Archive for the ‘Politique’ Category

L’armée américaine prépare son plus gros exercice militaire en Europe depuis 25 ans

décembre 9, 2019

 

L’armée américaine prépare son plus gros déploiement militaire en Europe depuis 25 ans, avec l’envoi, dans le cadre d’un exercice l’an prochain, de 20.000 soldats supplémentaires, pour «démontrer sa puissance militaire» face à des adversaires comme la Russie, a indiqué lundi le général Christopher Cavoli.

Quelque 9000 soldats américains déjà basés en Europe se joindront à eux pour participer à l’exercice militaire Defender-Europe 20, qui rassemblera au total 37.000 militaires alliés en mai et juin dans 10 pays européens, a précisé le général Cavoli, commandant des forces terrestres américaines en Europe, à un groupe de journalistes au Pentagone. Les premiers envois de soldats et de matériels commenceront en février pour la mise en place de 13.000 pièces d’équipements qui devront franchir jusqu’à 4.000 km pour parvenir à destination.

Un défi logistique dans les pays de l’ancien bloc soviétique où les voies ferrées ne sont pas de la même largeur qu’en Europe occidentale et où les ponts ne sont pas prévus pour supporter les 70 tonnes des chars Abrams américains. Après des années de réductions d’effectifs militaires en Europe depuis la fin de la Guerre Froide, ce déploiement exceptionnel reflète le bouleversement stratégique provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, qui a «tout changé», a ajouté le général américain, s’abstenant toutefois de désigner clairement Moscou comme l’adversaire visé par les manœuvres miliaires.

Les marins, aviateurs et fantassins américains arriveront en Europe par voie aérienne et maritime, utilisant plusieurs ports et bases aériennes du continent, notamment le port de la Rochelle. Outre le pont aérien et maritime entre les Etats-Unis et l’Europe, des exercices collatéraux sont prévus, notamment une traversée de rivière en Pologne, un parachutage en Lituanie et un exercice de coordination au niveau du commandement en Allemagne. L’objectif est de «démontrer la capacité de l’armée américaine à déployer rapidement une force importante pour soutenir l’Otan et à répondre à n’importe quelle crise», a souligné l’armée américaine dans un communiqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : l’UE maintient ses sanctions contre des proches de Joseph Kabila à l’exception de deux cas

décembre 9, 2019

Lambert Mende, ministre congolais des Médias, lros d'une conférence de presse à Kinshasa le 19 septembre 2016.

Lambert Mende, ministre congolais des Médias, lros d’une conférence de presse à Kinshasa le 19 septembre 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

 

Le Conseil européen a annoncé lundi le maintien « des mesures restrictives individuelles » à l’encontre de plusieurs proches de Joseph Kabila. Quatorze personnes étaient visées, mais l’UE a décidé de lever les sanctions à l’encontre de deux d’entre elles : l’ancien porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, et l’ex-responsable de la sécurité intérieure au sein de l’ANR, Roger Kibelisa.

Après d’intenses tractations diplomatiques entre ses pays membres, le Conseil européen a officialisé, lundi 9 décembre, le maintien des sanctions qui visent depuis décembre 2016 et mai 2017 plusieurs personnalités congolaises accusées de graves violations des droits de l’homme et d’entrave au processus électoral. Au total, quatorze personnalités congolaises figuraient sur la liste, dont la plupart étaient de hauts gradés militaires et des personnalités politiques proches de l’ancien président Joseph Kabila.

L’UE finalement a décidé de renouveler les « mesures restrictives individuelles » – notamment le gel des avoirs et l’interdiction de visa pour l’UE – pour douze d’entre elles, mais a annoncé la levée de ces sanctions pour deux autres cas.

