Archive for the ‘Religion’ Category

Doha accuse Ryad de faire obstacle au pèlerinage des Qataris à La Mecque

juillet 31, 2017

Doha – Le Qatar a accusé l’Arabie saoudite, en crise ouverte avec Doha, de mettre des obstacles à la participation de ses ressortissants au hajj, mais s’est défendu de vouloir internationaliser la gestion du pèlerinage annuel à La Mecque.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère des Affaires islamiques du Qatar a affirmé que Ryad « a refusé de communiquer au sujet des garanties de sécurité des pèlerins (qataris) et de l’assistance pour leur hajj ».

L’Arabie saoudite a imposé des sanctions au Qatar, dont la fermeture de son espace aérien, depuis qu’elle a rompu ses relations le 5 juin –en même temps que les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte– avec l’émirat gazier, accusé de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l’Iran chiite, le grand rival du royaume sunnite.

Ryad a toutefois assuré le 20 juillet que les ressortissants qataris voulant se rendre à La Mecque pour le grand pèlerinage musulman –un des cinq piliers de l’islam– étaient les bienvenus, mais a assorti leur venue de certaines restrictions.

Les autorités saoudiennes refusent notamment que ces pèlerins arrivent directement de Doha à bord de vols de la compagnie Qatar Airways.

Le ministère des Affaires islamiques du Qatar a dit souhaiter « connaître les entités haut-placées compétentes en Arabie saoudite, capables d’offrir ces garanties (de sécurité) et exprime ses regrets de voir la politique mêlée à l’un des piliers de l’islam, ce qui pourrait empêcher de nombreux musulmans d’accomplir ce devoir sacré ».

Les déclarations qataries ont été interprétées par des médias de pays hostiles au Qatar comme un appel à « internationaliser » l’organisation du hajj, qui est actuellement assurée par les autorités saoudiennes.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a estimé dimanche sur la chaîne saoudienne Al-Arabiya qu’un appel à internationaliser la gestion de ce pèlerinage reviendrait à « déclarer la guerre » à son pays.

Lui répondant, son homologue du Qatar a affirmé quelques heures plus tard qu' »aucun responsable (de son pays) n’a fait de déclarations concernant une internationalisation du hajj ».

« Aucune démarche n’a été faite pour discuter du hajj à un niveau international », a ajouté cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani sur la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera.

« Le Qatar n’a jamais politisé le hajj et je regrette de dire que la question a été politisée par l’Arabie saoudite », a-t-il ajouté en référence aux restrictions faites aux pèlerins de son pays.

Il a accusé les médias d’avoir « fabriqué » et « inventé » l’appel qui a été attribué à son pays sur une internationalisation du hajj.

Le rituel du hajj, qui débute fin août cette année, est l’un des cinq piliers de l’islam que tout croyant musulman est appelé à effectuer au moins une fois durant sa vie s’il en a les moyens.

Lundi, dans un communiqué, le Comité des droits de l’Homme du Qatar a annoncé son intention de lancer une campagne contre les restrictions saoudiennes.

Cet organisme va s’adresser à cette fin au Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, à l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et à la Ligue arabe.

Il a appelé Ryad à renoncer « vite à ces restrictions », citant notamment la limitation aux seuls aéroports de Jeddah et de Médine pour l’entrée des pèlerins en provenance du Qatar.

Le comité s’est enfin dit préoccupé par la « rhétorique anti-Qatar (…) qui risque de menacer la sécurité de ses pèlerins ».

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 15h28)                                            

Heurts entre Palestiniens et forces israéliennes sur l’esplanade des Mosquées

juillet 27, 2017

La police israélienne sécurise l’esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem-Est le 27 juillet 2017 / © AFP / AHMAD GHARABLI

Des heurts ont opposé jeudi des Palestiniens à la police israélienne sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem alors que des milliers de fidèles musulmans pénétraient sur ce lieu saint après deux semaines de boycott.

La tension restait vive en soirée, à la veille de la prière hebdomadaire du vendredi à laquelle se rendent habituellement des milliers de fidèles.

Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l’esplanade pour protester contre la mise en place, aux entrées de ce site ultra-sensible situé à Jérusalem-Est –secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël–, de mesures de sécurité controversées, dont les dernières ont été levées jeudi matin.

Un correspondant de l’AFP a fait état de heurts peu après l’entrée sur l’esplanade de milliers de fidèles musulmans pour la prière de l’après-midi.

Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué qu’une centaine de personnes avaient été blessées sur l’esplanade et aux alentours de ce site religieux ultra-sensible appelé Noble sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs.

Des affrontements ont éclaté à l’extérieur de l’esplanade avec l’arrivée d’un groupe de policiers israéliens qui se sont introduits dans la foule. Des Palestiniens ont réagi en jetant des bouteilles en plastique et les forces israéliennes ont lancé des grenades assourdissantes.

La police israélienne a indiqué de son côté que des pierres avaient été jetées sur des officiers sur l’esplanade même.

« A l’entrée des fidèles sur le Mont du Temple, certains ont jeté des pierres sur des officiers, certaines tombant sur la place du mur Occidental », a indiqué la police israélienne dans un communiqué, en référence au mur des Lamentations, lieu saint juif situé en contrebas de l’esplanade.

– Volte-face –

« Une force de police sur le site a repoussé les perturbateurs avec des moyens de dispersion anti-émeutes. Un officier a été blessé à la tête par une pierre », a-t-on ajouté.

Des violences avaient éclaté la semaine dernière après l’installation le 16 juillet de détecteurs de métaux aux entrées du site, au surlendemain d’une attaque qui avait coûté la vie à deux policiers israéliens près de l’esplanade des Mosquées.

Cinq Palestiniens avaient été tués et des centaines blessés dans des affrontements avec les forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.

Jeudi, le ministère palestinien de la Santé a fait état du décès d’une sixième personne. Mohammed Kanaan, 26 ans, avait été blessé lundi dans des heurts avec les forces israéliennes en Cisjordanie.

Trois colons israéliens avaient en outre été poignardés à mort le 21 juillet en Cisjordanie par un Palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé jeudi sa condamnation à mort.

Après d’intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une escalade, Israël avait retiré mardi les détecteurs de métaux puis jeudi les derniers éléments du nouveau dispositif de sécurité.

« La police est revenue aux mesures de sécurité en vigueur avant l’attaque terroriste (…) du 14 juillet », a déclaré une porte-parole de la police, en référence à l’attaque contre les deux policiers israéliens.

Un responsable du Waqf, l’organisme chargé des biens musulmans à Jérusalem, a alors appelé jeudi les Palestiniens à mettre fin à leur boycott et à aller à Al-Aqsa, une des deux mosquées qu’abrite l’esplanade, avec le Dôme du Rocher.

– ‘Jouer avec le feu’ –

Le président palestinien Mahmoud Abbas a soutenu cet appel, tout en précisant qu’aucune décision n’avait encore été prise sur la reprise de la coordination sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël, dont il avait annoncé le gel la semaine dernière.

Il avait fait du retrait des nouvelles mesures de sécurité un préalable à la reprise de la coordination sécuritaire.

Israël avait justifié la mise en place de nouvelles mesures, affirmant que les assaillants des deux policiers israéliens avaient dissimulé sur l’esplanade des armes et en étaient sortis pour mener leur attentat.

Mais les Palestiniens y avaient vu une tentative d’Israël d’affermir son contrôle sur ce site, que les juifs considèrent comme leur lieu le plus sacré et les musulmans leur troisième lieu le plus saint.

L’Etat hébreu contrôle les entrées du site mais celui-ci est géré par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu’à certaines heures et n’ont pas le droit d’y prier.

Les autorités israéliennes ont assuré qu’elles n’avaient pas l’intention de modifier ces règles tacites.

Mais la Ligue arabe, qui tenait une réunion d’urgence, a accusé jeudi Israël de vouloir imposer sa souveraineté sur l’esplanade et Jérusalem-Est.

