Archive for the ‘Religion’ Category

Vatican: Le pape François menace des prêtres nigérians de destitution

juin 12, 2017

Le pape Francois, place Saint-Pierre, au Vatican, le 6 avril 2016. © Andrew Medichini/AP/SIPA

Le pape François a lancé un ultimatum de 30 jours à des prêtres nigérians pour qu’ils lui prêtent obéissance, en acceptant la nomination d’un évêque du diocèse d’Ahiara (sud), sous peine d’être déchus de leur office.

Le pape Pape François, qui recevait en audience une délégation catholique du Nigeria, a demandé aux prêtres et ecclésiastiques d’Ahiara de lui écrire personnellement pour lui « demander pardon », a indiqué samedi 10 juin le Saint-Siège dans un communiqué, relayé par l’AFP.

Dans sa lettre, chacun devra clairement exprimer son « obéissance totale au pape » et être disposé « à accepter l’évêque nommé par le pape », Mgr Peter Okpaleke, ajoute le texte qui précise que le courrier devra être envoyé sous 30 jours à compter du 9 juillet. « Ceux qui ne le feront pas seront de fait déchus de leur office », prévient le Saint-Siège.

Une situation « inacceptable »

Lors de sa nomination en 2012 par le pape Benoit XVI au poste d’évêque d’Ahiara, Mgr Peter Okpaleke avait été accueilli avec hostilité par les prêtres locaux, qui reprochaient au Vatican de ne pas avoir nommé un évêque originaire de leur diocèse pour des considérations ethniques.

Conséquence de ce rejet : le cardinal-archevêque d’Abuja Mgr John Onaiyekan avait été nommé également administrateur apostolique du diocèse d’Ahiara en juillet 2013. Lors de l’audience de jeudi 8 juin, à laquelle participaient plusieurs prêtres nigérians ainsi que Mgr Onaiyekan et Mgr Okpaleke, le pape a qualifié la situation d’ « inacceptable », se disant « profondément peiné ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Cameroun : L’évêque de Bafia se serait suicidé en se jetant du haut d’un pont

juin 2, 2017

Jean-Marie-Benoît-Bala-Africapostnews

Actualité Cameroun – La nouvelle a eu l’effet d’une bombe atomique au sein de la communauté catholique du Cameroun. Monseigneur Jean Marie Benoît Bala, l’évêque de Bafia, dans le centre du pays, se serait tué en se jetant du haut d’un pont. Pour l’instant et bien que l’enquête judiciaire ne soit qu’à ses débuts, tout laisse à croire que le responsable religieux s’est suicidé en effectuant un plongeon mortel depuis le pont d’Ebebda, à environ 80 km de Yaoundé.

Selon des sources concordantes, c’est la présence d’un véhicule vide garé sur le pont, qui a attiré l’attention des usagers qui empruntaient cette voie. La voiture de marque Toyota Prado, immatriculé au Cameroun CE 9503 V, était stationnée là, sans que l’on ne sache où se trouve son propriétaire. Le 4X4 japonais était garé dans le sens Yaoundé – Bafia.

En fouillant le véhicule, une correspondance pour le moins intrigante a été retrouvée dans le véhicule abandonné.  Le petit message portait la mention « je suis dans l’eau ». Toute chose qui a suscité moult interrogations et supputations. Rapidement, les découvreurs du mystérieux véhicule ont conclu que le propriétaire de ce dernier s’était jeté du pont…

Alerté aux environs de 13h, heure locale, notamment par un autre membre du clergé, le préfet du Mbam-et-Inoubou, région du Centre au Cameroun, Tchoffo Sa’a Maurice, s’est déporté sur les lieux de la curieuse disparition. Ce dernier a confirmé que le véhicule retrouvé était bel et bien celui de l’évêque de Bafia, Monseigneur Jean-Marie Balla.

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Voiture de l’évêque sur le pont

De ce que l’on sait actuellement, aucune trace de violence n’a été constatée dans le véhicule et aux abords de celui-ci. Les collaborateurs de l’évêque disparu ont laissé entendre que Mgr Jean Marie Benoît Bala serait parti de Bafia pour une destination inconnue, aux alentours de 23 h.

