Archive for the ‘Santé’ Category

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait avoir mardi l’avis des experts qui recommanderont d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca aux moins de 55 ans.

avril 19, 2021

Une fiole du vaccin AstraZeneca.

© Jens Schlueter/Getty Images Une fiole du vaccin AstraZeneca.

Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta ont décidé de rendre le vaccin d’AstraZeneca disponible aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante du nombre de cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le Comité sur l’immunisation du Québec doit faire la même analyse.

«Le ministère nous a demandé la semaine dernière d’évaluer ça. On a notre rencontre demain après-midi. On devrait pouvoir donner la réponse à ce moment-là», affirme un des membres du Comité, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur en épidémiologie à l’Université Laval, Gaston De Serres.

Les experts devront évaluer les coûts et les bénéfices de la vaccination des personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux. «Ça peut être de prévenir la maladie, mais c’est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d’un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants», a expliqué Gaston De Serres au micro de l’émission Première heure.

Données britanniques

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000, chez les 40 à 55 ans. Les femmes seraient aussi plus sujettes aux thromboses que les hommes.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

Cependant, le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

«Un des problèmes qu’on a, c’est que les données européennes, ce qu’on n’a pas facilement, c’est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés? On a des données précises qui nous viennent [seulement] de Grande-Bretagne», précise-t-il.

Long terme?

L’autre inconnue, c’est l’effet de la COVID-19 à long terme.

«Parmi les gens qui ont fait la COVID, il y en a un pourcentage non négligeable qui traînent des symptômes pendant des mois. On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de cette maladie», mentionne Gaston De Serres.

Le Comité sur l’immunisation du Québec devrait remettre ses recommandations en fin de journée mardi au ministère de la Santé, mais la décision d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra au ministre de la Santé, Christian Dubé.

 Avec Jean-François Nadeau

Mauricie et au Centre-du-Québec: Une semaine déterminante pour éviter de basculer en zone rouge

avril 18, 2021

La région reviendra-t-elle en zone rouge? La question est sur toutes les lèvres depuis que le nombre de cas est reparti à la hausse au cours des derniers jours en Mauricie et au Centre-du-Québec atteignant la moyenne des 50 cas quotidiens. Pendant ce temps, le casse-tête se poursuit dans les écoles qui doivent composer avec des cas de variants.

 Ce sont 31 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été enregistrés, dimanche, en Mauricie et au Centre-du-Québec.

© undefined Ce sont 31 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été enregistrés, dimanche, en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le nombre d’hospitalisations sera également à surveiller, alors que celui-ci a doublé au cours des derniers jours, passant d’une dizaine à une vingtaine de patients traités pour la COVID-19. Avec les nouveaux cas qui se sont ajoutés au cours de la dernière semaine, les prochains jours devraient être déterminants à ce chapitre puisqu’il faut généralement un certain temps avant que les gens se retrouvent à l’hôpital.

«Si ça continue comme ça, on n’aura pas le choix, mais si les gens font attention et que le nombre de cas freine, on devrait être correct», croit le Dr Frédéric Picotte, un médecin de famille qui fait également de l’urgence, à Shawinigan, et qui fait partie des personnalités et des experts de la région qui se sont joints à la campagne «Comptez-sur moi» pour encourager la vaccination.

«Par contre, si on continue de se voir et qu’on suit plus ou moins les mesures parce qu’on est fatigué, on risque de voir le nombre d’hospitalisations augmenter de manière proportionnelle, c’est mathématique, continue-t-il. C’est vraiment au cours de la prochaine semaine que l’on va voir si ça augmente encore. Elle sera déterminante pour savoir si on se ramasse en zone rouge.»

«On voit ce qui se passe en Ontario et à Québec. On sait que quand le nombre de variants prédomine, le nombre de cas augmente. C’est un signe pour nous en Mauricie qu’il faut continuer d’appuyer les mesures, le temps qu’on vaccine le plus grand nombre de personnes, poursuit-il. Notre meilleure protection pour prévenir un nouveau variant encore plus contagieux, c’est la vaccination.»

