Archive for the ‘Politique’ Category

Algérie: un ex-candidat à la présidentielle, le général Ghediri écroué

juin 14, 2019

 

Le général algérien à la retraite Ali Ghediri, ex-candidat déclaré contre Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 18 avril finalement annulée, a été écroué jeudi pour «atteintes à l’économie nationale et au moral de l’armée», a annoncé vendredi son chargé de communication à l’AFP.

«Après avoir été entendu (jeudi) par le juge d’instruction (…), Ali Ghediri a été écroué à la prison d’El Harrach», dans la banlieue d’Alger, a déclaré Nabil Maizi. «Il est accusé de participation à la remise à des agents étrangers d’informations portant atteinte à l’économie nationale. Et de participation en temps de paix à un projet visant à porter atteinte au moral de l’armée afin de nuire à la Défense nationale», a-t-il ajouté, sans préciser quels faits lui sont reprochés.

Novice en politique et sans structure derrière lui, quasi-inconnu des Algériens, le général Ghediri avait débarqué fin 2018 de façon fracassante sur la scène politique algérienne: après avoir multiplié les déclarations, indiquant vouloir «rompre avec le système» et «édifier une IIe République», il avait déposé sa candidature à la présidentielle du 18 avril face à Abdelaziz Bouteflika. Fin 2018, il s’était attiré les foudres du chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, après l’avoir appelé implicitement à empêcher un 5e mandat du président Bouteflika, 82 ans, affaibli les séquelles d’un AVC en 2013.

La volonté de Bouteflika, 82 ans, de briguer un 5e mandat a déclenché un mouvement populaire inédit de contestation contre le »système« au pouvoir en Algérie, qui a contraint le chef de l’Etat à renoncer, à annuler la présidentielle du 18 avril, puis finalement à démissionner le 2 avril. Depuis cette démission, la justice algérienne a lancé plusieurs enquêtes sur des faits de corruption visant surtout d’anciens proches de Bouteflika.

Elle a écroué de puissants hommes d’affaires, la plupart soupçonnés d’avoir profité de leurs liens avec l’ex-président ou son entourage pour obtenir des avantages ou des marchés publics, avant de s’attaquer plus récemment à d’ex-hauts responsables en plaçant en détention préventive deux anciens premier ministre de Bouteflika et un ancien ministre.

Par Lefigaro.fr avec AFP

Afrique du Sud: Ramaphosa à son tour visé par une enquête

juin 12, 2019

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a promis à maintes reprises d’éradiquer la corruption dans son pays, est visé par une enquête autour d’une contribution électorale que lui a versée une entreprise, ont indiqué mercredi ses services.

La médiatrice Busisiwe Mkhwebane, une juriste indépendante chargée de contrôler notamment les agissements de l’exécutif, le soupçonne de «violations du code d’éthique» imposé aux membres du gouvernement, a précisé la présidence.

Au pouvoir depuis un an et demi, Ramaphosa s’est fait fort de mettre un terme aux scandales politico-financiers qui ont éclaboussé son parti, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, et l’Etat sous le règne de son très controversé prédécesseur Jacob Zuma (2009-2018). Son nom a toutefois été cité l’an dernier devant une commission chargée d’enquêter sur les affaires de corruption de l’ère Zuma. Un dirigeant de l’entreprise de services Bosasa, impliquée dans de nombreux contrats publics suspects, a affirmé avoir contribué à hauteur de 500.000 rands (environ 30.000 euros) à la campagne électorale qui a permis à M. Ramaphosa de prendre la présidence de l’ANC en décembre 2017.

Interpellé au Parlement, le chef de l’Etat a initialement répondu que cette somme avait été versée à son fils Andile, consultant pour Bosasa. Puis il a fait marche arrière en reconnaissant qu’il s’agissait bien d’un don électoral fait, a-t-il assuré, à son insu. L’opposition l’accuse depuis d’avoir délibérément menti et a saisi la médiatrice de l’affaire.

