Archive for the ‘Science’ Category

Faille sur le réseau social de Google, 500.000 comptes exposés

octobre 8, 2018

New York – Google a indiqué lundi avoir découvert et colmaté « immédiatement » en mars une faille dans son réseau social Google+ ayant exposé des données personnelles d’un demi-million de comptes.

A la suite de cette faille et ayant constaté une grande inactivité des utilisateurs, le géant de l’internet a décidé de fermer pour les particuliers ce réseau social auquel sont automatiquement inscrites les personnes possédant une adresse gmail.

Le nom des propriétaires de 500.000 comptes, leur adresse électronique, leur profession, leur sexe et leur âge sont les principales données ayant été exposées, assure Google sur son site.

Des données postées par les utilisateurs comme des messages, des informations sur le compte Google, des numéros de téléphone n’ont pu être vues ni consultées, ajoute le groupe de Mountain View (Californie), avançant toutefois qu’il ne pouvait identifier avec certitude les utilisateurs touchés par la faille, ni leur localisation.

Outre le demi-million de comptes, jusqu’à 438 applications sont également concernées par cette faille mise au jour lors d’un audit interne.

Google affirme que les développeurs d’applications n’étaient pas au courant de la faille et ne se seraient donc pas servis des données exposées: « Nous n’avons pas trouvé de preuve montrant que les données ont été employées de façon inappropriée ».

Google+, qui revendique des millions d’utilisateurs, est principalement utilisé par des professionnels s’intéressant à des sujets bien spécifiques et pouvant consulter les mises à jour de leurs contacts via des « cercles ».

Ces derniers sont en fait des groupes de contacts créés par l’utilisateur selon les critères de son choix: intérêts, catégories de clients, relations, etc et au sein desquels il est possible de décider du contenu qui sera partagé.

Romandie.com avec(©AFP / 08 octobre 2018 18h53)                                                        

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Darwin en éprouvette! Le Nobel de chimie à trois « dompteurs » de l’évolution

octobre 3, 2018

Photos des trois lauréats du Nobel de chimie le 3 octobre 2018. TT News Agency / AFP / © TT News Agency/AFP / Jonas EKSTROMER

Les leçons de Darwin dans une éprouvette! Le prix Nobel de chimie a récompensé mercredi deux Américains et un Britannique qui se sont inspirés des principes de l’évolution et de la sélection naturelle pour modifier les propriétés des enzymes à des fins thérapeutiques et industrielles.

Le Nobel récompense pour moitié l’Américaine Frances Arnold, 62 ans, professeure à l’Institut de technologie de Californie (Caltech), cinquième femme seulement à inscrire son nom au palmarès du prix de chimie depuis 1901.

« Je suis en train de sauter au plafond mais j’essaie de faire semblant d’avoir l’air calme », a-t-elle confié à la Fondation Nobel dans une interview, après l’annonce.

L’autre moitié va à l’Américain George Smith, 77 ans, professeur à l’université du Missouri, et au Britannique Gregory Winter, 67 ans, de l’université de Cambridge.

Les chercheurs honorés ont « dompté les principes de l’évolution », ouvrant la voie à la production de nouveaux matériaux ou de biocarburants plus propres, et à des thérapies innovantes, a indiqué l’Académie suédoise royale des sciences qui décerne le prix.

– Pères de l’Humira –

« Les découvertes de Frances Arnold ont permis de créer de meilleures enzymes qui donnent une chimie plus efficace et plus verte », a commenté Göran Hansson, secrétaire général de l’académie, interrogé par l’AFP.

Le prix Nobel de chimie 2018 / © AFP / Kun TIAN

« Les découvertes de George Smith et de Greg Winter ont un effet énorme, en particulier sur la médecine avec des anticorps qui ont beaucoup moins d’effets secondaires et sont plus efficaces », a-t-il ajouté.

L’adalimumab, le médicament le plus prescrit au monde qui lutte contre la polyarthrite rhumatoïde (commercialisé sous le nom d’Humira) est notamment le résultat de leur recherche.

En « répliquant les principes de Darwin dans des éprouvettes », les trois scientifiques « ont mis à profit la compréhension de la molécule que nous tirons des processus de l’évolution pour les recréer en laboratoire », a précisé au cours d’une conférence de presse le président du comité Nobel du prix, Claes Gustafsson.

L’évolution dirigée est un ensemble de technologies permettant d’améliorer une protéine, en reproduisant artificiellement le processus naturel de l’évolution mais en cherchant à l’orienter dans une direction choisie.

