Archive for the ‘Religion’ Category

Jérusalem: le pape renouvelle son appel à la « sagesse »

décembre 10, 2017

Le pape François, le 10 décembre 2017 au Vatican / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a renouvelé dimanche, dans un communiqué, son appel à la « sagesse » et à la « prudence de tous » après la décision controversée des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le Saint Père renouvelle son appel à la sagesse et la prudence de tous et forme de ferventes prières afin que les responsables des nations, dans ce moment particulièrement grave, s’engagent à prévenir une nouvelle spirale de violence », a précisé ce communiqué du Vatican.

Le pape François avait déjà manifesté sa préoccupation en appelant mercredi au « respect du statu quo » en conformité avec les résolutions des Nations unies.

Le Vatican indique dimanche suivre avec « grande attention » la situation au Moyen-Orient, et en particulier à Jérusalem, « ville sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier ».

Jorge Bergoglio demande également que les responsables internationaux « répondent avec des actes et des paroles aux désirs de paix, de justice et de sécurité des populations de ces terres martyrisées ».

Et avant l’ouverture de réunions convoquées par la Ligue arabe et l’Organisation pour la coopération islamique, le Vatican « rappelle sa position bien connue en ce qui concerne le caractère unique de la Ville Sainte (Jérusalem) et la nécessité absolue de respecter le statu quo, en conformité avec les décisions de la communauté internationale ».

Le Saint-Siège rappelle également que « seule une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens peut apporter une paix stable et durable et garantir une co-existence pacifique entre deux Etats à l’intérieur de frontières reconnues internationalement ».

La décision unilatérale mercredi de M. Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël a provoqué des condamnations internationales. Des heurts ont eu lieu samedi dans les Territoires palestiniens pour le troisième jour consécutif.

Le pape François a fait part à cet égard de sa « douleur » après ces affrontements.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 15h02)                

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Le pape des coptes d’Égypte refuse de rencontrer le vice-président américain

décembre 9, 2017

Le Caire – Le pape Tawadros II de l’Église copte orthodoxe d’Égypte a annulé une rencontre avec le vice-président américain Mike Pence prévue en décembre au Caire, pour protester contre la décision unilatérale de Washington de déclarer Jérusalem capitale d’Israël, a annoncé l’Église samedi.

La décision annoncée mercredi par le président Donald Trump « a fait fi des sentiments de millions d’Arabes », a jugé l’Église dans un communiqué, ajoutant avoir décidé de ne pas recevoir Mike Pence au cours de sa visite en Egypte.

Cette décision intervient un jour après l’annulation par le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam, d’une rencontre prévue avec Mike Pence pour les mêmes motifs.

Les coptes représentent près de 10% des 93 millions d’Égyptiens dans un pays où les musulmans sont majoritaires.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 14h59)                   

Congo: Brazzaville, l’esclavage en Libye divise les Francs-maçons

décembre 3, 2017

Un document signé et publié par Alphonse Obambi-Itoua, grand-Maître de la de la Franc Maçonnerie au Congo, condamne la vente aux enchères des migrants en Libye comme l’a fait le Grand Orient de France. Mais d’autres franc-maçons désapprouvent cette morale élastique, à géométrie variable.

Charité bien ordonnée commence par soi-même. En publiant une lettre pour interpeller la communauté internationale sur l’esclavagisme en Libye, la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique d’Afrique (GLTSA), tranche sur le silence qui dut le sien lors des massacres perpétrés par le régime de Sassou dans la région du Pool. Beaucoup de “Frères” voient dans la démarche d’Alphonse Obambi-Itoua l’ombre d’une émotion . “Il doit aussi rompre le silence sur la détresse des populations du Pool, sur les prisonniers politiques et sur la privation des libertés au Congo”, martèle une franc-maçonne congolaise.

Une avalanche de critiques

“Comment ce Grand Maître maçon peut-il être sensible à ce qui se passe en libyeet fermer les yeux sur la situation du Pool qui brûle dans son propre pays ? La vision intellectuelle tronquée de ce frère et Grand Maître m’oblige à briser le silence”, fulmine un franc-maçon congolais sous couvert d’anonymat.  “Opportuniste”; “Grand farceur”, s’emportent d’autres francs-maçons congolais.

Alphonse Obambi-Itoua n’en finit plus de susciter les critiques chez ses frères congolais. S’exprimant au nom de ses frères, le grand-Maître de la GLTSA (Grande Loge Traditionnelle et Symbolique d’Afrique) s’est étonné, dans un communiqué, du ” silence assourdissant et incompréhensible de la Communauté Internationale sur cette traite des migrants subsahariens en passe de se banaliser dans cette partie instable de l’Afrique”. Et de préconiser “la mise en place, dans un délai très bref, d’une commission d’enquête internationale ouvrant la voie à des poursuites judiciaires à l’encontre des responsables et complices de ces pratiques anachroniques”.

 Guerre à huis-clos dans le Pool

Dans la région du Pool, en effet, alors que les violences des miliciens du pouvoir ont fait des centaines de milliers de déplacés, le Grand-Maître Alphonse Obambi-Itoua n’a jusqu’à présent pas émis la moindre réserve. Il s’est réfugié dans un silence assourdissant, comme lors les violences qui ont précédé le référendum sur le Changement de la Constitution de 20002. Cette attitude, de nombreux francs maçons la regrettent. “J’aimerais lui faire parvenir les Sentences de Phocylide de Milet ( VIe s. av. J.-C.) : “Accorde aux étrangers les mêmes égards qu’à tes concitoyens”, cite un Vénérable maître.

Mondafrique.com par Bedel Bouna

Pologne: un centre de la culture musulmane vandalisée à Varsovie

novembre 27, 2017

Le bâtiment du Centre de la Culture musulmane de Varsovie, dont les vitres ont été cassées, le 27 novembre 2017 / © AFP / JANEK SKARZYNSKI

Le Centre de la Culture musulmane à Varsovie, un bâtiment moderne qui abrite l’une des deux mosquées de la ville ainsi qu’un restaurant, a été vandalisé dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé la police.

Alertée vers 6 heures du matin, la police « a immédiatement envoyé une patrouille sur place. Une douzaine de vitres ont été cassées et l’armature d’une grande tente dressée dans le jardin endommagée. On n’a pas trouvé d’inscriptions sur le bâtiment et l’affaire est traitée pour le moment à titre de dommages aux biens », a indiqué à l’AFP la porte-parole du commissariat du quartier d’Ochota, Edyta Wisowska.

Le Centre de la Culture musulmane est un important bâtiment dont la construction a été achevée en 2015.

« On attend toujours que des mesures soient prises pour lutter contre l’incitation à la haine à l’égard des musulmans en Pologne. On estime que cette dernière a augmenté de manière drastique au cours des dernières années », surtout depuis le déclenchement de la crise migratoire, a déclaré à l’AFP le coordinateur du Centre, Ahmad Alattal.

« On reçoit tout le temps des menaces par mail, sur les réseaux sociaux et également par téléphone. Il y a un mois et demi nous avons eu un incident similaire mais de moindre ampleur. Une bouteille en verre a été fracassée sur la vitre de la porte d’entrée », a-t-il dit.

« La seule réponse qu’on ait reçue des autorités polonaises, c’est celle de la chancellerie du Sénat qui nous a dit qu’elle comprenait notre peur mais que nos craintes étaient infondées. Donc rien n’a été entrepris pour nous protéger », a regretté M. Alattal.

Des slogans xénophobes ont été lancés par plusieurs groupes nationalistes lors de la Marche de l’Indépendance, qui avait réuni à Varsovie quelque 60.000 personnes le 11 novembre à l’occasion de la fête nationale polonaise.

Certains manifestants avaient alors déclaré vouloir défendre leur pays contre « l’islamisme radical », ont constaté des journalistes de l’AFP.

Romandie.com avec (©AFP / 27 novembre 2017 17h24)                

Arrivé en Birmanie, le pape rencontre le chef de l’armée

novembre 27, 2017

Le pape François est accueilli par un jeune garçon en costume traditionnel, le 27 novembre 2017, à Rangoun / © AFP / Vincenzo PINTO

Accueilli par des milliers de Birmans, le pape François est arrivé lundi à Rangoun pour une visite délicate, qui a débuté avec une rencontre surprise avec le chef de l’armée, accusé de mener une « épuration ethnique » contre la minorité musulmane des Rohingyas.

Le général Min Aung Hlaing a eu la primeur d’une audience avec le pape en fin de journée à sa résidence: un ajout de dernière minute qui permet au puissant chef de l’armée de se positionner en interlocuteur de premier plan, en devançant la rencontre mardi avec la dirigeante civile et prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

L’aura internationale de cette dernière a été fortement ternie par son manque d’empathie affiché pour les Rohingyas, qui sont plus de 620.000 à avoir fui depuis fin août au Bangladesh pour échapper à une campagne de répression de l’armée, qualifiée d' »épuration ethnique » par les Nations unies.

Le général Min Aung Hlaing est accusé par les organisations de défense des droits de l’Homme d’être le principal responsable de cette campagne. Il s’est dit opposé au retour en masse des Rohingyas, malgré un accord en ce sens annoncé la semaine dernière entre les gouvernements birman et bangladais.

La rencontre entre le pape et le général, « de courtoisie » selon le Vatican, n’a duré qu’une quinzaine de minutes.

Le chef de l’armée a assuré au pape que son pays n’exerçait « aucune discrimination religieuse ». « De même, notre armée (…) agit pour la paix et la stabilité du pays », a-t-il déclaré, cité dans un post publié sur Facebook.

« Ils ont parlé de la grande responsabilité des autorités du pays en cette période de transition », a prudemment commenté le Vatican.

Le pape sait que ses déclarations concernant le sort de la minorité seront scrutées à la loupe lors de cette visite de quatre jours. Il n’a pas hésité à dénoncer à plusieurs reprises ces derniers mois le traitement réservé à ceux qu’il appelle ses « frères rohingyas », au risque de froisser la majorité bouddhiste de Birmanie.

– Croire à la paix –

L’opinion publique, portée par un nationalisme bouddhiste antimusulman, est chauffée à blanc par les critiques internationales sur le traitement des Rohingyas.

Mais, agitant des drapeaux birman et du Vatican, les catholiques birmans ayant fait le déplacement pour apercevoir le pape lundi voulaient croire en une paix possible.

« Il vient pour la paix », assurait Christina Aye Aye Sein, employée de banque catholique, arborant un T-shirt avec la photo du pape et le slogan de sa visite: « Paix et amour ».

« Je vous demande de m’accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d’espérance », avait lancé le pape dimanche aux 30.000 fidèles réunis place Saint-Pierre pour la prière de l’angélus.

Les quelque 700.000 catholiques de Birmanie – un peu plus de 1% des 51 millions d’habitants – qui ont longtemps été victimes de discriminations de la junte, espèrent beaucoup de cette visite.

– Exode –

Mais ce voyage donne également de l’espoir aux réfugiés rohingyas, qui ont raconté depuis le Bangladesh les exactions de l’armée birmane – viols, meurtres, torture.

Nur Mohammad, imam de 45 ans dans un camp de réfugiés à Cox’s Bazar au Bangladesh, espère que le pape demandera le retour des Rohingyas, avec « la citoyenneté et la fin de toutes les discriminations ».

Avant la flambée de violences en août, environ un million de musulmans rohingyas vivaient en Birmanie, depuis des générations pour certains. Mais depuis la loi de 1982, ils sont privés de la nationalité birmane et constituent la plus grande population apatride au monde.

Ils sont victimes de multiples discriminations – travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, règles de mariage injustes et confiscation des terres.

Mais les marges de manœuvre du pape sont étroites car « la grande majorité des gens en Birmanie ne croient pas au récit international des abus contre les Rohingyas et à un exode en grand nombre de réfugiés au Bangladesh », explique Richard Horsey, analyste indépendant basé en Birmanie.

Selon lui, « si le pape venait à évoquer de façon appuyée le sujet, cela attiserait les tensions », ce que redoute la minorité catholique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 novembre 2017 17h48)

Le pape part pour la Birmanie et le Bengladesh

novembre 26, 2017

Rome – Le pape François a entamé dimanche soir son 21e voyage, qui doit le mener dans la Birmanie bouddhiste et le Bangladesh musulman, deux pays asiatiques marqués par de fortes tensions religieuses et sous les projecteurs avec l’exode forcé des Rohingyas.

L’avion transportant le souverain pontife âgé de 80 ans a décollé à 22H10 (21H10 GMT) de Rome et doit atterrir lundi vers 13H30 (7H30 GMT) à Rangoun, la capitale économique de la Birmanie.

« Je vous demande de m’accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d’espérance », a déclaré le pape dimanche midi devant 30.000 fidèles réunis place Saint-Pierre pour la prière de l’angélus.

Jorge Bergoglio a également exprimé dimanche sa « grande douleur » après l’attentat terroriste qui a fait 305 morts dans une mosquée en Egypte, pays où il s’était rendu en avril.

En Birmanie, le pape François est très attendu sur le drame vécu par la minorité musulmane des Rohingyas, victime d’un « nettoyage ethnique » selon l’ONU et Washington.

Quelque 900.000 Rohingyas de Birmanie sont entassés dans le plus grand camp de réfugiés de la planète, dans le sud du Bangladesh, dont 620.000 arrivés depuis fin août pour échapper à des violences de la part des militaires.

A quelques jours de la visite, la Birmanie et le Bangladesh ont annoncé un accord sur un retour des réfugiés rohingyas, qui facilite assurément la tâche diplomatique de Jorge Bergoglio.

Le pape doit rencontrer la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, qui dirige le gouvernement civil, et, plus discrètement, le chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing.

Evitera-t-il de prononcer le mot « Rohingya », tabou en Birmanie, comme le lui recommande l’Eglise locale, affolée à l’idée qu’il puisse attiser la colère d’extrémistes bouddhistes ?

François est le premier pape à se rendre en Birmanie, où quelque 200.000 personnes sont attendues à une messe en plein air à Rangoun, temps fort pour la toute petite minorité catholique (660.000 soit 1,2% de la population).

Le pape partira ensuite jeudi le Bangladesh qui a pour sa part déjà reçu Paul VI en 1970 et Jean-Paul II en 1986 mais où les catholiques sont encore moins nombreux (375.000 soit 0,24% de la population).

A Dacca, la capitale, François a glissé dans son emploi du temps une rencontre avec un groupe de réfugiés rohingyas.

Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques souhaite encourager deux petites Eglises des « périphéries », un exercice qu’il affectionne, au risque d’irriter des pays majoritairement catholiques attendant en vain sa visite.

François accorde une grande importance au développement en Asie du catholicisme, qui ne rassemble que 3% de la population mais connaît une belle croissance (+9% entre 2010 et 2015). Il s’est déjà rendu en Corée du Sud, au Sri Lanka et aux Philippines.

Et le Vatican, qui vient de nouer des relations diplomatiques avec la Birmanie, négocie aussi à petits pas un rapprochement avec le Vietnam et la Chine communistes.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2017 22h41)                                           

L’Égypte pleure les 305 morts dans l’attentat contre une mosquée

novembre 25, 2017

Des proches des victimes de l’attentat contre une mosquée qui a fait 235 morts et 109 blessés vendredi, attendent devant l’hôpital d’Ismaïlia le 25 novembre 2017 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED

Funérailles, prières, bandeaux noirs dans les médias: l’Egypte pleurait samedi les 305 personnes tuées la veille dans une mosquée, dont 27 enfants, l’attentat le plus sanglant dans l’histoire récente du pays.

Le Parquet égyptien a indiqué samedi qu’une trentaine d’hommes armés (EI) portant la bannière noire du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient pris part au massacre des fidèles.

Toutes les victimes de l’attaque, l’une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont été inhumées samedi conformément à la tradition musulmane.

Quelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l’attaque, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne de l’EI.

Les avions ont visé « des véhicules utilisés dans l’attaque terroriste, tuant leurs occupants », a indiqué un porte-parole.

Encore non revendiqué, l’attentat survenu lors de la prière du vendredi dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abd, à 40km à l’ouest d’Al-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï, s’est soldé par au moins 305 tués et 128 blessés, selon un nouveau bilan fourni samedi par le Parquet égyptien.

Les assaillants, au nombre de 25 à 30, ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles, a indiqué le Parquet. Cette attaque, rarissime dans une mosquée égyptienne, a laissé le pays en état de choc.

– ‘Terrorisme dans la maison de Dieu’ –

A l’aube, des milliers d’habitants de Mit Habib, un village voisin du lieu de l’attaque, ont assisté aux funérailles du directeur de l’école de Bir al-Abd, Al-Said Abou Eitta, et de son fils Ahmed, tous deux tués dans la mosquée.

Les corps portés sur les épaules, ils ont scandé en larmes: « Il n’y a de Dieu qu’Allah, le martyr est l’aimé de Dieu ». Des funérailles ont eu lieu dans toute la région.

A Ismaïlia, ville proche du canal de Suez dans le nord-est du pays, où les blessés ont été transportés pour être soignés, les proches se pressaient samedi aux abords de l’hôpital, attendant désespérément des nouvelles, a constaté une équipe de l’AFP.

« Le terrorisme dans la maison de Dieu », déploraient samedi les médias qui arboraient des bandeaux noirs en signe de deuil.

En fin de matinée, toutes les mosquées du pays ont dédié la prière aux « martyrs » de cet attentat et certaines devraient faire de même dans la soirée.

Le président Sissi a appelé les forces armées à édifier un mémorial en hommage aux victimes, rapportent les médias d’Etat.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu’ils avaient ensuite posé une bombe à l’extérieur du bâtiment.

Après qu’elle a explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

– Menaces –

Les hommes armés « sont entrés dans la mosquée, ils ont tué plus de personnes qu’ils n’en ont blessées », a raconté à l’AFP Magdy Rizk, blessé dans l’attaque.

« Ils portaient des masques et des uniformes militaires », a ajouté M. Rizk, précisant que les familles vivant dans cette zone majoritairement soufie avaient déjà subi des menaces de groupes extrémistes.

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par l’EI qui considère les soufis comme des hérétiques et polythéistes, le plus grand péché de l’islam.

L’attaque a été condamnée par de nombreux pays étrangers dont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, l’Iran ou l’Arabie saoudite.

Le grand imam d’Al-Azhar, principale institution de l’islam sunnite, le cheikh Ahmed el-Tayeb, lui-même d’obédience soufie, a condamné « l’attaque terroriste barbare », et le pape François s’est dit « profondément attristé par les pertes humaines ».

La branche égyptienne de l’EI mène régulièrement des attaques contre les forces de sécurité dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne, bien que la fréquence et l’ampleur de ces attaques contre les militaires aient diminué au cours de l’année écoulée.

Les jihadistes se sont tournés vers des cibles civiles, attaquant non seulement des chrétiens et des soufis mais aussi des habitants bédouins du Sinaï accusés de collaborer avec l’armée.

La précédente attaque la plus meurtrière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 14h07)

Au moins 235 morts dans l’attaque d’une mosquée au Sinaï égyptien

novembre 24, 2017

Des corps dans la mosquée de Rawda près d’Al-Arich, dans le Nord-Sinaï, en Egypte, suite à un attentat, le 24 novembre 2017 / © AFP / STRINGER

Au moins 235 personnes ont été tuées vendredi lors d’une attaque sans précédent contre une mosquée dans le nord du Sinaï menée par des hommes armés à l’heure de la grande prière, l’une des plus meurtrières en Egypte ces dernières années.

L’attaque, qui n’a pas été immédiatement revendiquée, a fait 235 morts et plus de 125 blessés parmi les fidèles, a indiqué la télévision d’Etat égyptienne.

Elle s’est produite autour de la mosquée Al-Rawda dans le village de Bir al-Abed, à l’ouest d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï, région où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

D’après des responsables, les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles, parmi lesquels se trouvaient notamment des conscrits de l’armée.

Le chef d’un groupe bédouin qui combat l’EI a par ailleurs déclaré à l’AFP que cette mosquée était connue comme un lieu de rassemblement de soufis, adeptes d’un courant mystique de l’islam considéré comme hérétique par le groupe jihadiste.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’organisation Etat islamique (EI) attaquent régulièrement les forces de sécurité égyptiennes dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques.

La branche locale de l’EI a également revendiqué plusieurs attaques contre des civils, notamment des chrétiens et des soufis.

Plus de 100 chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués depuis un an dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans le Sinaï et à travers le pays.

En février, les chrétiens d’Al-Arich avaient fui en masse après une série d’attaques violentes visant leur communauté.

Les jihadistes ont aussi décapité l’an dernier un chef soufi, l’accusant de pratiquer la magie, et kidnappé plusieurs adeptes du soufisme, libérés après s’être « repentis ».

L’Egypte est par ailleurs menacée par des jihadistes proches d’Al-Qaïda qui opèrent à partir de la Libye, à la frontière ouest du pays.