Celui-ci se réjouit d’ailleurs de l’engouement que l’on a pu observer au cours des dernières semaines pour la vaccination, notamment avec les files d’attente que l’on a pu voir un peu partout dans la région pour recevoir une première dose d’AstraZeneca.

«Ce qui me motive beaucoup, ce sont les données scientifiques. C’est de voir que les pays qui ont mis ça à l’avant-plan et qui ont réussi à vacciner massivement leur population, ils n’ont pas eu de troisième vague. Si on regarde l’Angleterre, on voit dans les chiffres que ça fait une grosse différence, rappelle-t-il. C’est la meilleure façon de retrouver notre liberté et j’ai bien hâte que l’on retrouve une vie normale. Oui c’est important de continuer d’appliquer les mesures en attendant, mais c’est le vaccin qui va faire une différence.»

Deux fois moins de cas que la veille dans la région

Il y avait d’ailleurs quelques nouvelles encourageantes en ce qui concerne le portrait de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec, dimanche, alors que le nombre de nouveaux cas déclarés était deux fois moins élevé que la veille et que les hospitalisations étaient reparties à la baisse. 

Après plusieurs journées avec un nombre de cas qui demeurait élevé, le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a en effet déclaré 31 nouveaux cas, dimanche, soit 17 en Mauricie et 14 au Centre-du-Québec. Les nouveaux cas étaient répartis entre Drummond (5), Arthabaska (5), Shawinigan (5), Trois-Rivières (4), Maskinongé (3), Mékinac (3), des Chenaux (2), Nicolet-Yamaska (2), Bécancour (1) et L’Érable (1).[object Object]

Avec 30 nouvelles personnes qui se sont rétablies de la maladie, c’est seulement un cas actif de plus qui s’est ajouté pour un total de 370, soit 161 en Mauricie et 209 au Centre-du-Québec. La tendance de la dernière semaine avait tout de même eu une incidence sur le taux de cas actifs qui s’élève à 70,9 par 100 000 habitants. Ce qui se rapproche de l’Estrie (75,9) et du Saguenay-Lac-Saint-Jean (79,0).

Pour ce qui est des hospitalisations, on comptait 17 personnes hospitalisées, dont seulement deux se trouvaient aux soins intensifs. C’est une baisse marquée par rapport à vendredi, alors que sept patients occupaient l’un des dix lits disponibles aux soins intensifs du CHAUR de Trois-Rivières.

Le nombre de variants est toutefois beaucoup plus élevé que la veille. Ce sont en effet 404 cas présomptifs qui avaient été déclarés positifs au criblage dans la région, dimanche, ce qui représente une augmentation de 60 par rapport à samedi. Le nombre de cas confirmés comme étant de la souche britannique demeurait toutefois toujours à six, selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Pour ce qui est de la vaccination, ce sont 141 499 doses qui ont été administrées en Mauricie et au Centre-du-Québec. C’est 3517 de plus que ce qui avait été déclaré, la veille, sur le site du gouvernement du Québec.

Rappelons qu’après une pause, en fin de semaine, la vaccination sans rendez-vous avec les doses d’AstraZeneca reprendra lundi. Des cliniques auront lieu à Sainte-Tite, de 8h30 à 16h, et à Nicolet, de 12h à 19h.

Par ailleurs, pour une deuxième nuit consécutive, la police de Trois-Rivières indiquait ne pas avoir remis de constat d’infraction en lien avec le non-respect du couvre-feu, dans la nuit de samedi à dimanche.

Des cas de variants à la Riveraine

Le centre de services scolaire de la Riveraine a également fait savoir, dimanche, que des cas de variants dans certains établissements entraînent la rupture de certains parcours du transport scolaire pour une période indéterminée.

