Archive for the ‘Religion’ Category

RDC: Le pape invite les jeunes Congolais à être « acteurs » de l’avenir du pays

février 2, 2023
Le pape invite les jeunes Congolais a etre "acteurs" de l'avenir du pays
Le pape invite les jeunes Congolais à être « acteurs » de l’avenir du pays© AFP/Arsene Mpiana

Accueilli dans une ambiance surchauffée jeudi dans le grand stade de Kinshasa, le pape François a invité les jeunes à être « acteurs » de l’avenir de la République démocratique du Congo (RDC), en proie au chômage et à des violences endémiques.

Au rythme des tambours, des chants et des danses traditionnelles, le chef de l’Eglise catholique a fait une entrée digne d’une rock star au stade des Martyrs à bord de sa « papamobile », saluant et bénissant la foule sur fond d’une sono endiablée.

Plus de 65.000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à cette rencontre, avides de message de paix dans ce pays très catholique rongé par des exactions meurtrières à l’est.

Face au « tribalisme » et à « l’individualisme », François a appelé les fidèles à privilégier la « communauté », les invitant à prendre leur voisin par la main puis à faire silence en pensant « à des personnes qui (les) ont offensés ».

Le pape a aussi vilipendé la corruption, un fléau en RDC. « Tous ensemble disons: +pas de corruption+ ! », a demandé le pape, pendant que certains fidèles lançaient un slogan hostile au président Félix Tshisekedi.

« Tu es indispensable et responsable de ton Église et de ton pays. Tu appartiens à une histoire plus grande qui t’appelle à être acteur », a-t-il lancé alors que les conflits, le chômage et les luttes de pouvoir assombrissent l’avenir de la RDC, où environ 60 % des habitants ont moins de 20 ans.

Dans les tribunes, des milliers d’adolescents, étudiants mais aussi des parents chantaient en frappant des mains, sous une chaleur intense. Beaucoup étaient vêtus de T-shirts, chemises ou casquettes à l’effigie de Jorge Bergoglio, premier pape à visiter le pays depuis Jean Paul II en 1985.

« Le M23 tue une multitude d’entre nous à l’est, j’aimerais que tout cela s’arrête car ça dure depuis trop longtemps », a confié à l’AFP Sheila Mangumbu, 21 ans, en référence au groupe rebelle accusé par le gouvernement d’être soutenu par le Rwanda.

Le pape de 86 ans, qui se déplace en chaise roulante en raison de douleurs au genou, a ensuite rencontré le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde à la nonciature apostolique, « ambassade » du Saint-Siège en RDC.

Jeudi après-midi, lors d’une rencontre avec des prêtres et religieux à la cathédrale Notre-Dame du Congo, grande édifice de briques orangées construit en 1947, il a invité l’assemblée à ne pas céder à la « tentation du confort mondain ».

Contre-pouvoir

Malgré l’influence croissante des Eglises évangéliques depuis les années 1990, l’Eglise catholique conserve un rôle majeur dans l’éducation, la culture, la politique ou la tenue des infrastructures socio-sanitaires en RDC, où elle a souvent fait office de contre-pouvoir.

Très attendue, cette visite entourée d’une immense ferveur a été marquée mercredi par une séquence chargée d’une lourde émotion, quand François a lancé un « vibrant appel » devant les « cruelles atrocités » perpétrées dans l’est du pays, après avoir entendu les témoignages de victimes.

« Vos larmes sont mes larmes, votre souffrance est ma souffrance », a lâché François, qui entend attirer l’attention sur les drames frappant certaines « périphéries » du monde.

Le souverain pontife s’est également « indigné » de « l’exploitation, sanglante et illégale, de la richesse » de la RDC, où les violences de groupes armés ont tué des centaines de milliers de personnes et jeté des millions d’autres sur les routes.

Mercredi, le pape avait célébré une messe en plein air qui a, selon les autorités, rassemblé plus d’un million de fidèles, sur un aéroport de l’est de la capitale.

