Archive for the ‘Religion’ Category

Vatican: Le pape François à l’hôpital pour une opération

juillet 4, 2021

Le pape François, 84 ans, va subir dimanche à Rome une intervention chirurgicale « programmée » pour une inflammation du côlon.

Le pape François a célébré la prière du dimanche depuis sa fenêtre de la résidence Sainte-Marthe avant de se rendre à l'hôpital.

© Andreas Solaro/Getty Images Le pape François a célébré la prière du dimanche depuis sa fenêtre de la résidence Sainte-Marthe avant de se rendre à l’hôpital.

Le pape a été admis à l’hôpital A. Gemelli de la capitale italienne où il doit subir une intervention chirurgicale programmée pour une sténose diverticulaire symptomatique du côlon», a indiqué un communiqué du Vatican.

Il s’agit d’une inflammation potentiellement douloureuse des diverticules, hernies ou poches qui se forment sur les parois de l’appareil digestif et dont la fréquence augmente avec l’âge.

Une des complications possibles de cette affection est la sténose, c’est-à-dire un rétrécissement de l’intestin.

De nombreux médias se trouvaient dimanche après-midi aux abords de l’hôpital dont les entrées étaient gardées par des policiers, selon un journaliste de l’AFPTV sur place.

Un bulletin de santé sera publié à l’issue de l’opération dirigée par le professeur Sergio Alfieri, chef de l’unité de chirurgie digestive complexe de l’établissement.

Né le 17 décembre 1936 en Argentine, Jorge Bergoglio s’est fait enlever le lobe supérieur du poumon droit à l’âge de 21 ans en raison d’une pleurésie. Il souffre de problèmes à une hanche et de sciatique.

Dimanche midi, il a célébré la traditionnelle prière dominicale Regina Coeli à la fenêtre de la résidence Sainte-Marthe pour les fidèles rassemblés sous un soleil de plomb sur la place Saint-Pierre.

Il semblait en bonne forme et réjoui d’annoncer une visite d’État en Slovaquie du 12 au 15 septembre, son second voyage à l’étranger seulement en 2021 après l’Irak en mars.

Je n’ai pas peur de la mort», confiait-il dans un livre d’entretiens réalisé en 2019 avec un journaliste argentin.

Après l’opération du poumon, je ne me suis jamais senti limité dans mes activités […]. Je n’ai jamais ressenti de fatigue ou d’essoufflement», assurait-il.

Ces dernières années, il a dû cependant annuler quelques apparitions et marche parfois avec difficulté.

Depuis le début de la pandémie, qui a durement frappé l’Italie en février 2020, il était paru peu inquiet pour sa propre santé, se déplaçant souvent sans masque, même s’il a dû renoncer à ses habituels bains de foule pendant l’audience du mercredi.

À part un rhume qui l’avait obligé à annuler des rendez-vous au tout début de l’épidémie, sa santé n’a pas suscité de préoccupation particulière.

François a été élu en 2013 pour succéder à Benoît XVI, qui avait renoncé en février de la même année, après huit ans de pontificat.

Premier pape à démissionner en près de 600 ans, le pape allemand avait invoqué des raisons de santé.

Aujourd’hui âgé de 93 ans, il vit reclus dans un monastère de la Cité du Vatican. Il est apparu de plus en plus fragile ces derniers mois, se déplaçant en chaise roulante, s’exprimant avec difficulté.

Avec  CBC/Radio-Canada

Canada/Pensionnat pour Autochtones : la C.-B. alloue 12 M$ pour la fouille des sites

juin 28, 2021

À la lumière des macabres découvertes faites récemment en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, Victoria accorde une enveloppe de 12 millions de dollars pour soutenir les Premières Nations dans leur recherche sur les sites d’anciens pensionnats pour Autochtones.

À la suite de la localisation de 215 emplacements pouvant contenir les restes d'enfants près de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops, des centaines de souliers d'enfants et de t-shirts orange ont été déposés sur les marches du Palais législatif à Victoria.

© MIKE MCARTHURCBC/Radio-Canada À la suite de la localisation de 215 emplacements pouvant contenir les restes d’enfants près de l’ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops, des centaines de souliers d’enfants et de t-shirts orange ont été déposés sur les marches du Palais législatif à Victoria.

Au cours des ans, il y a eu 18 pensionnats pour Autochtone en Colombie-Britannique. Le premier, le pensionnat St Mary’s de Mission, a ouvert ses portes en 1863 pour les refermer 121 ans plus tard, en 1984.

