Archive for the ‘Religion’ Category

Russie: cinq morts dans une fusillade à la sortie d’une église au Daguestan

février 18, 2018

Moscou – Un homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade « à la sortie d’une église » orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe, ont annoncé les autorités locales, affirmant avoir tué l’assaillant.

« Un inconnu a tiré avec un fusil de chasse à Kizliar, blessant mortellement quatre femmes », a indiqué dans un communiqué le ministère local des Affaires intérieures.

Une cinquième femme est décédée de ses blessures à l’hôpital, a déclaré à l’agence de presse TASS Zalina Mourtazalieva, porte-parole du ministère de la Santé.

Ce bilan a été confirmé par le Comité d’enquête russe, qui a indiqué dans un communiqué ouvrir une enquête pour « le meurtre de deux personnes ou plus » et « atteinte à la vie de policiers ».

L’assaillant, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été « éliminé » lors d’un échange de tirs avec la police, a déclaré le ministère local des Affaires intérieures.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995, a déclaré à l’agence russe Interfax Rassoul Temirbekov, directeur-adjoint de l’antenne locale du Comité d’enquête.

La fusillade, qui a eu lieu un mois exactement avant l’élection présidentielle du 18 mars en Russie, s’est déroulée « à la sortie d’une église », a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat une source au sein du ministère de la Santé.

Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant +Allah Akbar+ et a blessé mortellement quatre personnes », a raconté à RBK le prêtre Pavel.

« Il avait un fusil et un couteau », a-t-il affirmé, précisant: « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

Des photos publiées par les médias locaux montraient le cadavre d’un homme présenté comme l’assaillant avec une barbe fournie et un treillis militaire. Elles montraient également deux corps sans vie sur le sol boueux, recouverts d’un drap blanc.

Voisin de la Tchétchénie, le Daguestan, dont la population est majoritairement musulmane, est l’une des régions les plus pauvres et instables de Russie.

Elle est la cible régulière d’attaques parfois revendiquées par le groupe Etat islamiste, à qui la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance en juin 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 16h24)                                            

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Le Vatican nomme la nouvelle commission anti-pédophile

février 17, 2018

Le cardinal Sean O’Malley (c) à Lima lors d’une visite du pape François en Amérique du Sud, le 21 janvier 2018 / © AFP/Archives / Vincenzo PINTO

Le Vatican a annoncé samedi avoir nommé neuf nouveaux membres au sein de la commission anti-pédophilie, après le bilan controversé des activités de ce précédent groupe d’experts voulu par le pape François.

Le cardinal américain, Sean O’Malley, a été confirmé à la tête de cette commission ainsi que sept autres membres précédents. En revanche neuf nouveaux membres font leur entrée dans ce groupe d’experts.

Sans compter son président, le groupe comprend huit hommes et huit femmes, dont des victimes d’abus sexuels commis par des ecclésiastiques.

« Notre Saint Père le pape François a prêté beaucoup d’attention et de prières dans la nomination de ces membres », a assuré le cardinal O’Malley, cité dans un communiqué du Vatican.

La Commission pontificale pour la protection des mineurs a été créée en 2014 peu après l’élection du pape François, afin d' »assister les églises locales partout dans le monde dans leurs efforts pour protéger des atteintes les enfants, les jeunes et les adultes vulnérables », selon la définition donnée samedi par le cardinal américain.

Son travail avait toutefois été sévèrement critiqué l’an dernier par deux de ses membres. L’Irlandaise, Marie Collins, âgée de 71 ans et victime à 13 ans d’abus sexuels perpétrés par un prêtre, avait ainsi préféré démissionner en mars 2017, dénonçant le manque « honteux » de coopération au Vatican.

« C’est ravageur en 2017 » de voir que certains hommes de la Curie (gouvernement du Vatican) « peuvent donner la priorité à d’autres considérations que la sécurité d’enfants et d’adultes vulnérables », avait-elle alors déclaré en résumant en termes cinglants l’attitude de l’Eglise: « De belles paroles en public et des actions contraires derrière des portes fermées ».

Le Britannique Peter Saunders, une autre victime d’abus sexuels, avait lui aussi pris ses distances avec la commission en 2016, jugeant qu’elle avait « besoin de sang neuf extérieur ». Cette commission est « composée de personnes compétentes, mais a besoin d’être renforcée par des membres qui ne sont pas dévoués complètement à l’Eglise », avait-t-il estimé, interrogé en mars dernier par l’AFP.

Ni Mme Collins ni M. Saunders n’ont été renommés au sein de ce groupe d’experts dont la tâche est limitée à des recherches et propositions sur la prévention, sans intervention sur des cas individuels.

