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Canada: Québec met en place un couvre-feu pour casser la deuxième vague

janvier 6, 2021

EN DIRECT – Le gouvernement Legault adopte une série de nouvelles mesures qui entreront en vigueur en fin de semaine sur presque tout le territoire québécois afin de freiner la progression de la pandémie de COVID-19.

François Legault

© Ivanoh Demers/Radio-Canada François Legault

Comme Radio-Canada l’avait annoncé mardi, ces restrictions supplémentaires seront applicables du 9 janvier au 8 février dans toutes les régions du Québec, à l’exception du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Pour la première fois, un couvre-feu sera imposé de 20 h à 5 h du matin, un peu à l’image de celui en vigueur dans l’Hexagone. Durant cette période, seuls les déplacements essentiels seront autorisés, et des amendes variant de 1000 $ à 6000 $ pourront être données à ceux qui ne respectent pas les consignes.

«Le couvre-feu, il passe un signal, mais, aussi, il permet de diminuer les activités et les possibilités de contacts à partir d’une certaine heure», explique pour sa part le directeur national de santé publique Horacio Arruda. «Il y en a eu des rassemblements, il y a eu des contacts», dit-il, à la lumière des chiffres des derniers jours.

Horacio Arruda, directeur national de santé publique

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Horacio Arruda, directeur national de santé publique

La fermeture des commerces non essentiels sera également maintenue pour quatre semaines, et ceux qui demeureront ouverts, comme les supermarchés et les dépanneurs, devront fermer leurs portes dès 19 h 30 pour s’arrimer avec le couvre-feu. Seuls les restaurants offrant un service de livraison, les pharmacies et les stations-service pourront continuer d’opérer en soirée.

La cueillette à la porte sera toutefois permise dans les commerces non essentiels, précise le gouvernement. Il sera donc possible d’acheter un produit en ligne et de se le faire livrer ou d’aller le chercher sur place, mais sans entrer dans le commerce.

Par ailleurs, les activités extérieures permises pendant les Fêtes seront désormais limitées aux bulles familiales; le ski de soirée sera interdit; et les cérémonies funéraires seront limitées à un maximum de 10 personnes.

En ce qui concerne la réouverture des écoles, le retour en classe au primaire aura lieu comme prévu lundi, tandis que le secondaire reprendra une semaine plus tard, le 18 janvier.

Québec entend toutefois resserrer les mesures sanitaires dans les établissements d’enseignement. Au primaire, par exemple, tous les enfants devront mettre un masque dans les corridors et les aires communes. De plus, les élèves de 5e et 6e année devront porter le couvre-visage en tout temps, y compris dans les salles de classe.

Des masques de procédure, plus sécuritaires que les masques artisanaux, seront également distribués dans les écoles secondaires. Québec promet la livraison de deux couvre-visages par jour par élève et par enseignant.

À partir du 11 janvier, les enfants pourront aussi aller étudier dans les bibliothèques municipales. Le gouvernement souhaite ainsi que ceux qui n’ont pas Internet à la maison puissent y avoir accès.

À noter que les services de garde demeureront ouverts, et les places en services de garde en milieu scolaire continueront d’être réservées pour les enfants des travailleurs essentiels.

Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement Legault veut frapper un grand coup pour faire reculer la pandémie, qui a repris de la vigueur depuis l’automne.

Le Québec recensait mercredi 2641 nouveaux cas de COVID-19 (pour un total de 217 999 cas depuis le début de la pandémie); 47 décès supplémentaires (pour un total de 8488 morts depuis mars); 1393 hospitalisations (soit 76 de plus que mardi), dont 202 aux soins intensifs (en hausse de 8 par rapport à la veille).

L’évolution de la COVID-19 au Québec

Les Québécois ont vécu un premier confinement particulièrement sévère le printemps dernier, quand le gouvernement Legault a ordonné la fermeture des écoles, des cégeps et des universités.

En outre, de larges pans de l’économie avaient été mis sur pause, des barrages routiers avaient été mis en place à l’entrée de certaines régions, et les établissements pour aînés avaient reçu la directive de ne plus laisser personne entrer ou sortir.

Ces mesures avaient été progressivement abandonnées ou allégées avec l’arrivée de la saison estivale, mais le retour en force de la COVID-19 a forcé le gouvernement de François Legault à ajuster le tir au cours des derniers mois, notamment en annulant les célébrations de Noël et du jour de l’An.

Avec Radio-Canada par Jérôme Labbé 

Canada/Reconfinement total : comment imposer un couvre-feu aux Québécois?

janvier 5, 2021

Tout indique que le Québec se dirige de nouveau vers un confinement « total » pour quelques semaines, un peu comme au printemps dernier. À la différence que la santé publique recommanderait cette fois l’imposition d’un couvre-feu. Or, comment appliquer cette mesure stricte?

Un policier français vérifie si un conducteur a une permission de déplacement le 15 décembre 2020, alors que le couvre-feu de 20h à 6h était nouvellement en vigueur.

© Alain Jocard/Getty Images Un policier français vérifie si un conducteur a une permission de déplacement le 15 décembre 2020, alors que le couvre-feu de 20h à 6h était nouvellement en vigueur.

D’abord, prenons l’exemple des autres pays qui ont emprunté cette voie. En France, un couvre-feu peut être imposé dès 18 h dans les départements les plus affectés par la pandémie.

Le scénario envisagé au Québec est plutôt une obligation de rester à domicile de 20 h ou 21 h jusqu’à 5 h ou 6 h le lendemain matin. Les modalités seraient définies aujourd’hui, selon nos informations.

Dès samedi, seuls les commerces essentiels, tels que les épiceries et les pharmacies, resteraient ouverts en dehors des heures d’un potentiel couvre-feu. Les écoles primaires et secondaires demeureraient quant à elle fermées quelques semaines de plus.

Un horaire est affiché dans la vitrine d'une boutique, alors que 15 départements français doivent respecter le couvre-feu.

© Sebastien Bozon/Getty Images Un horaire est affiché dans la vitrine d’une boutique, alors que 15 départements français doivent respecter le couvre-feu.

L’exemple de la France

Comme en France, quiconque n’a pas l’autorisation de se trouver sur la route une fois le couvre-feu en vigueur pourrait donc recevoir une amende salée, selon un expert.

«Les policiers auront le mandat d’intercepter des véhicules en fonction de : est-ce que cette personne-là est justifiée de circuler?», explique Daniel Dancause, spécialiste en mesure d’urgence et conseiller principal chez Prudent groupe conseil, à l’émission matinale Première heure.

«En France, on a déployé le couvre-feu avant les Fêtes, puis on a resserré les mesures», ajoute-t-il. «Ce sont les gendarmes, les policiers municipaux, les militaires qui font des contrôles de la population. Le citoyen doit s’inscrire un site internet pour avoir une autorisation de circulation.»

Daniel Dancause, conseiller spécialisé en mesure d'urgence

© /Radio-Canada Daniel Dancause, conseiller spécialisé en mesure d’urgence

Une première depuis la crise d’Octobre?

Contrairement à d’autres régions du globe, le Québec a bien peu d’expérience en matière de couvre-feu. Il faut remonter en fait à la crise d’Octobre 1970.

«C’était le contrôle de la circulation pour s’assurer que les gens qui circulent sur la route ont l’autorisation de le faire et qu’ils sont rattachés uniquement aux services essentiels», rappelle M. Dancause.

Selon lui, l’expérience du confinement de mars dernier contribuera à une mise en application rapide d’un couvre-feu version 2021, si celui-ci est décrété dès samedi.

«Quand on a fermé le Québec en mars dernier, les entreprises ont émis des attestations aux travailleurs [pour leur libre circulation]. Il y a quand même déjà des mesures existantes. Est-ce qu’on ira comme en France où il faut s’inscrire en ligne? Je ne suis pas certain. Je pense que ce sont les mesures de mars qui s’appliqueraient d’abord,» pense l’expert.

Daniel Dancause doute cependant de la capacité des forces policières actuelles à tenir plusieurs points de contrôle simultanément.

«Il faut s’attendre plutôt à ce que les policiers vont continuer de patrouiller comme ils le font présentement, mais qu’ils auront la capacité d’intercepter des véhicules pour vérifier si la personne est autorisée à circuler.»

L'île de Montréal compte de nombreux accès.

© Sébastien St-Jean/Getty Images L’île de Montréal compte de nombreux accès.

Couvre-feu ou pas?

Quoiqu’il en soit, Daniel Dancause n’est pas convaincu que la rumeur du couvre-feu va réellement se concrétiser lors de l’annonce de demain.

