Archive for the ‘Religion’ Category

RDC: La dépouille de l’Archevêque de Lubumbashi inhumée dans la crypte de la Cathédrale

avril 9, 2021

Lubumbashi, 09 avril 2021 (ACP).- La dépouille de l’Archevêque Métropolitain de Lubumbashi, Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo décédé le 31 mars 2021 à Pretoria en Afrique du Sud, a été inhumée vendredi dans la crypte de la Cathédrale Saints Pierre et Paul du centre-ville de Lubumbashi en présence du Cardinal Fridolin Ambongo Besungu et de plusieurs autorités tant nationales que provinciales.

L’inhumation a été précédée par le recueillement, le dépôt des gerbes des fleurs suivi d’une messe de requiem dite par le président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), Mgr Marcel Utembi Tapa, sur le parvis de la Cathédrale Saints Pierre et Paul. Mgr. Marcel Utembi Tapa a indiqué que par la mort de l’Archevêque Métropolitain de Lubumbashi, Dieu montre à chacun le mystère de la mort et de la résurrection.

Il a indiqué que la mort est une étape de la vie qui ne doit pas être une période de souffrance ni de chagrin, mais plutôt un moment de méditation pour l’édification de la foi conduisant vers la vie éternelle. Il a rappelé que feu Mgr. Tafunga Mbayo, qui a quitté la terre des hommes la veille du Tridium Pascal, était un bon berger, un pasteur aimant. Il a demandé aux chrétiens de continuer à prier pour leur père dans la foi et à pérenniser sa devise Episcopale : « Amor et Misericodia », qui veut dire (Amour et Miséricorde).

Vibrant hommage de la CENCO

Au cours de cette messe, la CENCO à travers son président, a rendu un vibrant hommage à Feu Mgr Jean-Pierre Tafunga dont le ministère Episcopal a été marqué par des très riches étapes dans le diocèse de Kilwa-Kasenga, à Uvira et dans l’Archidiocèse de Lubumbashi.

L’Episcopat de la RD Congo a reconnu la modestie, la simplicité de ce vrai disciple de Saint Jean Bosco. Le secrétaire de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole, a, dans la lecture du discours  du Saint Siège, relevé que le Pape François s’unit à la communauté de Kilwa-Kasenga, d’Uvira, de Lubumbashi frappée par la disparition de Mgr. Tafunga Mbayo.  Le chargé de communication de la province ecclésiastique de Lubumbashi, l’Abbé Richard Kazadi Kamba, pour sa part, a lu le message des condoléances du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Premier ministre, Sama Lukonde, adressé à l’Eglise Famille de Dieu de Lubumbashi.

Mgr. Jean-Pierre Tafunga, un pèlerin infatigable

Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, quant à lui, a déclaré que Mgr. Jean-Pierre Tafunga était un pèlerin, un prêtre qui a pu bien accompagner ses brebis en leurs montrant le chemin de maintenir la joie et la paix du peuple de Dieu.

Il a précisé que l’illustre disparu a passé solennellement ces derniers moments comme Archevêque de Lubumbashi, lors de sa visite pastorale au mois de février dernier dans les diocèses de Sakania-Kipushi et de Kilwa-Kasenga. L’évêque de Kolwezi, Mgr. Nestor Ngoie Katawa, a salué la mémoire d’un pasteur soucieux de la croissance spirituelle et doctrinale des brebis à travers les visites dans les paroisses et des lettres pastorales pour les temps forts de l’Avent et de Carême.

Remerciements de l’Archidiocèse de Lubumbashi

L’administrateur diocésain de l’Archidiocèse de Lubumbahi, Mgr. Dénis Moto, a remercié le Président de la République, pour son accompagnement dans cette dure épreuve. Il a dit sa reconnaissance au gouvernement provincial du Haut-Katanga pour sa disponibilité à soutenir financièrement l’archidiocèse de Lubumbashi dans différents domaines.

Il a exprimé sa gratitude à Dieu pour l’amour manifesté à l’endroit de Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo, qui laissé un héritage humain, pastoral et spirituel imposant. Feu Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo est né à Likasi le 29 juillet 1942 et a été ordonné prêtre le 16 septembre 1972 par feu Mgr. Eugène Kabanga Songa Songa.  Il devint le premier supérieur provincial Africain de l’Afrique Centrale du 15 Août 1990 à janvier 1993. Il fut nommé évêque de Kilwa-Kasenga le 04 octobre 1992 par le Pape Jean-Paul II et ordonné évêque dudit diocèse le 31 janvier 1993 par Mgr. Eugène Kabanga.

