Archive for the ‘Santé’ Category

Thaïlande: les jeunes rescapés de la grotte sortiront jeudi de l’hôpital

juillet 14, 2018

Capture d’écran d’une vidéo fournie par le gouvernement thaïlandais montrant des jeunes footballeurs hospitalisés à Chiang Rai après leur évacuation d’une grotte où ils étaient restés bloqués 18 jours / © Thai government public relations department (PRD)/AFP/Archives / Handout

Les douze jeunes footballeurs et leur entraîneur rescapés d’une grotte en Thaïlande après 18 jours sous terre pourront sortir jeudi de l’hôpital, ont annoncé samedi les autorités qui leur ont conseillé de rester à l’écart des médias.

L’équipe des « Sangliers sauvages » était restée bloquée depuis le 23 juin jusqu’à son évacuation qui a pris trois jours et s’est achevée le 10 juillet dans la grotte de Tham Luang (nord), inondable en saison de mousson.

« Les 13 « +Sangliers sauvages+ sont tous en bonne condition physique (…), tous ont bon moral », a déclaré aux journalistes le ministre de la Santé publique, Piyasakol Sakolsattayatorn.

« Ils sortiront ensemble de l’hôpital, nous envisageons jeudi », a-t-il ajouté.

Les enfants et leurs parents se sont vus conseiller de passer du temps avec leurs amis et leurs familles et de ne pas donner d’interviews aux médias car cela pourrait « déclencher des symptômes de stress post-traumatique », a-t-il encore dit.

Dans une courte vidéo enregistrée à l’hôpital de Chiang Rai où ils se trouvent actuellement, les jeunes garçons semblent avoir bonne mine.

Ils se présentent l’un après l’autre en saluant les mains jointes à la manière thaïlandaise, donnent chacun de brèves nouvelles de leur santé et précisent le plat qu’ils souhaitent déguster après leur sortie de l’hôpital.

« Je vais mieux », dit à la caméra Adul Sam-on, jeune apatride de 14 ans né dans l’Etat Wa, région de l’Est de la Birmanie marquée par une guérilla ethnique. Il dit rêver de manger du « KFC » puis remercie, en anglais, le monde entier pour avoir aidé à sauver l’équipe.

Dans la grotte, l’adolescent s’était improvisé porte-parole car c’était le seul à pouvoir communiquer avec les plongeurs britanniques parvenus les premiers à les rejoindre.

Trois des jeunes de l’équipe ainsi que l’entraîneur âgé de 25 ans sont des apatrides. Plus de 400.000 personnes sont recensées comme apatrides en Thaïlande, d’après le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU. Certaines sources estiment cependant qu’ils sont 3,5 millions. La Thaïlande s’est engagée à enregistrer tous les apatrides, soumis à de nombreuses restrictions du fait de leur statut, d’ici 2024 mais le flou règne en attendant.

La saga du sauvetage hors norme des jeunes footballeurs, qui a mobilisé des centaines de secouristes durant deux semaines dans cette zone isolée au milieu de la forêt tropicale, intéresse d’ores et déjà Hollywood, notamment la société de production d’obédience évangéliste Pure Flix.

Les autorités thaïlandaises n’ont fourni que des informations partielles sur toute l’opération de sauvetage et ont sévèrement limité l’accès aux jeunes rescapés et à leur famille.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 13h43)

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Congo: une jambe amputée découverte dans une poubelle à Brazzaville

juillet 9, 2018

 

Jambe amputée découverte dans une poubelle
Une jambe amputée a été découverte dans un bac à ordure de la société Averda à Moungali dans le quatrième arrondissement de Brazzaville.

La jambe amputée a été transportée à la morgue municipale de Brazzaville. Une enquêté a été ouverte.

Reste à ce que les fins limiers de la police judiciaire congolaise fassent preuve d’ingéniosité pour retrouver l’auteur, ou les auteurs de ce forfait.

On rappelle qu’en novembre dernier, le corps d’une jeune fille dont l’âge varierait entre 18 et 22 ans a été découvert dans une décharge à ordures du groupe Averda à Mpila, dans la capitale congolaise Brazzaville.

Le corps d’une jeune fille partielle dévêtue, visiblement débarquée d’une benne à ordures, gisait sur le tas d’immondices.