Vendredi matin, il prononcera un dernier discours devant les évêques congolais avant de rejoindre Juba, capitale du Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde et parmi les plus pauvres de la planète.

Attendu à 15H00 (13H00 GMT), le pape rendra une visite de courtoisie au président et aux vice-présidents, puis prononcera un discours aux autorités au palais présidentiel.

Il s’agit du quarantième voyage international du chef de l’Église catholique depuis son élection en 2013, le troisième en Afrique sub-saharienne.

Par Le Point avec AFP

« Colonialisme économique » et « atrocités dans l’Est », le pape François s’indigne en RDC

février 1, 2023

Le souverain pontife a lancé, ce 1er février à Kinshasa, un « vibrant appel » face aux « cruelles atrocités » perpétrées dans l’Est de la RDC, après avoir célébré une messe pour un million de personnes.

Le pape François bénit des fidèles, à Kinshasa le 1er février 2023. © Tiziana Fabi/AFP

« J’adresse un vibrant appel à toutes les personnes, à toutes les entités internes et externes qui tirent les ficelles de la guerre en RDC, en la pillant, en la flagellant et en la déstabilisant », a lancé le pape François ce mercredi 1er février au deuxième jour de sa visite en RDC. Il s’est dit « indigné » devant « l’exploitation, sanglante et illégale, de la richesse » du pays, où les violences de groupes armés ont tué des centaines de milliers de personnes et jeté des millions d’autres sur les routes.Le souverain pontife devait initialement se rendre à Goma, dans le Nord-Kivu, province frontalière du Rwanda en proie à de nombreuses tueries et à la résurgence du M23 qui a conquis au cours des derniers mois de vastes pans de territoire. Mais cette étape, qui figurait dans le voyage prévu en juillet 2022 puis reporté, a finalement été supprimée en raison des risques pour sa sécurité.

FACE À LA VIOLENCE INHUMAINE QUE VOUS AVEZ VUE DE VOS YEUX ET ÉPROUVÉE DANS VOTRE CHAIR, ON RESTE SOUS LE CHOC

Le pape de 86 ans a toutefois entendu les « souffrances atroces » de quatre victimes dans des témoignages sans filtre décrivant « des gens découpés, des femmes éventrées, des hommes décapités », tandis que des femmes exhibaient leurs bras mutilés devant le regard ému du pape. Emelda M’karhungulu a raconté les « maltraitances » qu’elle a subies pendant trois mois comme « esclave sexuelle ». « Des fois, ils mélangeaient les têtes des gens dans la viande des animaux. C’était notre nourriture quotidienne. »

« Face à la violence inhumaine que vous avez vue de vos yeux et éprouvée dans votre chair, on reste sous le choc. Et il n’y a pas de mots ; il faut seulement pleurer, en restant silencieux », a répondu le jésuite argentin, qui entend attirer l’attention sur les drames frappant certaines « périphéries » du monde.

Liesse populaire et messe géante

Ces témoignages contrastaient avec l’ambiance festive et survoltée de la matinée pendant une messe géante dans la mégapole de quelque 15 millions d’habitants, autre temps fort de cette journée. Plus d’un million de personnes, selon les autorités, ont participé à cette célébration en plein air sur le tarmac de l’aéroport de Ndolo, dans l’est de la ville. La plupart avaient passé toute la nuit sur place.

À bord de sa « papamobile », le pape a salué la foule qui l’a acclamé avec des drapeaux et des chants traditionnels, sous un grand soleil et un important dispositif de sécurité. « Quand le pape (Jean Paul II) est venu pour la première fois c’était de l’histoire, j’avais 15 ans. Aujourd’hui, j’ai 55 ans. Donc assister à une première messe papale est très important », souligne Adrien Louka, espérant un message de « réconciliation » du pape « pour que les pays qui nous entourent nous laissent en paix ».