«La construction va probablement arrêter. Je pense qu’on va malheureusement mettre encore le Québec sur pause. Mais est-ce que le gouvernement va seulement brandir cette possibilité-là [du couvre-feu] demain? »

Chose certaine, la pandémie gagne constamment du terrain dans la plupart des régions urbaines du Québec, observe l’expert.

«L’objectif est de protéger notre système de santé qui est actuellement à sa limite. Ce n’est pas juste une question d’occupation des lits. Des fois, on a l’espace, mais on n’a pas le personnel. »

Daniel Dancause rappelle que le système de santé québécois mène une lutte acharnée depuis plusieurs mois déjà. «C’est l’usure du temps, le surménage qui fait que nos ressources tombent au combat».

Dans son plus récent bilan, la santé publique a recensé 2546 nouveaux cas, 32 décès et 69 hospitalisations de plus au Québec.

Radio-Canada par Alain Rochefort avec les informations de Sébastien Bovet et Alexandre Duval

Covid-19: l’Écosse annonce un confinement complet pour tout le mois de janvier

janvier 4, 2021

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé lundi 4 janvier que l’Ecosse allait de nouveau entrer dans un confinement «similaire à celui de mars» 2020, pour contrôler l’envolée des contaminations attribuée au variant du nouveau coronavirus.

«À partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison», a annoncé la dirigeante lors d’une conférence de presse, invoquant un «coup dur» dû au «variant du virus qui se propage rapidement».

Par Le Figaro avec AFP

France/Covid-19 : «la tendance est préoccupante», s’inquiète Jérôme Salomon

janvier 3, 2021

Le directeur général de la Santé s’inquiète notamment du brassage d’élèves avec la rentrée : «Les enfants reviennent de différents endroits, en France ou à l’étranger, ça peut rebattre les cartes de la situation épidémiologique».

Le Conseil scientifique disait craindre un rebond «incontrôlé» de l’épidémie dans les prochaines semaines. En cette rentrée, les autorités sanitaires ont donc les yeux rivés sur les données épidémiologiques, alors que le Covid-19 a déjà causé la mort de 64.921 personnes en France. Dans les hôpitaux, l’impact réel des fêtes de fin d’année devrait être connu la semaine prochaine, l’état des malades pouvant se dégrader au bout de plusieurs jours après l’apparition des symptômes. Mais certains signaux ne sont pas de bon augure: le nombre de patients hospitalisés et en réanimation a légèrement augmenté samedi 2 janvier, après plusieurs jours de baisse, selon les données de Santé Publique France.

Le taux de positivité des tests est passé de 3,8% à 4,6% samedi, celui d’incidence remonte aussi doucement à 132 cas positifs pour 100.000 habitants sur une semaine glissante (le seuil d’alerte étant fixé à 50). Dans les colonnes du Journal du Dimanche, le directeur général de la santé Jérôme Salomon admet ainsi que «la tendance est déjà préoccupante», avec une incidence «de nouveau en hausse après un plateau assez long».

L’ombre des variants plus contagieux

Selon le site de collecte des données Covidtracker, 24 départements voient en effet leur incidence augmenter. La France reste coupée en deux : on recense par exemple un peu moins de 50 cas pour 100.000 habitants en Charente-Maritime, contre près de 325 dans les Alpes-Maritimes. Une situation qui a poussé le gouvernement à renforcer dès samedi le couvre-feu dans 15 départements de l’est du pays, où quelque six millions de Français doivent désormais rester cloîtrés dès 18h.

«Si la situation était amenée à se dégrader davantage dans certains territoires, on prendra les décisions qui s’imposent», a prévenu le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, vendredi sur TF1. Le reste du pays – déjà sous le coup d’un couvre-feu à 20h – est donc en sursis. La perspective de voir les bars et les restaurants rouvrir le 20 janvier s’éloigne, celle de retrouver les lieux culturels le 7 janvier est déjà définitivement écartée.

Dans Le JDD, le professeur Jérôme Salomon fait aussi part de ses craintes vis-à-vis de la rentrée scolaire. «Les enfants reviennent de différents endroits, en France ou à l’étranger, ça peut rebattre les cartes de la situation épidémiologique», explique-t-il.

