Archive for the ‘Politique’ Category

La démocratie poursuit son recul dans le monde

novembre 29, 2022
Des manifestantes dans les rues de Tunis portent des pancartes sur lesquelles est écrit : la démocratie trahie

Des milliers de manifestants se sont rassemblés à Tunis pour exprimer leurs craintes quant à l’indépendance du système judiciaire, le 13 février 2022, après la dissolution par le président Saïed du Conseil supérieur de la magistrature. Photo : AP/Hessene Dridi

Près de la moitié des démocraties du monde sont en déclin, alors que les régimes autoritaires sont chaque fois plus répressifs, selon l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA), basé à Stockholm.

Dans son plus récent rapport, IDEA évalue que sur les 104 démocraties du monde, 48 sont en contraction, puisqu’elles ont enregistré des reculs sur plusieurs aspects. Seules 14 sont en expansion, c’est-à-dire qu’on y a enregistré des améliorations relativement aux indicateurs clés.

C’est une tendance lourde que l’organisation constate depuis plusieurs années.

Partout dans le monde, même dans les démocraties performantes où l’on n’observe pas nécessairement de recul, il y a une stagnation très claire, note Seema Shah, coauteure et éditrice du rapport.

« Au niveau mondial, au cours des deux dernières décennies, nous n’avons vu aucune innovation ou croissance significative de la démocratisation. »— Une citation de  Seema Shah, coauteure et éditrice du rapport « L’état global de la démocratie 2022 »

Au cours des cinq dernières années, le nombre de pays en forte érosion démocratique a atteint un sommet. Entre 2016 et 2021, le nombre de pays évoluant vers l’autoritarisme représentait plus du double du nombre de ceux évoluant vers la démocratie.

Ce qui est encore plus inquiétant, le soutien aux valeurs autoritaires est en augmentation un peu partout dans le monde, remarque Mme Shah. L’Enquête mondiale sur les valeurs (World Values Survey), citée dans le rapport, montre que le nombre de personnes appuyant un leader fort qui ne s’embarrasse pas d’un Parlement et d’élections est en augmentation. En 2009, 38 % des personnes interrogées trouvaient que c’était une bonne chose, et elles étaient 52 % en 2021.

En 2021, les sept pays ayant connu le plus fort recul démocratique étaient le Brésil, le Salvador, la Hongrie, la Pologne, l’Inde, l’île Maurice et les États-Unis.

Différences régionales

L’année dernière, deux pays, le Myanmar et la Tunisie, sont sortis de la liste des démocraties, tandis que 52 pays ont subi une érosion d’au moins un de leurs attributs démocratiques.

Les États-Unis, pourtant une démocratie bien établie, sont aux prises avec la polarisation politique, un dysfonctionnement des institutions et des menaces aux libertés civiles. L’érosion de la démocratie y est amorcée depuis plusieurs années, souligne IDEA.

Les Amériques demeurent la deuxième région la plus démocratique du monde, malgré les reculs et même si une nouvelle autocratie s’est ajoutée cette année : Haïti.

En Europe, la démocratie est toujours la forme dominante de gouvernement, mais sa qualité a stagné ou s’est détériorée dans plusieurs pays. Dans 17 pays, qui représentent 43 % des démocraties européennes, la démocratie s’est dégradée au cours des cinq dernières années. C’est en Pologne et en Hongrie que le repli a été le plus important.

La Russie, pour sa part, a basculé dans la catégorie des régimes autoritaires, rejoignant ainsi la Biélorussie et l’Azerbaïdjan.

Pour être classé comme une démocratie, un pays doit obtenir un résultat d’au moins 0,4 sur une liste d’indicateurs, tels que le respect des droits fondamentaux, l’existence d’un gouvernement représentatif et d‘une administration impartiale, la participation politique et le contrôle effectif du pouvoir exécutif. Il doit également avoir des élections compétitives. Un régime hybride combine l’autoritarisme et la démocratie. Les régimes autoritaires incluent les régimes militaires, les monarchies, les systèmes à parti unique et les États faillis, entre autres.

La démocratie recule également dans la région de l’Asie-Pacifique, tandis que l’autoritarisme s’y solidifie. Même des démocraties établies comme l’Australie, le Japon et Taïwan se dégradent.

Dans la région, c’est le coup d’État au Myanmar qui a représenté le recul le plus important pour la démocratie.

Le Moyen-Orient demeure la région la plus autoritaire du monde, avec seulement trois démocraties, l’Irak, Israël et le Liban.

Dans cette même région, la Tunisie a enregistré un important recul en 2021, lorsque le président Kaïs Saïed a gelé les activités du Parlement puis suspendu la Constitution. Une nouvelle Constitution, qui renforce nettement les pouvoirs du chef de l’État, a depuis été adoptée.

