Archive for the ‘Science’ Category

Coronavirus: un nouveau cas détecté en Allemagne

février 26, 2020

 

Un homme de 25 ans est contaminé au nouveau coronavirus, a annoncé mardi l’Etat régional allemand du Bade-Wurtemberg, précisant qu’il avait été «vraisemblablement infecté en Italie, à Milan».

L’homme a été hospitalisé à l’isolement, a précisé le ministère des Affaires sociales de cette région du sud-ouest de l’Allemagne. «La personne est tombée malade avec des symptômes de type grippal après être rentrée chez elle et a ensuite contacté les autorités sanitaires locales», décrit le ministère dans un communiqué.

Ce nouveau cas porte à 17 le nombre de personnes infectées en Allemagne. Les autres personnes infectées sont soignées en Bavière (sud) et en Hesse (ouest). Les services sanitaires régionaux «identifie actuellement les personnes de en contact avec le patient», qui seront «isolées à domicile» et consultées chaque jour.

L’épidémie apparue en décembre dans le centre de la Chine a déjà atteint un pic dans ce pays, où elle a contaminé quelque 77.000 personnes dont 2600 sont mortes, selon l’OMS. Elle touche de plus en plus de pays, y compris en Europe: la maladie Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, plus d’une trentaine d’Etats où elle a fait plus de 40 morts et 2500 contaminations.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : «Il n’y a pas d’épidémie en France» ce soir, selon le ministre de la Santé

février 26, 2020

 

Le coronavirus continue à se propager à travers le monde. En France, un nouveau cas a été confirmé ce soir, portant le total à 18 cas, dont deux patients décédés.

«Lavez-vous les mains», la consigne d’Olivier Véran aux Français

Enfin, le ministre de la Santé a rappelé l’importance de se laver les mains. «Lavez-vous les mains, lavez-vous les mains souvent, toutes les heures. Lavez-vous après des contacts rapprochés avec les personnes. C’est utile pour lutter contre la propagation du coronavirus».

«La diffusion et la transmission du coronavirus fait bien davantage par les mains que par la salive ou les gouttelettes. L’immense majorité des cas de transmission se fait par les contacts via les mains. Le lavage des mains est la meilleure solution pour prévenir le risque de diffusion du virus», a-t-il ajouté.

Le gouvernement annonce le «destock» de 15 millions de masques anti-projection

Le ministre de la Santé a également indiqué qu’il avait décidé de «déstocker» 15 millions de masques anti-projection «de notre stock national qui seront répartis dans toutes les officines, toutes les pharmacies d’officine du territoire nationale». Concrètement, ces masques serviront aux professionnels de santé  et aux personnes à risque dans la mesure où «ce sont des personnes qui reviennent de zones dites zone rouge, donc des zones à risque, ou qui ont été en contact avec des personnes infectées et qui ne sont pas elles-mêmes infectées», a-t-il poursuivi.

Des masques sont également distribués aux 138 établissements de santé concernés par la prise en charge des patients positifs au coronavirus dans la phase pré-hospitalière. Autrement dit, les transports sanitaires et le SMUR.

Un 18e cas confirmé en France, l’épouse du patient hospitalisé à Annecy

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué qu’un nouveau cas de coronavirus avait été détecté en France. Il s’agit de l’épouse du patient hospitalisé à Annecy. «Son état de santé n’est pas inquiétant, mais elle est évidemment hospitalisée et isolée», a affirmé le ministre à propos du 18e cas confirmé en France. Il a également tenu à assurer une nouvelle fois qu’«il n’y a pas d’épidémie en France à l’heure actuelle».

le seul train de fret Chine-France à l’arrêt, Decathlon touché

Le train de fret hebdomadaire entre Wuhan en Chine et Dourges (Pas-de-Calais) est arrêté depuis fin janvier et ne reprendra pas avant avril en raison du coronavirus, ce qui compromet l’approvisionnement de groupes français comme Decathlon, a indiqué mardi un cadre de la SNCF.

«A Dourges, le seul terminal français qui recevait un train de Chine par semaine a été arrêté jusqu’en avril car le train venait de Wuhan», épicentre de l’épidémie de Covid-19, a expliqué Xavier Wanderpepen, responsable du fret ferroviaire entre la Chine et l’Europe chez Forwardis, filiale de SNCF Logistics.

Qu’est-ce que les «pandemic bonds», dont la valeur chute avec le coronavirus ?

En 2017, la Banque mondiale a émis des «obligations pandémies» pour financer la lutte contre les épidémies dans les pays pauvres. Au rythme actuel de propagation du coronavirus, les paiements seront débloqués dans les prochaines semaines.

Bruno Retailleau (LR) demande un débat au Sénat sur le coronavirus

Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a demandé l’organisation d’un débat dans l’hémicycle de la haute assemblée sur «l’épidémie de coronavirus» qui a fait un premier mort français et se propage dans de nouveaux pays.

Dans un courrier adressé au président du Sénat Gérard Larcher (LR), Bruno Retailleau souhaite l’inscription à l’ordre du jour d’un débat sur l’épidémie, «les conséquences de sa propagation mondiale et les mesures envisagées pour protéger la population française». Le chef de file LR propose de tenir ce débat lors de la «semaine de contrôle» du Sénat, à partir du 23 mars, après la suspension des travaux en séance publique du fait des élections municipales.
L’OMT appelle à minimiser les «entraves inutiles» au trafic international

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a appelé ce mercredi à réduire au minimum les «entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux» que pourraient créer les mesures de lutte contre l’épidémie de nouveau coronavirus.

«L’OMT et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) travaillent en concertation étroite et avec d’autres partenaires pour aider les États à faire en sorte que l’application des mesures sanitaires crée le minimum d’entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux», explique l’agence onusienne basée à Madrid dans un communiqué.

L’Iran annonce des restrictions aux déplacements

Les autorités iraniennes ont annoncé ce mercredi soir des restrictions à la libre circulation à l’intérieur du pays pour les personnes infectées ou soupçonnées d’être infectées par le nouveau coronavirus.

