Archive for the ‘Politique’ Category

Congo : qui est Anatole Collinet Makosso, le nouveau Premier ministre de Denis Sassou Nguesso ?

mai 13, 2021
Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef de l’État congolais a nommé mercredi soir un nouveau Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l’Enseignement dans le gouvernement sortant. 

« Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre », en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Denis Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba. Clément Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril de Sassou Nguesso, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Proche de la première dame

Né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire, Anatole Collinet Makosso a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, avant de devenir conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d’Antoinette Sassou Nguesso, la première dame, dont il a toujours été proche.

Titulaire d’un doctorat en droit de l’université de Paris 2, cet ancien magistrat auteur d’une dizaine d’ouvrages (dont une monographie sur le Parti congolais du travail) fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l’Instruction civique en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, en charge de l’alphabétisation.

Nombreuses promesses

Anatole Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle. Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité, et faire face aux problèmes sociaux tel le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en œuvre les nombreuses promesses de campagne de Denis Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Décrit comme convivial et travailleur, très actif sur le terrain, ce Vili de 56 ans succède à un économiste vingt ans plus âgé que lui. Ce qui peut s’interpréter comme un signe de rajeunissement d’une classe politique congolaise en déficit de renouvellement. À noter que l’équilibre géopolitique du pays veut que, le chef de l’Etat étant originaire du Nord, son Premier ministre provienne de la partie Sud – ce qui est le cas.

La composition du nouveau gouvernement devrait être connue « dans des délais raisonnables » a précisé Florent Ntsiba.

Par Jeune Afrique avec AFP

Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji, un fidèle de Touadéra au perchoir

mai 11, 2021
L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a été élu à la tête de l’Assemblée nationale centrafricaine.

Face à Martin Ziguélé, c’est l’ancien Premier ministre qui a pris la tête de l’Assemblée nationale. Très actif lors des dernières campagnes électorales, Simplice Mathieu Sarandji est le véritable bras droit du chef de l’État.

Est-ce une manière de le remercier pour services rendus ? Soutenu par la majorité présidentielle à laquelle il appartient, Simplice Mathieu Sarandji a été élu à la tête de l’Assemblée nationale, devenant ainsi le deuxième personnage de l’État par ordre protocolaire. L’opposant Martin Ziguélé convoitait également le poste, mais Sarandji s’est largement imposé, obtenant 69 voix contre 17.

Facteur apaisant ?

Âgé de 66 ans, le nouveau président de l’Assemblée est un fidèle du président Faustin-Archange Touadéra. En 2016 déjà, il lui avait apporté son soutien pour le second tour de l’élection présidentielle, lors duquel Touadéra avait affronté Anicet-George Dologuélé. Une fois cette séquence refermée, Sarandji avait été nommé Premier ministre, fonction qu’il exercera durant près de trois ans avant de démissionner, en février 2019, après la signature d’un accord de paix entre Bangui et quatorze groupes armés. Il était depuis conseiller spécial du président centrafricain, avec rang de ministre d’État.

Son élection peut-elle contribuer à apaiser la scène politique centrafricaine ? En plus d’avoir été le directeur de campagne de Touadéra, ce géographe de formation est le secrétaire exécutif du Mouvement cœurs unis (MCU), la formation du chef de l’État.

SI LES DÉPUTÉS LUI ONT FAIT ASSEZ CONFIANCE POUR LE PORTER AU PERCHOIR, C’EST QU’ILS SAVENT QU’IL EST À LA HAUTEUR DE LEURS ATTENTES

À l’annonce de sa défaite, Martin Ziguélé a dénoncé « un accaparement de l’espace politique par le parti au pouvoir ». Une critique qu’écarte Évariste Ngamana, porte-parole du MCU et premier vice-président de l’Assemblée nationale. « Si les députés lui ont fait assez confiance pour le porter au perchoir, c’est qu’ils savent qu’il est à la hauteur de leurs attentes, assure-t-il. Il n’est pas là pour ne représenter que le MCU ; il est là dans l’intérêt du peuple centrafricain. »

