Archive for the ‘Religion’ Category

France: Darmanin lance la procédure de fermeture d’une mosquée « radicale » dans le Bas-Rhin

septembre 28, 2022
Darmanin lance la procedure de fermeture d'une mosquee "radicale" dans le Bas-Rhin
Darmanin lance la procédure de fermeture d’une mosquée « radicale » dans le Bas-Rhin© AFP/Emmanuel DUNAND

Gérald Darmanin a lancé mercredi la procédure de fermeture administrative d’une mosquée à Obernai (Bas-Rhin), accusée de faciliter « la diffusion d’une idéologie radicale », a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur.

L’imam de la mosquée, arrivé en 2017, est « connu pour se livrer à un prosélytisme radical dans le Bas-Rhin depuis une douzaine d’années », a assuré la place Beauvau à l’AFP, confirmant une information du Figaro.

Il manifeste « une hostilité évidente envers la société française, multiplie les propos provocateurs et hostiles aux valeurs républicaines et encourage les fidèles dans cette vision radicale », ajoute le ministère de l’Intérieur.

La procédure, formellement engagée par la préfète du Bas-Rhin, prévoit une phase contradictoire de dix jours pendant laquelle l’association gestionnaire de la mosquée peut faire valoir ses observations, avant une éventuelle fermeture, dont la durée ne peut excéder six mois.

Dans le détail, il est reproché à l’imam, aux yeux de Beauvau, de « diffuser un islam salafiste », de « légitimer la polygamie », d' »appeler la discrimination à l’encontre des Juifs, des homosexuels et des femmes », de « légitimer la violence envers les caricaturistes » et de « se réjouir des attentats avec des propos complotistes », les attribuant à « l’Etat français, islamophobe ».

Le ministère de l’Intérieur affirme que, sous son influence, plusieurs jeunes fréquentant la mosquée se sont « radicalisés » et que certains ont « quitté la France pour aller étudier dans des écoles coraniques, en Égypte ou au Yémen ».

L’Association franco-maghrébine et africaine d’Obernai (AFMAO), qui gère ce lieu de culte est par ailleurs accusée de « cautionner » les « propos » et les « agissements » de cet imam, « qui n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation ou modération » de sa part.

Contactée par l’AFP, l’AFMAO n’a pas répondu dans l’immédiat.

« Obernai est une ville de 12.000 habitants, nous avons deux mosquées, une franco-turque, qui peut accueillir 100 à 120 personnes, qui fonctionne très bien, et une autre gérée par l’Association franco-maghrébine et africaine d’Obernai. C’est une toute petite association qui compte je pense 10 à 15 membres, pour laquelle nous avions mis à disposition un local il y a quelques années pour un lieu culturel », a noté le maire de la ville Bernard Fischer, en poste depuis 21 ans.

« Mais ça s’est transformé petit à petit en mosquée. Elle ne rassemble qu’un tout petit cercle de personnes qui viennent y prier, 5 à 10 personnes », a-t-il poursuivi. « Nous avions eu deux alertes de personnes qui nous avaient fait remonter des doutes (à propos de cette mosquée). Et il y a quatre mois j’avais informé l’association que je souhaitais récupérer le local, situé en plein milieu de l’endroit où on organise d’autres événements, le 31 décembre prochain. Ils m’avaient répondu qu’il n’y avait pas de problème. Mais en tout cas je ne connais pas les individus visés par le ministère de l’Intérieur. »

Le Conseil régional du culte musulman a indiqué de son côté ne pas connaître cette mosquée, qui n’est pas membre de l’instance.

« Ces deux dernières années, 23 lieux de cultes séparatistes ont été fermés », a tweeté Gérald Darmanin.