Les Premières Nations souhaitent maintenant entamer des fouilles sur plusieurs des sites d’anciens pensionnats pour les Autochtones afin de mettre en lumière le destin tragique des enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison.

Plusieurs de ces sites à travers la province et le pays sont encore la source de beaucoup de questions sans réponse et de douleurs terribles», souligne le ministre des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation, Murray Rankin, dans un communiqué.

En plus d’aider dans la recherche, la documentation et la commémoration sur les sites des anciens pensionnats, ce montant servira également à fournir un soutien au bien-être communautaire, à la culture et à la santé mentale.

C’est un important premier pas pour soutenir la résilience et la guérison des Premières Nations de la Colombie-Britannique», illustre la présidente du Conseil de la santé des Premières Nations (FNHA), Charlene Belleau.

Le gouvernement provincial travaillera de concert avec Ottawa et le FNHA afin de coordonner le soutien nécessaire pour la santé mentale et culturelle pour les Autochtones qui ont vécu de la détresse ou des traumatismes à la suite des récentes découvertes.

Pendant plus d’un siècle au Canada, plus de 150 000 enfants des Premières Nations, des Métis et des Inuit ont été placés dans des pensionnats pour Autochtones.

Avec CBC/Radio-Canada 

L’Église catholique reconnaît avoir récemment abusé de 368 enfants en Pologne

juin 28, 2021

VARSOVIE, Pologne — Dans son plus récent rapport sur les agressions sexuelles commises sur des enfants, l’Église catholique de Pologne reconnaît que 292 membres du clergé auraient abusé de 368 garçons et filles entre 2018 et 2020.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le document dévoilé lundi tombe au moment où le Vatican enquête sur des allégations d’agressions et d’inaction des dirigeants de l’Église en Pologne, un État à prédominance catholique où le clergé jouit d’un statut spécial.

Le Vatican a récemment puni certains évêques et archevêques polonais pour leur négligence. Ils ont été bannis des églises et leur ont interdit de présider des cérémonies.

Le Saint-Siège enquête également sur des allégations de négligence par l’archevêque de Cracovie aujourd’hui à la retraite, le cardinal Stanislaw Dziwisz, qui a notamment servi à titre de secrétaire personnel du défunt pape Jean-Paul II.

Dans une conférence virtuelle, le chef de l’Église catholique de Pologne, l’archevêque Wojciech Polak, a réitéré ses excuses offertes aux victimes et leur a demandé pardon.

Monseigneur Adam Zak, chargé d’enquêter sur les abus du clergé contre des enfants et de prévenir ces agressions, a insisté sur le besoin d’agir pour plus de sensibilisation et de prévention en raison du nombre élevé de cas rapportés.

Le précédent rapport de l’Église, portant sur les années 1990 à 2018, avait identifié 382 agresseurs soupçonnés d’avoir abusé de 625 victimes mineures. Les noms de 42 agresseurs sont apparus à nouveau dans le plus récent rapport.

Par Monika Scislowska, The Associated Press

Canada: Deux autres églises catholiques sont incendiées en Colombie-Britannique

juin 27, 2021

CAWSTON, C.-B. — Deux autres églises catholiques ont été incendiées samedi dans le sud de l’Intérieur, une région de la Colombie-Britannique, a confirmé la GRC.

Le corps policier a dit que le détachement de Princeton avait reçu à 3h53 un signalement voulant que l’église St. Ann, sur le territoire de la bande autochtone d’Upper Similkameen, près de Hedley, fût la proie de flammes.

Vers 4h45, c’était au tour du détachement de Keremeos de recevoir le signalement d’un incendie dans une église catholique située sur le territoire de Lower Similkameen, à Chopaka, près de la frontière canado-américaine.

La police considère ces deux incendies comme suspects. Elle tente d’établir un lien avec deux autres sinistres qui ont ravagé des églises catholiques de la région.

Le sergent Jason Bayda, du détachement de Penticton South Okanagan, a indiqué que les enquêtes sur les incendies survenus la semaine dernière sur le territoire autochtone autour d’Osoyoos et d’Oliver suivaient son cours. Aucune arrestation n’a été réalisée à ce sujet.

Les incendies surviennent moins d’un mois après la découverte de ce que l’on croit être les restes de 215 enfants dans des tombes anonymes sur le terrain d’un ancien pensionnat, à Kamloops.

