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Pakistan: tollé après des propos d’Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire

juin 24, 2021
Pakistan: tolle apres des propos d'Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire
Pakistan© AFP/Aamir QURESHI

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a suscité jeudi l’indignation des organisations de defense des droits des femmes après avoir affirmé que les victimes de viols étaient « très peu vêtues ».

Dans une interview à l’émission de télévision Axios, l’ancien champion de cricket a établi un lien entre le comportement des hommes et la tenue vestimentaire des femmes, des propos jugés « dangereusement simplistes » par une dizaine d’ONG qui lui ont demandé de s’excuser.

« Si une femme est très peu vêtue, cela produira un effet sur les hommes à moins qu’ils ne soient des robots. C’est une question de bon sens », a déclaré Imran Khan interrogé sur l’épidémie de violences sexuelles et de viols qui sévit au Pakistan. Il n’a pas précisé de quels vêtements il parlait, dans un pays où l’immense majorité des femmes porte une tenue traditionnelle très couvrante.

Plus d’une dizaine d’organisations de défense des droits des femmes dont la Commission pakistanaise des droits humains, un organe indépendant, ont demandé au Premier ministre de s’excuser pour ces propos.

Les déclarations du Premier ministre « sont dangereusement simplistes et ne font que renforcer l’opinion générale selon laquelle les femmes sont des victimes « conscientes » et les hommes des agresseurs « démunis », ont estimé ces organisations.

Elles « octroient l’impunité à ceux qui sont coupables de viol, actes de sodomie et agressions », a déclaré à l’AFP Karamat Ali, responsable de l’Institut pakistanais pour le travail, l’éducation et la recherche, signataire de la déclaration.

« Je frémis à l’idée que bien des violeurs se sentent cautionnés aujourd’hui (par les propos du) Premier ministre approuvant leur crime », a tweeté Kanwal Ahmed, membre d’une organisation de défense des droits des femmes.

Début avril, Imran Khan avait déjà déclenché la polémique pour avoir établi un lien entre le viol et la manière dont les femmes s’habillent.

Il avait ensuite expliqué que la raison pour laquelle les femmes se voilent dans l’islam est de se soustraire à la tentation.

Les victimes de viols sont souvent considérées avec suspicion au Pakistan et les plaintes pour agression sexuelle y font rarement l’objet d’enquêtes sérieuses.

Une grande partie du Pakistan vit sous un code patriarcal, basé sur la notion d' »honneur », qui systématise l’oppression des femmes.

Mais le mécontentement gagne du terrain face à la manière dont les cas d’abus sexuels sont traités.

Des manifestations de protestation massives avaient eu lieu en 2020 après le viol d’une mère en présence de ses enfants qui s’était retrouvée à court de carburant sur une route.

Un responsable de la police lui avait reproché de conduire seule la nuit sans la présence d’un conjoint.

Par Le Point avec AFP

France/Danièle Obono dépeinte en esclave : « Valeurs actuelles » et le racisme en procès

juin 24, 2021
La France insoumise réunie en comité de soutien à Danièle Obono, devant le tribunal de Paris, le 23 juin.

En août 2020, l’hebdomadaire français proche de l’extrême droite représentait la députée France insoumise Danièle Obono en esclave dans une « fiction historique » polémique. L’affaire est passée en justice mercredi 23 juin, à Paris.

Coutumier des provocations et des coups d’éclat, l’hebdomadaire français Valeurs actuelles avait une fois de plus choqué en publiant, le 27 août dernier, une « fiction historique » intitulée « Obono l’Africaine ». On y voyait la députée de la France insoumise ramenée au XVIIIe siècle et capturée puis réduite en esclavage par un groupe d’assaillants eux aussi africains. Maltraitée, humiliée, la députée ne trouvait finalement le réconfort qu’auprès d’un missionnaire blanc, premier personnage du récit à lui témoigner un minimum de compassion.

En plein mouvement de protestation Black Lives Matter et dans la foulée des manifestations organisées en France autour des violences policières, et notamment concernant l’affaire AdamaTraoré, la publication avait provoqué beaucoup d’émoi.

Après avoir hésité, Danièle Obono a finalement attaqué le journal en justice avec plusieurs associations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme ou la Ligue de défense noire africaine, bientôt rejointes par le ministère public et par le parti de la députée, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

L’affaire a été jugée mercredi 23 juin 2021, devant la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris, spécialisée dans les contentieux concernant la presse. Bien décidée à mettre en évidence le caractère politique de l’affaire, la France insoumise s’était déplacée en force : devant le tribunal et sur les réseaux sociaux, les élus Adrien Quatennens, Éric Coquerel, Alexis Corbière et Manon Aubry affirmant bruyamment leur soutien à leur consœur face au « torchon » Valeur Actuelles, rappelant s’il en était besoin que « le racisme n’est pas une opinion mais un délit ».

Dérive extrémiste

Dans la salle d’audience, l’ambiance est logiquement plus feutrée. C’estt d’abord à la défense du magazine de prendre la parole. Le directeur de la publication, Erik Monjalous, l’avait déjà déclaré après la parution de l’article incriminé : sa publication a été « une grave erreur » et a suscité beaucoup d’ « incompréhension ». Il rappelle aussi que le texte était le dernier d’une série d’été plongeant des personnages contemporains dans un événement historique : le Pr Didier Raoult dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ou Éric Zemmour à Waterloo…

L’auteur du texte, Laurent Julien, lui succède à la barre et tente à son tour d’atténuer le caractère polémique de son travail. Humiliant ? Lui estime que l’histoire visait à susciter la « compassion » à l’égard de la députée et assure avoir été « très attentif à ce que Mme Obono garde sa dignité dans ce récit ».

Raciste ? Il précise qu’au moment de l’élaboration du sujet il avait aussi été envisagé de placer dans la même situation Omar Sy ou Lilian Thuram. Mais, assure Laurent Julien contre toute logique, « Madame Obono n’a pas été choisie pour sa couleur de peau mais pour ses convictions ».

C’est la principale ligne de défense de Valeurs actuelles : face à un contexte de « racialisme » et de « révisionnisme » historique « tendant à instrumentaliser l’esclavage dans un objectif de culpabilisation à sens unique de l’homme occidental », l’idée était de rappeler que l’esclavage a aussi été le fait de certains Africains eux-mêmes. L’auteur admet tout de même : « Le fait de choisir une personnalité d’origine africaine rendait cette histoire plus… romanesquement possible. »

L’ANCIEN PATRON DE CHARLIE ET DE FRANCE INTER BOUCLE SA DÉRIVE VERS L’EXTRÊME DROITE

Le malaise suscité par ces déclarations maladroites augmente encore lorsque le journal appelle à la barre l’ancien patron de Charlie Hebdo, Philippe Val. Lequel, se plaçant sur le terrain de la stricte liberté d’expression et soulignant qu’il ne se sent « nullement proche des opinions » de l’hebdomadaire, estime qu’une affaire comme celle-là est politique et ne devrait pas se régler devant les juges.

« Aujourd’hui c’est l’opinion qui censure », conclut-il alarmiste, alors que sur les réseaux, ses adversaires se déchaînent. « Pitoyable naufrage », estime Agnès Tricoire, l’avocate de la Ligue des droits de l’homme, tandis que Jean-Luc Mélenchon tranche sur Twitter : « Philippe Val en soutien à Valeurs actuelles contre Danièle Obono présentée en esclave ! L’ancien patron de Charlie et de France Inter boucle sa dérive vers l’extrême droite. »

Présentation dégradante

La députée elle-même prend ensuite la parole pour évoquer son «­ humiliation » à la lecture de l’article, la violence du propos qui la réduit « à quelque chose qu’elle n’est pas : une étrangère ». Et puisque le magazine affirme l’avoir prise pour cible en raison de ses idées, elle développe : « Ils auraient pu s’attaquer à moi sur mes idées, plein de sujets possibles ! Mais ce n’est pas là-dessus qu’ils m’attaquent. C’est sur le lieu où je suis née, ma couleur de peau. Ils ont annihilé mon identité politique pour me ramener à plus bas qu’humain. »

« Je parle beaucoup, poursuit-elle, mais pour le coup, je ne m’exprime pas beaucoup sur le sujet de l’esclavage. Me faire prendre des positions qui nieraient l’existence de l’esclavage en Afrique c’est une insulte à mon intelligence. »

ILS ONT ANNIHILÉ MON IDENTITÉ POLITIQUE POUR ME RAMENER À PLUS BAS QU’HUMAIN

L’ancien footballeur Lilian Thuram, très impliqué dans la lutte contre le racisme, prend à son tour la parole pour dénoncer un article établi sur des « préjugés » et la présentation volontairement dégradante de Danièle Obono. La contenu du texte, estime-t-il, véhicule un argument « extrêmement courant dans le discours raciste : si tu n’es pas content, retourne chez toi. »

Au terme d’une très longue audience achevée à une heure du matin, le procureur a requis contre le magazine une peine essentiellement symbolique de 1 500 euros d’amende. Le jugement sera rendu le 29 septembre prochain.

Avec Jeune Afrique par Olivier Marbot

Quand Buhari contre-attaque et coupe Twitter au Nigéria

juin 23, 2021
Le président Muhammadu Buhari du Nigeria lors d’une réunion avec le président Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 30 avril 2018, à Washington.

Censuré pour n’avoir pas respecté les règles édictées par Twitter, le président n’a pas hésité à recourir à des mesures de représailles qui pénalisent les 40 millions d’usagers de son pays. Une attitude qui alimente les soupçons de déni de démocratie.

Dans les années 1980, apparaissait, dans les quartiers populaires d’Abidjan, une nouvelle race de jeunes : les ziguéhis. Le muscle ferme, les articulations souples, les coups de poings et de pieds faciles, ils imposaient leur volonté par un phrasé court, percutant, qui bien évidemment souffrait peu la contradiction. Quand on a les moyens de son verbe, les débats ne sont jamais longs. Abreuvés des codes westerns (le plus rapide), des films de kung-fu (le plus fort) et de la mythologie du guerrier africain (le plus brave), ils faisaient régner un semblant d’ordre qui, en général, ne servait que leur image et leurs intérêts.

Ziguéhi un jour, ziguéhi toujours

Justement, Muhammad Buhari a pris le pouvoir au Nigeria dans les années 1980, comme un ziguéhi. D’abord par un coup d’État, ensuite en imposant un arsenal de mesures d’austérité économique et sociale à faire pâlir les fonctionnaires les plus retors du FMI. Et bien évidemment, aucune de ces mesures ne pouvait être contestée, même pas au second degré avec la plume de Wole Soyinka ou avec un saxophone sibyllin comme celui de Fela Anikulapo Kuti. Les ziguéhis abidjanais criaient : « Tenter-regretter ! » Pour Buhari 1er, c’était « Tenter-emprisonner ». Justice expéditive et prison – dans le meilleur des cas – pour tous ceux qui osaient. Mais « c’est fer qui coupe fer » : le général s’est fait balayer par un autre général.

Et puis les années ont passé. La plupart des ziguéhis sont morts avant leurs 50 ans, phénomène naturel chez les pauvres en Afrique. Buhari lui, est toujours vivant et en activité après ses 75 ans, phénomène naturel chez les politiciens en Afrique. L’homme a fait comme beaucoup d’anciens putschistes : il a troqué le treillis contre le boubou pour devenir Buhari II, président « démocratiquement élu ». Déjà, son pote Obasanjo (ils ont renversé Gowon ensemble, en 1976) avait fait pareil. Notons au passage cette spécialité nigériane de recycler de l’ancien putschiste en président de démocratie. Fela qui s’élevait contre Buhari disait « demo-crazy » (Teacher Don’t Teach Me Nonsense, 1986). Car ziguéhi un jour, ziguéhi toujours.

Formules désastreuses et simplistes

Alors, il a gardé ses anciennes « vertus » : le sens de la formule facile, péremptoire, et les allergies graves à la contradiction. La première marche bien avec Twitter, outil moderne et incontournable de communication. Tout dire en 280 signes (exactement ce qu’il y a avant cette parenthèse, vous pouvez compter) est jouissif quand il faut mettre du complexe et du subtil dans des phrases simples. Ce qui fait de Twitter un instrument puissant aux mains d’artistes, de lettrés et d’hommes de culture. Mais l’oiseau bleu est aussi idéal pour le processus inverse, c’est-à-dire simplifier les choses complexes et subtiles, parfois jusqu’à les vider de tout sens. Ce qui en fait un instrument puissant aux mains des caricaturistes et des populistes de tous bords.

AVEC LA MÊME ARDEUR À MULTIPLIER LES TWEETS RÉDUCTEURS PATINÉS DE MENACES ET DE HAINE, ON PEUT DIRE QUE BUHARI EST DE LA MÊME… TRUMP

Ces dernières années, Trump en était l’exemple le plus abouti. Il a ventilé un nombre incalculable de formules désastreuses et simplistes. Avec la même ardeur à multiplier les tweets réducteurs patinés d’acrimonie, de menaces et de haine, on peut dire que Buhari est de la même… Trump. Conséquence pour les deux : get out ! Mais leurs chemins de désormais ex-twittos divergent à partir de la deuxième « vertu » du ziguéhi. Trump, tout aussi allergique à la contradiction, était le président d’une democracy. Buhari est le chef d’une « demo-crazy ». Là où le premier s’est contenté de bouder tout rouge dans les couloirs de la Maison-Blanche, le second a vu rouge tout court et a coupé Twitter dans un pays qui compte 40 millions d’utilisateurs. C’est le jour où Trump a dû amèrement regretté de ne pas être à la tête de ce qu’il appelait tendrement shit hole country. Je dédie cet article à la mémoire de Fela Anikulapo Kuti.

Par  Gauz

Écrivain ivoirien, auteur de « Debout payé » (2014), « Camarade papa » (2018), et « Black Manoo » (2020).

Le Togo en passe d’adhérer au Commonwealth

juin 23, 2021
Le Togo en passe d’adhérer au Commonwealth

(Agence Ecofin) – Après le Rwanda en 2009, qui a ouvert la voie, le Togo, à l’instar du Gabon, autre pays francophone, frappe à la porte du Commonwealth, l’organisation qui regroupe essentiellement d’anciens territoires de l’Empire britannique.

« Le Commonwealth, c’est un marché de 2 milliards de consommateurs. C’est une opportunité pour le Togo », a indiqué Franck Missité, directeur de Cabinet au ministère de la Communication alors qu’une mission de l’organisation intergouvernementale démarrait une nouvelle évaluation à Lomé.

Le pays qui ambitionne depuis 2014 d’adhérer à la communauté dont les Etats membres sont en majorité d’anciens territoires de l’empire britannique, ne compte pas toutefois rompre les liens avec la francophonie.

« Le Togo ne quitte pas la francophonie. Il demeure membre à part entière. Le Togo reste un pays francophone. On va seulement renforcer les programmes d’enseignement de l’anglais. Nous voulons simplement réactiver d’autres partenariats », a précisé le directeur de cabinet.

Sur le plan économique, l’adhésion du pays au Commonwealth, lui permettra de bénéficier du Fonds pour la Coopération Technique (CFTC) qui joue un rôle important dans le progrès économique et social de ses membres, souligne Togo First

Ainsi, la délégation après avoir échangé avec le Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé et des membres du gouvernement, s’entretiendra avec les organisations de la société civile (OSC), les médias et les partis politiques.

Au terme de la mission, la délégation produira un rapport qui devra situer le Togo sur la suite du processus d’adhésion.

Le Commonwealth a pour mission de promouvoir une série de valeurs communes à ses membres, notamment l’égalité, la non-discrimination, la démocratie et la primauté du droit.

Avec Agenceecofin par Esaïe Edoh

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro condamné à la prison à perpétuité

juin 23, 2021
Guillaume Soro, le 28 janvier 2020 à Paris lors d’une intervention devant des journalistes.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a été reconnu coupable d’« atteinte à la sûreté de l’État » et condamné par contumace à la prison à perpétuité.

Le tribunal criminel d’Abidjan a donc suivi les réquisitions du parquet. Ce mercredi 23 juin, Guillaume Soro a été condamné à une peine de prison à perpétuité pour « atteinte à la sûreté nationale », comme l’avait réclamé Richard Adou, le procureur de la République, une semaine plus tôt.

« Complot »

L’ancien Premier ministre et 19 de ses partisans étaient accusés de « complot », « tentative d’atteinte contre l’autorité de l’État » ainsi que de « diffusion et publication de nouvelles fausses jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ayant entraîné une atteinte au moral des population ».

En avril 2020, l’ancien président de l’Assemblée nationale avait déjà été condamné à vingt ans de prison ferme, 4,5 milliards de francs CFA d’amende et à la privation de ses droits civiques pour une période de cinq ans après avoir été reconnu coupable de recel de deniers publics détournés et de blanchiment de capitaux.

Le parquet l’accusait d’avoir acquis une villa à Marcory résidentiel, un quartier huppé d’Abidjan, en 2007, alors qu’il était Premier ministre, grâce à des fonds du trésor public ivoirien.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

France/Dépenses excessives de campagne: Nicolas Sarkozy fixé sur son sort le 30 septembre

juin 22, 2021
Depenses excessives de campagne: Nicolas Sarkozy fixe sur son sort le 30 septembre
Dépenses excessives de campagne: Nicolas Sarkozy fixé sur son sort le 30 septembre© AFP/Archives/Benoit PEYRUCQ

Après cinq semaines de débats, le procès de Nicolas Sarkozy, et de 13 autres prévenus, dans l’affaire des dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 s’est achevé mardi et le tribunal correctionnel de Paris a mis sa décision en délibéré au 30 septembre.

Alors que le parquet a requis un an de prison dont six mois avec sursis à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat, son avocate, Me Gesche Le Fur, a plaidé mardi en faveur de la relaxe de son client.

« Il n’a signé aucun devis, il n’a signé aucune facture, il a accepté toutes les restrictions qu’on lui a demandées. Il est loin d’être un candidat hystérique, insatiable. Il est respectueux des valeurs de la justice », a plaidé l’avocate, qui remplaçait le conseil « historique » de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, souffrant.

Ne contestant pas la fraude, Me Le Fur a expliqué que l’équipe de campagne avait « peut-être cédé à un certain emballement en devançant (les) désirs » du président-candidat. Bref, un excès de zèle.

« La vérité judiciaire de ce dossier ne sera pas la Vérité avec un grand V. La justice a fait son travail avec les éléments qu’on a bien voulu lui donner », avait concédé la procureure Vanessa Perrée lors de son réquisitoire. « Qui a ordonné le système ? Nous n’avons pas assez d’éléments pour le démontrer ».

L’avocat de Jérôme Lavrilleux, Me Christian Saint-Palais, a demandé pour sa part au tribunal « une sanction adaptée » pour son client.

Ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé quand ce dernier était patron de l’UMP (devenue Les Républicains) et directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, M. Lavrilleux est l’un des rares prévenus à avoir admis sa responsabilité dans la fraude.

Me Saint-Palais a dénoncé une sorte « d’entente cordiale » des autres prévenus contre de son client, par leur volonté de lui faire « porter seul le chapeau ».

Compte tenu de ses « aveux », le ministère public a requis contre Jérôme Lavrilleux une peine de 3 ans de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende.

Intervenant à la fin des débats, M. Lavrilleux qui s’est retiré définitivement de la politique pour s’occuper de gîtes ruraux en Dordogne, a affirmé s’en remettre « à la décision du tribunal ».

Avant le procès, M. Lavrilleux avait indiqué qu’il ferait appel seulement s’il était condamné à une peine de prison ferme.

Conventions fictives

L’ex-chef de l’Etat, qui ne s’est présenté au tribunal qu’à l’occasion de son interrogatoire, était jugé depuis le 20 mai avec 13 anciens cadres de l’UMP et de la société Bygmalion (qui organisait les meetings), membres de l’équipe de campagne ou experts-comptables.

A la différence des autres prévenus, Nicolas Sarkozy est poursuivi uniquement pour « financement illégal de campagne », pour avoir signé des comptes de campagne considérés comme frauduleux, et non pour « escroquerie », « usage de faux » et « abus de confiance ».

L’enquête a montré que les dépenses de sa campagne présidentielle se sont élevées à près de 42,8 millions d’euros alors que le plafond légal était de 22,5 millions.

Pour tenter de masquer cette explosion des comptes de campagne, un système de double facturation a été mis en place imputant à l’UMP, sous couvert de conventions fictives, une grosse partie du coût des meetings de campagne.

L’enquête « n’a pas établi » que Nicolas Sarkozy l’aurait « ordonné », qu’il y aurait « participé », ni même qu’il en aurait été informé. Par contre, l’accusation a soutenu qu’il en avait « incontestablement » bénéficié, disposant ainsi de « moyens bien supérieurs à ceux que la loi autorisait ».

Le parquet a requis à l’encontre des autres prévenus des peines de dix-huit mois à quatre ans de prison avec sursis et des amendes allant jusqu’à 150.000 euros.

En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ex-président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme (trois ans dont un ferme), pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite « des écoutes ».

Avec AFPP

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo demande le divorce avec Simone Ehivet Gbagbo

juin 22, 2021

Avec RFI

Canada: Le Québec devient un peu plus vert lundi

juin 21, 2021

Le Québec continue son déconfinement progressif et quatre régions passent en zone verte à compter de lundi : le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Mauricie et le Centre-du-Québec.

À la Voie Maltée, au Saguenay, la direction a décidé de cesser la vente d'alcool à 23 h, de façon à ce que les gens partent au plus tard à minuit.

© Philippe L’Heureux/Radio-Canada À la Voie Maltée, au Saguenay, la direction a décidé de cesser la vente d’alcool à 23 h, de façon à ce que les gens partent au plus tard à minuit.

Voici ce à quoi ressemble la vie en zone verte pour leurs habitants.

Rassemblements

Le nombre de personnes pouvant se réunir augmente. Désormais, un maximum de 10 personnes provenant d’adresses différentes ou les habitants de trois logements est permis dans les domiciles privés et les unités d’hébergement touristiques.

La distanciation physique et le port du masque sont fortement recommandés», peut-on lire sur le site du gouvernement du Québec.

Le nombre de personnes pouvant se réunir pour un mariage ou des funérailles demeure toutefois à 50. Les règles demeurent aussi les mêmes dans les salles de cinéma ou dans les lieux de culte où un maximum de 250 personnes peuvent être réunies.

Restaurants et bars

Dans les restaurants, le maximum de personnes pouvant s’asseoir à une même table passe également à 10 personnes ou aux habitants de trois logements. Un registre de la clientèle doit être tenu.

Les bars doivent également respecter un maximum de 10 personnes par table, mais le reste des mesures qu’ils devaient respecter en zone jaune sont maintenues :

  • 50 % de la capacité maximale prévue au permis d’alcool;
  • distance de deux mètres entre les tables;
  • les clients doivent demeurer assis à leur table;
  • pas de danse ni de chant;
  • obligation de tenir un registre des clients;
  • fermeture à 2 h du matin (la vente d’alcool doit cesser à minuit).

Sports et loisirs

À l’extérieur, les activités de sport et de loisir, y compris les cours et les entraînements guidés, sont permises à l’extérieur dans des lieux publics lorsque réalisées en groupe d’un maximum de 50 personnes», est-il écrit.

La distanciation physique doit être respectée si possible lors de la pratique d’activités physiques ou sportives, mais les contacts ou rapprochements de courte durée et peu fréquents sont permis.

À l’intérieur, le nombre de personnes maximum passe à 25.

Résidences pour aînés

Dans les résidences pour aînés, telles que les CHSLD, les ressources intermédiaires (RI) et les résidences privées pour aînés (RPA), un maximum de neuf personnes à la fois (10 personnes avec le résident) pourront se trouver avec leur proche autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la résidence, pourvu que la pièce ou le terrain permette de maintenir une distance de deux mètres entre chaque personne. Au palier précédent, le maximum était de cinq personnes.

Spectacles et festivals

Les mesures pour les manifestations, les établissements scolaires, le télétravail, les musées, les salles de spectacle, les bibliothèques, les spas et les camps de jour demeurent les mêmes qu’en zone jaune.

À noter cependant que, à partir du 25 juin, les festivals et les grands événements extérieurs pendant lesquels les spectateurs sont debout ou assis sans place assignée pourront se tenir.

Les ciné-parcs pourront accueillir 3500 personnes et la possibilité d’organiser des événements extérieurs sportifs et récréatifs de plus grande envergure avec la présence de spectateurs sera permise, et ce, partout au Québec. Il faudra toutefois s’assurer de respecter certaines mesures sanitaires.

Huit régions en zone verte

Avec les quatre régions qui passent au premier palier d’alerte, on compte désormais huit régions au Québec en zone verte.

Les autres régions de la province – Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Estrie, Lanaudière, Laurentides, Laval, Montérégie, Montréal et Outaouais – se trouvent toutes en zone jaune, soit le deuxième palier d’alerte.

Il n’y a plus aucun endroit dans la province qui se trouve en zone orange ou rouge.

Avec Radio-Canada par Anaïs Brasier 

Canada: Bientôt la fin de la quarantaine pour les voyageurs vaccinés

juin 21, 2021

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada.© /La Presse canadienne 

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada.

À compter du 5 juillet, les voyageurs entièrement vaccinés n’auront plus à effectuer la quarantaine obligatoire et à passer un test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour de leur arrivée. Jusqu’au 21 juillet, les voyages restent néanmoins toujours circonscrits aux déplacements essentiels.

Ces nouvelles mesures entreront en vigueur le lundi 5 juillet à 23 h 59. Les changements prudents annoncés aujourd’hui ne sont possibles que grâce aux efforts remarquables déployés par les Canadiens, et d’autres changements pourront être apportés seulement si nous continuons à nous protéger mutuellement», a déclaré par communiqué Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada, qui a appelé de nouveau les Canadiens à se faire vacciner.

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada (Pfizer, Moderna, AstraZeneca/COVISHIELD, ou Janssen de Johnson & Johnson).

Ottawa précise que ces vaccins peuvent avoir été administrés dans n’importe quel pays et que les voyageurs doivent fournir les documents justificatifs attestant qu’ils ont été vaccinés en anglais ou en français, ou au moyen d’une traduction certifiée conforme».

Malgré ces assouplissements, les voyageurs doivent néanmoins toujours effectuer un test moins de 72 heures avant leur vol, ainsi qu’à leur arrivée, fournir des renseignements via l’application ArriveCAN et avoir préparé un plan de quarantaine, dans le cas où leur test de dépistage à l’arrivée s’avérerait positif.

Les voyageurs devront aussi continuer de respecter les mesures de santé publique en place, comme le port d’un masque dans l’espace public, et conserver pendant les 14 jours qui suivent leur entrée au Canada une copie de leurs documents de vaccination et des résultats de leurs tests, ainsi qu’une liste de leurs contacts étroits, ajoute la santé publique.

Pour les voyageurs qui ne sont pas entièrement vaccinés, les règles de quarantaine restent les mêmes.

Autres mesures

  • Tous les nouveaux résidents permanents peuvent désormais entrer au Canada
  • Fin de la suspension des vols en provenance du Pakistan (mais pas ceux venant de l’Inde)
  • Files d’attente accélérées pour les voyageurs complètement vaccinés à l’aéroport

Impatience au Sud de la frontière

L’annonce vendredi de la prolongation de la fermeture de la frontière avec les États-Unis jusqu’au 21 juillet avait été mal reçue par certains élus américains.

Parmi eux, le chef de la majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a affirmé au journal Buffalo News avoir appelé l’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, pour lui dire que son gouvernement faisait une grave erreur.

Je lui ai dit qu’on devait travailler ensemble, que les États-Unis et le Canada devaient rouvrir la frontière immédiatement. Je lui ai dit qu’il fallait un plan permettant aux Canadiens et aux Américains vaccinés de traverser», a-t-il affirmé.

Un avis partagé par Brian Higgins, élu démocrate de l’État de New York à la chambre des représentants. Selon lui, la décision canadienne est arbitraire. Ça ne se base ni sur la science, ni sur les faits, ni sur les données».

Ce dernier a rappelé que le gouvernement continue de conseiller vivement aux Canadiens d’éviter les voyages non essentiels».

Le gouvernement du Canada continue de travailler à l’échelle mondiale par l’entremise de l’Organisation mondiale de la Santé et en étroite collaboration avec les provinces, les territoires, les partenaires autochtones et les autorités américaines vers une réouverture sécuritaire pour les deux pays», a ajouté dans le même communiqué de presse, Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales.

Les représentants de la Maison-Blanche ont jusqu’ici refusé de commenter la décision du Canada annoncée vendredi de prolonger la fermeture jusqu’au 21 juillet. Ils assurent cependant que des groupes de travail discutent présentement de la réouverture des frontières avec, entre autres, le Canada.

Avec  CBC/Radio-Canada

Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo à la Cathédrale Saint-Paul ce dimanche pour dire merci au Seigneur

juin 20, 2021

Avec Treize News