Par Le Point avec AFP

En Irlande du Nord, les catholiques désormais plus nombreux que les protestants

septembre 22, 2022
En Irlande du Nord, les catholiques desormais plus nombreux que les protestants
En Irlande du Nord, les catholiques désormais plus nombreux que les protestants© AFP/Archives/Paul Faith

Les catholiques sont désormais majoritaires en Irlande du Nord, selon les résultats d’un recensement publié jeudi, un retournement historique dans cette province britannique marquée par les conflits interreligieux et de nature à encourager les partisans d’une réunification avec la République d’Irlande.

L’Irlande du Nord a vu le jour il y a 101 ans avec un découpage géographique y assurant une majorité protestante et ainsi le pouvoir aux unionistes, partisans du rattachement avec le Royaume-Uni. Dans le reste de l’île, aujourd’hui la République d’Irlande, les catholiques sont majoritaires.

Désormais, 42,3 % de la population nord-irlandaise s’identifie comme catholique, contre 37,3 % comme protestant ou d’autres religions chrétiennes, selon les résultats de ce recensement publié par l’Agence de statistiques et de recherches d’Irlande du Nord (Nisra).

Lors du dernier recensement en 2011, 48 % de la population s’identifiait comme protestant et 45 % comme catholique ou autres religions chrétiennes. En 2001, 53 % des habitants se disaient protestants, 44 % catholiques.

Plus largement, 45,7 % des Nord-irlandais se disent catholiques ou élevés dans la religion catholique, quand 43,5 % se disent protestants ou élevés dans cette religion. Le nombre de personnes ne revendiquant aucune appartenance religieuse personnelle ou dans leur éducation a lui bondi à 9,3 %.

Les appels pour plus d’égalité entre protestants et catholiques – majoritairement partisans d’une réunification avec la République d’Irlande – avaient été l’une des premières sources de violence dans le cadre des trois décennies de « Troubles ». Après 3.500 morts, elles se sont terminées avec l’accord du Vendredi Saint en 1998, qui a établi un partage du pouvoir entre les communautés.

Les résultats du recensement pourraient ainsi remettre sur la table une réunification de la province avec la République d’Irlande.

Déjà en mai, les républicains du Sinn Fein, ancienne branche politique des paramilitaires de l’IRA et partisans d’une réunification, ont remporté pour la première fois les élections locales en Irlande du Nord.

La vice-présidente du Sinn Fein Michelle O’Neill a salué « un signe clair d’un changement historique en cours sur cette île et de la diversité de la société ».

Nouvelles élections ?

Avant le résultat, les unionistes avaient tenté de minimiser ce que signifierait une majorité catholique sur l’opportunité d’un référendum d’indépendance. Mais selon l’accord du Vendredi Saint, Londres doit organiser un référendum « s’il apparaît probable pour lui qu’une majorité de votants exprimeraient le souhait que l’Irlande du Nord ne fasse plus partie du Royaume-Uni ».

Depuis mai, le principal parti unioniste, le DUP, bloque l’exécutif en refusant de partager le pouvoir avec le Sinn Fein tant que les dispositions post-Brexit s’appliquant dans la province ne sont pas modifiées, estimant que la frontière douanière créée de fait entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne menacent l’intégrité du Royaume-Uni.

Pour tenter de calmer les tensions, la Première ministre britannique Liz Truss, qui était à l’époque cheffe de la diplomatie, a introduit une loi pour modifier unilatéralement des dispositions de l’accord de Brexit, tendant les relations avec l’Union Européenne mais aussi avec Joe Biden, aux origines irlandaises.

Dans le même temps, le nouveau ministre britannique en charge de l’Irlande du Nord, Chris Heaton-Harris, a appelé les unionistes à retourner à l’Assemblée locale d’ici au 28 octobre, faute de quoi de nouvelles élections pourraient être convoquées.

La division entre protestants et catholiques cache une diversité d’opinions: le parti de l’Alliance, troisième force politique de la province, est soutenu par la classe moyenne des deux communautés et défend l’idée d’un statu quo.

