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France: Il y a 40 ans, Mitterrand devenait le premier président socialiste de la Ve République

mai 10, 2021
Il y a 40 ans, Mitterrand devenait le premier president socialiste de la Ve Republique
Il y a 40 ans, Mitterrand devenait le premier président socialiste de la Ve République© AFP/Archives/JEAN-CLAUDE DELMAS

Il y a quarante ans, François Mitterrand accédait à l’Elysée, offrant à la gauche la première alternance de l’histoire de la Ve République après vingt-trois ans de règne de la droite.

Le 10 mai 1981, le candidat socialiste est élu avec près de 52 % des voix face au sortant Valéry Giscard d’Estaing, qui aura cru jusqu’au bout à sa réélection.

Sa victoire est, entre autres, le fruit de dix ans d’une stratégie patiente: d’abord reconstituer un grand parti socialiste, en prendre la direction, marginaliser ses concurrents, notamment Michel Rocard, puis faire alliance avec les communistes, sans qui rien n’est possible. Au début des années 70, le PCF pèse 20 % de l’électorat et est le plus grand parti de l’opposition.

En 1972, PS et PCF signent le « programme commun de la gauche ». Cinq ans plus tard, le PCF décide de rompre son accord avec le PS. Il y aura quand même quatre ministres communistes, entre 1981 et 1984.

Paradoxalement, c’est à la fois l’union puis la désunion de la gauche qui a permis la victoire de 1981. Selon l’historien Michel Winock, « l’union a été le tremplin de la victoire, mais la rupture avec les communistes a rassuré les centristes », frange de l’électorat indispensable à toute victoire de la gauche.

La « Mitterrandie » s’est retrouvée dimanche au Creusot (Saône-et-Loire), à l’invitation du maire PS, David Marti, pour célébrer cette anniversaire: l’ancien président François Hollande, les anciens Premiers ministres Lionel Jospin et Bernard Cazeneuve, la maire de Paris Anne Hidalgo…

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui participe à la marche pour le climat à Paris, n’y était pas. Le 10 mai 1981, « c’était bien plus que l’alternance, c’était un moment de basculement, tout était possible », a affirmé M. Faure à l’AFP. « Il y avait un grand vent de liberté, on changeait d’époque ».

Réélu en 1988, François Mitterrand restera quatorze ans au pouvoir (dont quatre de cohabitation avec la droite). C’est un record, puisque le seul président, Jacques Chirac, à avoir lui aussi accompli deux mandats, y restera 12 ans, après un septennat et un quinquennat.

« L’Algérie, c’est la France »

Début 1981, quasiment personne ne croit à la victoire de la gauche. Le magazine Le Point titre même « Giscard peut-il perdre ? ».

« La gauche n’arrivait au pouvoir que dans des périodes exceptionnelles et quand elle y parvenait – en 1936 avec le Front Populaire, au lendemain de la Seconde guerre mondiale ou avec Guy Mollet, en 1956 – elle n’y restait que deux ans à peine », rappelle l’ex-président François Hollande.

« J’étais déçu » par la victoire de la gauche, « mais aujourd’hui, je pense que c’était nécessaire à la respiration de la démocratie française. Vraiment ! », confie l’ancien ministre de droite François Léotard dans un documentaire que doit diffuser France 2 le 11 mai.

Adversaire résolu à la politique de De Gaulle qu’il dénonçait dans son livre « le coup d’Etat permanent », Mitterrand va pourtant se fondre dans les institutions voulues par le père de la Ve République. « Les institutions de la Ve étaient mauvaises avant moi, elles le seront après moi », disait-il. « Mais soyons lucides, s’il n’y avait pas eu les institutions de la Ve, est-ce que ça aurait tenu sous un régime parlementaire ? Sans doute pas », affirme M. Hollande.

Elu pour la première fois en 1946 avec l’appui de la droite dans la Nièvre, Mitterrand sera onze fois ministre sous la IVe République, évoluant vers des positions de centre gauche. Mais s’il est partisan d’une décolonisation progressive (Indochine, certains territoires africains, Tunisie), il se montre « impitoyable », selon Michel Winock, pendant la guerre d’Algérie.

