Archive for the ‘Science’ Category

En Afrique, un bouillonnement de start-up qui commence à attirer les investisseurs

mai 22, 2018

Paris – Les start-up africaines, à l’honneur au salon international VivaTech cette semaine à Paris, sont en pleine explosion et commencent à séduire les investisseurs, même si les sommes investies restent très loin des dépenses américaines ou européennes.

La Banque mondiale recense 443 incubateurs de start-up à travers le continent, alors qu’ils n’étaient encore qu’une dizaine au début de la décennie.

Selon une étude du fonds d’investissement Partech Ventures, les levées de fonds de jeunes pousses en Afrique ont grimpé de 53% en 2017, atteignant 560 millions de dollars. L’étude a recensé 128 opérations de levées de fonds sur le continent, une hausse de 66% sur l’année antérieure.

« Il y a des petites lumières qui s’allument un peu partout » en Afrique, relève Gilles Babinet, expert de la transformation numérique auprès de la Commission européenne et bon connaisseur des start-up africaines. Mais on est encore très loin « des 20 milliards d’euros » de capital-risque levés en 2017 par les start-up européennes, « et il y a encore beaucoup de travail pour constituer des écosystèmes pérennes et solides ».

Dans la finance, l’énergie, la santé, l’éducation, les start-up africaines lèvent certains des freins qui grèvent traditionnellement le développement de l’économie du continent.

Un développement accéléré par l’explosion de la téléphonie mobile: selon une étude du cabinet Deloitte, 660 millions d’Africains devraient être équipés d’un smartphone en 2020, soit plus d’un habitant sur 2 – même si seulement 500 millions de ces appareils auront accès à internet.

L’Afrique a ainsi vu se développer un ensemble unique d’applications financières utilisant les systèmes de paiements par téléphone mobile mis au point par les opérateurs télécoms comme Orange, MTN, ou Vodafone, remédiant à la sous-bancarisation du continent.

Les start-up africaines « sont en train de construire des services financiers de plus en plus sophistiqués » autour des systèmes de paiements par téléphone mobile, qui vont jusqu’aux « produits d’épargne, de crédit ou d’assurance », explique Tidjane Deme, du fonds d’investissement Partech Africa, une filiale de Partech Ventures.

Au Sénégal, les français Total et Worldwide (paiements électroniques) ont investi cet été 3,7 millions d’euros dans la start-up InTouch du Sénégalais Omar Cisse. Celle-ci commercialise un agrégateur permettant aux commerçants de recevoir les versements des nombreux services de paiement par téléphone mobile existant sur le marché.

– Micro-paiements pour panneaux solaires –

Les start-up se retrouvent aussi beaucoup dans le domaine de l’énergie, pour pallier notamment les faiblesses chroniques des services d’électricité africains. M-Kopa, fondée à Nairobi, propose par exemple d’installer des panneaux solaires chez les particuliers moyennant un dépôt initial équivalent à 35 dollars, puis 365 micro-paiements de 45 centimes sur téléphone mobile, à l’issue desquels le client devient propriétaire.

Elles sont nombreuses aussi dans la logistique, comme Trade Depot, une plateforme nigériane accessible par téléphone mobile qui met en relation les grands fournisseurs de biens de consommation – comme Coca Cola par exemple – avec la myriade de petits détaillants de l’économie informelle qui vendent leurs produits.

« En Afrique, là où il y a un problème, il y a toujours une solution, et une idée de start-up en gestation », sourit Samir Abdelkrim, auteur de « Startup lions », un livre reportage sur les jeunes pousses du continent africain.

Le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ont pris une longueur d’avance dans le développement d’entreprises viables et concentrent encore les trois quarts du montant des levées de fonds.

Mais la part de ces trois champions diminue légèrement chaque année, selon l’étude de Partech Ventures.

« Il y a d’autres marchés où il se passe beaucoup de choses », comme le Ghana, la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique anglophone, ou le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun en Afrique francophone, souligne Tidjane Deme.

Le Rwanda, dont le président Paul Kagame visitera jeudi Vivatech avec le président Emmanuel Macron, fait aussi partie des pays ou les start-up se développent, devenant une plateforme régionale pour servir les pays voisins, ajoute-t-il.

« Le Rwanda est une aventure assez magique parce que ce pays qui a été particulièrement meurtri a réussi une transformation non seulement des esprits mais également de son économie grâce à l’approche numérique », soulignait récemment Maurice Lévy, fondateur de VivaTech.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 13h53)                                                        

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Chine: un bébé naît quatre ans après la mort de ses parents

avril 12, 2018

Un bébé est né en Chine quatre ans après la mort de ses parents / © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Un bébé est né en Chine quatre ans après la mort de ses parents, ses grands-parents ayant pu récupérer un embryon implanté ensuite chez une mère porteuse, a rapporté un média chinois.

L’enfant, prénommé « Tiantian » (« Sucré-sucré » en chinois), est venu au monde le 9 décembre dernier, a révélé cette semaine le quotidien Xinjingbao (Beijing News). « Il sourit tout le temps. Il a les yeux de sa mère mais il ressemble plutôt à son père », a déclaré au journal l’une des deux grands-mères.

Ses parents, Shen Jie et son épouse Liu Xi, suivaient un traitement contre l’infertilité lorsqu’ils ont trouvé la mort en 2013 dans un accident de la route.

Les quatre grands-parents ont mené un long combat juridique pour obtenir possession des embryons fertilisés dans un hôpital de Nankin (est). La gestation pour autrui étant illégale en Chine, ils ont dû se rendre au Laos afin de trouver une mère porteuse.

« Nous avions d’abord pensé à un transport par avion, mais les compagnies aériennes ont toutes refusé d’acheminer le flacon d’azote liquide dans lequel se trouvaient les quatre embryons », a raconté au journal un spécialiste de la gestation pour autrui qui est venu en aide aux deux familles.

La précieuse cargaison a donc dû rejoindre le Laos par la route, après quoi la mère porteuse laotienne est venue en Chine pour accoucher. Le nourrisson est resté deux semaines à l’hôpital, le temps pour les quatre grands-parents de se plier à des tests ADN prouvant sa filiation et sa nationalité.

La naissance hors normes de Tiantian a suscité un débat sur les réseaux sociaux chinois, où de nombreux commentateurs appelaient à légaliser la gestation pour autrui en soulignant le drame que vivent les nombreux parents d’enfant unique lorsque ce dernier vient à disparaître.

« Il s’agit d’une famille riche et bien connectée. Mais il y a beaucoup d’autres gens qui ont perdu leur enfant unique. L’Etat devrait les aider pour avoir obéi au contrôle des naissances », suggère un internaute sur le réseau social Weibo.

Depuis 2016, tous les Chinois ont le droit d’avoir deux enfants, après trois décennies de politique de l’enfant unique.

Le grand-père du petit garçon a déclaré au journal qu’il attendrait que son petit-fils soit plus grand pour lui expliquer ce qui est arrivé à ses parents. « En attendant, nous lui dirons qu’ils vivent à l’étranger. »

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 12h41)                

Skripal: l’OIAC confirme les découvertes de Londres sur l’identité du poison

avril 12, 2018

Londres (Royaume-Uni) – L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé jeudi les découvertes du gouvernement britannique sur l’identité de l’agent innervant utilisé en Angleterre pour empoisonner l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

« Les résultats de l’analyse menée par les laboratoires désignés par l’OIAC (…) confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury », indique l’OIAC dans un communiqué publié à Londres, soulignant la « grande pureté » de la substance. Londres a identifié la substance comme un agent innervant de la famille Novitchok et rendu Moscou responsable de l’attaque.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 13h09)                                            

Attaque chimique présumée en Syrie, Trump veut faire payer « le prix fort »

avril 8, 2018

Une capture d’écran d’une vidéo diffusée par des secouristes dans la poche rebelle de Douma près de Damas, montre un volontaire non identifié tenant un bébé avec un masque d’oxygène dans un hôpital après une attaque chimique présumée attribuée au régime, le 8 avril 2018 / © AFP / HO

Un bombardement au gaz toxique imputé au régime syrien et ayant fait des dizaines de morts à Douma, a provoqué un tollé international dimanche, le président américain Donald Trump avertissant qu’il faudrait « payer le prix fort » pour cette « attaque chimique insensée ».

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe ont tous deux démenti une attaque chimique samedi à Douma, ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, cette région clé aux portes de Damas que les prorégime cherchent coûte que coûte à reprendre totalement.

Les menaces à peine voilées de M. Trump interviennent juste un an après que le président américain a ordonné le lancement de 59 missiles de croisière sur une base du régime syrien, en représailles à une attaque chimique qui avait tué en avril 2017 plus de 80 civils à Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre.

« De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie », a tweeté M. Trump, assurant qu’il faudra en « payer le prix fort ». Il a pointé du doigt la « responsabilité » de la Russie et de l’Iran, un autre soutien de M. Assad qu’il a qualifié « d’animal ».

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l’opposition en exil ont accusé le régime d’avoir mené une attaque chimique samedi à Douma.

Dans un communiqué conjoint, les Casques Blancs et l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS) ont affirmé que 48 personnes avaient péri dans cette attaque aux « gaz toxiques ». Ils ont également fait état de « plus de 500 cas, la plupart des femmes et des enfants », qui présentent « les symptômes d’une exposition à un agent chimique ».

– « Instruments d’extermination » –

Une vidéo postée par les Casques blancs sur Twitter et présentée comme tournée après l’attaque chimique présumée montre un enchevêtrement de corps sans vie, dont ceux de femmes et d’enfants, allongés à même le sol, les yeux parfois écarquillés et de la mousse blanche s’échappant de leur bouche.

Firas al-Doumi, un secouriste à Douma a évoqué « des scènes effroyables ». « Il y avait de nombreuses personnes en train de suffoquer, certaines sont mortes immédiatement », a-t-il dit à l’AFP. « C’était un massacre. Il y avait une très forte odeur qui a entraîné des difficultés respiratoires chez les secouristes ».

Il n’était pas possible de confirmer ces informations de source indépendante. Le régime a qualifié ces accusations de « farce » et de « fabrications ». Moscou a « démenti fermement cette information ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un réseau de sources dans le pays, a lui indiqué ne pas être en mesure de confirmer une attaque chimique.

Ce drame a suscité un concert d’autres condamnations internationales.

« Il n’y a pas une bonne guerre et une mauvaise, et rien, rien ne peut justifier l’usage de tels instruments d’extermination contre des personnes et des populations sans défense », a dit le pape François devant des milliers de fidèles place Saint-Pierre.

La Grande-Bretagne a estimé que « si cette nouvelle utilisation d’armes chimiques par le régime est confirmée, il s’agirait d’un nouvel exemple de la brutalité du régime d’Assad ».

La Turquie, parrain de groupes rebelles, a dit soupçonner « fortement » le régime d’être responsable de l’attaque présumée « dont les antécédents en matière de recours aux armes chimiques sont connus ».

Et le patron de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « particulièrement alarmé » par le recours présumé au gaz.

– Accord sur Douma –

Grâce à l’appui militaire de Moscou, le régime contrôle déjà plus de la moitié de la Syrie, ravagée par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts en sept ans.

Il a été maintes fois accusé de mener des attaques chimiques contre des régions rebelles, ce qu’il a toujours nié.

Déterminé à faire plier le groupe rebelle Jaich al-Islam, le dernier encore présent dans la Ghouta orientale et retranché à Douma, le pouvoir a, après l’échec d’une première session de négociations, de nouveau bombardé intensément vendredi et samedi la ville tuant près d’une centaine de civils, selon l’OSDH.

Le régime a semble-t-il obtenu gain de cause. Selon l’agence officielle syrienne SANA, un accord pour évacuer dans les prochaines 48 heures les rebelles de Douma, a été conclu dimanche avec Jaich al-Islam.

Le groupe rebelle n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce mais selon SANA, des dizaines de bus sont entrés à Douma en prévision des départs vers le nord syrien. Jusqu’à présent, Jaich al-Islam avait dit vouloir rester dans la Ghouta.

Grâce à des accords d’évacuation négociés par Moscou ces dernières semaines, plus de 46.000 combattants de deux autres groupes rebelles et des civils ont quitté la Ghouta pour Idleb, une des provinces échappant presque entièrement au régime.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 16h44)                

Succès de la 209e sortie dans l’espace de la Station spatiale internationale

mars 29, 2018

Washington – Les astronautes américains Drew Feustel et Ricky Arnold, qui ont achevé jeudi une sortie dans l’espace commencée très en retard, ont réussi à exécuter toutes les tâches prévues et ont même pu préparer des travaux futurs, a indiqué la Nasa.

La sortie –la 209e depuis la mise en orbite de la Station spatiale internationale– avait débuté avec beaucoup de retard sur l’horaire initialement prévu (12H10 GMT) en raison d’un problème rencontré lors des tests d’étanchéité sur la combinaison de Drew Feustel. Après plusieurs essais, le feu vert avait finalement été donné pour la sortie par le centre de contrôle à Houston.

La sortie a duré 6 heures et 10 minutes, a indiqué un porte-parole de la Nasa lors de la rediffusion en direct de la sortie.

La quatrième sortie de l’année a permis notamment d’installer des équipements de communication sur le module Tranquility afin d’améliorer le débit du transfert de données d’un instrument de mesure de la température des plantes sur Terre, qui doit encore être acheminé vers l’avant-poste orbital.

Les deux astronautes ont aussi changé une caméra vidéo haute définition qui se trouve sur un portant gauche de la station.

Ils ont également réussi à préparer le terrain pour la prochaine équipe qui fera des installations à l’extérieur de la Station spatiale internationale.

Il s’agissait de la septième sortie de Drew Feustel, qui aura passé au total 48 heures et 28 minutes dans le vide intersidéral. Ricky Arnold a accompli pour sa part sa troisième sortie avec un total dans l’espace de 18 heures et 44 minutes.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2018 20h23)                                            

Découverte d’un 80e organe dans le corps humain ?

mars 28, 2018

Des chercheurs américains auraient découvert une nouvelle structure qui pourrait être considérée dans le futur comme le 80e organe du corps humain.

Cette étude, publiée dans la revue Scientific Reports, pourrait permettre des avancées dans la lutte contre certaines maladies comme le cancer.

Les scientifiques se sont intéressés à la couche de tissu qui se trouve juste en dessous de la peau et que l’on retrouve sur les poumons, les voies digestives et une grande partie du système circulatoire.

Jusqu’à tout récemment, les chercheurs pensaient que ce tissu était compact. Or, il semblerait qu’il s’agisse plutôt d’une structure complexe et interconnectée de compartiments remplis de liquide, rapporte BFM TV.

Ce nouvel organe a été surnommé l’«interstitium» pour le moment, car il s’agit d’une structure «interstitielle», c’est-à-dire située entre les différents tissus humains.

Ce nom n’est cependant pas officiel, il doit d’abord être l’objet d’un consensus d’autres chercheurs.

L’«interstitium» n’aurait été découvert que récemment à cause de nouvelles techniques d’étude au microscope.

Jusqu’ici, la méthode de préparation des lames d’étude détruisait sa structure.

Diagnostics de cancers

Si la structure interstitielle offre une protection au corps contre les dommages avec ces compartiments remplis de liquide, elle pourrait aussi permettre au cancer de mieux se répandre dans l’organisme.

Cette découverte pourrait donc permettre aux chercheurs de réaliser de nouveaux tests pour lutter contre le cancer.

«Cette découverte pourrait conduire à des avancées spectaculaires en médecine, comme la possibilité d’échantillonner directement du liquide interstitiel et en faire un puissant outil de diagnostic», fait savoir l’un des scientifiques à l’origine de cette découverte Neil Theise.

Avec TVA Nouvelles.ca

Intelligence artificielle: le rapport Villani rendu public mercredi

mars 27, 2018

Paris – Le rapport de Cédric Villani, mathématicien et député LREM de l’Essonne, sur l’intelligence artificielle, qui doit éclairer le gouvernement sur sa stratégie en la matière, sera rendu public mercredi soir, a-t-on appris auprès de son entourage.

Depuis septembre, le lauréat 2010 de la médaille Fields – le « prix Nobel des maths » – a mené une large réflexion sur l’intelligence artificielle (IA) qui, en donnant aux machines de nouvelles capacités d’analyse et d’apprentissage, promet de bouleverser la manière dont fonctionnent bon nombre d’industries et de services. Son rapport était initialement attendu jeudi.

Emmanuel Macron doit dévoiler jeudi un plan pour faire de la France un champion de l’intelligence artificielle.

Le chef de l’Etat accueillera mercredi soir 15 sommités mondiales du secteur, dont le Français Yann Le Cun (scientifique en chef de l’IA chez Facebook), la Japonaise Noriko Araï, qui a conçu un robot capable de réussir un examen d’entrée à l’université, ou le Britannique Demis Hassabis, fondateur de la société DeepMind rachetée par Google en 2014.

Jeudi, après avoir reçu le président du géant sud-coréen Samsung, Young Sohn, Emmanuel Macron visitera un centre de recherche sur le cancer à l’Institut Curie à Paris qui est en pointe dans les nouvelles technologies de dépistage. Puis il présentera la « stratégie nationale » pour l’IA au Collège de France, où se tiendra le « Sommet de l’intelligence artificielle ».

Romandie.com avec (©AFP / 27 mars 2018 17h32)                                            

L’eau en bouteille de nombreuses marques contaminées par des particules de plastique

mars 15, 2018

Du plastique a été trouvé dans 93% des échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Evian, Nestle Pure Life, San Pellegrino, Aqua, Aquafina ou Dasani.

Photo: iStock Du plastique a été trouvé dans 93% des échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Evian, Nestle Pure Life, San Pellegrino, Aqua, Aquafina ou Dasani.

L’eau en bouteille de nombreuses grandes marques à travers le monde est contaminée par de minuscules particules de plastique dont les dangers sur la santé sont méconnus, selon une étude menée par des scientifiques.

Des chercheurs ont testé l’eau de plus de 250 bouteilles dans neuf pays (Brésil, Chine, États-Unis, Inde, Indonésie, Kenya, Liban, Mexique, Thaïlande), sous la conduite de Sherri Mason, professeure à l’université de l’État de New York à Fredonia, selon un résumé de l’étude publié mercredi sur la plateforme journalistique à but non lucratif Orb Media.

Du plastique a été trouvé dans 93 % des échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Evian, Nestle Pure Life, San Pellegrino, Aqua, Aquafina ou Dasani.

Il s’agissait notamment de polypropylène, de nylon et de polytéréphtalate d’éthylène (PET). En moyenne, les chercheurs ont trouvé dans chaque litre d’eau 10,4 particules d’une taille de l’ordre de 100 microns (0,10 millimètre). Les particules de plus petite taille étaient encore plus nombreuses : les auteurs de l’étude en ont trouvé 314,6 par litre d’eau en moyenne.

« Je pense que cela vient du processus de mise en bouteille. Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d’embouteillage », a expliqué Sherri Mason à l’AFP.

Risques méconnus

« De l’eau dans des bouteilles en verre contenait aussi des microplastiques », signale par ailleurs l’étude.

L’étendue des risques que posent ces particules sur la santé humaine est méconnue.

« Il y a un lien avec certains types de cancer, la diminution de la quantité de spermatozoïdes ou encore avec l’augmentation de certaines maladies comme le trouble du déficit de l’attention ou l’autisme », a déclaré la professeure Sherri Mason.

Selon elle, il est établi que ces différentes affections ont un rapport avec la présence de produits chimiques de synthèse dans l’environnement. « Et nous savons que les plastiques apportent un moyen à ces substances d’entrer dans notre corps », a expliqué la chercheuse.

Une précédente étude publiée par Orb Media avait montré que des particules de plastique étaient également présentes dans l’eau du robinet, mais en moins grande quantité.

« L’eau du robinet, globalement, est beaucoup plus sûre que l’eau en bouteille », a affirmé Mme Mason.

L’étude a été réalisée sur une durée de trois mois à l’aide d’une technique développée par l’École de chimie de l’Université d’East Anglia (UEA), en Grande-Bretagne, qui permet de visionner les microparticules de plastique en employant un colorant luminescent.

« Nous avons été sollicités pour contrôler les résultats et la méthodologie de façon indépendante, afin de nous assurer que l’étude est solide et crédible », a déclaré le chercheur de l’École de chimie de l’UEA Andrew Mayes. Selon lui, « les résultats sont cohérents ».

Jacqueline Savitz, responsable pour l’Amérique du Nord de l’ONG Oceana qui lutte contre la pollution des océans, a estimé que cette étude apportait une raison de plus de limiter la production de bouteilles d’eau en plastique.

« Il est plus urgent que jamais aujourd’hui de faire en sorte que les bouteilles d’eau en plastique soient une chose du passé », a déclaré cette représentante de l’ONG, qui n’a pas participé à l’étude.

AFP par Kerry Sheridan à Miami avec Ledevoir.com

Pluie d’hommages après la mort de l’astrophysicien britannique Stephen Hawking à 76 ans

mars 14, 2018

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking, le 12 avril 2016 à New York / © Getty/AFP/Archives / Jemal Countess

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking, devenu une célébrité pour ses travaux sur l’Univers qu’il scrutait depuis son fauteuil roulant, est mort mercredi à l’âge de 76 ans à Cambridge suscitant des hommages unanimes à travers le monde.

Chercheur reconnu notamment pour ses découvertes sur les trous noirs, il était devenu une icône après la publication, en 1988, d' »Une brève histoire du temps », un ouvrage de vulgarisation scientifique.

Son état de santé s’était détérioré depuis Noël, et il s’est éteint paisiblement dans les premières heures de mercredi à son domicile de Cambridge, au nord de Londres. « Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd’hui de notre père adoré », ont déclaré ses enfants, Lucy, Robert et Tim, dans un communiqué. « C’était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont l’oeuvre et l’héritage vivront encore de nombreuses années ».

A Cambridge, le drapeau qui flotte au sommet de l’université où il a enseigné pendant plus de cinquante ans et où il avait encore un bureau a été mis en berne. « Il a inspiré génération après génération des individus à se lancer dans les sciences », a déclaré à l’AFP Alan Fersht, directeur du Gonville and Caius College. Un livre de condoléances a été ouvert dans la chapelle de l’établissement, où se pressaient collègues et anciens élèves.

« C’était drôle de travailler avec lui. Il avait un grand sens de l’humour. Pour ses étudiants envoyés au tableau, c’était parfois un peu effrayant », se souvient Justin Hayward, un de ses étudiants en doctorat dans les années 90, venu avec sa femme signer le livre de condoléances. « Il a beaucoup contribué à développer notre compréhension des résultats de la relativité générale. C’était une source d’inspiration », a-t-il ajouté.

Stephen Hawking avait défié les prédictions selon lesquelles il n’avait que quelques années à vivre après avoir développé très jeune, une maladie neurodégénérative paralysante, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, diagnostiquée en 1964.

– ‘Trou noir dans le coeur’ –

La maladie l’avait progressivement privé de sa mobilité et confiné dans un fauteuil roulant, presque complètement paralysé et incapable de parler sauf à travers son emblématique synthétiseur vocal.

La Première ministre britannique, Theresa May, a salué sur Twitter « un esprit brillant et extraordinaire, l’un des plus grands scientifiques de sa génération ».

La communauté scientifique a également exprimé sa tristesse. « Le professeur Hawking était un être unique, dont on se souviendra avec affection non seulement à Cambridge mais dans le monde entier », a affirmé Stephen Toope, le vice-président de l’université, jugeant sa contribution au savoir scientifique « indélébile ». La Nasa et le Cern (Conseil européen pour la recherche sur le nucléaire) ont aussi salué sa mémoire.

Outre les réactions de personnalités politiques ou scientifiques éminentes à travers le monde, jusqu’au Vatican, les hommages se sont également multipliés dans le milieu artistique et la société civile, démontrant à quel point Hawking avait su toucher les coeurs et les esprits bien au-delà du monde universitaire.

« J’ai un grand trou noir dans mon coeur », a ainsi affirmé la chanteuse pop américaine Katy Perry, tandis que le comédien Eddie Redmayne, oscarisé pour son rôle de Stephen Hawking dans le film « Une merveilleuse histoire du temps », se rappelait de « l’homme le plus drôle » qu’il ait rencontré.

Apparu dans la série de science fiction Star-Trek, ou dans The Big Bang Theory, Stephen Hawking était une figure publique reconnue ayant même son personnage dans « Les Simpsons ». Des enregistrements de sa voix digitale avaient été utilisés par les Pink Floyd dans leur chanson « Keep Talking ».

– Un géant de la science –

Son travail s’est concentré sur le rapprochement des théories de la relativité et des quantas pour tenter d’expliquer la création de l’Univers et son fonctionnement.

En 1974, il était devenu, à l’âge de 32 ans, l’un des plus jeunes membres de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique du Royaume-Uni.

En 1979, Hawking avait été nommé titulaire de la chaire lucasienne de mathématiques, une position honorifique qu’avait également occupée Isaac Newton à l’université de Cambridge. Après un premier diplôme à Oxford, il avait rejoint Cambridge afin d’étudier l’astronomie théorique et la cosmologie.

Dans son corps distordu par la maladie résidait un esprit extrêmement brillant, fasciné par l’essence de l’Univers, par son processus de formation et par la manière dont il pourrait finir.

« Mon objectif est simple », a-t-il dit. « C’est la compréhension totale de l’Univers », « comprendre pourquoi il est comme il est et pourquoi il existe ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 15h35)                

Limogeage de Tillerson: l’Iran juge que Washington est « déterminé à quitter l’accord » nucléaire

mars 14, 2018

Téhéran – Le limogeage du secrétaire d’Etat Rex Tillerson par Donald Trump montre que les Etats-Unis sont « déterminés à quitter l’accord sur le nucléaire » iranien, a estimé mercredi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

« Les changements au sein du Département d’État ont été effectués à cette fin, ou du moins c’est l’une des raisons », a affirmé Abbas Araghchi, cité par l’agence Isna, à propos de la décision du président américain de remplacer M. Tillerson par Mike Pompeo, directeur de l’Agence centrale du renseignement américaine (CIA) et partisan d’une ligne dure face à l’Iran.

Donald Trump a limogé d’un tweet M. Tillerson mardi, évoquant lui-même l’Iran parmi leurs désaccords: « Quand vous regardez l’accord sur le nucléaire iranien: je pensais qu’il était horrible, il pensait qu’il était +OK+ », a dit le président américain dans une première réaction.

M. Trump menace de retirer en mai son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien, conclu en 2015, alors que M. Tillerson plaidait pour que les États-Unis continuent d’adhérer à ce cadre.

Le président américain a adressé en janvier un ultimatum aux Européens pour qu’ils s’entendent avec l’Iran en vue de « remédier aux terribles lacunes » que comporte selon lui ce texte, présenté au contraire par ses partisans comme une victoire de la diplomatie dans le domaine de la lutte contre la prolifération nucléaire.

Téhéran répète inlassablement qu’il est hors de question de changer une virgule du texte. Chargée de la surveillance du volet technique de l’accord, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé fin février que l’Iran continuait de respecter ses obligations en la matière.

« Si les États-Unis quittent l’accord nucléaire, nous l’abandonnerons aussi, nous avons dit aux Européens que s’ils ne pouvaient pas garder les États-Unis dans l’accord nucléaire, l’Iran le quittera aussi », a également déclaré M. Araghchi.

Ces propos contrastent avec ceux tenus par d’autres hauts responsables iraniens, notamment le président Rohani, qui déclare régulièrement que l’Iran restera partie à l’accord même si les États-Unis s’en vont, tant que celui-ci s’avère bénéfique pour son pays.

Conclu en juillet 2015 entre l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’accord bride et encadre strictement les activités nucléaires de Téhéran de façon à garantir leur nature pacifique, en échange d’une suspension partielle des sanctions internationales contre la République islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 13h59)