Archive for the ‘Santé’ Category

Canada: Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 demeure relativement stable au Québec

septembre 18, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, 821 nouveaux cas ont été identifiés depuis le précédent bilan. La veille, il était de 837. On a recensé 402 283 cas depuis le début de la pandémie.

Santé-Québec indique que 629 de ces 821 nouveaux cas n’avaient pas été vaccinés ou avaient reçu une première dose il y a moins de 14 jours. Cent soixante-trois personnes nouvellement infectées, soit 19,8 % des nouveaux cas, avaient reçu deux doses depuis au moins sept jours.

Au cours des sept derniers jours, la moyenne de nouveaux cas s’élève à 751.

Trois décès se sont ajoutés au bilan des victimes. On déplore dorénavant 11 321 morts liées à la COVID-19 depuis son apparition au Québec.

La situation est demeurée relativement stable dans les hôpitaux où le nombre de patients est passé de 262 à 264. Vingt-sept personnes ont été admises à l’hôpital, vendredi.

Toutefois, on signale 89 personnes aux soins intensifs, six de moins que la veille.

Le nombre d’éclosions actives a légèrement diminué, passant de 509 à 508.

Un total de 32 195 analyses ont été réalisées le 16 septembre. Le taux de positivité a baissé d’un dixième de point à 2,4.

Les autorités ont aussi indiqué que 19 662 doses de vaccin, dont 12 736 deuxièmes doses, ont été administrées au cours des 24 dernières heures, pour un total de plus de 12,8 millions.

Le pourcentage de personnes âgé de 12 ans et plus ayant reçu une première dose est toujours d’environ 88 %. On signale aussi qu’environ 82 % de la population québécoise a reçu une deuxième dose.

Le ministre de la Santé Christian Dubé continue la population à se faire vacciner. «Il n’est jamais trop tard pour se faire vacciner, c’est la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres», a-t-il déclaré sur Twitter.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec/Manque d’infirmières : « Je suis ouvert à tous les incitatifs », dit Legault

septembre 15, 2021

 

Le premier ministre du Québec est prêt à sortir une nouvelle fois le chéquier pour faire revenir les infirmières dans le réseau public de la santé.

Le premier ministre François Legault.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le premier ministre François Legault.

En conférence de presse mercredi matin, François Legault a rappelé les efforts consentis par son gouvernement afin de mettre plus de ressources dans le secteur, en affichant notamment plus de postes à pourvoir.

Mais, cela n’a pas été suffisant, a-t-il reconnu. Il manque encore 4000 infirmières à travers la province.

Faisant un lien avec la pandémie, M. Legault a expliqué qu’au cours des derniers mois, beaucoup de membres du personnel soignant « étaient fatigués et pour toutes sortes de raisons, ont quitté le réseau ».

M. Legaut s’est dit prêt à faire plus d’efforts en matière de salaire, notamment.

Le premier ministre s’est adressé particulièrement aux infirmières parties exercer dans le secteur privé.

« Toutes les infirmières qui sont dans le privé sont les bienvenues », a jouté François Legault.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: Hospitalisations en forte augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec

septembre 14, 2021

Dans le bilan de la COVID-19 publié lundi, les hospitalisations liées au virus sont passées de cinq à neuf au cours de la fin de semaine. Parmi ces patients, quatre se retrouvent aux soins intensifs.

Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

© Nathan Denette/The Canadian Press Le nombre de lits disponibles pour les patients atteints de la COVID-19 est limité et varie selon les besoins.

La situation inquiète le président directeur général adjoint du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Gilles Hudon estime que le nombre de nouveaux cas n’est pas une donnée fiable puisque les gens se font moins dépister.

Le nombre d’hospitalisations est un indicateur qui est extrêmement fiable. On commence à avoir une inquiétude, je vous dirais, qui est assez relevée», affirme le directeur en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Il répète que la majorité des lits dédiés à la COVID-19 sont occupés par des personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui ne le sont pas adéquatement. Gilles Hudon ajoute que s’il reste un risque d’être infecté malgré la vaccination, le risque d’hospitalisation est 30 fois moins élevé.

On doit encore une fois redoubler d’ardeur dans la vigilance du respect des mesures [sanitaires]», insiste Gilles Hudon.