La présidence a indiqué mercredi que Cyril Ramaphosa avait reçu son rapport préliminaire et qu’il y répondrait, ainsi que la loi le lui permet, avant le 21 juin. Ramaphosa a été réélu le mois dernier pour un mandat de cinq ans à la tête de l’Afrique du Sud, après la victoire de l’ANC aux élections législatives le 8 mai.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump accuse l’euro d’être dévalué et s’en prend encore à la Fed

juin 11, 2019

 

Le président Donald Trump a accusé mardi l’Europe de dévaluer l’euro, dans une série de tweets matinaux qui ciblent aussi, une nouvelle fois, la politique monétaire de la Réserve fédérale. «L’euro et d’autres monnaies sont dévaluées contre le dollar, causant un gros désavantage pour les États-Unis», a affirmé Donald Trump sans autre précision.

«Le taux d’intérêt de la Fed est beaucoup trop élevé et s’ajoute à un assouplissement quantitatif ridicule», ajoute-t-il dans le même message, avant de tweeter deux minutes plus tard que le taux d’inflation aux États-Unis est «TRÈS BAS, une belle chose !».

Trump, en rupture avec ses prédécesseurs qui s’abstenaient de commenter les actions de la Fed, avait déjà égratigné lundi la banque centrale, dont le comité de politique monétaire se réunit la semaine prochaine.

Un maintien des taux d’intérêt est probable à cette occasion mais la banque centrale a ouvert la porte à un assouplissement plus tard dans l’année si les tensions commerciales continuent d’impacter négativement l’économie.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

RDC : le porte-parole de Félix Tshisekedi met en cause la gestion de la Gécamines

juin 11, 2019

Albert Yuma, à Paris, le 8 novembre 2013. © Vincent Fournier/JA

 

Kasongo Mwema Yamba Y’amba, porte-parole du président Félix Tshisekedi, a frontalement mis en cause lundi la gestion de la Gécamines par Albert Yuma, un proche de l’ex-président Joseph Kabila, suscitant une nouvelle montée de tensions dans la coalition de gouvernement supposée unir les deux hommes.

C’est avec des termes habituellement utilisés par les ONG que le porte-parole du président Félix Tshisekedi s’est interrogé sur le manque de transparence présumée de la Générale des carrières et des mines (Gécamines – GCM). « Où va l’argent? », a ainsi questionné sur Twitter le porte-parole du chef de l’État, Kasongo Mwema Yamba Y’amba.

La GCM ne paie que 20 millions de dollars d’impôts chaque année. Dans le même temps, elle reçoit la redevance de contrats d’une vingtaine de multinationales. Kasongo Mwema Yamba Y’amba a nommément mis en cause le président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma, proche de l’ex-président Kabila qui avait été pressenti comme Premier ministre. « On comprend pourquoi l’ordonnance “dépouillant” Yuma de ses pouvoirs exorbitant dérange », a ajouté Kasongo Mwema Yamba Y’amba sur Twitter.

Débat à l’Assemblée

Contacté par l’AFP, le porte-parole du président a confirmé ses critiques. « Les deux dernières ordonnances du président dans les entreprises publiques ont provoqué des remous. La situation est telle que je devais réagir », a-t-il déclaré.

Le 3 juin, le président Tshisekedi a reconduit par ordonnance Albert Yuma au poste de président du conseil d’administration (PCA) de la Gécamines. Selon ce texte, Albert Yuma sera secondé par un nouveau directeur général, Sama Lukonde Kyenge. Une autre ordonnance a nommé un vieil opposant, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président du conseil d’administration (PCA) de la Société des chemins de fer congolais (SNCC).

Ces deux ordonnances ont suscité la colère de la majorité pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC), qui a organisé un débat vendredi à l’Assemblée sur le sujet. « Cette initiative affichée par nos collègues du FCC consistant à débattre des ordonnances signées par le président de la République est inacceptable et inconstitutionnelle », ont répliqué les députés du groupe parlementaire Cap pour le changement (Cach) pro-Tshisekedi.