Peu après son arrivée mardi, Jorge Bergoglio avait dénoncé le « colonialisme économique » qui « se déchaîne » dans ce pays au sous-sol d’une immense richesse et à la terre fertile, mais dont les deux tiers des quelque 100 millions d’habitants vivent avec moins de 2,15 dollars par jour.

Très attendu, le pape François avait été accueilli dans la liesse populaire par des dizaines de milliers de personnes le long des grandes avenues de la capitale parées des drapeaux de la RDC, plus grand pays catholique d’Afrique, et du Vatican ainsi que de nombreux panneaux de bienvenue. Il s’agit du quarantième voyage international du chef de l’Église catholique depuis son élection en 2013, le cinquième sur le continent africain. Après Kinshasa, il rejoindra vendredi Juba, capitale du Soudan du Sud, plus jeune État du monde.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC: Arrivée du Pape François à Kinshasa

janvier 31, 2023
Avec KTO

Le Pape s’est envolé pour la RDC et le Soudan du Sud

janvier 31, 2023
Le Pape François se recueille devant le Monument aux morts de Kindu, à Fiumicino.

En arrivant à l’aéroport de Fiumicino, la voiture du Saint-Père s’est arrêtée brièvement près du Monument aux morts de Kindu

François a quitté l’aéroport de Fiumicino à 8h29, heure de Rome, à bord d’un vol ITA Airways et arrivera en République démocratique du Congo à 15h00 ce mardi 31 janvier. L’évêque de Rome sera à Kinshasa, la capitale congolaise, jusqu’au vendredi 3 février avant de décoller pour Juba, capitale sud-soudanaise, du 3 au 5 février, pour accomplir son pèlerinage de paix.

Le Pape a entamé son 40e voyage apostolique «œcuménique de paix» comme il l’a lui-même appelé dimanche 29 janvier à la fin de l’angélus, qui le conduira dans deux pays de la périphérie du monde, tous deux traversés par la très forte contradiction d’avoir un sous-sol très riche mais des populations rongées par la pauvreté et la violence. La République démocratique du Congo et le Soudan du Sud attendent le Souverain pontife après de longs mois d’attente, depuis le report de la visite initialement prévue en juillet dernier.

Rencontre avec des migrants et des réfugiés

L’Airbus A350 d’ITA Airways a décollé à 8h29, destination de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. François, qui hier soir, à la veille de son voyage, s’est rendu en la basilique Sainte-Marie-Majeure pour prier devant l’icône de la Vierge Salus Populi Romani et lui confier son prochain voyage, avant de quitter la Maison Sainte-Marthe et de se rendre à l’aéroport, a rencontré une dizaine de migrants et de réfugiés de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud, accueillis et soutenus, avec leurs familles, par le Centre Astalli de Rome. Ils étaient accompagnés du préfet du dicastère pour le Service de la charité, le cardinal polonais Konrad Krajewski.

François, «un pèlerin de la paix» en RDC et au Soudan du Sud

29/01/2023

À Fiumicino, hommage aux morts de Kindu

En arrivant à l’aéroport de Fiumicino, la voiture du Saint-Père s’est arrêtée brièvement près du Monument aux morts de Kindu, dans le Maniema, à la mémoire de 13 aviateurs italiens tués au Congo le 11 novembre 1961. Aux victimes de ce massacre sanglant et à tous ceux qui ont perdu la vie en participant à des missions humanitaires et de paix, le Pape François a dédié une prière, puis s’est dirigé vers l’avion qui le conduira à Kinshasa. À partir du 3 février, François se rendra à Juba, capitale du Soudan du Sud, où il restera jusqu’au 5 février, jour de son retour à Rome.

Paix et œcuménisme

Le thème de la paix sera au cœur de la présence du Pape dans ces deux pays. La rencontre avec la chrétienté africaine sera la confirmation de l’attention que François porte à ce continent, d’abord en RDC, déchirée au fil des ans par un conflit qui voit un nombre impressionnant de guérillas, et ensuite au Soudan du Sud, un pays très jeune, né en 2011, où malgré les accords de 2018 qui ont tenté de mettre fin à la guerre civile, la paix n’est jamais arrivée, et où en plus de la violence, la pauvreté, la famine et le changement climatique dévastent le pays. Un voyage à Juba que François fera avec le primat anglican Justin Welby et le modérateur de l’assemblée générale de l’Église d’Écosse, Iain Greenschields, témoignant de l’éminente valeur œcuménique de la visite. Dans les deux pays, on s’attend à l’émotion de rencontrer des victimes dans l’est du Congo et, au Soudan du Sud, des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Après un vol d’une durée de 6h50 minutes, le Pape arrivera à Kinshasa à 15 heures à l’aéroport international de N’djili, où il sera accueilli par le nonce apostolique Mgr  Ettore Balestrero et le Premier ministre du pays. Après l’accueil officiel, les délégations se rendront au Palais de la Nation, où François sera accueilli par le président de la République Félix Tshisekedi Tshilombo.

Avec La Croix

France: Le recteur de la cathédrale d’Orléans démissionne après avoir trouvé l’amour

janvier 30, 2023

Après plus de vingt ans dans les ordres, Christophe Chatillon a décidé de quitter l’habit, expliquant être tombé amoureux d’une femme.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration.© Pascal PROUST / MAXPPP / PHOTOPQR/REPUBLIQUE DU CENTRE/MA

«  Aujourd’hui je ne peux pas envisager l’avenir sans elle. » C’est par ces mots que le curé doyen du centre d’Orléans (Loiret), Christophe Chatillon, également recteur de la cathédrale Sainte-Croix de la ville depuis 2010, a décidé d’annoncer sa démission à ses fidèles dans une lettre, samedi 28 janvier, relaie France 3 Régions. « Durant six ans et demi, accompagné de mes frères prêtres et diacres, j’ai eu la joie de vivre mon ministère au service des différentes communautés qui composent la paroisse Orléans Cœur de Ville », écrit le père dans ce document.

Le prêtre y explique notamment les raisons qui l’ont poussé à quitter ses fonctions, admettant que « depuis de nombreux mois », « la charge pastorale est devenue » pour lui « de plus en plus lourde à porter, physiquement, moralement, et même spirituellement. » Évoquant les « frustrations liées au ministère presbytéral, et plus particulièrement au célibat » qu’il a pu supporter « pendant très longtemps » grâce aux « joies de la mission et de la vie fraternelle », l’homme d’Église fait le constat que « cela n’est plus le cas aujourd’hui ».

Refus de vivre une « double vie »

Christophe Chatillon précise avoir rencontré une amie qui l’a écouté et soutenu. « Aujourd’hui, je ne peux pas envisager l’avenir sans elle », ajoute-t-il, expliquant avoir « conscience » que « ce nouveau choix de vie n’est pas compatible avec l’exercice du ministère presbytéral. » Après avoir longuement réfléchi et refusé de mener « une double vie », il a fait part de sa démission à l’évêque d’Orléans. « Cette nouvelle est un choc pour beaucoup d’entre nous », a réagi Mgr Blaquart.

Avec Le Point

Le cardinal Ouellet démissionne de la Congrégation pour les évêques

janvier 30, 2023
LOuellet à la basilique Saint-Pierre de Rome.

Marc Ouellet a récemment fait l’objet d’allégations d’inconduite découlant de son mandat d’archevêque de Québec, ce qu’il a fermement démenti. (Photo d’archives) Photo: Getty Images/Andreas Solaro

Visé par des allégations d’inconduite sexuelle, le cardinal québécois Marc Ouellet ne sera plus préfet de la Congrégation pour les évêques ni président de la commission pontificale pour l’Amérique latine. Le pape François a accepté sa démission, a fait savoir le Vatican lundi dans un communiqué rédigé en latin.

Mgr Ouellet quitte ses fonctions pour cause d’atteinte de la limite d’âge, spécifie-t-on.

