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Covid-19 : plus de 1 000 décès en Russie en 24 heures, un record

octobre 16, 2021

Ce vendredi, les autorités russes ont enregistré un lourd bilan de décès pour le troisième jour consécutif, alors que la vaccination patine.

La Russie enregistre plus de 1 000 morts du Covid en 24 heures pour la premiere fois.
La Russie enregistre plus de 1 000 morts du Covid en 24 heures pour la première fois.© MIKHAIL VOSKRESENSKIY / Sputnik / Sputnik via AFP

Ce vendredi 15 octobre, la Russie a enregistré 1 002 décès du Covid-19 en 24 heures, dépassant pour la première fois la barre des 1 000 décès quotidiens depuis le début de la pandémie, alors que la campagne de vaccination du pays est au point mort. Le décompte officiel du gouvernement fait état de 1 002 décès et de 33 208 nouvelles contaminations, ce qui constitue un record pour les décès et les nouveaux cas enregistrés pour le troisième jour consécutif.

Cette flambée intervient alors que 31 % seulement des Russes sont pleinement vaccinés, selon le site Web spécialisé Gogov, sur fond de défiance de la population. Dans le même temps, la Russie est le pays le plus durement touché en Europe par le virus. Ce dernier se répand alors que les restrictions sanitaires gouvernementales sont limitées, même si plusieurs régions ont réintroduit l’obligation de présenter des QR codes pour accéder à des lieux publics.

Une baisse du niveau de vie des Russes

Le Kremlin, soucieux de préserver l’économie, s’est refusé à mettre en place des restrictions d’importance à l’échelle nationale, tout en jugeant « inadmissible » le faible taux de vaccination anti-Covid. « Notre mission principale est de trouver le juste milieu entre briser les chaînes de contamination […] et maintenir les conditions pour permettre à l’économie de tourner et aux gens de continuer à gagner de l’argent », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov en tout début de semaine.

Les Russes sont confrontés depuis 2014 à une baisse de leur niveau de vie, plombant la popularité des autorités. Le Kremlin a également assuré cette semaine que le système médical était capable d’accueillir le nombre croissant de malades. La Russie a acquis de l’expérience depuis le début de la pandémie et « toute l’infrastructure médicale est mobilisée », a estimé le porte-parole du Kremlin. Selon lui, « il y a aujourd’hui davantage de technologies de traitement, davantage de suivi médical et de capacités des infrastructures ».

En cause : un respect en berne des gestes barrières

Les autorités incriminent le comportement des Russes. Le ministre de la Santé, Mikhaïl Mourachko, a attribué la situation actuelle en premier lieu « au comportement de la population et à la vaccination » insuffisante malgré la disponibilité de plusieurs vaccins nationaux. Outre le faible taux de vaccination, la propagation du virus est facilitée par le faible respect des gestes barrières. Plus de la moitié des Russes n’envisagent pas de se faire vacciner, selon des sondages indépendants.

Depuis le début de la pandémie, la Russie comptabilise officiellement 222 315 décès, le chiffre le plus élevé en Europe alors même que les autorités sont accusées de minimiser l’ampleur de la flambée dans le pays. L’institut des statistiques Rosstat, qui possède une définition plus large des morts liées au coronavirus, fait, lui, état de plus de 400 000 décès.

Par Le Point avec AFP

Des modifications aux habitudes de vie pourraient mater l’hypertension résistante

octobre 14, 2021

MONTRÉAL — Quelques modifications apportées à l’alimentation et un mode de vie plus actif pourraient aider à mater une hypertension artérielle qui résiste aux thérapies pharmacologiques, indique une nouvelle étude américaine.

© Fournis par La Presse Canadienne

On considère qu’un patient souffre d’hypertension quand sa pression artérielle est supérieure à 130 mm Hg / 80 mm Hg. Cette hypertension est dite «résistante» si les chiffres refusent de baisser malgré l’utilisation concurrente de trois médications. Le problème serait plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.

Les chercheurs américains ont toutefois constaté que ces patients pouvaient améliorer leur sort en adoptant le régime alimentaire DASH et en augmentant leur niveau d’activité physique.