Pour l’instant, le corps du prélat n’a toujours pas été retrouvé. Les autorités camerounaises ont décidé d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite de cette curieuse disparition. Personne ne sait réellement ce qu’est advenu de Jean Marie Benoît Bala.

L’annonce de cette terrible nouvelle a suscité l’émoi dans tout le pays. Les catholiques du Cameroun ne peuvent qu’implorer le Bon Dieu, pour que le prélat soit retrouvé sain et sauf…

C’est le 3 mai 2003 que Mgr Jean Marie Benoît Bala avait pris les rênes de ce diocèse qui compte près de 200.000 catholiques. Décrit comme un homme sans histoire, il était très impliqué au sein de sa communauté. Avant sa nomination par le Pape Jean Paul II, Jean Marie Benoît Bala était supérieur du petit séminaire de Yaoundé. Né le 10 mai 1959 à Oweng, il a été ordonné prêtre le 20 juin 1987. Il a suivi des études en philosophie et en théologie. Par ailleurs est titulaire d’un diplôme en sciences sociales et en gestion.

Africapostnews.com

Egypte: 24 morts dans l’attaque d’un bus transportant des chrétiens

mai 26, 2017

Au moins 24 personnes ont été tuées en Egypte dans l’attaque par des hommes armés d’un bus transportant des chrétiens / © AFP/Archives / KHALED DESOUKI

Au moins 24 personnes ont été tuées vendredi en Egypte dans l’attaque par des hommes armés d’un bus transportant des chrétiens, a indiqué un responsable.

« Il y a 24 morts », a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Megahed, à la télévision d’Etat, ajoutant qu’il y avait 27 blessés.

Cette attaque, qui a eu lieu dans la province de Minya, au sud du Caire, intervient un mois et demi après des attentats contre deux églises coptes, qui avaient fait 45 morts et avaient été revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

L’EI, qui avait également revendiqué un attentat contre une église copte du Caire en décembre (29 morts), s’est engagé ces derniers mois à multiplier les attaques contre la minorité copte en Egypte, qui représente environ 10% des quelque 90 millions d’habitants de ce pays.

Les coptes forment la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient, et l’une des plus anciennes, dans un pays où les musulmans sunnites sont largement majoritaires.

Une branche de l’EI sévit dans le nord de la péninsule du Sinaï où elle attaque régulièrement les forces de sécurité. Elle y a également procédé à des attaques ciblées contre des chrétiens, poussant des dizaines de familles à fuir la région.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 12h58)                

Angleterre: Musulmans « tous suspects? »: stupeur à la mosquée du kamikaze de Manchester

mai 24, 2017

Fawzi Haffar, l’un des responsables de la mosquée de Didsbury à Manchester, prononce un discours devant le bâtiment, le 24 mai 2017 / © AFP/Archives / Oli SCARFF

« On est tous soupçonnés? Vous allez tous nous arrêter? », lance à un policier une fidèle de la mosquée proche du domicile du kamikaze qui a tué 22 personnes à Manchester, la communauté musulmane craignant d’être une fois encore ciblée.

Les anciens de la mosquée Didsbury, un bâtiment victorien en briques rouges, s’inquiètent d’une recrudescence d’actes islamophobes après l’attentat.

« Cet acte lâche » n’a « pas sa place dans notre religion », a déclaré un responsable, Fawzi Haffar, devant le bâtiment, entouré de fidèles. A l’issue d’une minute de silence, il a remercié tous ceux qui étaient venus au secours des victimes et appelé « quiconque ayant des informations à contacter sans délai la police ».

Cette mosquée, dans un quartier arboré du sud de l’agglomération, est fréquentée par de nombreux étudiants. « C’est l’une des plus attractives, on ne prêche que l’amour ici », assure auprès de l’AFP Javed Akhtar, devant le bâtiment protégé par des policiers.

Il n’a jamais rencontré le kamikaze de 22 ans, d’origine libyenne, mais se dit incrédule, ne pouvant pas imaginer « qu’un type d’ici, qui a fréquenté cet endroit, ait pu faire un truc aussi épouvantable ».

Le père du kamikaze a parfois appelé à la prière dans ce lieu et son frère Ismaël y a été un bénévole, selon des médias britanniques.

