Archive for the ‘Religion’ Category

L’Abbé Mesmin Massengo appelle les catholiques congolais à se soumettre au frère Sassou-NGuesso, le bienfaiteur de l’église catholique congolaise.

septembre 19, 2021

Dans sa parution n°4087 du Mardi 14 Septembre, le Journal « La Semaine Africaine » a publié une interview de Mesmin Massengo (Voir intégralité de l’interview ci-dessous).

A première vue, cet entretien dépeint l’état d’âme d’un homme frustré, aigri, plein d’amertume, de hargne et de colère, et donc prêt à en découdre avec ses supérieurs…et surtout, d’un esclave et serviteur du dictateur Dénis Sassou-NGuesso.

Nous vous proposons ci-dessous, les extraits d’un droit de réponse d’un évêque qui a requis l’anonymat

La Rédaction

******************************

1 /Abbé Mesmin Massengo « Avec la compréhension d’un Grand homme, Denis Sassous Nguesso, Président de la République, nous avons bâti le siège de l’ACERAC… »

Réponse à Abbé Mesmin Massengo : M. « l’Abbé », vous êtes vraiment prétentieux et3arrogant. Vous parlez du siège des Evêques comme si c’était un don de Mesmin Massengo à l’Eglise… Vous ne mentionnez même pas la volonté et la contribution des Evêques, qui ont travaillé énormément pour la réalisation de cette œuvre, surtout Monseigneur Anatole Milandou qui a cédé ce terrain, en plus, c’est lui qui a fait de vous, ce que vous êtes devenu. Vous ne l’avez même pas remercié, quelle ingratitude ! Vous voulez nous faire croire qu’avec le tyran Sassou vous avez cotisé 9 milliards et six cent cinquante millions pour construire le palais des Evêques de l’Afrique Centrale? De plus, vous appelez Sassou Nguesso Grand Homme pendant que vous manquez de respect à vos Evêques en les traitant d’hypocrites, de ceux-là qui le jour critiquent le pouvoir et à la nuit tombée vont mendier. Monsieur l’abbé vous êtes très impoli.

2/ Abbé Mesmin Massengo Parlant des relations entre l’Eglise et l’Etat. Tu t’en prends aux Évêques qui le jour critiquent le pouvoir, mais à la nuit tombée vont faire « la politique de la main tendue« .

Réponse à Abbé Mesmin : l’argent ou les dons que le pouvoir donne aux Evêques, est l’argent du contribuable congolais, c’est l’argent des salaires impayés des fonctionnaires, c’est l’argent des bourses de nos étudiants, c’est l’argent de nos chrétiens et donc l’argent de nous tous. Ce ne sont pas leurs salaires que ces hommes politiques remettent aux Evêques. En Occident les prêtres sont payés par l’Etat. Ce n’est pour autant pas que ces Eglises doivent se taire devant les erreurs et les égarements de leurs gouvernements.

3/ Abbé Mesmin Massengo « …nous avons la chance d’avoir un Président qui est catholique et qui nous a fait beaucoup de largesses… »

Réponse à Abbé Mesmin : Mesmin, voilà le sommet de votre blasphème. Un Président qui a tué le Cardinal Biayenda, a empoisonné Mgr Kombo, a assassiné Mgr Benoît Gassongo, a fusillé les hommes de Dieu envoyés en mission à Mindouli ; un Président qui a massacré vos parents et nos parents du Pool, a empoissonné leurs rivières, coupé leurs arbres fruitiers ; un Président qui a violé nos mamans, nos sœurs, filles et fillettes ; un Président qui a tué tous les cadres politiques et militaires du Pool dont les derniers en date sont Brice Kolélas et Philippe Bikinkita. C’est cet homme que vous, prêtre que vous appelez une chance ? Est- ce que par hasard à votre naissance vous n’êtes pas tombé du berceau ? Quelle méchanceté ! En plus vous vous dites être du Pool ?  Non réellement vous êtes un traitre de l’Eglise et de votre Région. Si j’étais votre Evêque, j’allais vous donner un siècle d’années sabbatique au pôle nord.

4/ Abbé Mesmin Massengo « … Il ne faudrait pas qu’on soit toujours là à faire des médecins après la mort. Nous devons les dénoncer dès maintenant. » Cette phrase est la conclusion à la première question du journaliste sur votre bilan comme vicaire judiciaire.