« C’est jouer avec le feu, et cela ne ferait que déclencher une guerre de religion », a prévenu le secrétaire général de l’organisation panarabe, Ahmed Aboul Gheit.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2017 22h19)                

Allemagne: 547 enfants victimes d’abus dans un chœur catholique

juillet 18, 2017

Logo du ch?ur des « Regensburger Domspatzen » (« les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne »), dans le sud de l’Allemagne, le 12 octobre 2016 / © dpa/AFP/Archives / Armin Weigel

Au moins 547 enfants du célèbre chœur catholique allemand de Ratisbonne ont été victimes de maltraitances, dont des viols, commis entre 1945 et le début des années 90, selon un rapport d’enquête dévoilé mardi.

Quelque cinq cents enfants du chœur des « Regensburger Domspatzen » (« les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne ») ont été victimes de maltraitances physiques et 67 (BIEN 67) ont fait l’objet d’agressions sexuelles, dont des viols, a indiqué un avocat chargé par l’Église de faire la lumière sur cette affaire qui a éclaté en 2010, Ulrich Weber.

Ces chiffres sont largement supérieurs à ceux publiés en janvier 2016, lorsqu’un rapport intermédiaire avait évoqué 231 victimes. En février 2015, les autorités catholiques locales n’en avaient reconnu que 72.

Les faits couvrent des délits et crimes allant de la privation de nourriture au viol en passant par des coups ou des agressions sexuelles. La plupart des cas sont toutefois prescrits et les 49 auteurs présumés des violences identifiés dans le rapport ne devraient donc pas être poursuivis.

Chacune des victimes devrait recevoir en revanche jusqu’à 20.000 euros d’indemnisation.

Les victimes ont décrit leur passage dans ce chœur millénaire et mondialement connu comme « une prison, un enfer et un camp de concentration », « le pire moment de leur vie, marqué par la peur, la violence et la détresse », a déclaré M. Weber.

L’affaire porte notamment sur des maltraitances qui se seraient produites alors que le frère de l’ancien pape Benoit XVI, Mgr Georg Ratzinger, dirigeait ce chœur de petits chanteurs, entre 1964 et 1994.

Mgr Georg Ratzinger, aujourd’hui âgé de 93 ans, a assuré n’avoir pas eu connaissance d’abus sexuels au sein de cette chorale fondée au Moyen-Âge, en 975.

Selon M. Weber, le frère de l’ancien pape savait et aurait au contraire « détourné les yeux » : la « culture du silence » régnait au sein du chœur où la protection de l’institution a semble-t-il primé, selon l’avocat.

En 2010, un ancien membre de la chorale, le chef d’orchestre et compositeur allemand Franz Wittenbrink, avait témoigné au magazine allemand Der Spiegel de la violence dont était capable Georg Ratzinger, évoquant plus largement un « système de punitions sadiques relié au plaisir sexuel ».

Ce scandale est l’un des nombreux qui a ébranlé ces dernières années l’église catholique. Benoît XVI ainsi que son successeur François ont demandé pardon pour les affaires de pédophilie ayant secoué le clergé.

En Allemagne, une école des Jésuites de Berlin a également été au coeur d’un scandale de pédophilie après avoir reconnu des abus sexuels systématiques commis sur des élèves par deux prêtres dans les années 70 et 80.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2017 13h02)                

RDC: deux prêtres enlevés par des hommes armés dans le Nord-Kivu

juillet 17, 2017

Des soldats des FARDC, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, en janvier 2014. © Joseph Kay/AP/SIPA

 

Deux prêtres ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés dans l’est de la République démocratique du Congo. Si l’évêque du diocèse de Beni-Butembo évoque la piste d’un groupe de Maï-Maï, les autorités locales ne privilégient aucune piste pour l’instant.