Une question du recensement demande d’ailleurs aux répondants de quelle identité nationale ils se revendiquent. 31,8 % se sentent « seulement Britanniques », en net recul par rapport aux 40 % d’il y a dix ans. 29,1 % se sentent seulement Irlandais, et 19,7 % répondent uniquement Nord-Irlandais.

Outre ces tensions en Irlande du Nord, le gouvernement britannique fait également face aux velléités d’indépendance en Ecosse, relancées par le Brexit, où le gouvernement local veut organiser l’année prochaine un nouveau référendum.

Par Le Point avec AFP

Ayant reçu une révélation divine, elle rentre s’installer au Congo et abandonne enfants et époux en France

septembre 16, 2022

Une famille déchirée, un papa qui se retrouve seul avec les enfants en France, une épouse qui abandonne tout et rentre dans son Congo natal après une révélation divine. La famille Taty, installée depuis des années dans la banlieue parisienne s’est scindée en deux d’une manière inexplicable. Sandra, l’épouse et maman a choisi de servir Dieu dans ans son Kouilou laissant Georges et les trois enfants au pays des blancs suite à son refus de les laisser suivre leur mère.

C’est désormais au Congo, au quartier Siafoumou que Sandra a choisi de vivre afin de mieux servir son Seigneur suite à la révélation reçue en France. Sans réfléchir, elle a abandonné travail et famille et monté dans le premier vol à destination de Pointe-Noire.

Son époux parle d’une envoûtement de sa famille Vili du pays, mais, elle-même balaie d’une revers cette affirmation et met au centre de sa décision. Avant son départ, Georges a tenté vain appuyé par ses enfants de ramener son épouse à la raison en la faisant voir le mauvais côté d’une vie au Congo. Mais rien!

« Dieu est au contrôle et c’est lui qui m’a demandé de rentrer dans mon pays et je ne vois aucun mal à cela ! La France n’est pas mon pays et ce n’est pas un péché de rentrer chez soi » se justifie Sandra qui a demandé à son époux d’arrêter de manipuler leurs enfants dont la dernière, âgée de 9 ans a émis le souhait de suivre sa maman au Congo.

Avec une formation d’infirmière, Sandra était employée dans un Ehpad avec un salaire avoisinant 2000 euros par mois. Elle a renoncé à tout cela pour répondre à l’appel de Dieu qu’elle sert désormais depuis son domicile de Siafoumou à Pointe-Noire.

Avec Saxer-infos par Stany Frank

Les Oblats cherchent à exclure le père Rivoire, accusé de crimes sexuels au Nunavut

septembre 14, 2022
Une image de l'oblat français Johannes Rivoire à Arviat, en 1979.

L’oblat français Johannes Rivoire est accusé d’avoir agressé sexuellement des enfants à Naujaat et à Rankin Inlet, au Nunavut. Cette image le montre à Arviat, en 1979. Photo: Bibliothèque et Archives Canada

La congrégation des Oblats de Marie-Immaculée (OMI) a annoncé mercredi à Lyon, dans le sud-est de la France, qu’elle entamait une procédure de « renvoi » d’un de ses membres, le père Joannes Rivoire, 92 ans, accusé d’agressions sexuelles sur de jeunes Inuits au Canada dans les années 1960.

Nous avons entamé une procédure de renvoi canonique, car le père Rivoire refuse obstinément d’obéir à notre ordre et de se présenter à la justice canadienne, a annoncé à la presse le père Gruber, provincial des Oblats de France, en marge de la visite d‘une délégation d’Inuits venus soutenir une demande d’extradition déposée par Ottawa contre le religieux franco-canadien.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Au Kazakhstan, le pape défend le multilatéralisme face à la logique de « blocs »

septembre 13, 2022
Au Kazakhstan, le pape defend le multilateralisme face a la logique de "blocs"
Au Kazakhstan, le pape défend le multilatéralisme face à la logique de « blocs »© AFP/Filippo MONTEFORTE

Le pape François s’est livré mardi à un éloge du multilatéralisme face à la logique de « blocs » accentuant le risque de nouveaux conflits, au premier jour de son voyage au Kazakhstan, sur fond de tensions liées à la guerre en Ukraine.