Lors de son passage au ministère de la Justice, entre février 1956 et mai 1957, 45 militants de la cause algérienne sont guillotinés. C’est pourtant lui qui, parvenu au pouvoir en 1981, fera abolir la peine de mort.

Il va faire ensuite sa mue politique en s’opposant radicalement en 1958 à de Gaulle, devenant le principal représentant de la gauche non communiste, et réussissant le premier exploit de mettre le général en ballottage en 1965.

Par Le Point avec AFP

France/Esclavage: personne ne demande de « repentance », s’agace Taubira

mai 10, 2021
Esclavage: personne ne demande de "repentance", s'agace Taubira
Esclavage: personne ne demande de « repentance », s’agace Taubira© AFP/Archives/Jewel Samad

L’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira s’est agacée lundi « du monologue furieux » de ceux qui s’inquiètent d’une « culture de la repentance », à l’occasion de la journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition.

« J’avais entendu ça à l’époque des débats » autour de la loi de 2001 qui a reconnu l’esclavage et la traite comme des crimes contre l’humanité, a déclaré sur France Culture l’ancienne députée de Guyane.

« Vous avez des gens qui sont perchés sur leurs balcons et qui disent +on en a assez de la repentance+. Personne ne leur en demande et c’est en ce sens que j’appelle ça un monologue furieux », a-t-elle ajouté.

« Ce n’est pas le sujet, à la limite ce serait trop facile la repentance, on n’en veut même pas. Moi je n’entre pas en discussion avec des gens qui se disputent avec eux-mêmes », a poursuivi Mme Taubira. « C’est une affaire extrêmement sérieuse. La repentance qu’ils croient qu’on leur demande, pour nous qui prenons ça très au sérieux c’est juste du pipi de chat et ça ne sent pas bon ».

Revenir sur son passé, « si on le fait dans l’esprit de la loi Taubira » permet de « renforcer la cohésion nationale », a souligné pour sa part le président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage Jean-Marc Ayrault sur RFI.

La loi de 2001 « nous montre le chemin, le chemin c’est d’abord la reconnaissance. Nier ce n’est pas un acte de liberté et de responsabilité », a poursuivi l’ancien Premier ministre socialiste, insistant également sur l’importance de la transmission à l’école.

Concernant Haïti et les sommes exigées par Paris en échange de l’indépendance de son ancienne colonie en 1804, « il y a quelque chose à construire de plus juste », a estimé M. Ayrault à l’heure où la question de la réparation de l’esclavage reste épidermique.

« Ce n’est pas forcément quantifiable mais ça doit être traduit dans des politiques publiques dans des choix que l’on fait, qui ne doivent pas être faits dans un esprit paternaliste mais dans un esprit de coopération et d’égalité », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Pourquoi la librairie est essentielle

mai 10, 2021

INTERVIEW. Christian Thorel (Ombres blanches) et Benoît Bougerol (Privat), deux acteurs historiques de la profession, défendent une aide à la transmission.


Vitrine culturelle. La librairie Ombres blanches, une institution toulousaine.
Vitrine culturelle. La librairie Ombres blanches, une institution toulousaine.

Le Point a réuni deux anciens présidents du Syndicat de la librairie française (SLF) pour évoquer l’avenir post-Covid du secteur. Christian Thorel a transmis Ombres blanches en 2018 à des salariées et Benoît Bougerol a installé sa fille, Anne, à la tête de la librairie Privat, rachetée en 2013.

Le Point :Les librairies sont désormais considérées comme des commerces essentiels, mais ce ne fut pas le cas au début de l’épidémie. Avez-vous craint de ne pas remonter le rideau ?

Benoît Bougerol : Oui, j’ai eu peur, comme tout chef d’entreprise, je crois. Le premier confinement a été un grand moment de doute. Heureusement, nous avons pu rapidement créer un groupe de travail à l’initiative de Bruno Le Maire avec plusieurs libraires pour tenter de chiffrer nos pertes. Nous avons bénéficié des aides du gouvernement rapidement.