Le 10 juin 2002 il fut transféré évêque d’Uvira par le Pape Jean-Paul II, puis nommé Archevêque coadjuteur de Lubumbashi par le Pape Benoit XVI avec droit de succession le 31 juillet 2008. Il succéda ainsi à Mgr Floribert Songasonga Mwitwa le 01 décembre 2010 et pris la possession dudit archidiocèse le 30 janvier 2011.  Feu Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo est le quatrième Archevêque de Lubumbashi à reposer dans la crypte de la Cathédrale Saints Pierre et Paul après Mgrs Jean Felix De Hemptine, Eugène Kabanga Songa Songa et Floribert Songasonga Mwitwa.

Avec ACP/Kayu/NiG/JFM

France-Messe sans gestes barrières : une enquête ouverte par le parquet de Paris

avril 6, 2021

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, mardi, pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En cause : une messe sans masques lors du week-end de Pâques.

La nef de l'eglise Saint-Eugene-Sainte-Cecile, dans le 9e arrondissement de Paris.
La nef de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris.© BEAUVIR-ANA / ONLY FRANCE / Only France via AFP

La vidéo a beaucoup choqué, à l’heure où les écoles et les restaurants sont fermés dans une France entièrement confinée. Sur les images dévoilées par Le Parisien, on distingue des prêtres et des fidèles, sans masques ni distanciation sociale, réunis samedi en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris. Face au tollé provoqué par cette vidéo, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », mardi. Sollicité par l’Agence France-Presse, le parquet indique avoir confié les investigations à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP).

Plus tôt dans la journée, le diocèse de Paris s’est, de son côté, dit « stupéfait », par la tenue d’une telle messe, pendant les célébrations pascales, sans respect des gestes barrières. D’après les images mises en ligne par Le Parisien, des prêtres très proches les uns des autres ont donné l’hostie directement dans la bouche des fidèles, au cours d’un office d’une durée de quatre heures.

Les prêtres doivent être « irréprochables »

Dans l’église, les croyants, pour beaucoup visiblement âgés, sont serrés les uns contre les autres. « C’est évidemment absolument inadmissible », a déclaré, mardi sur France Info, Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté. La directrice de la communication du diocèse de Paris, Karine Dalle, a également réagi à la polémique. « Nous sommes stupéfaits devant le non-respect évident des consignes essentielles de distanciation, de port du masque, et nous nous désolidarisons de tout comportement non respectueux d’une situation sanitaire difficile, a-t-elle déclaré. Malheureusement, les vidéos sont sans appel. On voit un nombre important de personnes sans masque et sans distanciation sociale. Nous le condamnons sans équivoque. »

D’après Karine Dalle, le sujet va être « bien évidemment » abordé en interne avec les responsables. « L’immense majorité des paroisses de Paris respectent heureusement les nombreuses consignes sanitaires, depuis plusieurs mois », a-t-elle affirmé. La paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile assure qu’il y avait « 280 personnes pour une capacité de 600 personnes ». « L’archevêque de Paris a demandé aux prêtres d’être irréprochables », précise la directrice de la communication, en ce qui concerne le respect des consignes sanitaires. Le masque est ainsi obligatoire dès l’âge de onze ans. Deux sièges doivent être laissés vides entre chaque personne ou entité familiale. De plus, il doit y avoir un rang ou un banc d’écart entre chaque rangée, rappelle la directrice de la communication.

Avec Le Point par AFP

RDC-Centenaire de l’église Kimbanguiste: Félix Tshisekedi attendu ce mardi à Nkamba

avril 6, 2021

Le président de la République, son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, arrive ce mardi 6 avril 2021 à Nkamba, dans le Kongo central, pour célébrer, ensemble avec la communauté kimbanguiste, le centenaire de l’église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé special Simon Kimbangu (E.J.C.S.K). 

Félix Tshisekedi et le Chef spirituel de l’église kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani

Le programme de cette  journée de célébration prévoit, entre autres, un tête-à-tête entre le président de la République et le chef spirituel de l’église kimbanguiste, papa Simon Kimbangu Kiangani. Cette journee du centenaire sera egalement marquée par deux autres temps forts, à savoir une liturgie au Grand Temple de Nkamba et une cérémonie inaugurale du Musée papa Simon Kimbangu.