Sa première réunion de travail aura lieu en avril par une rencontre avec des victimes d’abus sexuels. Les membres de la commission évoqueront ensuite différentes propositions pour « promouvoir un dialogue continu avec les victimes », selon le communiqué.

La semaine dernier, le pape François avait confié rencontrer chaque vendredi des victimes de prêtres pédophiles, dans la plus grande discrétion. Cette révélation avait été faite peu après son voyage au Chili en janvier, miné par l’affaire de Mgr Juan Barros, évêque soupçonné d’avoir tu les agissements d’un vieux prêtre pédophile.

L’Eglise catholique est secouée depuis une quinzaine d’années par la révélation d’abus perpétrés par des prêtres, souvent ignorés, voire couverts par leur hiérarchie.

Depuis son élection, le pape François a multiplié les paroles de fermeté à ce sujet, mais beaucoup de victimes restent amères, estimant que les actes n’ont pas suivi.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h22)                

Le pape François se dit en « liste d’attente » avant d’être fait saint

février 17, 2018

Le pape François conduit la messe du mercredi des Cendres, début du Carême, à l’église Santa Sabina de Rome, 14 février 2018 / © AFP / Filippo MONTEFORTE

Le pape François, plaisantant devant des prêtres, s’est dit samedi en « liste d’attente » avant que l’église catholique ne fasse de lui un de ses saints, après avoir donné, plus sérieusement, quelques conseils pour affronter « le démon de midi ».

Deux papes, Jean XXIII et Jean Paul II, sont « déjà des saints, Paul VI le sera cette année, la béatification de Jean-Paul I est en cours, quant à Benoît XVI et moi-même, on est sur liste d’attente », a déclaré samedi le pape François, à la fin d’une rencontre avec le clergé de Rome, diocèse dont il est aussi l’évêque.

Ces prêtres lui ont posé plusieurs questions, réclamant notamment son avis sur la crise de la quarantaine, qui perturbe les prêtres de 40 à 50 ans, selon l’un d’entre eux.

« Eh, le démon de midi ! », a répondu le pape argentin, en français, avant d’évoquer « el cuarentazo », la traduction en argentin. « A quarante, entre quarante et cinquante ans, ça te tombe dessus, c’est une réalité. J’ai entendu certains l’appeler +c’est maintenant ou jamais+. On repense à tout et on se dit +c’est maintenant ou jamais+ », a ajouté Jorge Bergoglio.

Alors que faut-il faire ?, s’interroge le pape, avant de préconiser d’aller « chercher de l’aide, tout de suite ».

« Si tu n’as pas un homme prudent, un homme de discernement, un sage qui t’accompagne, cherche le, parce qu’il est dangereux de continuer seul, à cet âge », a averti le souverain pontife. « Il y en a tant qui ont mal fini. Cherche de l’aide tout de suite », a-t-il martelé.

Car, a-t-il encore ajouté dans ce langage direct qui est sa marque de fabrique, « on a de mauvaises tentations dans ces moments là, des tentations qu’on n’aurait jamais pensé avoir avant ».

« Il ne faut pas en avoir honte, mais il faut les éradiquer tout de suite », a encore averti le pape argentin, car c’est aussi le moment des « gamineries » (ragazzate): quand un prêtre commence à faire ce genre de gamineries ». « Elles sont le germe de la double vie », a-t-il encore averti.

En réponse à une question émanant de prêtres plus âgés, ayant largement dépassé la cinquantaine, François se montre solidaire de leur désarroi, parfois, devant la modernité et ses technologies.

A cet âge, a-t-il reconnu, « on peut ne pas trouver le langage du monde d’aujourd’hui. Moi, je ne sais pas utiliser les réseaux et toutes ces choses, non, je n’ai même pas de téléphone portable, je n’en ai pas », a-t-il insisté.

Quant à internet, le pape argentin, âgé de 81 ans, reconnaît ne peut savoir l’utiliser.

« Internet et toutes ces choses, je ne sais pas les utiliser. Quand je dois envoyer un mail, je l’écris à la main et un secrétaire me l’envoie », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec (©AFP / 17 février 2018 17h51)                

RDC: nouvelle marche anti-Kabila des catholiques

février 11, 2018

 

Lors de la répression de la marche contre Joseph Kabila du 21 janvier 2017, à Kinshasa. © REUTERS/Kenny Katombe

Un collectif proche de l’Église catholique a appelé samedi à une nouvelle marche, le 25 février, contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Les deux précédentes marches, en décembre 2017 et janvier dernier, avaient été interdites et réprimées à balles réelles.