Un groupe s’appelant Ansar al-Islam (« Partisans de l’islam » en arabe) a revendiqué une embuscade en octobre dans le désert occidental égyptien qui a tué au moins 16 policiers.

L’armée avait ensuite mené des frappes aériennes en représailles, tuant le chef du groupe Emad al-Din Abdel Hamid, ancien officier militaire très recherché après qu’il a rejoint un groupe affilié à Al-Qaïda dans le bastion jihadiste libyen de Derna.

La présidence égyptienne a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes de la mosquée Al-Rawda.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2017 15h12)

Abus sexuels au cœur du Vatican: le Saint-Siège enquête

novembre 18, 2017

Cité du Vatican – Le Saint-Siège a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête sur d’éventuels abus sexuels commis au sein même du Vatican dans un lieu hébergeant des mineurs attirés par la prêtrise.

Cette annonce survient dix jours après la parution d’un livre-enquête évoquant les tentatives infructueuses d’un jeune lanceur d’alerte pour dénoncer des abus sexuels dont aurait été victime son ancien camarade de chambre.

L’affaire impliquerait « un ancien élève du pré-séminaire Saint-Pie X », qui est devenu récemment prêtre, précise le communiqué du Vatican.

Le Saint-Siège laisse toutefois entendre qu’il pourrait s’agir simplement de relations homosexuelles entre jeunes pensionnaires.

Le « pré-séminaire Saint-Pie X », installé dans un palais tout près de la résidence du pape François, héberge des enfants et adolescents du monde entier. Ces pensionnaires étudient dans une école privée dans le centre de Rome et participent comme « enfants de choeur » aux messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre. Certains d’entre eux décident ensuite de devenir prêtres et d’étudier dans un séminaire.

« A la suite de plusieurs signalements, anonymes ou non, des enquêtes furent menées à partir de 2013, à plusieurs reprises, aussi bien par les supérieurs du pré-séminaire que par l’évêque de Côme (nord) », diocèse auquel les éducateurs sont rattachés, précise le communiqué du Vatican.

Les signalements sur des abus, qui n’avaient alors pas pu être confirmés, « auraient concerné des élèves du même âge entre eux, dont certains n’étaient plus présents dans l’institution au moment des investigations », ajoute le Saint-Siège.

L’ouverture d’une nouvelle enquête est justifiée par « l’apparition récente de nouveaux éléments ».

Le Vatican fait allusion à la parution en Italie et en France d’un livre-enquête, « Pêché originel », du journaliste italien Gianluigi Nuzzi.

L’ouvrage raconte qu’au sein du pré-séminaire, un séminariste majeur aurait abusé sexuellement d’au moins un lycéen âgé de « 17 ou 18 ans » en 2011-2012, sous les yeux d’un témoin.

Ce témoin polonais, Kamil Tadeusz Jarzembowksi, raconte que le séminariste venait régulièrement le soir dans sa chambre pour avoir des relations sexuelles avec son camarade de chambre, qui « se sentait obligé de céder à ses exigences » et n’était pas dans une relation amoureuse.

Dans une enquête télévisée diffusée dimanche à la télévision italienne, l’ex-camarade de chambre est sorti du silence et a raconté à visage caché qu’il avait en fait été abusé sexuellement dès sa première année au pré-séminaire, à l’âge de 13 ans.

Dans cette émission (« Le Iene Show »), il affirme en outre que la même personne lui faisait parfois des propositions déplacées dans la basilique Saint-Pierre pendant des messes.

L’évêque de Côme, qui a récemment ordonné prêtre l’ancien séminariste, ainsi que l’ancien recteur du pré-séminaire Saint-Pie X, ont jugé dans ce reportage qu’il s’agissait de « calomnies » inventées par le jeune Polonais chassé du pré-séminaire.

Quant au séminariste devenu prêtre, il n’a pas voulu s’exprimer devant la caméra.

Ces témoignages ne précisent jamais l’âge du « séminariste » mis en cause. Selon une source au sein du Vatican, il aurait six mois d’écart avec sa victime présumée.

Romandie.com avec(©AFP / 18 novembre 2017 22h09)                                            

RDC: Verckys Kiamuangana témoigne devant le cardinal Laurent Monsengwo sur sa chanson

novembre 14, 2017

 

 

Avec diaspordc.com