Archive for the ‘Politique’ Category

Municipales au Venezuela: Madura dégage la voie avant la présidentielle

décembre 10, 2017

Photo de la présidence vénézuélienne montrant le président Nicolas Maduro votant lors d’un scrutin municipal à Caracas, le 10 décembre 2017 / © Venezuelan Presidency/AFP / HO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé dimanche que les principaux partis d’opposition seraient exclus de l’élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal organisé ce jour.

« Tout parti qui n’a pas participé aujourd’hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer », a déclaré le dirigeant socialiste lors d’une conférence de presse, affirmant qu’il s’agissait là d’un « critère de l’Assemblée nationale constituante », intégralement composée de partisans du chef de l’Etat.

Le président s’exprimait à l’issue d’une journée électorale marquée par une participation apparemment faible, avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, alors que la victoire de son camp semble presque assurée en l’absence des trois principaux partis d’opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup.

Le vote, qui devait se terminer à 16H00 locales (20H00 GMT), n’était toujours pas clos vers 23H00 GMT, ce qui pourrait retarder les résultats, initialement attendus entre 02H00 et 04h00 GMT lundi.

« Nous devons nous préparer dès maintenant pour l’élection présidentielle », a déclaré le chef de l’Etat. Ce scrutin est programmé pour décembre 2018 mais sera sans doute avancé au premier trimestre selon nombre d’analystes.

Le vice-président Tareck El Aissami a déjà annoncé que M. Maduro, élu en 2013, briguerait un second mandat l’an prochain, malgré sa faible popularité, dans un contexte de grave crise économique et de réprobation de sa gestion de la crise politique par la communauté internationale.

Ces élections municipales lui servent de dernier test grandeur nature avant le rendez-vous de 2018.

« Le message est très clair, c’est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays », géant pétrolier ruiné notamment par la chute des cours du brut, a lancé M. Maduro.

La participation était faible dans la capitale Caracas et d’autres villes comme San Cristobal, frontalière avec la Colombie, ont observé des journalistes de l’AFP. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s’étaient déplacés.

Le politologue Luis Salamanca entrevoit ainsi une « victoire quasi-certaine du gouvernement, accompagnée d’une forte abstention ».

« Pour la participation, nous sommes en bonne voie », a cependant assuré le ministre de la Communication Jorge Rodriguez, également directeur de campagne du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) au pouvoir.

– L’opposition a déçu –

Près de 20 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes pour élire les maires de 335 villes pour quatre ans. Actuellement le PSUV en gouverne 242 et l’opposition 76 seulement, le reste étant aux mains d’indépendants.

Après la colère au printemps, avec trois mois de manifestations exigeant le départ du président Maduro et qui ont fait 125 morts, l’heure semble être au découragement dans le pays, face à une crise économique qui provoque de graves pénuries d’aliments et de médicaments, ainsi qu’une inflation galopante, attendue à plus de 2.300% en 2018 par le FMI.

Victor Torres, chauffeur à Macaraibo (nord-est), soupire: « je suis allé acheter l’autre jour une banane: elle coûtait le matin 1.900 bolivars, et 3.000 l’après-midi. On ne peut vivre ainsi. Les politiques me déçoivent ».

Car c’est aussi l’opposition qui a déçu: deux ans après sa victoire historique aux élections législatives, où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement, elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d’une ligne plus dure.

Et si les trois principaux partis de la Table de l’unité démocratique (MUD) ont renoncé à présenter des candidats aux municipales, certaines formations y participent de façon indépendante.

La coalition peine à se remettre de sa gifle électorale aux régionales d’octobre, largement remportées par le camp présidentiel malgré les nombreuses accusations de fraudes.

Les opinions négatives à son égard ont grimpé de 46,1 à 65,7%, selon un sondage Venebarometro réalisé entre octobre et novembre, pendant que la popularité du président Maduro remontait de 24,4 à 31,1%.

La MUD se rend compte aussi qu’aucune stratégie – confrontation dans la rue ou négociation – ne semble ébranler le chavisme (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013), qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions.

Emblème de cette hégémonie: l’Assemblée constituante, aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l’opposition.