« Ce 25 février 2018, où que nous soyons, au Congo ou à l’étranger, sans distinction d’appartenances religieuses ou politiques, levons-nous et marchons pour dire non à la dictature », déclare le Comité laïc de coordination (CLC) dans un communiqué parvenu à l’AFP. « Soyons prêts à affronter le pire pour arracher le meilleur », poursuit-il.

Cet appel du CLC intervient 24 heures après une messe à Kinshasa à la mémoire des victimes du 21 janvier, pendant laquelle des voix de l’Église catholique avaient clairement soutenu de prochaines marches.

Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées dans la répression des marches du 31 décembre et du 21 janvier, d’après les Nations unies et l’épiscopat. Les autorités ne reconnaissent que deux morts le 21. La Commission nationale des droits de l’Homme de la RDC a fait état vendredi de sept morts le 31 décembre et quatre le 21 janvier.

« Notre peuple ne croit plus en la volonté politique des dirigeants actuels d’assurer une alternance pacifique du pouvoir », ajoute le CLC dans son communiqué.

Des élections sont prévues le 23 décembre pour organiser le départ du président Kabila, dont le deuxième mandat de cinq ans a pris fin le 20 décembre 2016.

« Atrocités et barbaries »

Le CLC interpelle « le Conseil des sécurité des Nations unies, l’Union africaine et l’Union européenne afin qu’ils aillent au-delà des condamnations de principe, parce qu’ils sont témoins non seulement du blocage du processus électoral par le président Kabila, mais aussi des atrocités et de la barbarie ».

« La marche des chrétiens ne s’arrêtera pas », avait déclaré vendredi dans son sermon l’abbé François Luyeye, sous les applaudissements de l’assistance dans la cathédrale Notre-Dame à Kinshasa.

« Les initiatives du Comité laïc de coordination sont à applaudir, et nous en attendons d’autres », avait poursuivi l’abbé lors de la cérémonie célébrée par l’archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, 78 ans, très critique envers le régime.

Dans leurs précédents appels, les catholiques demandaient au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la présidentielle prévue le 23 décembre, et le respect des libertés fondamentales.

Jeuneafrique.com

France: un prêtre fait un lègue de 3,5 millions à la Bibliothèque municipale de Lyon

février 10, 2018
Bibliothèque municipale de Lyon (Part Dieu)

La Bibliothèque municipale de Lyon (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

3,5 millions €, la somme est bien sûr exceptionnelle, et Gilles Eboli, directeur de la BM de Lyon, réfléchit déjà aux usages qu’il sera possible d’en faire. « On est en train d’y réfléchir : est-ce que l’on va ouvrir un nouveau service aux usagers qui portera le nom de Louis Perrin ? Ou une salle dédiée ? Ou une nouvelle collection d’ouvrages ? » s’interroge-t-il auprès de LyonMag.com, qui dévoile l’information.

 

Peu d’informations ont été recueillies sur l’auteur de ce don, Louis Perrin : docteur en théologie, prêtre sans paroisse, il a indiqué dans son testament que toute sa fortune irait à la Bibliothèque municipale de Lyon, tandis que le capital de son assurance-vie reviendra à ses deux nièces.

 

Louis Perrin est également l’auteur d’un livre, Guérir et Sauver, paru aux éditions du Cerf en 1987.

Actualitte.com par Antoine Oury 

Les francs-maçons sortent de l’ombre

février 7, 2018

 

Symboles franc-maçons. © Pixabay, Creative Commons

La mise en orbite de la Grande Loge féminine du Cameroun en témoigne : de plus en plus d’Africaines rejoignent les rangs de cet ordre initiatique. Suscitant, comme leurs frères, nombre de fantasmes.

Douala, fin 2017, Hôtel Akwa Palace. De bruyants éclats de rire répondent aux plaisanteries plus ou moins drôles. Les accolades sont ponctuées de compliments sur les tenues des unes et des autres. Cheveux bleu roi coupés court, longue jupe noire en satin duchesse, une femme politique connue comme le loup blanc semble recueillir tous les suffrages d’une assistance fournie – pas moins de 130 participants de 40 délégations venues de tous les continents. Nous sommes à une conférence publique sur la franc-maçonnerie féminine, organisée deux jours avant l’installation de la Grande Loge féminine du Cameroun (GLFC).

Pour les deux oratrices, Marie-Thérèse Besson et Flore Édith Mongue Din, respectivement présidentes de la Grande Loge féminine de France (GLFF) et de la GLFC, il s’agit d’expliquer en quoi « la franc-maçonnerie est un chemin de vie » qui « offre un espace sans enjeu de pouvoir et de suprématie aux femmes soucieuses d’être force de proposition »…

Une institution qui suscite la méfiance

Le propos est abscons, mais le défi, lui, est clair : recruter de nouveaux membres, des profanes, pour une institution que l’opinion publique associe sans discernement à la sorcellerie, l’inceste ou l’homosexualité. Un ordre initiatique que l’on dit aussi pour une large part inféodé aux politiques en place, peu préoccupé de progrès social et de redistribution des richesses. Mais les femmes, moins souvent mises au banc des accusés que les hommes, veulent donner des raisons d’y croire.