Ces techniques ont essentiellement deux avantages: générer de la diversité en agissant sur l’ADN, et cibler le caractère des protéines modifiées, un cocktail révolutionnaire pour constituer des banques d’anticorps plus performants, fabriquer des biomatériaux plus résistants et des détergents plus propres.

« Désormais, nous pouvons exploiter les mécanismes de l’évolution pour produire des choses que l’homme ne sait concevoir », affirmait en 2016 Frances Arnold, lorsqu’elle a reçu le prix Millenium Technology en Finlande.

Le scientifique britannique Gregory Winter reçoit le prix Prince des Asturies le 26 octobre 2012 à Oviedo / © AFP / MIGUEL RIOPA

– Bactériophages –

George Smith est le père de la méthode dite « phage display » qui décortique le fonctionnement des bactériophages – virus naturels des bactéries – et le rôle des protéines dans l’infection.

Gregory Winter a ensuite utilisé ces découvertes en ingénierie génétique pour coder différemment les protéines et produire des anticorps efficaces.

« L’utilisation d’anticorps a entraîné un changement de paradigme dans la façon dont nous traitons maintenant tant de maladies, et apporté des bienfaits significatifs aux patients à travers le monde », s’est félicité Alan Boyd, de l’Université de médecine pharmaceutique à Londres.

« Je suis choqué et content. Mais plus choqué », a réagi Gregory Winter, joint par l’agence de presse suédoise TT. « J’espère qu’ils ont fait le bon choix », a-t-il plaisanté.

« J’étais juste la bonne personne au bon moment », a de son côté déclaré George Smith, désormais retraité.

Donna Strickland celèbre son prix Nobel de physique avec ses collègues et étudiants de l’université de Waterloo, dans l’Ontario, au Canada, le 2 octobre 2018 / © AFP / Geoff Robins

Avant Frances Arnold, Marie Curie (1911), sa fille Irène Joliot-Curie (1935), Dorothy Crowfoot Hodgkin (1964) et Ada Yonath (2009) avaient été distinguées en chimie.

La médecine a ouvert le bal des Nobel 2018 lundi avec le sacre d’un duo de chercheurs nippo-américain, James Allison et Tasuku Honjo, honorés pour leurs travaux sur la capacité du corps à se défendre contre les cancers virulents comme le cancer du poumon et le mélanome.

Le prix de physique est allé mardi au Français Gérard Mourou et à son étudiante canadienne Donna Strickland, ainsi qu’à l’Américain Arthur Ashkin, pour avoir révolutionné la technique des lasers, utilisés notamment aujourd’hui dans l’étude de l’infiniment petit et la chirurgie de l’oeil.

Le lauréat du Nobel de la paix sera dévoilé vendredi à Oslo avant le prix d’économie qui conclura cette saison lundi.

Pour la première fois depuis 1949, l’annonce du prix de littérature a été reportée d’un an par l’Académie suédoise, enferrée dans des divisions internes et le retrait de plusieurs membres l’empêchant de fonctionner normalement.

Les lauréats reçoivent le 10 décembre une médaille en or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 870.000 euros) qui peut être divisé dans chaque catégorie entre trois gagnants maximum.

Romandie.com avec(©AFP / (03 octobre 2018 17h00)

Le prix Nobel de physique à trois pionniers des lasers

octobre 2, 2018

Les portraits des trois lauréats du prix Nobel de physique dévoilés le 2 octobre 2018 à Stockholm. TT News Agency / AFP / © TT News Agency/AFP / Hanna FRANZEN

Un Français, le doyen des lauréats et la première physicienne en plus d’un demi-siècle : le prix Nobel de physique a été attribué mardi à trois pionniers des lasers qui ont permis de mettre au point des outils de haute précision utilisés dans l’industrie et la médecine.

Le prix récompense pour moitié l’Américain Arthur Ashkin, 96 ans, et pour l’autre moitié Gérard Mourou, 74 ans, et la Canadienne Donna Strickland, née en 1959.

Leurs découvertes ont « révolutionné » la physique des lasers, devenus « des instruments de précision avancée qui ouvrent des champs inexplorés de recherche et une multitude d’applications industrielles et médicales », a expliqué l’Académie royale des sciences à Stockholm.

Arthur Ashkin, désormais le plus âgé à avoir été lauréat d’un prix Nobel toutes catégories confondues, a mis au point la « pince optique » qui permet de manipuler des organismes extrêmement petits comme les cellules, les particules et les virus.