M. Haffar n’a pas précisé le lien du terroriste présumé à sa mosquée, mais a démenti des informations de presse affirmant qu’il y aurait travaillé. « Ce n’est pas vrai ».

Un imam, Mohammed Saeed, a raconté au Guardian avoir prêché en 2015 contre les démons du terrorisme, s’attirant un regard noir de Salman Abedi, un vrai « visage de haine » selon ses termes.

– Jihad numérique –

Depuis l’attentat, le mystère reste entier sur la radicalisation du jeune homme, né et élevé à Manchester au sein d’une famille très croyante, et les différentes étapes qui l’ont conduit à mener un attentat revendiqué par l’organisation Etat Islamique.

Azher Mahmood, fidèle de 57 ans à la mosquée Didsbury, assure à l’AFP que les imams dénoncent régulièrement le jihadisme. « Ils recommandent de rester bien loin des groupes radicalisés, surtout aux plus jeunes ».

L’avancée de Salman Abedi sur le chemin de l’extrémisme pourrait s’être faite sur internet et les réseaux sociaux, suggère-t-il. « C’est l’un des endroits les plus redoutables » pour trouver de la propagande jihadiste.

Mohammed Shafiq, de la Fondation Ramadan basée à Manchester, partage cette analyse: « Il faut reconnaître et accepter que le problème ne vient pas de mosquées, un énorme travail y a été fait contre la radicalisation ».

Des extrémistes déforment les textes sacrés en ligne pour recruter, affirme-t-il à l’AFP, estimant qu’il faut cependant davantage dialoguer avec des jeunes dont les voix sont « constamment ignorées » dans leur quotidien.

A Didsbury, certains craignent des représailles contre les musulmans après l’attentat de lundi. Quelques heures après, un homme avait mis le feu à l’entrée d’une mosquée de la ville, selon des images publiées par le Manchester Evening News.

« On s’inquiète des actes anti-musulmans qui nous sont rapportés, des agressions verbales aux attaques contre des mosquées », affirme M. Haffar. Mais cela n’empêche pas la mosquée de se sentir profondément mancunienne. « Manchester est une ville formidable promise à un avenir prospère et brillant ».

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2017 00h00)

Le pape et Trump au Vatican, sourires et appel à la paix

mai 24, 2017

Le pape François et le président américain Donald Trump se serrent la main lors d’une rencontre, le 24 mai 2017 au Vatican, à Rome / © OSSERVATORE ROMANO/AFP /

Le pape François a appelé mercredi Donald Trump à oeuvrer pour la paix, à l’issue d’un face-à-face au Vatican où les deux dirigeants, que tout ou presque sépare, étaient tout sourire, au moins devant les caméras.

A l’issue de leur entretien d’une demi-heure dans la bibliothèque des appartements pontificaux, le président milliardaire et le « pape des pauvres » sont apparus relativement détendus devant la presse du monde entier qui étudiait leur moindres battements de cils.

« Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit », a lancé Donald Trump en prenant congé de son hôte, avant de s’entretenir plus longuement avec le numéro deux du Vatican.

Plus tard, en marge d’une rencontre avec le gouvernement italien, Donald Trump s’est exclamé en parlant du pape: « C’est vraiment quelqu’un! ».

« Nous avons eu une rencontre fantastique », a-t-il ajouté, soulignant aussi à quel point il aimait l’Italie.

Pour sa part, le Vatican n’est pas sorti d’un bref communiqué au langage très policé, évoquant des « discussions cordiales » et « la satisfaction de bonnes relations bilatérales » entre la première puissance mondiale et le plus petit Etat du monde.

Le pape a voulu pointer un « engagement commun en faveur de la vie et de la liberté religieuse et de conscience ».

M. Trump a autorisé des entreprises à refuser de financer la prise en charge de la contraception de leurs employés, bloqué le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement et nommé à la Cour suprême un juge conservateur étiqueté anti-avortement.

De quoi faire plaisir à la moitié conservatrice de l’électorat catholique qui a voté pour lui, mais aussi au pape. Car malgré son image de « révolutionnaire », François reste un strict gardien de la tradition sur les questions éthiques.

Mercredi, les deux hommes ont échangé sur « la promotion de la paix dans le monde », dont « le dialogue interreligieux » au Moyen-Orient.

Le Saint-Siège s’est permis seulement une vague allusion aux barrières à l’immigration, point de discorde le plus flagrant entre Trump et le pape.

Il a souhaité une « collaboration sereine » entre la Maison Blanche et l’Eglise catholique américaine, « impliquée au service de la population dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’assistance aux migrants ».

De prime abord, pourtant, les sujets de dissension sont innombrables.

Le pape, pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles a-t-il évoqué les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans les programmes sociaux ? Ou encore la question du changement climatique ? Mystère.

– Livres de Martin Luther King –

Le président républicain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix. « Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix », a-t-il expliqué.

« On a bien besoin de paix », a glissé le président septuagénaire.

En recevant les textes du pape, dont son encyclique sur la défense de l’environnement, le président américain a promis de les lire.

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi devant des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, où il n’a fait aucune allusion à son rendez-vous matinal.

M. Trump a pour sa part eu le privilège d’une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d’oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Son épouse Melania s’est rendue auprès d’enfants malades, sa fille et conseillère Ivanka dans une communauté catholique oeuvrant pour la lutte contre le trafic de migrants.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l’islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem.

Même si le ton s’était récemment adouci, la rencontre n’allait pas de soi après la mémorable pique du pape au candidat Trump en février 2016. François avait alors lancé: « Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne ».

Le milliardaire avait jugé « honteux » qu’un responsable religieux « mette en doute la foi d’une personne », mais n’a pas abandonné son projet de mur le long de la frontière avec le Mexique.

L’avion présidentiel Air Force One devait quitter Rome en milieu d’après-midi pour rejoindre Bruxelles, où M. Trump doit rencontrer le roi et le Premier ministre belges avant de participer jeudi à un sommet de l’Otan.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 14h09)                

Trump, premier président américain en exercice au mur des Lamentations

mai 22, 2017

Jérusalem – Donald Trump s’est recueilli lundi devant le mur des Lamentations à Jérusalem, devenant le premier président américain en exercice à se rendre sur ce haut lieu du judaïsme.

M. Trump, qui portrait une kippa noire, a posé la main droite sur le mur et a glissé, selon la tradition, un bout de papier dans les interstices entre les pierres.

Ces papiers contiennent habituellement des prières ou des vœux.

Le 45e président des Etats-Unis a ensuite écrit quelques mots sur un grand livre prévu à cet effet.

M. Trump s’est rendu au mur sans être accompagné d’un dirigeant israélien. La présence éventuelle d’un dirigeant israélien avait soulevé des questions avant la visite.

Elle aurait pu être interprétée comme une reconnaissance de souveraineté israélienne sur les lieux de la part des Etats-Unis alors que l’administration américaine continue de considérer que le statut diplomatique de Jérusalem reste à négocier.

Le mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, partie palestinienne dont Israël s’est emparé en 1967 et qu’il a annexée en 1980.

Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale « indivisible » tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Au mur des Lamentations, la femme et la fille de M. Trump, Melania et Ivanka, qui est aussi sa conseillère à la Maison Blanche, se sont rendues dans la partie réservée aux femmes.

Après avoir prié, Ivanka Trump, convertie au judaïsme et tout de noir vêtue, a essuyé quelques larmes.

Avant cette visite historique sur ce site de prière le plus sacré pour les juifs, M. Trump et sa famille avaient visité le Saint-Sépulcre, lieu le plus sacré du christianisme, également situé à Jérusalem-Est.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2017 16h04)                                            

Trump prononcera un discours sur une « vision pacifique » de l’islam

mai 16, 2017

 

Donald Trump à la Maison Blanche le 16 mai 2017 / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump, qui avait proposé durant sa campagne de barrer l’entrée des musulmans aux États-Unis, prononcera dimanche en Arabie saoudite, lors de son premier déplacement à l’étranger, un discours sur une « vision pacifique » de l’islam.

Le président américain a signé un décret -actuellement bloqué par la justice- extrêmement controversé visant à fermer temporairement les frontières aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans (Iran, Libye, Syrie, Somalie, Soudan et Yémen).