Réponse à Abbé Mesmin : M. « l’Abbé », qu’allez-vous dénoncer ? Est-ce tout ce que vous avez appris et entendu pendant 19 ans d’exercice de votre fonction comme vicaire judiciaire ? Devrais-je vous apprendre que le secret de confession n’est pas lié à une quelconque fonction dans l’Eglise, mais plutôt à la nature et à l’état du prêtre. J’ai bien l’impression que vous avez besoin de reprendre vos cours d’ecclésiologie. Profitez-en pendant votre année sabbatique. En vérité, cher confrère, vous êtes très dangereux pour l’Eglise. Vous vous êtes fait prêtre pour détruire l’Eglise catholique du Congo de l’intérieur, et la mettre au service de votre maître dont vous vantez les mérites tout au long de votre interview. En plus, vous vous êtes servi de l’Eglise pour l’appauvrir et vous enrichir immensément, jusqu’à fêter vos millions à Paris….où est passé l’argent de la cause du Cardinal Emile Biayenda ? Les biens de l’Eglise vendus comme des petits pains, où avez-vous planqué cet argent ?

5/ Abbé Mesmin Massengo « … Mais je vais partir. Je suis l’unique prêtre congolais enseignant à l’Université de Kinshasa ».

Réponse à Abbé Mesmin : Ah pauvre vicaire judiciaire ! Quelle arrogance ! Dans l’Eglise personne n’est indispensable même pas le Pape lui-même. Seul le Christ est indispensable. Parlons de ces cours à Kinshasa : je croyais que vous dispensez des cours à la Sorbonne et à Harvard ou à l’Université Catholique de l’Afrique Centrale. D’ailleurs l’Abbé Luc Augustin Samba, alors qu’il n’était pas encore Docteur, enseignait dans la même université. Les intellectuels dans l’Eglise « ce n’est pas ce qui manque ! ». Pour t’en citer quelques-uns : les Abbés Paulin Pouckouta , Minkala, Pépin, Hervé, Malanda, Luc Augustin, etc. Vous ne pourrez même pas les atteindre par la cheville. Ils sont un million de fois plus intelligents que vous. Par jalousie vous les avez combattus pour que vous puissiez régner en maître. Le seul et unique prêtre qui reconnaisse votre intelligence, c’est le morveux de compère Abbé Mabanza qui manque de personnalité et de caractère et vous suit comme un idiot. Votre seule œuvre, c’est le torchon de 20 pages bourré de fautes, que vous avez écrit sur Monseigneur Barthélémy Batantu.

6/ Abbé Mesmin Massengo « … Je suis héritier parmi tant d’autres de Monseigneur Barthémy Batantu qui ne paniquait jamais devant les événements… »

Réponse à Abbé Mesmin : Parce qu’il a séjourné dans l’eau, le crapaud se croit devenir caïman. Vous êtes vraiment audacieux, votre narcissisme vous conduira dans les abîmes. L’abbé Mesmin, vous « héritier de Batantu » ? Je comprends ! Voilà pourquoi vous êtes parti vous faire curé à Notre Dame pour attendre l’épiscopat. Vous dites bien que lui ne paniquait pas. Mais vous ? Une simple affection vous plonge dans tous les états. Cela prouve à suffisance que vous manquez de sagesse. Vous êtes un prêtre immature, normalement votre place se trouve en prison avec votre complice de faux gestionnaire, je cite l’abbé Mabanza. Comme vous avez peur d’être au cachot, voilà pourquoi vous faites les éloges du dictateur Sassou afin qu’il vous sauve.

By Congo-Liberty

Interview de Mesmin Massengo (La semaine africaine N°4087 du 14 septembre 2021Télécharger

Congo-Décès de l’abbé Sébastien Zoubakela: Témoignage de la Sr Marie Brigitte Yengo

août 28, 2021

Avec Archidiocèse de Brazzaville

Congo-Hommage: Antoinette Sassou N’Guesso a pris part à une messe d’action de grâce à Paris

août 28, 2021

Vendredi 27 août, Antoinette Sassou N’Guesso s’est rendue à la cérémonie privée en hommage à Serge Loemba, décédé le 7 juillet à Pointe-Noire, et au colonel Georges Bambi, décédé le 10 juillet à Brazzaville.

Antoinette Sasou N'Guesso

Photo : Antoinette Sassou N’Guesso

En respect des us et coutumes, la famille de la première dame du Congo a rendu hommage à deux de ses membres disparus, il y a près de quarante jours, par une messe conjointement célébrée par les abbés Jean-Claude et Samanou.

Dans son homélie, l’abbé Samanou, officiant cette messe, a rappelé la quantité de richesses et de forces reçues et partagées de toutes sortes de façons du temps de la vie sur terre avec les deux disparus.

Il a aussi fortement invité les membres de la famille à raviver en leur cœur la mémoire de tous leurs autres défunts proches, tels que Bambi, Loemba, Ballou, Tchicaya, Germaine Ndjembo et Poto, pour ne citer que ces piliers parmi tant d’autres.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Québec/Église Sainte-Marguerite: les citoyens expriment leurs attentes

août 13, 2021

 

Le conseiller du district de Sainte-Marguerite, Dany Carpentier, a rendu publiques les préoccupations et attentes exprimées par des citoyens qui demeurent à proximité de l’église Sainte-Marguerite, rachetée l’automne dernier par un groupe de promoteurs.