Âgé de 78 ans, l’ecclésiastique avait dépassé de trois ans l’âge normal de la retraite des évêques. Malgré cela, son mandat avait été prolongé pour trois ans en 2020.

Le cardinal Ouellet avait été nommé à la tête de la Congrégation pour les évêques en 2010 par Benoît XVI.

Il était l’un des rares préfets du Vatican à avoir conservé son poste depuis l’accession au trône du pape François, ce qui était largement perçu comme une marque de confiance du Saint-Père envers l’ecclésiastique québécois.

Des allégations d’inconduite sexuelle

Le départ du cardinal Ouellet survient dans un contexte controversé. Son nom est notamment apparu l’an dernier dans une action collective visant l’ensemble des agressions sexuelles qui auraient été commises par des personnes sous l’autorité du diocèse de Québec depuis 1940.

Le Vatican, qui avait déjà mené une enquête sur cette affaire, a depuis refusé d’en lancer une nouvelle.

Poursuivie en diffamation, la victime alléguée est sortie de l’ombre il y a trois semaines. Paméla Groleau accuse Marc Ouellet d’avoir posé sur elle des gestes déplacés entre 2008 et 2010, alors qu’il était archevêque de Québec.

Une plainte provenant d’une autre femme aurait également été déposée contre le cardinal québécois, a-t-on appris il y a deux semaines, ce qui a poussé le principal intéressé à sortir de son silence.

Dans les deux cas, Marc Ouellet conteste vivement les allégations, pour lesquelles il a été blanchi à deux reprises par le Vatican.

Dicastère des évêques : comment interpréter la démission de Marc Ouellet?

L’évêque américain Robert Francis Prevost a été choisi pour lui succéder, tant comme préfet de la Congrégation pour les évêques que comme président de la commission pontificale pour l’Amérique latine, a indiqué le Vatican lundi.

Né à Chicago, l’homme d’Église de 67 ans a été chef des Augustins de 2001 à 2013. Il officie actuellement à Chiclayo, au Pérou. Son entrée en fonction est prévue le 12 avril.

La Congrégation (aussi appelée « Dicastère ») pour les évêques est un comité qui conseille le pape dans la sélection des évêques. Il enquête également sur les allégations d’abus ou de négligence qui pèsent contre ceux-ci.

Originaire de La Motte, en Abitibi-Témiscamingue, Marc Ouellet a notamment été archevêque de Québec de 2002 à 2010. Il demeurera cardinal malgré sa démission de la Congrégation pour les évêques et de la commission pontificale pour l’Amérique latine.

Avec Radio-Canada

Visite du pape en RDC : le souverain pontife invité à la prison centrale de Makala

janvier 30, 2023

S’appuyant sur la demande des prisonniers et détenus de confession religieuse catholique, la Fondation Bill-Clinton pour la paix (FBCP) a appelé le pape François à visiter la prison centrale de Makala en vue de se rendre compte des conditions carcérales dans cette institution.

Le pape François/DR

« La FBCP informe l’opinion tant nationale qu’internationale que lors d’une de ses visites de monitoring des droits de l’homme à la prison centrale de Makala en date du 28 janvier 2023, les prisonniers et détenus préventifs chrétiens catholiques ont invité le pape François à la prison centrale de Makala pour aller constater leur ras-le-bol. », a fait savoir cette organisation dans un communiqué du 30 janvier.

Cette demande des pensionnaires de la principale maison carcérale de Kinshasa est motivée par la surpopulation constatée, la malnutrition, le manque de médicaments ainsi que les conditions de détention infra-inhumaines, les décès quotidiens, les conditions sanitaires déplorables et la lenteur des procédures judiciaires, etc.

La FBCP rappelle, en effet, que cette prison était construite par les colons belges avec une capacité de 1 500 places. Aujourd’hui, fait-elle savoir, elle héberge plus de 11 500 pensionnaires dont 2 750 seulement sont condamnés.