Le chef Keith Crow de la Première Nation Lower Similkameen souligne que les catholiques de la collectivité sont bouleversés par ces incendies, tout comme ils l’ont été par la découverte de tombes anonymes à Kamloops.

La petite église de Chopaka a été construite il y a un plus de 100 ans. Une messe y avait été célébrée il y a quelques semaines, a indiqué le chef autochtone.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec: Quiétude et histoire au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

juin 26, 2021

 

CHRONIQUE / La période des vacances estivales se déroulera encore cette année au Québec et, principalement pour certains, en Mauricie et au Centre-du-Québec. Tout comme vous, nos journalistes sillonneront les villes et villages pour découvrir les plus beaux attraits de la région. Ils ont donc décidé de prendre la plume, une fois par semaine, pour vous partager leurs découvertes du moment. Tous les samedis, un journaliste vous proposera son coup de cœur de la dernière année afin de vous inspirer pour votre prochaine escapade en solo, en famille ou en couple. Pleins feux sur un endroit à découvrir ou à redécouvrir…

La basilique Notre-Dame-du-Cap devant les jardins.

© FRANÇOIS GERVAIS La basilique Notre-Dame-du-Cap devant les jardins.

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai accompagné mes grands-parents au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Faut dire que j’habitais tout proche. Mon grand-père Marcel arrivait de Saint-Tite avec sa grosse voiture du début des années 80 et on allait se balader au sanctuaire. Enfant, je ressentais la magnificence des lieux, avec les grands arbres des jardins et l’imposante basilique. Sentiment qui m’habite toujours aujourd’hui.

Les visiteurs non croyants du sanctuaire, dont je fais partie, désolé grand-maman Jeannine, sont impressionnés par le parc et ses statues, mais aussi par l’architecture et l’histoire du site. Les croyants vivent quant à eux l’expérience plus intérieurement dans ce sanctuaire où les pèlerins convergent depuis si longtemps. Personne n’est insensible à la beauté des lieux.

«Les gens du coin se sont approprié les jardins comme un lieu de promenade. Les gens viennent chercher ici une certaine quiétude. Ça fait partie de l’expérience du sanctuaire», note Martin Yelle, directeur de mission au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Tous les résidents présents ou passés du secteur Cap-de-la-Madeleine, voire Sainte-Marthe-du-Cap, vous le diront: une balade au sanctuaire est un incontournable des chaudes soirées d’été. Bordés par le fleuve, les jardins sont superbes une fois la nuit tombée.

En temps normal, le deuxième plus grand sanctuaire dédié à Marie en Amérique du Nord attire chaque année plus de 430 000 visiteurs. Se rendre au sanctuaire durant le Festival de l’Assomption, c’est plonger dans un bouillon de cultures unique en région.

«On n’escompte toutefois pas revoir de gros groupes en autobus avant 2022», mentionne Martin Yelle.

«La pandémie nous a obligés à réfléchir. On veut vraiment axer sur l’accueil des petits groupes, des visiteurs et des familles. Par exemple, une famille peut venir avec les grands-parents pour une visite au sanctuaire.»

Les jardins du sanctuaire sont prisés par les promeneurs pour leur quiétude.

© FRANÇOIS GERVAIS Les jardins du sanctuaire sont prisés par les promeneurs pour leur quiétude.

Comme l’été dernier, le sanctuaire espère donc recevoir la visite de touristes québécois intéressés par l’aspect patrimonial du site. Un musée sur l’histoire du sanctuaire dont l’église de 1720, que tout le monde appelle le petit sanctuaire, est proposée cette année aux visiteurs. On peut y découvrir certains des plus anciens artefacts conservés depuis des générations dans les caves du sanctuaire.

«Nous avons des objets qui remontent à la période de la Nouvelle-France, comme la cloche originale du sanctuaire de 1713 fondue par un monsieur Latour de Beauport. À part la cloche de l’église de Beauport qui est au Musée de la Civilisation à Québec, je crois que c’est la deuxième plus vieille cloche complète qui reste au Québec», mentionne Martin Yelle.

«Nous avons aussi la cloche à mains en fonte que les Jésuites utilisaient. Ça date d’avant la construction de l’ancienne église. Ça remonte environ à 1660.»

Ce nouveau musée regroupe ainsi quelques objets étonnants qui nous en apprennent davantage sur les origines de Cap-de-la-Madeleine, alors que les Jésuites y avaient établi une mission. Le peu de temps que j’ai été secouriste bénévole pour l’Ordre de Malte dans les années 90 et que j’avais accès à ce qu’il y avait derrière les portes «Réservé aux employés», je rêvais de tomber sur la pièce où étaient entreposés depuis 300 ans les trésors du sanctuaire… mais ce n’est malheureusement jamais arrivé.

À deux pas du sanctuaire, on découvre la maison Rocheleau, aussi appelée le manoir des Jésuites. Construite en 1742, elle est une des dernières survivantes, avec le petit sanctuaire, de l’ancien bourg de Cap-de-la-Madeleine. Entièrement restaurée à son aspect du régime français, elle est ouverte aux visiteurs.

Ce secteur est si riche en histoire que la direction du Sanctuaire s’attend bien à ce que les travaux majeurs d’aménagement prévus dans les prochaines années entraînent des découvertes archéologiques. Des fouilles sont d’ailleurs prévues.

Malgré les consignes sanitaires en place, le sanctuaire proposera tout au cours de l’été, mais surtout lors du Festival de l’Assomption, une programmation culturelle «diversifiée et à la hauteur».

«Nous sommes prêts. La programmation sera annoncée prochainement. Et le thème de cette année sera ‘‘Vivre autrement’’», explique Martin Yelle. «Ça nous amène à réfléchir sur l’adaptation postpandémie et ce que ça nous impose comme changements.»

La beauté des jardins du sanctuaire est par contre fragile. Les majestueux ormes et frênes sont attaqués les uns après les autres par la maladie hollandaise et l’agrile. Certains de ces colosses sont morts et devront être abattus. Le lac de Marie est aussi mal en point. Mais heureusement, le reboisement des jardins permet d’entrevoir encore bien des promenades familiales dans ce magnifique lieu… comme dans le temps avec Marcel et Jeannine.

Par Gabriel Delisle – Le Nouvelliste 

Pakistan: tollé après des propos d’Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire

juin 24, 2021
Pakistan: tolle apres des propos d'Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire
Pakistan© AFP/Aamir QURESHI

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a suscité jeudi l’indignation des organisations de defense des droits des femmes après avoir affirmé que les victimes de viols étaient « très peu vêtues ».

Dans une interview à l’émission de télévision Axios, l’ancien champion de cricket a établi un lien entre le comportement des hommes et la tenue vestimentaire des femmes, des propos jugés « dangereusement simplistes » par une dizaine d’ONG qui lui ont demandé de s’excuser.

« Si une femme est très peu vêtue, cela produira un effet sur les hommes à moins qu’ils ne soient des robots. C’est une question de bon sens », a déclaré Imran Khan interrogé sur l’épidémie de violences sexuelles et de viols qui sévit au Pakistan. Il n’a pas précisé de quels vêtements il parlait, dans un pays où l’immense majorité des femmes porte une tenue traditionnelle très couvrante.

Plus d’une dizaine d’organisations de défense des droits des femmes dont la Commission pakistanaise des droits humains, un organe indépendant, ont demandé au Premier ministre de s’excuser pour ces propos.

Les déclarations du Premier ministre « sont dangereusement simplistes et ne font que renforcer l’opinion générale selon laquelle les femmes sont des victimes « conscientes » et les hommes des agresseurs « démunis », ont estimé ces organisations.

Elles « octroient l’impunité à ceux qui sont coupables de viol, actes de sodomie et agressions », a déclaré à l’AFP Karamat Ali, responsable de l’Institut pakistanais pour le travail, l’éducation et la recherche, signataire de la déclaration.

« Je frémis à l’idée que bien des violeurs se sentent cautionnés aujourd’hui (par les propos du) Premier ministre approuvant leur crime », a tweeté Kanwal Ahmed, membre d’une organisation de défense des droits des femmes.

Début avril, Imran Khan avait déjà déclenché la polémique pour avoir établi un lien entre le viol et la manière dont les femmes s’habillent.

Il avait ensuite expliqué que la raison pour laquelle les femmes se voilent dans l’islam est de se soustraire à la tentation.

Les victimes de viols sont souvent considérées avec suspicion au Pakistan et les plaintes pour agression sexuelle y font rarement l’objet d’enquêtes sérieuses.

Une grande partie du Pakistan vit sous un code patriarcal, basé sur la notion d' »honneur », qui systématise l’oppression des femmes.

Mais le mécontentement gagne du terrain face à la manière dont les cas d’abus sexuels sont traités.

Des manifestations de protestation massives avaient eu lieu en 2020 après le viol d’une mère en présence de ses enfants qui s’était retrouvée à court de carburant sur une route.

Un responsable de la police lui avait reproché de conduire seule la nuit sans la présence d’un conjoint.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: 314 927$ pour le patrimoine religieux de la Mauricie

juin 22, 2021

Le patrimoine religieux de la Mauricie recevra 314 927$ de l’enveloppe de 15 M$ du Programme visant la protection, la transmission et la mise en valeur du patrimoine culturel à caractère religieux pour l’année 2020-2021 du gouvernement du Québec.

Le Monastère des Ursulines.

© SYLVAIN MAYER Le Monastère des Ursulines.

Le montant global vise la réalisation de 73 projets au Québec et permettra de les financer jusqu’à 80 %.

En Mauricie, ce sont six projets, dont trois à Trois-Rivières, qui bénéficieront de cette annonce faite lundi par le ministre Jean Boulet au nom de la ministre de la Culture et des Communications.

Le Monastère des Ursulines reçoit la plus grosse part, soit 107 076$ pour la restauration des portes, des fenêtres et du perron.

L’église Notre-Dame-de-la-Visitation de Champlain recevra 12 000 $ pour la réfection du système électrique.

La somme de 57 050$ sera versée pour la restauration du portique du sous-sol à la Cathédrale de l’Assomption.

L’église Notre-Dame-de-la-Présentation de Shawinigan reçoit 30 345 $ pour le drainage du sous-sol et la restauration des finis intérieurs.

De son côté l’église de Sainte-Thècle pourra restaurer des fenêtres, des portes et de la maçonnerie grâce à un soutien de 52 150 $.

Finalement, 56 306 $ sont accordés à l’Évêché de Trois-Rivières pour la restauration du perron avant.

«Grâce à ces montants, les institutions pourront réaliser des travaux de restauration qui contribueront à préserver la richesse historique, sociale et culturelle de notre communauté», fait valoir le ministre Boulet.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste 

Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo à la Cathédrale Saint-Paul ce dimanche pour dire merci au Seigneur

juin 20, 2021

Avec Treize News

Trois-Rivières(Québec)/Espaces bleus: le Monastère des Ursulines suscite des discussions

juin 15, 2021

L’annonce faite par le gouvernement Legault la semaine dernière de la création des Espaces bleus, ces nouvelles institutions muséales consacrées à la culture québécoise, a suscité plusieurs interrogations tant dans le public que chez les intervenants du monde muséal en région. La plus importante est sans doute de savoir à quel endroit le ministère de la Culture et des Communications va établir l’antenne mauricienne de ce réseau.

Le Monastère des Ursulines fait l’objet de beaucoup d’attention maintenant qu’on sait que le gouvernement veut établir de nouvelles institutions muséales, les Espaces bleus, dans chacune des régions de la province.

© Stéphane Lessard Le Monastère des Ursulines fait l’objet de beaucoup d’attention maintenant qu’on sait que le gouvernement veut établir de nouvelles institutions muséales, les Espaces bleus, dans chacune des régions de la province.

Sur les ondes de l’émission Toujours le matin sur Ici Première vendredi dernier, la ministre des Communications et de la Culture Nathalie Roy a indiqué que le gouvernement compte choisir des bâtiments qui sont significatifs dans chaque région pour y installer les nouveaux établissements.

Si elle a affirmé que le choix en Mauricie n’avait pas été fait, l’endroit qui semble retenir l’attention est le Monastère des Ursulines, un immeuble patrimonial hautement symbolique. Les dernières religieuses qui y habitaient l’ont quitté définitivement il y a deux ans, mais l’endroit abrite toujours le Musée des Ursulines ainsi que la chapelle.

Ce qui est certain, c’est que la Ville de Trois-Rivières est très intéressée à conserver et à mettre en valeur ce bâtiment. «Il ne fait aucun doute que pour la Ville, c’est un bâtiment d’une valeur exceptionnelle et on souhaite ardemment sa préservation ainsi que sa mise en valeur, d’indiquer Guillaume Cholette Jeanson, porte-parole de la Ville. Des gens travaillent présentement sur le dossier et plein de pistes sont explorées. Si le gouvernement voulait l’utiliser pour installer un Espace bleu, ce serait une excellente solution pour non seulement maintenir ces bâtiments, mais leur donner une fonction qui demeurerait dans la lignée d’une des vocations des Ursulines : l’éducation.»

