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Cuba: Le président Miguel Diaz-Canel prend la tête du Parti communiste

avril 19, 2021

 CUBA: LE PRÉSIDENT MIGUEL DIAZ-CANEL PREND LA TÊTE DU PARTI COMMUNISTE

© Reuters/ALEXANDRE MENEGHINI 

LA HAVANE (Reuters) – Le Parti communiste au pouvoir à Cuba a élu lundi le président Miguel Diaz-Canel au poste de premier secrétaire en remplacement de Raul Castro, rapporte l’agence de presse officielle Prensa Latina.

Cette succession au poste le plus important du régime cubain marque définitivement la fin des six décennies au pouvoir des frères Fidel puis Raul Castro, qui ont conduit la révolution de 1959 à Cuba.

Raul Castro, 89 ans, avait annoncé dès l’ouverture du congrès du Parti communiste cubain vendredi qu’il cèderait la place à une plus jeune génération de dirigeants. Il a déjà laissé la présidence du pays à Miguel Diaz-Canel, 60 ans, en 2018.

Avec Reuters par (Sarah Marsh et Nelson Acosta; version française Bertrand Boucey)

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait avoir mardi l’avis des experts qui recommanderont d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca aux moins de 55 ans.

avril 19, 2021

Une fiole du vaccin AstraZeneca.

© Jens Schlueter/Getty Images Une fiole du vaccin AstraZeneca.

Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta ont décidé de rendre le vaccin d’AstraZeneca disponible aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante du nombre de cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le Comité sur l’immunisation du Québec doit faire la même analyse.

«Le ministère nous a demandé la semaine dernière d’évaluer ça. On a notre rencontre demain après-midi. On devrait pouvoir donner la réponse à ce moment-là», affirme un des membres du Comité, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur en épidémiologie à l’Université Laval, Gaston De Serres.

Les experts devront évaluer les coûts et les bénéfices de la vaccination des personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux. «Ça peut être de prévenir la maladie, mais c’est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d’un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants», a expliqué Gaston De Serres au micro de l’émission Première heure.

Données britanniques

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000, chez les 40 à 55 ans. Les femmes seraient aussi plus sujettes aux thromboses que les hommes.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

Cependant, le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

«Un des problèmes qu’on a, c’est que les données européennes, ce qu’on n’a pas facilement, c’est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés? On a des données précises qui nous viennent [seulement] de Grande-Bretagne», précise-t-il.

Long terme?

L’autre inconnue, c’est l’effet de la COVID-19 à long terme.

«Parmi les gens qui ont fait la COVID, il y en a un pourcentage non négligeable qui traînent des symptômes pendant des mois. On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de cette maladie», mentionne Gaston De Serres.

Le Comité sur l’immunisation du Québec devrait remettre ses recommandations en fin de journée mardi au ministère de la Santé, mais la décision d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra au ministre de la Santé, Christian Dubé.

 Avec Jean-François Nadeau

Congo: Le Président Denis Sassou face à la République et la presse

avril 18, 2021

Avec Bob Ebaka

La famille Castro passe le flambeau à Cuba

avril 17, 2021

À la fin du huitième congrès du Parti communiste cubain (PCC), lundi prochain, et pour la première fois depuis 1959, Cuba n’aura plus à sa tête un Castro.

La génération historique des Castro passe le flambeau. Le secrétaire général du parti, Miguel Diaz Canel, sera le président.

© /Radio-Canada La génération historique des Castro passe le flambeau. Le secrétaire général du parti, Miguel Diaz Canel, sera le président.

La «génération historique» passe ainsi le flambeau. Le président Miguel Diaz Canel succédera à Raul Castro à titre de secrétaire général du parti.

Dans l’ombre du grand frère

Fidel Castro aura régné sans partage sur l’île communiste à compter de la révolution de 1959. Il avait cependant confié à son frère Raul la direction de l’armée, un poste clé.

Lorsqu’il tombe malade, en 2006, Fidel se retire peu à peu et cède le pouvoir à Raul, même s’il reste très présent dans les grandes affaires d’État jusqu’à sa mort, en 2016, à l’âge de 90 ans.

Raul Castro devient officiellement président en 2008 tout en étant secrétaire général du Parti communiste cubain, où réside le vrai pouvoir. Même après son arrivée officielle à la tête de l’État, il est toujours resté dans l’ombre de Fidel.

