Archive for the ‘Politique’ Category

Angola – Isaías Samakuva: « Si je suis élu, Isabel dos Santos devra partir »

août 16, 2017

Isaias Samakuva, l’opposant angolais qui défend une démocratisation pacifique © AFP

 

À moins d’une semaine des élections générales, Isaías Henriques Ngola Samakuva, le candidat de l’Unita, espère convaincre les Angolais qu’il est une alternative crédible au MPLA – au pouvoir. Interview.

À 71 ans, Isaías Henriques Ngola Samakuva, le président de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, premier parti d’opposition) se présente pour la troisième fois aux élections générales (législatives et présidentielle). Cette année, elles sont prévues le 23 août.

Face à lui – et là, c’est une première – se trouvera João Lourenço, le candidat du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), dirigé par José Eduardo dos Santos, le chef de l’Etat sortant au pouvoir depuis presque 38 ans, qui a décidé de passer la main.

Avec ce départ, mais aussi sur fond d’une des pires crises économiques qu’a connu le pays, l’ancien compagnon de route de Jonas Savimbi, fondateur de l’Unita, pense pouvoir faire mieux qu’en 2012, où il n’avait recueilli que 18,33% des voix – huit points de plus qu’en 2008 lors des premières élections du pays depuis la fin de la guerre civile en 2002. Entre deux meetings, il a répondu à nos questions par téléphone.

Jeune Afrique : Nous sommes à moins d’une semaine du scrutin. Comment s’est passée votre campagne ?

Isaías Henriques Ngola Samakuva : La tendance est bonne. Partout où nous passons, nous recevons énormément de soutien, ce qui nous donne bon espoir.

Votre parti a traversé des crises internes, comme la démission en 2011 de plusieurs cadres, dont votre ancien responsable de campagne, Abel Chivukuvuku, qui a créé le Casa Ce. Ne craignez-vous pas une dispersion des voix ?

Absolument pas. D’abord, ils sont nombreux parmi ces cadres à être revenus dans le giron de l’Unita. Ensuite, je pense que la création d’un nouveau parti est une bonne chose pour la démocratie. On ne pourra plus accuser l’Unita d’hégémonie sur l’opposition.

Le MPLA travaille pour s’enrichir

En 2012, vous étiez tout aussi optimiste. Et pourtant vous n’avez remporté que 18,33% des voix…

Beaucoup de choses ont changé depuis. Par exemple, tout le monde a compris que les accusations contre l’Unita, rendu responsable de la guerre civile et qui voudrait enflammer le pays, sont infondées, et qu’en réalité nous travaillons vraiment pour la paix. Quand le MPLA, lui, travaille pour s’enrichir.

Que ferez-vous de mieux que José Eduardo dos Santos, en poste depuis presque 38 ans ?

Nous répondrons aux besoins de tous les Angolais, en leur fournissant de l’eau potable, de l’électricité, des médicaments, de l’emploi… Ce dont ils sont actuellement privés.

Comment vous y prendrez-vous concrètement alors que le pays traverse l’une des pires crises économiques de son histoire ?

Il faut réellement diversifier notre économie. Mais pour cela nous avons besoin d’attirer les investisseurs étrangers dans d’autres secteurs que celui du pétrole. Ils n’ont actuellement pas accès aux opportunités et ne sont pas totalement libres d’investir. Rien que pour obtenir un visa, c’est pour eux une épreuve !

Quelle sera votre première mesure si vous êtes élu président ?

Réviser la loi qui encadre les investissements étrangers, car actuellement elle ne les protège pas. Nous devons donner des garanties.

Vivez-vous comme une aubaine le départ de José Eduardo dos Santos ?

En quelque sorte. Car le candidat João Lourenço n’apportera aucun changement, et les Angolais le savent. Notamment parce que dos Santos sera toujours à la tête du MPLA, et que c’est ce parti qui dirige en sous-main.

Si l’Unita remporte l’élection, qu’adviendra-t-il d’Isabel dos Santos, la fille du président nommée en novembre 2016 à la tête de la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale ?

Nous pensons que sa nomination n’était pas éthique. Elle a été beaucoup contestée par le peuple angolais. Si je suis élu, elle devra partir.

Même si elle est compétente ?

A-t-elle vraiment bien géré ? Nous étudierons cela. Mais d’autres qu’elle sont compétents également.

J’accepterai le résultat des urnes si celui-ci exprime la volonté du peuple

L’Unita n’a jamais dirigé le pays. N’est-ce pas un handicap ?

Ce n’est pas compliqué de diriger un pays si la volonté politique existe et si nous agissons de manière transparente pour répondre aux besoins des citoyens. Le MPLA s’y prend mal, nous avons aujourd’hui un pays désorganisé, plongé dans la misère.

Accepterez-vous sans histoire le résultat des urnes, quel qu’il soit ?

Oui, si celui-ci exprime la volonté du peuple.

Comment jugerez-vous cela ?

Nous nous assurerons que l’élection a respecté la loi et les procédures. Si c’est le cas, nous accepterons le choix du peuple, quel qu’il soit.

À 71 ans, il s’agit de votre troisième campagne électorale. Est-ce la dernière ?

Oui, je me présente pour la dernière fois.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron

États-Unis: les deux présidents Bush appellent à rejeter « le racisme, l’antisémitisme et la haine »

août 16, 2017

Washington – Les deux anciens présidents américains George H.W Bush et son fils George W. Bush ont appelé mercredi les Etats-Unis à « rejeter le racisme, l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes », après les violences à Charlottesville.

Ce bref communiqué des 41e et 43e présidents américains, au ton très solennel, vient un peu moins de 24 heures après le tollé déclenché par Donald Trump qui a renvoyé dos à dos les groupuscules suprémacistes blancs –dont un sympathisant a tué une jeune femme samedi à Charlottesville– et les manifestants antiracistes.

Le président Trump, très remonté, a affirmé mardi au cours d’une conférence de presse chaotique que la responsabilité des violences dans la ville universitaire de Virginie devait être recherchée « des deux côtés ».

« Alors que nos prières vont à Charlottesville, nous nous remémorons ces vérités fondamentales couchées dans la Déclaration d’indépendance par le plus éminent des citoyens de cette ville (Thomas Jefferson, NDLR): ‘tous les hommes sont créés égaux; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables' », écrivent les deux Bush.

« Nous savons que ces vérités sont éternelles parce que nous sommes les témoins de la décence et de la grandeur de notre pays », ont-ils conclu.

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, avait réagi dès dimanche au drame de Charlottesville dans un tweet citant le grand résistant à l’apartheid Nelson Mandela.

Ce tweet est devenu le plus « aimé » de l’histoire du réseau social avec 3,4 millions de « likes » mercredi.

Les deux autres présidents américains toujours en vie, Jimmy Carter et Bill Clinton, n’avaient pas encore réagi publiquement mercredi à ces événements qui ont choqué une partie de l’Amérique.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 18h08)                                            

Après Charlottesville, un tweet d’Obama le plus « aimé » de tous les temps

août 16, 2017

L’ex-président américain Barack Obama, le 9 mai 2017 à Milan, en Italie / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Une citation de Nelson Mandela tweetée dimanche par Barack Obama est devenue le tweet le plus « aimé » de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter mercredi.

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion », avait écrit dimanche le premier président noir des Etats-Unis, après qu’un sympathisant néo-nazi a tué une manifestante anti-racisme la veille à Charlottesville en Virginie.

Mercredi à 11H00 GMT, le tweet avait été « liké » – les abonnés avaient coché un petit coeur au bas du tweet – 3,1 millions de fois et retweeté 1,3 million de fois.

Barack Obama ne s’est pas autrement exprimé sur le sujet, que par cette citation du grand résistant à l’apartheid illustrée d’une photo du 44ème président des Etats-Unis souriant à quatre enfants, dont une petite fille noire et un bébé tout blond, qui le regardent d’une fenêtre.

M. Obama a également publié le reste de la citation de Nelson Mandela dans deux autres tweets sans photo et qui ont eu moins de succès: « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du coeur humain que son opposé ».