Si, pendant un moment, IDÉ Trois-Rivières a été mêlé au dossier, son directeur général Mario de Tilly a indiqué au Nouvelliste que le dossier ne relève plus de l’organisme qu’il dirige. «On va conserver au bâtiment une vocation qui touche aux secteurs correspondants à la mission des Ursulines, soit la santé et l’éducation. En ce qui nous concerne, notre mandat concerne l’industriel et l’innovation technologique. On a été mêlé aux discussions alors qu’on cherchait à quoi il pourrait être utilisé, mais désormais, ça relève de la direction de l’urbanisme.»

À l’heure actuelle, le Monastère appartient toujours aux Ursulines et son sort relève de la maison mère à Québec où il est sous la responsabilité de Soeur Cécile Dionne. «C’est certain que nous sommes un peu préoccupées par ce dossier compte tenu que les résidentes ont quitté le bâtiment il y a maintenant deux ans, a-t-elle fait savoir en entrevue. En attendant de lui trouver une nouvelle vocation, nous en assurons l’entretien.»

«Vous comprendrez qu’un dossier de cette importance fait l’objet de beaucoup de discussions sérieuses avec toutes sortes d’intervenants et ce, depuis plusieurs années. Même bien avant que les dernières résidentes l’aient quitté. C’est un dossier très complexe pour toutes sortes de raisons. Pour l’instant, aucune décision n’a été prise quant à son avenir. Il va sans dire que dès que nous arriverons à une conclusion, les religieuses en seront les premières informées et par la suite, il nous fera grand plaisir de l’annoncer publiquement.»

«Je suis une personne très optimiste de nature et je n’ai pas de doute que nous allons en arriver à une solution qui sera satisfaisante pour tout le monde. Nous savons que la Ville de Trois-Rivières tient beaucoup à ce précieux bâtiment, mais il reste à savoir comment arriver à le conserver et le mettre en valeur en respectant la valeur historique.»

«Pour ce qui est d’une transformation en un Espace bleu, je ne suis nullement informée des secrets du gouvernement. Pour ma part, je me dis que le bâtiment est patrimonial, qu’il est situé sur un site patrimonial reconnu, le vieux Trois-Rivières, alors, il me semble que si un espace mérite d’être mis en valeur par le projet des Espaces bleus, ce serait bien celui-là.»

Par ailleurs, deux institutions muséales trifluviennes pourraient être touchées directement par l’établissement de l’Espace bleu mauricien : le Musée POP, qui s’attache à la promotion de la culture populaire québécoise et le Musée des Ursulines logé dans le Monastère de la congrégation religieuse. Au Musée POP, la directrice générale Valérie Therrien voit comme une bonne nouvelle la venue éventuelle d’un Espace bleu. «Je n’ai aucun détail autre que ce qui a été annoncé en conférence de presse, mais je ne crois pas du tout que ça puisse empiéter sur notre mission.»

«Il faut regarder la chose dans son ensemble et voir que ça va faire l’objet d’une collaboration avec les institutions existantes. Il y a là une volonté de mettre en valeur la culture du Québec et de la région. Le gouvernement semble bien aligné dans ses intentions. On veut que, grâce à ça, il y ait un plus grand accès à la culture et je pense que ça ne peut être que bénéfique.»

«Plus les gens vont être fiers de leur culture, plus ils vont vouloir la connaître et ça va avoir des retombées positives pour nous aussi. Rien de cela ne verra le jour à court terme dans la région mais je vois ce projet comme quelque chose de très positif.»

Au Musée des Ursulines, la directrice générale Josée Grandmont voit aussi la chose d’un bon œil. «Quand on entend ce qu’en dit le gouvernement, on comprend que le Monastère pourrait être considéré au même titre que d’autres endroits parce qu’il répond assurément aux critères présentés. Pour moi, ce ne serait pas une mauvaise nouvelle parce que selon ce qu’on nous dit, ça s’inscrira comme un complément à ce qui existe déjà. On va y parler de l’histoire de la région alors que nous, nous fouillons davantage celle des Ursulines. Il me semble qu’on pourra être pour les Espaces bleus un complément très intéressant.

Avec  François Houde – Le Nouvelliste 

Sénégal : sur les routes de l’islam, des femmes veillent

juin 13, 2021

REPORTAGE. Contre la religion qui déborde sur le politique, des Sénégalaises résistent. Elles refusent l’assignation des islamistes, qui avancent masqués.