Outre les conséquences des vacances, il s’inquiète du froid qui favorise les transmissions, mais aussi des deux variantes du virus identifiées en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, et déjà détectées en France. Elles «ne sont pas forcément plus dangereuses mais elles sont nettement plus contagieuses. Elles toucheraient aussi davantage les jeunes (…) Il faut donc qu’on soit très attentif au milieu scolaire et universitaire», précise Jérôme Salomon. Après plus de deux mois de «distanciel», les universités doivent en principe accueillir quelques élèves dès lundi. Beaucoup attendront toutefois.

L’épidémie pèsera «au moins jusqu’au printemps», avait prévenu Emmanuel Macron lors de ses vœux le 31 décembre. Pour le DGS, «on a encore quatre mois d’efforts collectifs à faire».

Par Anne-Laure Frémont et Nicolas Daguin

Canada-Québec: Le confinement sera-t-il prolongé après le 11 janvier?

janvier 3, 2021

La pause du temps des Fêtes imposée par le gouvernement tire à sa fin, mais la province enregistre chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Les Québécois se demandent s’ils pourront poursuivre leurs activités habituelles après le 11 janvier. Plusieurs experts doutent d’un retour à la normale sans une baisse significative.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

© Graham Hughes/The Canadian Press Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19.

Depuis le 18 décembre, le Québec rapporte chaque jour plus de 2000 nouveaux cas de COVID-19. Des données qui laissent redouter un prolongement du confinement.

«Je pense qu’il serait très mal avisé de relâcher la pression sur le confinement tant que les chiffres ne baisseront pas», lance Mathieu Simon, chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

«Idéalement, si on pouvait atteindre moins de 2000 cas par jour, ce serait déjà un indicateur, mais déjà 2000 cas par jour, c’est énorme», souligne-t-il.L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

© Sébastien Tanguay/Radio-Canada L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ)

Les hôpitaux constatent d’ailleurs les impacts de rassemblements illégaux durant le temps des Fêtes.

«On a commencé à voir, à la fin de la période des fêtes, des gens qui ont été dans des rassemblements de ce type-là qui se retrouvent à l’hôpital et aux soins intensifs», explique le pneumologue et intensiviste.

Le confinement a-t-il eu un effet?

Selon l’épidémiologiste à l’École de santé publique de l’Université de Montréal Benoît Mâsse, les effets de la réduction des contacts depuis le 17 décembre auraient dû se refléter dans les bilans quotidiens de la dernière semaine.

«Je m’attendais sincèrement à voir une réduction des nouvelles infections vers le 28 ou le 29 décembre», confie-t-il.

Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Le premier ministre François Legault a imposé un confinement au Québécois du 25 décembre au 10 janvier inclusivement.

Le médecin Mathieu Simon explique que les effets des mesures sanitaires restrictives, dont l’interdiction de rassemblement et la fermeture des commerces non essentiels, se font sentir de 10 à 14 jours après leur implantation.

«Le confinement n’a pas encore commencé à porter ses fruits dans les statistiques quotidiennes, ça va se faire au début janvier, la semaine prochaine», soulève-t-il.

Le gouvernement doit d’ailleurs publier dimanche le bilan des cas déclarés entre le 31 décembre et le 2 janvier.

Dans son dernier bilan, publié le 31 décembre, le Québec a rapporté 2819 nouveaux cas de COVID-19. Un total de 1175 personnes étaient hospitalisées, et 165 d’entre elles se trouvaient aux soins intensifs.

Répercussions dans les hôpitaux

Le chef des soins intensifs, Mathieu Simon, précise que chaque nouveau cas déclaré entraîne des hospitalisations.

«C’est-à-dire que si vous avez une journée à 2500 cas, on sait que dans les 14 prochains jours, de façon moyenne, il devrait y avoir 250 nouvelles hospitalisation, et de ce nombre 20 à 25 personnes aux soins intensifs.»

Les hôpitaux de la province craignent d'atteindre un point de rupture.

© /Radio-Canada Les hôpitaux de la province craignent d’atteindre un point de rupture.

Une pression que le système peut soutenir pendant quelques jours, mais pas indéfiniment. «S’il fallait que l’on continue sur cette direction-là, on ne pourrait pas fournir l’effort», affirme le médecin.

La levée du confinement pourrait également envoyer un message à la population que la pandémie est sous contrôle. «Il est plus difficile de confiner, déconfiner, confiner, que de dire aux gens que l’on persiste l’effort pendant encore une semaine, ou 10 jours», estime le docteur Simon.