Le président Donald Trump a déclenché une vague d’indignation mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont endeuillé Charlottesville devaient être cherchées du côté de l’extrême-droite mais aussi de la gauche et des militants anti-racismes qui s’y étaient affrontés.

Ces déclarations, au cours d’une conférence de presse chaotique au ton souvent acerbe et accusateur, ont provoqué un tollé et plongé la Maison Blanche dans une nouvelle crise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h43)                

Canada, États-Unis et Mexique entament la renégociation de l’Alena

août 15, 2017

La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, à San Diego le 11 mai 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JOHN MOORE

Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique entament mercredi des discussions pour renégocier le traité de libre-échange nord-américain (Aléna), à la demande de Donald Trump qui en a fait une priorité de sa politique.

Les négociateurs des trois pays seront réunis jusqu’à dimanche dans la capitale américaine pour moderniser cet accord commercial, en vigueur depuis 1994 et qui a fait bondir leurs échanges commerciaux.

« Nous sommes en train de renégocier les accords commerciaux pour qu’ils soient bons pour les travailleurs américains. Il était temps », a déclaré Donald Trump à l’avant-veille de l’ouverture des négociations.

Le président n’a eu de cesse de dénoncer l’Aléna, « un désastre », lui attribuant la responsabilité de nombreuses disparitions d’emplois aux Etats-Unis.

Il a sur cette question le soutien d’une partie de l’opposition démocrate. L’une des parlementaires de ce parti, Rosa DeLauro, a affirmé mardi que « l’Aléna est directement responsable de la délocalisation d’un million d’emplois bien rémunérés ».

Washington entend surtout mettre sur la table des négociations le problème du déséquilibre de sa balance commerciale avec le Mexique, qui, depuis la signature du traité, est passée d’un excédent de 1,6 milliard de dollars à un déficit de 64 milliards de dollars.

L’Aléna est devenu vital pour l’économie mexicaine: 80% des exportations mexicaines, essentiellement des biens manufacturiers comme les voitures mais aussi des produits agricoles, sont destinées aux Etats-Unis.

« Le déficit est un problème de taille auquel nous devrons nous attaquer », a fait savoir mardi un responsable du ministère du Commerce américain, sous couvert d’anonymat.

Jaime Zabludovsky, qui avait négocié l’accord original pour la partie mexicaine, a toutefois rétorqué que le problème du déficit américain ne pouvait se résoudre « dans une relation commerciale ».

« Le déficit est lié à une situation macroéconomique: les Etats-Unis sont une économie qui dépense plus qu’elle ne produit », a-t-il fait valoir, relayant les arguments de nombreux économistes.

Le point de départ de la renégociation de l’Aléna est de parvenir à « un accord commercial plus équilibré favorable aux emplois bien rémunérés pour les Américains et contribuant à la croissance économique des Etats-Unis », a insisté le responsable américain du ministère du Commerce.

– ‘Politesse et force’ –

Avec le Canada, à la fois plus grand client et plus grand fournisseur d’énergie des Etats-Unis, le débat devrait être plus apaisé. Car les échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont doublé sous l’Aléna, restent globalement équilibrés.

l’article 19 « Ces négociations marquent un moment très sérieux et lourd de conséquences pour nous tous », a néanmoins relevé lundi la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystie Freeland, qui n’a pas exclu de « vivre des moments dramatiques » lors de cette renégociation.

Les négociateurs canadiens seront à Washington avec une attitude constructive mais ferme, a-t-elle insisté, notant que « la politesse et la force ne sont pas contradictoires ».

« Nous nous engageons à conclure un bon accord, pas n’importe quel accord », a-t-elle également expliqué.

Un point de cristallisation sera sans doute la révision du mécanisme de règlement des litiges commerciaux, connu sous le nom de « chapitre 19 », qui permet d’arbitrer les différends en matière de droits compensateurs et de dumping.

Les Etats-Unis entendent supprimer ce dispositif qui, jusqu’à présent, a été favorable au Canada sur le contentieux du bois de construction.

Ce litige a connu de nombreux rebondissements depuis 1983, les producteurs américains accusant leurs homologues canadiens d’exporter ce bois aux Etats-Unis à un prix de dumping, c’est-à-dire inférieur aux coûts de production.

Sur la question du « chapitre 19 », les Canadiens pourront compter sur le soutien des Mexicains qui souhaitent eux aussi le maintien de ce dispositif.

Ce mécanisme garantit « neutralité et objectivité au moment de résoudre un contentieux et il évite que ces questions ne soient traitées devant un tribunal américain, canadien ou mexicain », a commenté Ernesto Cordero, sénateur mexicain du Parti action nationale (PAN, opposition).

Les discussions de cette semaine constituent le premier round d’une série organisée à tour de rôle dans les trois pays. Le deuxième round aura lieu au Mexique le 5 septembre avant le troisième au Canada à une date non communiquée.

Malgré les nombreux points de divergences, les Américains comptent aller vite. « Nous avons un agenda très agressif pour cette négociation », a dit le responsable américain.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 04h04)                

Congo: Un discours d’économie malade

août 15, 2017

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Zenga-mambu.com

Plainte contre l’épouse de Robert Mugabe après une altercation en Afrique du Sud

août 15, 2017

Robert Mugabe et son épouse, Grace, à Chinhoyi, le 29 juillet 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, est visée par une plainte pour agression en Afrique du Sud, où elle est soupçonnée d’avoir frappé deux femmes dans un hôtel de Johannesburg, ont indiqué mardi les autorités sud-africaines.

« Une plainte pour agression a été ouverte par deux femmes » contre Grace Mugabe, a déclaré Sizakele Nkosi Malobane, ministre de la Sécurité pour la province sud-africaine du Gauteng, qui englobe Johannesburg.

« Je veux condamner ses actions et j’espère que justice sera rendue », a-t-elle ajouté sur la radio Jacaranda FM, précisant qu’une des deux jeunes femmes souffrait de « graves blessures ».

Grace Mugabe « peut être arrêtée » malgré son passeport diplomatique, a déclaré pour sa part le ministre sud-africain de la Police, Fikile Mbalula, sur les ondes de radio 702, ajoutant que ses services étaient « en train de travailler sur l’affaire ».

Une des victimes présumées, âgée de 20 ans, assure qu’elle se trouvait avec les fils de Mme Mugabe et deux amis lorsque la première dame zimbabwéenne qui se trouvait dans une chambre voisine est venue les agresser dimanche soir.

« On était tranquillement dans notre chambre et elle est arrivée pour nous frapper. J’ai le front ouvert. Je suis mannequin et je gagne de l’argent grâce à mon look », a raconté Gabriella Engels au quotidien sud-africain The Times.

« Une plainte a été déposée à la police lundi, mais je ne peux pas en dire plus sur l’identité des personnes impliquées », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police Vish Naidoo.

Le gouvernement zimbabwéen n’avait pas réagi mardi matin au dépôt de plainte.

Grace Mugabe se trouvait en Afrique du Sud pour soigner une blessure au pied, selon les médias zimbabwéens.

A 52 ans, elle fait partie des favorites pour succéder à son mari à la tête du Zimbabwe.

Mais pour l’heure, Robert Mugabe, âgé de 93 ans, n’a pas l’intention de céder sa place : il est d’ores et déjà candidat à sa propre succession pour les élections de 2018.

Jeuneafrique.com

La dette publique du Congo: pillage à huis-clos!

août 14, 2017

1 euro = 656 francs CFA

Avoirs extérieurs du Congo (en milliards de francs)

2009 = 1740,4 milliards CFA ; 2010 = 2199,7 milliards CFA ; 2011= 2874,7 milliards CFA ; 2012 = 2773,9 milliards CFA ; 2013 = 2509,1 milliards CFA ;

2014 = 2698 milliards CFA ; 2015 = 1380 milliards CFA ;

et mai 2016 = 1130 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Congo au trésor français ( milliards CFA )

