Archive for the ‘Religion’ Category

Canada-Québec: Offerte en « offrande » au révérend Paul Mukendi

juin 8, 2019

 

© FaceBook Ministère Paul Mukendi
 

Le procès du révérend Paul Mukendi s’est ouvert ce matin au palais de justice de Québec avec le témoignage de la présumée victime, qui aurait été agressée sexuellement et frappée alors qu’elle était sous l’emprise de « l’homme de Dieu ».

Mukendi, qui a fondé l’église La Parole de Vie sur le boulevard Pierre-Bertrand dans l’arrondissement Vanier, s’est présenté en étant accompagné d’une douzaine de disciples.

L’homme de 41 ans aurait agressé la plaignante à de multiples reprises sur une dizaine d’années.

Originaire de la République démocratique du Congo, comme son présumé agresseur, la plaignante a raconté la première fois où Mukendi aurait posé des gestes sexuels sur elle, alors qu’elle avait 14 ans.

Elle connaissait alors le pasteur depuis environ 2 ans.

« Il disait qu’il était l’envoyé de Dieu pour sauver les âmes », se souvient la femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Dans la communauté religieuse, on le considérait comme le représentant de Dieu sur terre.

« Il est en relation directement avec Dieu. »

– Présumée victime de Paul Mukendi

Alors que Mukendi est hébergé chez ses parents, la plaignante raconte qu’il avait l’habitude de se présenter dans sa chambre en pleine nuit, pour prier.

« Je devais me mettre à genou, les mains jointes », se souvient la plaignante.

Selon son témoignage, l’accusé posait alors une main sur sa tête et récitait des prières.

C’est dans ce contexte qu’il aurait commencé à toucher l’adolescente ailleurs, sur tout son corps.

Sentant que le souffle du pasteur s’accélérait, elle a ouvert les yeux.

« Il se masturbait en même temps qu’il priait pour moi », a raconté la présumée victime aux 7 hommes et 5 femmes qui forment le jury.

Le scénario se serait répété à plusieurs reprises sans que la présumée victime le dénonce.

Alors qu’elle était toujours adolescente, le révérend aurait commencé à avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

La première fois, il aurait déchiré ses vêtements en plus de lui mettre une main sur la bouche.

Mukendi lui aurait dit qu’elle l’aurait cherché en le séduisant tout en l’intimant de ne rien révéler, sans quoi « elle allait brûler en enfer ».

La présumée victime affirme qu’elle ne pouvait de toute façon pas refuser les assauts puisque « ma mère m’avait offert en offrande à monsieur Mukendi », a expliqué la jeune femme.

« L’homme de Dieu » lui aurait également affirmé que ses parents étaient des « sorciers maudits » et que les rapports sexuels permettaient de la « purifier ».

À titre d’offrande, elle devait s’occuper des tâches ménagères à la résidence du révérend et prier pour lui.

« Je devais le satisfaire à tous les niveaux », a résumé la jeune femme. « Je lui appartenais », a-t-elle ajouté d’une voix chevrotante.

Son témoignage qui a dû être interrompu à quelques reprises pour lui permettre de se ressaisir va se poursuivre lundi.

Avec Radio-Canada.ca par Yannick Bergeron

France : L’évêque d’Evreux «choqué» par un ex-prêtre entonnant un chant anti-Macron

juin 3, 2019

 

L’évêque d’Évreux, Mgr Christian Nourrichard, s’est dit «choqué» lundi par les images diffusées sur les réseaux sociaux où l’on voit un prêtre de son diocèse, déjà suspendu de ses fonctions, entonner un chant hostile à Emmanuel Macron lors d’une messe.

«J’ai été choqué par cette vidéo car c’est dénaturer la mission de l’Église et ce qu’est un lieu de culte», a dit à l’AFP le prélat au sujet de cette scène filmée dans une église du Planquay (Eure). Dans une vidéo qui défraye la chronique sur twitter, on voit un prêtre en soutane, l’abbé Francis Michel, chanter à peine voix: «Emmanuel Macron, grosse tête de con, on vient te chercher chez toi…», devant l’autel où une vingtaine de personnes portant des gilets jaunes sont présentes.