«En augmentant l’activité physique des participants puis en recalibrant leurs habitudes de vie en général, mais surtout leurs habitudes alimentaires pour s’approcher des recommandations du Guide alimentaire canadien, on voit une baisse vraiment importante de la tension artérielle, et ça, c’est un message qu’il faut dire et redire, a commenté le professeur Benoît Arsenault, de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels de de l’Université Laval.

«L’activité physique, la saine alimentation, ça fait partie des plus importants médicaments qu’on a pour diminuer la tension artérielle, mais aussi pour prévenir l’incidence des maladies cardiovasculaires en général.»

Lors de cette étude, 90 adultes souffrant d’hypertension résistante ont reçu des conseils hebdomadaires sur le respect du régime alimentaire DASH, qui préconise notamment la consommation de plus de fruits et légumes; de plus de produits laitiers faibles en gras; de plus de viande maigre, de noix et de grains entiers; et de moins de gras saturés et de sel.

Ces sujets ont également participé à trois séances supervisées d’entraînement physique intense chaque semaine.

Un autre groupe de 50 sujets a été renvoyé à la maison avec des conseils sur l’activité physique, la perte de poids et l’alimentation.

Les membres du premier groupe ont abaissé leur pression artérielle en moyenne de 12 points, comparativement à sept points pour ceux du deuxième groupe.

«L’intervention, ce n’était pas des régimes drastiques, des diètes liquides et puis des choses comme ça, a dit M. Arsenault. C’était simplement de suggérer une approche qui est validée comme traitement de l’hypertension artérielle dans la population générale. Mais là, on vient démontrer que ça baisse la tension artérielle chez les patients qui sont résistants à leur traitement.»

Les membres du premier groupe ont essentiellement augmenté leur consommation de fruits et légumes et de fibres, donc ce ne sont pas des changements qui sont «très drastiques», a-t-il ajouté. 

De plus, poursuit M. Arsenault, on augmente la consommation de fibres et il n’y a pas de grosse diminution calorique, «donc on ne parle pas d’une diète restrictive qui est très difficile».

«On parle juste de faire des petits changements, de peut-être cuisiner un peu plus, de manger peut-être moins souvent à l’extérieur, de manger moins d’aliments transformés ou d’aliments de restauration rapide», a-t-il dit.

Plus de couleur

La majeure partie du sodium dans notre alimentation ne provient pas de la salière sur la table, mais plutôt du sel ajouté aux aliments ultra-transformés. Donc, en cuisinant plus nous-mêmes, en ajoutant de la couleur dans nos assiettes, on peut combattre une partie du problème.

Une hausse de la consommation de fruits, de légumes et de fibres peut aussi avoir un impact sur le microbiote, la flore intestinale dont l’impact sur de multiples facettes de notre santé est de plus en plus mis en évidence par des études.

«Je pense qu’on a plusieurs outils dans notre coffre, il faut tous les utiliser pour s’assurer que l’ensemble de la population a une tension artérielle acceptable, a conclu M. Arsenault. Il ne faut pas prendre ça à la légère parce c’est un des plus importants facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires. Et puis si l’hypertension artérielle n’est pas contrôlée, on voit que c’est une maladie qui peut avoir des effets qui sont non négligeables.»

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal médical Circulation et dévoilées dans le cadre d’un congrès de l’American Heart Association.

Avec Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

Vaccin Mosquirix : « Le paludisme ne sera plus la première cause de décès chez les enfants »

octobre 12, 2021
Vaccination antipaludique à Yala, au Kenya, en octobre 2021 © A health worker prepares a malaria vaccination for a child at Yala Sub-County hospital, in Yala, Kenya, on October 7, 2021. – World Health Organization (WHO) approved using the malaria vaccine, Mosquirix, on children between 5-month to 5-year old in sub-Saharan Africa and other parts with moderate to high malaria transmission after the malaria vaccine implementation programme (MVIP) in Ghana, Kenya, and Malawi since 2019. © BRIAN ONGORO/AFP

Le 6 octobre, l’OMS a décidé de recommander l’administration d’un premier vaccin antipaludique aux enfants du continent. Entretien avec le Pr Alassane Dicko, qui a dirigé les tests au Mali.

C’est un moment qualifié d’ « historique » par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanon Ghebreyesus. Ce 6 octobre, son organisation a décidé de recommander l’administration du vaccin antipaludique « Mosquirix » aux enfants du continent. Dès 2015, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait délivré un « avis scientifique positif » sur le vaccin RTS,S/AS01, sur lequel les laboratoires GlaxoSmithKline (GSK) travaillaient depuis plusieurs décennies, après qu’une étude clinique avait été réalisée dans sept pays africains et que les résultats avaient été publiés dans The Lancet. Mais a l’époque, l’OMS avait jugé les éléments en sa possession insuffisants, demandant aux promoteurs du sérum des données complémentaires sur la façon optimale d’utiliser le vaccin.

Une phase de vaccination « pilote » a donc été menée, à partir de 2017, au Kenya, au Ghana et au Malawi, tandis qu’une autre série de tests était menée au Burkina Faso et au Mali, en collaboration avec la London School of Hygiène and Tropical Médecine. Et les résultats observés ont été publiés en août dernier dans la revue The New England Journal of Medecine, motivant la décision de l’OMS.

Au Mali, les recherches étaient centralisées au Malaria Research and Training Center (MRCT), de renommée mondiale, dont les équipes installées à Bougouni et à Ouelessebougou, dans la région de Sikasso, étaient dirigées par Alassane Dicko, assisté de Issaka Sagara. Le professeur, lauréat en 2017 de l’Africa Prize pour ses recherches sur le paludisme, a répondu aux questions de Jeune Afrique sur cette découverte qui devrait sauver des milliers de vie chaque année sur le continent.

COMME LE COVID-19, LE PALUDISME MÉRITE DES DÉCISIONS URGENTES

Jeune Afrique : Comment avez-vous accueilli la décision de l’OMS de donner une recommandation pour l’utilisation du vaccin antipaludique ?

Pr Alassane Dicko : Nous étions convaincus de la qualité des résultats. L’OMS semble avoir tiré les leçons du Covid-19 : on a rapidement trouvé un vaccin, les mécanismes pour le déployer et des décisions politiques appropriées ont été prises aussitôt. Le paludisme mérite aussi des décisions urgentes. On ne doit pas laisser les enfants africains mourir s’il y a une solution qui est disponible, comme celle que nous venons de trouver. Il faut désormais déployer ce vaccin.

Les résultats sont-ils conformes à ce que vous espériez ?

Les résultats vont au-delà des espérances. On ne s’attendait pas à un impact aussi important. Le vaccin permet une réduction de l’ordre de 70 % des formes sévères et de 73 % des décès si on le combine avec la chimio-prévention. C’est extraordinaire, on n’a pas eu de progrès aussi importants en vingt ans de lutte. Malgré tous les outils que nous avons largement déployés – le CTA [combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine], les moustiquaires imprégnées d’insecticides, la CPS –, le paludisme continue à être la première cause d’hospitalisation et de décès des enfants en Afrique. Selon les résultats que nous venons de produire, cela ne sera plus le cas grâce à ce vaccin.

Le vaccin a une certaine efficacité pendant quelques mois, puis celle-ci baisse. Nous aurons donc le maximum d’impact en l’administrant au début de la saison de transmission du paludisme – près de 80% des cas surviennent entre juillet et novembre. C’est comme cela qu’on aura le maximum d’impact.

CERTAINS PARTENAIRES CESSENT DE SOUTENIR LES CAMPAGNES DE LUTTE AU MALI, NOTAMMENT DANS LE NORD DU PAYS

Quelle est l’efficacité du vaccin par rapport à la chimio-prévention ?

Avec le RTS,S, les accès de paludisme sont réduits de 63% par rapport à la CPS. C’est important pour le continent. Il y a une bande en Afrique australe où la CPS ne fonctionne pas parce que les parasites sont résistants aux médicaments. Il faut introduire une vaccination saisonnière dans ces régions. Mais il faut toujours maintenir la chimio-prévention. Car nous n’avons pas encore le vaccin idéal. Les recherches continuent pour trouver des améliorations.

Avez-vous déjà une visibilité sur ces possibles améliorations ?