Réseaux étendus

« Sarandji a une très grande influence au sein du parti au pouvoir et auprès du président Touadéra, analyse un diplomate en poste à Bangui. Il a su l’utiliser et a réussi à soigner ses relations avec la communauté internationale. Politiquement, il s’est bien préparé. »

De fait, le nouveau président de l’Assemblée nationale dispose de nombreuses connexions au-delà de son parti d’origine. En 2020, il a mis ses réseaux au service de Touadéra pour le faire réélire et a largement contribué à la conclusion d’alliances, y compris avec des formations se revendiquant de l’opposition.

IL EST HUMBLE, IL SAIT ÉCOUTER ET IL EST RESPECTÉ

« C’est un rassembleur, insiste Timoléon Mbaikoua, coordonnateur de la plateforme des partis politiques de la majorité présidentielle. Il est humble, il sait écouter et il est respecté au sein de la classe politique. »

À son poste, Sarandji va contribuer à l’organisation d’un dialogue politique, auquel plusieurs figures de l’opposition ont déjà annoncé qu’elles n’avaient pas l’intention de participer. « Les membres de la plateforme de l’opposition ont effectivement dit qu’ils ne prendraient pas part aux concertations, mais la porte n’est pas pour autant fermée et Sarandji peut être celui qui les ramènera autour de la table », veut croire Timoléon Mbaikoua.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale ne compte toutefois pas que des amis, à l’international notamment. En 2018, alors qu’il était encore à la primature, Simplice Mathieu Sarandji s’est illustré par des propos peu diplomatiques, accusant la Minusca (la mission des Nations unies déployée dans le pays) d’être incapable d’aider la Centrafrique – un reproche formulé vertement que les chancelleries n’ont pas oublié.

Avec Jeune Afrique par Pacôme Pabandji

France: Il y a 40 ans, Mitterrand devenait le premier président socialiste de la Ve République

mai 10, 2021
Il y a 40 ans, Mitterrand devenait le premier president socialiste de la Ve Republique
Il y a 40 ans, Mitterrand devenait le premier président socialiste de la Ve République© AFP/Archives/JEAN-CLAUDE DELMAS

Il y a quarante ans, François Mitterrand accédait à l’Elysée, offrant à la gauche la première alternance de l’histoire de la Ve République après vingt-trois ans de règne de la droite.

Le 10 mai 1981, le candidat socialiste est élu avec près de 52 % des voix face au sortant Valéry Giscard d’Estaing, qui aura cru jusqu’au bout à sa réélection.

Sa victoire est, entre autres, le fruit de dix ans d’une stratégie patiente: d’abord reconstituer un grand parti socialiste, en prendre la direction, marginaliser ses concurrents, notamment Michel Rocard, puis faire alliance avec les communistes, sans qui rien n’est possible. Au début des années 70, le PCF pèse 20 % de l’électorat et est le plus grand parti de l’opposition.

En 1972, PS et PCF signent le « programme commun de la gauche ». Cinq ans plus tard, le PCF décide de rompre son accord avec le PS. Il y aura quand même quatre ministres communistes, entre 1981 et 1984.

Paradoxalement, c’est à la fois l’union puis la désunion de la gauche qui a permis la victoire de 1981. Selon l’historien Michel Winock, « l’union a été le tremplin de la victoire, mais la rupture avec les communistes a rassuré les centristes », frange de l’électorat indispensable à toute victoire de la gauche.

La « Mitterrandie » s’est retrouvée dimanche au Creusot (Saône-et-Loire), à l’invitation du maire PS, David Marti, pour célébrer cette anniversaire: l’ancien président François Hollande, les anciens Premiers ministres Lionel Jospin et Bernard Cazeneuve, la maire de Paris Anne Hidalgo…

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui participe à la marche pour le climat à Paris, n’y était pas. Le 10 mai 1981, « c’était bien plus que l’alternance, c’était un moment de basculement, tout était possible », a affirmé M. Faure à l’AFP. « Il y avait un grand vent de liberté, on changeait d’époque ».

