Archive for the ‘Religion’ Category

Fusillade dans une mosquée en Norvège

août 10, 2019

 

Une personne a été blessée dans une fusillade dans une mosquée près d’Oslo, et un suspect arrêté, a annoncé samedi la police de la capitale norvégienne. «Une personne a été touchée. Nous ne connaissons pas le niveau de gravité de ses blessures. Un suspect a été arrêté. La police est sur place», a déclaré la police sur Twitter. Selon un porte-parole des forces de l’ordre, cité par Reuters, la victime est un homme de 75 ans.

La fusillade a eu lieu dans le centre islamique al-Nour à Baerum, ville de la banlieue d’Oslo. La police a précisé ne pas avoir d’informations sur la présence d’autres assaillants, ni sur le suspect arrêté qui est «blanc». «Un des nôtres a été touché par balles par un homme blanc avec un casque et un uniforme», a déclaré de son côté le responsable de la mosquée, Irfan Mushtaq, à un journal local Budstikka. Il a ensuite précisé à la chaine TV2 que l’homme portait plusieurs armes sur lui. «Un homme de type norvégien avec un fusil à pompe et des pistolets est entré dans la mosquée (…). Il a commencé à tirer autour de lui», a-t-il raconté.

Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s’y trouvait est parvenue à maîtriser l’assaillant avant l’arrivée des forces de l’ordre. Les services de sécurité de la police norvégienne (PST) ont indiqué «suivre les évènements». «Il est trop tôt pour tirer des conclusions», a déclaré à NRK le responsable de l’information des PST, Martin Bernsen.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

L’Église anglicane du Canada rejette une motion approuvant le mariage gay

juillet 14, 2019

 

Le synode général de l’Eglise anglicane du Canada a rejeté une motion visant à modifier sa définition du mariage pour reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, légalisé au Canada en 2005. La motion proposait de supprimer la définition du mariage comme «l’union d’un homme et d’une femme».

Pour être adoptée, elle devait recueillir les deux tiers des votes des trois ordres de délégués au synode, évêques, prêtres et laïcs. Lors d’un vote vendredi soir à Vancouver (ouest) où se tient le synode jusqu’à mardi, prêtres et laïcs ont voté largement en faveur de la motion mais elle n’a pas obtenu la majorité des deux tiers requise dans le groupe des évêques.

La motion avait été adoptée de justesse lors du précédent synode général mais elle devait être validée lors de deux synodes successifs pour entrer en vigueur. Le synode général, assemblée gouvernante de l’église anglicane du Canada, se réunit tous les trois ans.

Certains diocèses continueront à célébrer des mariages homosexuels

Le vote a provoqué des réactions de déception au sein même de l’église. L’évêque Andrew Asbil de Toronto a ainsi écrit sur Facebook qu’il s’agissait d’une «nouvelle dévastatrice pour les membres de la communauté LGBTQ, leurs familles et leurs amis» et qu’il «partageait leur désarroi».

Si le synode général n’a pas reconnu officiellement le mariage homosexuel, une autre motion adoptée à Vancouver laisse toutefois une certaine marge de manœuvre aux diocèses pour célébrer ou non des mariages de personnes de même sexe.

Certains diocèses permettent la célébration de ces unions depuis le premier vote sur la motion de 2016 et plusieurs d’entre eux entendent bien continuer, a indiqué Meghan Kilty, directrice des communications de l’Eglise, à la chaîne publique CBC. L’Eglise anglicane du Canada compte plus de 500.000 membres regroupés dans 1700 paroisses, selon son site internet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une victime présumée du nonce en France vient plaider sa cause au Vatican

juin 29, 2019

 

Un des plaignants qui accusent l’ambassadeur du Vatican en France, Mgr Luigi Ventura, d’agressions sexuelles est venu ce samedi au Vatican pour plaider sa cause et tenter de faire lever l’immunité diplomatique du prélat, qui nie les faits.