En novembre 2016, l’évêque d’Évreux avait publié un décret de suspense de l’abbé Michel, ordonné prêtre en 1975, lui interdisant notamment de célébrer des sacrements ou d’entendre les confessions. «Qu’est ce que je peux faire concrètement? Je dois y aller manu militari pour en découdre avec lui? Je n’ai pas de force de police ou de gendarmerie! », a ironisé Mgr Nourrichard, soulignant que l’Église «n’avait pas besoin de cela» et rappelant que le père Michel s’était déjà retrouvé devant les tribunaux.

Le père Michel avait été condamné en 2015 à 15.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Évreux pour avoir détourné plus de 100.000 euros sur l’argent de la quête. Les faits s’étaient produits entre 2006 et 2008. Après une plainte de l’évêché, les enquêteurs avaient retrouvé 116.000 euros sur les onze comptes bancaires du prêtre qui ne touchait en principe que 900 euros par mois.

«C’est comme un médecin qui continuerait à exercer alors qu’il n’est plus reconnu par l’ordre des médecins», a souligné Mgr Nourrichard, qui dit avoir alerté le Vatican et la préfecture après avoir visionné la vidéo. Contacté par l’AFP, l’abbé Michel n’était pas joignable.

Par Le Figaro.fr avec AFP

En Roumanie, le pape béatifie sept évêques martyrs du régime communiste

juin 2, 2019

Pope Francis visits Romania

Le pape François à son arrivée à la cérémonie de béatification de sept évêques gréco-catholiques roumains. REUTERS/Remo Casilli

Le pape François a béatifié dimanche sept évêques gréco-catholiques roumains, des «martyrs de la foi» emprisonnés et torturés par le régime communiste. «Les nouveaux Bienheureux ont souffert et sacrifié leur vie, en s’opposant à un système idéologique totalitaire et coercitif», a déclaré le pape lors d’une messe géante à Blaj (centre), au troisième et dernier jour de sa visite en Roumanie. D’après les organisateurs, quelques 60.000 fidèles étaient rassemblés sur le Champ de la liberté de cette ville de 20.000 habitants, siège de l’Eglise uniate (dite aussi gréco-catholique).

«Ces pasteurs, martyrs de la foi, ont recueilli et laissé au peuple roumain un précieux héritage que nous pouvons synthétiser en deux mots : liberté et miséricorde», a-t-il ajouté, évoquant la «diversité des expressions religieuses» qui enrichit la Roumanie, majoritairement orthodoxe. Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1948, ces hauts prélats ont été arrêtés par des agents du régime communiste, sous l’accusation de «haute trahison», pour avoir refusé de se convertir à l’orthodoxie. Torturés et humiliés, ils sont morts en détention ou en réclusion dans un monastère orthodoxe et enterrés furtivement, les lieux de sépulture demeurant secrets pour quatre d’entre eux.

Pope Francis visits Romania

Le pape François a donné une messe géante à Blaj, durant laquelle il a béatifié sept évêques gréco-catholiques roumains Vatican Media/ Fourni par Reuters

Pope Francis visits Romania

Cette icône représente les sept prêtres béatifiés. Vatican Media/ Fourni par Reuters

Symboliquement, des barreaux des cellules où ils ont été emprisonnés ont été incorporés dans le trône créé spécialement pour la venue du pape. Les uniates sont des catholiques de rite byzantin issus d’une scission au sein de l’orthodoxie remontant à la fin du 17e siècle, lorsque la région de Transylvanie (centre) faisait partie de l’empire austro-hongrois: tout en conservant leurs pratiques orthodoxes, ils ont reconnu l’autorité du pape. Une allégeance que les communistes ne pouvaient tolérer: un décret adopté fin 1948 a interdit de facto le gréco-catholicisme et affirmé que ses fidèles étaient «revenus au culte orthodoxe». L’Eglise orthodoxe s’est ainsi vu attribuer les biens, et notamment les lieux de culte, de ces nouveaux hors-la-loi.