Réélu en 1988, François Mitterrand restera quatorze ans au pouvoir (dont quatre de cohabitation avec la droite). C’est un record, puisque le seul président, Jacques Chirac, à avoir lui aussi accompli deux mandats, y restera 12 ans, après un septennat et un quinquennat.

« L’Algérie, c’est la France »

Début 1981, quasiment personne ne croit à la victoire de la gauche. Le magazine Le Point titre même « Giscard peut-il perdre ? ».

« La gauche n’arrivait au pouvoir que dans des périodes exceptionnelles et quand elle y parvenait – en 1936 avec le Front Populaire, au lendemain de la Seconde guerre mondiale ou avec Guy Mollet, en 1956 – elle n’y restait que deux ans à peine », rappelle l’ex-président François Hollande.

« J’étais déçu » par la victoire de la gauche, « mais aujourd’hui, je pense que c’était nécessaire à la respiration de la démocratie française. Vraiment ! », confie l’ancien ministre de droite François Léotard dans un documentaire que doit diffuser France 2 le 11 mai.

Adversaire résolu à la politique de De Gaulle qu’il dénonçait dans son livre « le coup d’Etat permanent », Mitterrand va pourtant se fondre dans les institutions voulues par le père de la Ve République. « Les institutions de la Ve étaient mauvaises avant moi, elles le seront après moi », disait-il. « Mais soyons lucides, s’il n’y avait pas eu les institutions de la Ve, est-ce que ça aurait tenu sous un régime parlementaire ? Sans doute pas », affirme M. Hollande.

Elu pour la première fois en 1946 avec l’appui de la droite dans la Nièvre, Mitterrand sera onze fois ministre sous la IVe République, évoluant vers des positions de centre gauche. Mais s’il est partisan d’une décolonisation progressive (Indochine, certains territoires africains, Tunisie), il se montre « impitoyable », selon Michel Winock, pendant la guerre d’Algérie.

Lors de son passage au ministère de la Justice, entre février 1956 et mai 1957, 45 militants de la cause algérienne sont guillotinés. C’est pourtant lui qui, parvenu au pouvoir en 1981, fera abolir la peine de mort.

Il va faire ensuite sa mue politique en s’opposant radicalement en 1958 à de Gaulle, devenant le principal représentant de la gauche non communiste, et réussissant le premier exploit de mettre le général en ballottage en 1965.

Par Le Point avec AFP

France/Esclavage: personne ne demande de « repentance », s’agace Taubira

mai 10, 2021
Esclavage: personne ne demande de "repentance", s'agace Taubira
Esclavage: personne ne demande de « repentance », s’agace Taubira© AFP/Archives/Jewel Samad

L’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira s’est agacée lundi « du monologue furieux » de ceux qui s’inquiètent d’une « culture de la repentance », à l’occasion de la journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition.

« J’avais entendu ça à l’époque des débats » autour de la loi de 2001 qui a reconnu l’esclavage et la traite comme des crimes contre l’humanité, a déclaré sur France Culture l’ancienne députée de Guyane.

« Vous avez des gens qui sont perchés sur leurs balcons et qui disent +on en a assez de la repentance+. Personne ne leur en demande et c’est en ce sens que j’appelle ça un monologue furieux », a-t-elle ajouté.

« Ce n’est pas le sujet, à la limite ce serait trop facile la repentance, on n’en veut même pas. Moi je n’entre pas en discussion avec des gens qui se disputent avec eux-mêmes », a poursuivi Mme Taubira. « C’est une affaire extrêmement sérieuse. La repentance qu’ils croient qu’on leur demande, pour nous qui prenons ça très au sérieux c’est juste du pipi de chat et ça ne sent pas bon ».