« Le curé Charles Kipasa et le vicaire Jean-Pierre Akili de la paroisse Marie reine des Anges de Bunyuka ont été enlevés dans la nuit de dimanche à lundi par des Maï-Maï qui les ont conduits vers le graben [les montagnes, NDLR]. Ils ont emporté aussi deux véhicules et deux motos », a affirmé à l’AFP Mgr Paluku Sikuli, évêque du diocèse de Beni-Butembo dont dépendaient les deux prêtres catholiques.

Les autorités civiles locales confirment l’enlèvement, mais restent plus prudentes sur l’identité supposée des ravisseurs. « Je confirme l’enlèvement de deux prêtres de la paroisse catholique de Bunyuka par des personnes armées inconnues », a déclaré Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, qui assure que les « services de défense et de sécurité sont à pied d’œuvre pour les retrouver ». Il a par ailleurs précisé que les ravisseurs ont abandonné deux véhicules derrière eux.

Violences intercommunautaires

L’identité des ravisseurs n’est pour l’instant pas officiellement connue, et aucune revendication de l’enlèvement n’a été faite. Cependant, les deux prêtres enlevés dans la nuit de dimanche à lundi sont de l’ethnie Nande, ce qui pourrait accréditer la thèse d’un nouvel épisode dans les violences intercommunautaires récurrentes dans cette région de l’est de la RD Congo entre Nande, Kobo et Hunde d’une part, et Hutu de l’autre.

Cet enlèvement intervient alors que la province du Nord-Kivu est le théâtre d’un regain de violences armées depuis la mi-juin. Plusieurs attaques meurtrières ont été menées dans la région, notamment contre les forces armées congolaises, par un groupe armé non identifié formellement.

L’ampleur et la multiplicité des attaques récentes menées par ces hommes armés a même poussé le gouverneur de la province à lancer un véritable cri d’alarme, le 28 juin dernier. « Une nouvelle guerre se profile à l’horizon », avait alors prévenu Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord-Kivu, qui jugeait alors que les attaques répétées, jusque dans les faubourgs de la ville de Beni, « dépassent de loin la capacité des présumés Maï-Maï ».

Les enlèvements sont un phénomène courant dans cette province de l’est de la RD Congo. Mais l’enlèvement de religieux reste relativement rare. En 2012, trois prêtres assomptionnistes avaient été enlevés près de Beni par des hommes armés, désignés alors comme des membres des ADF, l’Alliance des Forces démocratiques, un groupe armé venu d’Ouganda au milieu des années 1990.

Vatican: Le pape François ouvre une nouvelle voie vers la béatification

juillet 12, 2017

Par le motu proprioMaiorem hac dilectionem, le pape François ouvre une nouvelle voie vers la béatification pour ceux qui, par une « héroïque acceptation, à cause de l’amour, d’une mort certaine et à brève échéance » ont fait l’« offrande libre et volontaire » de leur vie.

Le pape François a introduit l’« offrande de la vie » comme nouvelle modalité de béatification aux côtés de l’héroïcité des vertus et du martyre mardi 11 juillet.

Le pape François a introduit l’« offrande de la vie » comme nouvelle modalité de béatification aux côtés de l’héroïcité des vertus et du martyre mardi 11 juillet. / Pool New / Reuters

 

Dans une lettre apostolique en forme de motu proprio rendue publique mardi 11 juillet, le pape François a introduit l’« offrande de la vie » comme nouvelle modalité de béatification aux côtés de l’héroïcité des vertus et du martyre.

« Il est certain que l’offrande héroïque de la vie, suggérée et soutenue par la charité, exprime une vraie, pleine et exemplaire imitation du Christ et, par conséquent, mérite cette admiration que la communauté des fidèles réserve habituellement à ceux qui ont accepté volontairement le martyre du sang ou ont exercé à un degré héroïque les vertus chrétiennes », écrit le pape dans ce motu proprio intitulé Maiorem hac dilectionem (« Pas de plus grand amour «).

« Offrande libre et volontaire de la vie »

Concrètement, les postulateurs d’une cause en béatification pourront, à côté de la reconnaissance de l’héroïcité des vertus d’une personne ou de son martyre (sa mort « en haine de la foi »), demander celle de l’offrande de sa vie.