Soumis à de fortes pressions, la plupart des fidèles uniates abandonnèrent leur foi : s’ils étaient plus de 1,5 million en 1948, il ne sont plus que 200.000 aujourd’hui pour une population de 20 millions de Roumains, dont 86% d’orthodoxes. Sur les plus de 2.000 églises saisies par les communistes, moins de 150 leur ont été restituées ces trente dernières années. Ce différend patrimonial empoisonne toujours les relations entre les deux Eglises, même si, en prévision de la visite papale, les gréco-catholiques ont mis un bémol à leurs critiques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Jérusalem: heurts sur l’esplanade des Mosquées après la visite de nationalistes juifs

juin 2, 2019

 

Des affrontements ont opposé dimanche Palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des Mosquées, après la visite de nationalistes juifs sur ce site ultrasensible, alors que l’Etat hébreu célèbre la prise en 1967 de Jérusalem-Est par son armée. Troisième lieu saint de l’islam, également révéré par les juifs comme leur site le plus sacré, l’esplanade des Mosquées se trouve à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée depuis 1967 par Israël, qui l’a ensuite annexée. Les forces israéliennes contrôlent tous ses accès et y pénètrent en cas de troubles.

Les juifs sont autorisés à venir sur le site pendant des heures précises, mais ne peuvent pas y prier, pour éviter d’attiser les tensions. Quelque 1.200 nationalistes juifs s’y sont rendus dimanche matin, selon le directeur de la mosquée d’Al-Aqsa et une organisation juive gérant ces visites. La police israélienne, qui interdit d’ordinaire les visites aux juifs sur l’esplanade durant les dix derniers jours du mois de jeûne musulman de ramadan, les a exceptionnellement autorisées dimanche.

Cela a provoqué la colère de fidèles palestiniens, qui se sont barricadés dans la mosquée Al-Aqsa, d’où ils ont jeté des chaises et des pierres sur les forces de l’ordre, avant d’être dispersés, a rapporté la police israélienne dans un communiqué. Les Israéliens célèbrent dimanche la «journée de Jérusalem», commémorant la prise par leur armée lors de la guerre des Six Jours en 1967, de la Vieille ville, alors sous contrôle jordanien.

45 personnes blessées

Selon le Waqf, la fondation musulmane sous contrôle jordanien qui administre l’esplanade des Mosquées, la police a utilisé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. D’après le directeur de la mosquée Al-Aqsa, Omar Kaswani, 45 personnes ont été blessées, dont une grièvement, et sept arrêtées. «C’est une violation du statu quo» a-t-il dénoncé à l’AFP, parlant des visites.

Le calme est revenu, a déclaré le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld à l’AFP. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a assuré dans un communiqué que les autorités avaient tout fait pour laisser le site ouvert «à tous ceux qui souhaiteraient le visiter, notamment lors d’un jour spécial comme aujourd’hui».

Les Israéliens célèbrent dimanche la «réunification» de Jérusalem, capitale «indivisible» d’Israël. L’annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est comme occupée. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Des dizaines de milliers de nationalistes israéliens défilent dimanche après-midi dans le quartier musulman de la Vieille ville pour aller devant le mur des Lamentations, haut lieu du judaïsme, situé dans le quartier juif, sous l’enceinte de l’esplanade.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Des enfants de prêtres bientôt reçus par des évêques

mai 18, 2019

 

Plusieurs évêques français vont rencontrer en juin des enfants de prêtres, a annoncé samedi le secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF), Olivier Ribadeau-Dumas, un geste d’ouverture inédit sur un sujet hautement tabou dans l’Eglise catholique.