Revenir sur son passé, « si on le fait dans l’esprit de la loi Taubira » permet de « renforcer la cohésion nationale », a souligné pour sa part le président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage Jean-Marc Ayrault sur RFI.

La loi de 2001 « nous montre le chemin, le chemin c’est d’abord la reconnaissance. Nier ce n’est pas un acte de liberté et de responsabilité », a poursuivi l’ancien Premier ministre socialiste, insistant également sur l’importance de la transmission à l’école.

Concernant Haïti et les sommes exigées par Paris en échange de l’indépendance de son ancienne colonie en 1804, « il y a quelque chose à construire de plus juste », a estimé M. Ayrault à l’heure où la question de la réparation de l’esclavage reste épidermique.

« Ce n’est pas forcément quantifiable mais ça doit être traduit dans des politiques publiques dans des choix que l’on fait, qui ne doivent pas être faits dans un esprit paternaliste mais dans un esprit de coopération et d’égalité », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Le Président de l’UA uaFélix Tshisekedi en visite de travail dans trois pays

mai 10, 2021

Avec Voc info TV

Congo-Diaspora/Marche du 8 mai 2021: Justice -Vérité sur la mort de Pako

mai 9, 2021

Avec Polémique Congo Brazza Europe

Canada/Étudiants étrangers : aucune demande officielle pour interdire leur arrivée en Ontario

mai 9, 2021
Une main agite un petit drapeau du Canada alors qu'un homme portant un masque marche dans l'aéroport.

Les étudiants étrangers représentent une part importante des financements des universités canadiennes. (Archives)

PHOTO : REUTERS / CARLOS OSORIO

Pour le moment, le gouvernement ontarien n’a formulé « aucune demande officielle pour interdire les étudiants internationaux » à Ottawa.

Le bureau du premier ministre de Doug Ford a offert cette précision après l’annonce du premier ministre Justin Trudeau, vendredi. Lors de la rencontre entre les premiers ministres des provinces et territoires et le premier ministre du Canada, la question d’interdire l’arrivée de ces étudiants en Ontario en raison de la propagation des variants avait été soulevée par M. Ford.

Le premier ministre Ford a demandé à ce que nous suspendions l’arrivée des étudiants internationaux. Parce qu’à l’heure actuelle, l’Ontario est la seule province à en faire la demande, nous sommes heureux de travailler plus étroitement avec eux. Nous contacterons les fonctionnaires [vendredi] pour officialiser cette demande, avait dit Justin Trudeau en point de presse.

Plus tard, le bureau de M. Ford a toutefois précisé qu’aucune demande officielle n’avait été envoyée à Ottawa : Nous attendons avec impatience que le gouvernement fédéral fournisse des solutions pour réduire l’introduction des variants au Canada.

Il est ajouté dans la déclaration que les restrictions de voyages actuelles, notamment le système de quarantaine, ne fonctionnent pas.

Le cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales du Canada, Dominic LeBlanc, répond lundi par courriel que les provinces ont le pouvoir de déterminer qui peut entrer sur leur territoire, comme nous l’avons vu au Canada atlantique. Nous avons des contrôles parmi les plus rigoureux au monde à notre frontière internationale. Notre gouvernement reste là pour aider de toutes les façons possibles et nous continuerons à travailler en collaboration avec les provinces et les territoires pour lutter contre la COVID-19.

À l’heure actuelle, les étudiants internationaux sont exemptés des règles de voyage du Canada relatives au COVID-19. Ils peuvent entrer au Canada s’ils ont un permis d’études valide ou une lettre d’introduction qui montre qu’ils ont été approuvés pour un permis d’études et qu’ils fréquentent un établissement d’enseignement désigné avec un plan de préparation à la COVID-19 approuvé par sa province ou son territoire.

C’est le ministère de l’Immigration qui accepte les candidatures des étudiants après leur admission à l’université. Lors du passage à la frontière, ce sont les agents frontaliers qui valident leur entrée sur le territoire canadien.