Jeuneafrique.com

Au Cœur de l’actualité africaine

juin 10, 2019

 

Publiée le 10 juin 2019 par TV5/Afrique

Devoir de mémoire: Joutes oratoires entre Étienne Tshisekedi et Jean Nguza Karl I Bond à Bruxelles

juin 9, 2019

Revivez pour mémoire ce débat d’une rare succulence, sur un plateau télévisé, à Bruxelles,  entre deux anciens Premiers ministres décédés de Mobutu Sesse Seko !

Soudan: 4 morts au premier jour de «désobéissance civile»

juin 9, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées ce dimanche au premier jour d’un mouvement national de «désobéissance civile» lancé par les meneurs de la contestation au Soudan contre les généraux au pouvoir, ont annoncé des médecins proches des manifestants.

Deux des quatre personnes décédées ont été tuées par balles à Khartoum et la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres ont été «battues et poignardées» et sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, a indiqué ce comité de médecins dans des communiqués distincts. Ces personnes ont été victimes «du Conseil militaire de transition» et de ses «milices», a accusé la même source.

Le bilan total des victimes depuis le déclenchement d’une violente répression le 3 juin -marquée par la dispersion ce jour-là du sit-in de Khartoum- est de 118 morts, a ajouté ce comité de médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Gabon : Ali Bongo demande au premier ministre de former un nouveau gouvernement

juin 8, 2019

 

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a annoncé ce samedi soir avoir demandé à son premier ministre la formation d’un nouveau gouvernement « capable de faire preuve d’exemplarité ».

« Aussi ai-je demandé au premier ministre de former un nouveau gouvernement plus restreint, constitué de femmes et d’hommes prêts à donner la priorité à l’intérêt général et capable de faire preuve d’exemplarité, de probité, d’éthique », a déclaré Ali Bongo.

Le dirigeant s’exprimait lors d’un discours enregistré diffusé par la télévision nationale, une première depuis décembre 2018. Il se remet actuellement d’un accident vasculaire cérébral survenu en octobre 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Épisodes de l’actualité africaine

juin 8, 2019

Épisodes de l’actualité africaine

Publiée le 8 Juin 2019 par TV5/Afrique

L’ambassadeur américain autorise Israël à annexer une partie de la Cisjordanie

juin 8, 2019

 

Israël a le droit d’annexer «une partie» de la Cisjordanie occupée, a affirmé samedi 8 juin l’ambassadeur américain dans l’Etat hébreu.

«Sous certaines circonstances (…) je pense qu’Israël a le droit de conserver une partie, mais pas toute, de la Cisjordanie», territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans, a déclaré l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, dans une interview publiée samedi dans le quotidien américain New York Times.

Aucune date n’a encore été fixée pour l’annonce du plan de paix proposé par les Etats-Unis, mais il ne devrait pas répondre aux principales revendications des Palestiniens, comme l’instauration d’un Etat souverain.

«La dernière chose dont le monde a besoin c’est d’un Etat palestinien défaillant entre Israël et la Jordanie», a affirmé M. Friedman, ajoutant: «Nous comptons sur le fait que le bon plan au bon moment recevra la bonne réaction».

Soutenant avec ferveur les colonies israéliennes, M. Friedman a également déclaré que le plan de paix américain était destiné à améliorer la qualité de vie des Palestiniens, mais sans procurer de «résolution permanente du conflit».

L’ambassadeur a précisé que les Etats-Unis collaboreront étroitement avec la Jordanie.

La colonisation par Israël de la Cisjordanie occupée et de Jérusalem-Est annexée, illégale au regard du droit international, s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Plus de 600.000 colons israéliens y mènent une coexistence souvent conflictuelle avec près de trois millions de Palestiniens.

Par Le Figaro.fr avec AFP