Arrivé mardi après-midi pour une visite de trois jours, Jorge Bergoglio, 85 ans, qui se déplace en fauteuil roulant en raison de douleurs au genou, a appelé à « éviter d’accentuer les rivalités et de renforcer les blocs opposés ».

« Nous avons besoin de dirigeants qui, au niveau international, permettent aux peuples de se comprendre et de dialoguer, et engendrent un nouvel +esprit d’Helsinki+ », a-t-il déclaré devant les autorités et le corps diplomatique, en référence aux accords de 1975 ayant consacré la détente entre Occidentaux et Soviétiques.

Quelques minutes plus tôt, le pape avait reçu les honneurs militaires et s’était entretenu avec le président Kassym-Jomart Tokaïev, qui s’est dit « honoré » de le recevoir.

Pour son 38e voyage à l’étranger depuis son élection en 2013, François prendra part mercredi à un sommet inter-religieux à Nur-Sultan, en présence d’une centaine de délégations d’environ 50 pays.

Interrogé lors du vol sur une éventuelle rencontre avec le président chinois Xi Jinping, qui sera au même moment à Nur-Sultan, le pape a répondu n’avoir « aucune information ». « Je suis toujours prêt à aller en Chine », a-t-il toutefois ajouté.

Hasard du calendrier, la présence de M. Xi – qui doit rencontrer le lendemain le président russe Vladimir Poutine en Ouzbékistan – a nourri les spéculations quant à une possible action de la diplomatie vaticane sur le conflit en Ukraine.

« Dialoguer avec tous »

Les habitants de Nur-Sultan interrogés par l’AFP mardi se félicitaient qu’une telle visite mette le Kazakhstan sur le devant de la scène internationale.

« L’autorité du Kazakhstan grandira, il s’agit de faire savoir aux autres pays qu’il existe un tel Etat », a déclaré Joumach, entrepreneur de 58 ans.

Le principal absent au congrès inter-religieux auquel doit prendre part le pape François sera le patriarche orthodoxe russe Kirill, proche soutien de Vladimir Poutine, qui a annulé sa participation sans en préciser la raison.

Si le pape a dénoncé l’invasion de l’Ukraine comme une « guerre cruelle et insensée », Kirill, lui, a défendu « l’opération militaire » de M. Poutine et la lutte contre les « ennemis extérieurs et intérieurs » de la Russie.

Redoutée par Kiev, sa possible participation avait d’abord nourri l’attente d’une nouvelle rencontre avec François, six ans après une entrevue historique à Cuba, la première depuis le schisme de 1054 entre Eglises d’Orient et d’Occident.

La guerre en Ukraine devrait rester un enjeu majeur de cette visite au Kazakhstan, traditionnel allié de Moscou mais qui a refusé de soutenir l’invasion de l’Ukraine.

Mardi, François a insisté sur la nécessité de dialoguer « avec tous » afin de « renforcer le multilatéralisme », dans une allusion implicite à la Russie alors que le Saint-Siège s’efforce depuis février de maintenir un contact diplomatique avec Moscou.

« Processus de démocratisation »

Mercredi matin, le souverain pontife – qui apparaît de plus en plus marqué physiquement – s’exprimera lors de l’ouverture de la session plénière du septième Congrès des religions mondiales et traditionnelles avant de célébrer une messe dans l’après-midi.

En marge du Congrès, François rencontrera également des responsables religieux en tête à tête, a annoncé le Vatican sans donner plus de détails.

Plus grand pays d’Asie centrale riche en ressources naturelles, le Kazakhstan compte 18,7 millions d’habitants dont 70 % de musulmans sunnites et 26 % de chrétiens mais moins de 1 % de catholiques.