Les universités se disent préparées

Le système actuellement en place repose sur une collaboration entre le gouvernement fédéral et ceux des provinces et territoires. C’est à ces derniers de fournir aux services frontaliers une liste d’institutions postsecondaires qui ont établi des mesures sanitaires adéquates.

Pour interdire l’arrivée de ces étudiants, il faudrait donc que certains établissements d’enseignement supérieur spécifient qu’ils n’acceptent plus de tels étudiants.

Le président et président-directeur général du Conseil des universités de l’Ontario, Steve Orsini, a fait savoir dans un communiqué que les universités de la province ont mis en place des politiques et des procédures solides pour garantir que les étudiants de l’extérieur du Canada peuvent arriver en toute sécurité et répondent aux exigences fédérales d’auto-isolement.

Selon M. Orsini, les universités ont investi massivement dans la prévention et le contrôle des infections et des procédures permettent de soutenir les étudiants lors de leur arrivée au pays, y compris des procédures de surveillance.

Il est également demandé aux gouvernements fédéral et provincial de tenir compte des conséquences que cela aurait sur les étudiants et les universités, si une telle mesure était mise en place.

Un apport financier important

Environ 50 % des étudiants internationaux du pays viennent étudier en Ontario, selon les dernières données de Statistique Canada (2018).

Ces étudiants ont contribué de 22,3 milliards de dollars à l’économie canadienne en 2018, soit 19,7 milliards de dollars au PIB du pays. La plus importante contribution à ce PIB, soit 55,3 %, est venue de l’Ontario, suivie de la Colombie-Britannique (19,8 %) et du Québec (11,9 %).

Depuis 2010, le pourcentage d’étudiants étrangers dans les universités a presque doublé. Du côté des collèges, ce pourcentage a presque triplé. Les institutions comptent aussi de plus en plus sur les revenus tirés de leurs droits de scolarité.

Des inquiétudes parmi les étudiants

Sur Twitter, les messages d’inquiétude se sont multipliés depuis la prise de parole du premier ministre Trudeau.

Cher M. Trudeau, nous vous demandons d’autoriser l’entrée [des étudiants étrangers], car c’est un énorme investissement pour tout le monde. Il s’agit d’une demande de millions d’étudiants, car notre avenir dépend entièrement du gouvernement canadien. Veuillez ne pas nous interdire de voyager.

Nous ne somme autorisés [à voyager] qu’après avoir effectué un test PCR négatif dans les 72 heures précédant le départ, nous sommes testés à l’aéroport, restons trois nuits en hôtel de quarantaine, sommes à nous testés et passons une quarantaine. Comment pouvez-vous nous blâmer pour la propagation [du virus]?, questionne dans son message sur Twitter Mandeep Kaur.

Joint sur Twitter, l’étudiant vit à Punjab Mam, en Inde. Il est inscrit au Collège Canadore, à North Bay. Depuis janvier, il suit les cours en ligne, mais a obtenu son visa pour venir au pays à la fin du mois de février. Il devait arriver le 25 avril, mais en raison de l’interdiction des vols en provenance de l’Inde et du Pakistan, il a dû annuler son voyage.

Il s’inquiète que cette interdiction soit prolongée.

C’est vraiment difficile à cause du décalage horaire de rester éveillés pour travailler la nuit. On a aussi des problèmes de réseau Internet. Malgré tout, on poursuit [nos études], car c’est notre avenir qui est en jeu, dit-il.

M. Kaur raconte aussi que les étudiants comme lui s’inquiètent du message envoyé par les gouvernements lorsqu’ils considèrent interdire l’arrivée des étudiants internationaux. Pourquoi tout le monde nous blâme pour la COVID-19? Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour assurer la sécurité, conclut-il.

Avec Radio-Canada par Camille Feireisen

RDC/Dossier Bukanga-Lonzo : Matata Ponyo écourte son séjour à Conakry pour regagner Kinshasa

mai 8, 2021

L’ancien Premier ministre congolais dit accepter de rentrer précipitamment au pays pour faire face à « une justice politiquement instrumentalisée ».