«Je demande au Vatican et aussi au gouvernement français de prendre leurs responsabilités», a déclaré Mathieu de la Souchère, 27 ans, venu à Rome avec son avocate pour rencontrer des responsables de l’Eglise catholique. «Dès la semaine prochaine, nous rencontrerons des personnes proches du pape qui, j’espère, porteront notre cause», a ajouté le jeune homme. Il demande que le pape François lève l’immunité diplomatique de Mgr Ventura, 74 ans, qu’il accuse de l’avoir agressé sexuellement.

L’affaire avait éclaté en février avec la révélation de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. La mairie de Paris avait signalé au parquet que M. de la Souchère s’était plaint d’attouchements répétés du nonce apostolique – des «mains aux fesses» – lors de la cérémonie des vœux aux autorités diplomatiques en janvier. Deux autres plaignants s’étaient ensuite manifestés et avaient relaté des faits similaires datant de 2018. Ces trois hommes ont été entendus par les enquêteurs et une quatrième plainte a été déposée par un autre homme. Selon M. de la Souchère, six plaintes ont été déposées en France pour des faits similaires contre Mgr Ventura dont l’une émane «d’un diplomate du Quai d’Orsay et une autre d’un séminariste de 18 ans».

Lors de confrontations avec des plaignants organisées en mai dans le cadre de l’enquête, l’archevêque italien, qui est nonce apostolique en France depuis 2009, a nié les faits qui lui sont reprochés.

Le plaignant a aussi dénoncé la thèse avancée par Mgr Ventura selon laquelle «il serait victime d’un complot LGBT (lesbiens, gay, bis et trans) de la part de la mairie de Paris». «Je suis venu à Rome pour essayer de déconstruire cette version dont je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi prégnante», a expliqué M. de la Souchère.

Il a aussi évoqué le «risque» que la procédure soit délocalisée au Vatican. «Ce qui serait catastrophique pour les victimes car tous les actes de procédures fait en France seraient nuls et non avenus et les victimes ne seraient pas invitées à témoigner», a-t-il conclu.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Pape François: considérer les musulmans comme des «partenaires»

juin 21, 2019

 

Le pape François a estimé vendredi que les musulmans devraient être considérés comme des «partenaires» avec lesquels construire une cohabitation pacifique pour barrer le chemin aux «groupes fanatiques ennemis du dialogue». Il s’exprimait lors d’une rencontre organisée à Naples par la Faculté pontificale de théologie de l’Italie méridionale.

«Les étudiants en théologie devraient être éduqués au dialogue avec le judaïsme et l’islam pour comprendre les racines communes et les différences de nos identités religieuses et contribuer ainsi plus efficacement à la construction d’une société qui apprécie la diversité et favorise le respect, la fraternité et la cohabitation pacifique», a déclaré le pape.

«Nous sommes appelés à dialoguer avec les musulmans afin de construire l’avenir de nos sociétés et de nos villes; nous sommes appelés à les considérer comme des partenaires pour construire une cohabitation pacifique même quand se produisent des événements bouleversants, œuvre de groupes fanatiques ennemis du dialogue, comme la tragédie de Pâques (les attentats, ndlr) au Sri Lanka», a poursuivi le pape argentin.

«Dans les facultés de théologie et les universités ecclésiastiques, il faut encourager les cours de langue et de culture arabe et juive et la connaissance réciproque entre étudiants chrétiens, juifs et musulmans», a conclu le souverain pontife.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Niger : une église incendiée après l’arrestation d’un imam

juin 16, 2019

 

Une église a été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche à Maradi (centre sud), troisième ville du Niger, par des manifestants qui protestaient contre l’arrestation d’un influent imam, libéré ce dimanche, a-t-on appris de sources concordantes.

«Depuis deux heures du matin, on est restés éveillés, l’église de Zaria (quartier populaire de Maradi) a été brûlée, la voiture du pasteur a été brûlée par des individus qu’on ne connaît pas. La gendarmerie est sur place, soyons prudents» a affirmé un responsable de l’église dans un message adressé à ses paroissiens et transmis à l’AFP. Une source sécuritaire locale a «confirmé» à l’AFP l’incendie de cette église.

Cheick Rayadoune, influent imam de la mosquée de Zaria, a été arrêté samedi par la police après avoir qualifié vendredi «d’anti-islam» un projet de loi du gouvernement sur «l’organisation de l’exercice du culte au Niger». Il a toutefois été «remis en liberté ce dimanche après-midi, il a reconnu son erreur et s’est excusé», a indiqué à l’AFP une source policière. «Tous mes partisans doivent cesser de brûler et de créer des troubles en ville, l’islam ne recommande pas cela, je n’ai aucunement été maltraité par la police», a déclaré Cheick Rayadoune dans un message peu avant sa libération. «J’ai été induit en erreur par ceux qui m’ont traduit (du français au haoussa) un texte supposé être le document officiel», a-t-il regretté et il «promet de rectifier» lors de «la prière hebdomadaire vendredi prochain».

Des précédents pour des caricatures de Charlie Hebdo

Le projet de loi a été adopté fin avril en conseil de ministres, qui soulignait alors une «absence totale de normes rigoureusement définies» concernant «l’exercice du culte» dans le pays, sur fond d’un «développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes». Le texte qui doit encore être adopté par le Parlement dispose notamment que «la liberté du culte doit s’exercer dans le respect de l’ordre public» et que «l’exercice du culte en lieu public (sera) soumis au régime de l’autorisation préalable». Il consacre «le droit de l’Etat de contrôler les sources de financement» pour «la construction et l’exploitation des lieux privés de cultes» qui seront «soumises à une autorisation préalable».

«Cette loi est le fruit des plusieurs consultations et concertations profonde (…). Dans le texte il n’y a rien d’anti-islam», a commenté à l’AFP un haut responsable du ministère nigérien de l’Intérieur, pour qui il s’agit d’éviter que «les dérives prônées par les organisations obscurantistes terroristes» ne prennent de l’ampleur dans le pays. En 2017, le ministère nigérien de l’Intérieur avait regroupé tous les oulémas nigériens pour un colloque pour travailler sur le sujet.

Le Niger est un pays très majoritairement musulman, avec 1 à 2% de chrétiens sur une population de plus de 20 millions d’habitants. Il a déjà connu des troubles religieux graves. Après la publication de caricatures du prophète Mahomet par le journal français Charlie Hebdo en 2015, des émeutes antichrétiennes avaient fait dix morts à Niamey et détruit la plupart des églises de la capitale et de Zinder, la deuxième ville du pays

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada-Québec: Offerte en « offrande » au révérend Paul Mukendi

juin 8, 2019

 

© FaceBook Ministère Paul Mukendi
 

Le procès du révérend Paul Mukendi s’est ouvert ce matin au palais de justice de Québec avec le témoignage de la présumée victime, qui aurait été agressée sexuellement et frappée alors qu’elle était sous l’emprise de « l’homme de Dieu ».

Mukendi, qui a fondé l’église La Parole de Vie sur le boulevard Pierre-Bertrand dans l’arrondissement Vanier, s’est présenté en étant accompagné d’une douzaine de disciples.

L’homme de 41 ans aurait agressé la plaignante à de multiples reprises sur une dizaine d’années.

Originaire de la République démocratique du Congo, comme son présumé agresseur, la plaignante a raconté la première fois où Mukendi aurait posé des gestes sexuels sur elle, alors qu’elle avait 14 ans.

Elle connaissait alors le pasteur depuis environ 2 ans.

« Il disait qu’il était l’envoyé de Dieu pour sauver les âmes », se souvient la femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Dans la communauté religieuse, on le considérait comme le représentant de Dieu sur terre.

« Il est en relation directement avec Dieu. »

– Présumée victime de Paul Mukendi

Alors que Mukendi est hébergé chez ses parents, la plaignante raconte qu’il avait l’habitude de se présenter dans sa chambre en pleine nuit, pour prier.

« Je devais me mettre à genou, les mains jointes », se souvient la plaignante.

Selon son témoignage, l’accusé posait alors une main sur sa tête et récitait des prières.

C’est dans ce contexte qu’il aurait commencé à toucher l’adolescente ailleurs, sur tout son corps.

Sentant que le souffle du pasteur s’accélérait, elle a ouvert les yeux.

« Il se masturbait en même temps qu’il priait pour moi », a raconté la présumée victime aux 7 hommes et 5 femmes qui forment le jury.

Le scénario se serait répété à plusieurs reprises sans que la présumée victime le dénonce.

Alors qu’elle était toujours adolescente, le révérend aurait commencé à avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

La première fois, il aurait déchiré ses vêtements en plus de lui mettre une main sur la bouche.

Mukendi lui aurait dit qu’elle l’aurait cherché en le séduisant tout en l’intimant de ne rien révéler, sans quoi « elle allait brûler en enfer ».

La présumée victime affirme qu’elle ne pouvait de toute façon pas refuser les assauts puisque « ma mère m’avait offert en offrande à monsieur Mukendi », a expliqué la jeune femme.

« L’homme de Dieu » lui aurait également affirmé que ses parents étaient des « sorciers maudits » et que les rapports sexuels permettaient de la « purifier ».

À titre d’offrande, elle devait s’occuper des tâches ménagères à la résidence du révérend et prier pour lui.

« Je devais le satisfaire à tous les niveaux », a résumé la jeune femme. « Je lui appartenais », a-t-elle ajouté d’une voix chevrotante.

Son témoignage qui a dû être interrompu à quelques reprises pour lui permettre de se ressaisir va se poursuivre lundi.

Avec Radio-Canada.ca par Yannick Bergeron

France : L’évêque d’Evreux «choqué» par un ex-prêtre entonnant un chant anti-Macron

juin 3, 2019

 

L’évêque d’Évreux, Mgr Christian Nourrichard, s’est dit «choqué» lundi par les images diffusées sur les réseaux sociaux où l’on voit un prêtre de son diocèse, déjà suspendu de ses fonctions, entonner un chant hostile à Emmanuel Macron lors d’une messe.

«J’ai été choqué par cette vidéo car c’est dénaturer la mission de l’Église et ce qu’est un lieu de culte», a dit à l’AFP le prélat au sujet de cette scène filmée dans une église du Planquay (Eure). Dans une vidéo qui défraye la chronique sur twitter, on voit un prêtre en soutane, l’abbé Francis Michel, chanter à peine voix: «Emmanuel Macron, grosse tête de con, on vient te chercher chez toi…», devant l’autel où une vingtaine de personnes portant des gilets jaunes sont présentes.

En novembre 2016, l’évêque d’Évreux avait publié un décret de suspense de l’abbé Michel, ordonné prêtre en 1975, lui interdisant notamment de célébrer des sacrements ou d’entendre les confessions. «Qu’est ce que je peux faire concrètement? Je dois y aller manu militari pour en découdre avec lui? Je n’ai pas de force de police ou de gendarmerie! », a ironisé Mgr Nourrichard, soulignant que l’Église «n’avait pas besoin de cela» et rappelant que le père Michel s’était déjà retrouvé devant les tribunaux.

Le père Michel avait été condamné en 2015 à 15.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Évreux pour avoir détourné plus de 100.000 euros sur l’argent de la quête. Les faits s’étaient produits entre 2006 et 2008. Après une plainte de l’évêché, les enquêteurs avaient retrouvé 116.000 euros sur les onze comptes bancaires du prêtre qui ne touchait en principe que 900 euros par mois.

«C’est comme un médecin qui continuerait à exercer alors qu’il n’est plus reconnu par l’ordre des médecins», a souligné Mgr Nourrichard, qui dit avoir alerté le Vatican et la préfecture après avoir visionné la vidéo. Contacté par l’AFP, l’abbé Michel n’était pas joignable.

Par Le Figaro.fr avec AFP

En Roumanie, le pape béatifie sept évêques martyrs du régime communiste

juin 2, 2019

Pope Francis visits Romania

Le pape François à son arrivée à la cérémonie de béatification de sept évêques gréco-catholiques roumains. REUTERS/Remo Casilli

Le pape François a béatifié dimanche sept évêques gréco-catholiques roumains, des «martyrs de la foi» emprisonnés et torturés par le régime communiste. «Les nouveaux Bienheureux ont souffert et sacrifié leur vie, en s’opposant à un système idéologique totalitaire et coercitif», a déclaré le pape lors d’une messe géante à Blaj (centre), au troisième et dernier jour de sa visite en Roumanie. D’après les organisateurs, quelques 60.000 fidèles étaient rassemblés sur le Champ de la liberté de cette ville de 20.000 habitants, siège de l’Eglise uniate (dite aussi gréco-catholique).

«Ces pasteurs, martyrs de la foi, ont recueilli et laissé au peuple roumain un précieux héritage que nous pouvons synthétiser en deux mots : liberté et miséricorde», a-t-il ajouté, évoquant la «diversité des expressions religieuses» qui enrichit la Roumanie, majoritairement orthodoxe. Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1948, ces hauts prélats ont été arrêtés par des agents du régime communiste, sous l’accusation de «haute trahison», pour avoir refusé de se convertir à l’orthodoxie. Torturés et humiliés, ils sont morts en détention ou en réclusion dans un monastère orthodoxe et enterrés furtivement, les lieux de sépulture demeurant secrets pour quatre d’entre eux.

Pope Francis visits Romania

Le pape François a donné une messe géante à Blaj, durant laquelle il a béatifié sept évêques gréco-catholiques roumains Vatican Media/ Fourni par Reuters

Pope Francis visits Romania

Cette icône représente les sept prêtres béatifiés. Vatican Media/ Fourni par Reuters

Symboliquement, des barreaux des cellules où ils ont été emprisonnés ont été incorporés dans le trône créé spécialement pour la venue du pape. Les uniates sont des catholiques de rite byzantin issus d’une scission au sein de l’orthodoxie remontant à la fin du 17e siècle, lorsque la région de Transylvanie (centre) faisait partie de l’empire austro-hongrois: tout en conservant leurs pratiques orthodoxes, ils ont reconnu l’autorité du pape. Une allégeance que les communistes ne pouvaient tolérer: un décret adopté fin 1948 a interdit de facto le gréco-catholicisme et affirmé que ses fidèles étaient «revenus au culte orthodoxe». L’Eglise orthodoxe s’est ainsi vu attribuer les biens, et notamment les lieux de culte, de ces nouveaux hors-la-loi.

Soumis à de fortes pressions, la plupart des fidèles uniates abandonnèrent leur foi : s’ils étaient plus de 1,5 million en 1948, il ne sont plus que 200.000 aujourd’hui pour une population de 20 millions de Roumains, dont 86% d’orthodoxes. Sur les plus de 2.000 églises saisies par les communistes, moins de 150 leur ont été restituées ces trente dernières années. Ce différend patrimonial empoisonne toujours les relations entre les deux Eglises, même si, en prévision de la visite papale, les gréco-catholiques ont mis un bémol à leurs critiques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Jérusalem: heurts sur l’esplanade des Mosquées après la visite de nationalistes juifs

juin 2, 2019

 

Des affrontements ont opposé dimanche Palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des Mosquées, après la visite de nationalistes juifs sur ce site ultrasensible, alors que l’Etat hébreu célèbre la prise en 1967 de Jérusalem-Est par son armée. Troisième lieu saint de l’islam, également révéré par les juifs comme leur site le plus sacré, l’esplanade des Mosquées se trouve à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée depuis 1967 par Israël, qui l’a ensuite annexée. Les forces israéliennes contrôlent tous ses accès et y pénètrent en cas de troubles.

Les juifs sont autorisés à venir sur le site pendant des heures précises, mais ne peuvent pas y prier, pour éviter d’attiser les tensions. Quelque 1.200 nationalistes juifs s’y sont rendus dimanche matin, selon le directeur de la mosquée d’Al-Aqsa et une organisation juive gérant ces visites. La police israélienne, qui interdit d’ordinaire les visites aux juifs sur l’esplanade durant les dix derniers jours du mois de jeûne musulman de ramadan, les a exceptionnellement autorisées dimanche.

Cela a provoqué la colère de fidèles palestiniens, qui se sont barricadés dans la mosquée Al-Aqsa, d’où ils ont jeté des chaises et des pierres sur les forces de l’ordre, avant d’être dispersés, a rapporté la police israélienne dans un communiqué. Les Israéliens célèbrent dimanche la «journée de Jérusalem», commémorant la prise par leur armée lors de la guerre des Six Jours en 1967, de la Vieille ville, alors sous contrôle jordanien.

45 personnes blessées

Selon le Waqf, la fondation musulmane sous contrôle jordanien qui administre l’esplanade des Mosquées, la police a utilisé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. D’après le directeur de la mosquée Al-Aqsa, Omar Kaswani, 45 personnes ont été blessées, dont une grièvement, et sept arrêtées. «C’est une violation du statu quo» a-t-il dénoncé à l’AFP, parlant des visites.

Le calme est revenu, a déclaré le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld à l’AFP. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a assuré dans un communiqué que les autorités avaient tout fait pour laisser le site ouvert «à tous ceux qui souhaiteraient le visiter, notamment lors d’un jour spécial comme aujourd’hui».

Les Israéliens célèbrent dimanche la «réunification» de Jérusalem, capitale «indivisible» d’Israël. L’annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est comme occupée. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Des dizaines de milliers de nationalistes israéliens défilent dimanche après-midi dans le quartier musulman de la Vieille ville pour aller devant le mur des Lamentations, haut lieu du judaïsme, situé dans le quartier juif, sous l’enceinte de l’esplanade.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Des enfants de prêtres bientôt reçus par des évêques

mai 18, 2019

 

Plusieurs évêques français vont rencontrer en juin des enfants de prêtres, a annoncé samedi le secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF), Olivier Ribadeau-Dumas, un geste d’ouverture inédit sur un sujet hautement tabou dans l’Eglise catholique.

En amont de cette rencontre, Mgr Ribadeau-Dumas a expliqué à l’AFP avoir reçu trois enfants de prêtres en février, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Ces trois personnes étaient membres de l’association Les Enfants du silence, qui fédère des enfants d’ecclésiastiques, et doivent prochainement livrer leurs témoignages à d’autres évêques.

«Ils rencontreront les évêques de la Cemoleme (Commission épiscopale pour les ministères ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, ndlr) à la mi-juin», a précisé Mgr Ribadeau-Dumas, en se refusant à tout commentaire.

Selon Le Monde, la rencontre de février a permis d’aborder la «question du sort réservé aux prêtres ayant un enfant au cours de leur sacerdoce» et celle de «la reconnaissance de ces enfants dans les communautés paroissiales».

Le sujet est extrêmement sensible dans l’Eglise catholique, l’existence de ces enfants étant une preuve des manquements à la règle du célibat des prêtres imposée depuis le XIe siècle. En janvier, le pape François avait clairement rejeté toute remise en cause générale du célibat des prêtres, qu’il considère comme un «don pour l’Eglise», qui ne peut pas devenir «optionnel».

Par Le Figaro.fr avec AFP