La religion musulmane, majoritaire au Sénégal, structure la société et intervient dans les domaines aussi bien privés que publics. Dans un tel environnement où un certain islam se mêle de plus en plus de politique, il est des femmes qui se lèvent et font entendre leurs voix pour contenir le conservatisme religieux qui gagne le pays. Parmi elles, la Docteure Selly Ba, sociologue, spécialiste du genre et de la religion, Penda Mbow, historienne et intellectuelle, actuellement représentante du président Macky Sall auprès de la Francophonie, et Maïmouna Thior, doctorante en sociologie à l’université de Rennes et spécialiste des questions de transformation identitaire des Sénégalaises.

Un conservatisme religieux qui progresse

« La conscience collective sénégalaise est régie par l’islam », annonce d’emblée la Docteure Selly Ba. Dans ce pays à 95 % musulman, l’islam soufi, imprégné de particularismes locaux, est un pilier. Selon la sociologue, le retour en force de la religion dans la société sénégalaise et son virage conservateur se sont opérés à partir des années 1980, dans la dynamique, entre autres, de la révolution islamique iranienne. Aujourd’hui, il convient de constater que, bien que minoritaires, les islamistes, à travers la lecture qu’ils font du Coran et de la religion, sont en train de modifier doucement et en profondeur le pays. Un phénomène de réislamisation de la société prend forme. Celui-ci se traduit par une approche plus conservatrice des questions sociétales de plus en plus approchées et débattues à l’aune de la religion. « Les religieux rigoristes rassemblent sur des sujets qui font consensus. Et pour mieux obtenir une large adhésion, ils impliquent les chefs religieux », souligne l’historienne Penda Mbow. « C’est une manipulation pour mieux contrôler la société qui fait que nous n’échappons pas au phénomène de montée des conservatismes et du populisme », poursuit-elle.

Un espace de débat de plus en plus fermé

« Je suis musulmane mais aussi africaine. Nous n’avons pas besoin d’importer le code vestimentaire des Saoudiennes, ni celui de l’Occident. Nous devons garder notre identité propre et ne pas renoncer à ce que nous sommes », indique Penda Mbow, qui n’hésite pas à vanter les foulards colorés portés par les Sénégalaises des générations précédentes. Dans ce contexte, toute approche critique de la religion est rejetée. « Les gens ne savent pas distinguer la foi (l’intime) de la démarche intellectuelle. Les deux ne sont pourtant pas contradictoires car le doute est permis dans l’islam », s’attriste la Professeure Penda Mbow. Pour Maïmouna Thior, « la discussion doit être possible dans la religion, le débat aussi, mais cela n’est pas le cas au Sénégal ». « On a peur d’être rejeté et que notre “sénégalité” soit interrogée », soupire-t-elle, coincée qu’elle est entre la pratique sénégalaise et son rapport personnel à la religion.

De manière convergente, ces trois femmes sont critiques face aux exégèses des textes religieux telles qu’on les voit actuellement. « Les sourates du Coran sont coupées de leur essence car beaucoup se limitent aux parties qui les arrangent », indique Selly Ba. « Et le contexte n’est pas pris en compte alors qu’il est essentiel ! », précise-t-elle. Le contexte, voilà qui conduit à poser un autre regard sur l’arabisation de la société et de l’islam au Sénégal.

Une arabisation en expansion

Cela commence par les nouvelles sonorités données aux prénoms sénégalais pourtant en majorité inspirés du Coran. Celles-ci sont plus arabisantes au détriment de leur déclinaison locale observée jusque-là. Parallèlement, d’autres manières de pratiquer la religion se font de plus en plus jour. Le fait que beaucoup de jeunes, via des bourses, partent étudier dans des pays arabes comme l’Arabie saoudite y est pour quelque chose. Le hic, c’est qu’ils reviennent avec une vision salafiste, rigoriste de ces contrées. Puisqu’à leur retour, ils se retrouvent souvent exclus du monde du travail sénégalais dominé par ceux qui sont allés étudier dans les pays occidentaux, ils sont fragilisés. Résultat : ils ont tendance à se regrouper et à construire leur univers largement inspiré de ce qu’ils ont vu dans les pays qui les avaient reçus pour leurs études.

Pour la sociologue Selly Ba, « les sourates du Coran sont coupées de leur essence car beaucoup se limitent aux parties qui les arrangent ».© DR

« En répondant au manque de politique pour les jeunes et en leur donnant un statut, les organisations islamistes gagnent en influence », dit Selly Ba, qui rappelle que, bien que minoritaires, certains souhaitent l’instauration d’une république islamique dans le pays en opposition avec l’actuelle république laïque.

