Archive for the ‘Santé’ Category

Québec: La ministre Nadine Girault est atteinte d’un cancer

septembre 17, 2019
© Ivanoh Demers
 

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a annoncé mardi matin qu’elle était atteinte d’un cancer du poumon.

«J’ai été diagnostiquée avec un cancer du poumon. Un diagnostic plus qu’inattendu pour moi, étant donné que je n’avais jamais eu de dossier médical. Je n’ai jamais fumé et j’ai toujours été en grande forme physique et pleine d’énergie», a commenté Nadine Girault, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

La ministre Girault a toutefois annoncé qu’elle conservait ses fonctions. Elle reprendra d’ailleurs ses activités ministérielles dès cette semaine.

«Ce dernier été a été très difficile pour ma famille et pour moi-même, a-t-elle ajouté. […] Pour la première fois de ma vie, la maladie s’est amenée comme un voleur. Cela bouleverse l’intimité, la sérénité et l’agenda.»

– Nadine Girault

Hormis « un peu de fatigue », Mme Girault a expliqué « très bien réagir » aux traitements, se sentir en pleine forme et ne « presque pas ressentir les effets secondaires ».

« C’est ma nouvelle réalité et la vie continue », a finalement lancé la ministre.

Le 30 août dernier, le premier ministre François Legault avait annoncé que la ministre âgée de 60 ans prenait un temps d’arrêt « pour des raisons de santé » , sans toutefois spécifier la nature de ses ennuis de santé.

« Ça a été un choc, a déclaré mardi M. Legault. Nous avions très hâte de revoir Nadine et sommes très contents qu’elle revienne. »

Le retour de Mme Girault était prévu le 17 septembre, lors de la rentrée parlementaire à Québec. Et bien qu’elle conserve son poste, son agenda et ses déplacements à l’étranger seront quelque peu allégés.

CBC/Radio-Canada

RDC : l’ex-ministre de la Santé Oly Ilunga placé en garde à vue

septembre 14, 2019

L’ancien ministre de la Santé à Béni (RDC), le 20 décembre 2018. © Al-aHadji Kudra Maliro/AP/SIPA

 

Le Dr Oly Ilunga Kalenga, ancien ministre de la Santé, a été placé en garde à vue ce samedi. Visé par une enquête judiciaire concernant l’utilisation de fonds publics dans la lutte contre Ebola, il est soupçonné d’avoir voulu prendre la fuite malgré une interdiction de sortie du territoire.

Le Dr Oly Ilunga Kalenga avait été entendu le 27 août dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur l’allocation, présumée frauduleuse, de fonds publics destinés à la riposte contre la maladie à virus Ebola. Quelques jours plus tard, il avait fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire.

D’après la police judiciaire congolaise, cet ex-ministre de la Santé sera déféré lundi 16 septembre devant le Parquet général près la cour de cassation.

Échapper à la justice ?

Dans un communiqué, la police affirme que Oly Ilunga entendait quitter le pays clandestinement en vue d’échapper à la justice. Contactés par Jeune Afrique, ses avocats n’ont pas souhaité réagir.

Oly Ilunga avait démissionné en juillet de son poste de ministre de la Santé. Il s’était notamment opposé à l’emploi d’un deuxième vaccin dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola « par des acteurs qui ont fait preuve d’un manque d’éthique manifeste », avait-il écrit dans sa lettre de démission.

Il n’avait pas non plus apprécié le fait que Félix Tshisekedi ait décidé de confier la conduite de la riposte contre l’épidémie à un secrétariat technique dirigé par le Dr Jean-Jacques Muyembe.

 « Cacophonie préjudiciable »

« Tirant les conséquences de votre décision (…) et anticipant la cacophonie préjudiciable à la riposte qui découlera inévitablement de cette décision, je viens par la présente vous présenter ma démission de mes fonctions de ministre de la Santé », avait annoncé Ilunga, ajoutant qu’« il ne peut y avoir plusieurs centres de décision, au risque de créer des confusions et une cacophonie préjudiciable ».

Durant de nombreuses années, Oly Ilunga Kalenga a travaillé comme médecin à Bruxelles. Il est notamment l’un des médecins traitants d’Étienne Tshisekedi, décédé en février 2017.