L'église Sainte-Marguerite a été vendue l'automne dernier à des intérêts privés.

© François Gervais, Archives Le Nouvelliste L’église Sainte-Marguerite a été vendue l’automne dernier à des intérêts privés.

Ces derniers souhaitaient démolir le bâtiment pour construire à la place 214 logements sociaux. Une vingtaine de résidents du secteur s’étaient toutefois opposés au changement d’usage du site, ce qui avait forcé la Ville de Trois-Rivières à refuser le projet, en mai dernier.

À l’initiative du conseiller Dany Carpentier, une consultation publique a été organisée les 10 et 13 juillet derniers. Parmi les préoccupations exprimées lors de ces séances, on retrouve notamment la hauteur des futurs bâtiments. Les citoyens souhaitent qu’elle n’excède pas trois étages, au lieu des cinq prévus par les promoteurs, afin de préserver l’intimité des habitations adjacentes des rues de La Vérendrye, du Chanoine-Chamberland, Brébeuf et Plouffe.

Des citoyens souhaitent également que le style architectural soit en harmonie avec celui du quartier, utilisant des matériaux similaires à ceux des constructions existantes. Certains ont également évoqué l’idée de conserver l’église pour la transformer en «maison du citoyen», avec des services à la population comme des bureaux comptable, d’architecte et de médecine familiale.

La proximité du Centre le Havre, qui intervient auprès des personnes en situation d’itinérance et leur offre un service d’hébergement, a également été soulevée comme préoccupation. Des citoyens estiment que celui-ci «attire une clientèle qui peut, dans certains cas, insécuriser les résidents du quartier». Des résidents se sont ainsi dits «favorable à un projet d’intégration sociale, mais pas un prolongement des activités du Havre».

Les questions relatives au stationnement, à l’augmentation de la densité de la circulation et à l’aménagement des espaces extérieurs ont aussi été abordées.

Des citoyens ont également demandé à ce que la population soit consultée lorsqu’un nouveau projet sera proposé par les promoteurs.

La firme montréalaise Groupe BC2 s’occupait d’animer les deux rencontres et de produire un rapport après la consultation. Vingt-trois citoyens trifluviens ont pris part à cet exercice de consultation. Des copies de ce rapport ont été remises à la Ville de Trois-Rivières ainsi qu’aux promoteurs, indique M. Carpentier.

«Pour moi, il s’agit là d’une manière de replacer les choses dans le bon ordre. Depuis presqu’un an, il devait y avoir une discussion formelle avec les gens du quartier, une sorte de réflexion collective pour savoir ce que l’on souhaite pour notre milieu de vie», a-t-il commenté par voie de communiqué, jeudi.  

«On parle de construire des milieux de vie basés sur du bon voisinage et des relations saines, il me semble donc important de s’impliquer lorsque cela concerne un site fondateur d’un des premiers quartiers de Trois-Rivières», a ajouté le conseiller municipal.  

Rappelons que l’église Sainte-Marguerite a été vendue en même temps que quatre autres églises trifluviennes, soit les églises Jean XXIII, Saint-Jean-de-Brébeuf, Saint-Sacrement et Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. Ces offres d’achat non sollicitées avaient été approuvées par l’évêché de Trois-Rivières en octobre 2020.

Avec Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Covid-19 au Sénégal : faut-il maintenir le Magal de Touba ?

août 12, 2021

Pèlerins devant la Grande Mosquée de Touba, à l’occasion du Magal, en octobre 2018.

Le pèlerinage mouride rassemblera, en septembre, quelque 4 millions de fidèles. De quoi susciter les inquiétudes, alors que le Sénégal connaît une troisième vague épidémique.

Au Sénégal, mieux vaut ne pas poser la question, au risque d’être taxé d’apostasie et d’en subir les conséquences. Et pourtant, puisque celle-ci se pose, les médias se doivent bien d’en faire état.

Les 25 et 26 septembre, dans le centre-ouest du pays, se tiendra le Magal de Touba, ce pèlerinage typiquement sénégalais en hommage à Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (Serigne Touba), le fondateur du mouridisme. Chaque année, lors de ce rassemblement, la confrérie la plus influente du pays célèbre en prières, dans la ville sainte où il repose, son fondateur et guide spirituel, à la date anniversaire (du calendrier musulman) où l’administration coloniale française l’avait contraint à l’exil au Gabon, en 1895.