Des gens souriants tiennent une pancarte d'Adama Barrow.

Des partisans du président sortant de la Gambie, Adama Barrow, attendent de connaître les résultats de la première élection présidentielle depuis la démission de l’ancien dictateur Yahya Jammeh, à Banjul, le 5 novembre 2021. Photo : Getty Images/John Wessels

Cela dit, la résilience de l’Afrique demeure une des bonnes nouvelles de l’année. Plusieurs États, dont la Gambie, le Niger et la Zambie, ont vu des améliorations démocratiques marquées.

La Gambie est d’ailleurs un des succès de l’année 2021. Le pays s’est démocratisé à une vitesse fulgurante depuis la chute du régime de Yaya Jammeh en 2016, précise Seema Shah.

C’est sur ces succès qu’il faut miser, remarque Mme Shah, qui refuse de sombrer dans le pessimisme.

« La beauté de la démocratie est qu’elle est conçue pour s’autocorriger. Il y a beaucoup de possibilités de renverser la tendance. »— Une citation de  Seema Shah, coauteure et éditrice du rapport « L’état global de la démocratie 2022 »

Partout dans le monde, souligne-t-elle, des gens font pression pour obtenir une refonte du contrat social. Cela peut prendre la forme d’organisations en marge des partis politiques traditionnels, que ce soit des assemblées de citoyens, des manifestations pour le climat ou des demandes pour une nouvelle Constitution, comme au Chili.

Fondamentalement, les termes de l’accord entre le peuple et leur gouvernement doivent changer pour refléter la réalité et les exigences d’aujourd’hui, observe Mme Shah.

Le rapport rappelle également que l’avancée vers la démocratie n’est pas nécessairement linéaire et que divers dénouements politiques sont possibles.

Avec Radio-Canada par Ximena Sampson

L’Ukraine appelle les pays de l’Otan à accélérer l’envoi d’aide

novembre 29, 2022
L'Ukraine appelle les pays de l'Otan a accelerer l'envoi d'aide
L’Ukraine appelle les pays de l’Otan à accélérer l’envoi d’aide© AFP/Andrei PUNGOVSCHI

L’Ukraine a appelé mardi les pays membres de l’Otan réunis à Bucarest à accélérer la livraison d’armes et d’équipements électriques afin d’aider le pays meurtri par plus de neuf mois de guerre à faire face aux dommages causés à son infrastructure énergétique par les bombardements russes.

« La dernière fois, j’avais dit trois mots: des armes, des armes, des armes. Cette fois, j’ai trois autres mots: plus vite, plus vite et plus vite », a lancé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, peu avant une rencontre avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.

Quels sont les besoins ukrainiens les plus pressants ? Des générateurs et des missiles Patriots de défense aérienne, a-t-il martelé.

Le président russe Vladimir Poutine veut utiliser l’hiver comme « une arme de guerre » contre l’Ukraine avec des « attaques délibérées » contre des infrastructures civiles pour priver le pays de chauffage, d’électricité et d’eau, avait dénoncé dans la journée le secrétaire général de l’Alliance atlantique en accueillant cette réunion de deux jours des chefs de la diplomatie de l’Otan dans l’immense palais qui abrite le parlement roumain.

L’objectif du Kremlin est d' »infliger autant de souffrances que possible aux civils ukrainiens pour essayer de briser leur engagement, leur unité dans la lutte contre l’invasion russe », a-t-il poursuivi.

Une réunion du G7 élargi, tenue sous présidence allemande en marge de l’Otan, a pour sa part plaidé la mobilisation face à la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine.

Arrivé lundi soir à Bucarest, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a annoncé une aide financière de 53 millions de dollars, qui s’ajoute à une autre enveloppe de 55 millions déjà débloquée pour l’achat de générateurs, afin de venir en aide à l’Ukraine.

Cette somme servira à acheter des équipements électriques (des transformateurs notamment), qui seront « rapidement » livrés à l’Ukraine, a-t-on précisé de source américaine.

Au total, l’administration Biden a budgété 1,1 milliard de dollars pour l’énergie en Ukraine et en Moldavie.

L’aide américaine s’inscrit dans la perspective d’une conférence internationale des bailleurs de fonds en « soutien à la résistance civile ukrainienne », qui se tiendra le 13 décembre en France.

« Envoyons des chars »

La Russie s’est engagée début octobre dans une campagne de frappes de missiles massives visant l’infrastructure énergétique de l’Ukraine. Selon des chiffres cités par le gouvernement ukrainien, entre 25 à 30 % de cette infrastructure a été endommagée.