En 1987, il parvient à piéger ainsi, sans les endommager et en conservant un milieu stérile, des bactéries vivantes : les pinces sont depuis couramment utilisées dans les laboratoires pour étudier les micro-organismes, mais également dans les technologies de pointe pour le contrôle de micro-pompes ou de micromoteurs.

De leur côté, Gérard Mourou, un polytechnicien, et son étudiante Donna Strickland ont inventé la technique d’amplification des lasers, appelée « Chirped Pulse Amplification (CPA) », qui génère des impulsions ultracourtes et de très grande puissance.

Outre leur contribution à la physique du vide ou des trous noirs, les travaux des deux scientifiques ont permis d’opérer des millions de personnes souffrant de myopie ou de cataracte.

Jointe peu après l’annonce, Mme Strickland, professeure à l’Université de Waterloo au Canada, s’est dite honorée d’avoir reçu le Nobel de physique, que seules deux femmes ont reçu avant elle depuis sa création en 1901.

« Je pensais qu’il aurait été plus facile d’honorer les femmes physiciennes, nous en sommes là aujourd’hui et j’espère qu’avec le temps, les choses iront plus vite », a-t-elle réagi.

Seules Marie Curie – qui reçut aussi le Nobel de chimie en 1911 -, en 1903 et Maria Goeppert Mayer en 1963 ont été distinguées à ce jour par l’académie dans cette discipline.

L’Académie royale des sciences estime que le petit nombre des femmes au palmarès des prix scientifiques est d’abord dû au fait que les laboratoires leur ont été longtemps fermés.

Nobel de physique: première réaction du Français Gérard Mourou / © AFP / Fabien Novial

« C’est un faible pourcentage » des lauréats, a reconnu mardi le secrétaire général de l’académie, Göran Hansson. Mais « nous avons pris des mesures pour encourager plus de nominations de femmes parce que nous craignons de passer à côté » de bons candidats, a-t-il souligné.

– Lumière extrême –

Directeur du Laboratoire d’optique appliquée (LOA) et professeur à l’École polytechnique, Gérard Mourou n’a eu de cesse en 40 ans de carrière de doper les lasers, puis de leur trouver des applications techniques ou médicales, en particulier dans la chirurgie oculaire, mais aussi dans l’archéologie.

Père du concept de « Lumière extrême », il a été à l’origine de la création de l’Institut de Lumière Extrême (ILE) et du laser civil Apollon de Paris-Saclay (Essonne), qui devrait fournir cinq pétawatts, soit 1/35e de la puissance solaire reçue par la Terre. A terme, il devrait doubler sa puissance.

D’autres lasers sont en construction au sein de l’Infrastructure européenne ELI (Extreme Light Infrastructure), dont Gérard Mourou est l’initiateur, en Hongrie, en Roumanie et en République Tchèque, qui devraient dépasser la capacité d’Apollon.

Les chercheurs espèrent à l’avenir des applications multiples, notamment en matière de traitement des déchets nucléaires (en réduisant leur durée de radioactivité), pour l’imagerie médicale, le traitement des tumeurs ou le nettoyage de l’espace encombré par les débris.

La médecine a ouvert le bal des Nobel 2018 lundi avec le sacre d’un duo de chercheurs nippo-américain, James P. Allison et Tasuku Honjo, récompensés pour leurs travaux sur la capacité du corps à se défendre contre les cancers virulents comme le cancer du poumon et le mélanome.

Suivront la chimie mercredi et l’économie lundi 8 octobre. Le nom du lauréat du Nobel de la paix sera dévoilé vendredi à Oslo.

Pour la première fois depuis 1949, l’annonce du prix de littérature a été reportée d’un an par l’Académie suédoise, enferrée dans des divisions internes et le retrait de plusieurs membres l’empêchant de fonctionner normalement.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 15h39)

Le Nobel de médecine à un duo d’immunologistes nippo-américain « tueurs » de cancers

octobre 1, 2018

Le Japonais Tasuku Honjo et l’Américain James P. Allison, sur un montage créé le 1er octobre 2018 / © AFP / Sam YEH

Le prix Nobel de médecine a été attribué lundi à un duo d’immunologistes, l’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo, pour leurs travaux sur la capacité du corps à se défendre contre les cancers virulents comme le cancer du poumon et le mélanome.

Alors que depuis un siècle, l’immunothérapie contre le cancer faisait des progrès « modestes », les co-lauréats du prix Nobel de médecine 2018 l’ont « révolutionnée », offrant aux malades un espoir nouveau, a indiqué dans ses motivations l’Assemblée Nobel de l’Institut Karolinska à Stockholm.

