idriss Déby a déclaré dimanche l’état d’urgence dans deux provinces de l’est du pays et réclamé le désarmement des civils après des affrontements meurtriers entre communautés qui ont fait des dizaines de morts en août.

L’état d’urgence est déclaré pour trois mois dans les provinces du Sila et du Ouaddaï, à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des affrontements entre cultivateurs et éleveurs y ont fait plus de 50 morts depuis le 9 août, selon la présidence qui ne dresse pas de bilan plus précis.

Depuis plusieurs dizaines d’années, la province du Ouaddaï, zone de transhumance, est en proie à des conflits entre éleveurs nomades arabes et cultivateurs autochtones ouaddaïens.

« Dès maintenant, nous allons déployer des forces militaires qui vont assurer la sécurité de la population dans la zone », a assuré dimanche le président Déby, en déplacement dans le Sila pour cette annonce. « Dès que je quitte la province de Sila, il faut désarmer tous les civils de la zone qui ont des armes entre les mains », a-t-il ordonné.

Depuis le début de l’année, ces violences intercommunautaires se sont multipliées et ont gagné d’autres régions du Tchad.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : de La Haye, Charles Blé Goudé rêve de construire un « grand parti »

août 18, 2019
Charles Blé Goudé. © Vincent Fournier/J.A.

 

Le Cojep, le parti de l’ancien leader ivoirien récemment acquitté de crimes contre l’humanité, a tenu son premier congrès samedi. Charles Blé Goudé intervenait par vidéo conférence des Pays-Bas.

« Nous allons construire un grand parti! », a lancé samedi Charles Blé Goudé, l’ancien chef des Jeunes Patriotes de Côte d’Ivoire, récemment acquitté de crimes contre l’humanité par la CPI, à l’ouverture à Abidjan du premier congrès du Cojep, son mouvement devenu un parti.

« Je suis Charles Blé Goudé, je vous parle depuis La Haye », a déclaré l’ex-leader intervenant par vidéo conférence devant près de 2.000 personnes rassemblées à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan.

« Je vous fais une promesse, ensemble vous et moi nous allons construire un grand parti politique dont le bastion sera la Côte d’Ivoire » a-t-il martelé.

Venus de tous le pays, les militants du Cojep ont déployé lors d’une cérémonie festive des banderoles sur lesquelles étaient inscrits des slogans: « Avec Charles Blé Goudé nous sommes engagés pour la reconquête des libertés » ou « on a vaincu le 32 », le numéro de la cellule où il a passé cinq ans à La Haye avant son acquittement en première instance par la Cour pénale internationale.

Horizon 2020 ?

« Le congrès qui est aussi une fête pour magnifier la vérité va délivrer un message fort de réconciliation et dire que l’acquittement de Charles Blé Goudé n’est pas une victoire sur un camp, mais la manifestation de la vérité car la Côte d’Ivoire en avait besoin », a affirmé de son côté Jean-Claude Gnahoua, responsable du Cojep en Europe, qui participait à la réunion.

Le congrès qui doit s’achever dimanche pourrait désigner Charles Blé Goudé comme président du Cojep et lui donner mandat de participer aux futurs scrutins, y compris à la présidentielle.

L’ancien chef controversé des Jeunes Patriotes de Côte d’Ivoire se voit un destin présidentiel dans son pays, mais avait annoncé ne pas vouloir être candidat en 2020. « Un jour, j’aimerais diriger mon pays. Mais j’ai tout mon temps. Je sais que la Côte d’Ivoire m’attend », avait déclaré à Jeune Afrique ce fidèle de l’ex-président ivoirien Laurent Gbgabo – également acquitté par la CPI.

Par Jeune Afrique avec AFP

Centrafrique : nouvelle livraison d’armes russes à Bangui

août 17, 2019

Munitions saisies à Bria (centre-est), Centrafrique, le 11 février 2015 © Nations unies / Flickr 

Un accord de défense a été signé entre les deux pays en août 2018. Quatorze livraisons supplémentaires sont prévues dans les semaines à venir.

Après une première livraison en janvier, une deuxième cargaison d’armes légères et de munitions russes destinées à l’équipement des forces armées centrafricaines (FACA) est arrivée mercredi à Bangui.
Après de longues négociations, la Russie a obtenu mi-décembre le droit de donner un stock d’armement conséquent aux forces centrafricaines malgré un embargo sur les armes imposées depuis 2013.

La cargaison débarquée mercredi à l’aéroport international de Bangui M’poko constitue la première tranche d’une livraison annoncée le 21 mai par la présidence russe.

En tout, 14 chargements doivent être acheminés « au cours des prochaines semaines », a déclaré Viktor Tokmakov, premier conseiller de l’ambassade de Russie en Centrafrique.

Des militaires centrafricains et des soldats de la force de paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ont été déployés dans Bangui, la capitale centrafricaine, pour protéger les convois, a indiqué la Minusca.

Renforcer l’armée nationale

Les cargaisons acheminées comprennent des armes légères (pistolets, fusils d’assaut, de précision et mitrailleuses, mais également lance-roquettes RPGs et armes anti-aériennes) et des munitions.

Les matériels sont destinés à équiper huit bataillons (soit environ 2.700 hommes) des FACA, formés par des instructeurs russes au camp militaire de Bérengo, dans le sud-ouest du pays.

L’armée nationale doit à terme remplacer les soldats de la force de paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) dans un pays où des groupes armés continuent de s’affronter.

Une première livraison d’armes russes avait été effectuée entre janvier et février, en vertu d’un accord de défense signé entre la Russie et la Centrafrique en août 2018.

Washington, Paris et Londres avaient demandé à leur partenaire russe des mesures renforcées de stockage de ces armes et de les identifier précisément avec des numéros de série, selon des sources diplomatiques.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC : la liste du gouvernement recalée pour « non respect de la parité »

août 15, 2019

Félix Tshisekedi, le 29 avril à Kinshasa. © DR / présidence RDC

 

Le président Félix Tshisekedi a refusé mercredi une première mouture de gouvernement, attendu depuis sept mois en République démocratique du Congo, estimant qu’il ne respectait pas assez la « parité » et le « renouvellement des générations », selon une source proche du Premier ministre.

« Le chef de l’État a invité le Premier ministre à revisiter la liste de l’équipe gouvernementale qu’il lui a présentée », a déclaré à l’AFP un proche du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. « Le président Tshisekedi a fait observer au Premier ministre que la liste ne respecte pas la recommandation sur la représentativité des femmes et qu’elle ne tient pas compte de l’équilibre entre les vielles figures de la politique de notre pays et les jeunes », a-t-il ajouté.

Interrogée, la présidence congolaise s’est abstenue de tout commentaire.

La Constitution congolaise stipule que l’État garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les institutions, sans fixer cependant de quota.

Négociations avec le camp Kabila

Investi en janvier, après la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi n’a toujours pas de gouvernement, en dépit d’âpres négociations engagées entre ses partisans et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila.

Le chef de l’État a nommé Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre au mois de mai, sur proposition de l’ancien président Joseph Kabila, dont les partisans ont obtenu la majorité des sièges au Parlement à l’issue des législatives.

Sur la base d’un accord conclu entre les deux parties, le prochain gouvernement sera composé de 65 membres, dont 42 seront issus des rangs du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition des pro-Kabila. Cap pour le changement (Cap), du président Tshisekedi, comptera 23 membres.

Une nouvelle mouture est attendue avant que le président ne s’envole pour Dar es-Salaam, en Tanzanie, ou se tiendra le sommet de la SADC les 17 et 18 août.

Jeuneafrique.com avec AFP