L’ambiance est déjà festive sur le terrain comme en témoigne le décor planté dans toute la cité Nouvelle Jérusalem, une vitrine à la hauteur de l’événement. Outre la présence remarquée des autorités provinciales et nationales, les délégations des kimbaguistes de l’étranger sont également attendues à Nkamba dans les prochaines heures. Lors de sa dernière visite, le 24 décembre 2019 à Nkamba, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avait promis d’assister personnellement aux festivités du centenaire et d’achever le projet du Musée papa Simon Kimbangu qui restitue la vraie vie du prophète.

Liant la parole aux actes, le chef de l’Etat sera bel et bien présent aux festivités marquant le centième anniversaire de l’église kimbanguiste. 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Covid-19 : seules les personnes vaccinées pourront faire le petit pèlerinage durant le ramadan

avril 5, 2021

Seules les personnes vaccinées ou immunisées contre le Covid-19 seront autorisées à effectuer la omra (petit pèlerinage à La Mecque) durant le mois de jeûne musulman du ramadan qui commence à la mi-avril, ont annoncé lundi 5 avril les autorités saoudiennes.

Ces personnes appartiennent à trois catégories: celles qui ont reçu deux doses de vaccin, celles ayant reçu une seule dose depuis 14 jours et celles ayant guéri d’un traitement contre le virus, ont expliqué les autorités.

Par Le Figaro avec AFP

Décès de Christian Tumi, premier cardinal camerounais

avril 3, 2021
Le cardinal Christian Tumi, à Douala, au Cameroun, le 21 juin 2019.

Hospitalisé dans une clinique privée, le cardinal et archevêque honoraire de Douala est décédé dans la nuit de vendredi à samedi.

La nouvelle de la mort de Christian Tumi a circulé dès les premières heures du jour, samedi 3 avril, avant d’être confirmée par l’archevêque de Douala au cours d’une messe à la Cathédrale Saint-Pierre-et-Paul. « Le diocèse de Douala a le regret d’annoncer le décès du cardinal Christian Wiyghan Tumi à l’âge de 91 ans des suites de maladies », a écrit Monseigneur Samuel Kleda dans le communiqué qui a été lu aux fidèles présents.

Une vague d’émotion et de consternation s’est immédiatement emparée de la sphère publique camerounaise qui pleure le départ d’une personnalité respectée. L’avocat Agbor Balla a ainsi salué la mémoire d’un « ardent défenseur d’une société juste, un défenseur des droits des opprimés, réprimés et marginalisés ».

Engagé pour la paix

Au cours des dernières années de sa vie, le cardinal Christian Tumi s’était pleinement engagé dans la résolution du conflit dans les régions anglophones du Cameroun. Réputé pour sa liberté de ton et ses positions tranchées, le gouvernement comme les groupes sécessionnistes le soupçonnaient mutuellement de défendre les intérêts du camp adverse.

La All Anglophone Conference (Conférence nationale des anglophones) qu’il souhaitait organiser n’a jamais prospéré, faute de soutien du régime. L’objectif était de désigner les personnalités anglophones qui engageraient des pourparlers avec le pouvoir de Yaoundé.

Le 5 novembre 2020, le cardinal avait fait l’objet d’un enlèvement revendiqué par les groupes sécessionnistes. Retenu captif dans une ferme située sur l’axe Bamenda- Kumbo, il avait alors fermement rappelé aux soldats armés son opposition à la fermeture des écoles et son souhait de voir les différents protagonistes autour d’une table de négociations. Sa libération était intervenue 24 heures après.

TOUT CE QUE JE VEUX, C’EST QUE LES ARMES SE TAISENT

Dans son dernier ouvrage publié fin 2020 Ma nuit en captivité, Christian Tumi avait réitéré sa position sur le conflit anglophone. « Je ne soutiens pas ces personnes dans la brousse, bien que le gouvernement me soupçonne d’être l’un de leurs partisans. Je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font (…) je ne soutiens pas la répression du gouvernement, qui a conduit à la prise d’armes. Je maintiens ma neutralité. Tout ce que je veux, c’est que les armes se taisent et que la paix revienne dans le pays », écrivait-il.

Né le 15 octobre 1930 à Kikaikelaki (Kumbo) au Cameroun, Christian Wiyghan Tumi a  été ordonné prêtre le 17 avril 1966 au diocèse de Buéa. Son parcours académique l’a conduit au Nigeria où le jeune prélat suit une formation en sciences de l’éducation puis à Londres, au Royaume-Uni. Il s’inscrit par la suite en théologie à l’Institut catholique de Lyon, en France, où il obtient une licence, puis une autre en philosophie à l’Université de Fribourg, en Suisse, suivi d’un doctorat. Le 28 juin 1988, le pape Jean-Paul II le désigne cardinal, le premier et seul cardinal camerounais.

Arrivé à la tête de l’Archidiocèse de Douala au cœur des années de braise, en 1991, Christian Tumi s’était démarqué en militant activement pour l’avènement de la démocratie. Ce qui a souvent suscité les craintes des autorités camerounaises.

Avec Jeune Afrique par Franck Fout – à Yaoundé

Canda/Québec-Féminicides: le Diocèse de Trois-Rivières se fera entendre

mars 31, 2021

Le sort réservé aux sept femmes qui ont été tuées par leur conjoint ou leur partenaire au cours des sept dernières semaines continue de faire réagir à travers la province, mais également dans la région. C’est dans cette optique, mais également afin de faire comprendre qu’une seule victime en est une de trop, que les croyants du Diocèse de Trois-Rivières souhaitent joindre leur voix à celles des organismes qui agissent contre la violence conjugale, pour demander au gouvernement du Québec d’agir en appliquant les 190 recommandations du rapport «Rebâtir la confiance» et en finançant adéquatement leur mise en œuvre.

Le Diocèse de Trois-Rivières joint sa voix aux organismes qui agissent contre la violence conjugale.

© STÉPHANE LESSARD Le Diocèse de Trois-Rivières joint sa voix aux organismes qui agissent contre la violence conjugale.

«Au nom de nos options pacifiques et bienveillantes comme communauté de foi et en raison de notre solidarité avec les femmes et avec toutes les personnes vulnérables victimes de violence, plusieurs églises du Diocèse de Trois-Rivières sonneront le glas ce mercredi saint 31 mars 2021, tout au long de la journée. Pour commémorer le décès des femmes violentées, nos églises se joignent à celles de tous les diocèses du Québec qui ont été invités à faire de même par le Conseil Église et Société de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec et du Réseau des répondantes à la condition des femmes dont je fais partie», mentionne Mélanie Charron, répondante à la condition des femmes pour le Diocèse de Trois-Rivières.

La population de Trois-Rivières qui entendra résonner le glas des églises des quartiers et des villages, le mercredi 31 mars, est donc invitée par le Diocèse de Trois-Rivières à s’intérioriser, voire à prier suivant sa foi, en souhaitant les transformations nécessaires pour que cessent les violences faites aux femmes, pour que les femmes et les enfants soient crus, protégés et aient accès aux ressources nécessaires, mais aussi pour que les hommes ayant des comportements violents soient accompagnés par des services visant la prévention de l’agression et la diminution du risque de récidive.

«Plus qu’un souhait ou vœu pieux pour contrer la violence faite aux femmes, l’écho du glas devrait pouvoir symboliquement nous appeler à agir, suivant nos moyens, pour que cesse cette violence», conclut Mélanie Charron.

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste

Québec/Trois-Rivières: Des messes à la Basilique pour Pâques

mars 30, 2021

La plus grande capacité d’accueil permise pour les lieux de culte grâce aux allègements sanitaires rendra les célébrations de Pâques plus accessibles, cette année, au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Les messes se dérouleront à la Basilique.

© PHOTOS: ARCHIVES Les messes se dérouleront à la Basilique.

Rappelons que l’an dernier, les célébrations pascales n’ont pas pu être tenues dans le lieu de culte. Cette année, la capacité d’accueil est de 250 personnes durant les célébrations.

«Nous sommes conscients de l’importance d’offrir l’occasion aux personnes de venir vivre les jours saints et la fête de Pâques en communauté chrétienne. En même temps, nous sommes préoccupés de proposer des espaces de célébration qui soient sécuritaires et où les consignes seront respectées», indique le directeur de mission, Martin Yelle.

Les célébrations des jours saints seront donc offertes le Jeudi saint, à 19 h, le Vendredi saint à 15 h tandis que la Veillée pascale se tiendra le Samedi saint à 19 h.

Le Vendredi saint, à 19 h 30, il y aura lecture du chemin de croix de Paul Claudel à la Basilique par l’artiste Michel Forgues accompagné d’interludes à l’orgue.

Le dimanche de Pâques, les messes se dérouleront à 8 h 30, 10 h, 11 h 30 et 16 h à la Basilique.

Les habitués de la cueillette de l’eau de Pâques à la source du Sanctuaire devront porter attention aux indications se trouvant à proximité, l’analyse de la qualité de l’eau étant en cours.

Toutes les célébrations seront diffusées sur la chaîne YouTube et la page Facebook du Sanctuaire.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste 

15,6 millions de dollars pour le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap dans le budget de Québec

mars 26, 2021

Lors du dépôt du budget jeudi, le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a annoncé que son gouvernement investira 15,6 millions de dollars pour le réaménagement des espaces du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, à Trois-Rivières.

Le Festival de l'Assomption attire de nombreux pèlerins au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© /Radio-Canada Le Festival de l’Assomption attire de nombreux pèlerins au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

«[Le sanctuaire] représente un milieu de vie dont la contribution sociale est importante et un lieu à grande valeur patrimoniale avec ses 130 ans d’histoire», peut-on lire dans les documents du budget 2021-2022.

Avec cet investissement, Québec espère que le sanctuaire pourra s’adapter aux «nouveaux modes de pèlerinage» et assurer sa pérennité.

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, accueille plus de 430 000 visiteurs par année, notamment lors du Festival de l’Assomption qui attire des gens de partout au Québec et aussi d’autres pays, comme les États-Unis.

Une aide financière significative

En juillet 2018, le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap avait annoncé un vaste projet de 44 millions de dollars sur 10 ans. 

Il souhaitait notamment construire un nouveau centre des visiteurs et faire des ajouts sur le site, particulièrement près du fleuve Saint-Laurent. La pandémie a toutefois ralenti la concrétisation du projet.

Le projet de centre des visiteurs du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

© Jérôme Roy/Radio-Canada Le projet de centre des visiteurs du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Quelques améliorations seront apportées au toit de la basilique Notre-Dame-du-Cap, mais comme la structure principale n’est pas en danger, rien de majeur n’est prévu au calendrier des travaux.

Avec cette annonce, le gouvernement du Québec vient donner un bon coup de pouce financier au sanctuaire.

Mgr Pierre-Olivier Tremblay affirme que la Ville de Trois-Rivières s’est engagé à verser quatre millions de dollars pour le projet.

Le sanctuaire compte maintenant se tourner vers le troisième palier de gouvernement pour du financement, soit le gouvernement fédéral.

Avec CBC/Radio-Canada 

Égypte: Le tombeau de Toutankhamon et autres objets maudits

mars 21, 2021
Le masque d’or de Toutankhamon au musée égyptien du Caire, en 2015.

La lecture de cet article n’est pas recommandée aux âmes sensibles, il y est question d’objets pouvant vous faire passer de vie à trépas… Pour traverser l’Achéron, votre guide sera l’auteur J.W. Ocker.

C’est bien connu, il ne faut ni s’aventurer dans les cimetières la nuit, ni profaner les tombes des morts. Quant aux sépultures égyptiennes, mieux vaut s’en tenir éloigné, conseil d’expert. C’est en tout cas la leçon que nous donne l’histoire du tombeau de Toutankhamon, telle que la raconte l’auteur J. W. Ocker, créateur du site OTIS (Odd Things I’ve Seen) dans son livre Maudits, histoires et légendes des objets ensorcelés (éditions Cernunos, (mal) traduit par Isabelle Pernot, 338 pages, 24,95 euros).

Né aux alentours de 1345 avant Jésus-Christ, Toutankhamon serait le fils d’Akhenaton et de sa propre sœur. Onzième pharaon de la XVIIIème dynastie (Nouvel empire), il a régné moins d’une dizaine d’années entre ses neuf ans et sa mort, vers 18 ans. Celle-ci reste aujourd’hui encore bien mystérieuse, diverses hypothèses ayant été avancées, de l’infection généralisée suite à une blessure à l’accident de char, en passant par le paludisme…

Le mécanisme fatal de la malédiction enclenché

Mais si le jeune et beau pharaon demeure aujourd’hui encore l’un des plus célèbres, c’est surtout en raison de la découverte de son tombeau, riche de quelque 5 000 artéfacts, en 1922. Et de la malédiction que cette découverte par Howard Carter semble avoir libérée. Vous n’y croyez pas, mécréant que vous êtes ? Alors écoutez bien cette histoire que nous raconte dans le détail J. W. Ocker. Avec cet humour provocateur qui traverse tout son livre : « En 1922, Toutankhamon est arraché au repos éternel. Son tombeau avait jusque-là résisté aux nombreux pilleurs de la Vallée des Rois pendant des siècles. Aujourd’hui, tout le monde connaît son nom, car c’est grâce à lui que l’ancienne Égypte est redevenue « cool » en Occident. »

Carter fouille le désert depuis 1917 à la recherche de ce tombeau, et en novembre 1922, son mécène, George Herbert, cinquième comte de Carnarvon, envisage de lui retirer son financement.  La découverte d’une série de seize marches s’enfonçant dans le sable et menant à une porte scellée change la donne… L’ensemble est aussitôt recouvert et c’est un peu plus tard, en présence de Lord Carnarvon, qu’est déblayé le passage menant à la porte où sont gravés les symboles de Toutankhamon. Il faut plusieurs jours d’intenses travaux pour parvenir à l’ouvrir, mais la récompense est là : une antichambre remplie de trésors archéologiques, la plupart en or. Pendant sept semaines, les archéologues cataloguent tous les objets, impatients d’ouvrir la porte scellée derrière laquelle se trouve, sans doute, la momie de l’enfant-roi. La découverte fait le tour du monde, curieux et journalistes affluent. Mais une fois l’antichambre vidée, le site est fermé pour la saison et tout le monde reste sur sa faim, attendant de savoir si le pharaon est bien là.

Malheureusement, la simple ouverture du tombeau a déjà enclenché le mécanisme fatal de la malédiction… À Assouan où il se trouve, Lord Carnarvon se fait piquer par un moustique. Incident banal s’il en est qui va pourtant le conduire droit à la mort. En se rasant, le Lord entaille la piqûre… et succombe peu de temps après d’une septicémie. Carnarvon avait vendu au Times l’exclusivité des droits autour de la découverte du tombeau et les autres journalistes, penauds, étaient donc tenus à distance. Est-ce pour cette raison que la rumeur d’une malédiction se répand vite ? Quand on n’a rien à écrire, on invente, on brode, on imagine… « Sir Arthur Conan Doyle aide la rumeur à se répandre en affirmant que des esprits de la nature appelés élémentaires (mon cher Watson) se sont sûrement vengés de Carnarvon parce qu’il a ouvert le tombeau qu’ils devaient protéger, écrit Ocker. L’écrivaine Marie Corelli déclare posséder un livre égyptien très rare selon lequel les tombeaux royaux abritent des poisons secrets pour punir les profanateurs. »

Autour de Carnarvon, on compte plusieurs victimes. Un cobra aurait mangé son canari le jour de l’ouverture du tombeau, tandis que son chien aurait trépassé exactement le même jour que lui…

En 1923, Carter atteint la chambre mortuaire où il trouve la momie du pharaon, son célèbre masque mortuaire et un cercueil en or. Peu après, les morts s’enchaînent. George Jay Gould, magnat des chemins de fer, meurt d’une pneumonie peu de temps après avoir visité la tombe. L’aristocrate égyptien Ali Kamel Fahmy Bey est, lui, abattu par sa femme. Audrey Herbert, la sœur de Lord Carnarvon, meurt aussi en 1923 d’une septicémie. Un an plus tard, c’est au tour d’Archibald Douglas Reid, qui a radiographié le sarcophage, de succomber à une « maladie mystérieuse ». Quant au gouverneur du Soudan, Sir Lee Stack, qui fut l’un des premiers visiteurs du tombeau, il est assassiné au Caire.

Liste morbide

Ce n’est pas tout. En 1926, l’égyptologue français Georges Bénédicte meurt après une chute à l’extérieur du tombeau. En 1928, Arthur Mace, membre de l’équipe de Carter, décède d’un empoisonnement à l’arsenic après avoir dû quitter l’Égypte pour des problèmes de santé. La liste morbide ne s’arrête toujours pas. En 1929, un demi-frère de Carnarvon, Mervyn Herbert, décède d’une pneumonie. « Cette même année, le capitaine Richard Bethell, qui effectue divers emplois pour Carnarvon et Carter, meurt dans son lit dans des circonstances suspectes. Quelques mois plus tard, son père se jette par la fenêtre de son appartement situé au septième étage. Il laisse un mot stipulant : « Je ne supporte plus ces horreurs. »