Ils ont mis au jour les stratégies des cellules cancéreuses pour contourner les défenses du corps et le rôle néfaste des protéines PD-1 et CTLA-4, dits « points de contrôle immunitaires », qui freinent la réaction des cellules T (ou lymphocytes T), véritables soldats du système immunitaire censés combattre la tumeur.

Chacun de leur côté, les deux scientifiques se sont évertués à « lâcher les freins » et « appuyer sur les bonnes pédales d’accélération » du système immunitaire, a précisé le jury Nobel.

Cette percée a permis de mettre au point une nouvelle classe de traitements qui se sont avérés efficaces contre notamment le mélanome, un cancer très agressif de la peau qui laissait jusqu’alors la médecine impuissante, tuant 50% des malades en moins d’un an après le diagnostic. Aujourd’hui des patients ont des rémissions de plus de dix ans.

Les cancers qui tuent le plus dans le monde / © AFP / Simon MALFATTO

L’annonce du Nobel tombe le jour du 94e anniversaire de l’ancien président américain Jimmy Carter, aujourd’hui parfaitement remis d’un cancer métastasé après avoir suivi un traitement à base de pembrolizumab, anticorps ciblant la protéine PD-1.

– Déjà primés –

James P. Allison, 70 ans, professeur d’immunologie au Centre du cancer de l’Université du Texas et Tasuku Honjo, 76 ans, professeur à l’Université de Kyoto, avaient déjà reçu conjointement en 2014 le prix Tang, présenté comme la version asiatique des Nobel.

James P. Allison avait reçu l’année suivante le prix Lasker dans la catégorie recherche clinique.

L’immunothérapie contre le cancer / © AFP / Paz PIZARRO

« Je suis honoré de recevoir cette reconnaissance prestigieuse », a-t-il réagi après l’annonce sur son site internet.

« Nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais soyons optimistes face au fait que nous connaissons maintenant les règles de base, nous avons juste besoin de régler les détails (…) mais cela va prendre un certain temps », a-t-il ajouté en conférence de presse à New-York.

De son côté, M. Honjo a indiqué en conférence de presse à l’Université de Kyoto vouloir « continuer [sa] recherche (…) afin que l’immunothérapie sauve plus de patients atteints du cancer que jamais ».

Un membre de son club de golf qu’il ne connaissait que de vue, l’a abordé un jour pour lui dire: « J’avais un cancer du poumon et je pensais jouer ma dernière partie de golf mais grâce à votre traitement je peux jouer à nouveau ».

Le prix Nobel de médecine 2018 / © AFP / Kun TIAN

– Français condamné pour viol –

Le Nobel de médecine était allé l’an dernier à trois généticiens américains dont l’étude de l’horloge biologique éclaire les troubles du sommeil et leurs effets sur la santé.

Les derniers Français honorés dans cette discipline sont Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, en 2008, pour avoir identifié en 1983 le virus du sida.

Après la médecine, suivront la physique mardi, la chimie mercredi et l’économie lundi 8 octobre.

Le Nobel de médecine à un duo nippo-américain / © AFP / Tom Little, Farid Addala

Le lauréat du Nobel de la paix sera dévoilé vendredi à Oslo.

Pour la première fois depuis 1949, l’annonce du prix de littérature a été reportée d’un an par l’Académie suédoise, enferrée dans des divisions internes et le retrait de plusieurs membres l’empêchant de fonctionner normalement.

L’annonce du prix Nobel de médecine est survenue quelques minutes après la condamnation à deux ans de prison ferme d’un Français au coeur de ce scandale Nobel.

Jean-Claude Arnault, 72 ans, a été reconnu coupable d’un viol commis à Stockholm en 2011 mais révélé six ans plus tard, en novembre 2017, en pleine tempête #MeToo. Il a fait savoir qu’il ferait appel.

Le scandale a levé le voile sur les liens étroits entre le Français et l’Académie suédoise, laquelle versait de généreux subsides à son club culturel et, selon ses accusatrices, fermait les yeux sur ses écarts de conduite pourtant notoires.

Les prix Nobel ont été attribués pour la première fois en 1901, après que le riche industriel suédois Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, eut légué sa fortune à la création de ces prix.

Les lauréats reçoivent le 10 décembre une médaille en or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 870.000 euros) qui peut être divisé dans chaque catégorie entre trois gagnants maximum.

Romandie.com avec(©AFP / (01 octobre 2018 17h42)

Dès mercredi, l’humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018

juillet 30, 2018

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra « à crédit » pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network / © AFP/Archives / GERARD JULIEN

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra « à crédit » pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

Le 1er août est « la date à laquelle nous aurons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber », explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.