Comme l’explique le motu proprio, il doit s’agir d’une « offrande libre et volontaire de la vie » et d’une « héroïque acceptation, à cause de l’amour, d’une mort certaine et à brève échéance ». Il devra bien y avoir « un lien entre l’offrande de la vie et la mort prématurée ».

Par ailleurs, la personne à béatifier devra avoir exercé « au moins de manière ordinaire », les « vertus chrétiennes avant l’offrande de sa vie et jusqu’à sa mort » et bénéficier d’une « réputation de sainteté et de signes, au moins après la mort ».

« Valoriser un témoignage chrétien héroïque »

Enfin, contrairement au martyre et comme pour la voie des vertus héroïques, il faudra la reconnaissance d’un miracle survenu après la mort de la personne et à son intercession.

« Il s’agit d’une nouvelle façon de valoriser un témoignage chrétien héroïque qui n’avait pas, jusque-là, de procédure particulière, car il ne correspond ni tout à fait au cas du martyre, ni à celui des vertus héroïques », explique dans L’Osservatore romano Mgr Marcello Bartolucci, secrétaire de la Congrégation des causes des saints.

Il s’agit notamment de reconnaître l’héroïcité du don de soi de personnes qui ont donné leur vie en l’absence de persécuteurs, possibilité déjà envisagée en son temps par Benoît XIV qui avait fixé, au XVIIIe siècle, les règles des béatifications et canonisations.

« Martyr de la charité »

Néanmoins, l’Église n’avait trouvé jusqu’ici aucune procédure satisfaisante pour reconnaître la sainteté de ceux qui ont répondu au plus haut point à l’enseignement du Christ selon qui « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15, 13).

C’est ainsi que, en 1995, le Père Damien de Veuster, mort en 1889 de la lèpre alors qu’il s’occupait des lépreux d’Hawaï avait été béatifié après avoir été proclamé « martyr de la charité ».En 2014, la Congrégation des causes des saints, encouragée par François, avait donc lancé une réflexion sur le sujet, qui aboutit au motu proprio approuvé en septembre dernier par son assemblée plénière et signé le 11 juillet par le pape.

La-croix.com par Nicolas Senèze

Québec: Inauguration d’un cimetière musulman à St-Augustin-de-Desmaures

juillet 9, 2017

 

Premier cimetière musulman dans la région de Québec

Le premier cimetière musulman dans la région de Québec est inauguré aujourd’hui à Saint-Augustin-de-Desmaures.L’entreprise funéraire Lépine Cloutier avait annoncé ce printemps qu’elle réserverait une partie de son cimetière Les Jardins Québec pour les citoyens musulmans.

Environ 500 lots leur sont réservés dans un premier temps, mais ce nombre pourrait augmenter par la suite. L’absence d’un cimetière musulman dans la région a été notée à la suite de l’attentat de Québec, le 29 janvier dernier, parce que les dépouilles des victimes ont dû être enterrées à Montréal ou à l’étranger.

© Radio-Canada/Radio-Canada/Jonathan Lavoie

Les discussions avaient été amorcées il y a un peu plus d’un an. « Du côté de Montréal, ça fait déjà cinq ans qu’on a dédié une partie de notre cimetière pour les musulmans », indique Yvan Rodrigue, président de l’entreprise Lépine Cloutier.« Ces gens-là sont arrivés ici depuis déjà 40 à 60 ans et les décès commencent à arriver et ils ont besoin d’un lieu de repos. » – Yvan Rodrigue, président de l’entreprise Lépine Cloutier

© Radio-Canada/Radio-Canada/Jonathan Lavoie

Des membres de la communauté algérienne se disent heureux de ce dénouement. La plupart des familles devaient rapatrier la dépouille de leurs défunts à l’étranger.« On a besoin d’avoir un lieu où on peut finir notre vie et reposer en paix », lance Nadir Belkhiter de l’Association de la communauté algérienne de Québec.