Le CSS rapporte un cas de variant à l’école primaire Jean-XXIII, à Saint-Wenceslas, ce qui implique l’isolement à la maison d’un groupe classe et de plusieurs membres du personnel jusqu’au 28 avril. Cela occasionne aussi la fermeture du service de garde pour une période indéterminée en raison d’un manque de personnel.

Un cas de variant à l’école secondaire la Découverte, à Saint-Léonard-d’Aston, oblige aussi la fermeture de tous les groupes du premier cycle (1re et 2e secondaire) du 19 au 30 avril inclusivement. 

Il y a aussi les élèves de 5e secondaire du Séminaire Saint-Joseph qui devront faire l’école à distance jusqu’au 30 avril. Selon ce qu’indiquait Radio-Canada Mauricie, dimanche, neuf enseignants doivent se placer en isolement après avoir été en contact avec un élève ayant contracté la COVID-19.

Avec  Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste 

Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire

avril 17, 2021
Guyane: difficile combat contre le variant bresilien, devenu majoritaire
Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire© AFP/Archives/jody amiet

Le variant brésilien ? « Aucune idée de ce que c’est, il n’y a que les scientifiques qui le savent », sourit Gui, Guyanais de 84 ans. Contrairement à la population, les autorités locales s’inquiètent, ont renforcé les restrictions et étendu la vaccination aux plus de 30 ans.

En Guyane, département qui partage une frontière fluviale et terrestre de 730 kilomètres avec le Brésil, « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs », a indiqué cette semaine le préfet Thierry Queffelec.

Selon les autorités sanitaires, « la couverture vaccinale de 5,32 % en Guyane reste trop limitée pour protéger le territoire », elles ont donc annoncé élargir la cible vaccinale aux personnes de plus de 30 ans, dans cette région où une personne sur deux a moins de 25 ans.

Pourtant, au centre de vaccination de l’Encre, le seul de Guyane, les patients venus recevoir leur injection ne semblent pas tous s’en inquiéter.

Outre Gui, l’octogénaire, qui se dit, en souriant, pas du tout effrayé par le variant brésilien, Thomas, 32 ans, se montre tout aussi décontracté. Il espère même pouvoir voyager au Brésil bientôt grâce au vaccin.

Le personnel de santé enchaîne les vaccins sans temps mort, « entre 60 et 100 piqûres par jour », précise l’un d’eux. Cependant, pas de bousculade, ni de file d’attente, les patients arrivent 15 minutes avant l’heure du rendez-vous, se font enregistrer et passent dans une des sept lignes de vaccination.

Hervé, 73 ans, est venu avant tout pour prémunir sa famille. En revanche, le variant l’inquiète un peu plus que les autres. « Nous sommes voisins du Brésil, où la contamination est énorme, il était nécessaire de me protéger à ce niveau-là », car il n’est pas serein: « nous n’avons pas de frontière », déplore-t-il, « on ne sait pas qui rentre et qui sort ».

Contenir le variant

La suspension des liaisons aériennes entre la France et le Brésil a braqué les projecteurs sur la Guyane voisine. Mercredi, le ministère de l’Intérieur annonçait la mise en place de tests antigéniques à l’arrivée des vols en provenance de Cayenne, en plus du test PCR négatif et du motif impérieux obligatoire pour voyager.

Le lendemain, la préfecture dévoilait un nouveau train de mesures : un couvre-feu du samedi 19H00 au lundi 05H00 dans huit communes, dont Cayenne et Kourou, un auto-test à réaliser à l’aéroport pour les voyageurs vers Paris, et un renforcement des contrôles à la frontière avec le Brésil.

A l’hôpital de Cayenne, le plan blanc a été déclenché mercredi, 18 des 23 lits de réanimation étant occupés, en majorité par des malades du Covid-19. La Guyane a connu une remontée fulgurante du taux d’incidence ces dernières semaines. Il culmine à 173 cas pour 100.000 habitants et atteint 200 à Cayenne et les communes limitrophes.

La prégnance du variant brésilien incite maintenant des personnes à se faire vacciner.