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1591 milliards CFA ; 2011 = 2252 milliards CFA ; 2012= 2164 milliards CFA ; 2013 = 1400 milliards CFA ; 2014 = 1185 milliards CFA ; et 2015 = 671 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Cameroun au trésor français

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1317 milliards CFA ; 2011 = 1290 milliards CFA ; 2012 = 1334 milliards CFA ; 2013 = 940 milliards CFA ; 2014 = 768 milliards CFA ; 2015 = 1117 milliards CFA

Avoirs extérieurs de la Guinée équatoriale au trésor français

2009 = 1306 milliards CFA ; 2010 = 845 milliards CFA ; 2011 = 1213 millards CFA ; 2012 = 1722 milliards CFA ; 2013 = 1232 milliards CFA ; 2014 = 699 milliards CFA ; et 2015 = 356 milliards CFA

Avoirs extérieurs du Gabon au trésor français

2009 = 710 milliards CFA ; 2010 = 554 milliards CFA ; 2011 = 790 milliards CFA ; 2012 = 802 milliards CFA ; 2013 = 759 milliards CFA ; 2014 = 546 milliards CFA ; et 2015 = 527 milliards CFA.

La Chine construisait les infrastructures à crédit, le budget était exécuté à hauteur de 30% selon le FMI et la Banque mondiale, où sont passés les 70% des budgets des différentes années non exécutés? Notons que depuis 2003, chaque année le budget du Congo était d’au moins 3000 milliards de CFA . Donc chaque année, au moins 2100 milliards CFA du budget n’étaient pas dépensés. Multiplier ce chiffre par au moins 10 années et nous obtenons 21.000 milliards CFA qui ont disparus des caisses de l’état.

Retenez, c’est la Banque mondiale et le FMI qui disent que chaque année seulement 30% du budget congolais est exécuté. Cette bombe a été lâchée en 2015 sans que l’opposition demande des comptes à ces kleptocrates.

Pire la Chine construit tout à crédit quand le Congo croule sous des excédents budgétaires. Comment comprendre cette absurdité économique? Pire encore, 3 kilomètres de bitume coûtent 10 milliards CFA, soit 3 milliards cfa le kilomètre au lieu d’un milliard. Cette surfacturation est à crédit auprès des entreprises étrangères et au bénéfice des donneurs d’ordre congolais.

Quand la Chine construit à crédit, les avoirs extérieurs du Congo fondent comme neige au soleil. De 2874,7 milliards CFA en 2011, les avoirs extérieurs du Congo sont passés à 1130 milliards CFA en mai 2016, soit une division par plus de 2. Quant aux avoirs extérieurs au trésor public français, ils sont passés de 2252 milliards CFA en 2011 671 milliards CFA en 2015. Où est tout ce pognon?

Comment expliquer cette saignée au moment même où la dette congolaise explose pour atteindre 120% du PIB. On ne peut exécuter le budget qu’à hauteur de 30%, construire à crédit, réaliser des excédents budgétaires, sécher les avoirs extérieurs du pays et endetter le pays à hauteur de 120% du PIB. C’est illogique économiquement. Mais ils l’ont fait!

Qu’ont-ils fait de tout cet argent? Ohh, ils avaient un plan national de développement à hauteur de 21.000 milliards CFA. Où sont les résultats de ce plan? Zéro tant c’est la paupérisation totale des congolais qui manquent de tout: emploi, nourriture, soins de santé, eau, électricité, habitat, transport, etc. Les salaires et les retraites sont impayés depuis des mois. Les jeunes sont au chômage. L’activité économique est en panne. La croissance de la production est en net recul. Le tissu social est disloqué. Le budget de l’état est déficitaire. L’état, principal employeur et principal client des entreprises et des banques, n’arrive plus à honorer ses engagements vu son insolvabilité. Bref, le Congo est en faillite totale, voir en banqueroute.

Que faire face à un tel diagnostic? Bien malin qui répondra à cette question. À très court terme, il faut arrêter l’hémorragie. Le dialogue doit être amorcée impérativement avec le FMI contrairement à ce que pense mr Maleka. Le Congo n’a pas de marge de manœuvre pour se permettre une alternative au FMI. L’Islande, la Malaisie et l’argentine qu’il nous donne pour exemple ne souffraient pas d’une crise ayant les mêmes origines que celle qui sévit au Congo. Ces pays avaient étaient frappés par une crise monétaire avec une chute de leurs devises (Malaisie et Argentine) et financière pour l’Islande qui a été victime de mauvais placements de l’épargne des déposants.

La crise du Congo est due à la kleptomanie. Ils ont tout volé; tout volé et endetté le pays au même moment. Les chiffres sont là et parlent d’eux mêmes. La solution consisterait donc à remettre dans les coffres de l’état l’argent volé. Cet argent existe.

Les chinois savent où est caché une partie de cet argent. Idem pour la France et le FMI. Ces pays et cette institution sont capables de tordre le coup à ces kleptocrates qui ont tout siphonné. C’est une question de volonté. Pour preuve, le Nigeria vient une grande partie des biens mal acquis de son ancienne ministre du pétrole Alison-Madueke.

La récupération de l’argent volé doit être une condition avant toute aide au Congo. Deuxième piste de solution déjà évoquée, les audits de toutes les sources d’enrichissement illégitime. Il faut tarir toutes ces sources en prenant le contrôle des entrées et sorties d’argent. Les audits ne serviront à rien si ces kleptocrates peuvent toujours contrôler les points d’entrée et de sortie d’argent.

Troisième piste de solution, en plus des audits, il faut mener des revues stratégiques de tous les programmes financés à même le budget de l’état, et ce en questionnant leur pertinence et leur rendement au regard des objectifs escomptés à leur création et par rapport aux besoins continus des congolais. Tous les programmes qui ne répondent pas à un besoin des population doivent être abandonnés; d’autres reformulés ou maintenus tout en tenant compte du contexte budgétaire.

Des cibles doivent fixés pour chaque examen stratégique de programme de façon à rétablir les équilibres macroéconomiques à moyen terme. Un exemple de revue stratégique pourrait être le transfert des puits de pétrole aux individus en lieu et place de l’état congolais. Quelle est la pertinence et le rendement d’une telle politique quand les caisses de l’état sont vides? Qu’est-ce que l’état gagne à offrir des millions à des individus alors qu’il peut bien être le propriétaire de ces puits. Il en va de même du bien-fondé d’avoir une garde républicaine ou un sénat dans un pays où le président a les attributs d’un roi?

Avec Zenga-mambu.com

 

États-Unis: le PDG de Merck démissionne de ses fonctions de conseiller de Trump

août 14, 2017

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, à Washington le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, a annoncé lundi qu’il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre les déclarations de ce dernier après les émeutes de Charlottesville.

« Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a indiqué M. Frazier, qui est noir, dans un tweet diffusé sur le site de Merck.

« En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », ajoute M. Frazier, 62 ans, PDG de Merck depuis 2011.

Des affrontements entre militants d’extrême-droite et des contre-manifestants ont fait une morte à Charlottesville (Virginie, est) samedi. Le président américain a déclenché une polémique en renvoyant à la suite de ces affrontements les deux camps dos à dos.

M. Frazier avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du « conseil des exportations » (President’s Export Council) un cénacle dont la création remonte à 1973 et qui est chargé de le conseiller sur sa politique commerciale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 15h38)

États-Unis: La Maison Blanche tente d’éteindre la polémique née des silences de Trump

août 13, 2017

Donald Trump, le 12 août 2017 à Bedminster / © AFP / JIM WATSON

La Maison Blanche tentait dimanche d’apaiser la controverse née des propos – et plus encore des silences – de Donald Trump, accusé de complaisance à l’égard des militants d’extrême droite ayant endeuillé Charlottesville.

Une femme de 32 ans est morte samedi quand une voiture a foncé sur la foule de contre-manifestants venus dénoncer dans cette petite ville de Virginie la présence de groupuscules identitaires et néo-nazis, dont des membres du Ku Klux Klan (KKK).

Le président américain, en vacances dans son golf du New Jersey, a fini par faire savoir dimanche, par la voix d’un porte-parole, qu’il condamnait « bien sûr » toutes les formes de violence, y compris celles des suprémacistes blancs.

Samedi, les Américains qui attendaient de leur président une condamnation claire, forte et rapide de ces mouvements radicaux prônant la suprématie de la race blanche avaient été déçus: M. Trump s’était contenté de renvoyer les deux camps dos à dos, en pointant une « violence venant de diverses parties ».

Environ 19 heures plus tard et la polémique enflant, la Maison Blanche a tenté de rectifier le tir.

« Le président a dit avec force hier qu’il condamnait toutes les formes de violence, de sectarisme et de haine », a dit un porte-parole de l’exécutif américain. « Cela inclut, bien sûr, les suprémacistes blancs, le KKK, les néo-nazis et tous les groupes extrémistes ».

La fille et conseillère du président, Ivanka Trump, avait elle auparavant dénoncé sans ambages « le racisme, la suprématie blanche et les néo-nazis », estimant qu’il n’y avait « pas de place dans la société » américaine pour de telles idées.

– Critiques chez les républicains –

Les critiques du milliardaire républicain avaient dès samedi effectué des rapprochements entre sa tiédeur après les violences de Charlottesville et l’ambiguïté qu’il cultive vis-à-vis de l’extrême droite depuis sa campagne.

Une bonne partie de la droite alternative, ou « Alt Right », avait en effet soutenu Donald Trump dans sa course à la Maison Blanche, et celui-ci a plusieurs fois refusé de prendre clairement ses distances avec certains de ses groupes ou de ses leaders.

M. Trump a été vivement critiqué dans son propre camp républicain, à l’image du sénateur de Floride Marco Rubio, qui a notamment souhaité « entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprématistes blancs ».

« Si j’étais président des Etats-Unis et que ces personnes témoignaient leur sympathie vis-à-vis de ma personne et de mon programme, cela me poserait problème », a commenté de son côté Lindsey Graham, un sénateur qui s’inscrit de plus en plus dans l’opposition interne à Donald Trump au sein de la famille républicaine.

A Charlottesville, la journée de samedi a été encore été alourdie par la mort de deux policiers, qui se sont écrasés en hélicoptère.

L’enquête de la police fédérale devrait rapidement établir les motivations de James Fields, interpellé au volant de la voiture qui a percuté les militants antiracistes. Cet homme de 20 ans a été photographié plus tôt samedi porteur d’un bouclier aux côtés de miliciens néo-nazis.

– Climat ‘d’intimidation’ –

Le suspect, originaire de l’Ohio, a été inculpé de meurtre, de violences volontaires ayant causé des blessures et de délit de fuite. Il devrait être présenté à un juge lundi.

Les événements de Charlottesville vont être étudiés à l’aune d’une question centrale: par sa rhétorique, ses mesures ciblant les étrangers et ses appels répétés à donner la priorité à l’Amérique, le président Trump a-t-il enhardi de façon dangereuse les extrémistes de droite ?

Le maire de démocrate de Charlottesville, Michael Signer, a clairement répondu par l’affirmative, jugeant qu’il avait contribué à créer un climat de « vulgarité, de cynisme et d’intimidation ».

« Il a fait le choix durant sa campagne présidentielle (…) de jouer sur nos pires préjugés », a-t-il déclaré sur CBS. « Je pense que ce que ce qui s’est passé ce week-end a un lien direct avec ces choix ».

Cette affaire de Charlottesville évoque le long délai pris pendant la campagne par Donald Trump pour désavouer le soutien que lui avait apporté publiquement David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 20h59

Venezuela: découragée, frustrée, l’opposition déserte les rues

août 13, 2017

Un opposant au président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’un rassemblement à Caracas, le 12 août 2017 / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

Après avoir manifesté sans relâche pendant quatre mois, Amé fait désormais une pause: comme elle, beaucoup d’opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro ont déserté les rues ces derniers jours, frustrés et découragés alors que la crise politique n’en finit pas.

Samedi, elle a refusé de participer à la manifestation convoquée par les dirigeants de l’opposition, qui n’a rassemblé qu’un millier de personnes.

« On se moque de nous », soupire cette mère célibataire de 24 ans, qui se présente uniquement sous le pseudonyme Amé.

Membre de la « résistance », l’aile la plus radicale parmi les adversaires du président Maduro, elle faisait partie de ces jeunes qui, visages masqués et bouclier à la main, affrontent les forces de l’ordre avec des pierres et des cocktails Molotov.

Le vaste mouvement de protestation, qui exige le départ du chef de l’Etat, rendu responsable du naufrage économique du pays, affiche un triste bilan: 125 morts depuis début avril et des milliers de blessés et d’opposants emprisonnés.

Le dirigeant socialiste, élu en 2013, est toujours au pouvoir.

Il a même réussi, malgré l’indignation de l’opposition et d’une partie de la communauté internationale, à faire élire une toute-puissante Assemblée constituante, dont les 545 membres, tous chavistes (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013), siègeront pendant deux ans.

– ‘Ils nous ont abandonnés’ –

Furieuse mais découragée, Amé a rangé à la maison le drapeau vénézuélien, le bouclier et les gants, son arsenal de manifestante.

« C’est la faute des dirigeants de l’opposition, nous avons commencé ça avec eux et ils nous ont pratiquement abandonnés », accuse-t-elle.

Amé critique surtout la décision de la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD, centre droit) de participer aux élections régionales d’octobre.

« Maintenant ils vont nous dire que la sortie (à cette crise) est électorale? Cela n’a aucun sens ».

Pour l’analyste Colette Capriles, l’opposition a commis une erreur, en faisant des manifestations « une routine ». « La rue est une tactique qu’il faut savoir gérer », estime-t-elle.

Mi-juillet, les adversaires de Maduro avaient fait de la lutte contre l’Assemblée constituante une priorité, les dirigeants de la MUD appelant à une stratégie d’occupation de la « rue sans retour ».

S’en est suivi un véritable chaos, avec des blocages de rues à l’aide de troncs d’arbres, de gravats et de poubelles incendiées. Lors d’une de ces manifestations, dispersées par les forces de sécurité, Amé a failli se faire arrêter.

Mais cette stratégie fut peine perdue: le 30 juillet, la Constituante a été élue comme prévu, sans la participation de l’opposition qui dénonçait une fraude et malgré le rejet international.

Dans le camp des anti-Maduro, cela a été vécu comme une défaite.

– Sortie électorale? –

La décision de la MUD de participer aux élections régionales a également déconcerté.

« Nous avons appelé les Vénézuéliens à manifester avec un objectif, le départ du dictateur », et maintenant les habitants « exigent de la cohérence », déclare à l’AFP Maria Machado, dirigeante de l’aile radicale de l’opposition.

En présentant des candidats au scrutin d’octobre, « on serait en train de valider le coup d’Etat, de reconnaître une Assemblée constituante frauduleuse et de style cubain, et de légitimer un Conseil national électoral (CNE) que le monde entier considère comme frauduleux », estime Mme Machado, dont le parti Vente refuse de participer à ces élections, tout comme la petite formation ABP.

Tous ne sont pas du même avis.

« L’unique sortie (à la crise) que nous avons est électorale », assure à l’AFP le député Henry Ramos Allup, du parti social-démocrate Accion Democratica.

Malgré les accusations de fraude contre le CNE, la MUD l’avait emporté haut la main lors des élections législatives de décembre 2015, mettant fin à plus d’une décennie d’hégémonie chaviste, rappelle le député.

S’il reconnaît que « certains sont fatigués, déçus » après des mois de manifestations sans résultat concret, il se dit persuadé qu’une large victoire de l’opposition aux élections régionales assènerait un « coup terrible » à Maduro et ferait pression pour une élection présidentielle anticipée.

Amé, qui a vu son ami Neomar Lander mourir lors d’un de ces rassemblements, n’est guère convaincue par cet argument: « Il n’est pas mort pour qu’un autre soit candidat aux régionales », dit-elle.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 18h26)