« D’avoir un cimetière musulman dans la grande région de Québec, c’est beaucoup plus commode et beaucoup plus approprié que d’avoir à aller soit à Montréal, soit d’avoir à rapatrier les corps dans le pays d’origine. » – Nadir Belkhiter, membre de l’Association de la communauté algérienne de Québec.

L’initiative ne répond pas cependant aux besoins de toute la communauté musulmane. Le Centre culturel islamique de Québec espère devenir propriétaire de son propre cimetière à Saint-Apollinaire. Des résidents contestent toutefois ce projet, qui sera soumis à un référendum la semaine prochaine

Inauguration d'un cimetière musulman à St-Augustin-de-Desmaures© Radio-Canada/Jonathan Lavoie Inauguration d’un cimetière musulman à St-Augustin-de-Desmaures

Radio-canada.ca

A Cuba, la nouvelle vie des francs-maçons rescapés de la révolution

juillet 3, 2017

Lazaro Cuesta, grand Maître de la Grande loge de Cuba, dans le temple maçonnique de La Havane, le 27 juin 2017 / © AFP / ADALBERTO ROQUE

Impeccablement vêtu de blanc et arborant un gros collier doré orné d’une équerre et d’un compas, Lazaro Cuesta lève son verre. Ce 24 juin, la Grande loge de Cuba est à la fête dans son petit temple de La Havane.

Après avoir brandi sept fois le verre, une trentaine de « frères » éclusent leur vin puis se tiennent la main pour scander la très républicaine devise franc-maçonne « Liberté, égalité, fraternité! » qui ouvre et clôt chacune de leurs réunions.

La loge cubaine, qui célèbre ce jour-là les 300 ans de l’obédience dans le monde, a enfin tourné la page de trois décennies difficiles marquées par la stigmatisation et l’exclusion, entre la révolution castriste de 1959 et la détente des années 1990.

« Nous avons surmonté une crise (…) qui a laissé la maçonnerie en mauvais état », mais depuis « que la foi a été libérée », une ère nouvelle a débuté, explique Lazaro Cuesta, le Grand maître de la Grande loge de Cuba, posté devant le drapeau maçonnique figurant une ruche entourée de sept abeilles sur fond vert.

Agé de 72 ans, cet ancien menuisier est devenu en 2015 le premier Noir à être nommé Grand maître à Cuba.

L’histoire des loges maçonniques sur l’île remonte à la fin du XVIIIe siècle, quand elles ont été importées par les colons français venus d’Haïti.

Créée officiellement en 1859, la Grande loge cubaine a vécu une cohabitation délicate avec le colonisateur espagnol avant d’entrer dans une période faste après l’indépendance, au tournant du XXe siècle. Elle a compté jusqu’à plus de 30.000 adeptes dans les années 1950.

– Nationalisation sous Castro –

Mais peu après sa prise du pouvoir, le régime castriste s’est attaqué à toutes les croyances et, en 1961, a nationalisé la plupart de les propriétés de la Grande loge, dont une partie de son siège central, un bâtiment de 11 étages sis en plein centre de La Havane.

Etre franc-maçon dans les années 1960 « était un péché », se remémore Juan Antonio Velez, un métis de 90 ans, dont 55 passés au sein de la loge havanaise.

L’historien Eduardo Torres-Cuevas, directeur de la Bibliothèque nationale et auteur d’un ouvrage sur la maçonnerie cubaine, explique que contrairement à d’autres pays Cuba n’a pas interdit les pratiques des croyants, francs-maçons ou « abakuas » (confrérie secrète afro-cubaine).

Mais les francs-maçons étaient considérés comme suspects et donc exclus des arcanes de l’Etat, alors employeur quasi-exclusif des Cubains, explique-t-il.

« Beaucoup de frères ont dû abandonner la franc-maçonnerie, ils étaient angoissés car ils ne pouvaient pas travailler », confirme M. Velez en faisant pivoter sa chevalière franc-maçonnique en or sur son doigt.

Refusé de toutes parts, M. Velez raconte avoir été obligé de travailler dans une plantation de café avant de pouvoir, grâce à la médiation d’un ami franc-maçon, se reconvertir comme menuisier dans un petit hôtel au début des années 1970.

– ‘Les filles de l’Acacia’ –

De nombreux intellectuels et membres de la hiérarchie franc-maçonne quittent alors le pays ou l’obédience, faisant passer les effectifs de la loge de 34.000 membres avant la révolution à 19.500 à la fin des années 1980.

En 1991, la tempête s’apaise finalement et l’Etat normalise sa relation avec les francs-maçons, les catholiques et les protestants, ainsi qu’avec les adeptes des rites afro-cubains, majoritaires à Cuba.

Une détente qui provoque un nouveau boom des adhésions à la Grande loge. M. Cuesta raconte même avoir assisté à l’adhésion de militaires et militants « durs » du Parti communiste cubain (PCC).

Aujourd’hui, sont recensés 27.800 « frères », généralement des hommes ayant dépassé les 40 ans, dans 321 loges à travers le pays.

Toujours tenues à l’écart, les femmes se consolent depuis 1936 avec une loge « para-maçonnique » dénommée « Les filles de l’Acacia ».

Aux antipodes du culte du secret souvent constaté dans les obédiences occidentales, l’appartenance à la franc-maçonnerie s’assume au grand jour sur l’île caribéenne.

Accordée comme ailleurs par cooptation, elle confère une certaine valeur éthique et morale à ses membres, mais ne garantit aucunement la réussite sociale.

– ‘Franc-maçonnerie pauvre’ –

D’ailleurs la franc-maçonnerie cubaine fonctionne seulement avec les maigres cotisations de ses adeptes. Elle n’a récemment pu restaurer son petit temple qu’avec l’aide de généreux donateurs.

« Nous sommes une franc-maçonnerie pauvre », confesse Leonardo Hernandez, un économiste retraité de 82 ans. « Mais si je tombe malade, il y aura toujours un franc-maçon à mon chevet. »

Dominée par l’élite blanche à son origine, la franc-maçonnerie de l’île s’est progressivement ouverte aux populations plus modestes et aux professions « historiques » qui la composaient à l’origine: maçons, plombiers ou menuisiers.

« Aujourd’hui, la loge est plus colorée », plaisante M. Velez, le métis.

Originalité typiquement cubaine, le Grand maître Lazaro Cuesta est aussi un prêtre reconnu du culte d’Ifa, très présent dans la « santeria ».

Et souvent, il n’hésite pas à braver la tradition franc-maçonne en troquant le noir pour le blanc des cérémonies afro-cubaines.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juillet 2017 14h02)

Depuis Londres, Buhari envoie un message vocal aux Nigérians pour l’Aid

juin 26, 2017

Un homme lit un journal dont la Une est consacrée au départ du président Muhammadu Buhari à Londres pour raisons médicales, le 8 mai 2017. / © AFP/Archives / PIUS UTOMI EKPEI

Malade et absent de son pays depuis des semaines, le président nigérian Muhammadu Buhari, a envoyé un message vocal pour souhaiter à ses compatriotes une joyeuse Aïd El-Fitr qui marque lundi la fin du ramadan au Nigeria, selon la présidence.

Dans le message vocal attribué au président et diffusé sur les radios nigérianes durant le week-end, une voix qui semble être la sienne, très fatiguée et hésitante, s’exprime en haoussa.

« Je suis immensément reconnaissant à Dieu pour sa miséricorde à nous guider avec succès pour achever un autre Ramadan. Mes salutations à tous les musulmans nigérians et à nos frères chrétiens à l’occasion de l’Aïd El-Fitr », affirme le message traduit en anglais par la présidence.

« Je demande encore une fois à tous les Nigérians d’éviter des déclarations ou des actions irresponsables à l’encontre de nos compatriotes », a-t-il ajouté faisant allusion aux tensions ethniques et religieuses qui ont récemment refait surface dans le pays. Le Nigeria compte près de 200 millions d’habitants avec des centaines de groupes ethniques.