Accusé par ses détracteurs d’attiser l’islamophobie, il a défendu bec et ongles son initiative au nom de la lutte contre « les terroristes islamiques radicaux ».

Au deuxième jours de sa visite en Arabie saoudite, où il est attendu samedi, le président septuagénaire s’exprimera devant les dirigeants de « plus de 50 pays musulmans ».

A cette occasion, il prononcera un discours sur « la nécessité d’affronter les idéologies radicales » et sur ses « espoirs » pour « une vision pacifique de l’islam », a déclaré le général H.R. McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Cette allocution visera « à rassembler le monde musulman contre les ennemis communs de la civilisation et à démontrer l’engagement de l’Amérique envers nos partenaires musulmans », a-t-il ajouté.

Le président Trump participera ensuite à l’inauguration d’un centre dont l’objectif affiché est de combattre la radicalisme.

Ce centre démontre la volonté « de nos amis musulmans, dont l’Arabie saoudite, de prendre une position ferme contre l’extrémisme et contre ceux qui utilisent une interprétation dénaturée de la religion pour promouvoir leurs objectifs politiques et criminels », a encore souligné le patron du NSC.

Après son étape en Arabie saoudite, le président américain se rendra en Israël, au Vatican, à Bruxelles (sommet de l’Otan) et en Sicile (G7).

Discours du Caire d’Obama

Ce discours de Donald Trump, dont la tonalité sera scrutée avec attention à travers le monde, interviendra huit ans après celui prononcé par son prédécesseur démocrate Barack Obama au Caire, le 4 juin 2009.

En commençant en arabe par un « Salam aleikum » (« que la paix soit sur vous ») à l’adresse des 1,5 milliard de musulmans du monde, ce dernier avait appelé à mettre fin « au cycle de la méfiance et de la discorde ».

« Je suis venu chercher un nouveau départ entre les États-Unis et les musulmans à travers le monde, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel », avait-il lancé.

Dans une allocution prononcée depuis une mosquée de Baltimore à la fin de son deuxième mandat, en février 2016, le président démocrate avait, en pleine campagne électorale, mis en garde contre la « rhétorique haineuse » visant les musulmans.

Dénonçant la tentation de faire des amalgames entre « des actes terroristes et une religion », il avait pointé du doigt – sans le citer nommément – Donald Trump qui avait proposé, dans la foulée de la fusillade de San Bernardino (Californie) d’interdire l’accès des musulmans aux États-Unis par crainte d’attentats jihadistes.

La visite la plus célèbre d’un président dans une mosquée restera probablement encore pour longtemps celle de son prédécesseur, le républicain George W. Bush.

Six jours après les attentats du 11 septembre 2001, revendiqués par Al-Qaïda, il s’était rendu dans une mosquée de Washington.

« L’islam, c’est la paix », avait-il lancé dans une brève allocution restée dans les mémoires, soulignant que « le visage de la terreur » n’avait rien à voir avec cette religion pratiquée par des centaines de millions de personnes à travers le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mai 2017 23h08)                

Vatican/Portugal: Le pape François en route pour le sanctuaire de Fatima

mai 12, 2017

Un groupe d’enfants attend le pape François à la base aérienne de Monte Real dans le centre du Portugal, 12 mai 2017 / © AFP / Tiziana FABI

Attendu avec ferveur par des centaines de milliers de fidèles dans la ville-sanctuaire de Fatima, le pape François a entamé vendredi son premier pèlerinage au Portugal, là-même où il y a cent ans la Vierge Marie serait apparue à trois jeunes bergers.

Le souverain pontife argentin est arrivé vendredi à 16h10 heure locale (15h10 GMT) à la base aérienne militaire de Monte Real, dans le centre, où il a été accueilli à sa descente d’avion par le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa.

« Ce voyage est un peu spécial, c’est un voyage de prière et une rencontre avec Dieu et la Sainte Mère de Dieu », avait déclaré le pape à bord de l’avion, détendu et souriant, avant de saluer les journalistes qui l’accompagnent.

François devait se rendre à bord d’un hélicoptère de l’armée de l’air portugaise au stade municipal à Fatima, à une quarantaine de kilomètres de là. Il s’offrira alors un premier bain de foule, parcourant à bord de sa « papamobile » les près de 5 km qui séparent le stade du sanctuaire.