Avec /Radio-Canada par Fanny Samson 

350 000 morts aux États-Unis: des salons funéraires refusent des corps en Californie

janvier 3, 2021

LOS ANGELES — Aux États-Unis, alors que le pays s’approchait du sombre total de 350 000 décès liés à la COVID-19, des entreprises de services funéraires du sud de la Californie doivent refuser des corps, car ils manquent d’espace.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Le chef de l’association des directeurs de services funéraires de Californie a déclaré que les morgues débordaient.

Plus de 20 millions de personnes dans le pays ont été infectées, selon les données compilées par l’Université Johns Hopkins. 

«Je suis dans l’industrie funéraire depuis 40 ans et je n’ai jamais pensé de ma vie que cela pouvait arriver, que je devrais dire à une famille: « Non, nous ne pouvons pas nous occuper de votre proche »», a déclaré Magda Maldonado, propriétaire de la maison funéraire Continental à Los Angeles. 

Continental transporte en moyenne 30 corps par jour, soit six fois plus qu’à l’habitude. Les propriétaires de morgue se téléphonent pour voir si quelqu’un peut gérer le débordement, et la réponse est toujours la même: ils sont également pleins. 

Afin de faire face à la quantité de corps à transporter, Magda Maldonado a loué des réfrigérateurs supplémentaires de 15 mètres pour deux des quatre installations qu’elle gère à Los Angeles et dans les comtés environnants.  Continental a également retardé les transports provenant des hôpitaux d’un jour ou deux pendant qu’ils doivent traiter avec des clients résidentiels. 

Bob Achermann, directeur exécutif de l’association des directeurs de services funéraires de Californie, a déclaré que l’ensemble du processus d’inhumation et d’incinération des corps prenait plus de temps, y compris l’embaumement des corps et l’obtention des certificats de décès. Habituellement, la crémation peut avoir lieu en un jour ou deux; mais maintenant, cela prend au moins une semaine ou plus. Bob Achermann a déclaré que dans le sud de l’État, «chaque salon funéraire à qui je parle me dit: » Nous pagayons aussi vite que possible. » » 

«Le volume est tout simplement incroyable et ils craignent de ne pas pouvoir suivre», a-t-il déclaré. «Et le pire de la flambée pourrait encore être devant nous.» 

Le comté de Los Angeles, épicentre de la crise en Californie, a dépassé à lui seul 10 000 décès liés à la COVID-19. Les hôpitaux de la région sont débordés et luttent pour fournir l’oxygène dont certains patients ont désespérément besoin lorsqu’ils souffrent de problèmes respiratoires. Samedi, des équipes du Corps des ingénieurs de l’armée des États‑Unis ont prêté main-forte en mettant à jour les systèmes de distribution d’oxygène de certains hôpitaux. 

À l’échelle nationale, la moyenne du nombre de morts par jour est d’un peu plus de 2500 personnes dans la dernière semaine, selon les données de l’Université Johns Hopkins. Le nombre de nouveaux cas signalés quotidiennement au cours de cette période a été en moyenne de près de 195 000, soit une baisse par rapport à deux semaines plus tôt. On craint que les rassemblements des vacances de fêtes ne provoquent une nouvelle augmentation des cas. 

En Arkansas, les autorités ont signalé vendredi un record de plus de 4300 nouveaux cas de COVID-19. Le gouverneur Asa Hutchinson a tweeté que l’État connait «certainement une hausse après les voyages et les rassemblements de Noël» et a ajouté: «Alors que nous entrons dans cette nouvelle année, notre première résolution devrait être de suivre les directives.» 

Les responsables de la Caroline du Nord ont également signalé un record de 9 527 cas confirmés le jour de l’An. C’est plus de 1 000 cas au-dessus du sommet quotidien précédent. 

En Louisiane, des funérailles avaient lieu samedi pour un membre du Congrès élu décédé des complications liées à la COVID-19. Le républicain Luke Letlow est décédé mardi à 41 ans. Son assermentation était prévue dimanche. Il laisse derrière lui sa femme, Julia Letlow, et deux enfants de 1 et 3 ans. 

Au Texas, les responsables de l’État affirment qu’ils ne disposent que de 580 lits de soins intensifs, alors que  le personnel de la santé doit traiter plus de 12 480 patients hospitalisés atteints de coronavirus, un nombre qui n’a cessé d’augmenter depuis septembre et a atteint des niveaux records la semaine dernière. 