Selon les travailleurs d’Averda, tout porte à croire que cet assassinat se serait déroulé au centre-ville de Brazzaville, car le véhicule ayant déchargé les ordures contenant le cadavre y avait effectué sa tournée de ramassage.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

La production mondiale d’opium et cocaïne a explosé (rapport ONU)

juin 26, 2018

Un Afghan récolte la sève de pavot en avril 2018 près de Mazar-i-Sharifnn / © AFP / FARSHAD USYAN

La production mondiale de cocaïne, essentiellement en provenance de Colombie, et d’opium, principalement issu d’Afghanistan, a explosé pour atteindre son plus haut niveau historique en 2016-2017, s’alarme l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport annuel publié mardi.

L’agence onusienne s’inquiète aussi de voir les médicaments antidouleurs à base d’opiacés, détournés à usage de drogue, devenir « une menace majeure pour la santé publique mondiale », en Amérique du nord mais aussi en Afrique.

– Production record d’opium et de cocaïne –

La production mondiale d’opium a bondi de 65% de 2016 à 2017, à 10.500 tonnes, chiffre « le plus élevé » depuis les premières estimations de l’ONUDC au début des années 2000. L’Afghanistan se taille la part du lion avec une production de 9.000 tonnes, soit 87% de plus qu’en 2016.

Les surfaces de culture de pavot à opium ont progressé de 37% au niveau mondial entre 2016 et 2017, atteignant 420.000 hectares, dont plus des trois quarts se trouvent en Afghanistan où cette manne contribue à financer l’insurrection qui déstabilise le pays.

Un Afghan récolte la sève de pavot dans la province de Nangarhar en avril 2018n / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

En Afghanistan, cette évolution est à mettre sur le compte de l’instabilité politique, du manque de contrôle par les autorités, du manque de perspectives en termes d’emploi et d’éducation, et des hausses du rendement agricole, selon ce rapport de l’agence onusienne qui a son siège à Vienne.

La fabrication mondiale de cocaïne en 2016 « a atteint son niveau le plus élevé »: 1.410 tonnes, soit 25% de plus qu’en 2015. En Colombie, premier producteur mondial, la hausse de production a été de plus d’un tiers entre 2015 et 2016, à 866 tonnes.

La culture de feuille de coca, ingrédient de base de la cocaïne, couvre 213.000 hectares au niveau mondial dont 69% se trouvent en Colombie. Il s’agit d' »un défi à la mise en oeuvre de l’accord de paix » avec l’ex-guérilla des Farc, impliquée dans le trafic de drogue, souligne l’ONUDC.

Conséquences: une hausse, déjà perceptible, de l’offre sur les marchés traditionnels de consommation en Amérique du Nord et en Europe occidentale ainsi que la création prévisible de nouveaux marchés ciblant notamment « la classe moyenne en expansion des grandes économies d’Asie ».

Un homme récolte les feuilles de coca en septembre 2017 dans le département de Guaviare, en Colombien / © AFP/Archives / Raul Arboleda

– Crise des opiacés en Amérique, menace sur l’Afrique –

Les médicaments antidouleurs à base d’opiacés, détournés à usage de drogue, sont désormais « une menace majeure pour la santé publique mondiale », avertit l’ONUDC. L’ensemble des opiacés représentent 76% des décès liés à la consommation de stupéfiants.

Née d’une surprescription médicale de ces molécules, la crise des opiacés qui ravage les Etats-Unis depuis quelques années ne montre pas de signe d’apaisement. En 2016, 63.632 personnes sont décédées d’une surdose de drogue aux États-Unis, un record et une augmentation de 21% par rapport à l’année précédente.

Les dégâts de ces « drogues sur ordonnance » ont également contribué à la diminution de l’espérance de vie enregistrée aux Etats-Unis en 2015 et 2016, une première. L’Europe reste pour l’instant globalement épargnée par ce phénomène.

De la pate de coca en septembre 2017 dans une ferme clandestine du département de Guaviare, en Colombien / © AFP/Archives / Raul Arboleda

Alors que le fentanyl, un opioïde synthétique 50 fois plus puissant que l’héroïne, constitue le principal opiacé sur ordonnance des marchés américain et canadien, l’ONUDC s’inquiète de « l’expansion rapide » en Afrique de la consommation et du trafic de tramadol, un puissant antalgique.

Si le tramadol est encore essentiellement perçu comme une molécule aux usages récréatifs prisée par les jeunes Africains, l’agence appelle à se saisir de cette menace qui « met une pression supplémentaire sur les systèmes de santé déjà fragiles » des pays en développement concernés.

L’Afrique a concentré en 2016 87% des saisies mondiales d’opiacés pharmaceutiques, notamment en raison de l’essor du tramadol.

– Les baby-boomers, seniors de la drogue –

L’ONUDC relève la fréquence de la consommation de drogues chez les plus de 50 ans, émettant l’hypothèse que parmi les « baby-boomers » ayant goûté aux stupéfiants dans leur jeunesse, une partie n’ont pas abandonné ces addictions.

En Europe, les morts par surdose ont ainsi augmenté chez les plus de 40 ans entre 2006 et 2013 alors qu’elles baissaient chez les moins de 40 ans. Au niveau mondial, les plus de 50 ans qui comptaient pour 27% des décès liés à la drogue en 2000, représentaient 39% du total en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2018 17h32)

Congo: Jacques Joachim Yombi Opango hospitalisé en France

juin 19, 2018

 

Jacques Joachim Yombi Opango, le patriarche d’Owando
L’ancien président de la République populaire du Congo et du Comité Militaire du Parti (CMP) au lendemain de la mort du président Marien Ngouabi, et président fondateur du Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD), Jacques Joachim Yombi Opango est hospitalisé au CHU de Rennes en France, a-t-on appris auprès d’une source proche de la famille.

Âgé de 78 ans, le « patriarche d’Owando » s’était depuis quelques mois effacé de la scène publique, sa dernière apparition remontant à la présidentielle où il avait, devant les caméras, accompli son devoir civique.

Déjà, on sentait en lui un homme affaibli, marqué par le poids de l’âge qui supportait une santé précaire dont l’état était à peine dissimulé.

Sentant ses forces à mener les combats politiques l’abandonner, Jacques Joachim Yombi Opango s’était déchargé il y a quelques mois à peine de la présidence active du RDD, au profit de son fils Jean- Jacques Yombi Opango.

L’état de santé du battant qu’a toujours été Jacques Joachim Yombi Opango, par-delà les épreuves, demeure tout de même inquiétant.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

Le président palestinien quitte l’hôpital après huit jours de rumeurs

mai 28, 2018

Le président palestinien Mahmoud Abbas à sa sortie d’hôpital à Ramallah, en Cisjordanie occupée, après huit jours d’hospitalisation, le 28 mai 2018 / © AFP / ABBAS MOMANI

Le président palestinien Mahmoud Abbas a quitté lundi l’hôpital de Ramallah en Cisjordanie occupée après huit jours d’une hospitalisation qui a ranimé les spéculations sur son avenir et sa succession.

Agé de 83 ans, M. Abbas est sorti vers midi à pied de l’hôpital où il était soigné pour une pneumonie selon la présidence.

En apparente bonne santé pour quelqu’un sortant d’hospitalisation, il s’est auparavant adressé aux journalistes pour dire son intention de retourner travailler à son bureau dès mardi.

« Grâce à Dieu, je quitte l’hôpital aujourd’hui en bonne santé, et je retourne au travail demain », a-t-il dit, flanqué de ses deux fils, de ses collaborateurs et du directeur de l’hôpital.

« Je remercie les responsables politiques, les rois, les présidents, mes frères -arabes et non-arabes- qui ont bien voulu prendre de mes nouvelles », a-t-il ajouté, soulignant ses propos de gestes appuyés.

Connu pour être un grand fumeur, M. Abbas avait été admis à l’hôpital le 20 mai avec une forte fièvre. Quelques jours plus tôt, il avait subi une opération mineure à une oreille.

Ses symptômes avaient d’abord été présentés comme des complications liées à l’opération, avant que le directeur de l’hôpital n’indique que le président palestinien souffrait d’une « infection au poumon droit ».

La sortie de l’hôpital de M. Abbas avait été repoussée de jour en jour, alimentant les conjectures sur la gravité de son état. Des photos de M. Abbas se promenant dans les couloirs de l’hôpital et lisant un journal avaient été publiées avec l’évidente intention de faire cesser les rumeurs.

La santé de M. Abbas est un motif d’alerte régulier. Interlocuteur principal de la communauté internationale dès lors qu’il s’agit des Palestiniens, M. Abbas n’a officiellement désigné aucun successeur.

Aucun nom ne se détache pour prendre sa relève et la mise à l’écart de M. Abbas ouvrirait une période incertaine et potentiellement dangereuse.

– « Dans les mois à venir » –

M. Abbas a été élu en 2005 pour quatre ans à la présidence de l’Autorité palestinienne, sorte de préfiguration d’un Etat palestinien, à la suite de Yasser Arafat. Son mandat n’a jamais été remis en jeu depuis, faute d’élections, en raison des dévastatrices divisions palestiniennes.

L’Autorité palestinienne a été chassée de la bande de Gaza par le mouvement islamiste Hamas en 2007 et tous les efforts entrepris par M. Abbas pour reprendre pied dans l’enclave censée faire partie un jour d’un futur Etat palestinien ont échoué, y compris encore il y a quelques mois.

L’Autorité palestinienne n’exerce plus qu’un gouvernement limité à partir de Ramallah sur des fragments de Cisjordanie occupée par l’armée israélienne.

Elle est par ailleurs largement discréditée auprès des Palestiniens qui souhaitent majoritairement le départ de M. Abbas. Ce dernier, qui avait signé en 1993 l’historique premier accord d’Oslo jetant les bases d’un règlement israélo-palestinien, demeure pour la communauté internationale l’avocat reconnu d’une solution négociée et non-violente.

Mais cette solution dite « à deux Etats », passant par la création d’un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël, paraît plus lointaine que jamais. L’effort de paix avec Israël est paralysé depuis 2014.

Et depuis 2017, l’Autorité essuie les coups infligés par l’administration Trump, culminant dans la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël. Les relations entre la direction palestinienne et les officiels américains sont gelées depuis.

L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, a indiqué mercredi que l’administration Trump présenterait un plan de paix « dans les mois à venir ».

Romandie.com avec (©AFP / 28 mai 2018 14h11)                  

Ébola en RDC: mobilisation renforcée face à la menace

mai 18, 2018

Photo fournie par l’Unicef le 13 mai 2018 montrant du personnel sanitaire à l’hôpital de Bikoro en RDC / © UNICEF/AFP/Archives / MARK NAFTALIN

Les agences d’aide internationales et pays voisins de la Républi

que démocratique du Congo étaient mobilisés vendredi contre l’épidémie de la fiévre hémorragique Ebola alors que le bilan des victimes s’alourdit.

Selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de morts dus à Ebola en RDC s’élève à 25 morts, sur un total de 45 cas confirmés ou suspectés.

L’épidémie est apparue au début du mois de mai dans une zone rurale du nord-ouest de la RDC, avant de se propager à Mbandaka, ville d’environ 1,5 million d’habitants située sur le fleuve Congo et reliée à Kinshasa par de nombreuses liaisons fluviales. Ce cas « augmente le risque de propagation en RDC et dans les pays voisins », selon l’OMS.

Plus de trois cents personnes auraient eu des contacts directs ou indirects avec des malades d’Ebola à Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur, a-t-on appris de source médicale.

Un Comité d’urgence de l’OMS doit décider vendredi à Genève si la situation constitue « une urgence de santé publique de portée mondiale ».

La décision finale sur l’état d’urgence revient au directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui doit s’exprimer devant les médias à Genève.

– « haute alerte » –

Face à la menace, des pays voisins de la RDC se sont déclarés vendredi en état de « haute alerte ».

« Cinq des six États membres de l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est) partagent une frontière avec la RDC et tous entretiennent des échanges commerciaux avec d’importants trafics transfrontaliers », a rappelé cette organisation sous-régionale, soulignant qu’aucun cas d’Ebola « n’a encore été identifié dans la région ».

« Les États membres ont mis en place une série de mesures de sécurité », incluant l’examen rapide de personnes arrivant de la RDC, la mobilisation des personnels de santé, la mise en place et le renforcement des capacités de centres ad hoc, ainsi que la sensibilisation des populations.

L’EAC regroupe le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda et le Burundi. Seul le Kenya n’a pas de frontière avec la RDC.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé vendredi le déploiement d’épidémiologistes et de personnel médical à Kinshasa et sur seize points d’entrée aux frontières de la RDC pour tenter d’empêcher la propagation d’Ebola.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir aussi mobilisé plus de 200 volontaires dans la lutte contre la propagation d’Ebola.

– « les autorités n’ont rien fait » –

Après l’apparition d’Ebola à Mbandaka, les habitants de cette ville de l’ouest de la RDC exprimaient leur colère contre l’inaction des autorités.

« Je viens de Bikoro (épicentre de la nouvelle épidémie à une centaine de km de Mbandaka), il n’y a que deux points de contrôle sur plus de 100 km de route dans les villages Kalamba et Ndenga. Ce n’est pas efficace parce que de nombreuses personnes qui voyagent par moto et à pied échappent à ce contrôle », a déclaré à l’AFP un Congolais inquiet, Abraham.

« Les autorités n’ont rien fait pour éviter qu’Ebola n’arrive à Mbandaka », a estimé de son côté Claude, un habitant de la ville.

Contactées par l’AFP, les autorités congolaises n’ont pas réagi dans l’immédiat.

« Ici au port fluvial de Mbandaka, nous avons reçu instruction des autorités pour fermer toutes les issues sauf une seule afin de contraindre tout le monde à passer au contrôle », a déclaré à l’AFP un responsable provincial de la société de transport fluvial public.

Au port de Menge, un port fluvial privé, des agents du ministère de la Santé prenaient vendredi systématiquement la température des voyageurs à l’aide de thermomètres laser.

« Mais, les thermomètres ne sont pas en nombre suffisant, d’où l’énervement et des attroupements », a regretté Joseph Dangbele, un agent du port.

Dans les ports, le dispositif de contrôle est constitué des thermomètres laser, de bassines d’eau et de savon liquide, d’un registre sur lesquels les noms et adresses des voyageurs à l’arrivée sont inscrits, a constaté un correspondant de l’AFP.

Face à l’épidémie d’Ebola, de nombreux Congolais se tournent aussi vers les Eglises.

– « Risque très élevé » –

Le pays fait face à sa neuvième épidémie depuis son apparition sur le sol congolais en 1976.

La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

Dans l’épidémie actuelle, les cas avaient jusqu’à présent été uniquement recensés dans la région de Bikoro, zone rurale très difficile d’accès à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

L’OMS a révisé son évaluation du risque de propagation de l’épidémie, désormais considéré « très élevé » au niveau national et « élevé » pour les pays voisins. Au niveau mondial, le risque de propagation est jusqu’à présent classé « faible ».

L’agence est en train d’envoyer 7.540 doses d’un vaccin expérimental. 4.300 doses sont déjà arrivées à Kinshasa.

L’épidémie d’Ebola la plus violente de l’histoire a frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. L’OMS avait alors été vivement critiquée pour la lenteur de sa réaction.

Romanhdie.com avec (©AFP / 18 mai 2018 13h52)                

États-Unis: Melania Trump hospitalisée annonce la Maison Blanche

mai 15, 2018

Elle souffre d’un problème au rein: la première Dame va passer jours à l’hôpital

 

 Hospi­ta­li­sée pour une opéra­tion du rein, Mela­nia Trump va passer plusieurs jours à l’hôpi­tal. La Maison Blanche se veut cepen­dant rassu­rante, affir­mant que la chirur­gie s’est très bien dérou­lée.

Petit problème de santé pour Mela­nia Trump. Selon un commu­niqué publié par la Maison Blanche, la première dame améri­caine a été hospi­ta­li­sée ce lundi 14 mai. Prise en charge par le Walter Reed Natio­nal Mili­tary Medi­cal Center près de Washing­ton D.C, elle devrait passer quelques jours à l’hô­pi­tal. Selon les premières infor­ma­tions, elle souf­fri­rait d’un problème au niveau d’un rein, bénin, mais néces­si­tant malgré tout une inter­ven­tion médi­cale.

Le commu­niqué explique : « Ce matin, la première dame Mela­nia Trump a subi une procé­dure d’em­bo­li­sa­tion pour trai­ter un problème de rein bénin. » Pas ques­tion d’inquié­ter le public, puisque la Maison Blanche affirme par ailleurs : « La procé­dure a été une réus­site, et aucune compli­ca­tion n’a eu lieu. » Cepen­dant, l’épouse de Donald Trump va devoir attendre quelques jours avant de pouvoir rentrer chez elle : elle doit rester en obser­va­tion à l’hô­pi­tal «  proba­ble­ment jusqu’à la fin de la semaine  », afin de se repo­ser avant de reprendre le travail.

Son époux, le président Donald Trump, n’était pas présent à son chevet, mais devrait lui rendre visite sous peu. Selon la presse améri­caine, Mela­nia Trump, âgée de 48 ans, est la première épouse de président améri­cain à subir une opéra­tion médi­cale impor­tante depuis 1987, époque à laquelle Nancy Reagan avait subi une mastec­to­mie. Depuis 30 ans, ce genre de soucis médi­cal n’avait plus eu lieu.

Gala.fr par Laetitia ReboulleauLaetitia Reboulleau

Ébola en RDC: le directeur général de l’OMS attendu à Kinshasa

mai 12, 2018

A Genève, l’OMS a jugé « élevé » le risque de propagation de l’épidémie d’Ebola en RDC et annoncé qu’elle se préparait au « pire des scénarios » / © AFP/Archives / JOHN WESSELS

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit arriver samedi en République démocratique du Congo pour soutenir la riposte à l’épidémie de fièvre Ebola, a indiqué l’OMS qui se « prépare au pire des scénarios ».

« Le directeur général de l’OMS Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus doit voyager en RDC ce week-end pour faire le point sur la situation », « en soutien aux autorités nationales », a indiqué l’OMS dans un communiqué.

L’épidémie touche la région de Bikoro, dans la province de l’Equateur, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

« Au 11 mai, 34 cas d’Ebola ont été rapportés dans la zone ces cinq dernières semaines, dont deux confirmés, 18 probables décès, et 14 cas suspects », a détaillé l’OMS.

Vendredi à Genève, l’OMS a jugé « élevé » le risque de propagation de l’épidémie d’Ebola en RDC et annoncé qu’elle se préparait au « pire des scénarios ».

Une équipe conjointe autorités, OMS et Unicef se rendait samedi dans la zone de Bikoro.

« Nous sommes sur le point de nous rendre à Bikoro après cette étape de Mbandaka (capitale de la province de l’Equateur) où nous avons procédé au déploiement des laboratoires mobiles pour commencer les analyses » des cas suspects « et obtenir les résultats rapidement », a indiqué à l’AFP Eugène Kabambi, chargé de communication de l’OMS en RDC.

A Mbandaka, située à 100 km de Bikoro, le ministre de la santé Oly Ilunga a aussi samedi « sensibilisé la population pour que la ville soit en alerte et que la surveillance soit au top », a rapporté M. Kabambi.

La RDC fait face à sa 9ème épidémie d’Ebola. La dernière remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

Apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976, la fièvre hémorragique Ebola vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel.

Romandie.com avec (©AFP / 12 mai 2018 13h58)                

« Il va mourir de toute façon »: haro sur la Maison Blanche après des propos sur McCain

mai 11, 2018

Washington – L’opposition du sénateur John McCain à la nomination de la candidate pour diriger la CIA n’est pas grave car « il va mourir de toute façon »: les propos d’une employée de la Maison Blanche envers cette figure respectée de la politique américaine ont déclenché une vive polémique.

Selon des médias américains, la remarque visant ce sénateur atteint d’un cancer du cerveau émane de Kelly Sadler, membre de l’équipe de communication de Donald Trump, qui s’exprimait jeudi lors d’une réunion.

Interrogée à plusieurs reprises sur ce sujet, Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a refusé de s’excuser au nom de l’exécutif ou d’aborder le sujet frontalement, affirmant n’avoir aucun commentaire à faire sur des propos tenus « lors d’une réunion interne ».

« Nous respectons tous les Américains », a-t-elle simplement affirmé, confirmant par ailleurs que Kelly Sadler travaillait toujours à la Maison Blanche.

Quelques heures plus tôt, le fille de John McCain, Meghan, avait estimé que l’auteure de cette remarque devait être limogée.

« Je ne comprends pas l’environnement dans lequel (ces propos) seraient acceptables et que vous puissiez revenir au travail le lendemain et garder votre emploi », a-t-elle dit sur ABC. « Ne vous en faites pas pour notre famille, nous sommes forts », a-t-elle ajouté.

Selon la presse américaine, Mme Sadler s’est excusée auprès de Meghan McCain pour ses propos.

L’épouse de John McCain, Cindy, a elle aussi réagi: « Puis-je vous rappeler que mon mari a une famille, 7 enfants et 5 petits-enfants », a-t-elle écrit sur Twitter, en s’adressant directement à Kelly Sadler.

L’ancien vice-président démocrate Joe Biden, un ami proche de M. McCain, s’est également indigné. « Les gens se demandaient quand l’administration toucherait le fond en matière de décence. C’est arrivé hier », a-t-il dit dans un communiqué.

« Etant donné le manque de respect de la Maison Blanche envers John et d’autres, cette collaboratrice n’est pas l’exception à la règle, mais son incarnation », a-t-il ajouté.

Le sénateur républicain de 81 ans a été diagnostiqué l’année dernière avec un glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau, et s’est retiré depuis plusieurs mois dans l’Arizona. Très peu de parlementaires ou d’hommes politiques osent évoquer publiquement son éventuel décès.

Depuis son fief, M. McCain s’est opposé à la nomination de Gina Haspel, choisie par le président Trump pour diriger la CIA où elle a passé plus de 30 ans, en raison de son rôle controversé dans des programmes d’interrogatoires poussés après le 11-Septembre. Elle avait dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où des détenus suspectés d’appartenir à Al-Qaïda ont été torturés.

M. McCain est un héros de la guerre du Vietnam, où il a passé plus de cinq ans comme prisonnier de guerre et a été torturé pendant sa captivité.

Un animateur de la chaîne TV Fox Business s’est également excusé jeudi auprès du sénateur sur Twitter pour ne pas avoir contredit un de ses invités qui affirmait que M. McCain avait parlé sous la torture pendant sa détention au Vietnam. Cette accusation, déjà lancée en 2008, s’était révélée fausse.

La chaîne a annoncé vendredi que l’invité, le général en retraite Thomas McInerney, ne serait désormais plus invité.

Le président Donald Trump s’en était déjà pris aux états de service de M. McCain pendant la campagne électorale de 2016. « C’est un héros parce qu’il a été capturé? J’aime les gens qui n’ont pas été capturés », avait-il lancé.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2018 20h37)                                                        

Le Zimbabwe légalise la production du cannabis à des fins médicales

avril 28, 2018

Un fumeur de cannabis, le 20 avril 2018 à Ottawa au Canada / © AFP/Archives / Lars Hagberg

Le Zimbabwe a décidé de légaliser la production sur son territoire de cannabis à des fins médicinales ou scientifiques, selon un décret du ministre de la Santé paru au Journal officiel.

La marijuana était jusque là tolérée dans le pays en petites quantités pour la médecine traditionnelle, notamment pour traiter l’asthme, l’épilepsie ou pour… accélérer la pousse des cheveux.

La production et l’utilisation de grandes quantités étaient punies de peines allant jusqu’à douze ans de prison.

Le nouveau texte permet dorénavant aux citoyens zimbabwéens ou aux entreprises dûment établies dans le pays de solliciter un permis de production d’une validité de cinq ans auprès du ministère de la Santé sous strictes conditions.

« Le demandeur doit préciser la quantité maximale, exprimée en poids net en grammes, du cannabis frais, séché ou sous forme d’huile qu’il s’engage à produire, sous quelle pédiode, ainsi que le nombre maximal de plants qu’il vendra », stipule le décret.

Les producteurs qui ont l’intention de « posséder, produire, vendre, fournir, transporter ou livrer du cannabis en plus d’un seul point » devront demander un autre permis, précise-t-il.

L’usage médical du cannabis se développe dans certains pays du monde afin de soulager les souffrances dues aux cancers, au sida ou à d’autres pathologies.

L’Uruguay est devenu en décembre 2013 le premier pays au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2018 14h51)