Une laïcité défiée

Il faut dire que le contexte n’est pas des plus faciles pour la laïcité à la sénégalaise. « La laïcité à la sénégalaise peut laisser perplexe car il n’y a pas de sécularisation à proprement parler dans le pays », indique la jeune doctorante Maïmouna Thior, qui fait le constat que « la mainmise du religieux est réelle ». Elle en veut pour preuve la pratique des « ndigël » par laquelle les guides religieux donnent des conseils qui s’apparentent à des consignes à leurs disciples. Cela peut intervenir dans des actes civils, mais aussi dans des actes civiques tels que le vote lors d’élections, ce qui amène à s’interroger sur l’influence du religieux sur le politique. Cela se ressent par exemple sur une réalité concrète que détaille Selly Ba : « L’impossibilité de faire passer un vote à l’Assemblée nationale sur les problématiques de genre. » Autrement dit, l’influence du religieux (chrétien et musulman) est telle qu’elle détermine certains ordres du jour à la représentation nationale.

En janvier 2000, l’ancien président Abdoulaye Wade avait ainsi proposé de supprimer la laïcité de la Constitution. Le projet a finalement été abandonné mais il montre combien le sujet est prégnant. « Il y a eu une forte résistance face à ce projet politique des islamistes qui remettait en cause toutes les avancées entre l’année 1960 et 1970 », indique Penda Mbow, universitaire au parcours professionnel prestigieux, maintes fois récompensée pour ses engagements. Et d’ajouter : « Mais je ne suis plus sûre que beaucoup résistent encore. Il y a un recul dans le débat intellectuel et sur les droits de l’homme. Plus personne n’a le courage d’aborder le sujet de la religion. » De son côté, Selly Ba avance que « les problèmes de gouvernance sont le terreau de la radicalisation ». « La justice étant malmenée sur le continent, certains voient dans l’application de la loi islamique, c’est-à-dire la charia, un moyen de faire respecter les droits humains par une gestion équitable », poursuit-elle.

Un féminisme perçu comme perturbateur des normes traditionalistes

Autre point : dans la lecture rigoriste des textes islamiques, la légitimité des femmes dans leur prise en main du religieux est remise en cause. Penda Mbow en sait quelque chose, elle qui en a fait les frais dans les années 90 du fait de ses prises de position contre les islamistes. « J’ai reçu plusieurs menaces de mort », dit-elle. « J’étais perçue comme dangereuse pour eux car, à l’inverse de beaucoup de femmes, je les contrecarrais. Il faut dire que j’ai étudié la religion aussi, s’ils voulaient me faire taire, ils n’ont jamais réussi à me déstabiliser. » Et d’ajouter d’une voix assurée : « J’ai mes convictions et mon savoir. » Pour Penda Mbow, il est vraiment important d’étudier la religion. « C’est la clé pour déconstruire la réécriture de la religion par certains », poursuit-elle.

« Le prophète Mahomet (PSL) avait une approche féministe : la femme était associée à la gestion politique, économique et sociale de la société », ajoute Selly Ba. « La tradition a pris la place sur la connaissance et les interprétations ont été faites au travers de lunettes culturelles et d’une vision patriarcale. La domination masculine se fait en confisquant l’usage de la religion aux femmes », appuie-t-elle. Dans son ouvrage Islam et radicalisation au Sénégal : la prédication féminine, une réponse*, la sociologue démontre qu’à partir des années 90, les religieux ont invité des femmes à s’exprimer mais toujours sous contrôle : « Ces prédicatrices enseignent dans les écoles religieuses ou sur les plateaux de télévision. Elles sont tolérées car elles sont des instruments de communication diffusant le discours dominant », indique-t-elle.

Quant à Penda Mbow, elle ne voit pas d’antinomie entre religion musulmane et féminisme. « Au contraire, l’islam me libère en me donnant la force morale et intellectuelle d’être indépendante des hommes en religion. Il m’aide à définir un projet de société où femme et homme ont les mêmes droits », dit-elle. De fait, l’ancienne ministre de la Culture, « profondément croyante et profondément culturelle », appelle à une meilleure cohabitation entre la religion et les traditions africaines. « La civilisation africaine est fondée sur le matriarcat et le système matrilinéaire. Les Africaines doivent revendiquer leur vision du monde et se défaire des fonds d’acculturation qui les dominent », conclut-elle.

Avec Le Point par notre correspondante à Dakar, Clémence Cluzel