« Ce que font les Russes, c’est de cibler spécifiquement des stations de transformation à haut voltage », et pas seulement les centrales électriques elles-mêmes, afin de perturber toute la chaîne énergétique, de la production à la distribution, a expliqué un responsable américain.

Pour le chef de l’Otan, qui a réitéré la politique de la « porte ouverte » de l’alliance à l’égard de l’Ukraine, « le message de nous tous sera qu’il nous faut en faire plus » pour aider Kiev, y compris en matière de défense aérienne.

« La Russie échoue sur le champ de bataille. En réponse, ils s’en prennent à des cibles civiles, à des villes car ils ne peuvent pas gagner des territoires », a-t-il ajouté.

« Cette tactique de cibler l’infrastructure civile, de l’énergie, est évidemment conçue pour essayer d’obtenir la soumission des Ukrainiens en les gelant », a dit pour sa part le ministre britannique James Cleverly. « Je ne pense pas que cela réussira ».

Mais l’inquiétude grandit quant à la possibilité de soutenir ces efforts à long terme alors que les stocks commencent à s’épuiser.

« Restons calmes et envoyons des chars », a lancé le Lituanien Gabrielius Landsbergis.

L’UE a pour sa part demandé à actionner le mécanisme de protection civile pour livrer quelque 500 générateurs à l’Ukraine ainsi que 2.000 tentes adaptées aux conditions hivernales, fruit d’une coopération entre 17 Etats membres.

La France a contribué de son côté via 100 générateurs arrivés au hub européen de Suceava, en Roumanie, qui seront remis prochainement à l’Ukraine, a-t-on indiqué de source française.

La Roumanie, ainsi que la Moldavie voisine, a été durement impactée par la guerre en Ukraine et plus de 2 millions de personnes y ont transité en fuyant ce pays. Bucarest accueille à ce jour près de 86.000 réfugiés.

Outre la guerre en Ukraine, les ministres de l’Otan ont fait un point d’étape sur l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’organisation, déjà ratifiée par 28 des 30 pays membres mais qui reste suspendue au feu vert de la Turquie et de la Hongrie.

Les ministres finlandais, suédois et turc se sont rencontrés mardi à Bucarest, en marge de la réunion, mais sans conclusion notable, le Turc Mevlut Cavusoglu se contentant dans un tweet d’assurer avoir fait part des « attentes » d’Ankara.

La Turquie bloque depuis mai l’entrée des deux pays nordiques dans l’Alliance atlantique, liant leur adhésion à leur lutte contre les mouvements kurdes et leurs partisans sur leur sol.

Par Le Point avec AFP

France/États-Unis: Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique

novembre 29, 2022
Macron attendu a Washington pour une visite fastueuse et strategique
Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique© AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron est attendu mardi soir à Washington pour une visite d’Etat qui mêlera les fastes de la Maison Blanche aux discussions stratégiques avec Joe Biden sur la guerre en Ukraine et le protectionnisme commercial des Etats-Unis.

Le président français, qui s’est envolé pour la capitale fédérale peu avant 16H00 GMT, entend évoquer avec son homologue américain le plan massif de soutien à la transition énergétique, ou Inflation Reduction Act (IRA), qui accorde de généreuses subventions aux véhicules électriques, batteries ou énergies renouvelables à condition qu’ils soient « made in America ».

Concurrence déloyale, protectionnisme, peste-t-on à Paris, où l’on espère arracher des « exemptions » ciblées pour quelques industries européennes.

Juste avant de partir, Emmanuel Macron a déjeuné à l’Elysée avec le Conseil d’affaires franco-américain, qui réunit une quarantaine de grands patrons des deux pays, dont ceux de TotalEnergie, LVMH, IBM, McDonald’s ou encore Goldman Sachs.

Objectif: les « inviter à poursuivre » dans la voie des « investissements » en France, a expliqué la présidence française.

Car la France redoute plus que tout que l’IRA favorise des délocalisations vers les Etats-Unis et sape en conséquence les efforts de réindustrialisation entrepris.

« Opportunités »

Au-delà de ces très hypothétiques exemptions, le président Macron plaide donc auprès des autres Européens pour qu’ils se dotent d’armes commerciales comparables, avec un « Buy European Act » qui donnerait, aussi, la priorité aux produits fabriqués sur le Vieux Continent.

L’IRA « va créer des opportunités pour des entreprises européennes ou françaises, ce n’est pas un jeu à somme nulle », a tenté de rassurer un haut responsable américain, avant la visite.

Ces frictions ne devraient en effet pas gâcher la fête de cette visite d’Etat, la deuxième pour Emmanuel Macron qui fut déjà l’invité d’honneur de Donald Trump en 2018.

Mercredi, après avoir parlé de coopération spatiale avec la vice-présidente Kamala Harris en présence des astronautes français Thomas Pesquet et Sophie Adenot, d’environnement avec des parlementaires américains et de nucléaire civil avec des acteurs de la filière, le chef de l’Etat s’adressera à la communauté française puis retrouvera, en compagnie de son épouse Brigitte Macron, Joe et Jill Biden pour un « dîner privé ».

Ce sera l’occasion d’un premier échange dans un « cadre très informel, très franc et très amical », dit un conseiller français.

Jeudi, c’est ensuite dans un cadre beaucoup plus solennel, bien que festif, qu’Emmanuel Macron sera reçu à la Maison Blanche, fraîchement parée des riches décorations et illuminations mises en place pour les fêtes de fin d’année.

Coups de canon

Entre les sapins de Noël chargés de neige artificielle, les guirlandes et les figurines – dont celles représentant le chien et le chat des Biden -, il sera accueilli par le président américain lors d’une cérémonie scandée par vingt-et-un coups de canon, les hymnes et le passage en revue des troupes.

Après un entretien dans le huis clos du Bureau ovale, une conférence de presse conjointe et une réunion avec les dirigeants du Congrès américain, place au moment fastueux du dîner d’Etat.

Sous une tente dressée dans les jardins de la Maison Blanche, il sera animé par Jon Batiste, chanteur et compositeur, virtuose du melodica mais aussi personnalité engagée dans la défense des droits des Afro-Américains.

Ce jazzman qui navigue entre la pop et la soul est un pilier de la scène musicale de la Nouvelle-Orléans, la ville de Louisiane jadis française où Emmanuel Macron se rendra vendredi pour une visite dédiée à la francophonie, en présence du cinéaste Claude Lellouche et du danseur et chorégraphe Benjamin Millepied.

Au-delà des questions commerciales, le rendez-vous américain doit permettre aux présidents des deux pays alliés d’afficher leur unité dans le soutien à l’Ukraine et, peut-être, d’esquisser un message commun en faveur de l’idée de négociations, à terme, pour mettre fin à la guerre lancée par la Russie – un thème cher au chef de l’Etat français que certains, à Washington, commencent aussi à défendre.

La France veut enfin « resynchroniser les agendas de l’Union européenne et des Etats-Unis face aux crises » sur les « prix de l’énergie » et « la lutte contre l’inflation », a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement français Olivier Véran.

Par Le Point avec AFP

Centrafrique : un avion étranger aurait bombardé un camp militaire et des mercenaires de Wagner

novembre 29, 2022

D’après Bangui, l’aéronef aurait franchi les frontières du pays, au Nord, et aurait bombardé la ville de Bossangoa. L’appareil aurait pris pour cible les bases militaires centrafricaine et russe, ainsi qu’une usine de coton.

Des soldats centrafricains sur la route entre Boali et Bangui. © FLORENT VERGNES/AFP.

Le gouvernement centrafricain a affirmé que, le 28 novembre, un avion reparti dans un pays voisin « a largué des explosifs dans la ville » de Bossangoa (Nord-Ouest) sur des militaires centrafricains et des mercenaires russes du groupe Wagner, menaçant de représailles. L’attaque a été perpétrée en plein milieu de la nuit de dimanche à lundi, peu avant 3 h du matin, selon Bangui.

« L’appareil [a pris] pour cible la base de nos forces de Défense, celle de nos Alliés ainsi que l’usine de coton », assure dans un communiqué le gouvernement. C’est la première fois qu’une attaque présumée par un avion hostile survient au moins depuis le début de la guerre civile, en 2013.

Venu du Nord

Un aéronef « a bombardé la base des Russes à 2h50 du matin, nous avons entendu au moins quatre bombes mais comme il faisait nuit, nous n’avons pas vu l’avion qui était sans phares et faisait peu de bruit », a affirmé par téléphone Étienne Ngueretoum, directeur régional des Eaux et Forêts à Bossangoa. Deux bombes ont explosé selon lui dans son jardin, qui jouxte une usine de coton occupée par les Russes.À LIRERussie-Afrique : les mercenaires de Wagner sont-ils vraiment efficaces ?

Le maire de Bossangoa, Pierre Denamguere, a confirmé aussi l’attaque par téléphone. « C’est un avion sans lumières et que l’on n’a pu identifier, la cible était l’usine de coton que les Russes et les forces armées utilisent comme base, il n’y a pas trop de dégâts », a-t-il commenté.

