Archive for the ‘Santé’ Category

Canada/Edmonton: à 6 ans, il sauve sa mère !

décembre 12, 2017
Un petit Edmontonien de 6 ans a reçu une reconnaissance bien spéciale pour souligner son acte de bravoure. Ronan Male s’est vu décerner un prix du courage pour être intervenu auprès de sa mère alors qu’elle était en situation de détresse.

 

« Je suis content…et je me sens vraiment fier. » Ronan Male est tout sourire en tenant le certificat que lui ont remis les responsables de Services de santé Alberta.

Tous ses amis sont venus l’applaudir dans le gymnase de l’école catholique Saint-Angèle lors d’une cérémonie spéciale en son honneur.

Le 10 mai, Denise Vallée, la maman de Ronan, s’est réveillée en pleine crise d’hypoglycémie. La femme, qui souffre de diabète, s’est effondrée en sortant du lit.

Alerté par le bruit de la chute, le petit Ronan s’est précipité au chevet de sa mère. Reconnaissant les symptômes de l’hypoglycémie, le garçon est tout de suite allé chercher des boîtes de jus et des barres tendres pour l’aider à rétablir son taux de sucre.

« Je savais comment faire parce que j’ai vu mon papa le faire un million de fois! », s’est exclamé Ronan devant les journalistes venus entendre son histoire.

Toujours étendue au sol, Mme Male a réussi à composer le 911 sans toutefois parvenir à terminer l’appel. C’est donc Ronan qui a pris le relais. Il a discuté avec Monica Grela, une répartitrice des services d’urgence.

Celui qu’on qualifie maintenant de petit héros a suivi chacune des indications de la répartitrice en gardant son calme. Ronan a notamment débarré les portes de la maison en plus de placer ses animaux de compagnie à l’écart pour préparer l’arrivée des secours.

Il a aussi pris le temps de rassurer sa mère à plusieurs reprises en lui indiquant que l’ambulance était en chemin.

Un calme exemplaire

 Gros plan sur Monica Grela qui sert Ronan Male dans ses bras.© Fournis par CBC Gros plan sur Monica Grela qui sert Ronan Male dans ses bras.

Gros plan sur Monica Grela qui travaille comme répartitrice aux services d'urgence d'Edmonton.© Fournis par CBC Gros plan sur Monica Grela qui travaille comme répartitrice aux services d’urgence d’Edmonton.

« Ronan est le parfait exemple du genre d’interlocuteur qu’on veut avoir, en tant qu’intervenant de première ligne, lors d’un appel au 911 », a raconté Monica Grela, une répartitrice aux services d’urgence d’Edmonton qui s’est déplacée pour l’événement.

« En fait les enfants sont généralement nos meilleurs interlocuteurs parce qu’ils suivent les instructions et ont tendance à rester calmes », a-t-elle précisé.

Mme Grela a souligné qu’il assez rare pour les répartiteurs d’entrer en contact avec les personnes auxquelles ils ont prêté assistance.

« Quand nous raccrochons la ligne, le prochain appel embarque immédiatement. Nous n’avons jamais de suivi, nous ne savons jamais comment [les interventions] se terminent », a-t-elle expliqué.

Gros plan sur Ronan Male, un garçon de 6 ans qui a reçu un prix après avoir sauvé sa mère, Denise Vallée. Ils sont tous deux dans le gymnase de l'école de Ronan, entourés d'élèves.© Fournis par CBC Gros plan sur Ronan Male, un garçon de 6 ans qui a reçu un prix après avoir sauvé sa mère, Denise Vallée. Ils sont tous deux dans le gymnase de l’école de Ronan, entourés d’élèves.

 

La répartitrice se réjouit d’avoir l’occasion de féliciter Ronan en personne. « J’avais hâte de pincer ses petites joues. C’est un garçon tellement gentil et je suis juste contente de savoir que cette histoire en est une qui finit bien », a-t-elle dit.

Les bons réflexes de Ronan lui valent aujourd’hui l’admiration de ses jeunes amis, mais aussi celle des adultes.