« Il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins », souligne WWF dans un communiqué.

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du « jour du dépassement » au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

L’humanité vit à crédit à partir du 1er août / © AFP / Simon MALFATTO

Le mouvement « s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage », explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. « On met à mal la capacité de la planète à se régénérer », en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. « Nous avons des responsabilités différentes: des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte », souligne Pierre Cannet de WWF. Si l’ensemble de l’humanité vivait comme eux, le « jour du dépassement » interviendrait dès les 9 et 19 février. A l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

« On doit passer du cri d’alarme à l’action », estime Pierre Cannet, qui s’inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation.

Le « jour du dépassement » si tout le monde vivait comme… / © AFP /

Sur le site internet du « jour du dépassement » sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance: revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l’expansion démographique.

Chacun peut calculer son empreinte écologique sur http://www.footprintcalculator.org/.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 14h44)

Une résurgence du VIH au centre de la conférence internationale sur le sida

juillet 23, 2018

Plus d’argent, de prévention et moins de répression des populations à risque, des problématiques au menu de la Conférence internationale sur le sida qui s’ouvre à Amsterdam / © AFP/Archives / NOEL CELIS, Noel CELIS

Une résurgence du virus VIH dans certains pays du monde, induite par des lois strictes sur l’usage des drogues et imputée notamment au partage des seringues, inquiètent les membres de la conférence internationale sur le sida qui s’est ouverte lundi à Amsterdam.

Des milliers de délégués – chercheurs, militants, activistes et personnes atteintes par le virus mortel – se sont réunis pour une conférence de cinq jours, alors qu’un relâchement dans la prévention, conjugué à une baisse des financements internationaux, fait craindre un rebond de l’épidémie.

La 22ème conférence internationale sur le sida tente de mettre à profit la célébrité de certaines stars militantes, comme la gagnante de l’Eurovision 2014 Conchita Wurst, afin de soutenir les avertissements criants de nombreux experts.

La chanteuse, qui a annoncé en avril être séropositive et suivre un traitement antirétroviral, a profité de la cérémonie d’ouverture pour insister sur le fait que des millions de personnes n’ont toujours pas accès à ces médicaments vitaux.

« Combien de temps cela prendra-t-il pour que nous rendions les recherches et des thérapies abordables accessibles à chaque être humain qui en a besoin? » a-t-elle demandé.

D’autres personnalités comme le prince Harry, l’actrice Charlize Theron ou le chanteur Elton John prendront le relais de Conchita mardi.

Avec un record de 36,9 millions de personnes actuellement atteintes du VIH, les experts ont averti qu’il ne faut pas baisser la garde, malgré les progrès.

« En Europe de l’Est et en Asie centrale, le nombre de nouvelles infections a augmenté de 30% depuis 2010 », a déclaré la présidente de la Société internationale sur le sida Linda-Gail Bekker dans la capitale néerlandaise.

Il s’agit de « la seule région dans le monde où le virus VIH augmente rapidement, en grande partie à cause de la consommation de drogues injectables. »

– Trop lent –

« En dépit de toutes les avancées remarquables qui ont été réalisées, les progrès pour mettre fin au sida sont encore lents », a estimé Tedros Ghebreyesus, directeur de l’Organisation mondiale de la Santé.

M. Ghebreyesus a averti que les objectifs 2020 de l’ONU sur le VIH et le sida « ne seront pas » atteints « parce qu’il y a trop d’endroits dans le monde où les gens n’ont pas accès aux services de prévention et de traitement dont ils ont besoin. »

Principalement transmis par contact sexuel ou sanguin, le virus VIH, qui cause la maladie du sida, a infecté presque 80 millions de personnes depuis le début des années 80. Plus de 35 millions d’entre eux y ont succombé.

Le Sida / © AFP /

« Lorsque je suis née il y a 20 ans avec le virus VIH, le paysage de l’épidémie était très différent ce qu’il est aujourd’hui », a expliqué Mercy Ngulube, une jeune activiste assistant à la conférence.

« C’est tellement merveilleux de pouvoir vivre une vie dans laquelle je n’ai pas besoin de me réveiller en me demandant si nous avons des outils pour combattre le VIH. »

« Mais c’est aussi triste de vivre une vie dans laquelle je sais que nous possédons ces outils et que certaines personnes n’y ont pas accès », a-t-elle ajouté.

Selon Onusida, il manque 7 milliards de dollars par an afin que cette maladie ne soit plus une menace pour la santé publique mondiale en 2030.

– « Non » à la guerre contre les drogues –

Une cause majeure de cette résurgence sont les législations répressives concernant l’injection de drogues mises en place dans de nombreux pays, particulièrement en Europe de l’Est et en Asie centrale — y compris en Russie.

C’est pourquoi un regroupement d’associations présent à la conférence a mis en place une campagne intitulée: « Dites non à la guerre contre les drogues », détournant un célèbre slogan antidrogue américain de l’administration Reagan des années 80.

Durant la cérémonie d’ouverture, le président de l’Onusida, Michel Sidibe, a été interrompu par plusieurs femmes lors d’une protestation contre ce qu’elles appellent « la machine de la patriarchie ».

Soupçonné d’avoir protégé un de ses collègues accusé de harcèlement sexuel, M. Sidibe a refusé de démissionner la semaine dernière.

La conférence a également rendu hommage à six collègues de la Société internationale sur le sida décédés lorsque le vol de la Malaysian Airlines MH17, en chemin vers la conférence 2014 à Melbourne, a été abattu en plein vol.

« Le monde continue de demander justice pour ce qui est arrivé en ce jour terrible », a déclaré Peter Reiss, un des présidents de la conférence.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juillet 2018 23h53)

En Afrique, un bouillonnement de start-up qui commence à attirer les investisseurs

mai 22, 2018

Paris – Les start-up africaines, à l’honneur au salon international VivaTech cette semaine à Paris, sont en pleine explosion et commencent à séduire les investisseurs, même si les sommes investies restent très loin des dépenses américaines ou européennes.

La Banque mondiale recense 443 incubateurs de start-up à travers le continent, alors qu’ils n’étaient encore qu’une dizaine au début de la décennie.

Selon une étude du fonds d’investissement Partech Ventures, les levées de fonds de jeunes pousses en Afrique ont grimpé de 53% en 2017, atteignant 560 millions de dollars. L’étude a recensé 128 opérations de levées de fonds sur le continent, une hausse de 66% sur l’année antérieure.

« Il y a des petites lumières qui s’allument un peu partout » en Afrique, relève Gilles Babinet, expert de la transformation numérique auprès de la Commission européenne et bon connaisseur des start-up africaines. Mais on est encore très loin « des 20 milliards d’euros » de capital-risque levés en 2017 par les start-up européennes, « et il y a encore beaucoup de travail pour constituer des écosystèmes pérennes et solides ».

Dans la finance, l’énergie, la santé, l’éducation, les start-up africaines lèvent certains des freins qui grèvent traditionnellement le développement de l’économie du continent.

Un développement accéléré par l’explosion de la téléphonie mobile: selon une étude du cabinet Deloitte, 660 millions d’Africains devraient être équipés d’un smartphone en 2020, soit plus d’un habitant sur 2 – même si seulement 500 millions de ces appareils auront accès à internet.

L’Afrique a ainsi vu se développer un ensemble unique d’applications financières utilisant les systèmes de paiements par téléphone mobile mis au point par les opérateurs télécoms comme Orange, MTN, ou Vodafone, remédiant à la sous-bancarisation du continent.

Les start-up africaines « sont en train de construire des services financiers de plus en plus sophistiqués » autour des systèmes de paiements par téléphone mobile, qui vont jusqu’aux « produits d’épargne, de crédit ou d’assurance », explique Tidjane Deme, du fonds d’investissement Partech Africa, une filiale de Partech Ventures.

Au Sénégal, les français Total et Worldwide (paiements électroniques) ont investi cet été 3,7 millions d’euros dans la start-up InTouch du Sénégalais Omar Cisse. Celle-ci commercialise un agrégateur permettant aux commerçants de recevoir les versements des nombreux services de paiement par téléphone mobile existant sur le marché.

– Micro-paiements pour panneaux solaires –

Les start-up se retrouvent aussi beaucoup dans le domaine de l’énergie, pour pallier notamment les faiblesses chroniques des services d’électricité africains. M-Kopa, fondée à Nairobi, propose par exemple d’installer des panneaux solaires chez les particuliers moyennant un dépôt initial équivalent à 35 dollars, puis 365 micro-paiements de 45 centimes sur téléphone mobile, à l’issue desquels le client devient propriétaire.

Elles sont nombreuses aussi dans la logistique, comme Trade Depot, une plateforme nigériane accessible par téléphone mobile qui met en relation les grands fournisseurs de biens de consommation – comme Coca Cola par exemple – avec la myriade de petits détaillants de l’économie informelle qui vendent leurs produits.

« En Afrique, là où il y a un problème, il y a toujours une solution, et une idée de start-up en gestation », sourit Samir Abdelkrim, auteur de « Startup lions », un livre reportage sur les jeunes pousses du continent africain.

Le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ont pris une longueur d’avance dans le développement d’entreprises viables et concentrent encore les trois quarts du montant des levées de fonds.

Mais la part de ces trois champions diminue légèrement chaque année, selon l’étude de Partech Ventures.

« Il y a d’autres marchés où il se passe beaucoup de choses », comme le Ghana, la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique anglophone, ou le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun en Afrique francophone, souligne Tidjane Deme.

Le Rwanda, dont le président Paul Kagame visitera jeudi Vivatech avec le président Emmanuel Macron, fait aussi partie des pays ou les start-up se développent, devenant une plateforme régionale pour servir les pays voisins, ajoute-t-il.

« Le Rwanda est une aventure assez magique parce que ce pays qui a été particulièrement meurtri a réussi une transformation non seulement des esprits mais également de son économie grâce à l’approche numérique », soulignait récemment Maurice Lévy, fondateur de VivaTech.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 13h53)                                                        

Chine: un bébé naît quatre ans après la mort de ses parents

avril 12, 2018

Un bébé est né en Chine quatre ans après la mort de ses parents / © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Un bébé est né en Chine quatre ans après la mort de ses parents, ses grands-parents ayant pu récupérer un embryon implanté ensuite chez une mère porteuse, a rapporté un média chinois.

L’enfant, prénommé « Tiantian » (« Sucré-sucré » en chinois), est venu au monde le 9 décembre dernier, a révélé cette semaine le quotidien Xinjingbao (Beijing News). « Il sourit tout le temps. Il a les yeux de sa mère mais il ressemble plutôt à son père », a déclaré au journal l’une des deux grands-mères.

Ses parents, Shen Jie et son épouse Liu Xi, suivaient un traitement contre l’infertilité lorsqu’ils ont trouvé la mort en 2013 dans un accident de la route.

Les quatre grands-parents ont mené un long combat juridique pour obtenir possession des embryons fertilisés dans un hôpital de Nankin (est). La gestation pour autrui étant illégale en Chine, ils ont dû se rendre au Laos afin de trouver une mère porteuse.

« Nous avions d’abord pensé à un transport par avion, mais les compagnies aériennes ont toutes refusé d’acheminer le flacon d’azote liquide dans lequel se trouvaient les quatre embryons », a raconté au journal un spécialiste de la gestation pour autrui qui est venu en aide aux deux familles.

La précieuse cargaison a donc dû rejoindre le Laos par la route, après quoi la mère porteuse laotienne est venue en Chine pour accoucher. Le nourrisson est resté deux semaines à l’hôpital, le temps pour les quatre grands-parents de se plier à des tests ADN prouvant sa filiation et sa nationalité.

La naissance hors normes de Tiantian a suscité un débat sur les réseaux sociaux chinois, où de nombreux commentateurs appelaient à légaliser la gestation pour autrui en soulignant le drame que vivent les nombreux parents d’enfant unique lorsque ce dernier vient à disparaître.

« Il s’agit d’une famille riche et bien connectée. Mais il y a beaucoup d’autres gens qui ont perdu leur enfant unique. L’Etat devrait les aider pour avoir obéi au contrôle des naissances », suggère un internaute sur le réseau social Weibo.

Depuis 2016, tous les Chinois ont le droit d’avoir deux enfants, après trois décennies de politique de l’enfant unique.

Le grand-père du petit garçon a déclaré au journal qu’il attendrait que son petit-fils soit plus grand pour lui expliquer ce qui est arrivé à ses parents. « En attendant, nous lui dirons qu’ils vivent à l’étranger. »

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 12h41)                

Skripal: l’OIAC confirme les découvertes de Londres sur l’identité du poison

avril 12, 2018

Londres (Royaume-Uni) – L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé jeudi les découvertes du gouvernement britannique sur l’identité de l’agent innervant utilisé en Angleterre pour empoisonner l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

« Les résultats de l’analyse menée par les laboratoires désignés par l’OIAC (…) confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury », indique l’OIAC dans un communiqué publié à Londres, soulignant la « grande pureté » de la substance. Londres a identifié la substance comme un agent innervant de la famille Novitchok et rendu Moscou responsable de l’attaque.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 13h09)                                            

Attaque chimique présumée en Syrie, Trump veut faire payer « le prix fort »

avril 8, 2018

Une capture d’écran d’une vidéo diffusée par des secouristes dans la poche rebelle de Douma près de Damas, montre un volontaire non identifié tenant un bébé avec un masque d’oxygène dans un hôpital après une attaque chimique présumée attribuée au régime, le 8 avril 2018 / © AFP / HO

Un bombardement au gaz toxique imputé au régime syrien et ayant fait des dizaines de morts à Douma, a provoqué un tollé international dimanche, le président américain Donald Trump avertissant qu’il faudrait « payer le prix fort » pour cette « attaque chimique insensée ».

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe ont tous deux démenti une attaque chimique samedi à Douma, ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, cette région clé aux portes de Damas que les prorégime cherchent coûte que coûte à reprendre totalement.

Les menaces à peine voilées de M. Trump interviennent juste un an après que le président américain a ordonné le lancement de 59 missiles de croisière sur une base du régime syrien, en représailles à une attaque chimique qui avait tué en avril 2017 plus de 80 civils à Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre.

« De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie », a tweeté M. Trump, assurant qu’il faudra en « payer le prix fort ». Il a pointé du doigt la « responsabilité » de la Russie et de l’Iran, un autre soutien de M. Assad qu’il a qualifié « d’animal ».

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l’opposition en exil ont accusé le régime d’avoir mené une attaque chimique samedi à Douma.

Dans un communiqué conjoint, les Casques Blancs et l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS) ont affirmé que 48 personnes avaient péri dans cette attaque aux « gaz toxiques ». Ils ont également fait état de « plus de 500 cas, la plupart des femmes et des enfants », qui présentent « les symptômes d’une exposition à un agent chimique ».

– « Instruments d’extermination » –

Une vidéo postée par les Casques blancs sur Twitter et présentée comme tournée après l’attaque chimique présumée montre un enchevêtrement de corps sans vie, dont ceux de femmes et d’enfants, allongés à même le sol, les yeux parfois écarquillés et de la mousse blanche s’échappant de leur bouche.

Firas al-Doumi, un secouriste à Douma a évoqué « des scènes effroyables ». « Il y avait de nombreuses personnes en train de suffoquer, certaines sont mortes immédiatement », a-t-il dit à l’AFP. « C’était un massacre. Il y avait une très forte odeur qui a entraîné des difficultés respiratoires chez les secouristes ».

Il n’était pas possible de confirmer ces informations de source indépendante. Le régime a qualifié ces accusations de « farce » et de « fabrications ». Moscou a « démenti fermement cette information ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un réseau de sources dans le pays, a lui indiqué ne pas être en mesure de confirmer une attaque chimique.

Ce drame a suscité un concert d’autres condamnations internationales.

« Il n’y a pas une bonne guerre et une mauvaise, et rien, rien ne peut justifier l’usage de tels instruments d’extermination contre des personnes et des populations sans défense », a dit le pape François devant des milliers de fidèles place Saint-Pierre.

La Grande-Bretagne a estimé que « si cette nouvelle utilisation d’armes chimiques par le régime est confirmée, il s’agirait d’un nouvel exemple de la brutalité du régime d’Assad ».

La Turquie, parrain de groupes rebelles, a dit soupçonner « fortement » le régime d’être responsable de l’attaque présumée « dont les antécédents en matière de recours aux armes chimiques sont connus ».

Et le patron de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « particulièrement alarmé » par le recours présumé au gaz.

– Accord sur Douma –

Grâce à l’appui militaire de Moscou, le régime contrôle déjà plus de la moitié de la Syrie, ravagée par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts en sept ans.

Il a été maintes fois accusé de mener des attaques chimiques contre des régions rebelles, ce qu’il a toujours nié.

Déterminé à faire plier le groupe rebelle Jaich al-Islam, le dernier encore présent dans la Ghouta orientale et retranché à Douma, le pouvoir a, après l’échec d’une première session de négociations, de nouveau bombardé intensément vendredi et samedi la ville tuant près d’une centaine de civils, selon l’OSDH.

Le régime a semble-t-il obtenu gain de cause. Selon l’agence officielle syrienne SANA, un accord pour évacuer dans les prochaines 48 heures les rebelles de Douma, a été conclu dimanche avec Jaich al-Islam.

Le groupe rebelle n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce mais selon SANA, des dizaines de bus sont entrés à Douma en prévision des départs vers le nord syrien. Jusqu’à présent, Jaich al-Islam avait dit vouloir rester dans la Ghouta.

Grâce à des accords d’évacuation négociés par Moscou ces dernières semaines, plus de 46.000 combattants de deux autres groupes rebelles et des civils ont quitté la Ghouta pour Idleb, une des provinces échappant presque entièrement au régime.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 16h44)