L’Arizona a signalé samedi 18 943 nouveaux cas pour la journée de vendredi et celle de samedi, un record pour l’État sur une période de deux jours. L’Arizona a également signalé 46 nouveaux décès samedi. 

Avec La Presse Canadienn par Christopher Weber, The Associated Press

L’Ontario pulvérise son record de nouveaux cas de COVID-19

janvier 2, 2021

L’Ontario a de nouveau battu son record de nouvelles infections à la COVID-19 samedi alors que la province fait état d’un bilan de 3363 cas.

L’Ontario a de nouveau battu son record de nouvelles infections à la COVID-19 samedi alors que la province fait état d’un bilan de 3363 cas.

© Patrick Woodbury, Archives Le Droit 

Le précédent record était de 3328 et avait été rapporté dans le bilan de jeudi.

La province a du même coup dévoilé les données pour la journée de vendredi. Les autorités sanitaires de la province avaient fait relâche vendredi en raison du Nouvel An. Un total de 2476 cas avaient alors été détectés.

Cela signifie donc que 5839 Ontariens ont contracté le virus au cours des deux derniers jours.

Au cours des sept derniers jours, un nombre moyen de 2655 infections ont été enregistrées quotidiennement.

La province rapporte un total de 95 nouveaux décès au cours des 48 dernières heures. Jusqu’à présent, la pandémie a fait 4626 victimes en Ontario.

Un peu plus de 1000 personnes sont hospitalisées en Ontario pour combattre le virus. Du lot, 322 se trouvent aux soins intensifs et 220 requiert l’aide d’un respirateur artificiel. Par ailleurs, le total de 322 Ontariens aux soins intensifs représente un record depuis le début de la crise.

L’Ontario a réalisé plus de 130 000 tests de dépistage de la COVID-19 au cours des deux derniers jours.

Avec Le Droit

Vatican: Première apparition du pape après une absence due à une sciatique

janvier 1, 2021

Le pape François a fait vendredi 1er janvier sa première apparition publique de l’année après avoir dû annuler sa participation à deux célébrations à la basilique Saint-Pierre jeudi soir et vendredi matin pour cause de «sciatique douloureuse».

Debout derrière son pupitre installé à l’intérieur de la bibliothèque du Palais apostolique, le pape a prononcé la traditionnelle prière de l’Angélus, encadré par un sapin et une crèche de Noël.

«Je vous adresse à tous mes voeux de paix et de sérénité pour la nouvelle année», a-t-il déclaré. «Les douloureux événements qui ont marqué le vie de l’humanité l’an passé, en particulier la pandémie, nous ont enseigné à quel point il est nécessaire de s’intéresser aux problèmes des autres et de partager leurs inquiétudes».

Jeudi, le Vatican avait annoncé que le pape, atteint par «une douloureuse sciatique», ne serait pas en mesure de présider les célébrations liturgiques prévues jeudi soir et vendredi matin à la Basilique Saint-Pierre.

Par Le Figaro avec AFP

France/Covid-19 : voici la liste des départements où le couvre-feu est avancé à 18h

janvier 1, 2021

La mesure entre en vigueur à compter du samedi 2 janvier. Par ailleurs, les établissements culturels ne rouvriront pas le 7 janvier.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé vendredi 1er janvier la liste des départements où le couvre-feu sera avancé à 18h à compter du 2 janvier pour lutter contre la propagation du Covid-19.

Ces 15 départements situés depuis les Ardennes jusqu’aux Alpes-Maritimes en passant par la Bourgogne sont : Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Doubs, Ardennes, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort, Moselle, Nièvre et Saône-et-Loire.

«Dans une semaine nous ferons le point sur cette mesure», a dit le porte-parole, en soulignant que le couvre-feu avancé s’appliquerait de manière uniforme sur l’ensemble du territoire des départements concernés, sans distinction entre les villes et les zones rurales. Les personnes souhaitant sortir de chez elles en raison d’un motif valable devront utiliser, a-t-il expliqué, «la même attestation que celle que connaissent les Français actuellement pour le couvre-feu à vingt heures».

L’année 2021 commence comme 2020 a terminé, sous la menace d’une nouvelle flambée de l’épidémie que les autorités tentent d’empêcher avec cette mesure.