Les franc-maçonnes africaines se voient davantage en lanceuses d’alerte du quotidien.

Alors pas un mot des divergences de vues qui ont précédé la mise en orbite de la GLFC. Les unes militaient pour une obédience nationale, chaque pays ayant à leur sens des préoccupations spécifiques. Les autres, panafricanistes, auraient préféré une obédience sous-régionale, la Grande Loge féminine d’Afrique centrale, regroupant des fédérations nationales.

Les premières ont eu gain de cause, quelques déçues ont quitté le navire. Les deux présidentes rappellent que l’obédience camerounaise ainsi créée devient partie prenante de ce qui se passe dans le pays. « Elle affirmera davantage ses positions dans des débats publics, précise Flore Édith Mongue Din, pharmacienne de son état, mais pas question de constituer un lobby franc-maçon pour influencer quelque décision que ce soit. » Les franc-maçonnes africaines se voient davantage en lanceuses d’alerte du quotidien.

Sortir de l’ombre

Dans l’assistance, on s’interroge : pourquoi ne dévoile-t-on pas son appartenance à la franc-maçonnerie ? On peut, répond la grande maîtresse, à condition que le contexte s’y prête. Sortir de l’ombre reste une décision personnelle qui dépend aussi de la culture du pays. Or le contexte ne s’y prête pas toujours. Âgée de 55 ans, Annick, la dame aux cheveux bleu roi, a bien pensé faire son « coming out ». « Pour qu’on cesse de croire que nous nous livrons à des activités ou à des pratiques que la morale réprouve. » Mais elle s’est ravisée.

Les miens pensent que les maçons boivent du sang, dorment dans des cercueils et organisent des parties fines

Résultat, peu d’Africaines sont capables d’assumer leur vie au sein de la confrérie. Annick est entrée en franc-maçonnerie il y a vingt-cinq ans, après une conférence publique, à une période où, cadre supérieure d’entreprise, elle entamait une carrière politique. « On nous rappelle que cela passe par un travail sur soi. Cela implique de mieux se connaître, d’adopter une démarche personnelle de quête de sens, en dehors de tout dogme politique ou religieux », explique-t‑elle.

C’est par le truchement de son mari que Mireille, une avocate béninoise de 44 ans, a découvert la maçonnerie. Il avait été initié avant elle. Elle a côtoyé ses frères et s’est laissé prendre au jeu, rejoignant le Phare des amazones. Mais cette mère de deux enfants ne se sent pas prête à le faire savoir à son entourage. « Les miens ont une manière si péjorative d’aborder le sujet que toute discussion est stérile. Ils pensent que les maçons boivent du sang, dorment dans des cercueils et organisent des parties fines. »

Mystification intellectuelle

Ancien ministre des Finances sous Omar Bongo Ondimba, Charles Mba est l’un des rares Africains à avouer ouvertement son appartenance à la franc-maçonnerie. Pour ce Gabonais, l’histoire de cet ordre initiatique est tellement récente en Afrique qu’il est difficile de trouver des personnes à un niveau de responsabilité suffisant leur permettant d’en parler librement. Chez les hommes comme chez les femmes.

Et, à ses yeux, démystifier la franc-maçonnerie auprès des populations du continent relève de l’impossible, d’autant que l’inculture des intellectuels à ce propos est abyssale. « D’une manière générale, la maçonnerie africaine souffre d’un climat de mystification intellectuelle, insiste-t-il. D’un côté les maçons veulent duper les profanes, de l’autre, les profanes se laissent berner parce que ça les arrange. »

Le culte du secret des maçons pousse la société à les accabler, ajoute-t-il. « Pourquoi s’exposer alors qu’on sait que l’on ne sera pas compris ? rétorque de son côté Déborah, femme politique au Cameroun. Il y a des combats plus importants que celui pour cette acceptation. Le pays est religieux, et nul n’ignore la position de ses trois principales religions sur le sujet. »

C’est à Ginette Éboué, fille de Félix Éboué et véritable initiatrice de la franc-maçonnerie africaine, qu’elle doit d’avoir franchi le pas, contribuant à la création de la première loge camerounaise, le Fako Triangle de lumière. Aujourd’hui, elle se présente comme « une femme debout », avec des objectifs précis. Cette pionnière déplore en revanche que son pays ait échoué à créer des leviers de transmission. Toutes les « historiques » sont parties. Et les jeunes ne sont pas en position de recevoir, alors que son rêve serait de pouvoir leur transmettre ses connaissances.