Un quart de la population

Même si elle est soigneusement éludée au Sénégal, la question se pose toutefois avec acuité : en pleine recrudescence de la pandémie de Covid-19, est-il raisonnable d’autoriser un rassemblement d’une telle ampleur ? À Touba, le Magal réunit traditionnellement plus de 4 millions de Sénégalais venus de tout le pays et de la diaspora, soit près du quart de la population nationale.

EN JUILLET, EN ARABIE SAOUDITE, SEULS 60 000 PÈLERINS ONT PU FOULER LES LIEUX SAINTS

S’interroger sur cette question de santé publique ne relève pas du blasphème. On en voudra pour preuve les mesures énergiques qu’a pris l’Arabie saoudite afin de contenir la contamination des fidèles lors du hajj – l’un des cinq piliers de l’islam. En juillet 2021, seuls 60 000 Saoudiens et étrangers résidant dans le royaume – tous dûment vaccinés – ont été autorisés à fouler les lieux saints. Avant la pandémie, en 2019, ils étaient 2,5 millions venus du monde entier…

En période de Covid-19, les pèlerinages posent un défi de santé publique qu’il est bien délicat de résoudre. L’Inde en fournit un exemple édifiant. En mars 2020, les cas de Covid-19 avaient crû de plus de 10% en 24 heures après la découverte d’une importante vague de contagion liée à un rassemblement du Tablighi Jamaat, une congrégation musulmane fondamentaliste.

Un an plus tard, après quelques mois d’accalmie qui avaient pu laisser à penser que la situation sanitaire était à nouveau sous contrôle, l’Inde a connu une spectaculaire deuxième vague. Le 24 avril 2021, elle comptait 349 000 nouveaux cas – contre moins de 15 000 cas par jour un mois et demi plus tôt.

En cause, des meetings politiques aux quatre coins du pays, dans un contexte de campagnes électorales multiples, mais aussi des rassemblements religieux, comme le Kumbh Mela – considéré comme le pèlerinage le plus important du monde car réunissant des millions de fidèles –, durant lequel les hindous sont invités à aller se baigner dans le Gange pour se laver de leurs péchés.

LA PRÉGNANCE DE LA FOI L’A EMPORTÉ SUR LES APPRÉHENSIONS DES AUTORITÉS SANITAIRES

Dans le cadre religieux, médecine et prévention épidémiologique n’ont pas forcément leur place. Pour Mame Mactar Guèye, porte-parole de l’association islamique Jamra, interrogé par JA, la question sanitaire liée à l’organisation du Magal en pleine troisième vague ne se pose pas. Si l’intéressé reconnaît que « cet événement se tient en pleine pandémie, avec l’apparition de nouveaux variants », il estime toutefois que « la prégnance de la foi des adeptes du mouridisme, qui tiennent à  “leur” Magal, a fini par l’emporter sur les légitimes appréhensions des autorités sanitaires du pays ».

Mesures préventives

En guise de mesures préventives, « l’implantation de 180 centres fournissant des prestations sanitaires dans la région de Diourbel pour prendre en charge les pèlerins, animés par 5 760 agents de santé », devrait suffire, ajoute-t-il.

Autrement dit, le Magal de Touba ne saurait avoir qu’une boussole : la combinaison entre foi musulmane et traditions de la confrérie mouride, sans considération excessive pour les risques encourus. « Sainteté » et « Santé », à quelques lettres près, pourraient donc se confondre.

NOMBRE DE LITS INSUFFISANT, PÉNURIE EN OXYGÈNE, PERSONNEL SOIGNANT EXTÉNUÉ ET DÉPASSÉ… »

Mais, depuis la précédente édition du Magal, en octobre 2020, à une période où le Sénégal pouvait se croire relativement épargné – et où l’on n’avait constaté aucun pic de contamination au lendemain du pèlerinage –, un nouveau péril s’est invité. Réputé plus contagieux, le variant Delta (une forme mutante du virus originel) a fait irruption au pays de la Teranga, entraînant une brusque dégradation de la situation sanitaire.

Alors que, du début d’avril à la fin de juin 2021, le nombre de nouveaux cas quotidiens était globalement demeuré sous la barre des 100 personnes infectées, ce chiffre s’est mis à grimper subitement. Le 18 juillet, la courbe atteignait 1 722 nouveaux cas en 24 heures. Malgré un léger fléchissement par la suite, on en recensait encore 1 045 au 31 juillet.

Flambée épidémique

À la suite de cette flambée épidémique, le système de santé sénégalais a rapidement atteint ses limites, en particulier dans la région (surpeuplée) de Dakar, comme le détaillait, le 4 août, une longue enquête de BBC Afrique. Nombre de lits insuffisant dans les hôpitaux spécialisés, pénurie en oxygène, personnel soignant exténué et dépassé… Selon le Dr Marie Khémess Ngom Ndiaye, présidente du Comité national de gestion des épidémies (CNGE), l’analyse des prélèvements récents révèle une présence du variant Delta de l’ordre de 70 %.

En quelques jours, le « miracle sénégalais » s’est dissipé.

Dans le même temps, le taux de vaccination piétine, en raison de problèmes d’approvisionnement en vaccins et de la défiance, bien ancrée, d’une partie de la population. Le 6 août, selon le ministère de la Santé, un peu plus de 1 million de Sénégalais avaient été vaccinés sur une population totale de 17 millions. Mais, selon le site de référence Our World in Data, qui recense les taux de vaccination à travers le monde à partir des données officielles, seuls 3,6 % des Sénégalais avaient bénéficié d’une vaccination partielle à la date du 3 août, et 1,8 % d’une vaccination totale.

Incantation rituelle

Face à cette situation devenue préoccupante, l’organisation du Magal, sans limitation du nombre de participants, s’annonce périlleuse. Face au poids démographique et à la ferveur de la communauté mouride, les autorités sénégalaises semblent résignées à laisser l’événement se dérouler sans limitation autre qu’un hypothétique respect des gestes barrière. Et, dans les médias locaux, nul ne se risque à tirer le signal d’alarme tant qu’il en est encore temps.

La protection de Serigne Touba, les bénédictions de l’actuel khalife général, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, et l’incantation rituelle en vigueur au Sénégal – Inch’Allah ! – suffiront-elles à éloigner le péril sanitaire lors de ce rassemblement à haut risque ?

On ne peut que l’espérer.

Et prier, pour éviter au Sénégal un scénario à l’indienne…

Avec Jeune Afrique par  Mehdi Ba

Journaliste, correspondant à Dakar, il couvre l’actualité sénégalaise et ouest-africaine, et plus ponctuellement le Rwanda et le Burundi.

France/Vendée : un prêtre assassiné, Macron et Castex expriment leur compassion

août 9, 2021

Lundi 9 août au matin, un prêtre a été assassiné dans la commune de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le chef de l’État a réagi après le drame.

Drame près de Cholet, en Vendée. Lundi 9 août au matin, le corps sans vie d’un prêtre d’une soixantaine d’années a été découvert à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Après que cela a été confirmé par le diocèse et la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’un assassinat et qu’il se rendait sur place. « Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée », a également écrit le patron de la Place Beauvau.

Emmanuel Macron a exprimé « toute sa sympathie » à la communauté religieuse des Montfortains, dont était issu le prêtre assassiné, alors que Jean Castex a fait part de son « profond désarroi » et de sa « vive compassion », ont indiqué l’Élysée et Matignon à l’Agence France-Presse.

Informé lundi matin, le président a également eu de nombreux échanges avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice et fait contacter le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, ainsi que le père de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, a précisé l’Élysée. Le Premier ministre a pour sa part « demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame afin que toutes les conséquences puissent en être tirées », selon Matignon.

De son côté, Christophe Castaner s’est également exprimé sur Twitter : « Tuer un prêtre, c’est s’en prendre à notre République. Laïque. »

Selon les précisions de France 3 Pays de la Loire, un homme se serait déjà rendu auprès des gendarmes. « Un homme s’est présenté en milieu de matinée à la brigade de gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre et a dit avoir tué un ecclésiastique », a précisé une source proche du dossier à l’AFP. L’homme avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, a précisé cette source.

Le mode opératoire du crime n’était pas encore connu dans l’immédiat, mais une source policière a écarté une attaque au couteau. Le prêtre, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait cet homme « depuis plusieurs mois », a indiqué une source policière à l’AFP.

Le suspect, responsable de l’incendie de la cathédrale de Nantes ?

Selon les informations de Valeurs actuelles, l’homme qui s’est présenté aux autorités serait un réfugié rwandais arrivé sur le territoire français en 2012. L’hebdomadaire indique qu’il aurait été hébergé dans la communauté des Montfortains de la commune vendéenne. Le suspect serait connu des autorités : il serait à l’origine de l’incendie subi, en juillet 2020, par la cathédrale de NantesBFMTV précise qu’il aurait par ailleurs reçu une obligation de quitter le territoire français en 2019, mais celle-ci était inapplicable du fait du contrôle judiciaire dont il fait l’objet depuis les faits survenus à Nantes l’été dernier.

Peu de temps après les faits, les réactions politiques ont commencé à arriver. La première à réagir à cet assassinat a été Marine Le Pen, dénonçant sur Twitter une « gravité sans précédent », et « la faillite complète de l’État », s’en prenant directement à Gérald Darmanin. Après avoir annoncé son déplacement, le ministre de l’Intérieur n’a pas tardé à lui répondre : « Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, Mme Le Pen polémique sans connaître les faits. »

La dernière attaque mortelle visant un membre de l’Église catholique en France remonte au 29 octobre dernier, lorsque Brahim Aouissaoui, un Tunisien de 22 ans, avait tué au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice, avant d’être grièvement blessé par des policiers municipaux.

En 2019, un prêtre de 90 ans, le père Roger Matassoli, avait été retrouvé mort dans l’Oise, décédé par asphyxie et avec la présence de traces de coups portés à l’abdomen, au crâne et au visage. Le prêtre avait fait l’objet d’une plainte pour « comportements inappropriés sur mineur » commis il y a plusieurs dizaines d’années, avait alors expliqué l’évêque de Beauvais. Le suspect était un homme de 20 ans.

En 2016, le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été égorgé dans son église par Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui avaient été abattus par la police. L’assassinat avait été revendiqué par l’organisation État islamique (EI).

Par Le Point avec AFP

La police italienne saisit une enveloppe contenant des balles envoyée au pape

août 9, 2021

LA POLICE ITALIENNE SAISIT UNE ENVELOPPE CONTENANT DES BALLES ENVOYÉE AU PAPE

© Reuters/REMO CASILLI 

ROME (Reuters) – La police italienne a annoncé lundi qu’une enveloppe adressée au pape François contenant trois balles de pistolet avait été saisie dans un centre de tri postal près de Milan.

Les postiers ont appelé la police après avoir intercepté l’enveloppe durant la nuit de dimanche à lundi dans la ville de Peschiera Borromeo.

La police a déclaré à Reuters que l’enveloppe, envoyée de France, était adressée au « Pape, Vatican, Place Saint-Pierre ».

Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès d’un porte-parole du Vatican.

Avec Reuters (Reportage Angelo Amante et Philip Pullella, version française Valentine Baldassari, édité par Marc Angrand)

Congo-FOCEB: Visite d’une délégation italienne à Brazzaville

août 8, 2021

Avec Archidiocèse de Brazzaville

RDC : il s’appelait Kä Mana

août 4, 2021

Godefroid Kangudie, dit Kä Mana.

Théoricien de la reconstruction, le philosophe congolais a été emporté le 19 juillet par le Covid-19. Retour sur une pensée consacrée aux crises traversées par le continent.

Godefroid Kangudie vient de nous quitter. Plus connu sous son nom de plume, Kä Mana, le philosophe, théologien et analyste politique congolais vivait dans l’est de la République démocratique du Congo, où sévissent plusieurs groupes armés. De Goma, il bravait les miliciens autant que le pouvoir de Kinshasa, armé uniquement de son impétueuse plume.

Habiter les incertitudes

Il avait courageusement choisi de s’installer dans cette région dangereuse pour habiter les incertitudes africaines, qu’il ne cessait de penser dans ses œuvres philosophiques et théologiques.

Dans cet environnement violent, même le volcan Nyiragongo ne voulut pas être en reste. Il se mit à menacer et gronder, pour finalement cracher du feu le 22 mai 2021. M’inquiétant pour la vie de Kä Mana, je lui écrivis. Je reçus dès le lendemain, 26 mai, une réponse dont la sérénité donnait la mesure de son courage : « Je suis à Goma et je me porte bien. La colère du volcan se calme, mais la terre tremble de temps en temps. »

CE NE SONT NI LES CANONS, NI LE VOLCAN QUI NOUS L’ONT ARRACHÉ

Ce ne sont ni les canons, ni le volcan qui nous l’ont finalement arraché, mais le Covid-19, qui a fait voler en éclats les frontières entre la vie et la mort, le visible et l’invisible, le virtuel et le réel, le bruit de la rue et la vie intérieure.

Cet être invisible a surtout rétréci l’entendement de l’essentiel à l’air qu’on respire. Le virus nous a pris Kä Mana ce jeudi 19 juillet. Et la question que le philosophe-théologien se posait sur l’Afrique, dans une de ses œuvres, de résonner en nous : « Kä Mana va-t-il mourir ? »

Profondément africain

Kä Mana a médité les apports et les échecs de courants de pensée qui ont précédé ses propres pratiques discursives de la reconstruction. Il a construit sa pensée à partir des deux piliers que sont les cultures africaines et l’idée de la libération.

Il a de même envisagé un discours sur Dieu ayant un impact sur la vie sociopolitique de l’Africain et qui se laisse informer et éclairer par la raison. Lui, profondément africain, ne manquait pas de stigmatiser « l’image de Dieu dans les religions africaines […] susceptible de dériver vers un imaginaire des conflits et une métaphysique des guerres ».