Benoît Bougerol (librairie Privat).

Christian Thorel : Désormais retraité, j’ai vécu ce confinement dans une certaine sidération. J’avais régulièrement au téléphone Emmanuelle Sicard [gérante d’Ombres blanches depuis 2018, NDLR], qui m’a rapidement rassuré sur la solidité de la librairie. Elle a su gérer rationnellement la crise. Je m’interroge toutefois sur sa durée. J’ai paradoxalement mieux vécu le premier confinement que cette sorte d’hypothèque qui plane sur nous constamment. Je trouve que ça commence à devenir inquiétant.

Christian Thorel (librairie Ombres blanches).

B. B. : Nos librairies ne sont pas seules en jeu. J’ai bien entendu, en tant qu’élu à la chambre de commerce, que d’autres chefs d’entreprise étaient désemparés. Lors du déconfinement, il a aussi fallu faire face à des salariés qui avaient peur de tomber malades en venant travailler. Rassurer les clients, également.

Finalement, le plus rassurant, ce sont les ventes : l’objet livre demeure essentiel à l’époque des tablettes numériques et des objets connectés ?

B. B. : On a effectivement battu des records de ventes lors de la réouverture. Et ça continue… À Rodez, on a vu davantage d’hommes, traditionnellement moins lecteurs que les femmes. On a aussi vu revenir avec plaisir les jeunes dès que les établissements scolaires ont été rouverts. Pour une ville comme la nôtre, c’est important d’avoir 5 000 élèves dans notre périmètre. Ils viennent beaucoup pour les mangas, mais on en voit aussi tourner autour du rayon des livres de poche : Hugo, Camus, des classiques…

C. T. : C’est quand même de plus en plus compliqué de vendre des livres réputés « difficiles ». Je constate que, même dans une ville universitaire comme Toulouse, la diffusion des savoirs est à la peine. Comme si l’université, qui a vocation à ouvrir les horizons, avait tendance à les refermer. Il en va de même de la culture. J’en parlais avec un ancien d’Ombres qui a ouvert une librairie à Auch, à propos d’un superbe bouquin de 700 pages publié par Verdier : il ne pense pas en vendre plus de deux ou trois exemplaires !

B. B. : C’est clair, le niveau d’exigence a beaucoup baissé. Mais je ne vais reprocher aux jeunes de lire des mangas alors que mon père, qui était aussi libraire, m’interdisait de lire des BD quand j’étais jeune. Aujourd’hui, le rayon BD, c’est ce qu’on appelle un « point d’entrée » dans le métier. Mais un point d’entrée, c’est fait pour être dépassé.

Pendant le confinement, on a vu se développer le « click and collect » et les livreurs à deux-roues ont envahi les villes. Peut-on imaginer se faire livrer un livre demain comme une pizza ?

C. T. : À Toulouse, on fait appel à une start-up qui facture le service environ 5 euros. Pour un livre qui coûte en moyenne entre 10 et 20 euros, ça fait cher. Mais pas question de passer par des sociétés type Uber, qui exploitent des jeunes gens même pas salariés. Ce ne serait pas politiquement correct. À mon sens, une librairie n’a pas à offrir ce genre de service. Si on intègre la livraison dans le prix, le risque est d’en arriver à un système de remise déguisée qui irait contre le principe du prix unique du livre pour lequel nous nous sommes impliqués à quelques-uns, dont le père de Benoît, il y a quarante ans. Nous étions minoritaires, mais nous avons gagné parce qu’on a milité, avec Jérôme Lindon. Ce dernier a su convaincre Jack Lang contre le conservatisme de la profession, qui ne voyait pas le péril que représentait alors la Fnac, remplacé aujourd’hui par le danger Amazon.

B. B. : À Rodez, on fait appel à un livreur à vélo qui travaille aussi pour d’autres commerces, mais uniquement dans le centre-ville. Il facture la course 3,90 euros, mais c’est un service marginal. En réalité, on faisait déjà du « click and collect » bien avant le confinement avec notre site en ligne, qui permet de réserver un livre ou de se le faire expédier par Colissimo. Avec la poste, on peut avoir des clients à Dunkerque comme à Toulouse… C’est quand même bizarre, alors que, dans le même temps, les consommateurs se veulent désormais « locavores ». Peut-être que le Covid aura fait prendre conscience qu’on a besoin de commerces de proximité, pas de plateformes logistiques situées dans des entrepôts périphériques.

Le prix unique du livre est une chose, mais le prix des loyers et des baux commerciaux grimpe dans les villes, entraînant la fin d’institutions comme Castéla, place du Capitole. Christian Thorel dénonce dans son « Tract » la gentrification*, qui a causé tant de fermetures dans le quartier historique des éditeurs et des libraires parisiens. Une fatalité ?

C. T. : Quand j’ai commencé dans le métier dans les années 1980, il y avait une quarantaine de libraires à Toulouse, dont une dizaine rien que dans la rue du Taur, mais pas de « grands paquebots ». Beaucoup de petites librairies ont fermé, d’autres ont ouvert. La loi sur le prix unique a favorisé l’implantation de librairies un peu partout. Il y en a peut-être moins, mais elles sont plus sérieuses, avec un fonds de qualité. On le voit à Figeac, à Agen, parfois même dans des villages. C’est formidable ! On a la chance dans le Sud-Ouest d’avoir trois grandes libraires indépendantes à Toulouse, Montpellier et Bordeaux.

B. B. : C’est vrai que nous disposons d’un maillage de librairies de qualité dans la région, mais il y a tout de même des trous dans la raquette. Regardez Narbonne ou Tarbes, deux villes où les anciennes librairies Privat ont disparu. C’est quand même triste de constater que, dans une préfecture comme Albi, ce sont les centres Leclerc qui sont devenus les principaux point de vente de livres.

C. T. : Benoît a raison, c’est préoccupant. Les librairies sont aussi dépendantes de la fréquentation commerciale des centres-villes. Quand elle chute sous l’effet des implantations de grandes surfaces en périphérie, comme à Villefranche-de-Rouergue, c’est plus compliqué de se maintenir.

B. B. : Il faudrait peut-être inventer un système de soutien pour aider à la transmission des librairies. La profession dispose paradoxalement de beaucoup d’aides à la création de nouvelles librairies, mais pas pour leur reprise par de nouvelles générations. C’est lourd financièrement de racheter une librairie, surtout avec un fonds important. On l’a vu récemment quand un « gros paquebot », comme Sauramps, à Montpellier, a commencé à tanguer.

Par Le Point propos recueillis par Stéphane Thépot

France: Une amende requise pour le tag « Négrophobie d’Etat » sur la statue de Colbert

mai 10, 2021
Une amende requise pour le tag "Negrophobie d'Etat" sur la statue de Colbert
Une amende requise pour le tag « Négrophobie d’Etat » sur la statue de Colbert© AFP/Archives/JOEL SAGET

Une amende de 800 euros a été requise lundi à l’encontre du militant « anti négrophobie » qui avait tagué la statue de Colbert devant l’Assemblée nationale, et dont le procès se tient le jour du 20e anniversaire de la loi Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité.

La décision sera rendue le 28 juin.

Le hasard du calendrier a voulu que le procès, reporté deux fois, se tienne finalement à la date de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, marquée cette année par les 20 ans de la loi du 21 mai 2001 portée par l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira quand elle était députée.

Le président Emmanuel Macron et plusieurs ministres devaient participer dans l’après-midi à une cérémonie de commémoration de la loi.

Devant le tribunal, le militant guadeloupéen Franco Lollia, 49 ans, arrivé en jean, sweat-shirt noir siglé « Brigade anti négrophobie » et grosses lunettes argentées sur le nez, a reconnu « les faits ».

« Je reconnais que j’ai voulu interpeller l’Etat, lui dire que s’il accepte que Colbert continue de trôner devant l’Assemblée nationale, la maison du peuple, c’est que la France est toujours viscéralement négrophobe », a-t-il déclaré.

Le 23 juin 2020, devant l’Assemblée nationale, il avait tagué « Négrophobie d’Etat » en rouge sur le socle de la statue de Colbert, ministre de Louis XIV et initiateur du Code noir qui a légiféré sur l’esclavage dans les colonies françaises. Il avait ensuite jeté de la peinture rouge sur la statue.

Il avait été aussitôt interpellé. « Ce qui est interdit, c’est le racisme. Cet homme-là (Colbert) fait l’apologie de la négrophobie », avait-il dit aux forces de l’ordre, dans une scène filmée et mise en ligne sur les réseaux sociaux par la Brigade anti négrophobie.

« Je ne suis pas un vulgaire délinquant, un gribouilleur », a aussi dit Franco Lollia au tribunal devant une salle bien remplie de ses soutiens, parlant d’un « acte politique ».

Le procureur Vincent Plumas a, lui, prévenu dès le début, et alors que les quatre avocats du militant étaient déjà longuement revenus sur le combat qui animait leur client et l’histoire de l’esclavage, qu’il s’en « tiendrait à des développements purement juridiques ».

Si l’audience lui a permis de combler certaines « lacunes » en histoire, il a demandé au tribunal de s’en tenir aux faits, « simples », et non contestés, et de condamner Franco Lollia.

Le tag de la statue était intervenu dans le sillage des manifestations antiracistes qui ont eu lieu dans le monde après la mort de George Floyd, un homme noir, au cours d’une violente arrestation policière aux États-Unis. Depuis, les monuments et statues liés à l’histoire coloniale française ou à la traite négrière sont au centre d’une polémique mémorielle

Par Le Point avec AFP

L’Église d’Angleterre s’attaque à ses monuments célébrant l’esclavage

mai 10, 2021

L’institution anglicane s’apprête à publier des directives demandant à chaque paroisse et cathédrale d’examiner ses monuments potentiellement problématiques.

Dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, contestations, questionnement et introspection ont essaimé aux États-Unis, en Europe et particulièrement au Royaume-Uni, où une importante vague de remise en question s’articule depuis autour du passé colonial du pays et de sa représentation. Mi-septembre, le National Trust, association chargée de la conservation de grands sites britanniques, avait indiqué qu’un tiers des monuments historiques dont elle avait la charge présentaient des liens avec le colonialisme ou l’esclavage.

Mais en juin dernier, deux vieilles institutions britanniques, l’Église anglicane et la Banque d’Angleterre, ont marqué les esprits en exprimant un repentir quant au rôle historique de certains de leurs membres dans l’esclavage. Ce repentir est une réponse aux travaux de l’University College London (UCL) montrant que des responsables de ces institutions avaient tiré profit de la traite d’êtres humains. « Si nous reconnaissons le rôle moteur qu’ont joué le clergé et les membres actifs de l’Église anglicane pour obtenir l’abolition de l’esclavage, c’est une source de honte que d’autres au sein de l’Église aient activement participé à l’esclavage et en aient tiré un bénéfice », écrivait un porte-parole de l’Église.

Un examen à l’échelle nationale

Moins d’un an plus tard, l’Église d’Angleterre, institution officielle anglicane, va plus loin. Selon le Guardian, elle s’attaque désormais à un « patrimoine contesté », encourageant, via des directives à paraître cette semaine, chacune des 12 500 paroisses et 42 cathédrales du pays à examiner les monuments dédiés à l’esclavage et à prendre des mesures (modification ou retrait pur et simple) en concertation avec les communautés locales.

L’objectif de l’Église d’Angleterre est avant tout de faire face au problème sans imposer de décision ou de mesure systématique. Il conviendra à chaque paroisse de considérer les éléments patrimoniaux concernés et d’agir. Selon le Guardian, cela va du retrait d’une statue, d’une plaque, d’un monument, à un déplacement, une simple modification ou à l’ajout d’informations contextuelles, voire à rien de tout cela.

Ces nouvelles considérations de certains éléments du patrimoine ont parfois donné lieu à des tensions dans la société britannique, le Premier ministre Boris Johnson dénonçant des « extrémistes » et appelant à ne pas « censurer le passé » après des manifestations entraînant le déboulonnage de statues ou le tag d’un monument à Winston Churchill avec l’inscription « raciste ». L’actuel maire de Londres a de son côté récemment mis en place une commission visant à améliorer la diversité dans l’espace public, mesure qui prendra de l’ampleur au cœur du programme qui a, cette semaine, mené à sa réélection.

Par Le Point avec AFP

Le Président de l’UA uaFélix Tshisekedi en visite de travail dans trois pays

mai 10, 2021

Avec Voc info TV

Canada: Risque-t-on vraiment la prison si on ne remplit pas le questionnaire de recensement?

mai 10, 2021

  © H. Cauvet

L’heure est au devoir civique puisque les Canadiens ont jusqu’au 11 mai pour remplir le questionnaire de recensement de 2021, exigé par la loi depuis le tout premier Recensement en 1871. Si vous hésitez, nous confirmons que la chose à faire est de remplir ce formulaire. Les employés de Statistiques Canada ont une façon bien précise de comptabiliser les flâneurs dans la population. Ils savent qui a failli à son devoir de citoyen et ceux qui ont bel et bien accompli la tâche demandée, d’autant plus qu’ils ont vos informations et n’ont pas peur d’effectuer un suivi si nécessaire.

Un représentant du Recensement nous explique les pénalités qui peuvent survenir dans le cas où un individu ne remplirait pas le questionnaire.

Peut-on aller en prison si on ne remplit pas le questionnaire de recensement?

Plus maintenant, dit Geoff Bowlby, directeur général du Recensement de 2021 pour Statistiques Canada: «Il est possible de recevoir une amende, mais la pénalité de prison a été retirée de la Loi sur la statistique.» Ce changement majeur est survenu juste avant le Recensement de 2016. Maintenant, l’omission de remplir le Recensement pourrait vous obtenir une amende de 500$ et un casier judiciaire.

Pourquoi est-ce une obligation légale de remplir le questionnaire de recensement?

«Parce que c’est un processus fondamental de l’infrastructure statistique de la nation», dit Bowlby. Les chiffres amassés par le Recensement influencent un large éventail de décisions, d’un gouvernement municipal au fédéral, jusqu’au secteur privé, explique-t-il. «Par exemple, certains sont tenus de se fier au Recensement selon la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces. Cette loi est ce qui détermine comment le gouvernement fédéral fournit du financement aux provinces et aux territoires pour des programmes sociaux et de santé. Ce financement est déterminé selon la population, c’est-à-dire par personne, et basé sur le décompte du Recensement.»

En termes d’exemple concret, considérez ceci: le Recensement a permis de déterminer le nombre de vaccins de COVID-19 que le Canada devait se procurer.

Après un an de télétravail et de confinement, pour récupérer de l’espace – au sens propre comme au figuré – plusieurs personnes se sont lancées dans des projets de rénovation, ce qui peut être pénible pour la vie de couple. Alors que s’amorce la haute saison des rénovations, voici quelques règles de base pour renforcer les fondations de son couple avant de commencer.

L’augmentation de l’espace habitable, l’aménagement d’un bureau à domicile ou l’amélioration de la cuisine peuvent certes atténuer la pression que la pandémie a exercée dans les foyers et sur les familles. Or le processus de rénovation met aussi les relations à l’épreuve et peut ajouter un stress sur des conjoints qui ploient déjà sous le poids de l’année écoulée.

La croissance des travaux de rénovation est réelle. Les entrepreneurs en construction et les architectes affirment recevoir jusqu’à cinq fois plus d’appels par jour qu’avant la pandémie. Et selon une récente enquête d’Abacus Data, 44% des ménages canadiens ont effectué ou prévoient effectuer des rénovations cette année. La plupart disent qu’ils font ces travaux pour se sentir plus à l’aise dans leur maison.

Parallèlement, les téléphones sonnent également plus souvent dans les bureaux de consultation matrimoniale et de droit de la famille, car un nombre croissant de personnes cherchent de l’aide professionnelle pour préserver ou être accompagné dans une séparation.

«Les couples subissent toute une série de stress – garde d’enfants, gestion du ménage, défis personnels, problèmes dans la relation – et la tension est montée d’un cran pendant la pandémie», explique Matt Lundquist, thérapeute à New York. Il pense que si le stress de la pandémie n’est peut-être pas la cause des problèmes conjugaux, il révèle des fissures déjà présentes.

Si on ne remplit pas le Recensement, on peut s’attendre à quelqu’un qui vient frapper à notre porte en juin, n’est-ce pas?

«C’est exact», confirme Bowlby. «Nous allons aux domiciles qui ne nous ont pas soumis de questionnaire.» Cette année, les recenseurs seront équipés de masques et de désinfectant pour les mains, et ont comme instruction de respecter la distanciation physique. Cependant, les suivis à la porte sont relativement rares. «En 2016, nous avons eu un taux de réponse de 98,4%. Nous nous attendons à ce que 9 foyers sur 10 répondent par internet ou sur papier au Recensement.»

Qu’arrive-t-il si on refuse d’ouvrir aux recenseurs?

Si Statistiques Canada n’obtient aucune réponse même après le suivi, ils transfèreront l’information au Service des poursuites pénales du Canada (SPPC), explique Bowlby. Une fois que la situation est rapportée au SPPC, la décision de remettre une amende et d’ouvrir un casier judiciaire leur revient entièrement.

Pourquoi certains reçoivent-t-ils le questionnaire court, et d’autres le long?

Le tout tient du hasard: « C’est une attribution aléatoire», dit Bowlby, Pour 100 foyers, 25 recevront le formulaire long et 75, le court.»

C’est le premier Recensement tenu dans une année marquée d’une pandémie. Qu’est-ce qui diffère des autres années?

«Nous avons planifié le processus afin que le Recensement soit sécuritaire et précis,» dit Bowlby. Le changement le plus important est que le questionnaire en ligne est désormais accessible pour tous les Canadiens, avec la possibilité de la version papier si la demande est faite. «Peu importe si vous êtes à St. John ou à Victoria, vous pouvez répondre au questionnaire du Recensement en ligne, pourvu que vous ayez une connexion Internet,» confirme Bowlby.

Avec Flannery Dean

Québec/COVID-19 : le nombre de cas repart à la hausse en Mauricie

mai 9, 2021

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est reparti quelque peu à la hausse en Mauricie, dimanche. Contrairement aux dernières semaines, la différence était effectivement moins importante qu’avec le Centre-du-Québec.

La Mauricie a enregistré 18 nouveaux cas, dimanche, dont 10 à Trois-Rivières.

© STÉPHANE LESSARD La Mauricie a enregistré 18 nouveaux cas, dimanche, dont 10 à Trois-Rivières.

Sur les 44 nouveaux cas confirmés par le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec, dimanche, la Mauricie en comptait effectivement 18 contre 26 pour le Centre-du-Québec.

Une tendance qui s’observe depuis quelques jours en Mauricie, avec 11 cas samedi et 15 vendredi, alors que la région avait été sous-représentée pendant plusieurs jours dans les bilans de la santé publique.

C’est tout de même la MRC de Drummond qui était la plus problématique, dimanche, avec 15 nouvelles infections. Dans les MRC d’Arthabaska et de l’Érable, où la situation est considérée comme étant «préoccupante», le CIUSSS MCQ a recensé respectivement sept et trois nouveaux cas.

Les autres nouveaux cas de COVID-19 confirmés dimanche étaient répartis à Trois-Rivières (10), dans la MRC de Maskinongé (6), des Chenaux (2) et de Bécancour (1).

Avec 55 nouvelles guérisons, le nombre de cas actifs est reparti à la baisse dans la région et s’établissait à 357, dimanche. Le nombre de cas actifs en Mauricie a toutefois continué de grimper (+14) et il était de 76, dimanche. Au Centre-du-Québec, le nombre de cas actifs a diminué de 25 pour un total de 281.

La différence est toujours importante entre les deux, mais l’écart est moins grand qu’il y a environ une semaine alors qu’il y avait près de six fois plus de cas actifs au Centre-du-Québec qu’en Mauricie. On en compte désormais 3,7 fois plus au sud de la région.

La région n’a pas enregistré de nouveaux cas de variants sous surveillance rehaussée par séquençage. On en comptait toujours 39 de souche britannique en Mauricie-Centre-du-Québec selon les données rendues publiques par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dimanche avant-midi. Le taux de positivité au criblage indique que plus de 9 cas sur 10 ont été des variants au cours des sept derniers jours.

Le nombre d’hospitalisations a été légèrement en hausse, dimanche, alors que le CIUSSS MCQ rapportait trois patients de plus à l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières. Il y avait effectivement douze patients pris en charge, dont quatre aux soins intensifs.

Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, la police de Trois-Rivières indique avoir remis 18 constats d’infraction en lien avec les restrictions liées à la COVID-19, dont cinq pour le non-respect du couvre-feu. Les policiers sont aussi intervenus à deux endroits pour des rassemblements. À l’un d’entre eux, il y avait huit mineurs qui s’étaient réunis et à l’autre il y avait cinq adultes.

Près de 10 000 doses en deux jours

La vaccination a continué de s’accélérer en fin de semaine. Le nombre de doses administrées en Mauricie-Centre-du-Québec s’élevait à 235 979, dimanche en fin d’avant-midi, selon les données publiées par le gouvernement du Québec.

Ce sont 9855 doses de plus que dans le dernier bilan rendu public par le CIUSSS MCQ, vendredi, qui comprend le nombre de deuxièmes doses qui ont été administrées et le pourcentage de la population de la région qui a reçu au moins une dose. Ces données ne sont pas mises à jour durant la fin de semaine.

Rappelons que depuis vendredi, les 35-39 ans peuvent d’inscrire pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner. Au cours de la prochaine semaine, trois nouveaux groupes d’âge vont s’ajouter. Il s’agit de 30-34 ans, lundi, des 25-29 ans, mercredi, et de 18-24 ans, vendredi.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Canada: Risque d’orages au Québec cet après-midi

mai 9, 2021

Bien que les conditions ne semblent pas propices à la formation d’orages, les données semblent indiquer qu’il pourrait en survenir.

Les ingrédients pour un orage de masse d’air

L’un des orages à la fois les plus imprévisibles, mais aussi les plus communs est l’orage de masse d’air, aussi connu sous le nom d’orage de convection. Généralement, il se forme en après-midi lorsque plusieurs critères d’instabilité sont rassemblés, soit de la chaleur, de l’humidité et la présence de mouvements d’air ascendants. Lorsque ces éléments sont réunis, une cellule orageuse peut éclater. Cependant, il est plutôt difficile de déterminer à quel moment et à quel endroit il se produira. Ce scénario est habituellement associé aux journées chaudes de l’été. Toutefois, il peut aussi se produire durant le printemps.

Ce qui attend le centre de la province

C’est d’ailleurs ce type d’orage qui risque d’éclater au-dessus du territoire compris entre Québec, Trois-Rivières et La Tuque.

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Cependant, les éléments nécessaires à la création de cette catégorie sont plus plutôt timides actuellement. En effet, il n’y a pas beaucoup d’humidité et les températures ne sont pas particulièrement élevées dans ce secteur.

Cependant, une chose pourrait changer la donne : l’apport du soleil. S’il se fait plus présent que prévu, la surface pourra se réchauffer davantage et accumuler de l’énergie pour créer des orages. Toutefois, si ceux-ci ont lieu, ils seront isolés.

Avec MétéoMédia

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