Archive for the ‘Religion’ Category

Le pape convoque le cardinal allemand Marx pour une dispute autour de l’eucharistie

avril 19, 2018

Le cardinal allemand Reinhard Marx le 1er février 2017 à Stuttgart dans le sud-ouest de l’Allemagne / © AFP/Archives / THOMAS KIENZLE

Le pape François a invité à Rome le cardinal catholique allemand Reinhard Marx pour discuter d’une décision controversée d’autoriser l’eucharistie à des non catholiques, a annoncé jeudi la conférence épiscopale allemande.

Le cardinal Marx « salue le souhait du pape François, qui a proposé une discussion à Rome sur le sujet », a-t-elle souligné dans un communiqué.

La dispute au sein de l’Eglise catholique allemande persiste depuis février: la conférence épiscopale (DBK), présidée par le cardinal Marx, avait alors décidé de permettre dans certains cas à des protestants mariés à un ou une catholique de recevoir la communion eucharistique.

Ce compromis avait été adopté à une large majorité mais un petit nombre de religieux hostiles s’étaient tournés vers le pape pour lui demander d’empêcher son application.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 14h42)                

Publicités

Pédophilie/Chili: le pape reconnait de « graves erreurs » d’appréciation (Vatican)

avril 11, 2018

Cité du Vatican – Le pape François a reconnu mercredi avoir commis « de graves erreurs dans l’évaluation et la perception de la situation » au Chili, après avoir pris connaissance des conclusions d’une enquête sur des abus sexuels commis par le clergé.

Dans une lettre aux évêques chiliens, diffusée par le Vatican, le pape indique vouloir les convoquer à Rome pour discuter des conclusions de l’enquête qu’il avait diligentée, qui comprend de nombreux témoignages de victimes.

Au cours d’un voyage au Chili en janvier, le pape François avait défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les crimes d’un vieux prêtre pédophile, se déclarant persuadé de son innocence et demandant aux victimes présumées des preuves de culpabilité.

Il avait ensuite présenté des excuses pour ses propos maladroits, et dépêché au Chili un enquêteur renommé du Vatican pour recueillir des témoignages de victimes présumés.

Dans sa lettre aux 32 évêques chiliens, le pape François ne fait aucune mention spécifique du cas de l’évêque Juan Barros.

Exprimant dans ce texte sa « honte » et sa « douleur » pour les vies sacrifiées des victimes d’abus, il propose aussi de les recevoir.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 19h46)                                            

Pour le Pape, un catholique exemplaire doit accueillir les migrants

avril 9, 2018

Le pape François lors d’une audience Place Saint-Pierre le 4 avril 2018 au Vatican / © AFP/Archives / Tiziana FABI

Le pape François a fermement répliqué lundi à ses détracteurs catholiques parfois plus réceptifs à la question de l’avortement qu’à son plaidoyer sur l’accueil des migrants, en dévoilant son mode d’emploi pour être un croyant exemplaire et tendre vers « la sainteté ».

En cinq années de pontificat, le pape argentin de 81 ans a été le chantre des pauvres, des exploités économiques et des migrants, en martelant sans relâche les vertus de la miséricorde et de la justice sociale, des idéaux au centre de cette troisième « exhortation apostolique » très attendue, signée de sa main.

Dans la tradition catholique, tous les baptisés sont appelés à devenir des saints à travers des petits gestes quotidiens, même si la quasi-totalité d’entre eux ne figureront jamais parmi les célèbres canonisés reconnus officiellement par l’Eglise après leur mort.

Le chef des près de 1,3 milliard de catholiques de la planète adresse à ces « saints de la porte d’à côté » ou saints « de la classe moyenne » une centaine de pages de recommandations.

Et il réplique de manière inattendue aux catholiques rivés sur les traditionnels dossiers éthiques de l’Eglise et dubitatifs sur ses appels constants à un large accueil des migrants.

« Certains catholiques affirment » que la situation des migrants est « un sujet secondaire à côté des questions +sérieuses+ de la bioéthique », note le pape. « Qu’un homme politique préoccupé par ses succès dise une telle chose, on peut arriver à le comprendre; mais pas un chrétien », souligne-t-il.