Lors de ses voeux aux Français jeudi, le président Emmanuel Macron s’est voulu rassurant en exprimant son «espoir» pour 2021 avec le vaccin, tout en avertissant que «les premiers mois de l’année seront difficiles», avec une épidémie qui pèsera «au moins jusqu’au printemps».

Le Conseil scientifique avait dit mardi craindre un probable rebond «incontrôlé» dans les prochaines semaines, notamment à l’occasion des fêtes. Le nombre de contaminations se situait jeudi aux alentours de 20.000 en 24 heures, selon Santé Publique France, qui craint également «une possible flambée épidémique dans les semaines à venir», notant une circulation toujours «élevée» du virus.

Face à ce risque, le gouvernement s’est dit déjà dit sceptique sur le fait que les lieux culturels puissent rouvrir le 7 janvier. Une information officiellement confirmée par Gabriel Attal. Le 7 janvier correspond selon lui à la date du prochain point sur les conditions sanitaires.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Ontario: Une « année folle » pour la distillerie Rheault de Hearst

janvier 1, 2021

Connue pour sa Loon Vodka, la distillerie Rheault, à Hearst, s’est démarquée cette année par sa résilience. Après avoir pivoté vers la production de gel hydroalcoolique, le fleuron nord-ontarien se tourne maintenant vers le cidre grâce à une nouvelle succursale à Thunder Bay.

Marcel Rheault et Mireille Morin, propriétaires de la distillerie Rheault à Hearst.

© Facebook/Distillerie Rheault Marcel Rheault et Mireille Morin, propriétaires de la distillerie Rheault à Hearst.

«Ça a été une année folle », s’exclame en riant Marcel Rheault, copropriétaire de l’entreprise. Depuis le début de la pandémie, sa conjointe Mireille Morin et lui ont produit environ 750 000 litres de désinfectant à main dans leur maison, soit l’équivalent d’un million et demi de bouteilles d’eau de taille standard.

Il explique avoir été contacté par le gouvernement au printemps passé afin d’obtenir une licence de production et ainsi pouvoir contribuer à renflouer les stocks de gel hydroalcoolique au pays.

Le désinfectant de la distillerie Rheault a notamment été utilisé par le gouvernement ontarien et la Police provinciale, mais aussi par des entreprises minières et des épiceries.

«On était prêt. Je pense qu’être entrepreneur, c’est ça. Quand tu as une opportunité et que le gouvernement te dit « enweille go, commence à produire, on te donne les licences et tu vas aider le monde autour de toi », c’est ça qu’on fait», résume Marcel Rheault.

La distillerie Rheault produit notamment de la vodka, du whiskey et des liqueurs de cerises et de framboises.

© Facebook/Distillerie Rheault La distillerie Rheault produit notamment de la vodka, du whiskey et des liqueurs de cerises et de framboises.

Ce parcours du combattant a d’ailleurs été récompensé ce mois-ci par le prix des juges aux Northern Ontario Business Awards (NOBA).

Le producteur se réjouit de cette reconnaissance de la part du milieu des affaires, mais refuse de la laisser lui «monter à la tête». «Il faut rester terre à terre et avoir du fun avec les gens. Il ne faut pas se prendre pour quelqu’un d’autre» , dit-il.

Marcel Rheault et sa conjointe n’ont toutefois pas dit leur dernier mot : ils produiront encore 250 000 litres de gel hydroalcoolique pour un client américain qui exportera le produit à l’international.

Ruée vers le cidre dans le Nord-Ouest ontarien

Après sa vodka Alpha, qui est distillée au lait, son whiskey et ses liqueurs, la distillerie Rheault met maintenant le cap sur le cidre… et sur Thunder Bay.

Le couple a acheté un édifice bâti dans les années 1920 dans la ville d’un peu plus de 100 000 personnes. L’objectif : y ouvrir une nouvelle distillerie en formule resto-bar, où il produira notamment du cidre.

Marcel Rheault explique que la distillerie de Hearst demeurera la «maison mère » de l’entreprise. L’hiver, les deux entrepreneurs demeureront à Hearst afin de produire de la vodka. L’été, ils se rendront à Thunder Bay, à quelque 500 kilomètres de là, afin de se consacrer au cidre et au whiskey.

Ayant déjà acquis les licences nécessaires à la production et engagé un expert en cidre, le couple espère commercialiser la nouvelle boisson cet été.

 Avec La Presse canadienne par Zacharie Routhier