Fatoumata Traoré, infirmière au Centre Hospitalier de Cayenne, remarque que beaucoup d’institutrices viennent au centre de vaccinations. « Elles craignent d’être contaminées à la reprise des cours par des élèves qui seraient allés au Brésil pendant les vacances », explique-t-elle à l’AFP, « ces personnes n’étaient pas très motivées mais sont venues ».

Le récent arrêt des liaisons aériennes entre la France et le Brésil ne concerne pas le département, car il n’y a plus de liaisons aériennes entre la Guyane et le Brésil depuis longtemps, l’unique compagnie assurant ces vols a quitté le territoire dès le premier confinement.

Mais si la frontière terrestre est fermée depuis plus d’un an, elle reste poreuse, des piroguiers parviennent à déjouer la surveillance sur le fleuve Oyapock. Le trafic des pirogues a diminué mais n’a pas cessé. En revanche, le prix de la traversée a augmenté.

Cayenne avec (AFP) –

Canada: La frontière entre le Québec et l’Ontario fermée dès lundi

avril 16, 2021

Le Québec a emboîté le pas au gouvernement ontarien et a décidé de fermer lui aussi sa frontière la plus à l’ouest, vendredi soir, au moment où l’Ontario est en proie à une situation sanitaire qui n’a rien de rassurante, selon les experts. À partir de lundi, des barrages routiers seront érigés par les deux provinces pour restreindre les déplacements non-essentiels.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

© Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault

« Dès lundi, nous fermerons notre frontière avec l’Ontario et nous assurerons un contrôle serré des déplacements. Nous sommes en discussion avec le gouvernement ontarien pour déterminer les modalités », a annoncé la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, vendredi soir.

Son annonce est survenue peu après celle du premier ministre ontarien, Doug Ford, qui s’est dit inquiet de « perdre la bataille entre les variants et les vaccins ». Il a annoncé la fermeture de ses frontières avec le Québec et le Manitoba, parmi une série nouvelles mesures sanitaires.

Les seules exceptions permises pour se rendre en Ontario seront pour le travail, l’obtention de soins médicaux et le transport de marchandises. Le premier ministre Ford a également exhorté le fédéral de restreindre encore plus les déplacements internationaux.

« Si une personne n’a pas de raison valide pour se rendre en Ontario, elle devra faire demi-tour », a averti la solliciteuse générale de l’Ontario, Sylvia Jones, lors d’un point de presse, vendredi après-midi.

L’Ontario a également prolongé à six semaines son « ordonnance de rester à la maison », décrétée la semaine dernière et ayant pour but de réduire les déplacements non essentiels. La province a rejeté l’idée d’imposer un couvre-feu similaire à celui en vigueur au Québec. Elle imposera toutefois de nouvelles restrictions à la pratique de sports extérieurs, comme le golf, et interdira dès samedi les rassemblements extérieurs de personnes issues de foyers différents.

Nouveaux barrages

Les villes d’Ottawa et de Gatineau seront ainsi une nouvelle fois séparées par des barrages policiers, après une première interdiction des déplacements interprovinciaux non-essentiels au printemps dernier, imposée par le Québec. « J’espère que les raisons humanitaires seront permises. On a besoin d’exceptions », a réagi le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, peu après l’annonce de l’Ontario qui n’en faisait pas mention. Le maire invite le gouvernement Ford à tenir compte de la réalité de la région frontalière, où les résidants ont l’habitude de se déplacer d’une rive à l’autre de la rivière des Outaouais. « Mais c’est une décision qui leur appartient », conclut-il.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a pour sa part critiqué plus sévèrement la mesure de son gouvernement. « Je n’ai jamais été un grand adepte des barrages », a-t-il laissé tomber, vendredi soir, dans un appel avec des journalistes. « Nous n’avons pas été consultés. C’est une loi de la province de l’Ontario, nous n’avons pas beaucoup de choix, et ça va nous coûter beaucoup d’argent pour les services policiers. »

Bientôt 15 000 cas ?