Après son arrivée au pouvoir, M. Tokaïev a entamé une série de réformes, mais le pays a été secoué début 2022 par des émeutes meurtrières qui ont brisé son image de stabilité. Les ONG de défense des droits humains continuent d’y dénoncer la répression de toute opposition.

Le pape a toutefois salué le « processus de démocratisation » en cours dans ce « pays de la rencontre » entre de nombreux groupes ethniques, au « carrefour d’importants noeuds géopolitiques ».

Le jésuite argentin est le deuxième pape à se rendre au Kazakhstan après la visite de Jean Paul II en septembre 2001.

Le Point avec AFP

Les affaires d’agressions sexuelles sont des « monstruosités » selon le pape

septembre 4, 2022

Le pape François réaffirme ainsi son souhait d’une « tolérance zéro » face à ces affaires : « Un prêtre ne peut continuer d’être prêtre s’il est un agresseur. »

Le Pape Francois a reaffirme vouloir une tolerance zero contre les agressions sexuelles au sein de l'Eglise.
Le Pape François a réaffirmé vouloir une tolérance zéro contre les agressions sexuelles au sein de l’Église. © LORENZO DI COLA / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Le pape François intransigeant sur les affaires d’agressions sexuelles, qu’il qualifie de « monstruosités » selon lui selon des extraits d’un entretien accordé à une chaîne de télévision portugaise. « C’est très clair. C’est la tolérance zéro. Un prêtre ne peut continuer d’être prêtre s’il est un agresseur. Il ne le peut pas car il est, soit malade, soit un criminel », a dit le pape lors de cet entretien à TVI/CNN Portugal, dont des extraits ont été publiés sur le site internet de la chaîne.

« C’est monstrueux, car cela détruit des vies », a-t-il ajouté dans cette interview en deux parties qui sera diffusée dimanche et lundi soir. À l’instar de la France, une commission indépendante, dont les travaux ont débuté en début d’année, est chargée d’enquêter sur les agressions sexuelles au sein de l’Église au Portugal, un pays à forte tradition catholique. Cette commission, créée à initiative de l’Église, a déjà recueilli quelque 400 témoignages, dont 17 ont été communiqués à la justice, a récemment indiqué Pedro Stretch, le pédopsychiatre qui dirige ce groupe de travail dont les conclusions doivent être présentées à la fin de l’année.

« Je ne nie pas les abus. Un seul abus ce serait déjà monstrueux », a reconnu le pape dans cet entretien à la télévision portugaise. Le pape a indiqué en outre qu’il comptait se rendre au Portugal, lors des prochaines Journées mondiales de la jeunesse, rendez-vous mondial des jeunes catholiques qui se dérouleront du 1er au 6 août 2023. « Je pense m’y rendre. En tout cas, le pape ira », a-t-il affirmé. Initialement prévues pour le mois d’août 2022, les JMJ avaient été reportées d’un an en raison de la pandémie de Covid-19.

Par Le Point avec AFP

France-Expulsion de l’imam Iquioussen : la piste d’« une fuite en Belgique » privilégiée

août 31, 2022

Tentant de se soustraire à un arrêt d’expulsion, l’imam Hassan Iquioussen aurait potentiellement pris la fuite en Belgique, selon le préfet des Hauts-de-France.

Le predicateur musulman Hassan Iquioussen pourrait etre parti en Belgique.
Le prédicateur musulman Hassan Iquioussen pourrait être parti en Belgique.© PIERRE ROUANET / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Le préfet des Hauts-de-France, Georges-François Leclerc, a affirmé mercredi 31 août que l’imam marocain Hassan Iquioussen, recherché depuis la validation mardi de son expulsion par le Conseil d’État, était susceptible d’avoir pris la fuite en Belgique.