« Cet aéronef, après avoir commis ces forfaits […] a pris la direction du nord […] avant de traverser nos frontières », assure le gouvernement. Encore il y a peu aux mains des rebelles, Bossangoa est située au nord de Bangui et à environ 150 kilomètres au sud du Tchad.  Une enquête a été ouverte pour « situer les responsabilités » de « cet acte ignoble perpétré par les ennemis de la paix [qui] ne saurait rester impuni » et « toutes les dispositions ont déjà été prises pour faire face à toute éventualité », conclut le communiqué.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

France-Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement

novembre 28, 2022

Declaration de patrimoine contestee: Caroline Cayeux quitte le gouvernement
Déclaration de patrimoine contestée: Caroline Cayeux quitte le gouvernement© AFP/Archives/Ludovic MARIN

En délicatesse avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Caroline Cayeux a démissionné lundi de son poste de ministre déléguée aux Collectivités territoriales, pour une déclaration de patrimoine jugée « sous-évaluée ».

« Suite à ma déclaration de patrimoine, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique m’a indiqué qu’elle l’estimait sous-évaluée », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Elle y affirme avoir « tenu compte de ses observations » et s’être « alignée » mais, « en dépit de cela, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique persiste à mettre en doute ma sincérité ».

L’ancienne maire de Beauvais, âgée de 74 ans, explique donc avoir décidé de démissionner « afin de ne pas gêner l’action du gouvernement ».

L’Élysée avait annoncé auparavant avoir mis fin aux fonctions de Mme Cayeux « à sa demande », et précisé que ses attributions seraient reprises par sa collègue chargée de la Ruralité, Dominique Faure. Cette dernière passe du rang de secrétaire d’État à celui de ministre déléguée.

La HATVP, contactée par l’AFP, a indiqué qu’elle ne communiquerait pas dans l’immédiat, dans l’attente de la réunion de son collège mardi.

Ex-figure du RPR, de l’UMP puis de LR, cette représentante selon ses dires de la « droite sociale » avait fait l’objet d’une polémique dès son arrivée au gouvernement, en raison de propos datant de 2013. Elle avait alors qualifié le mariage pour tous et l’adoption pour les couples de même sexe, de « réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature ».

Interrogée sur cette déclaration, Mme Cayeux avait répondu en juillet dernier: « Je maintiens évidemment mes propos. Mais j’ai toujours dit que la loi, si elle était votée, je l’appliquerais ». Puis avait ajouté: « Je dois vous dire quand même, j’ai beaucoup d’amis parmi ces gens-là. Franchement, c’est un mauvais procès qu’on me fait et ça m’a beaucoup contrariée ».

L’utilisation du terme « ces gens-là », en référence aux couples de même sexe, avait provoqué un tollé. Mme Cayeux avait ensuite déclaré « regretter » des propos passés « stupides et maladroits ».

Soutien de Fillon

Les oppositions n’ont pas tardé à ironiser sur ces nouveaux déboires du gouvernement.

« Rapide comme l’éclair ce passage au gouvernement ! Décidément le fric et la Macronie, c’est une histoire sans fin ? », a raillé le vice-président RN de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu.

« Caroline Cayeux démissionne. Non pas pour ses propos LGBT-phobes, qui ne dérangeaient pas Macron, mais suite à un désaccord avec la HATVP sur sa déclaration de patrimoine. Décidément, la Macronie est engluée dans les affaires d’argent, de conflit d’intérêt et d’opacité… « , a déploré le député LFI Bastien Lachaud, tout comme sa collègue Clémence Guetté, pour qui « on ne voit plus la fin des scandales macronistes ».

« La vraie question est : qui n’a pas de démêlé avec la justice ou la HATVP dans ce gouvernement ? », a tweeté pour sa part le patron du PS Olivier Faure.

Elle devait son portefeuille aux Collectivités à une bonne connaissance de leurs arcanes. A son arrivée au gouvernement en juillet 2022, elle était à la tête de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), un établissement public voulu par Emmanuel Macron pour assurer la coordination entre l’État et les collectivités territoriales.

Maire de Beauvais depuis 2001, elle présidait depuis 2014 « Villes de France », une association qui regroupe les localités de 20.000 à 100.000 habitants.

Politiquement, Mme Cayeux s’est affichée comme un soutien sans faille de François Fillon lors de la primaire de l’UMP en 2012, puis à la présidentielle de 2017. Elle ne l’a pas lâché, malgré les affaires.

C’est en 2018 qu’elle a claqué la porte des Républicains, en désaccord avec Laurent Wauquiez. Rupture partisane qui ne l’avait pas empêchée d’être réélue dès le premier tour des municipales en 2020 à Beauvais, sous l’étiquette divers droite mais soutenue par la République en Marche. Elle a été une active supportrice d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022.

D’abord enseignante, puis responsable d’un organisme de formation professionnelle, cette licenciée d’anglais, titulaire d’un diplôme supérieur de droit international privé, est née à Paris le 1er novembre 1948.

Par Le Point avec AFP

L’Irak récupère une fraction des 2,5 milliards de dollars volés au fisc

novembre 27, 2022
L'Irak recupere une fraction des 2,5 milliards de dollars voles au fisc
L’Irak récupère une fraction des 2,5 milliards de dollars volés au fisc© IRAQI PRIME MINISTER’S PRESS OFFICE/AFP/-

L’Irak a récupéré « une partie » des 2,5 milliards de dollars frauduleusement retirés d’un compte bancaire du fisc, a annoncé dimanche le Premier ministre, appelant toute personne impliquée dans ce scandale à se rendre et à restituer les fonds publics subtilisés.

Mohamed Chia al-Soudani a annoncé qu’un des hommes d’affaires impliqués dans cette affaire, Nour Zouhair Jassem, avait rendu un peu plus de 125 millions de dollars, sur les plus d’un milliard de dollars qu’il a « avoué » avoir obtenus.

L’homme d’affaires sera remis en liberté sous caution, en échange de quoi il rendra le reste de l’argent volé sous deux semaines, a précisé M. Soudani.

L’affaire, médiatisée à la mi-octobre, a provoqué une vive indignation dans un Irak riche en pétrole et frappé par une corruption endémique.

Un document de l’Administration générale des impôts expliquait que ces 2,5 milliards de dollars ont été prélevés entre septembre 2021 et août 2022, via 247 chèques encaissés par cinq entreprises. L’argent a ensuite été retiré en espèces des comptes de ces sociétés, dont les propriétaires, en fuite pour la plupart, font l’objet de mandats d’arrêt.

« Les autorités compétentes ont pu récupérer une première tranche d’un montant de 182,6 milliards de dinars irakiens », soit plus de 125 millions de dollars, a annoncé M. Soudani.

Il s’exprimait lors d’une allocution télévisée, flanqué de piles de billets de banque entassés par paquets. Ces fonds ont été rendus par Nour Zouhair Jassem, arrêté fin octobre à l’aéroport de Bagdad alors qu’il tentait de quitter le pays à bord d’un jet privé.

« Personne ne sera épargné »

La justice a trouvé un « accord » avec l’accusé pour qu’il restitue l’intégralité de la somme, a précisé M. Soudani. « Il sera remis en liberté sous caution afin de faciliter le processus de restitution ».

Un autre accusé a été interpellé dans la région autonome du Kurdistan et va être livré aux autorités à Bagdad, a précisé M. Soudani.

Martelant sans cesse sa volonté de lutter contre la corruption, le Premier ministre enchaîne les annonces et les initiatives à ce sujet depuis qu’il a accédé au pouvoir en octobre.

S’agissant des 2,5 milliards, il a appelé dimanche tous les accusés « à se rendre et à restituer les sommes volées », laissant entendre qu’ils pourraient bénéficier d’accords semblables à celui trouvé avec M. Jassem.

« Nous œuvrerons avec la justice pour les aider avec les procédures judiciaires, dans le cadre de ce qui est autorisé par la loi », a-t-il promis.

« Oui, il est très important d’arrêter les voleurs et ceux qui les ont aidés », a encore dit le Premier ministre. « Mais le plus important c’est la restitution des fonds. Qu’importe si untel ou untel est en prison, si les (2,5 milliards de dollars) ne sont pas dans les caisses de l’Etat ? », a-t-il justifié.

Des responsables du fisc et des organismes de contrôle public sont impliqués, a reconnu le Premier ministre, précisant que leur identité « sera dévoilée à la fin de l’enquête ». « Nous n’épargnerons personne », a-t-il promis.

Malgré une corruption qui s’est infiltrée dans toutes les institutions étatiques et administrations publiques, si les condamnations existent en Irak elles visent souvent les échelons intermédiaires de l’Etat ou de simples exécutants, rarement le sommet de la pyramide.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Montréal versera trois millions à des manifestants dont les droits ont été bafoués

novembre 27, 2022
Des voitures du Service de police de la Ville de Montréal.

Des policiers du SPVM ont violé les droits de centaines de manifestants. Photo : Radio-Canada/Mathieu Wagner

La Ville de Montréal paiera plus de trois millions de dollars à des centaines de manifestants dont les droits ont été violés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Ce règlement permettra de mettre un terme à huit recours collectifs intentés contre la Ville. La partie demanderesse alléguait que les participants à six manifestations avaient été illégalement arrêtés ou détenus par le SPVM lors d’un encerclement et n’avaient pas pu exercer certains droits fondamentaux.

Le cabinet d’avocats Melançon, Marceau, Grenier et Cohen, qui représente les participants aux recours collectifs, a indiqué dans un avis approuvé par la cour que la municipalité publiera des excuses sur son site Internet et reconnaîtra que certains gestes du SPVM et de l’administration municipale ont porté atteinte aux droits fondamentaux de ces manifestants.

Ces manifestations se sont déroulées entre juin 2012 et mars 2014. Certaines visaient à dénoncer la brutalité policière et un règlement municipal qui limitait les manifestations. Une autre avait pour but de marquer le premier anniversaire du début des manifestations étudiantes contre l’augmentation des droits de scolarité lors du « printemps érable ».

L’entente de règlement doit être approuvée par la Cour supérieure du Québec. Une audience à ce sujet est prévue le 21 décembre.

La Ville de Montréal a accepté de payer un total de six millions de dollars pour régler ces huit recours collectifs et huit autres dossiers basés sur des faits et des questions similaires.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

En Guinée équatoriale, les plus pauvres attendent toujours les logements sociaux promis

novembre 26, 2022
En Guinee equatoriale, les plus pauvres attendent toujours les logements sociaux promis
En Guinée équatoriale, les plus pauvres attendent toujours les logements sociaux promis© AFP/Samuel OBIANG

De grosses cylindrées rutilantes et d’imposants 4×4 sont garés dans le quartier Buena Esperanza à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, où des milliers de logements sociaux promis depuis 13 ans par le chef de l’Etat aux plus pauvres sont occupés par les classes moyennes ou riches.

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui dirige d’une main de fer depuis 43 ans ce petit pays d’Afrique centrale riche de son pétrole, est assuré d’être proclamé samedi vainqueur de la présidentielle du 20 novembre, face à une opposition réprimée et muselée.

Dans certains quartiers de Malabo, des enfilades d’immeubles récents, tous identiques, s’étendent à perte de vue. A Buena Esperanza, ce sont 2.300 maisonnettes à l’aspect cosy, copies conformes, qui ont essaimé depuis le début des années 2010.

Car, à la présidentielle de 2009, M. Obiang avait promis « un logement social pour tous ».

Ces bâtisses ont poussé comme des champignons au moment où la flambée des prix du pétrole enrichissait considérablement ce pays au régime parmi les plus fermés et autoritaires au monde, mais où la richesse est concentrée dans les mains de quelques familles, reléguant l’immense majorité dans la pauvreté.

M. Obiang, qui détient à 80 ans le record mondial de longévité au pouvoir pour un chef d’Etat encore vivant, hors monarchie, clamait alors qu’il allait faire raser tous les bidonvilles du pays.

Et au premier chef celui de Nubili, véritable verrue en plein coeur d’une capitale plutôt coquette et où des milliers de personnes s’entassent dans des petites baraques en tôle ou en bois dans un entrelacs de ruelles étroites et insalubres.

Pays riche, population pauvre

Depuis, quelque 20.000 logements sociaux sont sortis de terre dans ce pays de près de 1,5 million d’habitants, selon l’entreprise nationale de gestion immobilière (ENPIGE). Or, les plus pauvres n’y ont toujours pas accès.

Assis au pied de sa cabane en bois à Nubili, Julio Ondo, 70 ans, désespère d’habiter un jour dans un « logement digne ». « On s’est moqué des pauvres », lâche-t-il.

Car si Buena Esperanza devait permettre de reloger une partie des habitants de Nubili, les conditions de ressources sont rédhibitoires: 10 millions de francs CFA (15.000 euros) à la vente pour une maisonnette, payables par mensualités de 50.000 francs CFA (75 euros).

La Banque mondiale estime que la grande majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté international, 2,15 dollars (2 euros) de revenu par jour et par personne.

Pourtant, la Guinée équatoriale est classée par la Banque mondiale troisième pays le plus riche d’Afrique subsaharienne en PIB annuel par habitant en 2021 (8.462 dollars). Mais au 172e rang mondial sur 180 dans le baromètre de la corruption de Transparency International.

En 2006, alors que la manne pétrolière jouait à plein, l’institution de Bretton Woods estimait que près de huit habitants sur dix (76,8 %) vivait « sous le seuil de l’extrême pauvreté ». Depuis, ces statistiques ne sont plus disponibles en l’absence de données sur le pays.

« Le gouvernement nous avait donné des bons de logement pour qu’on parte vivre à Buena Esperanza, mais il fallait payer » une mise d’entrée de « 1,5 million de francs CFA (2.270 euros) », déplore Antonio Omecha, 72 ans. Une somme astronomique pour ce cultivateur de bananes plantain qui dit gagner 20.000 FCFA par mois (30 euros).

Biens détournés

« Pensez-vous que quelqu’un qui passe sept jours sans même gagner 2.000 francs CFA (3 euros) peut posséder ces logements ? » renchérit un voisin, Tobias Ondo, 65 ans. « C’est peut-être après ma mort que j’irai vivre dans un logement social promis aux pauvres par le président », souffle-t-il dans sa barbe grisonnante.

Ces promesses avaient suscité une vague d’espoir à Nubili, pour échapper à des conditions d’hygiène déplorables, aux épidémies et aux incendies fréquents dans le bidonville.

Le 6 novembre dernier, au troisième jour de sa campagne, le président Obiang a froidement reconnu que les logements sociaux pour les « personnes sans grand revenu » ont été « encore pris » par des « personnes capables de construire leur maison ». Sans dire comment y remédier.

A Buena Esperanza et ailleurs, ces biens ont été détournés de leur vocation sociale, explique à l’AFP le sociologue Nsogo Eyi. « Certains hommes puissants et riches en ont acheté pour les mettre en location, notamment à des expatriés » qui paient le prix fort, déplore-t-il.

Dans ces quartiers, les propriétaires refusent de parler.

Pour qu’ils soient accessibles aux habitants de Nubili, « il aurait fallu que ces logements ne coûtent pas plus de 500.000 francs CFA (756 euros) avec des mensualités de 1.000 ou 2.000 francs par mois », calcule Martinez Obiang, de Atom Finances, une société de micro-financement.

Par Le Point avec AFP

Congo: Vers la réhabilitation des campus de l’Université Marien Ngouabi

novembre 26, 2022

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel Adouki, a annoncé ce mercredi 23 novembre, à Brazzaville, l’amélioration des conditions de vie des étudiants de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) dans les campus. 

Les gérants des campus de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) ont eu un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Delphine Edith Emmanuel, ce mercredi 23 novembre à Brazzaville. 

Au centre des discussions qui ont rythmé cet entretien, les différentes problématiques auxquelles les étudiants de ces résidences universitaires sont confrontés. 

L’UMNG, qui regroupe cinq campus universitaires, recense d’innombrables problèmes. On peut citer la difficulté d’accès aux services de base comme l’eau potable, les installations sanitaires et d’hygiène de base qui nécessitent que des solutions urgentes soient trouvées. 

À cela, il faut ajouter entre autres l’insuffisance d’éclairage dans les logements, l’insuffisance de literies, la vétusté des sanitaires, l’insécurité et le manque de matériel de salubrité. 

Face à ces manquements, le gouvernement a réaffirmé son engagement à apporter des améliorations conséquentes au cadre de vie des étudiants de la plus ancienne université de notre pays, par le truchement de la ministre que le processus de réhabilitation de l’ensemble des campus de l’UMNG est amorcé et que plusieurs échéances à venir participeront à moderniser cette établissement.

« Tous les campus doivent avoir le même confort que celui de l’Université Denis Sassou Nguesso », a-t-elle déclaré. 

Cette annonce a été faite dans un contexte qui reste marqué par les manifestations des étudiants de l’UMNG qui réclamaient le paiement chronologique de leurs arriérés de bourse.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

RDC : l’élection présidentielle fixée au 20 décembre 2023

novembre 26, 2022

Le président Félix Tshisekedi, arrivé au pouvoir en janvier 2019, a déjà exprimé son intention de se représenter.

Le siège de la Commission électorale nationale indépendante à Kinshasa. Photographie d’illustration. © JOHN WESSELS/AFP

La prochaine élection présidentielle en RDC est fixée au 20 décembre 2023, selon le calendrier annoncé officiellement samedi 26 novembre par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Après les prochaines élections, la prestation de serment du président élu aura lieu le 20 janvier 2024, a précisé l’organisation.

L’insécurité, l’un des « défis »

Cette annonce intervient alors que l’est du pays reste en proie aux violences de groupes armés, dont la rébellion du M23 qui contrôle une partie d’un territoire du Nord-Kivu. « L’insécurité persistante dans certaines parties du territoire » est un des « défis » à relever par la Ceni pour organiser un scrutin qu’elle veut « libre, démocratique, transparent », a déclaré son président, Denis Kadima, lisant le calendrier électoral au siège de la commission.

Des experts ont en outre manifesté leurs doutes sur un processus qui, selon eux, a pris « un mauvais départ ». En RDC, la présidentielle est une élection à un seul tour, couplée aux législatives, ainsi qu’aux élections des députés provinciaux et des conseillers communaux.

Tshisekedi en lice

Félix Tshisekedi a déjà exprimé son intention de se représenter. « J’ai une vision pour ce pays, je veux la concrétiser. Si le peuple veut bien m’accorder ce second mandat, je poursuivrai ma mission. Et après, je passerai la main »,déclarait-il à Jeune Afrique en août 2021.

Parmi les autres candidats possibles figure Martin Fayulu, qui continue d’affirmer avoir remporté le scrutin de 2018 et été privé de sa victoire.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)