Les maires élus dimanche devront d’ailleurs, pour pouvoir exercer leur mandat, prêter allégeance devant cette institution rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 11 décembre 2017 01h09)                

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États-Unis: Trump plaide contre le racisme à une inauguration boycottée par des personnalités noires

décembre 10, 2017

Le président américain Donald Trump lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), le 9 décembre 2017. © Susan Walsh/AP/SIPA

Donald Trump a plaidé samedi contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires, dont le maire.

« Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir », a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.

Heurts lors d’une manifestation près de l’ambassade américaine au Liban

décembre 10, 2017

Beyrouth – Les forces de sécurité libanaises ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau dimanche lors d’une rare manifestation près de l’ambassade des Etats-Unis contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Plusieurs centaines de manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés près de l’ambassade américaine située dans la localité de Awkar, au nord de la capitale Beyrouth, a constaté un photographe de l’AFP.

Ils ont été empêchés d’atteindre le complexe par une porte métallique qui barrait le chemin menant à l’ambassade, et les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de canons à eau pour repousser les manifestants qui tentaient d’ouvrir cette porte métallique.

Un photographe de l’AFP a été blessé légèrement au torse quand un membre des forces de sécurité libanaises a tiré une balle en caoutchouc sur lui.

Plusieurs manifestants ont été blessées lors des heurts. Certains des manifestants ont jeté des pierres vers les forces de sécurité qui ont elles utilisé des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

La police a arrêté des manifestants mais n’a pas précisé combien.

Les protestataires, qui brandissaient des drapeaux palestiniens et libanais et portaient des keffiehs palestiniens à carreaux noir et blanc, ont scandé des slogans contre le président américain Donald Trump, qui a reconnu mercredi Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Un groupe de manifestants a brûlé une effigie de M. Trump, dont la décision a marqué une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale.

« Nous sommes ici pour dire à Trump que sa décision n’a aucune signification. Jérusalem est la capitale de la Palestine », a déclaré une des manifestantes, Sylvia Ammoud. « Ce n’est pas juste une ville mais le symbole de la lutte pour la cause palestinienne », a-t-elle ajouté.

« C’est un sujet qui concerne notre dignité et notre histoire », a ajouté un autre manifestant, Khaled, qui a préféré ne pas donner son nom de famille.

En début d’après-midi, la plupart des manifestants avaient quitté les lieux.

Parmi les manifestants se trouvaient des membres de groupes palestiniens ainsi que des islamistes et des partisans de la gauche libanaise.

De son côté, le chef du puissant mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé à une forte mobilisation lundi contre la décision de M. Trump dans la périphérie sud de Beyrouth, fief du parti.

« J’appelle les hommes, les femmes, les jeunes et les personnes âgées, la banlieue sud, Beyrouth et tous ceux qui le souhaitent au Liban à rejoindre cette manifestation », a déclaré Nasrallah, invitant également les Palestiniens des 12 camps de réfugiés au Liban.

Des centaines de milliers de réfugiés palestiniens vivent au Liban, y compris ceux qui ont fui ou ont été expulsés de leurs maisons après la création d’Israël en 1948, ainsi que leurs descendants.

Israël a occupé le sud du Liban pendant 22 ans avant de retirer ses troupes en 2000, mais les deux pays restent techniquement en guerre.

En 2006, Israël a mené une guerre dévastatrice contre le Hezbollah au Liban, qui a tué plus de 1.200 Libanais, pour la plupart des civils, et 120 Israéliens, en majorité des soldats.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 17h05)                                            

Sécurité: tripartite RDC-Congo-Angola à Brazzaville

décembre 9, 2017

Congo Politics © Le président Joseph Kabila à Kindu, en République démocratique du Congo, le 30 juin 2016.

Les présidents de la RDC, du Congo et de l’Angola se sont retrouvés samedi à Brazzaville pour une réunion tripartite avec notamment à l’ordre du jour la sécurité en Afrique centrale, a-t-on appris de source diplomatique.

Les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo), Joao Lourenço (Angola) et Joseph Kabila (République démocratique du Congo) doivent aborder des questions « de paix, de sécurité, d’échanges commerciaux », a-t-on ajouté de source diplomatique à Kinshasa.

Jeudi, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, avait fait la courte traversée de Brazzaville à Kinshasa pour rencontrer le président Kabila.

La crise en RDC suivie de près

Voisins de la RDC, le Congo et l’Angola suivent de près les différentes crises qui agitent leur grand voisin.

Avant l’élection de Joao Lourenço, l’Angola avait annoncé en mai qu’elle fermait sa frontière avec la RDC alors que des milliers de Congolais fuyaient les violences dans le Kasaï.

Des élections sont prévues en RDC le 23 décembre 2018. Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016, aux termes de la Constitution qui autorise le président à rester en fonctions jusqu’à l’installation de son successeur élu.

Un calendrier électoral rejeté

Le Rassemblement de l’opposition, qui rejette ce calendrier, demande le départ de Joseph Kabila dès la fin de l’année. Toute manifestation de l’opposition reste interdite et réprimée.

La réunion de Brazzaville intervient au lendemain de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens dans l’est de la RDC, tués dans une offensive attribuée aux miliciens ougandais musulmans des ADF.

Jeuneafrique.com

Manifestations en France contre la venue de Netanyahu dimanche à Paris

décembre 9, 2017

Paris – Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi en France contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu dimanche à Paris.

A Paris, ils étaient environ 400 place de la République à l’invitation des associations EuroPalestine et France Palestine Solidarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Ce n’est pas Trump qui décide du droit international (…) Il n’y a pas de peuple élu ! », a lancé Olivia Zemor d’EuroPalestine devant un public brandissant des drapeaux palestiniens.

« Jérusalem, capitale palestinienne! », ont répliqué les manifestants. « Honte, honte! », ont-il ajouté à propos de la rencontre prévue dimanche entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien à l’Elysée.

A Marseille, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le Vieux Port en scandant les slogans « Israël, casse toi, la Palestine n’est pas à toi » ou « Nous sommes tous Palestiniens ».

« On part du principe que si les Etats-Unis ont pris cette décision, les autres vont suivre, et il faut réagir tout de suite », a expliqué à l’AFP Maud Sevestre, une des organisatrices de cette manifestation, en dénonçant « le génocide à ciel ouvert » à l’oeuvre à Gaza.

Aux cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ou de « Allahou Akbar », les manifestants, très jeunes pour la plupart, ont défilé dans le calme, en brandissant deux drapeaux géants de la Palestine.

A Lyon, quelque 300 personnes se sont rassemblées en bord de Rhône, brandissant des drapeaux palestiniens.

« La décision de Donald Trump met le feu à la poudrière », a déclaré à l’AFP Jérôme Faynel président du Collectif 69 Palestine et organisateur du rassemblement lyonnais.

« Il faut maintenant que l’Europe prenne l’initiative. Et la rencontre dimanche entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pourrait être une bonne occasion d’élever la voix », a-t-il ajouté.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées également à Lille à la mi-journée à l’appel de l’association France Palestine Solidarité du Nord-Pas-de-Calais.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne « vise à mettre le feu aux poudres », a dénoncé Mireille Gabrelle, trésorière de l’association, regrettant la « position hypocrite » d’Emmanuel Macron qui « dénonce la décision de Trump et reçoit en même temps Netanyahu ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 17h34)                                            

Deux palestiniens tués dans des raids israéliens, nouveaux heurts

décembre 9, 2017

Un Palestinien jette des pierres vers les forces de sécurité israéliennes lors de heurts à Naplouse, en Cisjordanie occupée le 9 décembre 2017 / © AFP / JAAFAR ASHTIYEH

Deux Palestiniens ont péri samedi dans des raids aériens israéliens sur Gaza en riposte à des tirs de roquettes, et des heurts ont éclaté dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif, après la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

En signe de protestation contre cette décision, le président palestinien Mahmoud Abbas a décidé de ne pas recevoir le vice-président américain Mike Pence lors d’une visite prévue mi-décembre en Israël et en Cisjordanie, a indiqué à l’AFP son conseiller Majdi al-Khalidi.

Samedi, des Palestiniens sont de nouveau descendus dans les rues à Jérusalem-Est ainsi qu’en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans, et dans la bande de Gaza, pour protester contre la décision du président américain Donald Trump. L’armée a évoqué des « émeutes violentes dans une vingtaine de localités ».

Les protestataires ont lancé des pierres sur les soldats qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc ou réelles et des gaz lacrymogènes, blessant trois personnes légèrement, selon l’armée.

A Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la police a dispersé des manifestants avec des grenades assourdissantes. Selon le Croissant-Rouge, 12 Palestiniens ont été blessés.

Après la « journée de colère » vendredi où deux Palestiniens ont été tués et des dizaines blessés dans des heurts, deux activistes du Hamas ont péri samedi dans des raids aériens israéliens après des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, limitrophe d’Israël, contre le territoire israélien. Les tirs de roquettes n’ont pas fait de victimes.

L’aviation israélienne a visé des cibles « militaires » dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par Israël.

Samedi, un haut responsable militaire israélien a mis en garde contre la poursuite des tirs depuis l’enclave palestinienne.

Elle provoquera « une réponse dure et douloureuse » de la part d’Israël, a déclaré le général Yoav Mordechaï dans un communiqué en arabe publié sur Facebook.

– ‘Escalade violente’ –

Cet accès de violences est survenu après la décision mercredi de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et de transférer à l’avenir l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers la Ville sainte, un geste rompant avec des décennies de diplomatie américaine et internationale.

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, constitue un sujet passionnel. Depuis la création d’Israël en 1948, la communauté internationale n’a jamais reconnu cette ville comme capitale. Elle considère que son « statut final » doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Après l’annexion de Jérusalem-Est, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale « éternelle et indivisible ». L’ONU n’a jamais reconnu cette annexion alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

En solidarité avec les Palestiniens, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs pays.

Sans être pour l’instant massive, la mobilisation nourrit les craintes « d’une escalade violente », selon les termes de Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix.

La décision de M. Trump « ne favorise pas la perspective de paix dans la région », ont affirmé vendredi les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Italie, Suède et d’Allemagne à l’ONU.

– ‘Sermons et leçons’ –

Rejetant « les sermons et les leçons », l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a répété que M. Trump n’avait « pas pris position sur les limites ou les frontières ». Elle a assuré que les Etats-Unis restaient engagés dans le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis 2014.

Pour les dirigeants palestiniens, la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël préempte les négociations sur le statut de la ville et empêche les Etats-Unis d’assumer leur rôle historique de médiateur dans le processus de paix.

Elle aura probablement un impact positif sur les relations entre le Fatah de M. Abbas et le Hamas, engagés dans une fragile réconciliation après une décennie de dissensions.

M. Abbas « tiendra bientôt une ligne plus dure concernant le processus de paix et une ligne plus souple à l’égard du Hamas », analyse Ghaith al-Omari, expert au Washington Institute of Near East Policy.

En annonçant sa décision, M. Trump a dit qu’il envoyait prochainement son vice-président Mike Pence au Proche-Orient.

Mais le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam basée au Caire, a annulé sa rencontre avec M. Pence prévue en Egypte le 20 décembre. Le pape des coptes d’Egypte Tawadros II a aussi indiqué samedi qu’il refusait de recevoir M. Pence, comme Mahmoud Abbas.

Une réunion ministérielle de la Ligue arabe était prévue en fin de journée au Caire pour discuter de l’annonce américaine.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 18h44)                

Le président tanzanien « choqué » par la mort des Casques bleus en RDC

décembre 9, 2017

Nairobi – Le président tanzanien John Magufuli s’est dit « choqué » et « attristé » par l’attaque en République démocratique du Congo contre une base de Casques bleus tanzaniens qui a fait au moins 15 morts et 53 blessés, dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

Le président « a reçu avec un grand choc et une profonde tristesse la nouvelle de la mort de 14 membres des Forces de défense du peuple tanzanien qui participaient à une opération de maintien de la paix en République démocratique du Congo », a indiqué ce communiqué en swahili. »En plus de ceux qui ont sont morts, 44 autres ont été blessés tandis qu’on est sans nouvelles de deux autres », a ajouté ce communiqué.

L’ONU avait d’abord évoqué un bilan de 14 morts, avant de le faire évoluer dans la nuit à au moins 15 morts et 53 blessés, en précisant que tous les morts étaient tanzaniens.

« Je suis très choqué et très attristé d’apprendre la mort de nos jeunes, de braves soldats et des héros qui ont perdu leur vie dans l’accomplissement de leur mission de paix chez nos voisins de la RDC », a insisté M. Magufuli, cité dans le communiqué.

La Tanzanie fêtait samedi le 56e anniversaire de son indépendance vis-à-vis du Royaume. Lors d’une cérémonie à Dodoma (centre), la capitale administrative du pays, le chef de l’État a demandé la tenue d’une minute de silence.

Cette attaque est la pire subie par des Casques bleus depuis 24 ans. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est déclaré « indigné » face à ce « crime de guerre ».

D’après les archives de l’AFP, une force onusienne n’avait pas subi une opération aussi meurtrière depuis la mort de 24 Casques bleus pakistanais à Mogadiscio le 5 juin 1993.

Il s’agit aussi de l’attaque la plus meurtrière contre la force onusienne dans l’ex-Zaïre (Monusco) depuis son déploiement en 1999.

L’ONU attribue la responsabilité de l’attaque aux ADF (Allied Defense Forces, Forces démocratiques alliées), un groupe armé ougandais musulman actif dans le Nord-Kivu, un État de la RDC frontalier de l’Ouganda.

Les assaillants ont visé la base de la Monusco tenue par un contingent tanzanien jeudi à la tombée de la nuit à Semuliki, dans l’est de la RDC, selon des sources onusiennes.

Repliés en forêt, les ADF combattent depuis le Nord-Kivu le pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 27 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 13h59)                                            

France: l’hommage de Macron à Jean d’Omersson, « une clarté qui nous manquera »

décembre 8, 2017

 

Au terme de son discours vendredi, le président est allé déposer sur le cercueil de l’académicien, « un simple crayon » à papier, comme le souhaitait Jean d’Ormesson. POOL/REUTERS

Au cœur de l’hiver et dans un froid glacial, le président a rappelé combien cet écrivain charmeur et lumineux fut un « antidote à la grisaille des jours ».

Au matin du vendredi 8 décembre, la pluie a soudain cessé, les nuages se sont dissipés et le ciel a viré au bleu radieux comme s’il ne pouvait en être autrement le jour des funérailles nationales de l’écrivain Jean d’Ormesson, mort en début de semaine, à l’âge de 92 ans.

 

Dans la cour d’honneur des Invalides, à midi — là même où le romancier de La Gloire de l’Empire avait assisté aux obsèques de Romain Gary, en 1980, et avait salué avec émotion, en 2003, la mémoire de son cher ami Maurice Rheims (« Toutes les fées s’étaient donné rendez-vous autour de son berceau pour le combler de leurs bienfaits ») —, le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu un hommage inspiré au plus populaire des académiciens.

Au cœur de l’hiver et dans un froid glacial, il a rappelé combien cet écrivain charmeur et lumineux fut un « antidote à la grisaille des jours » et « ce long été auquel, pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude ».

« Une clarté qui nous manquera et nous manque déjà »

Près de cent cinquante personnes étaient conviées à cette cérémonie d’hommage, qui a été inaugurée par une Marseillaise jouée par l’orchestre de la garde républicaine et s’est achevée par un concerto de Mozart interprété par le pianiste Karol Beffa.

Aux côtés de la famille se tenaient une trentaine de députés, quarante-cinq académiciens de l’Institut de France, dont la secrétaire perpétuelle du Quai Conti, Hélène Carrère d’Encausse, plusieurs membres du gouvernement, deux anciens présidents de la République (Nicolas Sarkozy et François Hollande), un ex-premier ministre (François Fillon), ainsi que le chancelier de l’Institut de France, Gabriel de Broglie. Derrière eux, une centaine de personnes venues faire leurs adieux à l’écrivain, la cérémonie étant ouverte au public comme le fut, au mois de juillet, celle donnée en l’honneur de Simone Veil.

« Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur mais de la lourdeur », un « égoïste passionné par les autres » et « une clarté qui nous manquera et nous manque déjà », a déclaré à la tribune Emmanuel Macron. Car si l’homme eut des ombres et des fêlures, qu’il dissimula par pudeur et élégance — disant écrire « parce que quelque chose ne va pas » —, « plus qu’aucun autre, il aima la clarté », a renchéri le président. Celle des eaux de la Méditerranée où il se baignait, du ciel d’Italie qu’il adorait, des pentes enneigées où il aimait skier et de l’éclat de son style.

Sa fille a découvert samedi ses dernières pages

Le 41e et dernier livre de l’écrivain doit paraître en février chez Gallimard. Son titre sonne comme un défi : Et moi, je vis toujours. La fille de Jean d’Ormesson, l’éditrice Héloïse d’Ormesson, a présenté jeudi soir sur France 5 les dernières phrases écrites par l’écrivain, trouvées samedi sur son bureau :

« Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? Il n’est pas impossible Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi. »

Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur derrière son regard bleu malicieux, l’ancien directeur général du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes. Privilège rare, Gallimard l’avait fait entrer de son vivant dans sa prestigieuse collection « La Bibliothèque de la Pléiade ».

L’homme, qui avouait avoir écrit son premier roman « pour plaire à une fille » et estimait n’avoir « absolument pas la vocation à être romancier », fut élu sous la Coupole en 1973, à 48 ans, devenant alors le benjamin de l’Académie française. Avec le temps, il en était devenu le doyen.

Lemonde.fr

Un cadre de la Francophonie suspend après une tribune anti-CFA publiée sur « Le Monde Afrique »

décembre 8, 2017

L’économiste Kako Nubukpo est depuis plusieurs années l’une des figures de la contestation contre la monnaie des quinze pays d’Afrique francophone.

L’économiste togolais Kako Nubukpo. Crédits : CC 2.0

La tribune contre le franc CFA signée par le Togolais Kako Nubukpo le 30 novembre sur Le Monde Afrique en réponse aux propos tenus par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Ouagadougou, le 28 novembre, aura été celle de trop. Le directeur de la francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été officiellement suspendu de ses fonctions mardi 5 décembre par la secrétaire générale de l’institution, Michaëlle Jean. Une éviction qualifiée de « brutale » par M. Nubukpo qui, après avoir refusé de démissionner, s’est vu notifier une « suspension de fonctions à titre conservatoire ». Son salaire a été bloqué, son ordinateur et son adresse mail lui ont été retirés tout comme son badge lui donnant accès à l’immeuble de l’avenue Bosquet, dans le 7arrondissement de Paris où se trouve le siège de l’OIF.

La publication de cette tribune lui a été directement reprochée. L’économiste avait qualifié d’« imprécise, caricaturale et finalement déshonorante pour les dirigeants africains » la parole d’Emmanuel Macron après que celui-ci a déclaré devant les étudiants de l’université de Ouagadougou et le président burkinabé qui l’accompagnait que « le franc CFA est non-sujet pour la France ».

Les prises de position de M. Nubukpo ne sont pourtant pas nouvelles. Il a publié plusieurs ouvrages dont le dernier, Sortir l’Afrique de la servilité volontaire : à qui profite le franc CFA ? (Ed. La Dispute, 2016), a reçu un large écho médiatique. Il était déjà en poste à l’OIF.

« Débat sans tabou » ?

Cet ultime événement n’est cependant pas le seul à avoir provoqué sa chute. Agacé par les interventions répétées de Kako Nubukpo contre le carcan monétaire dont souffriraient les anciennes colonies françaises d’Afrique de l’Ouest et centrale, le président ivoirien Alassane Ouattara avait, en marge des assemblées générales des Nations unies de septembre, à New York, interpellé publiquement Michaëlle Jean sur les diatribes de son économiste. M. Ouattara est parmi les plus fervents défenseurs de la monnaie créée en 1945, aujourd’hui arrimée à l’euro. Dans sa lettre adressée mardi à l’économiste, l’OIF ne dissimule pas « les protestations des chefs d’Etat ».

Mme Jean, dont le mandat s’achève en 2018, aurait-elle interprété les remontrances de M. Ouattara comme un avertissement ? Il n’a également échappé à personne qu’Emmanuel Macron, en défendant l’avenir de la Francophonie à Ouagadougou, a gratifié Leïla Slimani du crédit d’en ouvrir « une nouvelle page », ne citant à aucun moment de son discours ni l’OIF ni Mme Jean. L’écrivaine a été nommée représentante personnelle du chef de l’Etat pour la Francophonie.

Pour justifier sa décision, l’OIF invoque vendredi dans un communiqué un manquement au « devoir de réserve » auquel était tenu M. Nubukpo en tant que fonctionnaire international. Un devoir qu’il n’aurait pas respecté en dépit de multiples avertissements.

Le départ de l’économiste, qui fut aussi ministre de la prospective du Togo et perdit son poste pour les mêmes raisons en 2015, intervient dans un contexte qui a évolué : le débat sur le CFA a gagné en visibilité depuis quelques mois. Des manifestations d’ampleurs variables ont été organisées en France et sur le continent. « Il est surprenant qu’à un moment où le président Macron invite à avoir ce débat sans tabou, l’institution dans laquelle il pourrait légitimement avoir lieu, cherche à l’étouffer », fait remarquer sans autre commentaire M. Nubukpo.

Lemonde.fr par Laurence Caramel

Des milliers d’Iraniens manifestent contre Israël

décembre 8, 2017

Des manifestants iraniens brûlent le drapeau américain à Téhéran, le 8 décembre 2017 / © AFP / STR

Des milliers d’Iraniens ont manifesté vendredi contre Israël après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, alors qu’un responsable religieux a appelé les Palestiniens à se soulever.

La télévision publique iranienne a montré des milliers de personnes défilant, après la prière du vendredi, dans les rues de Téhéran et d’autres villes.

Les protestataires défilaient en scandant les slogans « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël » et certains ont brûlé des drapeaux américains et israéliens.

« Al-Quds (Jérusalem) est à nous », « Nous nous tiendrons debout jusqu’à l’anéantissement d’Israël », pouvait-on encore lire sur des banderoles.

La décision annoncée mercredi par Donald Trump a suscité la réprobation dans le monde.

Au lendemain de l’appel du mouvement islamiste Hamas à une « nouvelle Intifada », les groupes palestiniens ont déclaré ce vendredi « jour de rage ».

« Trump a tiré un trait sur 70 ans de négociations » de paix, a déclaré pour sa part l’imam de la prière du vendredi à Téhéran, Ahmad Khatami, dans la mosquée de Mossala, la plus grande de la ville.

Le président américain « a prouvé que la solution pour le problème de la Palestine est seulement l’Intifada » (« guerre des pierres »), a-t-il ajouté, en référence aux soulèvements populaires palestiniens de 1987-1993 et 2000-2005.

« Tout dommage que vous pouvez infliger à ce régime occupant et criminel, c’est un geste visant à plaire à Dieu », a-t-il déclaré.

Ahmad Khatami, qui a été nommé à son poste par le guide suprême iranien, a par ailleurs averti vendredi que les missiles iraniens pouvaient atteindre Israël.

« Nous construisons des missiles et nous augmenterons la portée de nos missiles autant que nous pouvons, à des milliers de kilomètres, de façon à empêcher de dormir les locataires de la Maison Blanche », a-t-il dit, insistant sur le fait que les missiles servaient à des fins de dissuasion.

« Si un jour le régime sioniste veut faire une erreur, nous raserons Tel-Aviv et Haïfa (nord d’Israël) », a-t-il encore menacé.

Depuis la révolution islamique de 1979, le soutien à la cause palestinienne et l’opposition à Israël sont deux éléments centraux de la diplomatie iranienne.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2017 13h51)