Pour le jeune héros toutefois, le plus important est d’avoir réussi à sauver sa maman. Aujourd’hui Ronan a d’ailleurs un message pour ses pairs : « Vous devez apprendre comment prendre soin de votre famille. »

Radio-canada.ca par  Vanessa Destiné

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Congo: le ministre Michel Mampouya en danger de mort

décembre 2, 2017

 

Arrêté lors de la marche de l’opposition du rond-point Moungali, à Brazzaville, en début de semaine, le ministre michel MAMPOUYA, membre du collège des présidents de l’IDC FROCAD est gardé depuis à la DGST.

Etant diabétique, son état de santé nécessite la prise régulière d’un traitement. Seulement, ce n’est plus le cas depuis déjà 4 jours.

Sa famille, ses amis et les congolais épris de liberté sont extrêmement inquiets.

Photo de BrazzaNews.

AvecBrazzanews.fr

La Russie reconnaît être à l’origine d’une pollution radioactive

novembre 20, 2017

Moscou – L’agence russe de météorologie Rosguidromet a reconnu lundi qu’une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium-106 avait été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie, confirmant les rapports de plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité.

« Le radio-isotope Ru-106 a été détecté par les stations d’observation d’Arguaïach et de Novogorny » entre le 25 septembre et le 1er octobre, précise Rosguidromet dans un communiqué.

Selon la même source, le taux le plus élevé a été enregistré dans la station d’Arguaïach, un village proche de Tcheliabinsk, dans le sud de l’Oural, où « une concentration extrêmement élevée » de ruthénium-106 « excédant de 986 fois » les concentrations enregistrées le mois précédent a été détectée.

L’agence russe précise que le ruthénium-106 a ensuite été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe à partir du 29 septembre « dans tous les pays européens, à partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe ».

Rosguidromet ne donne pas d’indication sur la source potentielle de la pollution mais Arguaïach est située à 30 kilomètres du complexe nucléaire Maïak, touché par un des pires accidents nucléaires de l’histoire en 1957.

Maïak est aujourd’hui un site de retraitement de combustible nucléaire usé.

Fin septembre, plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l’atmosphère avaient repéré du ruthénium-106 dans l’atmosphère.

L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français avait indiqué après une enquête que « la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural », sans être en mesure de préciser la localisation exacte du point de rejet.

L’IRSN précisait que la source de la pollution ne pouvait provenir d’un réacteur nucléaire, car d’autres éléments radioactifs auraient été détectés, et faisait « l’hypothèse d’un rejet issu d’une installation » liée au cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives ».

Le ruthénium-106 est un produit de fission issu de l’industrie nucléaire, par ailleurs utilisé pour des traitements médicaux.

« Les niveaux de concentration dans l’air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l’environnement », a noté l’IRSN.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 18h51)                                            

Le gouvernement de Trump furieux de l’avortement d’une adolescente sans papiers

novembre 3, 2017

Des opposants à l’avortement manifestent à Washington, le 5 mai 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / ALEX WONG

Le gouvernement de Donald Trump a suggéré vendredi des sanctions disciplinaires à l’encontre des avocats d’une adolescente sans papiers, qui a obtenu le droit d’avorter alors qu’elle était détenue dans un centre de rétention migratoire.

Dans un recours de 130 pages adressé à la Cour suprême des Etats-Unis, le ministère américain de la Justice accuse les défenseurs de la jeune fille d’avoir précipité son interruption de grossesse, sans leur laisser le temps de poursuivre la bataille judiciaire.

« Une sanction disciplinaire pourrait se justifier » à l’encontre des avocats de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), affirme le gouvernement. L’ACLU mène devant les tribunaux un vaste combat contre les politiques de M. Trump.

Dans cette affaire qui s’est imposée comme la première grande bataille judiciaire autour d’un avortement sous la présidence du milliardaire, l’ACLU défend une jeune étrangère de 17 ans, identifiée par le pseudonyme « Jane Doe ».

L’adolescente, détenue au Texas après être entrée clandestinement aux Etats-Unis, avait demandé à avorter en septembre.

Les autorités lui avaient laissé le choix entre ne pas avorter ou accepter d’être expulsée pour obtenir ailleurs une interruption volontaire de grossesse.

L’ACLU a mené une âpre bataille sur ce dossier qui a pris une forte portée symbolique en raison de ses enjeux touchant aux droits des femmes et des immigrés.

Finalement la cour d’appel fédérale de Washington, siégeant en assemblée plénière, a le 24 octobre affirmé le droit de « Jane Doe » à obtenir un avortement.

– IVG à l’aube –

En se fondant sur ce jugement favorable, les soutiens de l’adolescente l’ont conduite se faire pratiquer une IVG dès les premières heures du 25 octobre, court-circuitant ainsi le ministère de la Justice, qui avait prévu de saisir la Cour suprême ce même jour.

La loi au Texas impose un délai d’au moins 24 heures entre un premier entretien de conseil avec le médecin avorteur et l’IVG en elle-même.

Les avocats du gouvernement affirment que leurs homologues de l’ACLU leur avaient assuré que l’entretien se déroulerait le 25 octobre, pour une intervention le 26. En fait, l’adolescente avait déjà passé un entretien médical le 19 octobre, ce qui selon l’ACLU a permis l’IVG dès le petit matin du 25 octobre.

L’ACLU a affirmé vendredi avoir agi « en conformité absolue avec la décision de la cour, la loi fédérale et celle du Texas ».

« Ce gouvernement a mobilisé des moyens stupéfiants pour empêcher cette jeune femme d’obtenir un avortement. Aujourd’hui, car ils ont échoué à la bloquer, ils mettent en cause de façon infondée notre conduite », a dénoncé David Cole, le directeur juridique de l’ACLU.

Le dossier présentait de toute façon un caractère d’urgence: Jane Doe était enceinte le 24 octobre de plus de 15 semaines, alors que le Texas prohibe la plupart des avortements au-delà de 20 semaines.

La saisie vendredi de la Cour suprême, à tendance conservatrice, illustre la détermination actuelle du gouvernement américain à agir en faveur des opposants à l’avortement, qui contrôlent la Maison Blanche et le Congrès.

La haute cour avait légalisé l’avortement dans tous les Etats-Unis en 1973. Mais les restrictions à ce droit ont tendance à se multiplier depuis la victoire électorale de Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 18h38)                

Attention infection VIH-SIDA

novembre 1, 2017

Prenez garde et informez votre entourage !

Afrique, terre de Cobaye pour les industries pharmaceutiques

FAIRE LARGE DIFFUSION S’IL VOUS PLAIT AUTOUR DE VOUS C’EST VRAIMENT HALLUCINANT COMME BÊTISE HUMAINE ! ! ! ! MIEUX VAUT LE SAVOIR ET FAIRE ATTENTION QUE DE L’IGNORER

Il est presque minuit, et nous venons de visualiser un reportage hallucinant sur la deuxième chaîne de télévision française. Depuis le mois de Septembre 2004 un laboratoire américain du nom de GEDEAD s’est implanté à Douala pour (officiellement) tester un médicament ‘préventif’ du nom de VIREAD sur des jeunes camerounaises saines c.a.d. SERONEGATIVES! !

A raison de 4 Euro par mois + des examens médicaux gratuits et une promesse de prise en charge en cas de contamination, les filles sont encouragées à n’avoir que des rapports sexuels non protégées avec des partenaires multiples. On leur ment que ce fameux VIREAD les protège, que c’est un vaccin et qu’elles ne pourront plus jamais être contaminées. En plus, elles auront contribué au progrès de la science!!!!

Le but (toujours officiel) de cet essai est justement de voir si le fameux viread protège. Donc après avoir absorbé cette pilule sans du tout savoir ce qu’elle contient, les filles sont livrées à la nature et reçoivent 4 Euros par mois lorsqu’elles viennent se faire tester mensuellement pour le SIDA et pas pour les autres MST tout aussi graves comme les hépatites et autres maladies virales…

(Officiellement) , 400 filles volontaires et pas informées du tout ont ainsi été recrutées par un camerounais ayant reçu une somme de 800 000$ de ce labo américain. Beaucoup de ces filles ayant déjà été contaminées, ont été purement et simplement abandonnées dans la nature (témoignage à l’appui).

A mon avis la mission secrète ciblée est simplement de continuer à propager le sida, déjà terriblement élevé chez nous. Ne pouvons-nous pas dire qu’il s’agit ici d’un crime contre l’humanité ? Inoculer un virus de sida à Douala à des prostituées ne manque pas de stratégie. Douala est la plaque tournante du Cameroun.  Ce n’est qu’une histoire de temps avant que ce virus ne se répande dans tout le pays.

Un responsable du ministère de la santé déclare sans aucune crainte de choquer que son poste a été créé après l’implantation de ce laboratoire. Donc il n’a pas pu empêcher cela et il ne peut interdire ce test. VOILA.

De tels tests se passent actuellement dans plusieurs pays pauvres tels qu’Haïti, Jamaïque, République Dominicaine, Cambodge et d’autres pays africains, nous avons vu la République centrafricaine par exemple… On a parlé de 10 pays sans les citer tous explicitement…

Nous crions de douleur face au sentiment d’impuissance qui nous envahit devant notre petit écran d’ordinateur.

La seule réaction que nous puissions avoir est d’envoyer ce mail à tous ceux dont nous connaissons l’adresse électronique. Si vous ressentez la même chose que nous, nous vous prions d’envoyer ce mail à tous ceux qui vous sont chers.. Peut-être arriverons-nous à informer un grand nombre de personnes…

Faites attention à vous et sensibilisez vos familles!

Dr Judith Kareine Dubois, M.D

Dr Abbé Amoumbba, M.D

Professeur Marc-Antoine De Pigani, Virologue.

Daphney Saint-Pierre, Phamacologue.

Cyrille Deutou , Analyste Politique en herbe

Thanks to Elle Wise for informing me on this.

Vlada Dzyuba: Mort à 14 ans du mannequin d’épuisement

octobre 31, 2017
Vlada Dzyuba sur Intsgram vivait son rêve de devenir mannequin grâce à un contrat décrocher en Chine. Fin octobre, avant un défilé, elle s'effondre.
Vlada Dzyuba sur Intsgram vivait son rêve de devenir mannequin grâce à un contrat décrocher en Chine. Fin octobre, avant un défilé, elle s’effondre.
Une tragédie qui soulève bien des questions sur les conditions de travail des mannequins.
Elle était brune, la peau diaphane et avait de très grands yeux en amande. Vlada Dzyuba n’avait que 14 ans et toute une vie devant elle. Le jeune mannequin russe est mort « malade et extenué« , après « avoir enchaîné 13 heures de travail consécutives« , résume LaParisienne.fr. La jeune fille est tombée juste avant un défilé fin octobre.

La jolie Russe venait de signer un contrat pour travailler à Shanghai durant la Fashion Week. Ses réseaux sociaux étaient remplis de photos d’elle sur les podiums ou en shooting. La jeune Vlada avait même fait sa première couverture de magazine en Chine.

Les résultats de l’autopsie évoquent une « méningite aggravée par la fatigue« . La Parisienne.fr raconte qu’elle est tombée dans les pommes, puis dans un coma durant deux jours avant de mourir. Selon sa mère, qui s’est exprimée sur NTV, une chaîne de télévision russe, Vlada Dzyuba lui avait confié par téléphone qu’elle était épuisée, lui disant : « Maman, je suis fatiguée, je veux juste dormir. » Et sa maman d’ajouter : « Cela devait être le début de sa maladie, puis sa température est montée. Je ne dormais plus et l’appelais tout le temps, la suppliant d’aller à l’hôpital. » Pourtant, son contrat stipulait qu’elle ne devait travailler que trois heures par jour et qu’elle bénéficiait d’une couverture sociale. Du côté de la Russie, la colère gronde. On parle de « travail forcé« .

En France, Les choses bougent. C’est la santé des mannequins et l’impact de leur image sur le public qui sont encadrés par deux articles de la loi santé de Marisol Touraine. Le premier concerne le certificat médical obligatoire que les filles doivent présenter pour défiler à Paris – leur indice de masse corporelle entre en compte –, le second oblige tout annonceur à inscrire la mention « photographie retouchée » sur toute photo montrant un corps modifié par un logiciel de retouche. Ces deux mesures sont entrées en vigueur au printemps.

 

Italie: écoles fermées suite aux émissions toxiques d’une aciérie

octobre 25, 2017

L’usine électrique qui alimente des aciéries à Tarente, dans le sud de l’Italie / © AFP/Archives / MARIO LA PORTA

Les émissions toxiques de l’aciérie géante de Tarente (sud de l’Italie) -site considéré comme l’un des plus polluants d’Europe- ont contraint la municipalité à fermer mercredi des écoles, une décision sans précédent.

« Nous ne pouvons pas geler l’activité de toute la ville, mais nous avions besoin de protéger les plus faibles », a souligné un conseiller environnemental de la région, Rocco De Franchi. Les écoles fermées sont situées dans le quartier le plus proche de l’aciérie.

Des spécialistes de santé ont également conseillé aux habitants de la ville portuaire des Pouilles de fermer leurs fenêtres et d’éviter de faire du sport tant que de forts vents continueront à transporter des poussières nocives émanant de l’aciérie.

L’aciérie d’Ilva à Tarente est au coeur d’un énorme procès, le parquet attribuant au moins 400 décès à ses émissions toxiques.

En juin, un consortium emmené par ArcelorMittal avait obtenu un accord final de Rome pour reprendre Ilva pour 1,8 milliard d’euros et un programme d’investissements de 2,4 milliards d’euros.

Selon l’accord, ArcelorMittal intégrera Ilva avec un effectif de 10.000 personnes. Le groupe prévoit de porter la production de produits finis d’Ilva à 8,5 millions de tonnes en 2020, contre 6 millions de tonnes en 2016.

La Commission européenne, gendarme européen de la concurrence, examine actuellement le projet de rachat.

Romandie.com avec(©AFP / 25 octobre 2017 15h19)                

Le casse-tête du glyphosate se prolonge pour l’UE

octobre 25, 2017

Des militants de « Stop Glyphosate » manifestent à Bruelles, le 25 octobre 207 / © AFP / JOHN THYS

L’UE n’a pas trouvé mercredi de solution qui permette de rassembler une majorité d’Etats membres sur le sort du glyphosate, renvoyant la décision sur cet herbicide controversé, dont la licence expire en décembre, à une date ultérieure.

« Plusieurs options ont été discutées », a rapporté, sans plus de détails, une porte-parole de la Commission. L’exécutif européen espérait pourtant organiser un vote mercredi lors d’une réunion à huis clos d’un comité d’experts représentants les 28.

Il va maintenant prendre le temps de « réfléchir » avant de proposer « sous peu » une nouvelle date de réunion.

Le ministère danois de l’Environnement a expliqué sur Twitter qu’il avait été « impossible de s’entendre sur la proposition de la Commission ».

Cette dernière a abandonné son premier projet, qui était de proposer un renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans.

La saga dure depuis plus de deux ans dans l’UE. Agacée de voir les Etats membres se défiler, la Commission répète inlassablement depuis l’été que la décision doit être une « responsabilité partagée ». Elle en a pris plus d’un par surprise en annonçant mardi après-midi qu’elle était désormais ouverte à une autorisation entre cinq et sept ans.

Plusieurs Etats membres –France, Autriche, Italie, Belgique– ont affirmé publiquement leur opposition à une autorisation valable pour encore une décennie.

En Allemagne, en pleines négociations pour une coalition de gouvernement, le sujet « va devoir être discuté » entre conservateurs, écologistes et libéraux, a reconnu Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement.

Sans les poids lourds démographiques de l’UE, difficile d’obtenir une majorité qualifiée (55% des Etats membres et 65% de la population).

L’objectif de la Commission reste de « trouver une solution qui bénéficie du soutien le plus large possible, qui assure un haut niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement, en ligne avec la législation européenne et fondée sur les données scientifiques disponibles, a-t-elle assuré mercredi.

– Elimination progressive –

A l’image de la France, la Belgique s’est rangée à l’idée d’une disparition progressive du glyphosate des sols de l’UE. La question est alors de savoir quel délai est nécessaire pour préparer les cultivateurs à la perspective d’une agriculture sans glyphosate, plébiscité pour son efficacité et son faible coût.

Pour les eurodéputés, la réponse est cinq ans. Dès la fin de l’année même pour tout usage non-professionnels. Ils se sont exprimés mardi en faveur d’une élimination progressive d’ici fin 2022, avec des mesures d’accompagnement pour les agriculteurs.

« Le Parlement européen a clairement indiqué à la Commission européenne la direction de la sortie, en excluant toute référence à un possible renouvellement », ont souligné les parlementaires socialistes Eric Andrieu et Marc Tarabella.

La Commission ne manque pas de souligner que même si le glyphosate est autorisé au niveau de l’UE, les Etats membres gardent la possibilité d’interdire sur leur territoire national des produits qui en contiennent.

– Situation renversée –

Pour Franziska Achterberg, un « renversement de situation » s’est opéré. « Aujourd’hui, la Commission a échoué pour la cinquième fois d’affilée à obtenir un soutien suffisant des gouvernements européens (…) A moins que la Commission ne soutienne une interdiction, elle continuera d’échouer », a estimé la militante.

Des ONG, Greenpeace en tête, mènent depuis de longs mois une campagne intensive à Bruxelles contre la substance, et une pétition paneuropéenne a obtenu plus de 1,3 million de signatures, un des plus gros succès pour ce type d’initiative citoyenne dans l’UE.

De discussion technique entre spécialistes des produits phytosanitaires, le glyphosate est devenu un enjeu politique, au grand dam de l’industrie.

« C’est décevant qu’il n’y ait toujours pas de décision claire », a commenté Graeme Taylor, de l’Association européenne des producteurs de pesticides (ECPA). « La science est maintenant écartée dans une partie de roulette politique où les enjeux sont très élevés, pour décider pour combien de temps l’autorisation devrait être accordée », a-t-il déploré.

Partisans et opposants s’affrontent autour de l’évaluation scientifique de la toxicité du glyphosate, depuis la publication en 2015 du rapport du Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a classé la substance « cancérogène probable ». Au contraire des agences européennes, l’Efsa (sécurité des aliments) et l’Echa (produits chimiques), avis sur lesquels s’appuie la Commission pour proposer un renouvellement de la substance.

Sont venues s’y ajouter les accusations d’influence du géant de l’agrochimie Monsanto dans les études scientifiques publiées.

Romandie.com avec(©AFP / 25 octobre 2017 15h04)                

L’OMS « annule » la nomination du président Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté

octobre 22, 2017

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, le 7 avril 2016 à Harare / © AFP/Archives / Jekesai NJIKIZANA

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit avoir annulé dimanche la nomination du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté, expliquant que cela était dans l’intérêt de l’agence de l’ONU après la controverse provoquée par sa décision.

« Au cours des derniers jours, j’ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour (les maladies non transmissibles) en Afrique. En conséquence, j’ai décidé d’annuler cette nomination », a déclaré dans un communiqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2017 14h33)                

Zimbabwe: critiques contre la nomination de Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS

octobre 21, 2017

Le président Robert Mugabe à Harare, en août 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

L’opposition zimbabwéenne et des associations des droits de l’homme ont critiqué vendredi la nomination du président Robert Mugabe comme « ambassadeur de bonne volonté » de l’ONU pour les maladies non transmissibles, malgré la grave crise sanitaire que traverse son pays.

Le directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus (Ethiopie), a demandé le 18 octobre à Mugabe, 93 ans, d’aider l’agence de l’ONU dans sa lutte en Afrique contre les maladies non transmissibles, notamment les attaques cardiaques et l’asthme.

Pourtant, le système de santé au Zimbabwe, comme beaucoup d’autres services publics, s’est effondré sous le régime autoritaire et répressif de Mugabe. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaires.

« Nommer Mugabe ambassadeur de bonne volonté est gênant pour l’OMS et le docteur Tedros, », a tweetté Iain Levine, l’un des directeurs de l’ONG Human Rights Watch.

Le principal parti d’opposition, le MDC, a estimé que cette nomination était « risible ».

« Le système de santé du Zimbabwe est dans un état chaotique, c’est une insulte », a déclaré à l’AFP son porte-parole, Obert Gutu. « Mugabe a cassé notre système de santé. Lui et sa famille vont à Singapour se faire soigner après avoir laissé nos hôpitaux publics s’effondrer ».

Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a une santé de plus en plus fragile et se rend souvent à l’étranger pour des soins.

Selon l’OMS, les maladies non transmissibles sont de loin la première cause de décès dans le monde, tuant plus de 36 millions de personnes chaque année.

Des agences de l’ONU comme l’OMS, le HCR ou bien l’Unesco nomment régulièrement des ambassadeurs de bonne volonté pour alerter et sensibiliser l’opinion mondiale au sujet de causes spécifiques.

Jeuneafrique.com