« De Conakry où je me trouve au service de l’Afrique, j’ai décidé d’écourter mon séjour de travail et de rentrer à Kinshasa pour faire face à une justice politiquement instrumentalisée. Je suis fier d’avoir servi mon pays dans la transparence et crois en la force de la vérité », lit-on dans un tweet de l’ancien Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo Mapon. Ce dernier a ainsi réagi à une demande de la justice faite au Sénat congolais de lever ses immunités en vue d’engager des poursuites contre lui dans l’affaire de la gestion du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.

Il est, en effet, rappelé que l’Inspection générale des finances (IGF) relève plusieurs griefs à charge d’Augustin Matata Ponyo, que cette institution désigne comme « l’auteur intellectuel de la débâcle de ce parc agro-industriel ». L’ancien Premier ministre congolais, dont les responsabilités seraient établies dans la conception, la planification et les engagements pour paiement de plus de 83% des fonds décaissés directement au profit des comptes du partenaire sud-africain et de ses filiales logées en Afrique du Sud, ainsi qu’au profit de la société MIC Industries, devra présenter ses moyens de défense devant la justice.

De son côté, malgré que son nom a commencé à être cité depuis les premières heures du débâcle de ce parc, Augustin Matata Ponyo continue à clamer son innocence. Il a notamment, dans cette optique, affirmé le 12 février 2021, qu’il se réservait le droit de porter plainte contre l’IGF pour diffamation et fausse information. « Je n’ai détourné aucun dollar du projet Bukanga-Lonzo, toutes les conclusions de l’IGF sont politiques et n’ont rien à voir avec la réalité sur le terrain. Je me réserve le droit de porter plainte contre lui pour diffamation », s’est-il défendu lors d’un point de presse tenu dans la capitale congolaise au cours duquel il avait affirmé que toutes les conclusions contenues dans le rapport de l’IGF sur le projet du parc-agro industriel de Bukanga-Lonzo étaient politiques et déconnectées de la réalité sur le terrain.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Réactions mitigées quant à l’état de siège dans l’Est de la RDC

mai 8, 2021

Avec AfricaNews

Les États-Unis prêts à lever de nombreuses sanctions, l’Iran veut plus

mai 8, 2021

LES ÉTATS-UNIS PRÊTS À LEVER DE NOMBREUSES SANCTIONS

© Reuters/LISI NIESNER

DUBAI (Reuters) – Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils étaient prêts à lever de nombreuses sanctions contre l’Iran lors des discussions sur le nucléaire à Vienne mais Téhéran en veut plus, a déclaré vendredi le principal négociateur iranien.

« Les informations qui nous été transmises par la partie américaine montrent qu’ils sont sérieux dans leur volonté de réintégrer l’accord sur le nucléaire et ils se sont déclarés prêts jusqu’à présent à lever une grande partie des sanctions », a dit Abbas Araqchi à la télévision publique iranienne.

« Mais cela ne convient pas de notre point de vue et donc les discussions se poursuivent jusqu’à ce que nous obtenions réponse à toutes nos demandes », a-t-il ajouté.

A Washington, le président américain Joe Biden a dit croire que l’Iran prenait au sérieux les négociations. « Mais de quelle manière, et ce qu’ils sont prêts à faire, c’est une autre histoire. Mais nous poursuivons les discussions », a-t-il dit.

Un quatrième cycle de discussions indirectes a débuté vendredi à Vienne entre représentants américains et iraniens sur les conditions d’un retour des Etats-Unis dans le Plan d’action global commun (PAGC, ou JCPoA en anglais) conclu à Vienne en juillet 2015, dont Washington s’est retiré en 2018 à l’initative de Donald Trump, et du respect par Téhéran de ses obligations, dont il s’est affranchi progressivement depuis deux ans.

Avec (Rédactions de Dubaï et Washington; version française Jean-Stéphane Brosse)