Au moment où l’avion transportant le pape atterrissait à Monte Real, la gigantesque esplanade du sanctuaire, où peuvent prendre place quelque 400.000 personnes, était déjà pleine de croyants qui ont applaudi et lancé des vivats en observant les images retransmises sur des écrans géants.

Une nouvelle ovation a retenti sur l’esplanade quand la foule l’a vu descendre de son avion.

Tout au long de la journée, des pèlerins en provenance du monde entier ont afflué vers ce haut lieu de piété populaire, entonnant chants et prières ou agitant le drapeau de leur pays.

Sous un ciel bien plus clément que dans la matinée, l’arrivée imminente du souverain pontife au sanctuaire exacerbait leur foi. « C’est une excellente occasion de rencontrer le pape ou au moins de le voir passer en papamobile. Ce sera merveilleux », a témoigné Lintoy Quankep, une sexagénaire originaire de Trinité-et-Tobago.

« Un événement mondial »

Carolina Palacios, une fonctionnaire de 48 ans venue du Paraguay avec un groupe d’une soixantaine de compatriotes, était parmi les chanceux qui verront François de près, puisqu’ils ont passé la nuit à se relayer pour se garder des places près des barrières que longera la papamobile.

« Nous avons déjà vu le pape au Paraguay, mais là c’est différent, les gens sont très sympathiques et l’atmosphère religieuse est très forte. Il s’agit d’un événement mondial pour les catholiques ! », s’est-elle exclamée.

Le pape argentin, qui voue une intense dévotion à Marie et apprécie la vitalité de la piété populaire qu’il a connue auprès des plus modestes en Amérique latine, a annoncé qu’il effectuait ce séjour de vingt-quatre heures en simple « pèlerin de la paix ».

« Je vous demande à tous de vous unir à moi, pèlerins d’espérance et de paix : que vos mains en prière continuent de soutenir les miennes ! », a-t-il tweeté peu avant son départ.

François priera seul à la Chapelle des apparitions, érigée à l’endroit même où, selon des croyances populaires catholiques, la Vierge est apparue le 13 mai 1917 à trois petits bergers de cet humble village, au beau milieu du tumulte de la Première Guerre mondiale.

Procession aux flambeaux

« Le pape, c’est notre berger. C’est un grand bonheur de pouvoir le voir ici », a témoigné France Demerolles, une trentenaire arrivée de Toulon (sud-est de la France) avec son fils de huit ans, qui agitait un drapeau français.

« Le sentiment du devoir accompli que l’on ressent en arrivant, c’est quelque chose d’indescriptible », a témoigné José Manuel Pinheiro, 42 ans, au terme d’un périple de sept jours entamé à Povoa do Varzim, ville du nord du Portugal située à 240 km de là.

A la nuit tombée, les fidèles suivront la traditionnelle procession aux flambeaux, occasion d’un deuxième salut très attendu du pape.

Le lendemain, 13 mai, date du centenaire des premières apparitions mariales devant les trois enfants, constituera le temps fort du pèlerinage. Les bergers Francisco et sa soeur Jacinta, morts très jeunes de la grippe espagnole, seront déclarés saints par le pape au cours d’une messe de canonisation.

La Vierge serait apparue à six reprises de mai à octobre 1917 à Francisco, Jacinta et à leur cousine Lucia -la procédure en vue de sa béatification a été ouverte en 2008-, âgés de sept à 10 ans. Elle leur aurait révélé un message divisé en trois « secrets » de l’Histoire du XXe siècle jugés prophétiques par l’Église catholique.

Le déplacement du pape a poussé les autorités portugaises à déployer un dispositif de sécurité d’une ampleur inédite, qui mobilisera chaque jour quelque 6.000 membres des forces de l’ordre et des services de secours.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mai 2017 18h59)                

Monseigneur Anatole Milandou Archevêque de Brazzaville au micro de Rfi

mai 5, 2017

 Mgr Milandou s’est confié ce matin sur les ondes de Rfi concernant la situation très alarmante qui prévaut dans le Pool.

RFI: Vous êtes originaire du Pool. Quel regard aujourd’hui portez-vous sur la situation dans ce département du Congo ?

Monseigneur Anatole Milandou : Le regard ? Celui de tout le monde. C’est une région qui se détruit. Avant de partir de ce diocèse, j’avais dit à monseigneur Portella (Ndlr: Louis Portella Mbuyu) qui m’a remplacé, « malheureusement, je suis en train de te laisser des ruines » parce que la guerre continue.

C’est une guerre donc aujourd’hui ?

Je pense que c’est une guerre. Les gens sont déplacés, les gens souffrent. Tout dernièrement, on l’a même vu, il y a déjà des malnutris qui sont arrivés ici. C’est les conditions que nous ne connaissons pas très bien, dans quelles conditions les gens vivent puisque les gens sont déplacés de leur village. Cela pose beaucoup de problèmes.

Cela veut dire qu’il y a des difficultés à savoir ce qui se passe réellement dans le Pool, qu’il y a des zones aujourd’hui encore à huis-clos ?

Je suis allé voir monseigneur Portella qui est l’évêque de Kinkala. Le diocèse était fermé, jusque-là, c’était fermé. On n’y mettait pas pied. Moi, j’ai deux paroisses ici qui sont fermées. Personne ne peut y aller. Les prêtres n’y vont pas et n’y sont pas puisqu’on a forcé les populations à sortir de là. Donc c’est ce manque d’informations que nous n’avons pas, c’est difficile de savoir réellement ce qui se passe. C’est pourquoi parfois, on s’enferme dans le silence. Mais tout dernièrement, on a vu à l’hôpital, des cas de malnutritions.

Les autorités congolaises disent qu’il n’y a pas de crise dans le Pool aujourd’hui ?

Il y en a qui disent qu’il n’y a pas de crise ? Mais nous savons que c’est une crise. Les gens souffrent.

Que fuient les populations aujourd’hui qui quittent leur village dans le Pool ?

On fuit toujours les hommes en armes. Mais là, les gens sont forcés, les hommes en armes forcent les gens à partir, à quitter le village, à vider les villages. Je pense que c’est une technique, je ne peux pas en dire plus.

Les hommes en armes, vous voulez dire aussi bien les partisans du pasteur Ntumi, que les forces de sécurité congolaises ?

Oui, puisque l’armée dans sa méthode voudrait vider les populations des villages pour peut-être mieux cerner le problème de Ntumi. Je pense à ça.

L’Hotel de ville de Kinkala, chef lieu du département du Pool.DR

Dans ce contexte, est-ce que vous pensez que le Congo est prêt à tenir des élections législatives ?

Il y en a qui pensent qu’ils vont les tenir. Pour nous, franchement, je ne vois pas comment les gens peuvent aller battre campagne dans cette région. Déjà les gens ne sont pas sur place, ils ne sont pas dans les villages. Je ne sais pas comment ils iront battre campagne.

Que faudrait-il faire aujourd’hui pour sortir de cette situation ?

Sortir de cette situation ? On parle toujours de solutions politiques.

C’est un problème politique ?

Je pense. Nous essayons de faire quelque chose, mais on n’y arrive pas. Ces questions-là, il faut les poser à ceux qui se battent, à ceux qui sont sur le terrain, à l’armée et au pasteur Ntumi.

Est-ce que l’Eglise a tenté une médiation ou tente actuellement une médiation ?

L’Eglise a toujours proposé quelque chose, même en silence on essaie de faire quelque chose. Il y en a qui n’en veulent pas.

Qui n’en veut pas ?

Les choses qui nous parviennent, il y en a qui ne sont pas d’accord que l’Eglise aussi s’implique dans ce genre de choses.

Vos autorités vous ont parfois « rappelé à l’ordre » sur votre devoir de réserve ?

Non. Simplement, il y a des gens qui ne veulent pas que cette guerre cesse. C’est un fonds de commerce aussi.

Pour l’armée congolaise ?

Je ne sais pas. Mais ça profite à quelques-uns en tout cas. La première guerre, c’était comme ça. On a senti que c’était un fonds de commerce.

C’est pour cette raison que depuis un an, le pasteur Ntumi n’a toujours pas pu être arrêté ?

Mais ça, je ne peux pas le dire puisque nous sommes dans des hypothèses sur ce qui se passe, pourquoi le pasteur Ntumi n’est pas attrapé. Cela il faut le demander à l’armée qui a des stratégies sur place et qui n’arrivent pas à attraper le pasteur. On ne sait pas si le pasteur est vraiment conscient de ce qui se passe. Il vient dire ce qui se passe, réellement quel est le sens de son combat. Et quand on voit que les gens sont en train de souffrir, il peut dire « à cause de ça, je me rends, vous me donnez la liberté de m’exprimer, puis je me rends ». Aujourd’hui, je pense que si vraiment il y a de la bonne volonté de part et d’autre, cela peut se faire. Il a des lieutenants, il y a des gens sur qui il peut compter et qui peuvent négocier, ou pas, mais qui peuvent venir à Brazzaville, qui peuvent préparer son retour.

Donc il faut plus de bonne volonté de part et d’autre aujourd’hui, et du dialogue ?

De dialogue ? Depuis le temps qu’on en parle. Nous avons essayé depuis de faire quelque chose, mais rien n’a abouti. Donc, il faut poser les questions à ceux qui se battent sur le terrain. Je ne sais pas quelles sont les raisons de se battre.

Quel message voulez-vous adresser aux populations qui subissent cette crise ?

Les populations, les pauvres populations. Tout dernièrement, j’ai décidé de parler aux jeunes. Qu’est-ce qu’il faut leur dire ? Souvent ce sont des paroles de mensonges quand on sait que leur avenir est bouché.

On vous sent un peu exaspéré de voir l’histoire peut-être se répéter vingt ans après cette guerre à laquelle vous avez assisté ?

Bien sûr qu’on est désespérés et exaspérés aussi, puisque j’ai connu, j’étais évêque de Kinkala avant. Nous avons fait ce qu’on pouvait faire pour essayer de diminuer les souffrances. Et ça revient, un perpétuel recommencement. Finalement, cela ne nous réjouit pas.

Congomfoa avec rfi.fr

Suède: une mosquée ravagée par un incendie probablement criminel

mai 1, 2017

Des musulmans prient dans une mosquée de Stockholm en Suède, le 12 septembre 2003 / © SCANPIX SWEDEN/AFP / JONAS EKSTROMER

La plus grande mosquée chiite en Suède, située dans la banlieue de Stockholm, a été ravagée dans la nuit de dimanche à lundi par un incendie vraisemblablement d’origine criminelle, selon la police suédoise.

Les pompiers ont été alertés peu avant 00H30 (22H30 GMT) de ce feu dans le quartier de Jakobsberg à Järfälla. « Cela brûlait violemment au niveau de la façade, à l’extérieur du bâtiment », a précisé la police dans un communiqué.

Une enquête pour incendie criminel a été ouverte. « Cela semble avoir été allumé depuis l’extérieur », a déclaré à l’agence de presse TT un porte-parole de la police de Stockholm, Lars Byström.

Aucun blessé n’est à déplorer. Les services de sécurité (Säpo) ont été associés à l’enquête en raison de l’éventualité d’un motif politique, a ajouté ce porte-parole.

« C’est la plus grande mosquée chiite en Suède, avec des milliers de fidèles (…) Ils sont vraiment inquiets », a affirmé à la chaîne de télévision publique SVT un porte-parole de l’association qui gère la mosquée, Akil Zahiri.

Plusieurs mosquées ou locaux d’associations musulmanes en Suède ont été visés ces dernières années par des incendies d’origine criminelle, dont les auteurs le plus souvent ne sont pas retrouvés.

En avril 2016, un homme de 31 ans ayant professé sa xénophobie avait été condamné à trois ans de prison pour avoir mis le feu avec un bidon d’essence à une mosquée de Borås (sud-ouest).

Le 7 avril dernier, cinq personnes avaient été tuées en Suède dans un attentat au camion bélier dans le centre de Stockholm. L’auteur de l’attaque est un Ouzbek en situation irrégulière sur le territoire suédois, qui ne cachait pas ses « sympathies jihadistes » sur les réseaux sociaux selon la police.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2017 11h42)