« Nous devrions nous résoudre à vivre dans la paix et l’unité dans notre grand pays », a-t-il dit.

Les plus grands doutes planent sur l’état de santé de Muhammadu Buhari (74 ans), dont le Nigeria reste sans nouvelles depuis son départ à Londres début mai pour raisons médicales, même si son entourage tente de rassurer l’opinion, affirmant régulièrement qu’il n’y a pas à s’inquiéter.

Des médias locaux et les réseaux sociaux ont relayé ces derniers des rumeurs selon lesquelles le chef de l’Etat avait des diffucultés d’élocution et des trous de mémoire.

En début d’année, M. Buhari, avait déjà passé près de deux mois à Londres pour des raisons de santé. A son retour il avait confié « n’avoir jamais été aussi malade », alors que ses proches et ses porte-parole n’avaient cessé de dire qu’il était « en pleine forme ».

Les causes de sa maladie n’ont pas été dévoilées, mais il a semblé extrêmement affaibli lors de ses dernières apparitions publiques.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h52)                

Arabie: la fête de la fin du ramadan célébrée dimanche

juin 24, 2017

 

Ryad – La fête de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman, sera célébrée à partir de dimanche, ont annoncé samedi les autorités religieuses en Arabie saoudite.

Dans un communiqué du cabinet royal publié par l’agence officielle Spa, les autorités religieuses ont indiqué qu’après l’observation du premier croissant de lune de chawal, le nouveau mois lunaire, dimanche sera le premier jour de la fête du Fitr.

Les Emirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn, le Qatar et le Yémen ont également annoncé sur leurs agences de presse que dimanche marquerait le début de l’Aïd el-Fitr.

Le sultanat d’Oman est le seul pays de la péninsule arabique à avoir fixé la date du Fitr à lundi, l’observation du croissant de lune n’ayant pas pu être observée samedi, selon un communiqué des autorités religieuses publié à Mascate.

Pendant le ramadan, mois de piété et de prière, les fidèles s’abstiennent de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels du lever au coucher du soleil.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2017 21h41)                   

Vatican: Le pape François menace des prêtres nigérians de destitution

juin 12, 2017

Le pape Francois, place Saint-Pierre, au Vatican, le 6 avril 2016. © Andrew Medichini/AP/SIPA

Le pape François a lancé un ultimatum de 30 jours à des prêtres nigérians pour qu’ils lui prêtent obéissance, en acceptant la nomination d’un évêque du diocèse d’Ahiara (sud), sous peine d’être déchus de leur office.

Le pape Pape François, qui recevait en audience une délégation catholique du Nigeria, a demandé aux prêtres et ecclésiastiques d’Ahiara de lui écrire personnellement pour lui « demander pardon », a indiqué samedi 10 juin le Saint-Siège dans un communiqué, relayé par l’AFP.

Dans sa lettre, chacun devra clairement exprimer son « obéissance totale au pape » et être disposé « à accepter l’évêque nommé par le pape », Mgr Peter Okpaleke, ajoute le texte qui précise que le courrier devra être envoyé sous 30 jours à compter du 9 juillet. « Ceux qui ne le feront pas seront de fait déchus de leur office », prévient le Saint-Siège.

Une situation « inacceptable »

Lors de sa nomination en 2012 par le pape Benoit XVI au poste d’évêque d’Ahiara, Mgr Peter Okpaleke avait été accueilli avec hostilité par les prêtres locaux, qui reprochaient au Vatican de ne pas avoir nommé un évêque originaire de leur diocèse pour des considérations ethniques.

Conséquence de ce rejet : le cardinal-archevêque d’Abuja Mgr John Onaiyekan avait été nommé également administrateur apostolique du diocèse d’Ahiara en juillet 2013. Lors de l’audience de jeudi 8 juin, à laquelle participaient plusieurs prêtres nigérians ainsi que Mgr Onaiyekan et Mgr Okpaleke, le pape a qualifié la situation d’ « inacceptable », se disant « profondément peiné ».

Jeuneafrique.com avec AFP