Les nouvelles mesures imposées par l’Ontario sont justifié par une importante dégradation de sa situation sanitaire, et des projections qui laissent entrevoir une catastrophe à venir. La province enregistrait vendredi un autre record de nouveaux cas de COVID-19, à 4812. Des modélisations présentées par des experts gouvernementaux vendredi ont dressé un portrait encore plus inquiétant : si des mesures fortes n’étaient pas prises par l’Ontario, le nombre de ses nouveaux cas par jour pourrait dépasser les 15 000. Déjà, tant les cas de COVID-19 et les hospitalisations sont à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie dans cette province.

Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a par ailleurs offert vendredi matin au gouvernement Ford de déployer en Ontario des effectifs de la Croix-Rouge, dont des unités mobiles de vaccination et un coup de main dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée. Une porte-parole du premier ministre Ford a toutefois indiqué aussitôt que le gouvernement déclinait l’offre d’Ottawa, parce qu’inutile. Selon son gouvernement, l’Ontario a besoin de plus de vaccins, pas de vaccinateurs.

Appel aux autres provinces

Le gouvernement Ford a par contre demandé à d’autres provinces de lui prêter des infirmières et d’autres travailleurs de la santé, alors que les hôpitaux sont poussés à bout, surtout aux soins intensifs, par la flambée des infections et la pénurie de personnel.

Dans une lettre à ses homologues des autres provinces et territoires, la sous-ministre de la Santé de l’Ontario, Helen Angus, explique que sa province aura besoin de 4145 infirmières de plus dans le seul secteur hospitalier au cours des quatre prochains mois. Elle demande aussi 620 autres professionnels de la santé, y compris des infirmières et des inhalothérapeutes. Le besoin est le plus aigu dans le sud de l’Ontario, plus précisément dans le Grand Toronto et les environs immédiats.

Avec La Presse canadienne par  Boris Proulx

Canada: Le variant britannique du coronavirus est désormais prédominant à Moose Jaw

avril 16, 2021

Le variant britannique du coronavirus est désormais prédominant à Moose Jaw, à l’ouest de Regina, ce qui ajoute de la pression sur l’Hôpital régional Wigmore.

L'Hôpital Dr. Fred H. Wigmore, à Moose Jaw, a dû agrandir son unité de soins intensifs en raison de la montée des cas. (archives)

© Neil Cochrane/Radio-Canada L’Hôpital Dr. Fred H. Wigmore, à Moose Jaw, a dû agrandir son unité de soins intensifs en raison de la montée des cas. (archives)

L’unité de soins intensifs de l’Hôpital a été agrandie après avoir atteint le maximum de sa capacité d’accueil, un problème qu’on retrouve dans les zones rurales du sud de la province, selon le médecin hygiéniste chargé du sud de la Saskatchewan, David Torr.

Néanmoins, la capacité d’agrandissement reste limitée, selon le Dr Torr :«On peut peut-être ajouter 2 ou 3 lits, mais pas 10, car nous sommes limités en personnel.»

Au cours des dernières semaines, la région centre-sud a connu une augmentation de 46 % des cas de COVID-19, avec près de 400 cas.

La propagation est rapide, selon le médecin hygiéniste, puisque de plus en plus de villes et de villages de la région sont touchés par l’augmentation du nombre des cas.

Cette augmentation des cas serait notamment due aux rassemblements survenus pendant la fin de semaine de Pâques, tels que des barbecues au cours desquels les mesures sanitaires n’ont pas été respectées, selon le médecin hygiéniste.

Il ajoute que de nombreuses personnes sont sorties de leur ville ou encore qu’il y aurait eu beaucoup de voyages interprovinciaux.

David Torr conseille également au public d’acheter des masques chirurgicaux et d’éviter les masques en tissu, qui ne sont pas assez efficaces, selon lui.

Les Fransaskois redoublent de prudence

De leur côté, les résidents francophones de Moose Jaw considèrent qu’ils font leur part pour limiter la propagation du virus. 

Philolin Ngomo, un résident de la municipalité, affirme qu’il prend les précautions nécessaires. «Comme tous les autres habitants de Moose Jaw, nous suivons l’évolution [de la situation] et nous essayons d’être prudents en restant chez soi», explique-t-il.

À proximité de Moose Jaw, on dit aussi respecter les mesures sanitaires autant que possible. «Les masques sont toujours sur nos visages», relate le directeur du centre culturel de Ponteix, Walter Chizzini. «On a fortement réduit les rencontres occasionnelles au café ou dans la rue. Vraiment, on est inquiet.»

Mercredi, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan a sonné l’alarme pour plusieurs villes de la région, notamment Maple Creek, Swift Current, Kindersley et Outlook, en raison des risques accrus d’infection par les variants du coronavirus.

Jeudi, le ministre de la Santé, Paul Merriman, a confirmé que plusieurs événements avaient eu lieu dans le sud-ouest de la province, dont un est à l’origine de 21 infections à l’heure actuelle.

Des enquêtes sont en cours.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Mickey Djuric

Allemagne/Vaccin anti-Covid : Angela Merkel a reçu sa première dose d’AstraZeneca

avril 16, 2021

La chancelière allemande s’est fait vacciner et a incité les Allemands à la suivre, la vaccination étant selon elle « la clé pour sortir de la pandémie ».

Comme d’autres dirigeants européens avant elle, Angela Merkel a été vaccinée vendredi 16 avril au matin. La chancelière allemande a annoncé avoir reçu sa première dose d’AstraZeneca, l’Allemagne ayant décidé de réserver l’usage de ce vaccin aux personnes de plus de 60 ans, en raison des inquiétudes liées aux rares cas de thromboses repérés en Europe. « Je suis contente d’avoir reçu aujourd’hui (vendredi) ma première dose avec AstraZeneca », indique la chancelière allemande, citée dans un tweet de Steffen Seibert qui montre aussi le certificat de vaccination. « Se faire vacciner est la clé pour sortir de la pandémie », a-t-elle souligné.

« Je remercie tous ceux qui participent à la campagne de vaccination – et tous ceux qui se font vacciner », a ajouté Angela Merkel. La chancelière, âgée de 66 ans, entre dans la catégorie d’âge du public éligible à la vaccination par le sérum anglo-suédois.

Au 2 avril, il y avait 42 cas répertoriés de thrombose veineuse cérébrale en Allemagne après une vaccination AstraZeneca. Dans 35 cas, il s’agit de femmes de 20 à 63 ans et huit personnes sont décédées.

Plus de 15 millions d’Allemands ont reçu une dose de vaccin

Le ministre des Finances et candidat social-démocrate à la chancellerie aux élections du 26 septembre, Olaf Scholz, devait lui aussi recevoir vendredi une dose de ce vaccin. Le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a lui aussi reçu une première dose de ce vaccin au début du mois.

Avec Le Point avec AFP

Québec/Trois-Rivières: Ouverture des terrasses sur des Forges avec l’inquiétude de passer en zone rouge

avril 16, 2021

La rue des Forges se transforme à nouveau en rue piétonne à compter de jeudi. Les terrasses des restaurants commencent à prendre forme. Ils pourront y accueillir des clients dès ce soir.

La rue des Forges est redevenue temporairement piétonne jeudi au centre-ville de Trois-Rivières.

© /Radio-Canada La rue des Forges est redevenue temporairement piétonne jeudi au centre-ville de Trois-Rivières.

La directrice générale de Trois-Rivières Centre, Gena Déziel, explique que certains changements seront apportés cette année. Notamment, les clôtures de contrôle de foule ne reviendront pas, ce qui permettra d’agrandir les terrasses des restaurants.

Les flèches au sol aussi disparaîtront. Le but est d’embellir la rue et de se fier au bon jugement des gens pour respecter les mesures de distanciation.«Il va y avoir des fresques qui vont être aménagées sur le sol. Ce sera des choses plus artistiques», explique Gena Déziel.

L’accès sera également facilité pour les personnes à mobilité réduite. Des rampes seront offertes aux restaurateurs à raison d’une rampe par paire de restaurants.

La terrasse St-Lau devrait également être de retour, mais la situation sanitaire incertaine ne permet pas à Trois-Rivières Centre de confirmer les dates.

Une zone rouge qui menace les restaurateurs

Les terrasses ouvrent pour le moment deux mois plus tôt que l’année dernière ce qui réjouit les restaurateurs. Si la région demeure en zone orange, elles devraient permettre aux restaurateurs de retrouver une rentabilité après des mois de fermeture.

«On est encore en mode de recherche de solutions si ça ferme, on veut être proactifs. On est confiants de pouvoir rester ouverts, mais c’est sûr que ça pend toujours au-dessus de nos têtes. On se croise les doigts» confie Cédric Bournival, copropriétaire de La Brasserie. Il ajoute surveiller la situation d’heure en heure.

De son côté, le propriétaire de la Maison de débauche s’inquiète surtout de perdre ses employés à force de fermer et d’ouvrir la salle à manger. «On espère de ne pas les écoeurer complètement et de les perdre pour de bon», affirme Dany Bruneau.

Les règles en terrasses seront les mêmes qu’en salle à manger. C’est-à-dire le contrôle de la zone de résidence des clients et le registre y sont obligatoires. La réservation sera aussi obligatoire avant d’aller en terrasse.

L’Association restauration Québec rappelle également qu’il est toujours interdit d’ouvrir des terrasses en zone rouge.

Par  CBC/Radio-Canada avec les informations de Claudia Cantin

Covid-19 : la France a dépassé le seuil des 100 000 morts

avril 15, 2021

300 personnes sont mortes du Covid-19 en France ce jeudi. Le pays rejoint la Grande-Bretagne et l’Italie, qui ont dépassé ce cap depuis plusieurs semaines.

En franchissant la barre symbolique des 100 000 morts, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l'Italie (115 000 morts), mais d'autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalite plus elevee par habitant.
En franchissant la barre symbolique des 100 000 morts, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l’Italie (115 000 morts), mais d’autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalité plus élevée par habitant.© LARA BALAIS / AFP

C’était un cap attendu mais redouté par Emmanuel Macron. La France a dépassé ce jeudi 15 avril le seuil des 100 000 morts du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. 300 personnes sont décédées ce jeudi portant le bilan à plus de 100 000 victimes du virus. Malgré les efforts faits sur la vaccination, la troisième vague est rude et la perspective de rouvrir commerces et restaurants mi-mai devient incertaine. Avec plus de 5 900 malades en réanimation, au plus haut depuis le printemps 2020, « la troisième vague n’est pas derrière nous », avait prévenu Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement.

En franchissant cette barre symbolique, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l’Italie (115 000 morts), mais d’autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalité plus élevée par habitant.

Malgré la violence de la première vague (près de 30 000 morts entre mi-mars et mi-mai 2020), la grande majorité des décès sont survenus depuis fin octobre (environ 65 000), conséquence d’une deuxième vague, puis d’une nouvelle forte reprise épidémique durant l’hiver, portée par le variant anglais, plus contagieux.

Avec Le Point par AFP

Covid-19: l’OMS «inquiète» d’une possible aggravation de la pandémie pendant le ramadan

avril 14, 2021

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dite «inquiète» mercredi 14 avril d’une possible aggravation de la pandémie de Covid-19 durant les célébrations du ramadan en Afrique du Nord et au grand Moyen-Orient.

Le nombre de cas a augmenté de 22% et le nombre de décès de 17% «la semaine dernière par rapport à la semaine précédente» dans la région, a dit le Dr Ahmed al-Mandhari, directeur du bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

S’exprimant lors d’une conférence de presse virtuelle au Caire, le Dr al-Mandhari a estimé que la situation dans cette vaste région qui va du Maroc au Pakistan traduit une «tendance inquiétante». «Nous sommes particulièrement inquiets que la situation actuelle puisse s’aggraver durant le ramadan si les gens ne suivent pas» les mesures sanitaires recommandées par l’OMS.

Le jeûne du mois de ramadan, durant lequel les musulmans s’abstiennent de manger, boire et fumer entre le lever et le coucher du soleil, a débuté mardi dans la plupart des pays musulmans. Les mesures, notamment de distanciation et de port du masque, doivent «être maintenues pour aider à contenir la pandémie», a plaidé le Dr al-Mandhari.

«Distanciation physique, ventilation» des mosquées

L’OMS souhaite que «les pays fassent une évaluation des risques afin de prévenir la dissémination de l’infection», a de son côté indiqué le Dr Dalia Samhouri, responsable pour la région de la préparation aux situations d’urgence. Elle a énuméré plusieurs mesures souhaitables selon l’OMS autour des mosquées pendant le mois de ramadan: «distanciation physique, ventilation, désinfection régulière». «Si je suis malade, je reste à la maison», a-t-elle dit avant d’ajouter que «les gens vulnérables (…) ceux atteints de maladies chroniques, doivent rester chez eux».

Parallèlement, Ahmed al-Mandhari a précisé que l’ensemble des pays de la région avaient reçu des vaccins, mais que ceux qui avaient l’accès le plus limité étaient le Yémen et la Syrie. La région comprend 21 pays outre et les Territoires palestiniens occupés, avec une population de près de 679 millions d’habitants. Selon lui, «il reste un déséquilibre choquant dans la distribution des vaccins» dans le monde. «C’est particulièrement vrai dans notre région où les soignants et les gens vivant dans des conditions de vulnérabilité comme en Syrie et au Yémen, ont l’accès le plus limité aux vaccins». Ainsi, au Yémen, où quelque 14 millions de doses ont été promises via le dispositif Covax, seules 360.000 ont été livrées.

Par Le Figaro avec AFP

Vaccin d’AstraZeneca: le Canada ne suivra pas l’exemple du Danemark pour l’instant

avril 14, 2021

OTTAWA — Le Canada ne suivra pas, pour l’instant, la voie du Danemark qui a abandonné le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 en raison de très rares cas de caillots sanguins.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Pour le moment, Santé Canada a simplement mis à jour les mises en garde sur l’étiquette du vaccin d’AstraZeneca et Covishield afin d’informer les Canadiens et les professionnels de la santé des effets secondaires possibles, 

En conférence de presse, le Dr Marc Berthiaume dit que Santé Canada n’a pas trouvé de facteurs de risques particuliers, comme l’âge ou le sexe, pour ces caillots sanguins très rares. Par conséquent, son utilisation n’est pas restreinte à certaines populations selon le régulateur fédéral. 

Santé Canada considère toujours que le risque de ces caillots sanguins est très faible et que les avantages du vaccin l’emportent sur ses inconvénients potentiels.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) examinera les données accessibles et déterminera s’il y a lieu ou non de modifier sa recommandation de ne pas administrer le vaccin aux personnes de moins de 55 ans.

Rappelons qu’un premier cas de thrombocytopénie avec thrombose est survenu au Québec à la suite de l’administration du vaccin d’AstraZeneca. Il s’agit du seul cas recensé au Canada jusqu’à maintenant. 

Le Danemark est devenu mercredi le premier pays européen à abandonner l’utilisation du vaccin. 

Il y a eu de très rares cas de caillots sanguins associés à un faible taux de plaquettes à la suite de l’administration du vaccin AstraZeneca. Selon l’autorité de réglementation britannique, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, une personne sur 250 000 a signalé cet effet secondaire. 

Avec Catherine Lévesque, La Presse Canadienne