Raul Castro a été au centre du développement du tourisme à Cuba, un de ses rares succès économiques.

Fidel et Raoul Castro chantant l'Internationale socialiste.

© /Radio-Canada Fidel et Raoul Castro chantant l’Internationale socialiste.

Il cède la présidence à Miguel Diaz Canel au septième congrès du PCC en 2016, mais demeure secrétaire général.

Miguel Diaz Canel cumulera à son tour les deux postes lors de la dernière journée du congrès, lundi. Pour la première fois, Cuba sera gouverné par un civil, et les derniers membres de la génération historique du parti feront également leurs adieux.

Une situation économique catastrophique

Les Cubains ont l’impression de revivre les années noires de la «période spéciale en temps de paix» des années 1990, après la chute de l’Empire soviétique et la fin de l’aide de l’URSS.

Pénuries et files d’attente sont de nouveau à l’ordre du jour. Cette fois-ci, c’est l’aide – et surtout le pétrole – du Venezuela, pays en faillite, qui n’arrive plus. La COVID-19 a forcé la fermeture de l’île et les devises des touristes se sont taries.

Les plages sont désertées par les touristes à Cuba.

© /Radio-Canada Les plages sont désertées par les touristes à Cuba.

La détente des années de Barack Obama paraît bien loin : Donald Trump a rétabli et même renforcé les sanctions américaines que son prédécesseur avait levées. Ainsi, l’argent que les Cubains de Miami envoyaient à leurs familles sur l’île n’arrive plus.

Et malgré ses promesses, Joe Biden ne semble pas pressé de lever ces sanctions. Ce n’est pas une priorité, a-t-il fait savoir.

Des réformes difficiles

Cuba s’est résigné à lancer des réformes douloureuses et longtemps repoussées, comme l’unification des monnaies. Le CUC (Convertible Unit Currency) n’existe plus, il ne reste que le peso cubain. Au taux officiel, le dollar américain vaut 24 pesos cubains. Sur le marché noir, beaucoup plus.

La baisse du pouvoir d’achat aggrave la situation de pénurie. Le secteur privé a été ouvert à davantage de métiers et devrait déboucher sur la création de petites entreprises et l’accès à des marchés de gros.

Une rue commerçante achalandée avant la pandémie

© /Radio-Canada Une rue commerçante achalandée avant la pandémie

Petite révolution dans les campagnes : pour la première fois depuis 1963, les fermiers cubains pourront consommer et commercialiser de la viande de bœuf, qui était jusqu’ici monopole d’État, pourvu que les quotas de production soient respectés.

Les vaches étaient sacrées à Cuba et on disait même en plaisantant qu’il était moins grave d’écraser un humain qu’une vache sur les routes.

L’espoir des vaccins

La fermeture de l’île, les contrôles sanitaires stricts et les confinements ont permis à Cuba de limiter les dommages de la COVID-19.

On y recense jusqu’ici 90 000 cas et 491 décès seulement.

Un vaccin contre la COVID-19 fait à Cuba

© /Radio-Canada Un vaccin contre la COVID-19 fait à Cuba

Cuba est en train de mettre au point ses propres vaccins. Deux d’entre eux, Soberana 2 et Abdala, sont en phase 3 et ont déjà été inoculés à une partie de la population.

Ils seront fin prêts en juin et seront exportés puis offerts aux touristes, ont assuré les autorités.

Et la dissidence?

L’accès à Internet sur téléphone mobile est en train de tout changer à Cuba.

Des artistes ont formé le groupe de San Isidro et ont protesté contre le manque de liberté. Un groupe de rappeurs a composé une chanson intitulée Patria y Vida (la patrie et la vie), qui fait un malheur sur les réseaux sociaux. Elle parodie le slogan révolutionnaire cubain Patria o Muerte (la patrie ou la mort).

Les manifestations sont réprimées, mais de façon plus «légère». Elles sont considérées comme de la subversion, mais elles sont commentées et débattues dans les organes d’État, journaux et chaînes de télévision. Une première.

Jusqu’où ira la tolérance? La question est à l’ordre du jour au congrès du PCC.