À Bougouni et Ouelessebougou, on est en train de tester un autre vaccin, qui s’appelle R21, un « cousin proche » de RTS,S. Nous sommes à la phase 3 d’évaluation et nous espérons que ce vaccin va venir s’ajouter à l’arsenal disponible. Comme on l’a vu avec le Covid-19, c’est important d’avoir plusieurs sources de vaccin contre le paludisme.

Quels sont les défis que doit aujourd’hui relever le Mali dans la lutte contre le paludisme ?

Le combat contre les maladies comme le paludisme est une course de fonds et non de vitesse. Le problème, c’est que certains de nos partenaires cessent de soutenir les campagnes de lutte, notamment dans le nord du pays. Avec le Programme national de lutte contre paludisme, nous avons initié une rencontre pour voir comment engager certaines sociétés privées susceptibles de collaborer avec nous. Si nous ne faisons pas ça, nous reviendrons à la case départ. Parce que c’est une maladie infectieuse, qui va continuer à se propager.

Avec jeune Afrique par Bokar Sangaré

Canada: Les infirmières non vaccinées contre la COVID-19 ne pourront plus exercer au Québec

octobre 11, 2021

Le président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a confirmé la suspension imminente du permis des infirmières qui ne sont pas adéquatement vaccinées contre la COVID-19.

La mesure concernerait plus de 4000 infirmières au Québec.

© /Shutterstock / Alliance Images La mesure concernerait plus de 4000 infirmières au Québec.

Cette décision intervient sur les recommandations du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui a suggéré à tous les ordres professionnels du milieu de la santé de suspendre le permis d’exercer de leurs membres qui refusent de se faire vacciner à compter du 15 octobre.

Chez les infirmières, 4338 ne sont pas adéquatement vaccinées, et 2807 ne le sont pas du tout, a précisé Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, au micro de l’émission Tout un matin.

À ce nombre s’ajoutent 5716 infirmières dont le statut vaccinal n’est pas encore connu pour des problèmes administratifs et qui seront contactées d’ici mercredi pour clarifier leur situation.

Seules les employées en télémédecine sont exemptées d’obligation vaccinale, a ajouté le président de l’Ordre.

Luc Mathieu, président de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

© /Radio-Canada Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

Les infirmières suspendues pourront, par la suite, retrouver leur droit de pratique en fournissant la preuve d’un parcours vaccinal complet. L’Ordre précise qu’il n’exigera pas d’examen pour réintégrer ses rangs, même après plusieurs mois de suspension.

Le décret sur la vaccination obligatoire du personnel de santé a soulevé une multitude de questions, a reconnu M. Mathieu, et ce, jusqu’à tout récemment.

Suspendre ou même limiter le permis d’un membre, ce n’est pas rien. On voulait s’assurer qu’avant de transmettre les informations à nos membres et de prendre une position éclairée, on ait eu des échanges avec les représentants du ministère pour clarifier des choses», a-t-il précisé.

Sa décision a été immédiatement saluée par le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, dans un gazouillis où il encourage aussi les infirmières à se faire vacciner, car il n’est jamais trop tard».

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Le Collège des médecins avait déjà annoncé qu’il suspendrait le droit d’exercer de ses membres non vaccinés, et ce, jusqu’à ce qu’ils régularisent leur situation.

Cela inclut notamment l’interdiction d’effectuer des téléconsultations et le suivi de résultats d’examens ou de tests de laboratoire», avait indiqué le Collège, considérant que la vaccination est un devoir déontologique et une obligation sociale.»

Une pression additionnelle »

À quelques jours de l’entrée en vigueur de l’obligation de vaccination pour les soignants, la suspension de permis est loin de faire l’unanimité, faisant craindre des difficultés d’organisation pour le secteur infirmier.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente quelque 76 000 membres, estime que la mesure est excessive» et s’engage à contester devant les tribunaux toute décision des ordres professionnels qui pourrait porter un préjudice démesuré à [nos] membres».

Elle n’est pas la seule à exprimer son mécontentement. Nous, on manque déjà de monde, déplore de son côté Nancy Hogan, présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec. La vaccination, ça fait seulement en rajouter qui vont quitter.»

Mme Hogan aurait préféré que d’autres mesures soient envisagées dans un contexte de pénurie de personnel. Elle cite les tests de dépistage de la COVID-19 qui auraient pu être imposés aux infirmières trois fois par semaine, par exemple.

Il faut que le gouvernement donne son plan pour arrêter le TSO [temps supplémentaire obligatoire]», lequel risque de s’accentuer avec la suspension de centaines d’infirmières, craint-elle.

Ses inquiétudes sont partagées par Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches: Ceux qui restent vont être obligés de faire encore plus de temps supplémentaire, anticipe-t-il, ça va être le chaos. Il y a des services qui vont être suspendus, ça c’est sûr.»

Par La Presse canadienne avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

Canada-Québec: Les autorités rapportent 602 nouveaux cas de COVID-19 au Québec

octobre 9, 2021

MONTRÉAL — La situation sanitaire est demeurée relativement au stable au Québec.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, 602 nouveaux cas ont été identifiés depuis le précédent bilan. Il s’agit d’une diminution de 41 par rapport à la veille. On a recensé 398 635 cas depuis le début de la pandémie.

Santé-Québec indique que 462 de ces 602 nouveaux cas n’avaient pas été vaccinés ou avaient reçu une première dose il y a moins de 14 jours. Cent vingt-sept personnes nouvellement infectées, soit 21,1 % des nouveaux cas, avaient reçu deux doses depuis au moins sept jours.

Au cours des sept derniers jours, la moyenne de nouveaux cas s’élève à 530.

Deux décès se sont ajoutés au bilan des victimes. On déplore dorénavant 11 412 morts liées à la COVID-19 depuis son apparition au Québec.

La situation est demeurée relativement stable dans les hôpitaux où le nombre de patients est passé de 302 à 297. On signale 84 personnes aux soins intensifs, deux de moins que la veille.

Vingt-quatre personnes, dont deux directement dans une unité de soins intensifs, ont été admises dans un hôpital, vendredi. Parmi elles, 15 n’avaient pas reçu deux doses de vaccin.

Le nombre d’éclosions actives a chuté, passant de 531 à 496.

Un total de 31 681 analyses ont été réalisées le 7 octobre. Le taux de positivité est demeuré à 1,9.

Les autorités ont aussi indiqué que 13 748 doses de vaccin, dont 9345 deuxièmes doses, ont été administrées au cours des 24 dernières heures, pour un total de plus de 13,1 millions.

Le pourcentage de personnes âgé de 12 ans et plus ayant reçu une première dose est toujours d’environ 89 %. On signale aussi qu’environ 85 % de la population québécoise a reçu une deuxième dose.

Avec La Presse Canadienne

Canada: La grippe, la COVID-19 et les enfants : une pédiatre craint une « catastrophe »

octobre 9, 2021

Aucun cas de grippe n’a été répertorié jusqu’ici en 2021 en Saskatchewan, mais une pédiatre de Saskatoon « craint une catastrophe extrêmement importante dans le système de santé » en raison de la pandémie de coronavirus.

On peut se faire vacciner contre la grippe dès l'âge de six mois.

© BERT SAVARD/Radio-Canada On peut se faire vacciner contre la grippe dès l’âge de six mois.

La pédiatre Mahli Brindamour, qui travaille dans un hôpital de la Ville des Ponts en Saskatchewan ainsi que dans des cliniques communautaires, s’inquiète parce qu’elle a constaté, cet été, une augmentation dans le nombre de cas de virus respiratoires chez les enfants, alors que la saison de la grippe n’est pas encore commencée.

Elle affirme que les mois d’hiver ont tendance à envoyer plus d’enfants dans les hôpitaux, atteignant la surcapacité.

Or, cette année, des adultes souffrant de COVID-19 occupent des espaces dans des unités de soins intensifs pédiatriques, en raison de la capacité limitée des autres hôpitaux.

La Dre Brindamour n’est pas certaine de la raison pour laquelle d’autres virus sont apparus plus tôt et plus gravement que l’année dernière, mais elle pense que cela pourrait être dû au fait que les réponses immunitaires des enfants ont changé et que les restrictions en cas de pandémie ont été levées.

Contracter la grippe et le coronavirus en même temps?

La pédiatre de Saskatoon s’inquiète aussi que des enfants contractent la grippe et la COVID-19 en même temps.

Selon elle, les enfants ressentent davantage les effets de la grippe et leur réponse immunitaire pourrait avoir du mal à combattre les deux virus si un enfant les attrape simultanément.

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan n’a pas publié de rapport de surveillance de la grippe cette année et son dernier rapport porte sur la saison grippale 2019-2020.

Selon ce rapport, il y a eu 2424 cas de grippe de type A et de type B dans la province, au cours de la période comprise entre le 8 décembre 2019  et le 21 mars 2020.

Le vaccin contre la grippe disponible à compter du 12 octobre

La santé publique a par ailleurs annoncé plus tôt cette semaine qu’il est maintenant possible d’obtenir des rendez-vous pour le vaccin contre la grippe. Cette vaccination aura lieu dans des cliniques et des pharmacies à compter du 12 octobre pour toute personne âgée de 6 mois et plus.

Le vaccin contre la grippe et celui contre la COVID-19 peuvent être administrés en même temps.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Dayne Patterson

Canada-Vaccination : plus de 80 employés des hôpitaux de Windsor renvoyés

octobre 8, 2021

Plus de 80 membres du personnel des hôpitaux de Windsor ont officiellement été renvoyés ou ont perdu leurs privilèges hospitaliers parce qu’ils ne sont pas vaccinés contre la COVID-19.

Les membres du personnel avaient jusqu'au 7 octobre pour recevoir au moins leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

© Photographerlondon /iStock Les membres du personnel avaient jusqu’au 7 octobre pour recevoir au moins leur première dose de vaccin contre la COVID-19.

Il y a deux semaines, 147 employés de l’Hôpital régional de Windsor et 32 de l’hôpital Hôtel-Dieu Grâce avaient été suspendus sans salaire. Ils avaient jusqu’à jeudi pour se conformer à la politique de vaccination ou présenter une exemption.

Nous devons, individuellement et collectivement, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour minimiser le risque de propagation de la COVID-19. Se faire vacciner et suivre les mesures de santé publique sont deux facteurs clés qui réduisent le risque, en particulier dans un environnement où nous soignons de nombreux patients immunodéprimés», indique le Dr Wassim Saad, chef du personnel de l’hôpital, dans un communiqué.

En date de jeudi, 57 employés et six professionnels de l’hôpital régional ne s’étaient toujours pas conformés à la politique de vaccination. Sur ce nombre, 32 sont considérés comme du personnel soignant.L’hôpital précise que 98,5 % des employés et du personnel professionnel sont toutefois entièrement vaccinés.

Aucune de ces personnes qui quittent cet établissement n’aura d’impact sur la manière dont les soins sont dispensés dans cet établissement», confirme par ailleurs David Musyj, PDG de l’Hôpital régional de Windsor.

De son côté, l’hôpital Hôtel-Dieu Grâce a annoncé jeudi que 24 de ses employés qui ne se sont pas conformés à la politique de vaccination seront licenciés, 19 sont considérés comme du personnel soignant.

Deux membres du personnel professionnels – y compris des médecins – perdront leurs privilèges à l’hôpital.

Cinq employés ont par ailleurs présenté des exemptions. Ces personnes devront subir des tests de dépistage réguliers.Dans l’ensemble, 98 % des employés de l’Hôtel-Dieu Grâce et 98 % du personnel professionnel sont vaccinés.

Dans les deux établissements hospitaliers, le personnel professionnel n’est techniquement pas employé par l’hôpital, ce sera donc au conseil d’administration des deux endroits de décider leur sort.

Une politique de vaccination régionale

Cinq hôpitaux du Sud-Ouest ont mis en place une politique similaire.

En date de lundi, 14 employés de l’hôpital Erie Shores HealthCare de Leamington n’étaient pas en conformité avec les directives de l’établissement concernant la vaccination contre la COVDI-19. Deux ont été renvoyés et une douzaine ont été placés en congé sans solde de deux semaines.