Bien que pasteur luthérien, il ne manquait pas non plus de souligner les dangers des religions d’origine étrangère dans la vie des Africains. Ainsi mettait-il en garde contre  « les dérives guerrières du christianisme et de l’islam ».

La théologie de la reconstruction, chez Kä Mana, s’adresse à l’homme dans son intégralité. Outre l’analyse des crises, il se préoccupait des lieux d’où l’on parle. Son projet théologique était aussi épistémique. Il estimait que beaucoup d’intellectuels africains étaient restés prisonniers d’une pensée occidentale qu’ils dénonçaient et qui continuait à leur servir de grille de lecture de la vie africaine.

Pour lui, les crises sociales en Afrique coexistent avec la crise existentielle de l’intellectuel africain et les limites propres à ses instruments de travail. C’est dans ce sens qu’il parlait du psychisme déstructuré de l’intellectuel africain. Il était en quête des outils qui analysent « nos propres défaites, nos échecs patents en matière de développement, de libération et de construction d’une société de prospérité, de dignité et de bonheur ».

KÄ MANA DÉCONSTRUIT ET RECRÉE UN IMAGINAIRE AFRICAIN PORTEUR D’UN PROJET SOCIAL

La redécouverte des sources pharaoniques permet, chez lui, de réhabiliter le psychisme et l’humanité de l’Africain, et d’envisager un avenir du continent autonome de la « bibliothèque coloniale » (Mudimbe). Se défendant de toute imitation de la Renaissance du XVIsiècle européen, le philosophe et théologien congolais déconstruit et recrée à travers son œuvre un imaginaire africain porteur d’un projet social.

Le dilettantisme des intellectuels

Ma première rencontre avec Kä Mana remonte à 1993, à Kinshasa, où j’étais étudiant en philosophie. Mes camarades et moi nous étions déplacés en masse pour écouter ce penseur qui, lui, n’agitait pas des concepts à la fois abstraits et éloignés des problématiques africaines.

En 1996, à Nairobi, j’ai eu une longue discussion avec lui sur l’état de la théologie africaine. Il m’importait de savoir dans quelle mesure elle pouvait s’impliquer dans la réflexion sur le génocide des Tutsi. Une partie de nos échanges, « Rwanda. Point de départ d’une nouvelle évangélisation », fut publiée dans Hekima Review (Kenya) et dans La Nouvelle Relève (Rwanda).

IL S’ADRESSAIT DE PLUS EN PLUS SOUVENT À LA JEUNESSE, L’ENGAGEANT DANS LA « VOIE DES INTELLIGENCES NOUVELLES ET DE L’IMAGINATION FÉCONDE »

Kä Mana était un des rares penseurs de la région des Grands Lacs à refuser que le destin des peuples soit laissé entre les mains de politiciens au discours électoraliste et souvent mortifère. Il s’inquiétait de la montée des discours de haine et s’étonnait du dilettantisme des intellectuels. En République démocratique du Congo, il s’adressait de plus en plus souvent à la jeunesse, l’engageant dans la « voie des intelligences nouvelles et de l’imagination féconde ».

Je garderai aussi de lui son sens de l’humour. À Nairobi, je l’avais vu recevoir la communion. Dérouté, je l’interpellai après la messe  : « Je pensais que tu étais un pasteur protestant. » À quoi il répliqua en souriant : « Non, je n’ai pas changé de religion  ; j’ai changé de lieu de réflexion. »

Kä Mana va-t-il mourir ?

Méditant sur la disparition de Kä Mana et pensant au titre de son ouvrage L’Afrique va-t-elle mourir ?, je suis tenté de me poser cette question à son propos : Kä Mana va-t-il mourir ?

Mukulumpa Kä Mana,
Tu décrivais la mort, et peut-être ta propre mort, comme un transfert des destinées.
Te référant à l’Égypte pharaonique, tu disais que la mort n’était pas une catastrophe mais plutôt la fécondation de la vie.
Plus tard, quand des groupes armés s’affrontaient à Goma, en 2012, un de tes amis de Kinshasa, alarmé, t’avait contacté. Vous avez alors tous deux choisi de conjurer la mort en la tournant en dérision :
Lui : Tu es déjà mort ?
Toi : Je suis vivant et fier de l’être.
Lui : Pour combien de temps encore ?
Toi : Deux éternités et mille ans.
Je sais que là-bas, tu entends mon ultime salut, en ciluba, cette langue que tu as sucée en même temps que ton lait maternel. Ta langue, donc, dont un simple bonjour ou bonsoir, « Moyo webe », signifie « À toi la vie/l’esprit ! »

Mulunda wanyi (« Cher ami »), à toi la vie, à toi l’esprit pour que tu vives encore pendant « deux éternités et mille ans ».

PARCOURS

Le professeur Kä Mana est l’auteur de plusieurs ouvrages qui abordent les crises africaines à partir de questions théoriques et de pratiques sociales et politico-économiques, notamment Une Poétique philosophique (1986), L’Afrique va-t-elle mourir ? (1993), Théologie africaine pour temps de crise (1993), Destinée négro-africaine. Expérience de la dérive et énergétique du sens (2018)… Son concept de la reconstruction, utilisé surtout en théologie, renvoie à la transformation de l’imaginaire social et des mythes africains en énergie active.

Après avoir enseigné à l’Université de Lausanne (Suisse) et à la faculté de théologie protestante de Paris, il avait choisi de penser l’Afrique à partir de l’Afrique. Il a vécu au Sénégal, au Cameroun et au Bénin avant de s’installer définitivement à Goma, en République démocratique du Congo. Il collaborait à Pole Institute comme directeur chargé de la capacitation.

Avec jeune Afrique par  Jean-Pierre Karegeye

Chercheur et universitaire rwandais, cofondateur de l’Interdisciplinary Genocide Studies Center (IGSC), à Kigali

RDC-Religion : la Cénco fustige la haine contre l’Eglise catholique

août 2, 2021

Les cardinal, archevêques et évêques indignés face aux attaques perpétrés contre l’Eglise promettent, par ailleurs, de continuer à jouer leur rôle de sentinelle et réitère leur engagement à poursuivre l’accompagnement du peuple congolais dans la consolidation de la démocratie et l’amélioration de ses conditions de vie.

Des lieux de culte catholiques profanés

Dans leur réaction du 2 août, le cardinal, les archevêques et évêques catholiques membres du comité permanent de la Conférence épiscopale nationale de la République démocratique du Congo (Cénco) ont exprimé leur peine face à la haine contre leur église ainsi que des actes de vandalisme perpétrés contre certains lieux de culte et des installations de cette confession religieuse. « La Cénco condamne fermement ces actes de violence inadmissibles qui sont une atteinte à la  liberté religieuse et d’expression, mais aussi une entorse à la démocratie. C’est un grand recul sur le chemin de l’état de droit auquel aspire tout le peuple congolais », ont fait savoir les prélats catholiques.

Face à ces actes décriés, le cardinal, les archevêques et évêques, qui notent que le cardinal n’a pas pris une position qui n’est pas celle de la Cénco dans le cadre de sa mission prophétique, leur peine est d’autant plus grande que tous ces actes manifestent une haine contre l’Eglise catholique.  Pour la Cénco, dans sa position prise, elle ne fait qu’accomplir sa mission prophétique, dans la recherche du bien-être du peuple congolais. « Pourquoi s’en prendre à la Cénco quand elle prêche la cohésion nationale ? Pourquoi l’attaquer quand elle défend l’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ? », se sont-ils demandé. Ils ne s’expliquent pas que leur position leur attire la foudre.

La poursuite de sa mission

Malgré ces actes d’agression et de vandalisme, la Cénco promet de continuer à mener sa mission et réitère son engagement à poursuivre l’accompagnement du peuple congolais dans la consolidation de la démocratie et l’amélioration de ses conditions de vie. « Pour l’amour des Congolais, la Cénco ne se taira point », ont dit les prélats.

Toutefois, la Cénco, qui condamne ces actes ignobles, demande à ses fidèles chrétiens et aux défenseurs de la démocratie de ne pas réagir violemment. « La violence est l’arme de ceux qui maquent les arguments dans un débat démocratique et citoyen. Elle tue la démocratie qu’elle remplace par la dictature », a-t-elle noté.

Les prélats catholiques attendent, cependant, des commanditaires de ces actes, d’arrêter alors qu’au gouvernement, ils demandent de pendre cette situation en  main, en identifiant ces inciviques qui ont opéré à visage découvert afin qu’ils soient sévèrement sanctionnés et que plus jamais pareils attaques ne se répètent.

Dans les faits, la Cénco note, par ailleurs, que c’est depuis le mois d’avril que des actes abominables de profanation sur les lieux de culte sont enregistrés notamment à Mbuji-Mayi dans le Kasaï. Elle se dit aussi consternée de voir sur la toile, le 31 juillet, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, tenir des propos désobligeants à l’endroit du cardinal archevêque de Kinshasa et son secrétaire général, les accusant entre autres de politiser l’Eglise.

Les prêtres se disent choqués de constater que, juste après ces déclarations d’un de haut cadre du parti au pouvoir, des actes de vandalisme accompagnés des injures macabres sont posés à l’archevêché de Kinshasa et à la résidence du cardinal par un groupe de jeunes non autrement identifiés qui, dans leur discours, ont repris certains propos du secrétaire général de l’UDPS.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza