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COVID: deux millions d’enfants ont perdu un parent depuis le début de la pandémie

juillet 24, 2021

 

MONTRÉAL — Quelque deux millions d’enfants à travers le monde ont perdu au moins un parent ou un grand-parent qui en avait soin depuis le début de la pandémie de COVID-19, constate une nouvelle étude publiée par le prestigieux journal médical The Lancet.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les chercheurs britanniques et américains calculent qu’un enfant sur cent au Pérou, quatre enfants sur mille en Afrique du Sud et un enfant sur mille aux États-Unis ont perdu un parent depuis le début de la crise sanitaire.

Ils précisent qu’environ 1,5 million d’enfants ont perdu un parent à travers le monde, et que deux millions ont perdu un parent, un grand-parent ou un autre proche qui vivait avec eux et veillait sur eux.

Les auteurs tirent leurs conclusions de données provenant de 21 pays qui, ensemble, représentent près de 80 % de tous les décès mondiaux attribuables à la COVID. Ils préviennent toutefois que leur bilan sous-estime probablement grandement l’ampleur réelle de la situation.

Si on ajoute deux millions de décès au bilan de la COVID en 2021, ajoutent-ils, 600 000 enfants de plus deviendront orphelins et un million d’enfants supplémentaires perdront un parent, un grand-parent ou un proche.

Risques énormes

Avant même la pandémie, rappellent les auteurs, le monde comptait déjà 140 millions d’orphelins qui avaient besoin de soins sociaux et sanitaires.

Les enfants qui ont perdu un parent, voire les deux parents, sont confrontés à une multitude de risques, souligne l’étude. La perte du père les rendra ainsi plus vulnérables à la violence sexuelle, possiblement en raison de l’insécurité économique dans laquelle le ménage aura été plongé.

La participation active d’un grand-parent aux soins d’un enfant est associée à une hausse de la fréquentation et de la réussite scolaire, et à une augmentation de la présence des parents sur le marché du travail. La disparition de ce grand-parent pourra contraindre le parent à laisser son emploi pour s’occuper de l’enfant, ou inversement l’enfant à abandonner ses études.

Les enfants dont un grand-parent avait déjà soin après le décès d’un ou des parent(s) pourront devoir affronter un nouveau deuil.

Les données colligées lors d’épidémies précédentes, peut-on lire dans The Lancet, montrent qu’une réponse inefficace au décès d’un parent ou d’un soignant, même si un autre parent ou soignant survit, peut avoir des répercussions psychosociales, neurocognitives, socioéconomiques et biomédicales délétères pour les enfants. 

Les enfants et les adolescents endeuillés d’un parent ou d’un soignant présentent un risque plus élevé du trouble du stress post-traumatique, de dépression et de tentatives de suicide.

Ils sont plus à risque de violence domestique, sexuelle, émotionnelle ou physique; de voir leur famille se désintégrer; et d’être ensuite confiés à une institution.

Situation complexifiée

L’isolement qui découle de la pandémie, la fermeture des écoles et l’impossibilité de participer aux rites qui entourent normalement un décès pourront venir compliquer le tout, disent les auteurs.

«La pandémie est venue complexifier énormément de choses», a confirmé Josée Masson, une travailleuse sociale de l’organisme Deuil-Jeunesse qui intervient auprès de jeunes endeuillés depuis 25 ans.

Depuis le début de la pandémie, du moins au Québec, on a beaucoup porté d’attention aux décès des aînés et aux deuils vécus par leurs enfants adultes, a-t-elle rappelé, oubliant un peu ce que vivait la génération suivante.

Un jeune qui vit la mort de son père, de sa mère, voire des deux, a besoin de soutien, il a besoin d’être entouré par ses amis et sa famille, ce qui a été rendu presque impossible par les règles sanitaires, a souligné Mme Masson.

«Souvent les enfants vont avoir hâte d’aller à l’école pour pouvoir parler de papa, pour aller se changer les idées, a-t-elle dit. Mais la pandémie a fait qu’ils n’étaient peut-être pas à l’école, peut-être qu’ils n’ont pas pu avoir accès à leur ami qui est dans une autre classe alors que tout est confiné, alors c’est sûr que toute la partie sociale qui aide beaucoup dans la reconstruction a été énormément hypothéquée.»

De plus, parce que les visites à l’hôpital ou à la résidence étaient interdites, les enfants n’ont fréquemment pas été en mesure de constater par eux-mêmes la détérioration de l’état de santé de grand-papa ou de grand-maman, et donc de commencer à apprivoiser ce qui s’en venait, a dit Mme Masson. 

«Ça fait souvent des enfants qui sont dans le flou, dans l’incapacité de reconstituer leur histoire, de comprendre et de saisir que grand-maman est morte», a-t-elle expliqué.

Même le décès d’un arrière-grand-parent, dont certains sont très présents dans la vie des enfants en dépit de leur âge plus avancé, pourra avoir des répercussions importantes, puisque certains jeunes commenceront ensuite à se demander si un parent ou un grand-parent pourrait subir le même sort.

D’autres enfants ont refusé de profiter des occasions qu’ils pouvaient avoir de dire un dernier adieu à un proche, par crainte de les contaminer avec le coronavirus.

«Il s’est créé une certaine anxiété très claire chez les jeunes, qui savaient pouvoir ne pas avoir de symptômes et porter la maladie, et cette crainte-là a fait que des enfants n’ont pas été présents dans les derniers jours de gens importants pour eux, a dit Mme Masson. Ils ne voulaient pas être responsables de ça.»

Pourtant, ajoute-t-elle, «vivre la maladie grave d’un proche, peu importe comment elle est, c’est extrêmement important pour les jeunes pour qu’ils comprennent ce qui se passe, pour apprivoiser la mort».

La première chose à faire pour aider les jeunes endeuillés, a dit Mme Masson, est de ne pas les fuir du regard, de ne pas les prendre en pitié et d’être présents pour eux.

Au lieu de demander à un jeune comment il va, on lui demandera ce dont il a besoin ou comment il se sent aujourd’hui. Les adultes souhaitent plus que tout trouver les bons mots et les belles phrases pour extirper la douleur du corps de l’enfant, ce qui n’est pas possible.

On doit simplement accepter que le jeune a le droit de souffrir et de l’exprimer, dit-elle.

«Plus on est avec le jeune, plus on arrête de se mettre de la pression sur les épaules, plus c’est gagnant et plus les jeunes sont reconnaissants, c’est certain», a conclu Mme Masson.

Avec Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

France/Covid-19: « Pour la liberté », des milliers de personnes dans les rues

juillet 24, 2021
Covid-19: "Pour la liberte", des milliers de personnes dans les rues
Covid-19: « Pour la liberté », des milliers de personnes dans les rues© AFP/Fred SCHEIBE

Aux cris de « Liberté, liberté ! », des dizaines de milliers de personnes manifestent dans les rues de France samedi après-midi, contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Plusieurs milliers de personnes, réparties en au moins trois rassemblements, ont commencé à manifester en début d’après-midi à Paris.

Essentiellement constitué de « gilets jaunes », un premier cortège s’est élancé peu après 14H00 de la Place de la Bastille, à destination de la Porte de Champerret (XVIIe). En chemin, des incidents sporadiques ont opposé policiers à moto et manifestants, selon des journalistes de l’AFP.

Sur la place du Trocadéro (XVIe arr.), plusieurs milliers de personnes, rarement masquées, sont réunies à l’appel de Florian Philippot. « Vous êtes des milliers », a lancé le Président des patriotes et ex-n.2 du RN, entre deux « Marseillaise ».

« Liberté, liberté », ont scandé les manifestants, venus de Paris et de province, regroupés autour d’une estrade, entourée de dizaines de drapeaux bleu-blanc-rouge. « Liberté, je ne suis pas ton cobaye », résume un slogan porté sur une pancarte.

Enfin, un 3e cortège, composé de quelques centaines de personnes a quitté les abords du Conseil d’Etat (Ier arr.), à destination de la place des Invalides.

Ces manifestations interviennent alors qu’une très large majorité de français (76 %) approuve la décision du président Emmanuel Macron de rendre obligatoire la vaccination pour les personnels soignants et d’autres professions, avec sanctions à la clef, selon un sondage Elabe pour BFMTV le 13 juillet.

L’extension du pass sanitaire (vaccination complète ou test négatif récent) recueille aussi une majorité d’approbations.

Le pass sanitaire, « nous nous en serions bien passé si le contexte était différent », a dit le ministre de la Santé Olivier Véran, face à des lecteurs du Parisien. « On y mettra fin à la minute où nous le pourrons », a-t-il promis.

En dehors de Paris, des rassemblements ont lieu dans plus d’une centaine de villes en France.

A Marseille, des milliers de personnes, toutes générations confondues, ont ainsi défilé dans une ambiance bon enfant aux cris de « Liberté, Liberté » ou « Macron, ton pass, on n’en veut pas », a constaté l’AFP.

« Je ne ferai pas l’injection », explique aussi Sandra, une infirmière de 49 ans qui refuse de donner son nom. « Notre pays devient totalitaire », juge pour sa part Jean-Claude Dib, 71 ans, chauffeur routier à la retraite qui se dit « prêt à rendre coup pour coup »

Au moins une dizaine de rassemblements ont lieu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Des manifestations sont en cours notamment à Valence où ils sont plusieurs milliers, à Lyon, à Auxerre où plusieurs centaines de personnes défilent, à Bourg-en-Bresse, à Grenoble.

Dans la région Grand Est, quelque 4.000 personnes manifestent, selon la police.

Quelques « blouses blanches » dans le cortège, parmi elles Elodie, aide-soignante de 34 ans, dénonce « le chantage sur les soignants envoyés en première ligne » et qu’on « menace » maintenant de « ne plus payer » et de « virer ».

D’autres appels à manifester ont été lancés, entre autres, à Lille, Belfort, Nantes, Montpellier, Bordeaux ou Besançon.

Accélération de la vaccination

Regroupée autour des mots-dièses #manif24juillet, #PassDeLaHonte ou #liberté sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures gouvernementales pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-masques, anti-vaccins ou anti-confinement aux revendications protéiformes.

Samedi dernier, plus de 110.000 personnes avaient manifesté dans toute la France contre la vaccination, la « dictature » ou le pass sanitaire, dont 18.000 à Paris réparties en plusieurs cortèges et 96.000 dans le reste du pays, selon le ministère de l’Intérieur.

Pour enrayer la progression du variant Delta, le président Emmanuel Macron a présenté le 12 juillet une série de mesures.

Source de débats et objet de nombreux amendements à l’Assemblée nationale, la présentation d’un pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent) est entrée partiellement en vigueur mercredi.

Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs, son extension pour les cafés, restaurants et trains est prévue au début du mois d’aout.

Avant même l’adoption de ces mesures de durcissement, leur simple annonce par le président Emmanuel Macron a accéléré la vaccination: 58 % de la population totale (39 millions de personnes) avaient vendredi reçu au moins une dose (et 48 % sont complètement vaccinés), contre respectivement 53 % et 40 % le 10 juillet.

Une disposition du nouveau texte, en cours d’examen au Sénat après une adoption en première lecture à l’Assemblée nationale, ouvre la voie à un licenciement pour les travailleurs d’établissements recevant du public qui refuseraient d’obtenir un pass sanitaire.

Le projet de loi prévoit également l’obligation vaccinale pour les soignants, sapeurs-pompiers ou encore les professionnels auprès des personnes âgées.

Par Le Point avec burs-ali-nk/pga/pb

Covid-19 en France : deux foyers de contamination identifiés dans des discothèques

juillet 23, 2021

Les deux établissements de l’est du pays comptabilisent 110 infections. Pendant ce temps, les sénateurs ont donné vendredi un premier aval en commission au projet de loi anti-Covid-19.

Nouveau coup dur pour la vie nocturne et festive en France. Deux foyers de contaminations au SARS-CoV-2 ont été identifiés dans des discothèques situées dans l’est du pays, ont annoncé les autorités sanitaires, vendredi 23 juillet.

Au Discopolis de Charmes, dans les Vosges, l’Assurance-maladie a identifié 44 contaminations, selon la préfecture et l’agence régionale de santé (ARS) du Grand Est. Le décompte pourrait encore augmenter, puisque 1 000 cas contacts ont été recensés. Par ailleurs, à Mathay, dans le Doubs, le Cario Club a fermé ses portes après que 66 personnes eurent été testées positives, ont annoncé l’ARS Bourgogne Franche-Comté et la préfecture du Doubs. Dans les deux cas, les personnes touchées ont été contaminées au cours de trois soirées, les 13, 16 et 17 juillet.

Ces découvertes de nouveaux foyers surviennent dans un contexte de reprise soutenue de l’épidémie. Le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination a grimpé au plus haut depuis le début de mai, à 21 500, selon les chiffres publiés vendredi par Santé publique France.

La pression à l’hôpital reste modérée, avec 6 800 patients hospitalisés pour cause de Covid-19 vendredi, dont 872 dans les services de soins critiques. Mais la décrue régulière enregistrée depuis le pic de fin avril (avec plus de 31 000 hospitalisations) marque le pas depuis quinze jours. Les autorités de santé craignent que la pression sur les services hospitaliers s’accroisse à court terme, compte tenu de la hausse des contaminations enregistrée depuis le début du mois de juillet.

  • Aval des sénateurs en commission au passe sanitaire

Après l’adoption vendredi matin du projet de loi anti-Covid-19 en première lecture à l’Assemblée, les sénateurs ont donné dans la journée un premier aval en commission au texte, qui prévoit l’obligation vaccinale pour les soignants et l’extension – controversée – du passe sanitaire. La commission du Sénat a cependant conditionné l’extension du passe au rétablissement de l’état d’urgence sanitaire.

Le projet de loi repose sur la prorogation jusqu’au 31 décembre du régime transitoire de sortie progressive de l’état d’urgence. Un amendement a donc été adopté en commission, qui déclare l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 octobre, en prévoyant la possibilité pour le gouvernement d’en limiter l’application, par décret, à certains territoires.

Dans ces territoires, le passe sanitaire pourrait concerner des lieux du quotidien, comme le prévoit le texte du gouvernement (cafés, restaurants…). En revanche, concernant les territoires pour lesquels le gouvernement déciderait de sortir de l’urgence sanitaire, le passe ne s’appliquerait que dans certains lieux impliquant de grands rassemblements de personnes.

Les sénateurs ont rétabli la création d’une infraction spécifique pour la présentation d’un document appartenant à autrui, mais avec une sanction revue fortement à la baisse. Au sujet des salariés des lieux soumis au passe sanitaire, qui ne le présenteraient pas, ils ont supprimé la possibilité de licenciement pour ce motif spécifique, estimant la suspension « suffisamment dissuasive ».

Le Sénat, dominé par l’opposition de droite, commence vendredi soir les débats dans l’hémicycle, mais ne s’attellera à l’examen des articles que samedi, le gouvernement visant une adoption avant la fin du week-end.

  • En Occitanie, les hospitalisations ont triplé en deux semaines

Les nouvelles hospitalisations dues au Covid-19 ont été multipliées par trois en quinze jours en Occitanie, où la situation « continue à se dégrader rapidement », a alerté vendredi l’ARS. Ces sept derniers jours, le taux d’incidence est passé de 74 à 228 pour 100 000 habitants en moyenne régionale, c’est-à-dire plus de quatre fois le seuil d’alerte.

Les populations les plus jeunes sont les plus touchées par la reprise épidémique, avec un taux d’incidence pour les 20-29 ans, en « augmentation de 168 % en une semaine et un niveau équivalent à 13 fois le seuil d’alerte », insiste l’ARS Occitanie. Pour les plus de 65 ans, l’agence mentionne une augmentation « supérieure à 200 % en une semaine ». Le nombre d’hospitalisations hebdomadaires « conventionnelles » est passé de 30 à 90 en deux semaines, tout comme les admissions en soins intensifs, de 10 à 30 par semaine.

D’après l’agence, les contaminations se produisent majoritairement lors d’évènements festifs. C’est d’ailleurs le département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l’Espagne et très touristique, qui détient le record du niveau d’incidence en France métropolitaine, à 424,4 pour 100 000 habitants au 21 juillet contre 84,9 pour 100 000 au plan national. Jeudi, la préfecture a rendu obligatoire le port du masque à partir de samedi dans les lieux assujettis à un passe sanitaire.

  • Hausse « très nette » de tous les indicateurs en Nouvelle-Aquitaine

La circulation du SARS-CoV-2 s’intensifie également « très fortement » dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine, a annoncé vendredi l’ARS. « Durant la semaine du 12 au 18 juillet, le taux d’incidence a augmenté, atteignant 96,7/100 000 habitants contre 31,3/100 000 la semaine précédente », a précisé l’agence dans un communiqué. La plus forte hausse est observée en Charente-Maritime (+ 614 %).

En outre, « le suivi hospitalier témoigne d’une reprise des admissions en service de réanimation », poursuit le communiqué. Il s’agit « d’une situation très préoccupante », qui s’explique notamment par « le variant Delta, qui est deux fois plus contagieux », et par « un relâchement des gestes barrières », a souligné sur France 3 la directrice générale adjointe de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, Hélène Junqua, qui appelle « plus que jamais » à respecter ces derniers.

  • Pour Jean-François Delfraissy, le retour à la normale n’est pas certain en 2022

Face à la résurgence épidémique causée par le variant Delta, il est impératif de maintenir les gestes barrières, comme le port du masque dans les lieux fréquentés, a insisté vendredi le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

Sur les perspectives à plus long terme, le professeur Delfraissy s’est montré très prudent, qui souligne : « Le retour à la normale, c’est pas maintenant, c’est peut-être 2022, 2023… » « Nous gagnerons [contre le virus], mais je pense qu’on va avoir probablement un nouveau variant et qu’on est entrés dans quelque chose en longueur », a-t-il affirmé sur BFM-TV.

Concernant les contaminations dans les boîtes de nuit, rouvertes avec passe sanitaire, Jean-François Delfraissy a estimé qu’il était « dangereux » de les fréquenter. Il a assuré que ces lieux avaient été à l’origine de pic de contaminations dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas.

L’invité de BFM-TV s’est « réjoui, au nom du conseil scientifique », de l’adoption dans la nuit du nouveau projet de loi anti-Covid-19, avec, à la clé, l’extension controversée du passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants.

Par Le Monde avec AFP

La Guinée se retire des Jeux de Tokyo en raison de la pandémie de COVID-19

juillet 22, 2021

CONAKRY, Guinée — La Guinée a choisi de se retirer des Jeux olympiques de Tokyo en raison de la résurgence des cas de COVID-19 et de l’apparition des variants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le pays africain devait envoyer cinq athlètes au Japon.

Le ministère des Sports Sanoussy Bantama en a fait l’annonce dans une lettre envoyée mercredi au président du Comité olympique de Guinée.

«En raison de la propagation des variants de la COVID-19, le gouvernement, qui veut protéger la santé des athlètes guinéens, a décidé d’annuler la participation de la Guinée aux 32e Jeux olympiques, prévus à Tokyo», peut-on lire dans la déclaration.

Quelques jours seulement avant cette annonce, le secrétaire général du Comité olympique de Guinée, Ben Daouda Nassoko, avait mentionné à l’Associated Press que sa délégation venait de recevoir les fonds nécessaires pour se rendre à Tokyo.

La lutteuse Fatoumata Yarie Camara est l’une des athlètes qui seront privés d’une participation aux JO.

«La question que je me pose est: si le pays hôte — le Japon — n’a pas annulé les Jeux en raison de la pandémie, alors pourquoi la Guinée a choisi de ne pas participer?» a-t-elle souligné.

«Pourquoi? C’est ce que je me demande, mais je n’ai toujours pas trouvé de réponse.»

Les autres athlètes guinéens qui devaient participer aux compétitions sont les nageurs Mamadou Tahirou Bah et Fatoumata Lamarana Toure, le sprinteur Aissata Deen Conte et le judoka Mamadou Samba Bah.

La Guinée a envoyé une délégation lors de 11 Jeux olympiques, mais elle n’a jamais remporté de médaille.

La Corée du Nord est le seul autre pays à s’être retiré des Jeux de Tokyo, également en raison de la pandémie.

Avec Boubacar Diallo et Carley Petesch, The Associated Press

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

juillet 21, 2021
Coronavirus: le point sur la pandemie dans le monde
Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde© AFP/Prakash SINGH

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: le point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Inde: plus de 45.000 cas de « champignon noir »

L’Inde a enregistré au cours des deux derniers mois plus de 45.000 cas de « champignon noir », une infection fongique mortelle à 50 % qui se répand parmi les patients atteints du Covid-19.

Plus de 4.200 personnes sont décédées de la mucormycose, maladie rare habituellement, mais qui s’est répandue en Inde parmi les malades du Covid-19 après leur rétablissement, selon le gouvernement.

Cuba : hausse « dramatique » des cas

Cuba connaît une « augmentation dramatique » des cas de Covid-19 dans plusieurs de ses provinces où circule notamment le variant Delta, a indiqué mercredi l’Organisation panaméricaine de la santé. La situation est « particulièrement aiguë » dans la région touristique de Matanzas.

L’OMS veut rassurer les laboratoires sur les brevets

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé, partisan d’une suspension temporaire des brevets sur les vaccins anti-Covid pour augmenter leur production, a assuré mercredi les groupes pharmaceutiques qu’il ne s’agissait pas de « saisir » leur propriété.

JO: pas de pression du CIO, assure Tokyo

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a assuré mercredi n’avoir subi aucune pression du Comité international olympique pour maintenir les Jeux olympiques de Tokyo, qui demeurent impopulaires au Japon face à la recrudescence du Covid-19.

Ouganda: injections de faux vaccin

Près de 800 personnes ont reçu une ou des injections de faux vaccins contre le Covid-19 en Ouganda, une escroquerie montée par des médecins et infirmiers « sans scrupules », ont annoncé les autorités.

USA: chute d’un an et demi de l’espérance de vie

L’espérance de vie des Américains s’est réduite d’un an et demi en 2020, passant de 78,8 à 77,3 ans, soit la plus forte chute depuis la Seconde Guerre mondiale, selon la principale agence fédérale de santé publique qui en attribue grandement la cause à la pandémie de Covid-19.

Vaccin Pfizer produit en Afrique du Sud dès 2022

Les laboratoires pharmaceutiques Pfizer et BioNTech ont annoncé que le groupe Biovac allait réaliser dès début 2022 une étape de production de leur vaccin en Afrique du Sud, une première sur le continent.

Variant Delta prédominant dans les prochains mois, selon l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévoit que le variant Delta, très contagieux et qui est d’ores et déjà à l’origine de plus des trois quarts des nouveaux cas de Covid dans de nombreux grands pays, soit prédominant dans les prochains mois.

L’Inter Milan et Arsenal renoncent à un tournoi

L’Inter Milan a annoncé mercredi qu’il renonçait pour des raisons sanitaires liées au coronavirus à se rendre aux Etats-Unis, où il devait rencontrer lors d’un tournoi amical en Floride le club anglais d’Arsenal, également forfait en raison d' »un petit nombre » de cas positifs au Covid-19 dans sa délégation.

Portugal: vaccination des 12-17 ans d’ici la rentrée

Le Portugal, frappé de plein fouet par le très contagieux variant Delta, souhaite vacciner les 12-17 ans d’ici la prochaine rentrée scolaire, a indiqué le Premier ministre Antonio Costa.

Plus de 4,1 millions de morts

La pandémie a fait au moins 4.119.920 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché avec 609.837 décès, suivis du Brésil (545.604 morts), de l’Inde (418.480), du Mexique (236.810) et du Pérou (195.332).

L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.

Avec Le Point par burx-jba-frd/am/ybl

Le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca est désormais destiné aux dons aux pays en développement

juillet 21, 2021

Le ministère de la santé a annoncé mardi que les doses de ce vaccin, dont les effets secondaires ont entraîné une relative désaffection en France, sont redirigées vers le dispositif de solidarité internationale Covax.

Un soignant reçoit une dose du vaccin d’AstraZeneca, dans le cadre de l’initiative mondiale Covax, à l’hôpital Yaba Mainland de Lagos, au Nigeria, le 12 mars 2021.
Un soignant reçoit une dose du vaccin d’AstraZeneca, dans le cadre de l’initiative mondiale Covax, à l’hôpital Yaba Mainland de Lagos, au Nigeria, le 12 mars 2021. SUNDAY ALAMBA / AP

Toutes les nouvelles livraisons à la France de vaccins contre le Covid-19 d’AstraZeneca prévues par le contrat avec le laboratoire sont désormais destinées aux dons aux pays en développement. « On a stoppé les livraisons de manière à flécher les doses vers les dons », a expliqué le ministère de la santé, mardi 20 juillet, lors d’un point de presse en ligne sur la campagne de vaccination.

Cette semaine, « environ 1 million de doses d’AstraZeneca » doivent être livrées, qui seront « 100 % fléchées à Covax », le dispositif de solidarité internationale, a ajouté un représentant du ministère de l’économie et des finances. Les 4,5 millions de doses du laboratoire anglo-suédois attendues en août connaîtront la même destination.

Le vaccin d’AstraZeneca, qui utilise la technologie du vecteur viral, est utilisé dans la campagne française depuis le début de février. Mais son usage a rapidement été restreint aux plus de 55 ans en raison d’effets secondaires très rares mais graves. Ces signalements ont entraîné une relative désaffection de la population pour ce vaccin, se traduisant par des taux d’utilisation des doses nettement inférieurs à ceux des vaccins à ARN (de Pfizer et de Moderna).

Dons de Pfizer « avant la fin de l’été »

Au 12 juillet, le système Covax, qui devait garantir un accès équitable, aux pays riches comme aux pays défavorisés, aux vaccins anti-Covid, avait distribué plus de 102 millions de doses de vaccins dans 135 pays.

Depuis le mois d’avril, la France a « cédé près de 5 millions de doses via Covax », avec « une augmentation progressive des dons », a souligné le représentant de Bercy : 100 000 doses en avril, 500 000 en mai, 2,5 millions en juin et « près de 3,5 millions » attendues en juillet.

« Ça va continuer à augmenter dans les semaines et mois à venir », a-t-il ajouté, précisant notamment que la France « souhaite pouvoir donner des vaccins Pfizer et Johnson & Johnson avant la fin de l’été ».

Par Le Monde avec AFP

Covid-19 en France : dispense du port du masque dans les lieux demandant le passe sanitaire

juillet 20, 2021

Un décret publié au « Journal officiel » précise les modalités de l’obligation du passe sanitaire lors de rassemblements culturels et de loisir de plus de 50 personnes.

Des visiteurs patientent pour accéder à la tour Eiffel, à Paris, vendredi 16 juillet 2021.
Des visiteurs patientent pour accéder à la tour Eiffel, à Paris, vendredi 16 juillet 2021. PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS

La circulation du SARS-CoV-2 en France est, désormais, « une épidémie de jeunes », a déclaré le ministre de la santé, Olivier Véran, invité sur l’antenne de RTL, mardi 20 juillet. « Les 15-40 et même les 20-30 ont le taux d’incidence le plus élevé dans certains départements, je pense aux Pyrénées-Orientales, on a un taux d’incidence qui est au-dessus de 1 000 [cas sur 100 000] chez les jeunes », a-t-il poursuivi.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens du Covid-19 a continué d’augmenter, lundi, selon les chiffres publiés par Santé publique France. L’agence sanitaire fait état de 4 151 cas détectés en vingt-quatre heures, contre 1 260 lundi dernier. Dimanche, 12 532 nouveaux cas avaient été détectés. La grande majorité de ces nouveaux cas est due au variant Delta, plus contagieux.

  • Dispense du port du masque dans les lieux demandant le passe sanitaire

Le port du masque ne sera plus obligatoire pour le public dans les lieux où l’entrée est conditionnée au passe sanitaire, sauf si la situation épidémique locale l’exige, selon un décret publié mardi au Journal officiel. Le texte prévoit, comme annoncé par le gouvernement, que le document (certificat de vaccination, test virologique négatif récent ou certificat de rétablissement) doit être demandé lors de rassemblements culturels ou de loisir dépassant la jauge de 50 personnes et sera exigible dans les lieux de culture (cinémas, musées, théâtres…) à partir de mercredi.

« Là où il y a le passe sanitaire », les personnes « pourront enlever le masque », car « ça veut dire qu’on est sûr que toutes les personnes qui rentrent sont vaccinées complètement ou ont un test très récent qui est négatif », a également déclaré M. Véran sur RTL. Lorsque le passe sanitaire entrera en vigueur, « vous n’aurez plus l’obligation de porter le masque » dans ces endroits-là, « sauf contrordre des préfets dans les départements en fonction de la situation épidémique », a-t-il poursuivi. Le décret précise que « l’exploitant ou l’organisateur » du rassemblement concerné pourront également imposer le masque s’ils le souhaitent, sans qu’une décision soit prise par la préfecture.

Toutefois, contrairement au public qui y accède, les salariés qui travaillent dans ces endroits devront garder le masque pour l’instant, a précisé le ministère du travail à l’Agence France-Presse. « Le port du masque reste la règle en entreprise. Le passe étant obligatoire à partir du 30 août pour les salariés [des lieux soumis au passe], il n’est pas envisagé pour le moment de le supprimer pour ces salariés », a fait savoir le ministère.

Le professeur de droit public Paul Cassia a annoncé mardi matin avoir déposé devant le Conseil d’Etat, avec trois représentants de professionnels des loisirs, un référé (procédure d’urgence) demandant la suspension de ce nouveau décret, estimant notamment qu’il avait été pris « sans visibilité aucune » et que « sa nécessité et à plus forte raison sa stricte proportionnalité ne sont pas établies », selon la requête consultée par l’AFP.

  • Port du masque obligatoire en extérieur dans 45 communes en Charente-Maritime

Le port du masque en extérieur redevient obligatoire, mardi, en Charente-Maritime dans 45 communes touristiques, comme à l’île de Ré ou à La Rochelle, alors que le département est confronté à une « évolution rapide et inquiétante » de l’épidémie de Covid-19, a annoncé, lundi 19 juillet, la préfecture dans un communiqué.

De l’île d’Oléron aux stations balnéaires de Royan et Châtelaillon-Plage, le préfet Nicolas Basselier a ordonné l’extension du port du masque en extérieur pour tous à partir de 11 ans dans 45 communes touristiques, sauf à la plage, en forêt et dans les parcs et jardins, a précisé la préfecture.

La préfecture a justifié ce tour de vis par une « dégradation brutale » des indicateurs épidémiques. « Cette situation a d’ores et déjà un impact sur l’activité économique avec des fermetures d’établissement qui se multiplient, suite à des cas positifs ou cas contacts parmi le personnel », souligne la préfecture dans son communiqué. En tout, une vingtaine de bars et de restaurants ont dû fermer, précise une source préfectorale à l’Agence France-Presse.

En Charente-Maritime, le taux d’incidence a atteint mardi 145,4 cas pour 100 000 habitants contre 63 pour 100 000 pour la France et 79,7 pour la région où il apparaît comme le département le plus touché par la reprise épidémique. La flambée est particulièrement marquée chez les 10-19 ans où ce taux atteint 395 pour 100 000 et les 20-29 ans où il s’envole à 545 pour 100 000, selon la préfecture.

Par Le Monde avec AFP

Grande-Bretagne: Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller

juillet 20, 2021
Boris Johnson cible par de nouvelles attaques de son ex-conseiller
Boris Johnson ciblé par de nouvelles attaques de son ex-conseiller© AFP/Archives/Tolga Akmen

L’ancien conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, s’est livré à une nouvelle charge contre le Premier ministre britannique, affirmant que le chef du gouvernement conservateur s’était montré réticent à ordonner un deuxième confinement car ceux qui mouraient avaient plus de 80 ans.

Après avoir longuement étrillé Boris Johnson sur son blog, sur Twitter et pendant sept heures d’audition devant une commission parlementaire il y a deux mois, Dominic Cummings, qui a quitté Downing Street à l’automne dernier sur fond de luttes internes, a accordé une longue interview à la BBC, diffusée mardi soir.

Dans un extrait de l’interview publié avant sa diffusion, Dominic Cummings affirme qu’à l’automne dernier, Boris Johnson résistait à l’avis des scientifiques et de l’opposition travailliste d’ordonner un deuxième confinement car il estimait que « les confinements ne fonctionnent pas » et que « les gens qui meurent sont tous essentiellement âgés de plus de 80 ans et on ne peut pas tuer l’économie juste parce que des gens meurent à plus de 80 ans ».

L’ex-conseiller cite à l’appui des messages de son ancien patron sur WhatsApp, dans lesquels celui-ci affirmait le 15 octobre dernier que l’âge médian des victimes du Covid, « 82-81 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes », était « au-dessus de l’espérance de vie ».

Boris Johnson finira pas ordonner un deuxième confinement d’un mois en novembre, puis un troisième de plusieurs mois en janvier, en raison d’une explosion des cas due au variant Alpha.

L’essentiel des dernières restrictions a été levé lundi en Angleterre, obligation du port du masque y compris, malgré la reprise en flèche des l’épidémie, en raison du variant Delta, hautement contagieux.

Le gouvernement met en avant le succès de la campagne de vaccination (près de 69 % des adultes sont totalement vaccinés) au Royaume-Uni, qui avec plus de 128.700 morts figure parmi les pays les plus durement touchés par la pandémie en Europe.

« Difficile d’imaginer pire »

Sur les ondes de la BBC, le secrétaire d’Etat aux Entreprises Paul Scully a contesté l’accusation selon laquelle Boris Johnson aurait été prêt à sacrifier les plus de 80 ans pour préserver l’économie, soulignant que « le Premier ministre a eu de très difficiles décisions à prendre ».

Selon Dominic Cummings, Boris Johnson voulait le 18 mars 2020, cinq jours avant le premier confinement, aller voir la reine Elizabeth II comme chaque semaine, alors que le gouvernement recommandait d’éviter les contacts avec les personnes âgées.

« Je lui ai dit, +il y a des gens dans ce bureau qui s’isolent, vous avez peut-être le coronavirus, j’ai peut-être le coronavirus, vous ne pouvez pas aller voir la reine+ », a déclaré Dominic Cummings.

« J’ai dit, +si vous lui donnez le coronavirus et qu’elle meure, qu’est-ce que vous… vous ne pouvez pas faire ça, vous ne pouvez pas prendre ce risque, c’est complètement fou+ », a-t-il poursuivi, avant d’expliquer que Boris Johnson avait alors renoncé.

Downing Street a démenti auprès de la BBC l’existence de cette scène et affirmé que « depuis le début de la pandémie, le Premier ministre a pris les mesures nécessaires pour protéger des vies » en « s’appuyant sur les meilleurs avis scientifiques ».

Sur Twitter, l’un des responsables de l’opposition travailliste, Richard Burgon, a dénoncé de « nouvelles révélations choquantes au sujet de l’attitude épouvantable du Premier ministre » face à la crise sanitaire. Il a appelé à ce que l’enquête publique sur la gestion de la pandémie, prévue en 2022, commence « immédiatement ».

« Difficile d’imaginer avoir pire Premier ministre que Boris Johnson pendant une pandémie », a quant à lui tweeté le député travailliste David Lammy.

Par Le Point avec AFP

Canada: Les feux de forêt de l’Ontario tapissent La Tuque d’un smog

juillet 19, 2021

Environnement Canada a émis une alerte de mauvaise qualité de l’air pour la Haute-Mauricie, notamment les secteurs de Parent et du réservoir Gouin. La Tuque est frappée d’un avis de smog.

La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l'Ontario se déplace vers le Québec.

© Fournis par Radio-Canada.ca La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l’Ontario se déplace vers le Québec.

De la fumée provenant des feux du nord-ouest de l’Ontario est à l’origine de la mauvaise qualité de l’air et la visibilité réduite. Ces conditions devraient se maintenir jusqu’à mardi matin.

On voyait au cours de la fin de semaine plus d’une centaine de feux qui étaient en activité du côté du nord-ouest de l’Ontario, et c’est pour cette raison que nous avons de la fumée au Québec depuis la semaine dernière», explique Josée Poitras, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Elle précise que la fumée a d’abord atteint l’ouest et le nord-ouest du Québec et qu’elle franchit maintenant la Haute-Mauricie.

Elle indique que quatre pompiers forestiers de La Tuque sont allés prêter main-forte pour combattre les feux qui touchent aussi la Colombie-Britannique.

Presque dans tout le Québec, aucun feu en activité. Trois feux sont en observation du côté de la Baie James, dans le secteur de Radisson, et ils ne présentent aucune difficulté de combat. C’est pour cette raison qu’on a été capables de prêter des ressources, parce que le Québec connaît un répit concernant les incendies», relate-t-elle.

Mais le Québec n’est pas à l’abri d’une augmentation des incendies de forêt. La saison de protection du Québec contre les feux n’est pas terminée au Québec, alors il pourrait y avoir un revirement de situation parce que rappelons-nous que le mois dernier, c’était la Colombie-Britannique qui débarquait au Québec pour venir nous aider dans le combat de nos incendies», avertit la porte-parole.

Environnement Canada rappelle qu’en raison de la fumée, la population pourrait être affectée par des symptômes comme une toux inhabituelle, une irritation de la gorge, des maux de tête et de l’essoufflement.

Avec Radio-Canada par  Marc-Antoine Bélanger 

Covid-19: Johnson forcé de s’isoler à veille de la levée des restrictions en Angleterre

juillet 18, 2021
Covid-19: Johnson force de s'isoler a veille de la levee des restrictions en Angleterre
Covid-19: Johnson forcé de s’isoler à veille de la levée des restrictions en Angleterre© POOL/AFP/Archives/David Rose

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, cas contact et à l’isolement, a appelé dimanche à la « prudence » à la veille de la levée des restrictions liées à la pandémie en Angleterre, en pleine flambée des contaminations.

Le Covid-19 a fait plus de 128.600 morts au Royaume-Uni où les contaminations montent en flèche depuis des semaines, avec au total plus de 585.000 cas recensés depuis le 1er juillet. Le pays est le plus touché en Europe en nombre de cas, dépassant le seuil des 50.000 nouvelles contaminations quotidiennes vendredi et samedi.

Boris Johnson a malgré tout assuré dimanche que c’était le « bon moment » pour procéder à cette étape majeure du déconfinement, rebaptisé « Jour de la liberté », tout en appelant la population à la vigilance.

« S’il vous plaît, soyez prudents », a-t-il plaidé dans une vidéo postée sur son compte Twitter dans laquelle il souligne l' »extrême contagiosité » du variant Delta du virus.

Le Premier ministre est contraint de s’isoler jusqu’au 26 juillet après avoir été en contact avec le ministre de la Santé Sajid Javid, qui a annoncé samedi être positif au Covid-19.

Boris Johnson « continuera à mener des réunions avec les ministres à distance », depuis Chequers, la résidence de campagne des chefs de gouvernement, au nord-ouest de Londres, a indiqué le porte-parole de Downing Street.

Ce porte-parole avait indiqué dans un premier temps que Boris Johnson et son ministre des Finances Rishi Sunak, également cas contact, échapperaient à un isolement complet en raison de leur participation à un « programme pilote de dépistages quotidiens » qui « leur permet de continuer à travailler depuis Downing Street ».

Toutefois, devant l’indignation provoquée par cette annonce, l’opposition dénonçant un gouvernement « au dessus des lois », Downing Street est revenu en arrière et a finalement annoncé que les deux hommes observeront bien leur période d’isolement.

Keir Starmer, chef du Parti travailliste, a dénoncé sur Twitter un gouvernement en plein « chaos », envoyant des messages contradictoires à la veille de la levée de presque toutes les restrictions restantes en Angleterre, y compris l’obligation de porter le masque ou la distanciation sociale.

Boris Johnson justifie cette étape par le succès d’une campagne de vaccination menée tambour battant depuis décembre – plus de deux tiers des adultes entièrement vaccinés – qui a « fortement affaibli » selon lui le lien entre maladie, hospitalisations et décès, permettant au système public de santé de faire face. Il y a actuellement quelque 550 malades du Covid-19 en soins intensifs contre plus de 4.000 au pic de la seconde vague, en janvier.

A partir de lundi, le télétravail ne sera plus la norme. Les salles de spectacle et les stades rouvriront à pleine capacité, les discothèques pourront de nouveau accueillir du public, le service au bar sera de nouveau possible dans les pubs et le nombre de personnes autorisées à se rassembler ne sera plus limité.

Le masque ne sera plus obligatoire mais recommandé dans les transports et magasins.

« Saper les efforts »

Ce grand relâchement est jugé « imprudent » par l’opposition travailliste, face à la montée des contaminations dues au variant Delta, particulièrement contagieux. Le nombre de contaminations quotidiennes pourrait atteindre 100.000 d’ici quelques semaines, de l’aveu même du ministre de la Santé.

Un groupe d’influents scientifiques internationaux a ainsi appelé vendredi le gouvernement à revenir sur sa décision qui « risque de saper les efforts de contrôle de la pandémie non seulement au Royaume-Uni, mais également dans d’autres pays ».

Outre les personnes contaminées, des millions de personnes, cas contact, ont été priées de rester chez elles pendant dix jours.

La pression des milieux économiques monte pour que l’application utilisée par le service public de santé soit révisée en raison du grand nombre de gens contactés, qui fait craindre des pénuries de personnel empêchant certains services de fonctionner. Samedi, une ligne du métro de Londres a dû ainsi être interrompue, faute de personnel suffisant dans la salle de contrôle.

Aux frontières, un assouplissement entre en vigueur lundi pour certaines destinations.

Les personnes entièrement vaccinées au Royaume-Uni et venant de pays classés « orange », parmi lesquels de nombreuses destinations touristiques comme l’Italie ou l’Espagne, n’auront plus besoin d’observer de quarantaine à leur arrivée en Angleterre.

Les arrivées de France devront elles continuer à observer une quarantaine en raison de la « présence persistante » de cas du variant Beta, qui inquiète le gouvernement en raison de sa résistance au vaccin AstraZeneca, massivement utilisé au Royaume-Uni.

Par Le Point avec AFP