Elle indique que le 28 janvier vers 14 h, son équipe de monitoring a vu arriver plus de cent détenus, pieds nus, avec comme seul habit des culottes. « Ceci viole les articles 12 et  16 de la Constitution congolaise du 18 février 2006. Et, nous dénonçons les mauvaises conditions dans lesquelles les détenus sont transférés des parquets et cachots vers les prisons. C’est vraiment très inhumain », a-t-elle souligné.

La FBCP a souligné, par ailleurs, avoir été informée que malgré la grâce présidentielle accordée, certains bénéficiaires ne sont pas encore libérés. Elle demande au cardinal Ambongo  de transmettre cette demande des fidèles catholiques de la prison centrale de Makala au pape François. Elle attend aussi  que les autorités envisagent des sanction très sévères contre certains magistrats indisciplinés qui sont à la base de la surpopulation carcérale pour éviter le pire qui pointe à l’horizon ; l’accélération des procédures judiciaires ; l’amélioration des conditions des prisonniers et détenus préventifs dans tout le pays; l’exécution sans tarder de la mesure de grâce présidentielle.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Sept morts dans l’attaque d’une synagogue à Jérusalem-Est

janvier 27, 2023
Des ambulanciers près d'une personne touchée lors d'une attaque contre une synagogue.

L’attaque a fait au moins 7 morts et 10 blessés, selon les autorités. Photo: Reuters/Ammar Awad

Sept personnes ont été tuées lors de l’attaque d’une synagogue vendredi à Jérusalem-Est, selon un dernier bilan de la police israélienne.

Les services ambulanciers de l’État hébreu ont annoncé un bilan de 10 blessés, affirmant que l’assaillant a été « neutralisé »..

La police a qualifié la fusillade dans Jérusalem-Est, un quartier peuplé de colons juifs, d’attaque terroriste.

Washington n’a pas tardé à réagir à l’attaque la qualifiant d’« épouvantable ». Nous condamnons cette apparente attaque terroriste dans les termes les plus forts, « , a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du département d’Etat, Vedant Patel.

Cet attentat intervient au lendemain de frappes israéliennes meurtrières en Cisjordanie et à Gaza, qui ont fait au moins 10 morts. Il s’agissait de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la flambée de violence entre l’armée israélienne et le Djihad islamique à Gaza, pendant laquelle 49 Palestiniens au moins, parmi lesquels des combattants et des civils, dont des enfants, avaient péri en trois jours en août 2022.

Cette opération est une réponse au crime conduit par les forces d’occupation à Jénine [en Cisjordanie occupée] et une réponse naturelle aux actions criminelles de l’occupation, a déclaré à Gaza le porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas, Hazem Qassem, sans revendiquer la responsabilité de l’attaque.

Le Djihad islamique, autre groupe armé palestinien, a également salué cette action sans en revendiquer la paternité.

Neuf des dix Palestiniens morts jeudi avaient été tués à Jénine lors d’un raid israélien présenté par l’armée comme une opération contre des activistes islamistes dans le camp de réfugiés de cette ville du nord de la Cisjordanie occupée.

Par Radio-Canada avec les informations de Reuters, Agence France-Presse et Associated Press

Paris: un fidèle sans papiers tabasse son pasteur ayant prophétisé sur son refoulement au Congo

janvier 20, 2023

Après tant de sacrifices pour arriver enfin en France, un Congolais n’a pas trop apprécié que son pasteur son refoulement au Congo. L’insistance de l’homme de Dieu sur cette prophétie a poussé le fidèle à le tabasser afin de mettre fin à ce qu’il a qualifié comme une vision diabolique. Il a quitté également cette église avec un come back à la maison mère catholique.

Le voyage du Congo en France a pris deux ans de son existence. Du Congo, il a rejoint la Turquie où il a pu regagner la Grèce après six tentatives infructueuses. Erik N, se souvient encore des traversées nocturnes en Mer et des interceptions par la marine Grecque qui les renvoyait en Turquie où il fallait commencer de zéro.