« Le scénario qui est aujourd’hui privilégié est une fuite en Belgique de Hassan Iquioussen », a déclaré le préfet lors d’une conférence de presse, qualifiant le prédicateur, mis en cause pour des propos jugés contraires aux valeurs de la République, de « délinquant » dès lors « qu’il s’est soustrait à un arrêt d’expulsion ». « Il y a deux scénarios : ou bien Hassan Iquioussen, qui est sous le coup d’un arrêté exécutoire d’expulsion et d’une saisine de l’autorité judiciaire, est dans un pays étranger, auquel cas la coopération internationale se fera ; ou bien s’il est sur le territoire français et est interpellé, il sera immédiatement placé en rétention administrative », a-t-il expliqué.

Son domicile était surveillé

Le préfet a précisé avoir « saisi le parquet du tribunal de Valenciennes » mardi soir, après que deux « visites domiciliaires » organisées à Lourches, où réside l’imam, se sont « révélées infructueuses ». Un des fils du prédicateur avait affirmé mardi soir aux journalistes sur place que son père n’était pas présent à cette adresse et que lui-même ignorait où il se trouvait. Le domicile de Hassan Iquioussen « faisait l’objet d’une surveillance », a souligné Georges-François Leclerc, mais il « était susceptible d’être en plusieurs endroits ». « La surveillance de son domicile était proportionnée aux pouvoirs d’investigation dont les services de police bénéficiaient dans un cadre administratif », a-t-il mis en avant.

Le Conseil d’État a donné son feu vert mardi à l’expulsion de Hassan Iquioussen (né en France il y a 58 ans mais de nationalité marocaine) dont le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait fait ces dernières semaines un symbole de la lutte du gouvernement contre les « discours séparatistes ». Gérald Darmanin avait annoncé le 28 juillet l’expulsion de ce prédicateur du Nord, fiché S (pour sûreté de l’État) par la DGSI « depuis dix-huit mois », selon lui. L’arrêté d’expulsion lui reproche « un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ».

Le Maroc suspend son « laissez-passer consulaire »

Le Maroc a suspendu le « laissez-passer consulaire » qu’il avait délivré le 1er août à l’imam Hassan Iquioussen afin de permettre son expulsion par la France vers ce pays, a appris mercredi l’AFP de source proche du dossier. Cette source proche du Maroc a expliqué cette décision par le fait qu’il « n’y avait pas eu de concertations avec les autorités marocaines », au lendemain de la décision du Conseil d’État ouvrant la voie à son expulsion. La décision d’expulsion est « unilatérale », a-t-on ajouté.

Dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, on a rappelé que la validité d’un laissez-passer était de « 60 jours », soulignant qu’il serait « incompréhensible que ce document qui n’a d’autre fonction que d’officialiser la reconnaissance par le Maroc de la nationalité de M. Iquioussen soit suspendu ». « Comment peut-on reconnaître la nationalité d’un de ses ressortissants un jour et ne plus la reconnaître le lendemain ? » s’est étonné l’entourage de Gérald Darmanin.

Né en France, Hassan Iquioussen n’avait pas opté pour la nationalité française à sa majorité, prenant la nationalité marocaine de ses parents. Âgé de 58 ans, il réside régulièrement en France. Il a 5 enfants et 15 petits-enfants, tous Français.

Par Le Point avec AFP

Madagascar-Ramandehamanana Richard : Gouverneur, pasteur de secte pervers

août 29, 2022

Ramandehamanana Richard, gouverneur de la région Alaotra Mangoro, vient de s’ajouter à la liste des membres du régime de notre Champion à faire un scandale. Une lettre du département français Ille et Vilaine lui a été parvenue le 1er août dernier, mentionnant clairement l’arrêt de la collaboration entre ce département et la région Alaotra Mangoro à cause du harcèlement sexuel que ce gouverneur a perpétré sur les coopérantes qui représentent ce département. Un gouverneur qui s’autoproclame pasteur pour se défendre.

Ramandehamanana Richard aurait fait des remarques sur le physique de ces jeunes filles. Il a également fait des attouchements et tenté d’embrasser l’une d’elle sans son consentement. Un pur harcèlement sexuel ternissant l’image déjà mauvaise du régime actuel.