Gabon superpolitisé

Elle cite en exemple le Congo, où la franc-maçonnerie a plutôt le vent en poupe et a su convaincre des personnalités telles que Claudine Munari ou Jocelyne Lissouba, mais surtout le Gabon, dont les loges féminines totalisent 160 sœurs (contre 100 au Cameroun), preuve que la maçonnerie s’y renouvelle et s’adapte au contexte moderne.

Mais ce chiffre s’explique aussi par la superpolitisation du pays. « Plutôt que de parler de promotion canapé, on pourrait même parler de promotion maçonnique », s’amuse Charles Mba. De l’aveu de plusieurs d’entre elles, les Gabonaises qui entrent en franc-maçonnerie sont plutôt des femmes ambitieuses, en quête de postes à responsabilités, qui ne cultivent pas nécessairement la valeur travail.

Leur pays n’en reste pas moins l’un des rares où les femmes parviennent au plus haut niveau de la hiérarchie maçonnique. Au moins une Gabonaise occupe le 32e grade (sur 33) de l’ordre, qui plus est dans une loge mixte. Parmi les « historiques » connues figurent Paulette Missambo, proche de Jean Ping, la ministre Denise Mekam’ne et Henriette Ndiaye.

Le « manque d’enthousiasme » des Ivoiriennes

Dans le pays d’Alassane Ouattara, femmes politiques, chefs d’entreprise et mères au foyer sont sœurs de lumière au sein du Droit humain Côte d’Ivoire (une émanation du Grand Orient), lequel fait partie d’une fédération de sept pays africains. Emmanuelle, une avocate de 36 ans, assure que les femmes y sont plus nombreuses que les hommes, sans pouvoir communiquer de chiffres.

Quant au Grand Orient d’Abidjan, il accueille la gent féminine en son sein depuis quatre ans. Bien qu’elle soit non mixte, la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI) semble elle compenser en conviant régulièrement à dîner les épouses de ses membres.

En Côte d’Ivoire comme au Cameroun, on reproche aussi souvent à la franc-maçonnerie féminine son côté élitiste et les connivences qu’elle entretient

Ex-grand maître de la GLCI, le regretté Clotaire Magloire Coffie organisait de mémorables rencontres entre les familles dans un restaurant situé sur la route de Grand-Bassam, près d’Abidjan. La Grande Loge féminine de France dit vouloir bientôt rouvrir une loge dans le pays. Mais elle devra composer avec un manque d’enthousiasme des Ivoiriennes.

Celui-ci serait lié au souvenir de la répression contre les francs-maçons ordonnée par Houphouët-Boigny au début des années 1960, mais aussi avec le regain de spiritualité observé dans le pays, en particulier chez les musulmanes. « Difficile d’imaginer une musulmane dioula nous rejoindre, affirme ce frère établi à Paris. Et ce n’est pas non plus chez les Akans, fervents catholiques, qu’elles seraient légion. »

Retour à l’école

En Côte d’Ivoire comme au Cameroun, on reproche aussi souvent à la franc-maçonnerie féminine son côté élitiste et les connivences qu’elle entretient. « Pourtant, l’espoir d’étoffer son réseau est un leurre. Ce n’est pas parce qu’un chômeur est franc-maçon qu’on va créer un poste sur mesure pour lui », insiste Flore Edith Mongue Din.

Deux nouvelles obédiences devraient y voir le jour en 2019, au Congo-Brazzaville et au Bénin

En général, les femmes qui cherchent un tremplin ne restent pas. « Elles jettent l’éponge dès l’instant où il faut se mettre au travail », ironise Mireille. Elle entend encore cette danseuse de 35 ans, qui pourtant avait franchi toutes les étapes de la sélection, lui confier qu’« [elle] avait la désagréable sensation d’être retournée à l’école. »

Les adhérentes se réunissent au moins deux fois par mois, et un planning annuel définit le nombre de planches à présenter. La procédure d’admission dure entre six et douze mois. Les candidates passent des séries d’entretiens pour vérifier qu’elles sont vraiment « libres, avec de bonnes mœurs »… Des critères sélectifs qui ne freinent pourtant pas la montée en puissance de la franc-maçonnerie féminine sur le continent. Deux nouvelles obédiences devraient y voir le jour en 2019, au Congo-Brazzaville et au Bénin, une autre terre historique pour les frères et les sœurs en Afrique.

Influence française

Présente au Togo dès 1981, la Grande Loge féminine de France a depuis essaimé sur le continent. Elle compte désormais deux loges au Togo, trois au Cameroun et au Gabon, deux au Bénin, une au Sénégal, au Congo et au Maroc, et compte bien continuer son expansion.

Motus et bouches cousues

Quand nous l’avions rencontrée en décembre dernier, la GLFC s’était dite ravie de participer à une entreprise de démystification de la franc-maçonnerie sur le continent à travers notre hebdomadaire. Puis elle a changé de discours, essayant d’empêcher la publication de notre reportage. Son argument ? Trop jeune, la GLFC n’avait pas de bilan à nous présenter. Nous n’en avions pas demandé. Résultat, les personnes que nous avons interrogées ont toutes fini par demander l’anonymat.

Jeuneafrique.com par – envoyée spéciale à Douala

Le pape offre un symbole de paix au président turc, Rome quadrillée

février 5, 2018

Photo fournie par la présidence turque du président turc Erdogan lors de sa rencontre avec le pape François, le 5 février 2018 au Vatican / © AFP / HO

Le pape François a longuement reçu lundi au Vatican le président turc Recep Tayyip Erdogan avant de lui offrir un médaillon avec « un ange étranglant le démon de la guerre », au moment même où l’armée turque bombarde des Kurdes en Syrie.

Le souverain pontife, qui n’a de cesse de marteler son horreur des guerres, n’a sans doute pas manqué d’aborder l’offensive menée depuis le 20 janvier par la Turquie en Syrie contre la région d’Afrine, au cours de sa rencontre privée de 50 minutes avec M. Erdogan.

Ces attaques visent officiellement à éloigner de la frontière turque la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), une organisation classée « terroriste » par Ankara mais alliée de Washington dans la lutte contre l’EI.

La voiture de M. Erdogan était arrivée lundi matin sur une place Saint-Pierre inaccessible et désertée, tandis qu’une très vaste zone du centre de Rome a été interdite aux manifestants.

Plusieurs dizaines de personnes se sont cependant rassemblées à la mi-journée non loin du Vatican, à l’initiative d’une association italienne de Kurdes. « A Afrine, un nouveau crime contre l’Humanité est en cours », a dénoncé cette dernière.

Deux manifestants ont été interpellés à la suite de brèves échauffourées, a annoncé la préfecture de police.

Au cours de discussions « cordiales », le pape et le président turc ont abordé « la situation au Moyen-Orient, avec une référence particulière au statut de Jérusalem, mettant en exergue le besoin de promouvoir la paix et la stabilité dans la région à travers le dialogue et la négociation, en respectant les droits de l’Homme et la loi internationale », précise le Vatican dans un communiqué.

Les droits de l’Homme mentionnés ne renvoient pas directement à la Turquie ou aux bombardements visant des Kurdes en Syrie.

M. Erdogan avait prévu de remercier le pape pour avoir contesté la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d’Israël. « Nous sommes tous les deux pour la défense du statu quo », avait commenté le dirigeant turc dimanche dans le journal italien La Stampa.

– Erdogan en retard –

Le chef de l’Etat turc, très souriant et en retard, a été accueilli lundi dans le palais du Vatican par un souverain pontife à la mine plus sérieuse. Mais l’atmosphère semblait plus détendue au moment d’échanger des cadeaux et de prendre congé, ont raconté deux journalistes présents.

« Ceci est un ange de la paix, qui étrangle le démon de la guerre », a commenté le pape en offrant un médaillon en bronze d’une vingtaine de centimètres de diamètre. « C’est le symbole d’un monde basé sur la paix et la justice », a-t-il ajouté.

Le médaillon représente un ange rapprochant les hémisphères nord et sud, tout en combattant un dragon.

M. Erdogan a apporté au souverain pontife une grande représentation panoramique en céramique d’Istanbul, sur laquelle on pouvait distinguer la coupole de la basilique Saint-Sophie convertie par les Ottomans en mosquée au XVe siècle, ainsi que la célèbre mosquée bleue.

Le pape argentin, défenseur du dialogue interreligieux, avait effectué un voyage peu chaleureux en Turquie en novembre 2014. M. Erdogan, un pieux musulman, s’était alors arc-bouté sur la dénonciation de l' »islamophobie ».

Il avait aussi dévoilé à François, chantre de la simplicité, son fastueux palais présidentiel d’un millier de pièces et 200.000 m2, soit un peu moins de la moitié de la superficie du Vatican.

En juin 2016, au cours d’un voyage en Arménie, le pape avait utilisé le mot « génocide », que la Turquie réfute pour qualifier les massacres d’Arméniens de 1915/16 : cela avait provoqué le courroux des autorités turques qui avaient alors fustigé « une mentalité de croisade ».

– Pas de rencontre avec la presse –

Le président turc était accompagné lundi d’une délégation de 16 personnes, dont son épouse et l’une de ses filles, portant des foulards.

Le président turc devait aussi s’entretenir lundi avec le président italien, Sergio Mattarella, et le chef du gouvernement, Paolo Gentiloni, une occasion de parler d’immigration clandestine, d’industrie de la défense ou d’adhésion à l’UE.

Dimanche, il avait réclamé une « adhésion » de la Turquie à l’UE, rejetant la proposition française d’un simple « partenariat ».

Aucune rencontre avec la presse n’était prévue. M. Erdogan avait été vivement critiqué début janvier à Paris pour s’en être pris à un journaliste français l’interrogeant sur la livraison supposée d’armes par Ankara au groupe Etat islamique en 2014.

Sa visite en France avait été la plus importante dans un pays de l’UE depuis le putsch manqué de 2016 et la répression qui l’a suivi.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 15h06)                

RDC: l’épiscopat exige la « libération » du prêtre catholique enlevé à Kinshasa

février 3, 2018

Kinshasa – La conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a exigé samedi la « libération » d’un prêtre catholique enlevé dans la matinée à Kinshasa en République démocratique du Congo où les relations sont tendues entre l’Église et le gouvernement.

Ce matin, « nous avons appris comme tout le monde que le père Sébastien Yebo a été enlevé par des agents en tenue civile. Jusque-là, nous n’avons aucune nouvelle de lui », a déclaré à l’AFP l’abbé Jean-Marie Bomengola, secrétaire de la commission des communications sociales de la Cenco.

« Au niveau de la Cenco, nous condamnons cet enlèvement et exigeons sa libération », a-t-il dit.

« Nous dénonçons et condamnons également l’acharnement qui s’observe actuellement à l’égard des prêtres, religieux et religieuses dont certains sont molestés, battus et arrêtés sans un motif valable », a ajouté l’abbé Bomengola.

Curé de la paroisse Saint Robert dans la périphérie Est de Kinshasa, « le père Sébastien a été enlevé juste après la messe matinale par des policiers », avait déclaré à l’AFP dans la matinée une religieuse de cette paroisse.

Pendant la messe, un homme non identifié « filmait le prêtre » à l’aide d’un téléphone portable et à la sortie, « un véhicule de la police est arrivé, des policiers sont descendus, ils ont commencé à frapper le curé, ils l’ont jeté dans leur jeep et sont partis avec lui », avait rapporté une autre religieuse, témoin de l’événement.

Religieux passioniste, le père Sébastien Yebo est le curé de la paroisse Saint Robert depuis août 2017.

Les autorités congolaises n’ont pas réagi aux sollicitations de l’AFP.

Cet incident a eu lieu alors que Kinshasa et l’Église sont à couteaux tirés depuis des marches interdites de catholiques les 31 décembre et 21 janvier contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Selon l’ONU, quinze personnes au moins ont été tuées dans la répression de ces marches, dont une aspirante à la vie religieuse. Les autorités congolaises ont fait état d’un nombre de décès bien moindre.

Les catholiques demandent à M. Kabila de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à un nouveau mandat.

Le climat politique est très tendu en RDC où le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016.

Des élections prévues fin décembre 2017 ont finalement été reportées en décembre 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 03 février 2018 20h44)                                            

Congo: Mission ratée: Jean-Jacques Bouya a voulu sacrifier son neveu

février 2, 2018

 

C’est la joie et le réconfort dans la famille du neveu du ministre « Grands travaux » après que la puissance de Dieu par des prières intenses chez un prêtre catholique ait empêché que leur fils laisse de façon mystique la terre des hommes. Cette famille a juré de couper définitivement les ponts avec Bouya.

« Comment Jean jacques pouvait nous faire ça ? » s’est interrogée et continue à le faire cette famille dont le fils et neveu du ministre était sur le point d’être sacrifié dans ce qu’on appelle à Brazzaville crime maçonnique.

Nul n’ignore que ces derniers temps Jean Jacques Bouya est devenu la cible de tous les Congolais lesquels à cause de la crise semblent retrouver la mémoire et courage de pointer du doigt les voleurs de la république. Presque tout le monde demande la tête de Jean Jacques Bouya.

Sans doute pour se protéger et faire passer ce mauvais vent en influençant les décisions du chef de l’État, le seul habilité à le sacrifier, Jean Jacques Bouya aurait été instruis par le grand maître de lui offrir du sang humain familial. Et le malchanceux était son neveu.

Comme tout bon stratège, Bouya a mis en avant sa fortune et son esprit philanthropique pour attirer son neveu. Assoiffé d’argent, le Congolais n’hésite jamais à prendre même celui du diable.