Ailleurs, le personnel de l’Alliance pour la santé de Chatham-Kent et l’hôpital Bluewater à Sarnia a jusqu’au 31 octobre pour se faire vacciner.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Québec/Opération recrutement en santé : « les renforts s’en viennent », promet Dubé

octobre 7, 2021

Christian Dubé a dévoilé jeudi les premiers résultats de son opération de recrutement dans le réseau de la santé. Plus de 1000 personnes ont déjà levé la main pour travailler à temps complet et 1900 autres candidats sont en négociation pour venir prêter main-forte, selon le ministre de la Santé du Québec.

Christian Dubé a donné une conférence de presse jeudi pour dévoiler les premiers résultats de la campagne de recrutement dans le réseau de la santé lancée par Québec il y a deux semaines.

© Jacques Boissinot/La Presse canadienne Christian Dubé a donné une conférence de presse jeudi pour dévoiler les premiers résultats de la campagne de recrutement dans le réseau de la santé lancée par Québec il y a deux semaines.

«Il y a 1007 personnes à temps complet qui arrivent en renforts», a indiqué M. Dubé en conférence de presse, se disant excessivement encouragé» de voir comment la stratégie de recrutement annoncée il y a deux semaines a porté fruit».

Sur ces 1007 personnes, 56 retraités vont effectuer un retour au travail, 231 personnes ont été embauchées et 720 employés à temps partiel du réseau ont levé la main pour passer à temps complet.

De plus, 1900 candidats sont en train de négocier leurs conditions de travail pour venir prêter main-forte. «On se rappelle qu’on en cherche 4000» au total, a souligné Christian Dubé. «Ça augmente toutes les heures.»

« Ce que je dirais au réseau, je leur parle ce matin là : les renforts s’en viennent. […] La machine est partie. » – Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

C’est un début. Ça prend un mouvement positif pour que les gens reviennent», a-t-il ajouté.

À la fin septembre, le gouvernement de François Legault a promis une petite révolution», proposant des primes de 12 000 $ à 18 000 $ pour ramener 4300 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes à temps plein dans le réseau.

Le député solidaire Vincent Marissal n’a pour sa part pas semblé convaincu par les résultats de la campagne de recrutement lancée par Québec. «Vous avez vu comme moi que les premiers chiffres qu’on a, ça démontre que ça ne marche pas trop, trop sa petite révolution, c’est en train de virer en flop», a-t-il commenté jeudi matin.

Québec exige que les travailleurs de la santé soient adéquatement vaccinés d’ici le 15 octobre, ce qui fait craindre des bris de service dans le réseau.

«On va être ferme sur le 15 octobre», a dit le ministre, qualifiant au passage d’irresponsable» la sortie du Parti québécois et de syndicats du milieu de la santé mercredi réclamant le report de la date butoir.

Bris de service ou réorganisation?

Christian Dubé s’est engagé il y a trois semaines à ce qu’il n’y ait pas de bris de service dans le réseau de la santé en raison d’employés non vaccinés qui se verraient mis en congé sans solde, en plus de la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit déjà. La solution passe par une «réorganisation» des ressources, selon le ministre.

Les partis d’opposition à Québec estiment que le gouvernement joue sur les mots et ne parviendra pas à maintenir tous les services. Pour le Parti libéral, Québec solidaire et le Parti québécois, cette «réorganisation» mènera nécessairement à des coupures.

«Oui, il y aura des bris de service, c’est clair», a lancé Vincent Marissal jeudi matin. «Mais ce n’est pas en se rentrant la tête dans le sable et en appelant ça de la réorganisation, qu’il n’y en aura plus.»

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé a laissé entendre que les réorganisations proposées par le gouvernement ne sont nulle autre que des «coupures planifiées» dans les services. «On demande au gouvernement de faire preuve de réelle transparence […] pour qu’on sache vers quelle catastrophe on se dirige», a affirmé Joël Arseneau, qui souligne que «le 15 octobre, c’est une date arbitraire».

Il réclame en outre, comme les autres partis d’opposition, «un plan de contingence réaliste» pour l’après 15 octobre, lorsque des milliers de travailleurs de la santé seront mis en congé sans solde faute d’être adéquatement vaccinés. Si le gouvernement a un plan, qu’il le dépose. On est inquiets, les organisations syndicales sont inquiètes.