En amont de cette rencontre, Mgr Ribadeau-Dumas a expliqué à l’AFP avoir reçu trois enfants de prêtres en février, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Ces trois personnes étaient membres de l’association Les Enfants du silence, qui fédère des enfants d’ecclésiastiques, et doivent prochainement livrer leurs témoignages à d’autres évêques.

«Ils rencontreront les évêques de la Cemoleme (Commission épiscopale pour les ministères ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, ndlr) à la mi-juin», a précisé Mgr Ribadeau-Dumas, en se refusant à tout commentaire.

Selon Le Monde, la rencontre de février a permis d’aborder la «question du sort réservé aux prêtres ayant un enfant au cours de leur sacerdoce» et celle de «la reconnaissance de ces enfants dans les communautés paroissiales».

Le sujet est extrêmement sensible dans l’Eglise catholique, l’existence de ces enfants étant une preuve des manquements à la règle du célibat des prêtres imposée depuis le XIe siècle. En janvier, le pape François avait clairement rejeté toute remise en cause générale du célibat des prêtres, qu’il considère comme un «don pour l’Eglise», qui ne peut pas devenir «optionnel».

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

Burkina Faso : attaque meurtrière contre une église catholique

mai 12, 2019

Six personnes, dont un prêtre, ont été tués ce dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a appris l’AFP de sources locales et sécuritaires.

«Vers 09h00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir», a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants «ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts». Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un «groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente».

«Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a ajouté Ousmane Zongo. «Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte».

«L’alerte a été donnée vers 10h00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho», une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.

Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises. Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).

Interpellation d’une femme qui a auréolé la Vierge de Czestochowa d’un arc-en-ciel

mai 6, 2019

Une femme soupçonnée d’avoir collé dans les rues d’une ville polonaise des affichettes représentant la Vierge de Czestochowa avec une auréole aux couleurs d’arc-en-ciel a été interpellée lundi par la police, a annoncé le ministre de l’Intérieur sur son compte Twitter.

Le drapeau arc-en-ciel est considéré comme celui de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre), dont les aspirations à l’égalité en droit sont critiquées par les conservateurs polonais.

Dans son message, le ministre Joachim Brudzinski a remercié la police pour l’identification et l’interpellation de cette personne «suspectée de profanation» de l’image de la Vierge de Czestochowa – traditionnellement vénérée en Pologne, pays à forte majorité catholique. «Aucune péroraison sur la liberté et la tolérance ne donne droit à qui que ce soit d’offenser les sentiments des croyants», a écrit Joachim Brudzinski.

Les images en question sont apparues dans la nuit du 26 au 27 avril à Plock, dans le centre de la Pologne, collées sur les poubelles et les toilettes mobiles, à proximité de l’église Saint-Dominique, a précisé la police locale. Selon une porte-parole de celle-ci, citée par la télévision publique sur sa page internet, la perquisition à Varsovie dans l’appartement de la personne interpellée, une femme de 51 ans, a permis de retrouver plusieurs dizaines d’images où la Vierge et l’Enfant Jésus sont entourés d’une auréole arc-en-ciel. Son ordinateur a été saisi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Nord: un prêtre soupçonné de viol placé sous contrôle judiciaire et suspendu

mai 4, 2019

 

Un prêtre du Nord, accusé de viol par une paroissienne de 18 ans, a été placé sous contrôle judiciaire, en attendant son procès, a-t-on appris samedi auprès du parquet, tandis que le diocèse de Lille l’a suspendu de ses fonctions. A la suite de sa garde à vue, le prêtre âgé de 53 ans a été «déféré au palais de justice de Dunkerque et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement, qui aura lieu le 7 octobre», a indiqué à l’AFP le parquet de Dunkerque. Il est poursuivi pour agression sexuelle et non pour viol.