Citant l’Ancien testament qui recommande d’accueillir les étrangers à bras ouverts, François ajoute, tranchant: « Il ne s’agit pas d’une invention d’un pape ou d’un délire passager ».

Les appels du pape en faveur des migrants déboussolent une frange des catholiques, dans une Europe où, notamment, le dirigeant national-conservateur hongrois Viktor Orban, icône des droites populistes européennes, a remporté dimanche ses troisièmes législatives d’affilée.

« Le pape répond de manière très directe à ses opposants en insistant sur la centralité du thème des migrants. Et il critique certains expressions du mouvement catholique pro-vie », relève le vaticaniste américain John Allen, du site Crux.

« La défense de l’innocent qui n’est pas encore né doit être sans équivoque, ferme et passionnée », souligne en effet le pape dans son exhortation. Avant d’ajouter: « Est également sacrée la vie des pauvres qui sont déjà nés, de ceux qui se débattent dans la misère ».

François a intitulé son appel « Gaudete et exsultate » (réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse) car il exalte en particulier l’humour et la joie de vivre.

La sainteté peut être atteinte en s’occupant simplement de ses proches, en accomplissement honnêtement son travail, « en faisant silence devant les défauts de ses frères », explique-t-il.

– Zapping et diable –

Pour orienter les catholiques, il se réfère aux préceptes de l’un des passages les plus connus du Nouveau testament, les « Béatitudes », même si « c’est mal vu, suspecté, ridiculisé » dans le monde actuel.

Le pape prône ainsi la douceur qu’il oppose au « règne de l’orgueil et de la vanité, où chacun croit avoir le droit de s’élever au-dessus des autres ».

Il recommande « la justice pour les pauvres et les faibles », même si « la réalité nous montre combien il est facile d’entrer dans les bandes organisées de la corruption ».

Parmi les obstacles contemporains à une vie catholique exemplaire, il énumère « la négativité et la tristesse », « l’individualisme » et « de nombreuses formes de fausse spiritualité sans rencontre avec Dieu qui règnent dans le marché religieux actuel ».

Réaliste, il constate aussi que la sphère religieuse est souvent anéantie par « les nouveautés constantes des moyens technologiques, l’attraction des voyages, les innombrables offres de consommation ».

Le pape, qui n’a ni ordinateur ni télévision, mais des dizaines de millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, insiste particulièrement sur les effets d’une société hyper connectée.

« La consommation de l’information superficielle et les formes de communication rapide et virtuelle peuvent également être un facteur d’abrutissement », dit-il.

Et de s’inquiéter pour ces jeunes exposés « au zapping constant », naviguant « sur deux ou trois écrans simultanément » afin d’interagir sur différents lieux virtuels.

Enfin le pape argentin n’oublie pas d’évoquer longuement les « tentations du diable », « un être personnel qui nous harcèle » avec sa haine et ses vices. Pour prévenir que « le chemin vers la sainteté est une lutte constante ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 15h19)                

Pédophile: arrestation au Vatican d’un prêtre ex-diplomate à Washington

avril 7, 2018

Cité du Vatican – Le Vatican a annoncé samedi l’arrestation, sur son territoire, de Carlo Alberto Capella, ex-conseiller de l’ambassade du Saint-Siège à Washington, soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques.

Ce prêtre, en poste jusqu’à l’an dernier auprès de la nonciature (ambassade) du Vatican, avait été rappelé en septembre au Saint-Siège où une enquête avait alors été ouverte.

Les autorités judiciaires du petit Etat ont émis un mandat d’arrêt contre cet ecclésiastique, aussitôt mis en oeuvre par la gendarmerie vaticane, selon un communiqué du Saint-Siège. Mgr Capella a été incarcéré dans une cellule de la caserne de la gendarmerie du Vatican.

Le 21 août, le département d’Etat américain avait fait état, par voie diplomatique, d’une possible violation des lois sur les images pédopornographiques de la part d’un membre du corps diplomatique du Saint-Siège accrédité à Washington, avait indiqué en septembre le service de presse du Vatican.

Le Saint-Siège a par conséquent rappelé ce prêtre, sans donner suite à une demande de levée d’immunité diplomatique, avait alors indiqué une source du département d’Etat.

« Les Etats-Unis ont adressé une demande officielle à la nonciature pour que l’immunité diplomatique de cette personne soit levée, mais la nonciature a refusé de le faire », avait déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

« Les Etats-Unis encouragent le Saint-Siège à faire en sorte que ses réformes et sa politique de protection des mineurs soient pleinement mises en oeuvre, et que justice soit rendue concernant ces accusations », avait ajouté cette source.

Les informations fournies par les Etats-Unis avaient été transmises au procureur du tribunal du Vatican, qui avait alors ouvert une enquête et entamé une collaboration internationale pour obtenir des éléments sur cette affaire.

Un mandat d’arrêt avait également été émis l’an dernier au Canada à l’encontre de Mgr Castella, un Italien âgé de plus de 50 ans, pour consultation, possession et distribution de pornographie juvénile.

Le prélat aurait effectué fin décembre 2016 des téléchargements de pornographie infantile depuis l’intérieur d’une église de la ville de Windsor (Ontario).

En 2013, le pape François a mis en vigueur une nouvelle législation concernant les abus sexuels sur mineurs et également la pornographie. Un prêtre reconnu coupable encourt 12 ans de prison.

Si un procès pour ces chefs d’accusation devait s’ouvrir au Vatican, ce serait le premier du genre, après le décès de Josef Wesolowski. Ce nonce polonais accusé de pédophilie avait été rappelé d’urgence de République dominicaine en 2013 par le Vatican, après des informations de presse qui l’accusaient d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec des mineurs.

Le Vatican avait refusé de l’extrader vers la Pologne. Il avait été jugé et sanctionné en juin 2014 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui l’avait réduit à l’état laïque, la peine maximale pour un prélat.

Le pape François avait également ordonné des poursuites pénales pour abus sexuels sur mineurs, une première historique au Vatican. Le prélat avait été arrêté et assigné à résidence, mais était décédé à 67 ans, en août 2015, à la veille de l’ouverture de son procès pénal.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 16h08)                                            

Les Franciscains, fidèles gardiens depuis des siècles du tombeau de Jésus

avril 3, 2018

Des moines franciscains chantent au cours d’une procession dans l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem, le 17 février 2018 / © AFP / Thomas COEX

Revêtus de leur traditionnelle bure marron retenue par une ceinture blanche pourvue de trois nœuds, symboles des vœux de « pauvreté, de chasteté et d’obéissance », les Franciscains font partie du paysage de Jérusalem depuis 800 ans.

Envoyés en 1217 par le fondateur de cet ordre mendiant, Saint François d’Assise, les Franciscains ont été les seuls à assurer pendant des siècles une présence chrétienne permanente en Terre sainte. Les pèlerins les connaissent surtout comme les gardiens – avec cinq autres églises – du Saint Sépulcre, au nom de l’église catholique.

Cette basilique, considérée comme le site le plus saint de la chrétienté, est construite à l’endroit où Jésus à été crucifié et mis au tombeau, selon la tradition. Des centaines de milliers de personnes s’y rendent chaque année pour s’y recueillir. Parmi les autres sites dont les Franciscains ont la charge figure l’église de la Nativité à Bethléem.

Mais leur action ne se limite pas à ces fonctions hautement symboliques en Terre sainte. Installés dans le couvent Saint Sauveur de la Vieille ville de Jérusalem, les Franciscains dirigent des écoles dont les 10.000 élèves sont pour moitié musulmans.

Le frère Paulo, un jeune séminariste brésilien, y enseigne mais donne aussi de sa personne en s’entraînant au basket-ball avec ses élèves palestiniens de l’école Terra Santa, adossée au couvent Saint Sauveur. Les frères gèrent également des centaines d’appartements dans la Vieille ville, des foyers d’accueil pour pèlerins, et toute une série d’œuvres caritatives auprès d’une communauté chrétienne qui ne cesse de s’étioler.

Sur une population d’environ 40.000 habitants, la Vieille ville ne compte que 6.000 chrétiens dont 3.000 catholiques, soit trois fois moins qu’il y a 70 ans.

Au soir de leur vie ou fragilisés par la maladie, les plus anciens frères sont pris en charge par une infirmerie aménagée sur le toit du couvent Saint Sauveur.

Le frère Mario Tangorra, 94 ans, ne s’imagine pas terminer sa vie ailleurs. « Lorsque l’inquiétude me gagne, il me suffit de contempler le clocher du Saint-Sépulcre pour trouver un sentiment de paix », murmure-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 03 avril 2018 14h15)                

Le pape lave les pieds de détenus non catholiques et parle de sa cataracte

mars 29, 2018

Rome – Le pape François, très ému par l’univers carcéral, a célébré une nouvelle fois une messe du Jeudi saint dans une prison en lavant les pieds de douze détenus, dont deux musulmans, un orthodoxe et un bouddhiste.

S’exprimant à la fin de sa visite, il a estimé que la peine de mort n’était pas chrétienne et confié qu’il doit se faire opérer de la cataracte.

Après une brève rencontre en privé avec des prisonniers malades, le pape a célébré jeudi après-midi la messe de la Cène et le rite du lavement des pied avec douze détenus de sept pays différents dans la prison romaine pour hommes de Regina Coeli.

« Chacun a l’opportunité de changer de vie et ne doit pas être jugé », a souligné le pape, notant qu’il se considère lui-même comme « un pêcheur », avant de laver et embrasser les pieds des douze prisonniers.

Dans la tradition chrétienne, le Jeudi saint commémore le jour où le Christ lave les pieds des apôtres et institue l’eucharistie lors de son dernier repas (la Cène). Le rituel a été perpétué dans le christianisme, sauf dans certaines branches du protestantisme.

En prenant congé jeudi de la prison romaine, le pape a estimé dans un échange avec un détenu et la directrice du pénitencier que « la peine de mort n’est ni humaine ni chrétienne », car « toute peine doit rester ouverte à l’espérance et à la réinsertion ».

Il a aussi confié qu’il devra subir l’an prochain une opération des yeux. « A mon âge, par exemple, arrivent les cataractes et on ne voit pas bien la réalité. L’an prochain, il faudra faire l’intervention », a-t-il dit.

Le pape se rend régulièrement dans des prisons lors de ses voyages à l’étranger. Il avait décrit son accueil chaleureux en janvier dans un établissement pénitentiaire pour femmes de Santiago du Chili comme son rendez-vous le plus émouvant du voyage au Chili.

« Pour moi rendre visite à des malades, aller en prison, faire sentir au prisonnier qu’il peut avoir l’espoir de la réinsertion, c’est cela la prédication de l’Eglise », a expliqué le pape François dans un récent livre d’entretiens.

L’an dernier lors du Jeudi saint, il avait lavé les pieds de détenus repentis, notamment d’anciens mafieux, dans une prison au sud de Rome.

Depuis le début de son pontificat, le pape François a décidé de décentraliser cette célébration en dehors du Vatican.

En 2013, il s’était rendu dans une prison pour mineurs, l’année suivante dans un centre pour personnes malades et handicapées, en 2015 à nouveau dans une prison et en 2016 dans un centre d’accueil de réfugiés. Il a lavé à plusieurs reprises les pieds de croyants musulmans.

Jeudi matin, le pape François a présidé, dans la basilique Saint-Pierre, la traditionnelle messe « chrismale » qui donne lieu à la bénédiction de l’huile sainte servant à la célébration de certains sacrements tout au long de l’année.

Lors de cette messe devant des prélats et des religieux de Rome, le pape a recommandé à ces derniers d’être « des prêtres de rue », disponibles et à l’écoute des croyants.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2018 20h02)                                            

« Les femmes en islam »: l’islamologue marocaine Asma Lamrabet jette l’éponge

mars 21, 2018

 

Asma Lamrabet est l’auteur du livre « Islam et femmes : les questions qui fâchent ». Ici en mai 2014 à Rabat. © Hassan Ouazzani pour JA

La chercheuse Asma Lamrabet, connue pour ses travaux sur l’image de la femme dans le Coran et qui dirigeait depuis 2011 le Centre des études féminines en Islam, a présenté sa démission. Ses positions progressistes lui avaient valu des torrents d’insultes.

En 2017, la médecin biologiste et essayiste Asma Lamrabet, a publié Les femmes en islam : les questions qui fâchent (Éditions En Toutes lettres, 2017). Comme l’indique le titre de l’ouvrage, celle qui était alors directrice du Centre des études féminines en Islam, connue depuis des années pour déconstruire  les référentiels des penseurs conservateurs sur la femme en retournant contre eux leurs propres arguments, ne s’attendait pas à se faire que des amis.

Pourtant, il semblerait que la pression ait fini par se faire trop forte : lundi 19 mars, l’écrivaine a annoncé, sur Twitter, avoir présenté sa démission de ce centre de recherche dépendant de la Ligue des théologiens du Maroc.

Refus de toute « lecture discriminatoire »

Si la chercheuse se garde bien de donner des raisons à son départ, les médias marocains relient sa décision à ses prises de position sur la question controversée de l’héritage, ce qui a été confirmé à l’AFP par l’entourage d’Asma Lamrabet. Dans le débat sur la question successorale, qui a été ouvert en 2015 au Maroc, les progressistes critiquent une législation « inégalitaire », la femme n’ayant droit qu’à une demi-part successorale. De leur côté, les milieux conservateurs rejettent tout débat sur la question, et les dernières sorties d’Asma Lamrabet avaient « provoqué un tollé notamment parmi les salafistes, qui n’ont pas lésiné sur les insultes », rappelle le site Médias24.

« Je ne prétends pas donner une réponse figée mais je questionne, j’interroge, j’ouvre le débat. Ce qui est essentiel, c’est que je refuse toute lecture discriminatoire », confiait la chercheuse à Jeune Afrique en mars 2017, lors de la sortie de son dernier livre. Outre la question de l’héritage, elle se demandait « pourquoi l’homme musulman a-t-il le droit de se marier avec une non-musulmane sans que cette dernière ne soit obligée de se convertir alors que cela est interdit pour les femmes ? » et s’interrogeait sur la question du voile, estimant qu’il émane plus d’une recommandation que d’une obligation.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont exprimé leur soutien à cette chercheuse, médecin biologiste de formation, qui prône une lecture dépolitisée des textes religieux pour permettre aux femmes musulmanes de s’émanciper.

Jeuneafrique.com avec AFP

Pluie d’hommages après la mort de l’astrophysicien britannique Stephen Hawking à 76 ans

mars 14, 2018

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking, le 12 avril 2016 à New York / © Getty/AFP/Archives / Jemal Countess

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking, devenu une célébrité pour ses travaux sur l’Univers qu’il scrutait depuis son fauteuil roulant, est mort mercredi à l’âge de 76 ans à Cambridge suscitant des hommages unanimes à travers le monde.

Chercheur reconnu notamment pour ses découvertes sur les trous noirs, il était devenu une icône après la publication, en 1988, d' »Une brève histoire du temps », un ouvrage de vulgarisation scientifique.

Son état de santé s’était détérioré depuis Noël, et il s’est éteint paisiblement dans les premières heures de mercredi à son domicile de Cambridge, au nord de Londres. « Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd’hui de notre père adoré », ont déclaré ses enfants, Lucy, Robert et Tim, dans un communiqué. « C’était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont l’oeuvre et l’héritage vivront encore de nombreuses années ».

A Cambridge, le drapeau qui flotte au sommet de l’université où il a enseigné pendant plus de cinquante ans et où il avait encore un bureau a été mis en berne. « Il a inspiré génération après génération des individus à se lancer dans les sciences », a déclaré à l’AFP Alan Fersht, directeur du Gonville and Caius College. Un livre de condoléances a été ouvert dans la chapelle de l’établissement, où se pressaient collègues et anciens élèves.

« C’était drôle de travailler avec lui. Il avait un grand sens de l’humour. Pour ses étudiants envoyés au tableau, c’était parfois un peu effrayant », se souvient Justin Hayward, un de ses étudiants en doctorat dans les années 90, venu avec sa femme signer le livre de condoléances. « Il a beaucoup contribué à développer notre compréhension des résultats de la relativité générale. C’était une source d’inspiration », a-t-il ajouté.

Stephen Hawking avait défié les prédictions selon lesquelles il n’avait que quelques années à vivre après avoir développé très jeune, une maladie neurodégénérative paralysante, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, diagnostiquée en 1964.

– ‘Trou noir dans le coeur’ –

La maladie l’avait progressivement privé de sa mobilité et confiné dans un fauteuil roulant, presque complètement paralysé et incapable de parler sauf à travers son emblématique synthétiseur vocal.

La Première ministre britannique, Theresa May, a salué sur Twitter « un esprit brillant et extraordinaire, l’un des plus grands scientifiques de sa génération ».

La communauté scientifique a également exprimé sa tristesse. « Le professeur Hawking était un être unique, dont on se souviendra avec affection non seulement à Cambridge mais dans le monde entier », a affirmé Stephen Toope, le vice-président de l’université, jugeant sa contribution au savoir scientifique « indélébile ». La Nasa et le Cern (Conseil européen pour la recherche sur le nucléaire) ont aussi salué sa mémoire.

Outre les réactions de personnalités politiques ou scientifiques éminentes à travers le monde, jusqu’au Vatican, les hommages se sont également multipliés dans le milieu artistique et la société civile, démontrant à quel point Hawking avait su toucher les coeurs et les esprits bien au-delà du monde universitaire.

« J’ai un grand trou noir dans mon coeur », a ainsi affirmé la chanteuse pop américaine Katy Perry, tandis que le comédien Eddie Redmayne, oscarisé pour son rôle de Stephen Hawking dans le film « Une merveilleuse histoire du temps », se rappelait de « l’homme le plus drôle » qu’il ait rencontré.

Apparu dans la série de science fiction Star-Trek, ou dans The Big Bang Theory, Stephen Hawking était une figure publique reconnue ayant même son personnage dans « Les Simpsons ». Des enregistrements de sa voix digitale avaient été utilisés par les Pink Floyd dans leur chanson « Keep Talking ».

– Un géant de la science –

Son travail s’est concentré sur le rapprochement des théories de la relativité et des quantas pour tenter d’expliquer la création de l’Univers et son fonctionnement.

En 1974, il était devenu, à l’âge de 32 ans, l’un des plus jeunes membres de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique du Royaume-Uni.

En 1979, Hawking avait été nommé titulaire de la chaire lucasienne de mathématiques, une position honorifique qu’avait également occupée Isaac Newton à l’université de Cambridge. Après un premier diplôme à Oxford, il avait rejoint Cambridge afin d’étudier l’astronomie théorique et la cosmologie.

Dans son corps distordu par la maladie résidait un esprit extrêmement brillant, fasciné par l’essence de l’Univers, par son processus de formation et par la manière dont il pourrait finir.

« Mon objectif est simple », a-t-il dit. « C’est la compréhension totale de l’Univers », « comprendre pourquoi il est comme il est et pourquoi il existe ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 15h35)                

les Émirats veulent reconstruire le minaret penché emblématique de Mossoul

mars 11, 2018

Le minaret penché de Mossoul le 18 juin 2017, juste avant sa destruction et la même vue le 10 janvier 2018, après sa destruction (COMBO) / © AFP/Archives / AHMAD AL-RUBAYE

Les Emirats arabes unis ont proposé de prendre en charge la reconstruction de la mosquée Al-Nouri et de son minaret penché emblématique de Mossoul, cité historique irakienne reprise en juillet aux jihadistes, a indiqué dimanche le bureau du Premier ministre irakien.

L’ambassadeur des Emirats arabes unis à Bagdad, Hassan Ahmed al-Chahi, a fait cette proposition dimanche au chef de gouvernement Haider al-Abadi qui le recevait, affirme le communiqué.

« Un représentant spécial des Emirats arabes unis se rendra bientôt à Bagdad » pour détailler cette offre pour laquelle aucun montant ni calendrier n’ont été dévoilés dans l’immédiat, ajoute le texte.

L’emblématique mosquée Al-Nouri et son minaret penché du XIIe siècle –appelé par les habitants de Mossoul « la bossue » (Al-Hadba)– avaient été détruits en juin 2017, l’armée irakienne accusant le groupe Etat islamique (EI) d’y avoir placé des explosifs.

C’est dans cette mosquée que le « calife » autoproclamé de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, toujours introuvable, avait fait son unique apparition publique connue en 2014.

En décembre 2017, l’Irak a annoncé avoir vaincu l’EI qui s’était emparé en 2014 du tiers du pays et s’était livré à un « nettoyage culturel », détruisant vestiges antiques et symboles religieux, chrétiens et musulmans.

Délimitée historiquement par des remparts du XIe siècle (détruits au XXe siècle) et adossée au Tigre sur sa partie orientale, la vieille ville de Mossoul, un secteur de 3 km², était le coeur vivant de cette cité qui fut durant plusieurs siècles un carrefour commercial entre l’Inde, la Perse et la Méditerranée.

La mosquée al-Nouri, qui tient son nom de Noureddine al-Zinki, l’unificateur de la Syrie qui régna également un temps sur Mossoul et ordonna sa construction en 1172, a été détruite et reconstruite en 1942 dans le cadre d’un projet de rénovation.

Al-Hadba, qui a conservé sa structure pendant neuf siècles, est un des seuls vestiges du bâtiment d’origine. Décoré de motifs géométriques en briques, le minaret était un emblème de la ville, imprimé sur les billets de 10.000 dinars irakiens, avant de devenir aussi un symbole du règne de l’EI lorsque les jihadistes y ont planté leur drapeau noir à son sommet, à 45 m de hauteur.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2018 20h43)                

Meghan Markle, enfin prête pour le mariage: elle vient d’être baptisée

mars 8, 2018

Une céré­mo­nie tenue dans le plus grand secret

Un pas de plus vers le mariage : Meghan Markle s’est fait bapti­ser mardi 6 mars selon les rites de l’Eglise Angli­cane, au préa­lable à son mariage avec le prince Harry le 19 mai prochain.

Le couple de l’année est en plein prépa­ra­tifs pour le mariage, célé­bré le 19 mai prochain en la chapelle Saint-George du château de Wind­­­sor. Comme prévu, Meghan Markle s’est fait bapti­ser mardi 6 mars, selon les rites de l’Église d’Angle­terre, lors d’une céré­mo­nie de 45 minutes tenue secrète, à laquelle ont assisté le prince Charles, son épouse Camilla Parker Bowles, et bien évidem­ment le futur marié le prince Harry. Comme l’explique le Daily Mail ce jeudi 8 mars, le baptême, célé­bré par l’arche­vêque Justin Welby, a été suivi de la confir­ma­tion – les fian­cés pour­ront ainsi rece­voir ensemble la Sainte Commu­nion le jour du mariage.

Meghan Markle a embrassé la foi angli­cane deux mois avant les noces. Le baptême n’était pas une obli­ga­tion préa­lable au mariage pour l’actrice de 36 ans, qui est chré­tienne et « membre de la foi protes­tante ». La comé­dienne au profil atypique pour la famille royale britan­nique – améri­caine, divor­cée et trois ans plus âgée que le prince Harry – a néan­moins tenu à deve­nir angli­cane par respect pour la grand-mère de son amou­reux – la reine est, rappe­lons-le, cheffe de l’Eglise d’Angle­terre.

Le mariage promet de grands moments d’émotion, notam­ment grâce à un hommage boule­ver­sant rendu par le marié à sa mère, Lady Di, morte tragique­ment il y a plus de 20 ans. Le prince Harry a en effet invité des membres éminents de l’orga­nisme de charité qui porte le nom de sa maman, le Diana Award.

Gala.fr