Nommé ministre de la Santé dans le gouvernement de Samy Badibanga, en décembre 2016, il avait conservé son poste lors du remaniement de mai 2017.

Jeuneafrique.com par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

La dengue tue quatre fois plus cette année au Brésil

septembre 11, 2019

 

La dengue a tué quatre fois plus de personnes au Brésil de janvier à août que sur la même période de l’an dernier, faisant au moins 591 morts, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. Les autorités sanitaires ont fait état par ailleurs de 486 cas mortels suspectés, mais non confirmée à ce stade. En comparaison, 141 personnes étaient mortes de la dengue de janvier au 24 août 2018, selon le ministère.

Les cas de dengue, à 1,43 million dans tout le pays jusqu’au 24 août, ont été multipliés par près de sept par rapport aux 205.791 cas de la même période de 2018. L’année 2015 reste celle du pic de la maladie au Brésil avec près de 1,7 million de cas, dont 986 mortels.

Les Etats du Sud et du Sud-Est, comme ceux de Sao Paulo et du Minas Gerais, sont les plus touchés par la maladie infectieuse transmise par les moustiques Aedes aegypti qui prolifèrent surtout dans les zones urbaines grâce à la chaleur et l’humidité. Ces deux derniers facteurs ont apparemment joué un rôle déterminant dans la forte augmentation des cas cette année, selon le ministère de la Santé.

Par ailleurs, le chikungunya, autre maladie transmise par le moustique du genre Aedes, est aussi en augmentation cette année au Brésil. De janvier au 24 août, 110.627 cas ont été enregistrés, soit 44,2% de plus que lors de la même période de 2018. La maladie a provoqué 57 décès, en majorité (47) à Rio de Janeiro. Une soixantaines d’autres décès sont suspectés, mais non confirmés.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le cancer devient la première cause de décès dans les pays riches

septembre 3, 2019

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Des médecins utilisent une nouvelle technologie pour combattre le cancer à l’hôpital de Créteil. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Selon deux enquêtes publiées ce mardi, il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies».

Les maladies cardiovasculaires demeurent la principale cause de mortalité dans le monde chez les adultes d’âge moyen, mais le cancer devient la principale cause de décès dans les pays riches, selon deux enquêtes publiées ce mardi 3 septembre.

Il est même «probable que le cancer deviendra la cause la plus courante de décès dans le monde dans quelques décennies», selon les chercheurs. Les maladies cardiaques représentent plus de 40% des décès, soit environ 17,7 millions de décès en 2017. Les auteurs, dont les travaux sont présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, pointent le lourd tribut payé par les pays pauvres à ces pathologies. Le cancer, deuxième cause de décès la plus fréquente dans le monde en 2017, représente un peu plus du quart (26 %) de tous les décès.

Mais dans les pays riches, le cancer tue maintenant plus de gens que les maladies cardiaques, d’après ces recherches, limitées à 21 pays, parues dans la revue médicale The Lancet. Les quatre pays à revenu élevé pris en compte sont le Canada, l’Arabie saoudite, la Suède et les Émirats Arabes Unis. «Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique (…), les maladies cardiovasculaires n’étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé», selon Gilles Deganais, professeur émérite à l’Université Laval, au Québec et coauteur des deux publications. Mais à mesure que les taux de maladies cardiaques diminuent à l’échelle mondiale, le cancer pourrait devenir la principale cause de décès dans le monde «d’ici quelques décennies seulement», avance-t-il.

L’étude porte sur plus de 160.000 adultes suivis sur une décennie (entre 2005 et 2016), dans des pays à revenu élevé, moyen et faible. D’après ce travail, les gens des pays pauvres sont en moyenne 2,5 fois plus susceptibles de mourir d’une maladie cardiaque que ceux des pays riches.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Gabon – Santé d’Ali Bongo Ondimba : la Cour d’appel se dessaisit de la demande d’expertise

septembre 3, 2019

Le président Ali Bongo Ondimba lors du conseil des ministres du mardi 26 février 2019, à Libreville. © Présidence de la République du Gabon.