La jeune femme avait porté plainte après les faits, qui se sont déroulés lundi matin au presbytère de Wormhout, selon la même source. «Conformément à notre pratique diocésaine, en attente du procès à venir et de sanctions canoniques ultérieures, je suspends» ce religieux «de ses fonctions d’administrateur et de l’exercice du ministère sacerdotal», a annoncé dans un communiqué l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, exprimant sa «compassion à l’égard de la plaignante et de ses proches». «Je redis avec fermeté ma volonté de lutter contre toute forme d’abus dans l’Eglise», a-t-il ajouté, deux jours après un Conseil diocésain de pastorale qui a réuni 250 responsables religieux et laïcs sur ce sujet.

Après des études de philosophie et de théologie, Raymond Mbele vient à Paris en 1992 pour suivre une formation en communication à l’association de la catéchèse nationale de l’audiovisuel. Il est ordonné diacre à Paris XIIIe en 1994 puis rejoint Owando (Congo), son diocèse d’origine. Successivement vicaire de paroisse (sous les ordres du père Daniel Dupuy, originaire d’Hazebrouck), puis curé et vicaire général dans le diocèse voisin d’Ouesso, il a demandé « à bénéficier d’une autre expérience. Je voulais me ressourcer. J’ai une sorte de lien historique avec le diocèse de Lille : l’évêque d’Owando était originaire de Lille, l’abbé Daniel Dupuy, d’Hazebrouck. Tous deux ont beaucoup donné pour notre diocèse au Congo. Je veux donner en retour. »

Raymond Mbele, qui vient d’arriver en Flandre, note dans un large sourire : « Quand on vient du soleil, la température ici surprend ! » Il poursuit : « Je viens ici à l’écoute et au service des paroissiens. Je solliciterai leur indulgence car dans les premiers temps, je risque d’avoir du mal avec la prononciation des noms des Flandres… J’exercerai mon ministère avec les prêtres et les laïcs qui sont déjà sur le terrain et qui le connaissent parfaitement. Sans leur aide, ma mission serait vouée à l’échec. »

Selon le parquet, ce prêtre originaire du Congo, qui était depuis 2015 administrateur de la paroisse Saint-Winoc Saint Folquin de l’Houtland, «reconnaît le rapport sexuel mais sur le consentement, il considère qu’il n’a pas agi par contrainte».

En février 2018, un autre prêtre du Nord avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles aggravés sur une jeune paroissienne. L’instruction est toujours en cours.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Lavoixdunord.fr

Vatican: Le pape remet le prix Ratzinger à Marianne Schlosser et Mario Botta

novembre 17, 2018

Le Pape entouré par Marianne Schlosser et Mario Botta, le 17 novembre 2018.
Le Pape a reçu ce matin les lauréats du prix Ratzinger, décerné cette année à deux personnalités, la théologienne allemande Marianne Schlosser, spécialiste de saint Bonaventure, et l’architecte suisse Mario Botta, connu notamment pour avoir conçu de nombreuses églises, parmi lesquelles la cathédrale d’Evry en France. Cette remise de prix a aussi été l’occasion pour le Pape François de redire son estime pour son prédécesseur Benoît XVI.

 

Le Pape François a salué l’organisation de ce prix qui permet de faire fructifier l’héritage culturel et spirituel de Joseph Ratzinger, développé tout au long de son long service de l’Église, avec un esprit qui «regarde avec conscience et avec courage les problèmes de notre temps, et sait tirer de l’écoute de l’Écriture dans la tradition vivante de l’Église la sagesse nécessaire pour un dialogue constructif avec la culture d’aujourd’hui».

Le Pape a salué le fait qu’une nouvelle fois, quelques années après Anne-Marie Pelletier, une femme soit récompensée par le prix Ratzinger. La lauréate de cette année, Marianne Schlosser est une laïque allemande reconnue pour ses travaux sur la spiritualité de saint Bonaventure, qui fut le sujet de thèse de Joseph Ratzinger il y a plus de 60 ans.  À travers elle est mise en valeur la contribution féminine dans le domaine de la théologie, une discipline qui fut longtemps considérée comme un territoire réservé pour le clergé. Mais François a souligné que, ces dernières décennies, les proclamations de Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux et Hildegarde de Bingen comme docteurs de l’Église ont été des signes très importants de la place des femmes «aux plus hauts sommets de l’intelligence de la foi». Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ont adressé un signe clair en décidant de proclamer ces doctorats.