À QUOI D’AUTRE S’ATTENDRE QUAND ON PROFANE LES DÉFUNTS ET QU’ON RÉCUPÈRE LES TRÉSORS DESTINÉS À L’APRÈS-VIE D’UNE CULTURE OBSÉDÉE PAR LA MORT ET L’ÉTERNITÉ ? »

Et que découvre-t-on en extrayant Toutankhamon de ses bandelettes ? Une blessure à la joue semblable à celle qui a causé la mort de Lord Carnarvon… « En fin de compte, la malédiction du tombeau de Toutankhamon reste célèbre parce qu’elle est logique, écrit J.W. Ocker. À quoi d’autre s’attendre quand on profane les défunts et qu’on récupère les trésors destinés à l’après-vie d’une culture obsédée par la mort et l’éternité ? S’il existe des choses maudites en ce bas monde, le tombeau d’un souverain égyptien en fait forcément partie. » Il n’empêche, le découvreur de la tombe, Howard Carter, a survécu vingt ans à la malédiction. Il est mort à Londres, à 64 ans, des suites d’un lymphome de Hodgkin… Quand au pharaon, « [il] est visible dans son tombeau, tandis que la plupart de ses trésors sont exposés au musée égyptien du Caire ou dans les musées du monde entier grâce à des expositions itinérantes qui répandent la malédiction sur toute la planète. »

Si vous êtes toujours vivant après avoir visité l’une de ces expositions, pas d’inquiétude, J.W. Ocker a en réserve bien d’autres objets maudits dont vous aurez à cœur de connaître l’histoire : le diamant Hope, la tombe de Shakespeare, la « momie malchanceuse », la bague de Rudolph Valentino, la chambre d’ambre, l’horloge astronomique de Prague, la Porsche 550 Spyder de James Dean, les poupées Annabelle et Robert…Bref, à la toute fin, il y a de fortes chance que vous mourriez. Désolé.

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel

France: Nouvelles dissensions internes au Conseil français du culte musulman

mars 17, 2021

Quatre fédérations composant le Conseil français du culte musulman (CFCM) ont annoncé mercredi 17 mars au soir qu’elles se retiraient du bureau exécutif de cette instance, principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman. La Fédération de la Grande Mosquée de Paris, le Rassemblement des Musulmans de France, Musulmans de France et la Fédération Française des Associations Islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) ont indiqué, dans un communiqué commun, leur «retrait définitif du bureau exécutif du CFCM à compter de ce jour» mercredi.

Une décision constatée par le président du CFCM Mohammed Moussaoui, contacté par l’AFP, qui a souligné que ces quatre fédérations, sur neuf au total, à ce stade «gardent leurs places au Conseil d’administration». Ces quatre fédérations mettent en cause la tenue d’une réunion ce mercredi, organisée, selon elles, «unilatéralement» par Mohammed Moussaoui, pour désigner l’aumônier national des prisons. Elles évoquent une réunion «organisée en dépit du bon sens, de manière illégale et contre (leur) avis».

Faux, a répondu Mohammed Moussaoui, qui souligne avoir «respecté les règles statutaires». Selon lui, il lui est reproché d’avoir tenu cette réunion avec parmi les présents des membres des deux fédérations turques, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) ainsi que Millî Görüs (CIMG) qui ont refusé en janvier de signer la «Charte des principes pour l’islam de France». Les quatre fédérations protestataires «demandent que toutes les réunions du bureau exécutif soient suspendues jusqu’à nouvel ordre, jusqu’à ce que les fédérations non-signataires paraphent le texte», a ajouté Mohammed Moussaoui. «Mais on ne peut accepter de paralyser le CFCM» en attendant une signature incertaine, a-t-il dit.

Créée en 2003, cette instance dirigée depuis janvier 2020 par Mohammed Moussaoui est devenue au fil des années le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur l’islam mais elle est régulièrement minée par ses différends internes et sa représentativité est souvent remise en cause. Réclamée par Emmanuel Macron dans la foulée de son offensive contre le «séparatisme»«la charte des principes pour l’islam de France» réaffirme la «compatibilité» de la foi musulmane avec la République et proscrit «l’ingérence» d’États étrangers dans le culte en France. Elle a été signée après plusieurs semaines de crises internes par cinq fédérations du CFCM.

Par Le Figaro avec AFP