 

Une Cour d’appel gabonaise a refusé lundi d’entendre des opposants qui demandaient une audience sur leur demande d’examen médical du président Ali Bongo Ondimba, dix mois après son AVC.

En respectant une demande de la Cour de cassation, qui avait demandé à la Cour d’appel de se dessaisir, la justice a « enterré à jamais » l’affaire, a regretté en sortant du palais de Justice de Libreville Jean-Paul Moumbembe, avocat des dix opposants qui avaient demandé l’examen après la séance.

Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) fin octobre, le président Ali Bongo a passé cinq mois de convalescence à l’étranger et n’a pas pris la parole en direct et en public depuis les quelques mots prononcés à son retour à Libreville fin mars.

Ce silence avait poussé dix personnalités de l’opposition, du monde syndical et de la société civile à demander cet examen médical.

Court feuilleton judiciaire

Un tribunal de première instance avait jugé cette demande irrecevable, au motif que seule la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement ou les deux chambres du Parlement peuvent constater l’empêchement du président à gouverner.

Mais la présidente de la première Cour d’appel de Libreville, Paulette Akolly, avait déclenché un court feuilleton judiciaire en acceptant d’entendre l’appel des 10 requérants.

Les avocats du président gabonais avaient saisi la Cour de cassation, qui avait demandé à Mme Akolly de se dessaisir, ce qu’elle avait refusé de faire. Le ministère de la Justice l’avait alors suspendue de ses fonctions.

En son absence, les juges de la Cour d’appel ont donc renvoyé lundi le dossier devant la Cour de cassation, qui doit décider si le président gabonais peut répondre de sa santé devant la Cour.

Il s’agit d’une « reprise du cours normal de la justice », selon Tony Serge Minko Mi Ndong, avocat d’Ali Bongo Ondimba. « Soit la Cour de cassation ira dans notre sens, effectivement cela mettrait un terme à notre affaire, soit elle prend une décision contraire, et le dossier reviendra devant la Cour d’appel », a-t-il détaillé à l’AFP.

Une prudence que la partie adverse balaye: « il faut considérer que ce dossier est enterré à jamais », assène maître Moumbembe. Le collectif à l’origine de la plainte, Appel à Agir, dénonce pour sa part dans un communiqué « l’instrumentalisation de la justice ».

« Examens médicaux de routine »

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba subit des « examens médicaux de routine » à Londres où il effectue un « séjour privé », a annoncé lundi la présidence.

« À aucun moment, la santé du président ne s’est détériorée. Au contraire (…) Ali Bongo Ondimba est en phase de recouvrement de la plénitude de ses capacités physiques », lit-on dans un communiqué de la présidence de la République gabonaise qui a ainsi démenti une information de l’agence Bloomberg qui assurait lundi que le président gabonais était hospitalisé à Londres « alors que son état se détériore », citant « des sources proches du dossier ».

Jeuneafrique.com avec AFP

États-Unis: 120 millions de dollars contre une crise d’eau contaminée

août 26, 2019

 

Confrontée à la contamination au plomb de son eau potable, la ville de Newark, dans la banlieue new-yorkaise, a annoncé lundi avoir obtenu 120 millions de dollars de prêts pour remplacer ses tuyaux vieillissants et désamorcer une crise sanitaire réminiscente du scandale de Flint, dans le Michigan.

Avec cet argent prêté à taux réduits par le comté d’Essex, où se situe Newark, la ville va pouvoir remplacer 18.000 conduits défaillants à un rythme accéléré, a annoncé lors d’un point presse Ras Baraka, maire de cette ville du New Jersey de 285.000 habitants, l’une des plus pauvres du pays.

Les tuyaux vieillissants, accusés d’être à l’origine de la présence de plomb dans l’eau, devraient ainsi pouvoir être changés en 24 à 30 mois, alors que leur remplacement aurait pris près d’une décennie sans cet argent frais, selon les responsables de la ville.

Les responsables démocrates de Newark se devaient d’annoncer des mesures fortes rapidement, eux qui étaient accusés d’avoir tardé à agir face à une crise dont les premiers signaux d’alerte remontent à 2017.