2000 employés non vaccinés

Alors que tout le personnel du milieu de la santé doit être doublement vacciné d’ici le 15 octobre sous peine d’être suspendu sans solde, il reste toujours environ 2000 employés du CIUSSS MCQ qui ne sont pas inoculés. Gilles Hudon se dit encore confiant que ceux-ci se feront vacciner avant la date limite.

Certains comme Linda, hygiéniste dentaire en Mauricie dont nous avons accepté de taire le nom de famille, affirment qu’ils ne le feront pas. Ça ne me tente pas de subir quelque chose de façon obligée. Je veux décider de façon éclairée», dit-elle au micro de l’émission Toujours le matin.

Cette professionnelle de la santé estime que plusieurs de ses questions demeurent sans réponse concernant le vaccin contre la COVID-19. Linda se questionne également sur son statut d’emploi. Elle se demande entre autres si la suspension sans solde prendra fin avec la levée des mesures sanitaires.

C’est mon employeur qui me suspend, donc moi je suis apte et disponible à travailler. Est-ce qu’à ce moment-là j’ai droit à l’assurance-emploi? Eux autres me mettent à pied parce que je ne réponds pas à leurs critères», ajoute-t-elle.

Linda s’inquiète de l’état du réseau après le 15 octobre alors que la pénurie de main-d’oeuvre se fait de plus en plus sentir. Elle-même songe à quitter sa profession à cause de la vaccination obligatoire.

Gilles Hudon affirme que des mesures sont prises pour que les services essentiels comme les chirurgies urgentes et les services d’obstétrique soient maintenus.

La pénurie existait déjà avant la période de COVID qui a débuté au printemps 2020. Tous les services qu’on a dû ajouter en période de COVID [ont] ajouté une pression très importante sur notre personnel», rappelle le directeur général du CIUSSS MCQ.

Il ajoute que des renforts arrivent par le biais du recrutement international. Gilles Hudon affirme que huit infirmières françaises viennent de s’établir dans la région.

By The Canadian Press 

Russie: Vladimir Poutine en isolement en raison de cas de COVID dans son cercle restreint

septembre 14, 2021

MOSCOU — Le président russe Vladimir Poutine s’est placé en isolement en raison de cas de COVID-19 dans son entourage, a déclaré mardi le Kremlin, ajoutant qu’il avait été testé négatif à la COVID-19.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’annonce a été faite dans un résumé par le Kremlin de l’appel téléphonique de M. Poutine avec le président du Tadjikistan. M. Poutine a été entièrement vacciné avec le vaccin russe contre la COVID-19, le Spoutnik V, recevant sa deuxième dose en avril.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré aux journalistes que Vladimir Poutine était «absolument en bonne santé», mais qu’il s’isolerait après avoir été en contact avec une personne qui a contracté le virus. Il n’a pas précisé pendant combien de temps M. Poutine resterait en isolement, mais a assuré que le président continuerait de travailler comme d’habitude.

Lorsqu’il s’est fait demander si Vladimir Poutine avait été testé négatif à la COVID-19, M. Peskov a répondu «certainement, oui».

M. Peskov n’a pas révélé qui parmi les contacts de M. Poutine était infecté, indiquant seulement qu’il y avait plusieurs cas.

Lundi, le président russe a assisté à plusieurs événements publics. Il a salué les paralympiens russes, assisté à des exercices militaires menés en coordination avec la Biélorussie et a rencontré le président syrien Bachar el-Assad.

Lors de la réunion avec les paralympiens, M. Poutine a mentionné qu’il «devrait peut-être bientôt être mis en quarantaine».

«Même dans mon entourage, des problèmes surviennent avec cette COVID, a déclaré le dirigeant russe cité par l’agence de presse d’État RIA Novosti. Nous devons examiner ce qui se passe réellement là-bas. Je pense que je devrai peut-être bientôt me mettre en quarantaine moi-même. Beaucoup de gens autour de (moi) sont malades.»

Lorsque M. Peskov s’est fait demander pourquoi M. Poutine avait organisé des événements publics lundi, même s’il savait déjà qu’il y avait des cas de COVID-19 dans son entourage, le porte-parole a répondu que la décision de se placer en isolement avait été prise après que «les médecins aient terminé leurs tests, leurs procédures». M. Peskov a assuré que «la santé de personne n’était en danger» lors des événements de lundi.

Les nouvelles infections quotidiennes à la COVID-19 en Russie ces dernières semaines ont plafonné autour de 17 000 à 18 000, le nombre de morts par jour restant légèrement inférieur à 800, le niveau le plus élevé de la pandémie. Néanmoins, pratiquement aucune mesure sanitaire n’est actuellement en vigueur en Russie.

Le groupe de travail de l’État russe sur le coronavirus a enregistré un total de 7,1 millions de cas confirmés de COVID-19 et 194 249 décès. Cependant, les rapports du service statistique du gouvernement Rosstat qui comptabilisent les décès liés à la COVID-19 révèlent rétroactivement des chiffres beaucoup plus élevés.

Avec Daria Litvinova, The Associated Press

Gabon-Cameroun : Casimir Oyé Mba et Ibrahim Mbombo Njoya, roi des Bamouns, atteints du Covid

septembre 14, 2021

Casimir Oyé Mba et le Roi des Bamouns, Ibrahim Mbombo Njoya

L’ancien Premier ministre gabonais a déjà rejoint Paris, tandis que l’influent sultan est en attente d’évacuation. 

Selon nos informations, Casimir Oyé Mba a été évacué le 11 septembre vers l’hôpital Paris Saint-Joseph, après une semaine d’hospitalisation à la polyclinique Chambrier de Libreville. Le vice-président de l’Union nationale (UN, opposition) lutte contre une forme sévère de Covid-19.

Diagnostic

Cet ancien gouverneur de la BEAC et ancien Premier ministre du Gabon était favorable à la vaccination, mais refusait de se faire inoculer les vaccins russe ou chinois, proposés au Gabon mais non homologués par l’Union européenne (UE).

Également atteint du Covid-19, le sultan Ibrahim Mbombo Njoya, roi des Bamouns, est en attente d’évacuation sanitaire en Europe. Le diagnostic est tombé en fin de semaine dernière pour l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports. Ce membre du bureau politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) est aussi le père de Seidou Mbombo Njoya, le président de la Fédération camerounaise de football.

Le ministre des Finances camerounais, Louis Paul Motaze, lui aussi touché par le Covid, est toujours hospitalisé en Suisse. Son état est jugé stable.

Par Jeune Afrique

Canada (COVID-19) : un homme de Saskatoon vacciné mais positif conseille aux gens la vigilance

septembre 13, 2021

  Jack Saddleback a contracté le virus après avoir reçu les deux doses de vaccin contre la COVID-19.

© Omayra Issa/ CBC Jack Saddleback a contracté le virus après avoir reçu les deux doses de vaccin contre la COVID-19.

Un homme de Saskatoon qui a contracté la COVID-19 après avoir reçu les deux doses de vaccin pense que les gens devraient rester vigilants pour éviter la maladie, même s’ils sont entièrement vaccinés.

Jack Saddleback a reçu deux doses du vaccin COVID-19 et pensait être à l’abri de la COVID-19, les taux de vaccination étant en hausse et le nombre de cas en baisse.

Mais il a contracté le coronavirus malgré ses deux doses de vaccin.

Vendredi, seulement un cas sur dix parmi les nouvelles infections signalées en Saskatchewan concernait des personnes qui avaient été entièrement vaccinées, selon le tableau de bord COVID-19 de la province. 

Selon les experts, il est encore moins probable qu’une personne entièrement vaccinée tombe gravement malade ou meure à cause de la COVID-19.

M. Saddleback a déclaré à l’émission Saskatoon Morning qu’il soupçonne avoir contracté le virus après avoir participé à une célébration de Noël en juillet » avec sa famille en Alberta.

À son retour à Saskatoon, il a passé un test rapide pour s’assurer qu’il était négatif avant de s’engager dans des interactions communautaires dans le cadre de son travail auprès de l’organisation de soutien LGBTQ OUTSaskatoon.

Mais le test était positif et il s’est immédiatement isolé. 

J’étais frustré», a indiqué M. Saddleback. 

Selon M. Saddleback, malgré ses deux vaccins, il a suffi de baisser temporairement sa garde, ne serait-ce que quelques instants, pour contracter la COVID-19. 

Après son expérience, et compte tenu de son travail auprès de certaines des personnes les plus vulnérables de Saskatoon, M. Saddleback a dit qu’il voulait rappeler à tout le monde que la vaccination seule ne protège pas nécessairement contre le virus.