Avec Radio-Canada par  Jean-Michel Leprince

Congo : Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat

avril 16, 2021

Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat à Brazzaville. Cérémonie en présence de nombreux chefs d’état dont certains admirent sa longévité ; 37 ans de pouvoir cumulés. Mais d’autres dénoncent une kleptocratie.

Avec France24

Canada: La frontière entre le Québec et l’Ontario fermée dès lundi

avril 16, 2021

Le Québec a emboîté le pas au gouvernement ontarien et a décidé de fermer lui aussi sa frontière la plus à l’ouest, vendredi soir, au moment où l’Ontario est en proie à une situation sanitaire qui n’a rien de rassurante, selon les experts. À partir de lundi, des barrages routiers seront érigés par les deux provinces pour restreindre les déplacements non-essentiels.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

© Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

« Dès lundi, nous fermerons notre frontière avec l’Ontario et nous assurerons un contrôle serré des déplacements. Nous sommes en discussion avec le gouvernement ontarien pour déterminer les modalités », a annoncé la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, vendredi soir.

Son annonce est survenue peu après celle du premier ministre ontarien, Doug Ford, qui s’est dit inquiet de « perdre la bataille entre les variants et les vaccins ». Il a annoncé la fermeture de ses frontières avec le Québec et le Manitoba, parmi une série nouvelles mesures sanitaires.

Les seules exceptions permises pour se rendre en Ontario seront pour le travail, l’obtention de soins médicaux et le transport de marchandises. Le premier ministre Ford a également exhorté le fédéral de restreindre encore plus les déplacements internationaux.

« Si une personne n’a pas de raison valide pour se rendre en Ontario, elle devra faire demi-tour », a averti la solliciteuse générale de l’Ontario, Sylvia Jones, lors d’un point de presse, vendredi après-midi.

L’Ontario a également prolongé à six semaines son « ordonnance de rester à la maison », décrétée la semaine dernière et ayant pour but de réduire les déplacements non essentiels. La province a rejeté l’idée d’imposer un couvre-feu similaire à celui en vigueur au Québec. Elle imposera toutefois de nouvelles restrictions à la pratique de sports extérieurs, comme le golf, et interdira dès samedi les rassemblements extérieurs de personnes issues de foyers différents.

Nouveaux barrages

Les villes d’Ottawa et de Gatineau seront ainsi une nouvelle fois séparées par des barrages policiers, après une première interdiction des déplacements interprovinciaux non-essentiels au printemps dernier, imposée par le Québec. « J’espère que les raisons humanitaires seront permises. On a besoin d’exceptions », a réagi le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, peu après l’annonce de l’Ontario qui n’en faisait pas mention. Le maire invite le gouvernement Ford à tenir compte de la réalité de la région frontalière, où les résidants ont l’habitude de se déplacer d’une rive à l’autre de la rivière des Outaouais. « Mais c’est une décision qui leur appartient », conclut-il.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a pour sa part critiqué plus sévèrement la mesure de son gouvernement. « Je n’ai jamais été un grand adepte des barrages », a-t-il laissé tomber, vendredi soir, dans un appel avec des journalistes. « Nous n’avons pas été consultés. C’est une loi de la province de l’Ontario, nous n’avons pas beaucoup de choix, et ça va nous coûter beaucoup d’argent pour les services policiers. »

Bientôt 15 000 cas ?

Les nouvelles mesures imposées par l’Ontario sont justifié par une importante dégradation de sa situation sanitaire, et des projections qui laissent entrevoir une catastrophe à venir. La province enregistrait vendredi un autre record de nouveaux cas de COVID-19, à 4812. Des modélisations présentées par des experts gouvernementaux vendredi ont dressé un portrait encore plus inquiétant : si des mesures fortes n’étaient pas prises par l’Ontario, le nombre de ses nouveaux cas par jour pourrait dépasser les 15 000. Déjà, tant les cas de COVID-19 et les hospitalisations sont à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie dans cette province.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a par ailleurs offert vendredi matin au gouvernement Ford de déployer en Ontario des effectifs de la Croix-Rouge, dont des unités mobiles de vaccination et un coup de main dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée. Une porte-parole du premier ministre Ford a toutefois indiqué aussitôt que le gouvernement déclinait l’offre d’Ottawa, parce qu’inutile. Selon son gouvernement, l’Ontario a besoin de plus de vaccins, pas de vaccinateurs.

Appel aux autres provinces

Le gouvernement Ford a par contre demandé à d’autres provinces de lui prêter des infirmières et d’autres travailleurs de la santé, alors que les hôpitaux sont poussés à bout, surtout aux soins intensifs, par la flambée des infections et la pénurie de personnel.

Dans une lettre à ses homologues des autres provinces et territoires, la sous-ministre de la Santé de l’Ontario, Helen Angus, explique que sa province aura besoin de 4145 infirmières de plus dans le seul secteur hospitalier au cours des quatre prochains mois. Elle demande aussi 620 autres professionnels de la santé, y compris des infirmières et des inhalothérapeutes. Le besoin est le plus aigu dans le sud de l’Ontario, plus précisément dans le Grand Toronto et les environs immédiats.

Avec La Presse canadienne par  Boris Proulx

Allemagne/Vaccin anti-Covid : Angela Merkel a reçu sa première dose d’AstraZeneca

avril 16, 2021

La chancelière allemande s’est fait vacciner et a incité les Allemands à la suivre, la vaccination étant selon elle « la clé pour sortir de la pandémie ».

Comme d’autres dirigeants européens avant elle, Angela Merkel a été vaccinée vendredi 16 avril au matin. La chancelière allemande a annoncé avoir reçu sa première dose d’AstraZeneca, l’Allemagne ayant décidé de réserver l’usage de ce vaccin aux personnes de plus de 60 ans, en raison des inquiétudes liées aux rares cas de thromboses repérés en Europe. « Je suis contente d’avoir reçu aujourd’hui (vendredi) ma première dose avec AstraZeneca », indique la chancelière allemande, citée dans un tweet de Steffen Seibert qui montre aussi le certificat de vaccination. « Se faire vacciner est la clé pour sortir de la pandémie », a-t-elle souligné.

« Je remercie tous ceux qui participent à la campagne de vaccination – et tous ceux qui se font vacciner », a ajouté Angela Merkel. La chancelière, âgée de 66 ans, entre dans la catégorie d’âge du public éligible à la vaccination par le sérum anglo-suédois.

Au 2 avril, il y avait 42 cas répertoriés de thrombose veineuse cérébrale en Allemagne après une vaccination AstraZeneca. Dans 35 cas, il s’agit de femmes de 20 à 63 ans et huit personnes sont décédées.

Plus de 15 millions d’Allemands ont reçu une dose de vaccin

Le ministre des Finances et candidat social-démocrate à la chancellerie aux élections du 26 septembre, Olaf Scholz, devait lui aussi recevoir vendredi une dose de ce vaccin. Le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a lui aussi reçu une première dose de ce vaccin au début du mois.

Avec Le Point avec AFP

La présidente taïwanaise reçoit les émissaires de Biden

avril 15, 2021

LA PRÉSIDENTE TAÏWANAISE REÇOIT LES ÉMISSAIRES DE BIDEN

© Reuters/Ann Wang

TAIPEI (Reuters) – Taïwan collaborera avec les Etats-Unis pour déjouer les menaces que représentent les activités militaires chinoises, a déclaré jeudi la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, à des émissaires américains en visite dans l’île à la demande de Joe Biden.

L’ex-sénateur Chris Dodd et les anciens secrétaires d’État adjoints Richard Armitage et James Steinberg, ont été envoyés à Taïwan par le président américain pour marquer l’engagement de Washington en faveur de Taïwan et sa démocratie.

Tsai Ing-wen a déclaré à la délégation américaine, lors d’une réunion à la présidence, que les activités militaires chinoises dans la région menaçaient la paix et la stabilité régionales.

« Nous sommes tout à fait disposés à travailler avec les pays de même sensibilité, y compris les États-Unis, pour sauvegarder la paix et la stabilité dans la zone Indo-pacifique et écarter les manoeuvres aventureuses et les provocations », a-t-elle ajouté. Elle a aussi promis de continuer à coopérer avec les États-Unis pour combattre la désinformation.

Chris Dodd a assuré que l’administration Biden serait « un ami fiable et digne de confiance » de Taïwan, ajoutant que le partenariat des États-Unis avec Taïwan était « plus fort que jamais ».

Tsai Ing-wen a également déclaré à la délégation que Taïwan espérait reprendre les négociations commerciales avec les États-Unis dès que possible. Taipeh cherche depuis longtemps à conclure un accord de libre-échange avec Washington.

Taïwan, que Pékin considère comme une province sécessionniste, est la question territoriale la plus sensible de la Chine et une source de discorde majeure avec Washington, qui est tenu par la loi américaine de fournir à l’île les moyens de se défendre.

La Chine a averti que la rencontre des responsables américains avec Tsai Ing-wen « ne ferait qu’exacerber la situation tendue dans le détroit de Taïwan ».

Avec Reuters par (Yimou Lee; version française Camille Raynaud, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Éthiopie: la crise au Tigré se poursuit, dénonce Amnistie internationale

avril 15, 2021

NAIROBI, Kenya — Des soldats érythréens sont toujours déployés dans la région éthiopienne troublée du Tigré et continuent à tuer des civils plusieurs semaines après que l’Éthiopie eut promis leur départ, dénonce Amnistie internationale.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter de la situation au Tigré au cours des prochaines heures. Des milliers de personnes ont déjà perdu la vie et les États-Unis ont soulevé des allégations de nettoyage ethnique dans la partie occidentale de cette région de six millions d’habitants.

Le nettoyage ethnique désigne le déplacement de certains habitants par la violence, souvent par le biais de meurtres et de viols.

Citant plusieurs témoins, Amnistie internationale a indiqué dans un communiqué que des soldats érythréens qui traversaient la ville d’Adwa, lundi, ont commencé à tirer sans raison sur les habitants, faisant au moins trois morts et 19 blessés.

Six victimes auraient été touchées grièvement, selon un employé de l’hôpital local.

La directrice régionale d’Amnistie, Sarah Jackson, a qualifié la fusillade «d’autre attaque illégale par les forces érythréennes contre les civils du Tigré».

Malgré les nombreux gains réalisés au cours des dernières décennies, un trop grand nombre de femmes dans le monde se voient toujours refuser l’égalité des droits avec les hommes. Trop souvent, les femmes sont la cible de violence et de discrimination en raison de leur sexe. Voici 50 photos inspirantes de partout dans le monde relatant la lutte des femmes pour leurs droits au fil des ans.

Une porte-parole du premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, Billene Seyoum, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

M. Abiy a reconnu publiquement pour la première fois le mois dernier, après l’avoir nié pendant plusieurs mois, que des soldats érythréens se trouvaient au Tigré. Le secrétaire général de l’ONU a déjà dit que M. Abiy lui avait «garanti» qu’aucun soldat érythréen ne se trouvait au Tigré.

L’Éthiopie a récemment annoncé que les forces érythréennes avaient commencé à se replier.

Mais des témoins ont confié à l’Associated Press que des soldats circulent librement dans certaines régions du Tigré, pillant et tuant, alors qu’ils appuient les forces éthiopiennes et leurs alliés qui traquent les leaders en fuite de la région. Le gouvernement érythréen est un ennemi de longue date des leaders du Tigré.

Des combats meurtriers se poursuivent dans plusieurs secteurs du Tigré. Une querelle politique entre M. Abiy et les leaders du Tigré, qui ont dominé le gouvernement éthiopien pendant trente ans, s’est transformée en guerre ouverte.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Côte d’Ivoire: Bombardement de Bouaké : perpétuité pour les trois accusés

avril 15, 2021
Vue du camp Descartes à Bouaké après le bombardement du 6 novembre 2004.

La cour d’assises de Paris a condamné les trois accusés, ivoiriens et biélorusse, à la prison à perpétuité pour avoir bombardé la ville ivoirienne et tué neuf soldats français en 2004.

La cour d’assises de Paris a rendu sont verdict dans le procès du bombardement de Bouaké qui avait coûté la vie à neuf militaires français et un civil américain, le 6 novembre 2004. Yury Sushkin, un mercenaire biélorusse, ainsi que Patrice Ouei et Ange Gnanduillet, deux officiers de l’armée de l’air ivoirienne, ont été condamnés à la prison à perpétuité par les juges qui ont rendu leur verdict ce jeudi au terme de trois semaines de procès. Absents lors de celui-ci, les trois hommes étaient notamment poursuivis pour « assassinats », le bombardement ayant « été effectué en temps de paix, sur des militaires pris par surprise », a précisé le président de la Cour d’appel, Thierry Fusina.

Les juges ont ainsi suivi les réquisitions de l’avocat général, qui avait réclamé la peine maximale à l’encontre des trois hommes. « Cette peine » de perpétuité, « je l’aurais requise dans les mêmes conditions si ces personnes étaient ici, si elles s’étaient défendues, parce que ce qui justifie cette peine, c’est la violence inouïe des faits », a déclaré Jean-Christophe Müller.

« Préméditation »

Un soldat français après l’attaque sur la base de Bouaké, en 2004.

Ni la justice ivoirienne ni la justice du Bélarus n’ont répondu aux mandats d’arrêt émis par la justice française à l’encontre des trois accusés. La première a indiqué que les deux officiers ivoiriens, promus au sein de l’armée l’année suivant le bombardement, ne pouvaient être poursuivis pour ces faits en raison d’une loi d’amnistie adoptée en 2007. Selon les autorités ivoiriennes, Ange Gnanduillet est décédé en 2015.

Le 6 novembre 2004, deux chasseurs déployés par l’aviation du président ivoirien Laurent Gbagbo pour attaquer les rebelles installés dans la moitié nord du pays avaient bombardé par surprise un camp de la force de paix française, chargée de faire tampon entre les deux forces en présence. Neuf soldats français et un civil américain avaient ainsi été tués, et une quarantaine de personnes blessées.

DÉCOLLER AVEC DEUX AVIONS DE GUERRE ARMÉS DE ROQUETTES ME SEMBLE L’EXPRESSION CHIMIQUEMENT PURE DE LA PRÉMÉDITATION

L’attaque était « caractérisée par une volonté préalable d’aller bombarder le camp français », avait argué Jean-Christophe Müller. « Des éléments montrent à l’évidence que la frappe était volontaire et dirigée contre [ledit] camp », et « décoller avec deux avions de guerre armés de roquettes me semble l’expression chimiquement pure de la préméditation », avait encore ajouté l’avocat général.

En représailles, Paris avait détruit le jour même l’ensemble de l’aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours, et déclenchant une crise diplomatico-militaire inédite entre la France et la Côte d’Ivoire.https://www.dailymotion.com/embed/video/x5vqxle

Le lendemain du bombardement, le 7 novembre 2004, quinze mercenaires biélorusses avaient été arrêtés à Abidjan, et huit autres à Lomé. Mais tous avaient par la suite été relâchés dans des conditions qui n’ont jusqu’à présent pas pu être éclaircies par la justice. Cet incompréhensible refus de Paris, dix jours après le bombardement, de récupérer huit suspects bélarusses, dont Yury Sushkin, a occupé une bonne partie des débats du procès.

Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense à l’époque des faits, avait notamment affirmé qu’aucun mandat d’arrêt n’avait été délivré à leur encontre et qu’il n’y avait donc pas de base légale pour maintenir leur détention.

Zones d’ombre

Bouaké bombing trial continue – Paris

De lourds soupçons ont pesé sur les décisions prises alors par les autorités françaises de l’époque. Au cours de l’enquête, la juge d’instruction chargée du dossier avait notamment pointé le rôle de Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères). Dès 2016, elle avait saisi la Cour de justice de la République (CJR), en vain, le procureur général s’étant abstenu de soutenir sa requête.

En janvier 2009, le juge François Moulins, qui était alors chargé de l’instruction, a pu à son tour saisir la CJR, lui demandant de se prononcer sur l’opportunité d’ouvrir une enquête pour « recel de malfaiteurs », « entrave à la manifestation de la vérité » et « non-dénonciation de crime » à l’encontre des trois ministres. Demande rejetée en mai de la même année, par la commission des requêtes de la CJR, dont les décisions ne sont pas susceptibles de recours.

LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE EST UN MINISTÈRE D’EXÉCUTION DE DÉCISIONS PRISES PAR D’AUTRES

Près de 90 témoins, quasiment tous Français, se sont succédé à la barre, des rescapés du bombardement aux anciens ministres français en fonction au moment des faits. Appelé à témoigner lors du procès, Dominique de Villepin a assuré n’avoir été « ni présent, ni associé » aux décisions dans ce dossier, pointant la « compétence claire » du ministère de la Défense. L’ex-ministre des Armées a elle aussi botté en touche, assurant notamment que « le ministère de la Défense est un ministère d’exécution de décisions prises par d’autres ».

Par Jeune Afrique avec AFP