Depuis la mi-août, des milliers de bouteilles d’eau sont distribuées aux habitants des quartiers desservis par des tuyaux anciens, après que des tests eurent montré que des filtres à eau distribués initialement ne suffisaient pas à ramener le taux de plomb dans l’eau à des niveaux acceptables pour la santé.

Newark étant particulièrement pauvre, avec une population majoritairement noire et hispanique, l’affaire a été comparée au scandale de l’eau contaminée de l’ex-ville industrielle de Flint, devenu depuis 2014 un symbole des injustices sociales américaines.

Le gouverneur démocrate du New Jersey, Phil Murphy, et surtout l’un des candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle 2020, le sénateur et ex-maire de Newark Cory Booker, étaient notamment devenus la cible des conservateurs, qui les accusaient d’être en partie responsables de cette crise.

Ces 120 millions «sont bienvenus pour supprimer la menace de plomb dans l’eau pour les habitants de Newark», a tweeté lundi M. Booker. Cela prouve «notre détermination collective à trouver une solution, et je continuerai au niveau fédéral à veiller à ce que Newark reçoive les ressources dont elle a besoin».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un chirurgien soupçonné d’agressions sexuelles à très grande échelle

août 20, 2019

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Le chirurgien doit comparaître l’an prochain devant la cour d’assises de Saintes. Loïc Venance / AFP

 

Les enquêteurs ont retrouvé les noms de plus de 200 enfants dans les carnets du médecin, qui doit être jugé l’an prochain pour des agressions sexuelles sur quatre mineures.

Selon nos confrères d’Europe 1 et de La Charente Libre, les gendarmes de la section de recherche de Poitiers, mais également des enquêteurs en Bretagne, tentent d’établir si un ancien chirurgien ayant officié notamment en Charente, en Bretagne et en Touraine, s’est rendu coupable d’agressions pédophiles à grande échelle. Plus de 200 noms d’enfants figureraient dans les carnets intimes du médecin, dans lequel ce dernier consignait des scènes à caractère sexuel. Les enquêteurs ont donc la délicate mission de démêler ce qui, dans les carnets du médecin, relève du fantasme ou de la description de scène d’agressions sexuelles bien réelles.

Selon La Charente Libre, les gendarmes ont contacté d’anciennes victimes présumées, dont certaines ont décidé de porter plainte. Là où l’affaire se complique, c’est que le médecin, spécialisé en chirurgie digestive, est soupçonné d’avoir le plus souvent abusé ses jeunes victimes alors que celles-ci se trouvaient sous anesthésie, ou «en phase de réveil», lors de leur séjour à l’hôpital.

Perruques, objets sexuels et images pédopornographiques

« Visiblement, ce ne sont pas que des fantasmes puisque parmi les récits de ce carnet on a des victimes qui se sont constituées partie civile, donc on est passés du fantasme à la réalité », a déclaré à Europe 1 Me Francesca Satta, l’avocate d’une fillette ayant porté plainte, et qui a eu accès aux écrits du médecin. Son avocat, Me Thibault Kurzawa, ces écrits ne constituent en rien des aveux et rappelle que son client bénéficie de la présomption d’innocence. « Il n’y a aucune possibilité, aucun moyen d’apporter la preuve que les faits (…) se sont effectivement passés », appuie-t-il.

Selon La Charente Libre, les carnets en question auraient été saisis lors d’une perquisition au domicile du médecin, au cours de laquelle les enquêteurs auraient également mis la main sur «des poupées cachées sous le parquet (…) des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause, nu (…) et des images à caractère pédopornographique» retrouvées dans son ordinateur. L’homme doit comparaître devant les assises l’an prochain pour des faits d’exhibition sexuelle et de viol sur quatre mineures, qui auraient été commis entre 1989 et 2017.

Accusé d

C’est en enquêtant dans le cadre d’une plainte de la fille des ses anciens voisins, âgée de six ans seulement, que les gendarmes sont allés de surprises en découvertes macabres. Me Thibault Kurzawa explique que son client « conteste les faits de pénétration ». « Il reconnaît des comportements déplacés et il travaille depuis son placement en détention provisoire. C’est presque un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage, il n’arrivait plus à faire autre chose que ça », explique l’avocat dans les colonnes de La Charente Libre.