Après la disparition des 36 kilos d’or dans le coffre du ministère des mines malgaches, voilà que le gouverneur de l’Alaora Mangoro compromet la relation entre Madagascar et la France. Les membres de ce régime enchaînent scandale sur scandale, même à l’aube des élections présidentielles.

Ce comportement du gouverneur n’affecte pas uniquement sa petite personne, mais toute la population malgache. Rappelons que ces jeunes filles étaient dans la région pour appuyer l’écotourisme et la filière lait, deux secteurs clés dans la région considérée comme un grenier à riz de Madagascar, donc stratégique pour l’économie de l’île. Un gouverneur louche qui a détourné les fonds de la région, fait que nous avons relayé dans notre numéro du 3 mai dernier. En gros, cette région cumule plus de 6.595.000.000ar de dettes suite à diverses offres de marché non payées, une affaire toujours non résolue. Pour se défendre, il se cache derrière son statut évangélique de secte. Ce gros pervers s’autoproclame pasteur. Un statut que les pasteurs et autres révérends utilisent juste pour abuser de la population à Madagascar.  Ramandehamanana Richard est un pion de Lalatiana Mama Sosy et Fidèle Razara Pierre, donc ces deux individus devront avoir des comptes à rendre à ce sujet.

Cette nouvelle affaire s’ajoute encore une fois aux multiples scandales des membres de l’équipe du Champion impliquant soit l’argent, soit le pouvoir, soit le cul.

Avec La Gazette de la Grande île

Congo/Brazzaville-La Base: un pasteur sévèrement tabassé et sa Bible déchirée par trois soûlards qu’il prêchait contre l’alcool

août 29, 2022

PS: Image d’illustration

Le respect pour les serviteurs de Dieu au Congo ne fait plus partie des vertus sans doute à cause des dérives enregistrées dans les églises. Un pasteur qui tentait de faire comprendre à un groupe de jeunes soûlards que l’alcool non seulement nuit à leur santé, mais aussi un péché devant l’Éternel a été violoné et sa Bible déchirée. Les soûlards lui ont reproché une injonction dans leur vie privée.

Au quartier la Base vers l’arrêt Soudure, un pasteur évangélique, animé par l’esprit divin a cru bon de prêcher la bonne parole à un groupe de jeunes qui buvait tranquillement de l’alcool dans un petit bar. Ils avaient plus d’une vingtaine de bouteilles de bière sur leur table et on pouvait facilement apprécier leur joie.

Le pasteur s’est arrêté un moment Bible à la main et a demandé aux jeunes s’il était possible de leur parler. Ayant reçu leur consentement, il s’est mis à réciter les versets bibliques qui déconseillent une prise abusée de l’alcool. Pour ces jeunes, c’était une provocation du pasteur qui blessait non seulement leur sensibilité, mais s’ingérait de leur vie privée.

Après quelques minutes d’échanges houleux entre l’homme de Dieu et les soûlards, ces derniers ont jugé mieux de mettre fin à ce débat par la violence. Ils ont tabassé le pasteur et déchiré sa Bible et n’eut été l’intervention des riverains, on aurait dû déplorer un drame.

Les mamans du quartier se sont fâchées contre les jeunes qualifiés de sorciers et possédés par l’esprit satanique. Elles ne comprenaient pas qu’ils déchirent la Bible en dehors de porter main sur le pasteur. Très remonté, le propriétaire du bar qui est aussi un grand croyant a demandé à ces jeunes de quitter les lieux et de ne plus jamais y revenir.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Le pape François prépare sa succession et crée 20 cardinaux

août 27, 2022

Parmi eux, 16 « électeurs ». Une nomination particulièrement surveillée par les observateurs, à l’affût d’indications sur le futur souverain pontife.

Le pape François prépare sa succession. Il crée ce samedi 20 nouveaux cardinaux proches de sa ligne, des hommes de terrain, de différents continents et sensibles aux « périphéries ». Ce consistoire, le huitième du pontificat de François depuis son élection en 2013, intervient sur fond de spéculations sur l’état de santé du pape de 85 ans, contraint depuis plusieurs mois de se déplacer en fauteuil roulant en raison de douleurs au genou et qui a laissé « ouverte » la possibilité de renoncer un jour à son ministère.

À 16 heures (14 heures GMT) samedi, sous les dorures de la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape créera 20 nouveaux cardinaux, parmi lesquels 16 « électeurs » – ceux qui sont âgés de moins de 80 ans – pourront participer au futur conclave.

La nomination de ces hauts prélats chargés d’assister le pape est scrutée par les observateurs qui y voient une indication sur la possible ligne du futur chef spirituel du 1,3 milliard de catholiques. Sensible aux communautés minoritaires, à la fibre sociale et à l’évangélisation, le jésuite argentin s’est affranchi du choix traditionnel d’archevêques de grandes villes, préférant des profils moins attendus.

Giorgio Marengo, cardinal le plus jeune au monde

À l’issue de ce consistoire, le premier depuis novembre 2020, le pape François aura ainsi choisi 83 cardinaux sur le total actuel de 132 électeurs, soit près des deux tiers, la proportion nécessaire pour élire un nouveau pape, même si ce choix est toujours imprévisible.

Avec 40 % des électeurs, l’Europe reste ainsi le continent le plus représenté, devant l’Amérique du Sud et l’Asie (16 % chacune), l’Afrique (13 %) et l’Amérique du Nord (12 %).

Parmi les personnalités notables figure l’Américain Robert McElroy, évêque de San Diego en Californie, considéré comme progressiste pour ses positions sur les catholiques homosexuels, notamment.

À noter également, le choix inattendu du missionnaire italien Giorgio Marengo, préfet apostolique d’Oulan-Bator (Mongolie), qui deviendra à 48 ans le plus jeune cardinal du monde. « Avec simplicité et humilité, je me mets à l’écoute de personnes beaucoup plus expérimentées que moi », a-t-il déclaré samedi à la presse, confiant avoir été « surpris » et « honoré » par sa nomination. « C’est un signe d’attention pour ces réalités qui sont généralement considérées comme minoritaires (…) on sait à quel point la marginalité est importante dans le cœur du Saint-Père », a-t-il ajouté en référence à son pays de mission.

Gérald Darmanin pour représenter la France

Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille particulièrement engagé dans le dialogue interreligieux, devient quant à lui le sixième Français du collège cardinalice.

Autres hommes de terrain à endosser la robe pourpre, le Nigérian Peter Okpaleke, le Brésilien Leonardo Ulrich Steiner ou encore Virgilio Do Carmo Da Silva, archevêque de Dili (Timor oriental). Trois futurs cardinaux occupent déjà des postes à responsabilité dans la Curie, le « gouvernement » du Vatican : le Britannique Arthur Roche, le Sud-Coréen Lazzaro You Heung-sik et l’Espagnol Fernando Vérgez Alzaga.

Comme de coutume, tous s’agenouilleront devant le pape pour recevoir leur barrette (coiffe carrée) rouge et leur anneau cardinalice. La cérémonie, où la France sera représentée par son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sera suivie de la traditionnelle « visite de courtoisie » au Vatican, qui permet au public de saluer les nouveaux « princes de l’Église ».

Dans la foulée, lundi et mardi, se tiendra une réunion avec 197 cardinaux et responsables religieux du monde entier, que le pape a tenu à réunir pour évoquer la nouvelle « Constitution » du Vatican, entrée en vigueur en juin, et l’avenir de l’Église. Une réunion qui, indirectement, permettra de préparer le prochain conclave.

Ce sera l’occasion « d’apprendre à mieux se connaître, car nous venons des quatre coins du monde », ainsi que d’évoquer la « réorientation de la Curie », a confié Mgr McElroy.

Par Le Point avec AFP