A la surprise de la famille, Jean Jacques Bouya qui partage rarement sa vraie famille, aurait remis selon les témoignages proches de la victime une somme assez considérable et des vêtements fraîchement ramenés d’Europe à son neveu, un brillant étudiant.

Quelques semaines après, le calvaire du neveu a commencé par des crises d’épilepsie, perte de vue et mémoire avant une paralysie partielle de ses membres. La médecine n’ayant rien apporté de positif, c’est vers un prêtre catholique vivant à Mayanga après le pont du Djoué et réputé que la famille s’est confiée.

Après une semaine de jeûne et prières, le prêtre a révélé à la famille la dure vérité, et sauvé leur fils. Les parents ont décidé de prendre leurs distances avec Jean Jacques Bouya et s’est réfugiée dans la prière.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Chine: le Vatican pourrait reconnaître sept évêques nommés par Pékin

février 2, 2018

Messe de minuit à Fuyang, dans la province chinoise d’Anhui, le 24 décembre 2017 / © AFP/Archives / –

Le Vatican se rapproche d’un accord historique avec la Chine communiste sur la question épineuse de la nomination des évêques, avec la décision de reconnaître prochainement sept prélats nommés par par le régime de Pékin.

« Les choses bougent », a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier, en confirmant une information du quotidien américain Wall Street Journal. « Mais il est encore impossible de savoir quand un accord final pourra être conclu », dans le cadre de complexes négociations relancées depuis trois ans entre le Vatican et la Chine, a-t-elle précisé.

Parmi les sept évêques qui devraient être reconnus par le pape François, trois ont été officiellement excommuniés par le Vatican dans le passé, a précisé pour sa part un expert de l’Eglise chinoise.

La douzaine de millions de catholiques chinois est divisée entre une « Association patriotique » dont le clergé est choisi directement par le Parti communiste, enfreignant ainsi la règle d’obédience au pape, et une Eglise non officielle dont les évêques nommés par Rome sont tolérés mais pas reconnus par Pékin.

Preuve de la complexité de la situation religieuse en Chine, le Vatican a déjà « accepté » dans le passé certains évêques nommés par Pékin.

Deux évêques chinois reconnus par le pape ont été priés très récemment par un haut diplomate du Saint-Siège de céder leur place à des prélats choisis directement par Pékin, dont l’un avait été excommunié par le Vatican en 2011.

L’information a été dévoilée en janvier par AsiaNews, publication de l’Institut pontifical des missions étrangères de l’Eglise. Elle a été confirmée lundi par le cardinal chinois Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong et grand adversaire des tentatives de rapprochement entre le Vatican et Pékin.

Ces mouvements d’évêques sembleraient s’inscrire dans les négociations en cours.

Le numéro deux du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a souligné mercredi dans un entretien au site Vatican Insider qu’il « n’existe pas deux Eglises en Chine mais deux communautés de fidèles appelées à accomplir un chemin progressif de réconciliation vers l’unité ».

– Faire des ‘sacrifices’ –

Cette recherche d’unité, au coeur de la diplomatie vaticane, passe forcément par le règlement de la question « cruciale » de la nomination des évêques, avait-il noté, ajoutant qu’il faudrait demander à certains de faire des « sacrifices ». De nombreux prêtres de l’Eglise souterraine sont persécutés en Chine.

Le Saint-Siège n’entretient plus de relations diplomatiques depuis 1951 avec la Chine.

Mais il est en revanche l’un des vingt Etats dans le monde à avoir des relations diplomatiques avec l’île de Taïwan, qui vit sa propre destinée depuis 1949. Or, Pékin la considère toujours comme partie intégrante de son territoire, et la reprise d’éventuels liens diplomatiques entre Pékin et le Vatican devra inévitablement affronter ce problème.

Cinq parlementaires taïwanais ont indiqué jeudi à l’AFP qu’ils avaient fait une demande d’audience au pape François dans le cadre d’une visite à Rome la semaine prochaine.

Il y a un an, en février 2017, le cardinal John Tong Hon, alors encore évêque de Hong Kong (successeur du cardinal Zen), parlait déjà d’un « consensus préalable » entre le Vatican et la Chine. Il avait alors précisé que le dernier mot reviendrait au pape pour la nomination de futurs évêques chinois, après des recommandations de la conférence épiscopale chinoise (liée au gouvernement).

En octobre dernier, Wang Zuoan, directeur de l’administration chinoise pour les affaires religieuses, avait estimé que le pape était « sincère » dans ses efforts de rapprochement, selon des propos rapportés dans AsiaNews.

Mais il avait mis deux conditions à la signature d’un accord: le Saint-Siège devrait rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan et ne devrait pas intervenir dans les « affaires internes » de la Chine.

Romandie.com avec (©AFP / 02 février 2018 13h50)