Une fois en Grèce, il lui a fallu se battre pour payer un passeur en France qui est venu le faire sortir. C’est dans la banlieue qu’il s’est installé chez un ami d’enfance en attendant de se trouver une situation.

Comment tout africain dans le désespoir administratif en Europe, Erik N a remis son destin dans les mains de Dieu à travers un pasteur Congolais d’une église de réveil. Il ne manquait aucun culte et son problème était au centre des prières du pasteur.

Mais, depuis qu’il a confié au pasteur avoir fait la rencontre d’une fille Antillaise, le comportement de ce dernier a changé envers lui. De plus en plus, le pasteur orientait ses conseils sur le caractère diabolique d’une liaison amoureuse avec une non croyante qu’était l’antillaise.

Tout a chamboulé quand le pasteur a insisté sur une succession des prophéties dans lesquelles, il voyait Erik N être refoulé après quelques jours de détention. En réalité, le congolais a vite compris que son pasteur était jaloux de sa relation amoureuse. Il a tabassé le pasteur et a quitté son église.

Avec Sacer-Infos par Stany Frank

Congo: Le pasteur Castanou demande pardon, il a dit que Paul Kagamé est son modèle après Dieu

janvier 18, 2023

C’est via une publication sur son compte Twitter que le pasteur Yves Castanou a demandé pardon à tous ceux qui se sont sentis blessés par ses paroles à Kigali devant le dictateur et boucher Paul Kagamé qu’il a considère comme son modèle après Dieu et Jésus-Christ. Les réactions des fidèles de son église originaires de la RDC ont pesé dans cette mise en scène qui consiste à s’excuser publiquement et non spirituellement. Ce rétropédalage n’enlève en rien le fond de la pensée du pasteur congolais dont le nom est cité dans plusieurs scandales financiers et sexuels au Congo.

Tout porte à croire que le pasteur Yves Castanou n’est qu’un Mbaki de haute classe et non un homme de Dieu. Au grand jamais, Jésus Christ ni ses disciples ne sont revenus sur leurs déclarations, même face à l’adversité. Mais, il a fallu le regret des citoyens de la RDC sur la toile et surtout de la classe politique à Brazzaville pour que le pasteur Castanou face un volt-face et demande pardon pour sa déclaration.

Il est claire que le pasteur Castanou s’est comporté comme la majorité des flatteurs congolais qui profitent de chaque occasion pour faire les éloges de Sassou Nguesso quand-bien même ils savent qu’il a échoué lamentablement. Des proches du pouvoir ne se vantent-ils pas d’avoir doté le pays des infrastructures de base ? Pourtant dans la réalité il n’en est rien !

A la journée nationale de prière du Rwanda, j’ai terminé mon discours avec des mots qui ont heurté et blessé plusieurs d’entre vous.

Je reconnais avoir commis une énorme faute et, pour cela, je vous demande sincèrement PARDON.

– Yves Castanou,
Pasteur d’ICC Brazzaville pic.twitter.com/C9nWk2T8Su— Yves Castanou (@YvesCastanou) January 18, 2023

Devant le dictateur Rwandais, le pasteur Yves Castanou qui a sans doute reçu une grosse enveloppe s’est laissé emporter en faisant de lui son modèle après Dieu et Jésus Christ. Un modèle qui pille la RDC en marchant sur les cadavres dont peut-être des fidèles de l’église ICC du pasteur Castanou.

A la présidence du Congo, on affirme avoir été très déçu des propos du pasteur Castanou que Mpila via Antoinette Sassou Nguesso a façonné. Le pouvoir ferme les yeux sur plusieurs scandales du pasteur Yves Castanou et il es probable que dans les semaines à venir, des documents y relatifs fuitent sur les réseaux sociaux.

Denis Sassou Nguesso qui se prend pour le dieu du Congo a été ignoré par le pasteur le plus international du pays qui préfère Paul Kagamé. « Castanou est un ingrat comme tout Vili ! » lâche un proche du président Congolais.

Avec Sacer-Infos par Stany Frank