Le Pape François aussi salué la remise du prix à l’architecte Mario Botta, car «les édifices sacrés ont été un rappel concret à Dieu et aux dimensions de l’esprit partout où l’annonce chrétienne s’est diffusée dans le monde». Le travail des architectes d’espace sacré doit donc être «reconnu et encouragé par l’Église» a insisté le Pape, afin de lutter contre deux tendances contemporaines : «l’oubli de la dimension spirituelle» et «la déshumanisation des espaces urbains». Cet architecte de 75 ans, attaché au lien entre éthique et esthétique dans l’élaboration des bâtiments, est connu pour ses nombreuses conceptions d’églises, notamment la cathédrale de la Résurrection à Évry, en région parisienne. Cette cathédrale consacrée en 1995 fut la seule à être construite au XXe siècle en France.

Vaticannews.va par Cyprien Viet – Cité du Vatican

RDC : Fridolin Ambongo, un nouvel archevêque pour Kinshasa

novembre 1, 2018

Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l’ONU avec Mgr Fridolin Ambongo, à Kinshasa le 27 octobre 2017 © John Bompengo/AP/SIPA

 

Le pape François a accepté, le 1er novembre, la démission du cardinal Laurent Monsengwo, 79 ans, de ses fonctions d’archevêque de Kinshasa. Son successeur, Mgr Fridolin Ambongo, s’annonce tout aussi intransigeant face au pouvoir congolais.

Cela fait plus de quatre ans que le cardinal Laurent Monsengwo a atteint l’âge de 75 ans, celui auquel, traditionnellement, les archevêques présentent leur démission à Rome. Et trois ans, selon l’AFP, que ce dernier proposait sa renonciation. Mais cette fois, c’est décidé : le pape François a accepté que l’homme fort de l’Église de Kinshasa se retire, laissant la place à Mgr Fridolin Ambongo, que le pape François a nommé en février dernier archevêque coadjuteur de Kinshasa.

Un choix très politique, et dans lequel Laurent Monsengwo, le seul Africain du « C9 » – le comité des neuf cardinaux que le pape consulte tous les trois mois pour gouverner l’Église catholique –, aurait pesé. « Au sein de la Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo], c’est le plus proche de l’opposition », nous avait-on confié au moment de sa nomination.

Église et politique

Fils d’un saigneur d’arbre à caoutchouc, le nouvel archevêque de Kinshasa a étudié la philosophie avant d’être ordonné prêtre à Kinshasa en août 1988. Mais il est aussi militant politique, contre Mobutu d’abord, puis, après la répression meurtrière contre les manifestations anti-Kabila de 2015, il laisse entrevoir son indignation contre le gouvernement de Joseph Kabila.

En 2008, celui qui est évêque depuis quatre ans à peine prend la présidence de la Commission justice et paix, l’organe politique de la Cenco. En décembre 2016, il est au cœur des négociations politiques qui aboutissent à l’accord de la Saint-Sylvestre.

Quant à Laurent Monsengwo Pasinya, nommé évêque à 40 ans, il n’a jamais rechigné à s’opposer publiquement au pouvoir de Kinshasa. Président de la Cenco en 1992, il l’est encore en 1994, quand la Conférence nationale devient un Parlement de transition. Il quittera finalement la présidence du Parlement en 1996 pour retourner prêcher à Kisangani. Il revient en politique en 2011, après la deuxième élection de Joseph Kabila, sans majorité absolue. Une position qui s’est durcie en 2016, avec le maintien du président à son poste malgré l’expiration de son mandat.