Avec CBC/Radio-Canada 

Les Etats-Unis dépassent les 700.000 morts du Covid-19

octobre 2, 2021

Plus de 700.000 personnes ont succombé au Covid-19 aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie, selon le comptage de l’université Johns Hopkins vendredi, l’équivalent de la population de la capitale Washington.

Des drapeaux alignés devant la Maison Blanche pour symboliser les centaines de milliers de morts du Covid aux Etats-Unis, le 16 septembre 2021

© MANDEL NGAN Des drapeaux alignés devant la Maison Blanche pour symboliser les centaines de milliers de morts du Covid aux Etats-Unis, le 16 septembre 2021

Ce sombre cap vient rappeler que des centaines d’Américains continuent à mourir chaque jour du coronavirus, malgré la campagne de vaccination. 

Les Etats-Unis sont officiellement de loin le pays enregistrant le plus lourd bilan lié au coronavirus, selon les données communiquées par les autorités dans le monde, devant le Brésil et l’Inde. 

A quelques encablures de la Maison Blanche, des centaines de milliers de petits drapeaux blancs rendent hommage à ces vies fauchées.

Les personnes non vaccinées restent toujours vulnérables face à la maladie. 

Elles sont encore nombreuses aux Etats-Unis: la campagne de vaccination lancée tambour battant par les autorités américaines en décembre — et qui avait atteint un pic en avril, avec parfois plus de quatre millions d’injections par jour – a fortement ralenti.

Un peu plus de 64% de la population américaine, soit 215 millions de personnes, a reçu au moins une dose de l’un des trois vaccins autorisés dans le pays, selon les autorités sanitaires. 

Malgré des débuts plus poussifs dans leurs campagnes de vaccination, plusieurs pays européens ont désormais largement dépassé les Etats-Unis.

Le port du masque et la vaccination restent des enjeux politiques qui divisent nombre d’Américains. Certains gouverneurs républicains, comme ceux du Texas ou de la Floride, ont même souhaité instaurer des interdictions d’obligations de port du masque dans leurs Etats, invoquant la protection des sacro-saintes libertés individuelles.

A l’inverse, l’Etat démocrate de Californie a annoncé vendredi son intention de rendre la vaccination obligatoire pour tous les élèves qui y sont éligibles, une décision sans précédent dans le pays.

Avec FAP par cjc/iba

L’Association médicale canadienne veut un reconfinement en Saskatchewan et en Alberta

septembre 29, 2021

L’Association médicale canadienne (AMC) appelle à des reconfinements en Saskatchewan et en Alberta pour protéger des systèmes de santé qui « s’écroulent ».

L'AMC recommande aussi des confinements courts et ciblés dans ces deux provinces. (archives)

© CBC/Evan Mitsui L’AMC recommande aussi des confinements courts et ciblés dans ces deux provinces. (archives)

La présidente de l’AMC, Katharine Smart, exhorte les gouvernements fédéral et provinciaux à prendre des mesures immédiates, en imposant notamment la vaccination obligatoire dans les milieux de soins, en déployant des mesures sanitaires plus strictes et en facilitant la mobilité interprovinciale des travailleurs de la santé et des patients.

L’AMC recommande aussi des confinements courts et ciblés, souvent appelés disjoncteurs», qui comprennent notamment la fermeture des écoles et des commerces non essentiels.

La docteure Katharine Smart estime que le temps est maintenant venu de poser des gestes courageux» et de mettre de côté la politique pour obtenir la collaboration nécessaire».

Elle soutient que la crise sanitaire dans ces deux provinces des Prairies est sans précédent», et que ce sont les patients et les travailleurs de la santé qui subissent les conséquences désastreuses de choix qui dépassent l’entendement».

L’assouplissement hâtif des mesures de santé publique a laissé dans son sillage deux systèmes de soins de santé qui s’écroulent et c’est maintenant que la dure réalité nous rattrape, écrit la docteure dans un communiqué. La situation actuelle est aussi déchirante qu’elle était évitable. Nous en sommes arrivés à un point où tout le monde doit se mobiliser pour répondre à la crise.»

Avec les informations de la Presse canadienne