«Plutôt que de mettre des villes en quarantaine, nous allons mettre en oeuvre des restrictions aux mouvements de ceux qui sont soupçonnés d’être infectés ou qui sont infectés», a déclaré le ministre de la Santé, Saïd Namaki, dans un point de presse télévisé.

Deuxième cas en Finlande, une femme de retour d’Italie

Les autorités finlandaises ont annoncé mercredi avoir enregistré un deuxième cas de contamination au coronavirus dans le pays, celui d’une femme ayant voyagé en Italie du Nord.

Cette femme, une Finlandaise «en âge de travailler» selon les médias locaux, se trouve actuellement dans un hôpital de la capitale Helsinki et est «en forme», a indiqué l’Institut national de la santé et du bien-être, dans un communiqué.

Le Pakistan annonce ses deux premiers cas

Le gouvernement du Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l’Iran, où les décès liés au nouveau coronavirus sont les plus nombreux au monde, a annoncé mercredi ses deux premiers cas.

« Je peux confirmer les deux premiers cas de coronavirus au Pakistan« , a déclaré Zafar Mirza, conseiller en santé publique auprès du Premier ministre Imran Khan, sur Twitter. « Les deux cas sont pris en charge selon des protocoles cliniques standards et tous deux sont stables. »

Trump accuse médias et démocrates de propager la « panique » autour du « Caronavirus »

Donald Trump a accusé mercredi ses adversaires démocrates et certains médias comme CNN de fomenter la « panique » autour de l’épidémie de nouveau coronavirus et d’affoler les marchés. Les grands médias « s’emploient à présenter le Caronavirus (sic) comme aussi mauvais que possible, créant notamment la panique sur les marchés« , a dénoncé le président américain lors d’un tweet matinal.

M. Trump doit s’exprimer sur la crise du nouveau coronavirus lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche à 23H00 GMT, en présence de responsables des Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC). M. Trump a aussi reproché aux « démocrates-qui-ne-font-rien » de « parler beaucoup » sans agir, alors que le gouvernement Trump prévoit de consacrer 2,5 milliards de dollars à la lutte contre la maladie. Une proposition est « honteuse, maigre, anémique » et qui intervient « trop tard » selon la cheffe des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi.

La veille, en visite officielle en Inde, le président avait assuré que l’épidémie de coronavirus était « sous contrôle » aux Etats-Unis où 59 personnes ont été déclarées malades, dont 45 ayant contracté le virus à l’étranger, selon les autorités sanitaires. « Nous avons peu de personnes » malades et celles-ci « vont mieux« , a-t-il affirmé, soulignant que son gouvernement « avait fait beaucoup » pour lutter contre l’épidémie.

 

Premier cas en Macédoine du Nord

Le premier cas du nouveau coronavirus a été enregistré en Macédoine du Nord, dépisté chez une femme rentrée d’Italie, a annoncé le ministre de la Santé Venko Filipce. La Macédoine du Nord est le deuxième pays des Balkans ayant annoncé la présence du virus sur son sol, après la Croatie où deux cas ont été signalés par les autorités depuis mardi.

« Le premier cas de coronavirus a été enregistré à la clinique des maladies infectieuses de Skopje », a déclaré à la presse M. Filipce. « Trois personnes ont été testées et une est positive au coronavirus. » Il s’agit d’une ressortissante macédonienne née en 1970. « La patiente (…) a passé un mois en Italie. Elle avait ressenti il y a deux semaines des symptômes de la grippe et s’était présentée dans un hôpital en Italie où elle n’a pas été testée au coronavirus« , a expliqué le ministre.

 

Christian Estrosi annule la dernière journée de carnaval à Nice

Le maire de la ville de Nice a préféré joué la carte de « la précaution ». « Nous n’avons, pour l’heure, aucun cas détecté à Nice de Covid19 ou dans le département et au plan sanitaire les choses sont bien organisées avec le CHU de Nice », a-t-il expliqué. « Mais à titre préventif et à titre de précaution, j’ai décidé que la dernière journée du carnaval n’aurait pas lieu ». Le carnaval devait se terminer samedi.
« Pour moi, la santé doit passer avant tout », a-t-il poursuivi dans un autre tweet. « Cela me parait être la décision la plus responsable alors que la Ligurie et le Piémont font l’objet de mesures contre le Covid19. Le carnaval de Nice attire un flux international important et notamment nos voisins italiens », a-t-il ajouté, précisant que les autres activités culturelles et sportives étaient maintenues.
La mairie de Paris met en place une cellule de crise

À partir de jeudi, la mairie de Paris va mettre en place une cellule de crise pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Celle-ci qui se réunira quotidiennement pour faire un point sur la situation à Paris, nous rapporte une source à la mairie, confirmant une information de BFMTV. De la petite enfance au service de communication, elle réunira toutes les directions de la ville et permettra de prendre des mesures en fonction de l’évolution des cas suspectés et/ou détectés.
Le match Irlande-Italie reporté

La Fédération irlandaise a annoncé ce mercredi le report du match du Tournoi des Six Nations devant opposer l’Irlande à l’Italie le 7 mars à Dublin, en raison de l’épidémie de coronavirus. Cette recommandation a été émise «pour des raisons de santé publique» à la suite d’une réunion de l’équipe d’urgence de l’agence de santé publique alors que l’épidémie prend de l’ampleur en Italie, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.
«Toujours pas d’épidémie en France», affirme Sibeth Ndiaye

La porte-parole du gouvernement s’est exprimée mercredi à l’issue du conseil des ministres et affirmé qu’il y avait «toujours pas d’épidémie» en France. Cependant, elle a souligné les efforts de préparation du gouvernement devant une telle éventualité qu’elle qualifie de «fort possible».
Les Français en quarantaine en Normandie vont bien

La trentaine de Français en quarantaine à Branville (Calvados) depuis vendredi à la suite d’un rapatriement de Chine ne présente pas de symptôme du nouveau coronavirus, a annoncé mercredi l’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie. Une série d’analyses de dépistage du Covid-19 menée sur les personnes de ce groupe ayant donné leur consentement, s’est avérée négative.

La « quasi totalité » des personnes en quarantaine à Branville ont été testées, a précisé l’Agence. « A ce jour, toutes les personnes sont asymptomatiques. Le suivi médical mis en place se poursuit jusqu’à expiration du délai de 14 jours« , selon le communiqué. Ces Français rapatriés de Chine ont été placés vendredi en quarantaine dans un centre de vacances de Branville afin de s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés par le nouveau coronavirus.

 

Le gouvernement maintient que les supporters italiens pourront assister au match OL-Juventus

Alors que la venue de 3000 supporters italiens pour un match OL-Juventus fait polémique, deux membres du gouvernements ont déclaré que ces derniers pouvaient y assister, étant donné qu’il n’y avait «pas de malade identifié à Turin».  
 

«Aujourd’hui, les experts de veille sanitaire et de santé publique disent qu’il n’est pas nécessaire» d’interdire la venue des supporteurs, a souligné sur BFMTV Gabriel Attal, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale. «Est-ce que le virus circule activement à Turin ? Non. Est-ce qu’il circule activement dans la région de Turin ? Non», a-t-il argumenté.

Sur la même chaîne, plus tard dans la journée, le ministre de la Santé Olivier Véran a insisté sur le fait qu’il n’y avait «pas de malade identifié à Turin» et «donc pas de données épidémiologiques pour empêcher ces personnes de se rendre à un match de football»«C’est une décision assise sur la consultation des experts» a aussi déclaré le nouveau ministre.

Reporters sans frontières accuse l’Iran de dissimuler des informations sur l’épidémie

« Les autorités affirment contrôler la situation, mais refusent de publier le nombre exact des personnes infectées et décédées, et empêchent les journalistes de faire leur travail« , estime l’ONG Reporters sans frontières, qui déplore la répression des journalistes publiant des informations indépendantes. Mercredi, l’Iran a fait état de quatre nouveaux décès, portant le bilan à 19 morts et 139 cas.

« Le 23 février, le journaliste indépendant Mohammad Mosaed a été convoqué et interrogé par des agents du renseignement des Gardiens de la révolution, suite à ses messages sur l’épidémie publiés sur les réseaux sociaux« , dénonce RSF, qui précise qu’il a été libéré mais que ses comptes Twitter et Telegram ont été fermés et son téléphone et son ordinateur saisis.

Mardi, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré que « les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les informations indiquant que le régime iranien aurait caché des détails vitaux sur l’épidémie dans ce pays« . Le président iranien Hassan Rohani a répliqué en accusant mercredi les Etats-Unis de répandre « la peur » autour du nouveau coronavirus.

 

Un numéro spécial d’information pour les habitants des Hauts-de-France

Alors que deux cas ont été détectés dans l’Oise, le directeur de l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France, Etienne Champion, a annoncé qu’un numéro public d’information avait été mis en place pour répondre aux questions des habitants de la région « se sentant directement concernés par la situation ». Il s’agit du 03 20 30 58 00.
Pour les autres, ils pourront appeler la plateforme téléphonique nationale lancée début février. Joignable au 0800 130 000, cette centrale d’appel, composée d’une quinzaine de téléconseillers, répond quotidiennement aux inquiétudes des Français.
L’UE doit se préparer à « une augmentation des cas » selon la commissaire à la santé

La diffusion du coronavirus en Italie et en Europe est « un motif d’inquiétude » mais « nous ne devons pas tomber dans la panique« , a estimé mercredi à Rome la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides. La responsable européenne a toutefois averti que « les systèmes de santé doivent se préparer à une augmentation des cas et à bien se coordonner« , alors que les cas de contamination se multiplient à travers l’Europe.

« L’Europe est encore dans la phase d’endiguement« , a estimé la commissaire, appelant tous les Etats membres à revoir leurs « procédures contre les pandémies« , informer et se coordonner avec Bruxelles sur leurs plans d’action. A propos d’une mission scientifique conjointe de l’Union européenne et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) arrivée lundi en Italie, la commissaire a estimé que l’étude du cas italien allait « fortement contribuer à comprendre comment le virus se propage, contrôler son expansion et fournir un meilleur soutien à toute l’Europe« .

« Nous faisons face à une situation où subsistent de nombreuses questions (sur le virus), son origine et comment il se répand« , a-t-elle déclaré. La commissaire a au passage appelé à « être vigilants face aux risques de mauvaise information, de désinformation et de déclarations xénophobes qui n’aident pas du tout et remettent en question le travail des autorités publiques »

 

Les deux personnes contaminées dans l’Oise ne revenaient pas d’une zone à risque

Lors d’une conférence de presse à Beauvais, Etienne Champion, le directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France, a donné des précisions sur les deux personnes atteintes du coronavirus dans l’Oise. Le premier, un homme né en 1965, est hospitalisé à Amiens dans un état grave. Le deuxième, un enseignant qui était né en 1959, est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

«Ces deux personnes ne s’étaient pas rendues dans des zones à risque. Les investigations sont en cours pour déterminer la source de ces deux contaminations. Une cellule de crise a été mise en place hier soir par l’ARS Hauts-de-France. Elle travaille à l’identification des personnes avec lesquelles les patients ont été en contact rapproché», a déclaré le directeur général de l’ARS des Hauts-de-France. «Les proches de ces deux personnes sont en cours de mise en surveillance. Les patients et les soignants des centres hospitaliers dans lesquels les deux patients avaient séjourné sont en cours d’évaluation, tout comme les médecins généralistes qu’ils avaient consultés»

Etienne Champion a précisé que l’enseignant décédé «était en arrêt de travail depuis le 12 février». La rectrice de l’académie d’Amiens a ajouté que tous les élèves de l’académie étaient actuellement en vacances, et que l’ouverture du collège dans lequel travaillait l’enseignant décédé, prévue lundi à l’issue des vacances, était «en cours d’évaluation». «La décision sera prise dans les 24 heures», a-t-elle conclu.

 

Trump va s’exprimer sur le coronavirus

Le président américain Donald Trump vient d’annoncer qu’il s’exprimerait sur le coronavirus lors d’une conférence de presse depuis la Maison-Blanche à 23h GMT, en présence de responsables des Centres de contrôle et de prévention des maladies américains.
Lufthansa gèle ses embauches et propose des congés sans solde
La compagnie aérienne allemande Lufthansa a annoncé ce mercredi qu’elle «mettait en place plusieurs mesures de réduction des coûts» pour «affronter les effets économiques du coronavirus» alors que l’épidémie continue de progresser.
Les nouvelles embauches sont désormais «évaluées, suspendues ou repoussées à une date ultérieure» et «Lufthansa propose dès maintenant à ses employés des congés non payés», explique la compagnie. Les formations prévues à partir d’avril 2020 ne seront pas assurées et des apprentis actuels ne seront pas repris même si «l’objectif» reste une embauche «à long terme». Le budget administratif est réduit de 20% et «le volume de projets » de 10, ajoute encore le groupe.

Lufthansa a notamment annulé jusqu’au 28 mars ses 54 liaisons hebdomadaires entre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche d’un côté et la Chine continentale de l’autre. Si les vols avec Hong Kong sont maintenus, «la situation de demande actuelle» a conduit la compagnie à «ajuster les capacités», précise le groupe dans un communiqué. «D’un point de vue comptable, 13 avions long-courriers du groupe Lufthansa sont actuellement cloués au sol», ajoute l’entreprise.

 

Pékin impose une quarantaine aux arrivants de pays «gravement touchés»

Pékin a annoncé ce mercredi que toutes les personnes arrivant dans la capitale chinoise en provenance de pays «gravement touchés» par l’épidémie de coronavirus seraient désormais placés en quarantaine obligatoire de 14 jours. Depuis le 14 février, la municipalité oblige déjà les arrivants à se placer en quarantaine. Ceux venant de l’étranger et ne s’étant pas rendus en Chine lors des deux semaines précédentes étaient toutefois exemptés.
Mais un nombre croissant de pays sont touchés par l’épidémie de Covid-19 en Asie, en Europe et au Moyen-Orient, poussant la ville de Pékin à muscler ses mesures. Parmi les Etats les plus touchés figurent la Corée du Sud, l’Iran, le Japon, l’Italie ou encore la Thaïlande. Pékin n’a cependant pas précisé quels pays étaient concernés par la mesure.
Les villes chinoises côtières de Qingdao (est) et Dalian (nord-est) ont annoncé des mesures similaires à celles de Pékin. La Chine réfléchit également à des restrictions au niveau national, a indiqué ce mercredi Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Nous étudions actuellement la possibilité d’adopter des mesures de prévention et de contrôle, qui seraient scientifiques, adéquates et ciblées», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.
Craintes autour du match de foot OL-Juventus

La progression du coronavirus en Italie provoque des craintes autour du match de foot qui doit opposer ce soir l’Olympique lyonnais à la Juventus Turin en 8e de finale de Ligue des champions. Plusieurs personnalités ont critiqué l’autorisation donnée aux supporters de la Juventus de se rendre à Lyon, autorisation toujours défendue par le gouvernement.

«Je crois qu’il n’est pas raisonnable de les accueillir et que nous sommes encore confrontés là à une incohérence de la part du gouvernement», a dénoncé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur France Inter. A gauche, Ségolène Royal a estimé sur France 2 que cette décision «paraît incohérente» et que «l’opinion ne la comprend pas».
«Il nous semble qu’une mesure visant à interdire aux supporters visiteurs d’assister à ce match de football pourrait permettre de limiter considérablement les risques de propagation», écrivent de leur côté les députés Thomas Rudigoz, Jean-Louis Touraine et Danièle Cazarian dans une lettre adressée au ministre de la Santé Olivier Véran. Danièle Cazarian est députée de la 13e circonscription du Rhône qui inclut la commune de Décines et sa voisine Meyzieu, où se situe le stade de l’Olympique lyonnais et dont les maires (LR) Laurence Fautra et Christophe Quiniou réclament aussi aux autorités d’interdire la venue des fans de la Juve.
Italie : des épreuves de Coupe du Monde de ski alpin maintenues

Les épreuves de Coupe du Monde féminine de ski alpin prévues samedi et dimanche à La Thuile (nord-ouest de l’Italie) ont été maintenues en dépit de la progression du coronavirus dans le pays (374 contaminations et 12 décès), a annoncé ce mercredi la fédération italienne de ski (Fisi). Les skieuses doivent courir un Super G samedi et un combiné dimanche.

Dans un communiqué, la Fisi rappelle que le Val d’Aoste, la région dans laquelle se situe La Thuile, ne fait pas partie des six régions dans lesquelles des compétitions sportives en public ont été annulées ou reportées. La Fisi explique également que les épreuves se tiendront «en présence d’un nombre limité de spectateurs», sans donner plus de précisions.

 

Plus de nouveaux cas quotidiens dans le monde qu’en Chine

Le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées par le nouveau coronavirus dans le monde est désormais supérieur à celui enregistré en Chine, a annoncé ce mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Avec 411 nouveaux cas en Chine et 427 cas ailleurs dans le monde mardi, «le nombre de nouveaux cas signalés en dehors de la Chine a dépassé pour la première fois le nombre de nouveaux cas en Chine», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une réunion au siège de l’OMS à Genève. «Mais l’heure n’est pas à la complaisance. C’est le moment de rester vigilant», a souligné le patron de l’OMS, devant les diplomates.

 

L’homme décédé à Paris est un enseignant de l’Oise, où un autre cas a été détecté

Le premier Français mort après avoir été infecté par le nouveau coronavirus, décédé dans la nuit à Paris, est un enseignant d’un collège de Crépy-en-Valois dans l’Oise, selon le Ministère de l’Education nationale. Cet homme de 60 ans pourrait ne pas avoir voyagé dans une zone touchée par le coronavirus, a précisé le ministère, confirmant une information du Parisien. «Il avait le Covid-19 mais il est mort d’une embolie pulmonaire massive», confirme une source médicale au Parisien.

Deuxième cas dans l’Oise

«Il avait commencé à se sentir mal dès le début des vacances et avait rapidement été hospitalisé», indique au Parisien Gilles Petitbon, maire de Vaumoise, où résidait l’enseignant. Selon le maire, cet enseignant au collège de Crépy-en-Valois ne rentrait «ni d’Italie ni de Chine».

Un deuxième cas de coronavirus dans l’Oise a été confirmé par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Il s’agit selon Le Parisien d’un employé de la base aérienne de Creil âgé de 55 ans, et résidant à Lacroix-Saint-Ouen. D’abord hospitalisé à l’hôpital de Compiègne, il a été transféré dans une «situation clinique grave» au centre hospitalier universitaire d’Amiens, dans la Somme. «Son infection a été découverte à la fin de son séjour», souligne un membre de l’hôpital de Compiègne. Pendant plusieurs jours, il a donc été en contact avec le personnel des urgences et du service de réanimation de Compiègne.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty, Caroline Piquet et Yohan Blavignat

La mathématicienne de la Nasa Katherine Johnson est morte à 101 ans

février 24, 2020
Avec Barack Obama en 2015.
Avec Barack Obama en 2015. NICHOLAS KAMM / AFP

L’administrateur de la Nasa Jim Bridenstine a annoncé, ce lundi 24 février, le décès de Katherine Johnson, figure de l’agence spatiale américaine.

La mathématicienne de la Nasa qui a rendu possible les premiers vols d’astronautes américains dans l’espace avait 101 ans.

Par Le Figaro avec Reuters

Coronavirus: 108 morts de plus dans la province chinoise du Hubei

février 19, 2020

 

Les autorités sanitaires de la province chinoise de Hubei, foyer de l’épidémie du nouveau coronavirus Covid-19, ont indiqué jeudi que le virus a causé 108 décès supplémentaires mercredi, ce qui porte à 2029 le nombre de cas mortels dans la province depuis le début de l’épidémie.

Dans son bilan quotidien, la Commission de la santé du Hubei a rapporté 349 cas de contamination supplémentaires mercredi, un nombre en baisse par rapport à la veille (1693 nouveaux cas).

Par Le Figaro avec Reuters

Coronavirus : plus de 2.000 morts, l’OMS se veut rassurante

février 18, 2020

Plus de 74.000 personnes ont été contaminées, mais la tendance est à la décrue. L’OMS met en garde contre toute mesure «disproportionnée».

Des médecins dans un centre commercial transformé en hôpital à Wuhan, le 17 février.
Des médecins dans un centre commercial transformé en hôpital à Wuhan, le 17 février. STR / AFP

La décrue semble se confirmer et les déclarations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont à l’avenant. L’épidémie de pneumonie virale qui affecte surtout la province du Hubei dans le centre de la Chine a contaminé plus de 74.000 personnes dans le monde et a fait plus de 2.000 morts.

Mais, derrière ces données globales, les chiffres quotidiens sont à la baisse. Dans ce contexte, l’OMS met en garde contre toute mesure «disproportionnée». Le Figaro dresse le bilan de ce mardi 18 février.

Quatrième jour de décrue

Le nombre total de contaminations en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), a grimpé mardi soir à 74.000. Ailleurs dans le monde, 897 personnes contaminées ont été recensées dans une trentaine de pays et territoires. Mais, à 1.886, le nombre quotidien de nouvelles contaminations est au plus bas depuis le début du mois. En dehors du Hubei, bouclé par un cordon sanitaire afin de contenir l’épidémie, seules 79 nouvelles contaminations ont été recensées ce mardi en Chine continentale. Le 4 février, elles étaient 890.

Le bilan humain dépasse aujourd’hui les 2.000 morts. Et un directeur d’hôpital de la ville de Wuhan, d’où est partie l’épidémie, est décédé après avoir été contaminé, a annoncé la télévision publique CCTV. Mais, selon le dernier bilan quotidien, 98 personnes ont succombé au virus lors des dernières 24 heures, soit le quatrième jour de repli. Ailleurs dans le monde, seuls cinq décès ont été enregistrés jusqu’à présent (aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, en France et à Taïwan).

Déclarations rassurantes de l’OMS

L’OMS s’est voulue rassurante lundi : en dehors de la province du Hubei, la maladie Covid-19 «touche une très petite proportion de la population» et son taux de mortalité n’est pour l’heure que d’environ 2%. «Les mesures doivent être proportionnées à la situation, prises sur la base de preuves et d’éléments de santé publique», a déclaré à la presse son directeur, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant que «le risque zéro n’existe pas».

L’OMS s’était déjà prononcée contre la restriction brutale des voyages, alors qu’Etats-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande notamment ont interdit l’entrée sur leur territoire aux étrangers s’étant récemment rendus en Chine – dont évidemment de nombreux Chinois. Des conférences commerciales, des compétitions sportives et des manifestations culturelles ont été annulées ou reportées, tandis qu’un grand nombre de compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la Chine continentale.

Arrestation d’un dissident chinois

Xu Zhiyong, un militant anticorruption qui a déjà purgé quatre ans de prison entre 2013 et 2017, a été arrêté samedi, a annoncé Amnesty International. Il était en fuite depuis décembre, après avoir participé à une réunion d’opposants dans la ville de Xiamen dans le Sud-Est.Le 4 février, il avait appelé à la démission du président Xi, critiquant sa gestion de la guerre commerciale avec les Etats-Unis, des manifestations à Hong Kong et de l’épidémie de Coronavirus. «Les fournitures médicales manquent, les hôpitaux sont débordés et beaucoup de personnes contaminées ne sont pas dépistées», avait-il dénoncé, évoquant une «pagaille».

«Diamond Princess» : un autre Français contaminé

Le principal foyer de contamination hors de Chine reste le paquebot de croisière Diamond Princess, placé en quarantaine début février dans la baie de Yokohama près de Tokyo. Un nouveau lot de tests effectués sur 681 personnes a révélé 88 cas positifs supplémentaires, a annoncé mardi le ministère japonais de la Santé. Cela porte à 542 le nombre total de cas constatés sur ce navire immobilisé près de Yokohama (banlieue de Tokyo), sur 3.700 passagers et membres d’équipages initialement à bord. D’autres résultats de tests sont attendus ultérieurement. Après quatorze jours de quarantaine, quelque 500 passagers ne présentant pas de symptômes et testés négatifs au coronavirus doivent être débarqués ce mercredi.

Plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants. Lundi, plus de 300 Américains ont ainsi été rapatriés par avion vers les Etats-Unis. Ce mardi, le Royaume-Uni a à son tour déclaré vouloir rapatrier «dès que possible» ses ressortissants présents à bord. Il seraient 74 Britanniques. Un deuxième cas positif a par ailleurs été recensé ce lundi parmi les quatre passagers français à bord du navire, ces malades étant pris en charge par les autorités sanitaires japonaises.

Craintes concernant un autre navire

Le directeur de l’OMS a cependant estimé lundi qu’il n’était pas nécessaire de suspendre l’ensemble des croisières dans le monde, se disant opposé à toute «mesure de portée générale» face au coronavirus. Cet appel intervient au moment où l’opérateur d’un navire de croisière américain, le Westerdam, cherche à retrouver la trace de quelque 1200 voyageurs autorisés à débarquer la semaine dernière au Cambodge malgré la crainte de contaminations potentielles.

Samedi, le virus a été diagnostiqué chez une ex-passagère américaine de 83 ans arrivée en Malaisie. Mais des dizaines d’autres voyageurs ont, comme elle, déjà quitté le Cambodge pour rentrer chez eux, laissant craindre une propagation de l’épidémie. «Si nous devons interrompre toutes les croisières du monde au cas où il y aurait un contact potentiel avec un possible agent pathogène, où nous arrêterons-nous?», a cependant déclaré le Dr Michael Ryan, directeur des urgences de l’OMS.

Du sang des guéris pour soigner les malades

Alors que la perspective d’un vaccin est encore lointaine, les autorités chinoises ont demandé lundi aux personnes guéries de donner leur sang afin d’en extraire le plasma pour soigner les malades. Ce plasma d’ex-patients infectés contient des anticorps qui pourraient permettre de diminuer la charge virale chez les personnes sévèrement atteintes. Onze patients hospitalisés à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie, ont reçu des transfusions la semaine dernière.

Trêve dans la guerre commerciale

Afin de mieux contrer l’épidémie, le gouvernement chinois a annoncé mardi une exemption de droits de douane punitifs qu’il imposait dans le cadre de sa guerre commerciale avec les Etats-Unis sur certains équipements médicaux américains. Des équipements utilisés pour la transfusion de patients ou mesurer la pression artérielle seront ainsi exemptés à partir du 2 mars.

Inquiétudes économiques

Mais les grandes entreprises mondiales craignent une chute de la demande. Apple a annoncé lundi que sa prévision de chiffre d’affaires pour le deuxième trimestre ne serait sans doute pas atteinte en raison de l’épidémie en Chine — pays crucial pour l’entreprise américaine.

Avec Le Figaro avec AFP

Le laboratoire français qui fournit des milliers de sangsues aux hôpitaux

novembre 12, 2019

 

FIGARO DEMAIN – Elles sont la solution de la dernière chance pour certains patients. Les sangsues médicinales sont élevées dans le bassin d’Arcachon, par une ancienne championne olympique de fleuret.

C’est une créature que l’on imagine difficilement dans les frigos des hôpitaux, mais qui est pourtant indispensable pour certains patients. La sangsue, aussi repoussante que fascinante pour les scientifiques, a des propriétés miraculeuses pour stimuler la circulation sanguine et permettre la réussite de greffes très complexes.

Aujourd’hui, il existe quatre laboratoires à travers le monde pour élever ces précieuses sangsues. Ils sont en Russie, en Angleterre, en Allemagne… Et en France dans la région bordelaise. Cet élevage français fournit chaque année entre 10 000 et 20 000 individus aux hôpitaux français qui pratiquent l’hirudothérapie, c’est-à-dire le traitement par les sangsues.

Le laboratoire Ricarimpex a été repris en 1993 par Brigitte Latrille. Elle est alors hôtesse de l’air, attend un enfant et décide de trouver une activité professionnelle à terre et de préférence dans la région de Bordeaux, dont elle vient. Quand elle entend parler de cet élevage de sangsues qui se transmet de père en fils depuis 1885, elle n’hésite pas une seconde. Sans diplôme scientifique mais avec un certain goût du défi, Brigitte Latrille, qui a été trois fois championne olympique de fleuret dans les années 80, reprend l’élevage.

La demande des hôpitaux ne s’est jamais tarie, au contraire: les sangsues sont de vraies alliées dans les processus de chirurgie réparatrice. Sarah Tournayre, interne en pharmacie, suit de près la santé et l’hygiène des sangsues du CHU de Montpellier: «nous changeons leur eau environ trois fois de semaine pour éviter les risques infectieux,» précise-t-elle. Les sangsues peuvent à tout moment être sorties du frigo pour apporter leur précieuse aide lors d’une greffe de doigt qui prend mal, ou de greffe de lambeaux de peaux chez les grands brûlés. Concrètement, lorsqu’on applique une sangsue sur la greffe, elle va directement mordre pour se nourrir du sang. Mais elle va, au passage, y délivrer des substances anticoagulantes et cicatrisantes qui vont permettre à la greffe de «prendre». Ce que le chirurgien n’arrive pas à suturer, la sangsue va pouvoir le consolider grâce à sa salive. Une fois qu’elle est rassasiée, elle se décroche d’elle-même, explique Sarah Tournayre. Ce traitement est assez soutenu: pendant trois à quatre jours, le patient va recevoir de nouvelles sangsues toutes les deux heures. Mais dans bon nombre de cas, elles sont véritablement la solution de la dernière chance.

Des sangsues traversent l’Atlantique

Tous les CHU qui disposent d’un service de chirurgie réparatrice en gardent des spécimens dans leurs frigos. «Les sangsues peut rester environ un an dans une eau réfrigérée et sans s’alimenter, parce que leur métabolisme tourne au ralenti,» précise encore Sarah Tournayre. En revanche, elle ne peut pomper le sang d’un patient qu’une seule fois avant d’être impropre à un nouveau traitement. Chaque année, l’élevage de Brigitte Latrille livre donc entre 10 000 et 20 000 individus aux CHU français. Des sangsues traversent même l’Atlantique pour aller soigner les patients des hôpitaux américains.

En plus de cette demande des hôpitaux, Brigitte Latrille, l’éleveuse de sangsues, explique: «nous avons de plus en plus de requêtes de particuliers, qui veulent se détourner des solutions médicamenteuses traditionnelles pour en éviter les effets secondaires». Des particuliers qui souffrent de varices, de problèmes de tension artérielle, d’arthrose… Sachant qu’il faut deux à trois ans pour qu’une sangsue arrive à l’âge adulte, les quatre éleveurs du laboratoire Ricarimpex garde un réservoir constant d’environ 500 000 individus. Les sangsues sont élevées dans des bassins naturels du bassin d’Arcachon, avec de l’ombre et de la tourbe pour pondre. Elles sont ensuite transférées dans des environnements de plus en plus stériles pour ne pas transmettre de maladies aux patients.

Les sangsues sont utilisées depuis bien longtemps pour leurs propriétés médicinales: la première mention connue de leur usage a été retrouvée dans un tombeau égyptien datant de 1500 avant Jésus Christ. Au Moyen-Âge aussi, elles étaient très prisées pour corriger ce qu’on appelait «les humeurs» à la manière de la saignée…

Par Le Figaro.fr par Océane Herrero

Un Nobel de physique pour la découverte des exoplanètes

octobre 8, 2019

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Le prix Nobel de physique a été décerné à l’Académie royale des sciences de Suède, à Stockholm ce mardi. Jonathan NACKSTRAND / AFP

Les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz ont été récompensés pour la découverte de la première exoplanète en 1995. Le cosmologue James Peebles reçoit l’autre moitié du prix.

Avant eux Marie Curie, Albert Einstein ou Niels Bohr ont inscrit leur nom au palmarès du prix: le Nobel de physique a distingué mardi trois éminents cosmologues, le Canado-Américain James Peebles et les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz.

Le prix va pour moitié à James Peebles pour ses «découvertes théoriques en cosmologie physique» et pour l’autre moitié conjointement à Michel Mayor et Didier Queloz pour leur «découverte d’une exoplanète en orbite autour d’une étoile de type solaire», a annoncé Göran Hansson, secrétaire général de l’Académie royale des sciences de Suède. Les trois chercheurs, astrophysiciens et astronomes, ont contribué à «une nouvelle compréhension de la structure et de l’histoire de l’univers». «Leurs travaux ont changé à jamais nos conceptions du monde», a ajouté l’académie.

830.000 euros de récompense à se partager

James Peebles s’est intéressé au cosmos, avec ses milliards de galaxies et ses groupes de galaxies. Son cadre théorique, développé durant deux décennies, plonge à la genèse de l’univers, du Big Bang à nos jours. Michel Mayor et Didier Queloz ont exploré notre galaxie, la Voie lactée, à la recherche de mondes inconnus. En 1995, ils ont fait la première découverte d’une planète en dehors de notre système solaire : une exoplanète orbitant autour d’une étoile de type solaire, 51 Pegasi b.

Dans un communiqué publié par l’Université de Genève, ils ont rappelé leur «excitation» lorsqu’ils ont fait cette découverte. «Qu’elle soit récompensée par un Prix Nobel, c’est tout simplement extraordinaire», ont-ils ajouté. Ils recevront leur prix des mains du roi de Suède, Carl XVI Gustaf, lors d’une fastueuse cérémonie à Stockholm le 10 décembre, date-anniversaire de la mort d’Alfred Nobel, inventeur de la dynamite et créateur des prix.

Les lauréats reçoivent un chèque de 9 millions de couronnes (830.000 euros), à se partager le cas échéant entre récipiendaires d’un même prix, ainsi qu’une médaille et un diplôme. Le prix Nobel de physique est le deuxième prix de la saison des Nobel, qui se poursuivra mercredi avec le prix de chimie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Retour sur Terre du Soyouz avec le premier cosmonaute émirati

octobre 3, 2019

 

Le premier Emirati dans l’espace est revenu sur Terre jeudi 3 octobre à bord d’un vaisseau Soyouz en compagnie d’un cosmonaute russe et d’un astronaute américain, selon les images de l’agence spatiale russe Roskosmos.

Le vaisseau Soyouz MS-12 emportant Hazzaa Al Mansouri, premier citoyen d’un pays arabe à séjourner dans la Station spatiale internationale (ISS), le Russe Alexeï Ovtchinine et l’Américain Nick Hague, a atterri comme prévu à 10H59 GMT dans les steppes kazakhes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Rouen-Lubrizol : 5253 tonnes de produits chimiques ont été détruits dans l’incendie

octobre 1, 2019

FRANCE-ACCIDENT-FIRE

La fumée s’échappe de l’usine Lubrizol classée Seveso lors de l’incendie du 26 septembre à Rouen. HO/AFP

Il reste à évacuer de l’usine de Rouen «160 fûts en état délicat», a indiqué mardi le préfet de Normandie Pierre-André Durand. «Il n’y a pas de risque lié à l’amiante», a également ajouté la direction de l’environnement (DREAL).

La préfecture de Seine-Maritime a annoncé mardi 1er octobre sur son site internet que 5253 tonnes de produits chimiques avaient été détruits dans l’incendie de l’usine Lubrizol, dont plus de 60% d’«additifs multi-usages». «Tous les produits ne sont pas dangereux. La dangerosité dépend de la quantité présente, du devenir des molécules après avoir brûlé et de la manière dont on est exposé (contact cutané, inhalation, ingestion)», est-il précisé sur un des documents publiés, accompagnant la liste des produits incendiés.

La préfecture publie également sur son site internet la liste des produits chimiques présents dans les principaux «additifs multi-usages» et les 479 fiches de sécurité qui «précisent les caractéristiques des produits et les risques associés, notamment en cas de combustion». Une campagne de prélèvements (air, eau, sols, aliments…), «engagée dès le début de l’accident» sera adaptée «et si nécessaire complétée afin de procéder à une évaluation quantitative des risques sanitaires qui se déroulera pendant plusieurs semaines», précise la préfecture. «En fonction des résultats de cette évaluation, une surveillance sanitaire adaptée sera mise en place», indique-t-elle.

160 fûts à évacuer

La préfecture de Normandie a assuré qu’il n’y avait pas de «risque avéré» lié à l’amiante dans l’air, selon les premiers relevés réalisés vendredi au lendemain de l’incendie. «En ce qui concerne l’amiante dans l’air, on est sur le bruit de fond des fibres d’amiante dans l’air, des niveaux extrêmement faibles», a assuré Patrick Berg, directeur de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Normandie. «On peut estimer qu’avec cette première série de relevés, il n’y a pas de risque lié à l’amiante. Ce risque n’est pas avéré».

Il reste à évacuer de l’usine «160 fûts en état délicat», a indiqué le préfet de Normandie Pierre-André Durand. Le préfet a précisé qu’«il restait de l’ordre de 1000 fûts dont 160 en état délicat pour lesquels un protocole d’intervention est en cours de finalisation». Il permettra «d’évacuer des fûts qui participent aux émanations d’odeurs», a-t-il dit. «Les fûts ont explosé et fracassé» la toiture du bâtiment et «projeté des fragments de fibro-ciment», a précisé le directeur de la Dreal de Normandie.

Par ailleurs, la métropole de Rouen-Normandie a réagi sur Twitter à la diffusion d’une vidéo par un internaute montrant une eau noire sortant d’un robinet. La métropole «a procédé à des prélèvements chez l’habitant ayant posté hier matin sur les réseaux sociaux la vidéo de son robinet distribuant une eau noire. Après analyse il s’avère que l’eau distribuée au niveau de son compteur est parfaitement potable et que la couleur de l’eau est due à son réseau intérieur vétuste, en acier. Nous réaffirmons la parfaite portabilité de l’eau sur l’ensemble du réseau métropolitain», a-t-elle expliqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Russie reconnait le caractère nucléaire de l’explosion sur une base militaire

août 10, 2019

 

Après deux jours de silence, la Russie a reconnu samedi que l’explosion survenue jeudi sur une base de lancement de missiles dans le Grand Nord avait un caractère nucléaire, revoyant aussi à la hausse le bilan, désormais d’au moins cinq morts. Dans un communiqué, l’agence nucléaire russe Rosatom a annoncé que cinq membres de son personnel ont été tués dans cette explosion, ajoutant que trois autres personnes, victimes de brûlures, avaient été blessées.

Rosatom a précisé que ses personnels fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour «la source d’énergie isotopique» du moteur du missile, alors que l’armée n’avait pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire. Un communiqué de Rosatom cité par les médias russes a plus tard donné plus de détails sur le drame, précisant qu’il s’est déroulé sur une «plate-forme maritime» et que l’explosion a jeté plusieurs employés de Rosatom à la mer. «Les recherches ont continué tant qu’il restait de l’espoir de les retrouver vivants. Seulement après ça, nous avons fait état de la mort des cinq collaborateurs de Rosatom», a indiqué ce communiqué qui précise que les employés connaissait le «risque potentiel» qu’ils courraient.

«Brève hausse de la radioactivité» ?

Immédiatement après l’accident, le ministère de la Défense avait seulement indiqué que les faits s’étaient produits lors de l’essai d’un «moteur-fusée à ergols liquides» et fait état de deux «spécialistes morts des suites de leurs blessures» et six autres blessés. Il n’était pas clair samedi si les cinq morts évoqués par Rosatom incluaient aussi les «spécialistes» dont la mort a été annoncé par l’armée. Les autorités n’ont jusqu’à présent publié que peu de détails sur l’accident qui a touché une base du village de Nionoksa, ouverte en 1954 et spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, notamment des missiles balistiques.

Si l’armée russe et un porte-parole du gouverneur régional ont déclaré jeudi qu’il «n’y a pas eu de contamination radioactive», la mairie de Severodvinsk, ville de 190.000 habitants à une trentaine de kilomètres de la base, avait assuré sur son site internet que ses capteurs avaient «enregistré une brève hausse de la radioactivité». Le post a ensuite été retiré du site internet de la mairie, qui n’a pas non plus précisé jusqu’à quel niveau était montée la radioactivité. Un responsable local de la défense civile, Valentin Magomedov, a lui déclaré à l’agence de presse TASS que le niveau de radiation était monté jusqu’à 2.0 microsievert par heure pendant trente minutes, la limite règlementaire d’exposition étant de 0,6 microsievert par heure.

Samedi, Greenpeace Russie a publié une lettre de responsables d’un centre de recherche nucléaire donnant le même chiffre, mais affirmant que les radiations ont duré au moins une heure, sans que cela présente de risques pour la santé selon les responsables. Les habitants de Severodvinsk se sont en tout cas rués dès vendredi sur les stocks d’iode et d’iodifères vendus en pharmacie. Selon Rosatom, les blessés sont soignés dans «un centre médical spécialisé». Le pire accident nucléaire de l’histoire a eu lieu en 1986 en Union soviétique, dans la centrale ukrainienne de Tchernobyl, les autorités ayant été accusées d’avoir cherché plusieurs semaines à cacher l’ampleur du désastre.

Par Le Figaro.fr avec AFP