Si l’identité de ces deux hommes n’est pas révélée dans le communiqué, un diplomate européen déclare à Jeune Afrique qu’il s’agit de l’ancien porte-parole du gouvernement Lambert Mende et l’ex-responsable de la sécurité intérieure au sein de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Roger Kibelisa. « Les deux personnes retirées de la liste avaient fait l’objet de mesures restrictives individuelles en décembre 2016 (Kibelisa) puis mai 2017 (Mende) au titre des responsabilités qu’ils occupaient, et pour avoir fait obstacle à une solution consensuelle et pacifique en vue des élections. Ils ne leur est pas reproché, contrairement aux autres personnes de la liste, d’avoir été impliqués dans des violations graves contre les droits humains », précise notre diplomate européen.

Je continue à désapprouver ce qui est une mise sous tutelle d’un pays indépendant

La défense des personnes sanctionnées précise que la plupart des personnalités politiques visées pouvaient être concernées par une levée des sanctions, mais que seules deux d’entre elles ont été retenues. « Les chancelleries n’étaient pas toutes d’accord sur les noms », assure-t-elle.

Contacté par Jeune Afrique, Lambert Mende reste très critique à l’égard de l’UE. « Je continue à me questionner sur la nature des relations que mon pays entretient avec l’Europe et je continue à désapprouver ce qui est une mise sous tutelle d’un pays indépendant, a-t-il dénoncé. Personne ne peut être condamné, comme cela a été la cas ces trois dernières années, sans avoir le droit de se défendre ».

Félix Tshisekedi en faveur d’un « assouplissement »

Ces sanctions avaient été renouvelées en décembre 2018 à la veille de l’élection présidentielle, malgré l’intense bras de fer engagé à l’époque par l’administration de Joseph Kabila. Depuis son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi s’était prononcé en faveur d’un allègement de ces sanctions.

« Ces personnalités font aujourd’hui partie de la coalition que nous avons formé. Si nous voulons que les choses se passent bien, nous ne pouvons que plaider en faveur d’une sorte d’assouplissement. Sauf évidemment si les raisons des sanctions sont autres que la crise politique que nous avons traversé, des violations des droits de l’homme par exemple », avait-il déclaré au journal Le Soir lors de sa visite en Belgique, en septembre.

Considérant que l’élection présidentielle a donné lieu à « une alternance pacifique historique », le cabinet d’avocats Daldewolf, qui représente les personnalités visées, avait demandé fin octobre la levée de ces mesures qui, selon eux, n’étaient plus d’actualité.

Plusieurs associations de la société civile avaient toutefois martelé l’importance d’un renouvellement de ces sanctions, critiquant le fait que plusieurs personnalités concernées occupent toujours de hautes fonctions dans l’armée.

Dans son communiqué, le Conseil européen précise qu’il « réexaminera à nouveau les mesures restrictives au vu de l’évolution de la situation et se tient prêt à les adapter en conséquence ». Restent donc concernés par ces mesures les personnalités suivantes : Ilunga Kampete, Gabriel Amisi Kumba, Ferdinand Ilunga Luyoyo, Célestin Kanyama, John Numbi, Delphin Kaimbi, Evariste Boshab, Alex Kande Mupompa, Jean-Claude Kazembe, Emmanuel Ramazani Shadari, Éric Ruhorimbere et Kalev Mutond.

Jeunefrique.com par Romains Gras

Trump juge Trudeau «hypocrite» après ses moqueries dans une vidéo

décembre 4, 2019

Reçus au palais de Buckingham le 3 décembre en marge du sommet de l’Otan, les dirigeants français, canadien et britannique semblent s’être amusés des longues conférences de presse de leur homologue américain.

Le président américain Donald Trump a déploré mercredi «l’hypocrisie» du premier ministre canadien Justin Trudeau après ses moqueries capturées par une caméra lors du sommet de l’Otan et laissé entendre qu’il pourrait repartir sans tenir de conférence de presse finale comme prévu.

«Il est hypocrite. C’est un type bien… mais c’est comme ça», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, en marge de la session de travail du sommet du 70e anniversaire de l’Otan à Watford (Royaume-Uni), près de Londres. Donald Trump a précisé avoir tancé le premier ministre canadien lors de leur entretien: «Je lui ai dit qu’il ne payait pas les 2% de son PIB promis pour les dépenses militaires et je suis sûr qu’il n’était pas content». Il a ajouté «penser repartir directement» sans s’exprimer devant la presse: «J’ai donné suffisamment de conférences de presse».

Sommet de l’Otan: pour Trump, Trudeau est «hypocrite»

Les dirigeants français, britannique, canadien et néerlandais ont été surpris par les caméras alors qu’ils semblaient se moquer de Donald Trump lors de la réception donnée à Buckingham Palace mardi soir. Les images tournées par les caméras britanniques et sous-titrées par la chaîne canadienne CBC montrent Emmanuel Macron, Boris Johnson, Justin Trudeau et Mark Rutte discuter vivement avec la princesse Anne, manifestement amusés. Le premier ministre britannique demande à Macron: «C’est pour ça que vous êtes en retard?». Et Justin Trudeau ajoute: «Il est en retard parce qu’il a eu une conférence de presse de 40 minutes inattendue».

Inaudible dans l’échange, Emmanuel Macron avait rencontré dans l’après-midi Donald Trump, qui l’avait attaqué durement sur ses propos sur l’Otan et sa volonté de taxer les compagnies technologiques américaines. Les deux dirigeants avaient longuement répondu aux questions des journalistes et Emmanuel Macron avait dit «maintenir» ses propos sur l’Otan en «mort cérébrale», jugés «insultants» par Trump. «Oh, oui, oui, il a annoncé ….», a poursuivi Justin Trudeau en souriant. «On pouvait voir son équipe qui tombait des nues».

Comme lors du dernier sommet de l’Otan, Donald Trump a fait fi du protocole et utilisé ses apparitions publiques avec des dirigeants alliés pour répondre aux questions des médias internationaux. Ses relations avec Justin Trudeau sont complexes. Le premier ministre canadien avait vexé le président américain lors du sommet du G7 en juin 2018 à La Malbaie (Canada). Quelques heures après la conférence de presse de Justin Trudeau au cours de laquelle il avait jugé «insultante» la décision américaine d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium du Canada, Donald Trump, piqué au vif, avait tweeté depuis son avion Air Force One qu’il avait ordonné à ses représentants de retirer le sceau américain du communiqué final. Il avait au passage traité Justin Trudeau de personne «malhonnête et faible».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Pour la première fois depuis 23 ans, les États-Unis vont nommer un ambassadeur au Soudan

décembre 4, 2019

«Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises» a ajouté Mike Pompeo.

Une visite historique et une annonce symbolique: les Etats-Unis ont donné mercredi le coup d’envoi à une amélioration spectaculaire de leurs relations avec le Soudan, en apportant un soutien appuyé à la «transition démocratique» de ce pays toujours formellement accusé par Washington de soutenir le terrorisme.

«Les Etats-Unis et le Soudan ont décidé d’engager le processus visant à échanger des ambassadeurs après une pause de 23 ans», a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Un ambassadeur américain va donc prochainement être nommé à Khartoum. «Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises, particulièrement au moment où un gouvernement de transition dirigé par un civil met en oeuvre de vastes réformes», a-t-il ajouté dans un communiqué. Sans être rompues, les relations étaient au plus bas pendant les 30 années de régime d’Omar el-Béchir, renversé au printemps sous la pression de la rue.

Depuis 1993, alors que le président Béchir avait accueilli le chef djihadiste Oussama Ben Laden, le Soudan est inscrit sur la liste noire américaine des «Etats soutenant le terrorisme». Une accusation qui avait conduit en 1998 l’armée américaine à mener des frappes aériennes au Soudan. L’annonce du renforcement des relations intervient en plein déplacement à Washington du Premier ministre du gouvernement soudanais de transition, Abdallah Hamdok.

Khartoum sur liste noire: un «obstacle majeur»

Il s’agit d’une visite historique: c’est la première fois depuis 1985 qu’un chef d’Etat ou de gouvernement soudanais est accueilli par des responsables du gouvernement américain dans la capitale fédérale des Etats-Unis. Abdallah Hamdok a rencontré ce mardi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, qui a «salué» sa volonté de réformes et a insisté sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Au département d’Etat, il a été reçu mercredi par le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, qui l’a «félicité» et «a exprimé le soutien sans faille des Etats-Unis à la transition démocratique soudanaise». Il l’a appelé à terminer de mettre en place les institutions de transition.

Et lui a demandé l’aide de Khartoum dans le processus de paix cahoteux au Soudan du Sud voisin, où le gouvernement américain a récemment haussé le ton contre les belligérants incapables de se réconcilier. A la suite d’un accord conclu en août entre l’armée et les meneurs de la contestation qui avait entraîné la destitution d’Omar el-Béchir, un Conseil souverain formé de civils et de militaires est chargé d’assurer la transition vers un régime civil. Le nouveau gouvernement est engagé sur plusieurs fronts: réformes démocratiques, tentative de paix avec différents groupes rebelles, mais aussi relance de l’économie confrontée à une crise aiguë. L’une des priorités d’Abdallah Hamdok, un économiste, est donc de plaider auprès des Etats-Unis pour qu’ils retirent Khartoum de leur liste noire, qui entrave les investissements extérieurs.

«C’est un obstacle majeur», a récemment confié le ministre soudanais des Finances Ibrahim Elbadawi, qui était lui-même à Washington fin octobre. Le nouveau Soudan d’après la «glorieuse révolution» est «toujours entravé par la situation de l’ancien régime», a-t-il expliqué. Le ministre s’était alors dit convaincu, après avoir sondé des responsables américains, que le retrait du Soudan de la liste noire des Etats soutenant le terrorisme pourrait intervenir «avec un peu de chance avant la fin de l’année». Le gouvernement américain a récemment dit être prêt à envisager de tourner cette page si des progrès suffisants étaient réalisés au Soudan, tout en soulignant que le processus prendrait un certain temps.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Des constitutionnalistes se prononcent sur l’enquête en destitution de Trump

décembre 4, 2019

© AP/Alex Brandon
 

Depuis 10 h (HAE), quatre experts en droit constitutionnel donnent leur point de vue sur le sujet aux membres du comité, dominé par les démocrates, mais aussi au public, qui peut assister à ce débat sur les chaînes d’information en continu.

Ces témoignages portent sur les bases historiques et constitutionnelles d’une procédure de mise en accusation, sur l’intention des auteurs de la Constitution et sur la nature des agissements pouvant mener à une destitution.

Trois des experts entendus – Noah Feldman, Pamela Karlan et Michael Gerhardt – ont été convoqués par les démocrates, tandis qu’un autre, Jonathan Turley, a été invité par les républicains. Ils témoignent conjointement.

Les trois experts invités par les démocrates ont dit être d’avis que les faits reprochés à Donald Trump correspondent à l’un des motifs de destitution cités dans la Constitution, soit la trahison, la corruption ou d’autres crimes et délits majeurs.

Impliquer un gouvernement étranger dans notre processus électoral est un abus de pouvoir particulièrement grave parce qu’il affaiblit la démocratie, a fait valoir Mme Karlan, professeure de droit à l’Université Stanford.

Si le Congrès ne le destitue pas, la procédure de destitution aura perdu tout son sens, tout comme les garanties constitutionnelles destinées à empêcher l’installation d’un roi sur le sol américain, a ajouté M. Gerhardt, de l’Université de Caroline du Nord.

M. Turley a cependant jugé les preuves amassées insuffisantes et déploré la précipitation des démocrates dans ce dossier. Ce n’est pas comme ça qu’un président doit être destitué, a estimé le professeur de l’Université George Washington.

Des républicains membres du Comité judiciaire ont installé des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des déclarations passées d'élus démocrates afin de faire valoir que la procédure de destitution n'est qu'une manoeuvre politique. À l'avant-plan, le républicain le plus important du Comité, Doug Collins.

© Fournis par Radio-Canada.ca
Des républicains membres du Comité judiciaire ont installé des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des déclarations passées d’élus démocrates afin de faire valoir que la procédure de destitution n’est qu’une manoeuvre politique. À l’avant-plan, le républicain le plus important du Comité, Doug Collins.

Des preuves accablantes, selon un rapport du Comité du renseignement

Ces audiences marquent une nouvelle étape dans l’enquête en destitution du président républicain, après l’audition d’une quinzaine de témoins cet automne par le Comité du renseignement de la Chambre des représentants.

Dans son rapport publié mardi, ce dernier a conclu qu’il existe des preuves accablantes justifiant une procédure de destitution contre Donald Trump, dans la foulée d’une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en juillet.

Le président a conditionné une invitation à la Maison-Blanche et une aide militaire à l’Ukraine à l’annonce d’enquêtes favorables à sa campagne présidentielle et il a entravé les investigations menées par la Chambre à ce sujet, peut-on y lire.

«Le président a placé ses intérêts politiques personnels au-dessus des intérêts nationaux des États-Unis, a cherché à saper l’intégrité du processus de l’élection présidentielle américaine et a mis en danger la sécurité nationale américaine.»

-Extrait du rapport du Comité du renseignement de la Chambre des représentants

Les démocrates accusent plus précisément Donald Trump d’avoir demandé à M. Zelensky d’enquêter sur l’ex-vice-président Joe Biden, qui pourrait être son adversaire démocrate lors de la présidentielle, en utilisant comme levier une aide militaire.

Cette aide d’environ 400 millions de dollars qu’attendait le gouvernement ukrainien, engagé dans un conflit armé contre des séparatistes soutenus par Moscou, a été gelée pendant 55 jours avant d’être finalement débloquée.

Ce rapport du Comité du renseignement constitue la base sur laquelle doit s’appuyer le Comité judiciaire pour décider s’il convient d’accuser formellement le président américain, et de décider des chefs d’accusation qui seront retenus contre lui.

Des accusations d’abus de pouvoir, de corruption, d’entrave à la bonne marche du Congrès et d’entrave à la justice sont les plus susceptibles d’être retenues.

Vers un procès au Sénat?

Une fois rédigés, les articles d’accusation doivent être soumis à un vote à la Chambre des représentants. S’ils sont approuvés, il revient au Sénat de tenir le procès en destitution du président, sous la présidence du juge en chef de la Cour suprême.

La destitution du président sera prononcée si 67 des 100 sénateurs votent en faveur d’un chef d’accusation. Le Sénat compte à l’heure actuelle 53 républicains, et les élus du parti du président ont jusqu’ici fait bloc derrière lui.

Le cas échéant, Donald Trump deviendrait le troisième président à être mis en accusation de la sorte, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998. Ils ont tous deux été acquittés par la suite.

Richard Nixon a pour sa part démissionné en 1974 avant que la procédure n’aboutisse.

Invités par le président du Comité judiciaire, Jerry Nadler, les avocats de la Maison-Blanche ont refusé de participer à cette audition en dénonçant une procédure inéquitable, tout en se réservant la possibilité d’intervenir ultérieurement.

Donald Trump a jusqu’ici refusé de coopérer à une enquête qu’il qualifie de farce ou de chasse aux sorcières, et a interdit à aux membres de son administration de se présenter au Congrès ou de fournir les documents réclamés par les élus du Congrès.

Par CBC/Radio-Canada.ca

États-Unis/ Destitution: l’enquête a rassemblé des «preuves accablantes» contre Trump

décembre 3, 2019

Le rapport officiel de la commission parlementaire est désormais capable de démontrer la «conduite inappropriée» du président républicain.

L’enquête en destitution contre Donald Trump a rassemblé des «preuves accablantes» de «conduite inappropriée» du président républicain, selon le rapport officiel de la commission parlementaire qui a supervisé les investigations.

«L’enquête en destitution a montré que le président Trump, personnellement et par l’entremise d’agents dans et en dehors du gouvernement, a sollicité l’ingérence d’un pays étranger, l’Ukraine, pour favoriser sa campagne de réélection», selon ce rapport de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, à majorité démocrate. «Le président a conditionné une invitation à la Maison Blanche et une aide militaire à l’Ukraine à l’annonce d’enquêtes favorables à sa campagne» et il a «entravé» les investigations, détaillent ses auteurs.

«L’imposture» de l’enquête en destitution n’a produit «aucune preuve» contre Donald Trump, a déclaré la Maison Blanche en réponse à ce rapport, qui «ne reflète rien d’autre que les frustrations» des démocrates. Il «se lit comme les divagations d’un blogueur de bas étage qui s’évertue à prouver quelque chose quand il n’y a clairement rien», a ajouté la porte-parole de l’exécutif Stephanie Grisham.

 

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Sylvie Goulard, ex-ministre des armées, mise en examen dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem

décembre 2, 2019

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Sylvie Goulard

Elle avait échoué à être nommée dans la nouvelle Commission européenne en raison de cette enquête, qui lui vaut une mise en examen pour « détournement de fonds publics ».

Une semaine après l’ancien ministre de la justice et ex-trésorier du MoDem, Michel Mercier, et le directeur financier du parti, Alexandre Nardella, l’actuelle sous-gouverneure de la Banque de France, eurodéputée du parti centriste entre 2009 et 2017, Sylvie Goulard, a été mise en examen vendredi pour « détournement de fonds publics » dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens, a appris, lundi 2 décembre, Le Monde de source judiciaire, confirmant une information de l’AFP.

L’éphémère ministre des armées du gouvernement d’Edouard Philippe, qui avait échoué à être nommée dans la nouvelle Commission européenne en raison de cette enquête, est soupçonnée par la justice française d’avoir participé à un système mis en place par le parti de François Bayrou et consistant à faire rémunérer des salariés du MoDem par le Parlement européen comme assistants alors qu’ils n’en exerçaient pas la fonction.

Une méthode, déjà largement utilisée par l’ex-Front National, permettant ainsi au MoDem de soulager des finances en berne. Selon un rapport des enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCCLIFF), le parti centriste aurait mis en place une « institutionnalisation du prêt d’assistants parlementaires ».

Déjà interrogée le 10 septembre par la police judiciaire, Mme Goulard avait rencontré certaines difficultés à expliquer la nature du travail effectué par son assistant parlementaire Stéphane Thérou, actuellement directeur de cabinet de François Bayrou à la mairie de Pau.

Une quinzaine de personnes convoquées

Dans le cadre d’une enquête menée sur les mêmes faits par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), Mme Goulard, candidate malheureuse de la France à la Commission européenne, avait déjà accepté de rembourser 45 000 euros dans le cadre d’une procédure similaire. La somme correspondait à huit mois de salaire d’un de ses assistants, pour lequel elle n’avait pas pu fournir « de preuve de travail ».

Le Parlement européen a depuis sommé deux anciens eurodéputés du MoDem, de lui rembourser plusieurs milliers d’euros dans le cadre d’une procédure administrative sur l’emploi présumé fictif de leurs assistants. Jean-Luc Bennhamias, ancien des Verts élu sous l’étiquette du MoDem entre 2009 et 2014, devra rembourser environ 45 000 euros, pour l’emploi de deux assistants à temps partiel. Nathalie Griesbeck, eurodéputée centriste de 2004 à 2019, devra, quant à elle, payer « environ 100 000 euros ».

L’enquête de la justice française avait conduit en juin 2017 à la démission du gouvernement de Sylvie Goulard, suivie par celle de Marielle de Sarnez et de l’ancien garde des sceaux François Bayrou qui s’apprêtait à porter le projet de loi sur la moralisation de la vie publique.

Les interrogatoires doivent se poursuivre jusqu’au 6 décembre, date à laquelle le président du MoDem, François Bayrou, est attendu dans le bureau de la juge d’instruction du pôle financier Charlotte Bilger. Au total, une quinzaine de personnes – eurodéputés, assistants parlementaires et cadres du parti – ont été convoquées.

Le président du MoDem, François Bayrou, a assuré jeudi qu’il ne démissionnerait pas de la mairie de Pau s’il était mis en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants d’eurodéputés de son parti. « Tout le monde est mis en examen ou à peu près dans la vie politique française », avait-t-il également relativisé dans un entretien à RMC. Selon lui, les collaborateurs travaillaient « à temps partiel » pour le MoDem et « étaient payés pour une fraction de temps par le Parlement européen et l’autre faction du temps par notre mouvement ». « Qu’est-ce qu’il y a de répréhensible à ça ? »

 

Le Monde.fr par Simon Piel

 

Malte: le premier ministre annonce sa démission

décembre 1, 2019

 

Le premier ministre de Malte, Joseph Muscat, a annoncé sa démission à la télévision nationale.

Il a déclaré qu’une fois son successeur élu, il démissionnera de ses fonctions de chef du gouvernement mais aussi de chef du parti travailliste. Cette décision survient au milieu d’une crise concernant l’enquête sur l’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Galizia.
Le processus de sélection d’un nouveau leader du parti travailliste devrait débuter le 12 janvier 2020.

Les appels à la démission de Muscat se sont multipliés après qu’une enquête sur l’attentat à la voiture piégée perpétré en 2017 contre la journaliste anticorruption Daphne Caruana Galizia a débouché samedi sur des accusations contre un homme d’affaires important qui aurait des liens avec des ministres et hauts fonctionnaires du gouvernement.

Par Le Figaro avec Reuters

L’État islamique revendique l’attaque de Londres

novembre 30, 2019

L’Etat islamique a déclaré que l’attaque du London Bridge vendredi a été menée par l’un de ses combattants, a rapporté samedi l’agence de propagande du groupe. Le groupe n’a fourni aucun élément de preuve.

Londres: les images du lieu de l’attaque au couteau

Le 29 novembre, deux personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées dans une attaque à l’arme blanche. Un homme a été abattu par les forces de l’ordre. Selon la police londonienne, il s’agit d’un acte terroriste.

La police britannique a abattu l’assaillant vendredi. Il portait alors un faux gilet explosif et avait poignardé deux personnes à mort et en a blessé cinq autres, selon les dernières informations de la police britannique..

«Les opérations de Daech reprendront tôt ou tard dans le monde»

Après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, tué par les forces américaines en Syrie, Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro, fait le point sur l’avenir du mouvement islamiste.

France: Deux Femen interrompent brièvement une conférence de Tariq Ramadan

novembre 30, 2019

«Derrière chaque victime, nous sommes une armée.» Ce vendredi 29 novembre, deux Femen ont bondi, seins nus, pour interrompre une conférence de Tariq Ramadan à Saint-Germain-lès-Corbeil (Essonne). L’action dure à peine quelques secondes: les deux femmes ont rapidement été sorties par la sécurité.

Les Femen interrompent une conférence de Tariq Ramadan

«Derrière chaque victime, nous sommes une armée.» Ce vendredi 29 novembre 2019, deux Femen ont bondi sur l’estrade, seins nus, pour interrompre une conférence de Tariq Ramadan à Saint-Germain-lès-Corbeil.

«Après avoir été détenu par les autorités françaises, suite à de multiples accusations de viol et d’agression, actuellement libéré sous caution, Tariq Ramadan est apparu en public, pour prêcher l’islam politique, à Saint-Germain-lès-Corbeille en banlieue parisienne […] FEMEN n’a pas laissé cela se reproduire», explique le mouvement sur Twitter, précisant que l’événement portait le nom, «prétentieux»: «Face à l’islamophobie et à l’injustice: résister avec foi et intelligence».

Mis en examen pour les viols de deux femmes en France en 2009 et 2012 -viols qu’il conteste-, l’islamologue suisse a déjà passé près de dix mois en détention provisoire, avant d’être remis en liberté en novembre 2018. Deux autres plaintes pour «viol» ont été déposées à son encontre, en mars 2018 et juillet 2019.

«Les femmes sont à ses trousses. FEMEN est à ses trousses», a posté le mouvement féministe, en conclusion de tweets revenant sur l’action de ce vendredi. Laurence Rossignol, ex-ministre des Droits des femmes, a salué «le courage politique et le courage physique» des Femen.

Par Le Figaro.fr