Par Lefigaro.fr

France: Bernard Tapie soigne son cancer à Marseille grâce à une machine unique

août 20, 2019

 

L’ancien homme d’affaires est soigné pour son double cancer à l’Institut Paoli-Calmettes grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne.

L’histoire d’amour se poursuit entre Marseille et Bernard Tapie. L’homme d’affaires et ancien président de l’OM, âgé de 76 ans, a expliqué dans une interview à La Provence, dont il est l’actionnaire, se faire soigner d’un double cancer de l’œsophage et de l’estomac à l’Institut Paoli-Calmettes, dans le 9e arrondissement de Marseille.

Le choix de cet établissement n’est pas le fruit du hasard : il est le seul en France à posséder une nouvelle technologie potentiellement capable de détruire ses cellules cancéreuses. La «chimiothérapie très dure» qu’il subit depuis le début de l’été pour détruire les métastases sur sa gorge et son œsophage n’est en effet possible que grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne. «Quand il (le professeur Spano, son médecin, NDLR) m’a dit que la seule en service était à Marseille, je me suis mis à pleurer», déclare-t-il à La Provence. «L’idée que tu vas avoir ta vie sauvée grâce à Marseille, quand tu vois ce que les Marseillais m’ont donné ces deux dernières années encore, ça m’a bouleversé», poursuit-il.

Dans une interview à RTL, la cancérologue Laurence Moureau-Zabotto, qui s’occupe du traitement de Bernard Tapie, précise que la technologie «unique» dont va profiter l’ancien ministre est «une machine de radiothérapie, couplée à une IRM. On fait le contour de la tumeur à traiter sur l’IRM et non sur un scanner ce qui, pour beaucoup de tumeurs, augmente la précision des traitements». «Il part battant, il est plein d’espoirs», poursuit-elle sur BFMTV.

«Marseille, ce n’est pas que l’OM»

Cette innovation coûte 9 millions d’euros et seuls 60 patients ont pu en bénéficier depuis sa mise en service à Marseille il y a environ six mois. Bernard Tapie entend bien faire connaître l’excellence médicale de Marseille, comme il le confie à La Provence : «J’ai été député de Marseille et je n’avais pas réalisé à quel point la ville excelle dans le domaine médical (…) Les gens ne se rendent pas compte de l’état d’avancement, de la compétence qu’il y a ici. Il y a à Marseille des labos que seuls des labos américains pourraient concurrencer. Cela doit se savoir! Marseille, ce n’est pas que l’OM, les quartiers Nord et des immeubles insalubres! Autant vous dire que ma passion pour Marseille, qui était déjà immense, l’est encore plus !», a-t-il confié.

En septembre 2017, la famille de l’homme d’affaires avait confirmé qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac. Âgé de 74 ans, il était alors soigné à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Le 9 juillet dernier, il a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris alors qu’il était jugé pour «escroquerie» et «détournement de fonds publics» dans l’affaire de l’arbitrage controversé qui l’oppose au Crédit Lyonnais. «Combattre une injustice m’a donné de la force. Maintenant, reconnaître qu’on n’avait pas tort m’a redonné de la force aussi», indique-t-il à Franceinfo. Et d’ajouter : «Le cancer, il ne faut jamais oublier que ce sont vos cellules malades qui combattent vos cellules saines. C’est un combat intérieur. Plus vous mettez de l’acharnement, de la volonté pour vous battre, plus vous donnez de la force à vos cellules saines».

Par Lefigaro.fr

Roumanie : un cinquième décès après une attaque dans un hôpital psychiatrique

août 19, 2019

 

Une femme âgée de 88 ans blessée ce week-end par un patient dans un hôpital psychiatrique de Roumanie est morte dans la nuit de dimanche à lundi, portant à cinq décès le bilan de cette attaque, a annoncé la ministre de la Santé Sorina Pintea.

«Cette patiente souffrant de plusieurs maladies est morte à la suite d’un arrêt cardiaque», a déclaré Sorina Pintea, qui a annoncé la démission de la directrice de l’établissement de Sapoca (nord-est). Une enquête a été ouverte sur cet incident, intervenu dans la nuit de samedi à dimanche. Un homme âgé de 38 ans, interné volontairement pour une cure de désintoxication, a frappé à l’aide d’un support de perfusion plusieurs patients de la salle de soins où il se trouvait, avant d’entrer dans la salle voisine et de frapper à nouveau d’autres personnes présentes. Touchées à la tête, trois des victimes ont péri sur place. Une quatrième, transférée aux urgences de la ville proche de Buzau pour un traumatisme crânien, n’a pas pu être sauvée par les médecins.

Neuf autres personnes avaient été blessées dans cette attaque. L’agresseur a tenté de fuir mais a été arrêté par un policier et placé en garde à vue. «Tout s’est passé en moins d’une minute», avait assuré la directrice de l’hôpital, Viorica Mihalascu. Toutefois, Sorina Pintea a mis en doute cette version des faits, faisant état d’une «longue série d’erreurs» de la part du personnel. «Il est impossible que personne n’ait entendu le bruit fait par l’agresseur», a-t-elle lancé, ajoutant que le support de perfusion n’aurait pas dû être laissé à la portée des malades.

Tous les hôpitaux psychiatriques du pays feront l’objet d’un contrôle du ministère à la suite de cet incident, promet le gouvernement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ebola en RDC : deux malades déclarés guéris à Goma

août 13, 2019

Dans un centre de traitement d’Ebola, à Beni, le 13 juillet 2019. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Les autorités sanitaires congolaises ont annoncé mardi la guérison de deux malades d’Ebola après onze jours de traitement à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, une nouvelle preuve de l’efficacité de deux molécules récemment mises en avant par une étude américaine.

« Nous avons la grande joie de vous annoncer que parmi les quatre cas confirmés d’Ebola de Goma, deux sont guéris. C’est pour nous un message fort que Ebola est guérissable. Aujourd’hui, les médicaments sont là », a déclaré le professeur Jean-Jacques Muyembe, coordonnateur de la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo.

« Nous avons deux traitements maintenant, le mAb114 et le REGN-EB3. Ce sont donc ces deux molécules que nous allons utiliser, parce que d’après les résultats que nous avons obtenus jusqu’à présent, ce sont ces deux molécules qui sont efficaces », a expliqué cet expert congolais, spécialiste et pionnier dans la lutte contre d’Ebola.

Augmentation significative du taux de survie

Lundi, les autorités sanitaires américaines, qui ont co-financé une étude sur le traitement d’Ebola ont indiqué que ces deux médicaments ont augmenté significativement le taux de survie de patients dans le cadre d’un essai clinique en RDC.

Parmi les quelque 500 personnes dont les données ont été analysées (sur un total de 681 participants), la mortalité est tombée à 29% avec le REGN-EB3 et à 34% avec le mAb114, a détaillé lundi Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses et des allergies. Pour les personnes ne prenant aucun traitement, le taux de mortalité est compris entre 60 et 67%.

Ces deux traitements sont des anticorps monoclonaux qui agissent en neutralisant la capacité du virus à affecter d’autres cellules. « Il y a eu quatre molécules qu’on utilisait pour soigner les malades. Deux molécules ont prouvé leur efficacité, le mAb114 et le REGN-EB3. Je ne peux pas en dire plus », a détaillé à l’AFP le Dr Célestin Ntawigenga coordonnateur de la riposte à Goma.

Épouse d’un orpailleur décédé le 2 août à Goma, Espérance Nabintu et son garçonnet âgé d’un an sont rentrés chez eux, après avoir été déclarés guéris par les autorités sanitaires.

La RDC est touchée par une épidémie d’Ebola depuis le 1er août 2018. Depuis juillet, quatre cas ont été enregistrés à Goma, capitale du Nord-Kivu, faisant craindre une propagation de l’épidémie dans d’autres villes congolaises et dans les pays voisins.

Très contagieuse, la fièvre hémorragique a déjà causé 1888 décès, d’après les derniers chiffres des autorités, datés du 10 août. Le virus est transmis à l’homme par certains animaux sauvages, puis entre humains par contacts directs et étroits, via les fluides corporels d’une personne malade.

Par Jeune Afrique avec AFP