Nous devons continuer à faire preuve de diligence en nous lavant les mains, en portant un masque et en évitant de nous toucher le visage, de toucher ces parties de nous-mêmes qui pourraient transmettre le virus à une personne doublement vaccinée », a-t-il déclaré.

Cela signifie également qu’il faut être attentif à tout symptôme de la COVID-19, même si vous avez un léger reniflement», a-t-elle conseillé.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Bryan Eneas

Côte d’Ivoire : décès de l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny

septembre 11, 2021

Charles Konan Banny, le 17 avril, à Abidjan.

L’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny est décédé vendredi de complications pulmonaires et respiratoires liées au coronavirus, à Paris, où il avait récemment été évacué et hospitalisé.

Atteint du coronavirus à Abidjan, il avait été transféré le 4 septembre à l’hôpital américain de Neuilly où il est décédé vendredi, à 78 ans. Alors qu’il était depuis quinze jours pris en charge à la Pisam (Polyclinique Sainte Anne-Marie) à Abidjan, l’état de santé de l’ancien Premier ministre ivoirien, vacciné contre le Covid-19, avait nécessité un transfert d’urgence par un vol spécialement affrété.

Cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Charles Konan Banny avait été imposé comme Premier ministre à Laurent Gbagbo par la communauté internationale en décembre 2005, un poste qu’il quittera en avril 2007.

Après la sanglante crise post-électorale de 2010-2011, il avait été nommé président de la Commission vérité et réconciliation (CDVR), un poste stratégique. Entendre victimes et bourreaux de tous bords, diagnostiquer et guérir les maux ivoiriens, réconcilier pro-Ouattara et partisans du président déchu Laurent Gbagbo : « CKB », en héritier autoproclamé du premier chef d’État Félix Houphouët-Boigny – avec lequel il avait des liens familiaux -, avait obtenu des résultats contrastés. Malgré des témoignages poignants et l’audition de 72 000 victimes, la CDVR a eu un très faible écho dans la population et n’avait pas suscité la « catharsis » espérée en Côte d’Ivoire.

« Un grand serviteur de l’État »

« Je rends hommage à un grand serviteur de l’État, une personnalité politique de premier plan dont la contribution à la réconciliation nationale a été importante », a réagi le président ivoirien Alassane Ouattara.

« Il a changé ma perception de la politique ivoirienne et de certains de ses acteurs », s’est pour sa part ému Guillaume Soro.

BCEAO

Né le 11 novembre 1942 à Divo (Sud), ce fils de planteur baoulé était diplômé de la prestigieuse École supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) de Paris. Après avoir travaillé dans la gestion d’État de la filière cacao en Côte d’Ivoire, premier exportateur mondial, il intègre en 1976 la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à son siège de Dakar, où il gravit tous les échelons.

Gouverneur par intérim de cette institution (1990-1993), il est confirmé dans ses fonctions le 1er janvier 1994, trois semaines avant la dévaluation du franc CFA, qui jouera un grand rôle dans son image d’«homme de la France ». Il y restera jusqu’à son arrivée en 2005 à la primature ivoirienne.

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada-Québec: Des travailleurs de la santé expliquent pourquoi ils refusent le vaccin

septembre 11, 2021

La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé fait débat dans plusieurs provinces canadiennes.

© Michael Bell/La Presse canadienne La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé fait débat dans plusieurs provinces canadiennes.

Piqués au vif par l’ultimatum lancé par François Legault, plusieurs employés non vaccinés du réseau de la santé sont prêts à quitter leur profession plutôt que de se faire inoculer. Trois d’entre eux ont accepté de nous expliquer leur décision.

Pour Lawrence Godbout, un infirmier auxiliaire en gérontopsychiatrie à l’Hôtel-Dieu de Lévis, la mesure du gouvernement québécois est une atteinte inacceptable à ses droits et libertés.

C’est du chantage : si t’es pas vacciné, t’es crissé dehors. Ça ne marche pas», tonne-t-il.

«Ce n'est pas dans mes valeurs de me faire vacciner», affirme Lawrence Godbout, infirmier auxiliaire à l'Hôtel-Dieu de Lévis.

© /Radio-Canada «Ce n’est pas dans mes valeurs de me faire vacciner», affirme Lawrence Godbout, infirmier auxiliaire à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

Sa décision est prise : il préfère changer de métier plutôt que de recevoir le vaccin contre la COVID-19. Québec a donné jusqu’au 15 octobre aux employés du réseau de la santé pour être convenablement vaccinés, sans quoi ils seront suspendus sans salaire. Aux yeux de Lawrence Godbout, il s’agit d’une mesure draconienne.

Cédric Thivierge est lui aussi infirmier auxiliaire, à Thetford Mines. Il a déjà commencé à chercher un emploi dans un autre domaine. À son avis, recevoir le vaccin doit demeurer un choix et non une obligation.

Pour l’instant, je ne vois pas l’importance de l’avoir», dit celui qui a près de 10 ans d’expérience comme l’infirmier auxiliaire.

Cédric Thivierge, un infirmier auxiliaire, a refusé le vaccin contre la COVID-19. Il est peiné de devoir quitter ses collègues et son travail.

© /Radio-Canada Cédric Thivierge, un infirmier auxiliaire, a refusé le vaccin contre la COVID-19. Il est peiné de devoir quitter ses collègues et son travail.

Quant à Laurent (nom fictif), il est préposé aux bénéficiaires dans un CHSLD de la Beauce. Il a demandé à ne pas être identifié pour éviter d’attiser les tensions avec des membres de sa famille.

Ces trois travailleurs font partie des quelque 1000 employés du CISSS de Chaudière-Appalaches qui n’ont reçu aucune injection du vaccin. À ce jour, 89 % des employés du réseau public de la région sont adéquatement vaccinés.

Scepticisme

L’efficacité des vaccins contre la COVID-19 est remise en question par les trois travailleurs à qui nous avons parlé.

Même s’il admet que plusieurs études ont reconnu l’efficacité des vaccins approuvés par Santé Canada, Cédric Thivierge demeure sceptique quant à leur efficacité à long terme.

Je fais partie des gens qui aiment mieux voir le résultat du vaccin, voir s’il est vraiment concluant», dit-il.

Laurent, lui, affirme avoir eu des effets secondaires longs et désagréables après avoir été vacciné contre l’influenza, et ne souhaite pas revivre l’expérience.

Les vaccins de Moderna et de Pfizer-BioNTech sont des vaccins à ARN messager.

© Robert Short/CBC Les vaccins de Moderna et de Pfizer-BioNTech sont des vaccins à ARN messager.

Quant à Lawrence Godbout, il souligne que le vaccin n’est pas efficace à 100 %.

Qu’on soit vacciné ou pas, on peut l’attraper pareil [le virus].»

C’est vrai, admet Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs à l’IUCPQ. Toutefois, le spécialiste rappelle que le vaccin diminue les risques de développer une réaction grave à la maladie.

[Le vaccin] va transformer une maladie potentiellement mortelle en des symptômes qui vont passer à peu près inaperçus à la maison sans compromettre sa santé ou la sécurité des gens autour de soi», précise-t-il.

Le Dr Mathieu Simon est pneumologue et chef des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

© /Radio-Canada Le Dr Mathieu Simon est pneumologue et chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Dr Simon rappelle par ailleurs que les effets secondaires causés par les vaccins sont très rares. Il ajoute que les vaccins à ARN messager, comme ceux de Pfizer et de Moderna, sont particulièrement sécuritaires.

Les vaccins à ARN sont développés depuis 1989 pour toutes sortes de maladies. Ils représentent une amélioration de sécurité par rapport aux autres vaccins disponibles. L’ARN n’entre jamais dans le noyau cellulaire. Les chances que l’image génétique de l’être humain soit modifiée sont nulles.»

Manque d’information»

Laurent, qui travaille comme préposé aux bénéficiaires depuis deux ans à Saint-Georges, dit que les sources d’information sont nombreuses et qu’il ne sait plus à laquelle se fier.

Je devrais peut-être être plus informé sur certains sujets, mais on manque un peu d’information», dit-il, ajoutant que peu de renseignements ont été transmis directement aux employés.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches affirme de son côté que de nombreuses et fréquentes communications ont été acheminées aux employés au sujet de la COVID-19 et de la vaccination.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches affirme avoir envoyé plusieurs documents informatifs sur la vaccination à ses employés.

© CISSS de Chaudière-Appalaches Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches affirme avoir envoyé plusieurs documents informatifs sur la vaccination à ses employés.

L’information est diffusée et facilement disponible et chaque employé a le devoir de s’informer», note la porte-parole du CISSS Mireille Gaudreau.

Le fait de dire qu’on manque d’information, c’est une intellectualisation d’une peur plus viscérale qui est mal contrôlée», croit quant à lui le Dr Mathieu Simon.

Des départs inévitables

Les trois travailleurs risquent de quitter leurs fonctions à regret, à la mi-octobre. Ils pourraient d’ailleurs se tourner vers le domaine de la construction.

Dr Mathieu Simon s’attend lui aussi à voir des employés non vaccinés de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) quitter leurs fonctions au cours des prochaines semaines. Même si le réseau de la santé est sous tension et peut difficilement se passer de ses employés, il croit qu’il vaut mieux perdre une personne qui peut en infecter d’autres que de courir à nouveau le risque de provoquer des éclosions.

Je pense que la décision de prôner la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé est une bonne décision, qui, comme toutes les décisions difficiles, a ses conséquences», résume-t-il.

La Presse canadienne par Camille Carpentier avec la collaboration de Colin Côté-Paulette

Coronavirus : L’OMS finalement pessimiste sur la vaccination pour venir à bout de la pandémie

septembre 11, 2021

VIRUS A cause des variants, l’Organisation mondiale de la santé pense qu’il nous faudra vivre avec la maladie tout en continuant à se faire vacciner

Le directeur de l'OMS en Europe s'est montré plus pessimiste vendredi 10 septembre 2021 sur la capacité d'un taux élevé de vaccination à stopper à lui seul la pandémie de Covid-19
Le directeur de l’OMS en Europe s’est montré plus pessimiste vendredi 10 septembre 2021 sur la capacité d’un taux élevé de vaccination à stopper à lui seul la pandémie de Covid-19 — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

La probabilité que l’on parvienne à éradiquer complètement le Coronavirus paraît de moins en moins probable selon l’Organisation mondiale de la santé. En mai dernier pourtant, Hans Kluge, le directeur de l’OMS en Europe avait affirmé que « la pandémie serait terminée lorsque nous aurons atteint une couverture vaccinale minimale de 70 % » de la population mondiale.

Mais les nouveaux variants plus contagieux, principalement Delta, ont changé la donne et laissent désormais penser que la maladie restera de façon endémique. A l’époque, même si le variant détecté initialement en Inde sévissait déjà, « il n’y avait pas une telle émergence des variants plus transmissibles et plus viraux », a fait valloir le responsable sanitaire onusien lors d’une conférence de presse ce vendredi.

Un vaccin pour avant tout « empêcher les formes graves »

En conséquence, Hans Kluge a appelé à « anticiper pour adapter nos stratégies de vaccination », notamment sur la question des doses supplémentaires. « Je crois que cela nous amène au point où l’objectif essentiel de la vaccination est avant tout d’empêcher les formes graves de la maladie et la mortalité », a-t-il souligné.

« Si on considère que le Covid va continuer à muter et rester avec nous, comme la grippe, alors nous devons anticiper comment adapter progressivement notre stratégie de vaccination à la transmission endémique, et acquérir un savoir très précieux sur l’impact des doses supplémentaires », a-t-il ajouté.

La vaccination « pour réduire la pression sur nos systèmes de santé »

Selon des épidémiologistes, il semble désormais illusoire d’atteindre l’immunité collective uniquement grâce aux vaccins, mais ceux-ci restent tout de même cruciaux pour circonscrire la pandémie de Covid-19. Un niveau très élevé de vaccination reste aussi indispensable « pour réduire la pression sur nos systèmes de santé qui ont désespérément besoin de traiter les autres maladies que le Covid », a souligné Hans Kluge vendredi.

Désormais dominant, le variant Delta est jugé 60 % plus transmissible que le précédent (Alpha) et deux fois plus que le virus historique. Or, plus un virus est contagieux, plus élevé est le seuil nécessaire à l’immunité collective, c’est-à-dire le seuil de personnes immunisées au-delà duquel l’épidémie cesse. Celle-ci peut s’obtenir via les vaccins ou l’infection naturelle.

Avec 20 minutes par M.F avec AFP

Mauricie et au Centre-du-Québec (COVID-19): un rebond de cas à surveiller dans la région

septembre 10, 2021

La semaine avait pourtant bien débuté en ce qui concerne la tendance des nouveaux cas de COVID-19. Toutefois, les récentes données indiquent que la région vit un important rebond qui amène la santé publique à surveiller la situation de près, d’autant plus que le variant Delta est bien présent en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le variant Delta prend de plus en plus d'ampleur dans la région.

© Sylvain Mayer Le variant Delta prend de plus en plus d’ampleur dans la région.

Du 3 au 8 septembre, la région affichait une vingtaine de nouveaux cas par jour en moyenne, alors que le bilan dévoilé le 10 septembre fait état de 39 cas. La statistique au sujet des personnes hospitalisées se maintenait, elle aussi, autour de trois. Ce chiffre est maintenant de cinq.

«C’est une tendance à laquelle on s’attend avec la rentrée scolaire, la reprise des activités, et ça se traduit aujourd’hui (vendredi). On va voir ce qui va se passer en fin de semaine pour confirmer s’il y a une hausse. On souhaite toujours atteindre un plateau. Mais entre le début de la semaine et aujourd’hui, c’est une différence d’une vingtaine de cas», déclare la directrice régionale de la santé publique, la docteure Marie-Josée Godi.

Avoir cinq hospitalisations ne crée aucune pression sur le réseau de la santé, précise la directrice régionale de la santé publique, mais une recrudescence du nombre de cas laisse entrevoir un impact sur le nombre d’hospitalisations d’ici une dizaine de jours, d’autant plus que le variant Delta a été confirmé dans plus de 50 cas de contamination dans la région.

«Il faut voir la vitesse à laquelle il prend de la place, explique la spécialiste. Au début du mois d’août, le variant Alpha était prédominant. Depuis deux ou trois semaines, c’est le variant Delta. Ce n’est pas une surprise: on l’a vu dans d’autres régions et dans d’autres pays. Et ça crée une certaine préoccupation. Il y a environ 25 % de notre population qui n’est pas vaccinée. Ce variant touche principalement les gens qui ne sont pas vaccinés. C’est possible de voir une remontée des cas.»

Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

© Stéphane Lessard Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

Ce constat incite la docteure Godi à insister, une fois de plus, sur l’importance de se faire vacciner. Elle s’attend à ce que Santé Canada homologue la vaccination pour les 5-11 ans d’ici quelques semaines, ce qui entraînera le déploiement rapide de plusieurs équipes qui auront la responsabilité d’inoculer cette clientèle.

Les groupes d’âges de 18-29 ans (62,2 %) et de 30-39 ans (64,5 %) affichent toujours les plus faibles taux de vaccination complète dans la région. La mise en place du passeport vaccinal influence toutefois ces clientèles à se faire vacciner.

En outre, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec vit toujours le problème de mauvais comportement au sein de centres de vaccination de la part de personnes qui refusaient le vaccin, mais qui l’acceptent en raison de la contrainte associée au passeport vaccinal.

«Il y a des agents de sécurité pour calmer le jeu. Il y a toujours eu des agents de sécurité qui étaient là pour gérer les files d’attente. On rappelle aux gens de faire preuve de politesse et de courtoisie», indique Catherine Bergeron, agente d’information au CIUSSS régional.

Les propos désagréables prononcés à l’égard d’employés des centres de vaccination n’ont entraîné aucun départ de personnel jusqu’à maintenant.

Vaccination et accouchement

Les visiteurs des centres hospitaliers devront présenter un passeport vaccinal pour pouvoir y entrer d’ici la mi-octobre. Cette situation inquiète des conjoints non vaccinés, dont la partenaire est sur le point d’accoucher. La santé publique assure qu’elle comprend l’inquiétude des parents, mais les recommandations du ministère de la Santé et des Services sociaux en ce sens ne sont pas encore prêtes.

Il est encore trop tôt pour faire des projections concernant l’impact sur les effectifs relié à l’obligation pour le personnel de la santé d’être pleinement vacciné d’ici le 15 octobre. La direction du CIUSSS rappelle qu’il est encore temps pour des employés de recevoir les deux doses du vaccin avant cette date. «On espère que cette mesure soit prise comme une approche bienveillante pour préserver un milieu sain pour offrir des soins», déclare la docteure Godi, en soulignant que le réseau a les ressources nécessaires pour vacciner un grand nombre de personnes.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste